Le Saviez-Vous ► Les 12 pires génocides de l’histoire de l’humanité


    Quand on parle de génocide, probablement que nous pensons tout de suite à Hitler avec ces camps de la mort qui a voulu exterminer les Juifs, pourtant, il y a eu d’autres génocides tout aussi horrible qui ont fait beaucoup de victimes. Voici un aperçu de 12 génocides de l’histoire, mais sachez qu’il y en a eu d’autres qui mériteraient aussi qu’on s’en souvienne. A-t-on retenu la leçon de ces crimes envers l’humanité ?
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    Les 12 pires génocides de l’histoire de l’humanité

    Durant l’histoire de l’humanité, l’être humain a commis des actes de barbarie terribles qui ont marqué les esprits à jamais. Certains leader aux convictions effrayantes ont décimé des peuples pour atteindre leur but. Hommes, femmes et enfants ont souffert de la folie humaine à travers les siècles.

    Retrouvez ici la liste des pires génocides de l’histoire de l’humanité.

    • 1 Le génocide amérindien

      Le génocide amérindien dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

      A l’arrivée des Européens en Amérique, les natifs Amérindiens ne se doutaient pas de ce qu’ils allaient subir. Le génocide est estimé entre 80 et 100 millions de victimes. Encore à l’heure actuelle, certains survivants amérindiens se disent victime de discrimination au « pays de la liberté ».

    • 2 Le génocide du Rwanda

      Le génocide du Rwanda dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

      En 1994, suite à des années de tensions, le peuple Hutus décida de s’attaquer au peuple Tutsie. L’origine du conflit provient seulement d’une différence ethnique. Le Rwanda a vu une de ses population entière se faire décimé avec entre 500 000 et 1 million de morts. Devant ces horreurs, la scène internationale s’est contentée de regarder le massacre sans réellement intervenir. Il s’agit probablement de l’un des plus gros génocides de l’histoire Africaine.

    • 3 Le génocide Aborigène

      Le génocide Aborigène dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

      Lorsque les européens sont arrivés sur le territoire Australien, ils ne savaient pas qu’une population était présente depuis des milliers d’années, il s’agissait du peuple Aborigène. Le peuple blanc décida de tous les exterminer pour prendre le contrôle du pays. Après avoir perpétué de terribles massacres, les européens décidèrent d’inculquer la culture occidentale de force au peuple aborigène.

    • 4 Le génocide Cambodgien

      Le génocide Cambodgien dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

      Un mouvement politique partisan du régime communiste, appelé le mouvement des Khmers rouges est responsable de la mort de 2 millions de personnes entre 1975 et 1979. Leur objectif été d’assassiner tous ceux qui n’adhéraient pas à leurs idées, tous ceux qui ne représentaient pas les convictions du parti. Le leader de ce groupe était connu sous le nom de Pol Pot. L’ONU n’a jamais souhaité employer le terme de génocide mais celui de crime contre l’humanité.

    • 5 Le génocide Arménien

      Le génocide Arménien dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

      Au siècle dernier, les Turcs ottomans ont été responsable de la mort de 1.8 millions d’Arméniens entre 1915 et 1916. Durant la première guerre mondiale, la Turquie aurait été le premier peuple à mettre en place les camps de concentration où ils exécutaient le peuple Arménien. L’ONU reconnut ce génocide seulement en 1985.

    • 6 Le génocide Ukrainien

      Le génocide Ukrainien dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

      Le génocide Ukrainien a également été appelé « extermination par la faim ». Entre 1932 et 1933, on estime entre 2.5 et 3 millions de morts. Derrière cette tragédie, un seul homme, Joseph Staline qui décida de supprimer la nourriture au peuple Ukrainien jusqu’à qu’ils meurent. Depuis 2006, cette tragédie a été considérée comme génocide bien que cela soit encore contesté par la Russie et le Kazakhstan.

    • 7 Le génocide chinois

      Le génocide chinois dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

      Le parti communiste de Chine a pris le pouvoir en 1949 exterminant entre 45 et 70 millions de personnes. Les stratégies politiques de Mao ont été responsables de terribles famines à travers le pays. D’autre part, le leader faisait régner la terreur en assassinant tous ses opposants. Le régime autoritaire aura duré plusieurs décennies.

    • 8 Le génocide du peuple juif

      Le génocide du peuple juif dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

      Le génocide juif est certainement l’un des plus connu du 20 ème siècle avec la terreur exercée par Adolf Hitler durant plusieurs années. On estime à 11 millions le nombre de victimes soit les 3/4 des juifs d’Europe. Le leader allemand se suicida en 1945 à la fin de la guerre laissant derrière lui des millions de familles brisées

    • 9 Le génocide russe

      Le génocide russe dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

      Joseph Staline a exterminé une parti de son propre peuple au 20 ème siècle. Le dictateur serait responsable d’environ 20 millions de morts. Il créa les camps de concentration et d’extermination pour ceux qui ne suivaient pas ce qu’il disait à la lettre. Joseph Staline aurait déporté des millions de personnes dans les Goulag. Heureusement, le dictateur est mort en 1953

    • 10 Le génocide Tibétain

      Le génocide Tibétain dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

      Le génocide Tibétain a marqué l’histoire de l’Asie par le massacre des chinois contre le peuple Tibétain. Entre 1959 et 1970, le gouvernement chinois a été responsable de la mort de 1.2 millions de personnes. Suite à des manifestations du peuple Tibétain, la république de Chine a décidé d’envoyer des troupes militaires exterminant tous ceux qui suivaient les idées de leur leader « le Dalai-Lama ».

    • 11 Le génocide Kurde

      Le génocide Kurde dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

      Ce génocide fait parti d’un des plus terribles du 21 ème siècle qui causa la mort de 180 000 personnes. A la tête de ces horreurs, le président de la république d’Irak, Sadam Hussein. Le massacre aura duré neuf ans (1979-1988). L’un des épisodes les plus noir fût celui de la ville kurde de Halabja où 5000 personnes ont perdu la vie en l’espace de trois jours suite à des attaques chimiques. En 2006, la scène internationale condamna Sadam Hussein à la peine de mort.

    • 12 Le génocide du Soudan

      Le génocide du Soudan dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

      Entre la fin des années 90 et le début des années 2000, le président Soudanais Omar al-Béchir a commis un crime contre l’humanité effroyable. Il serait responsable de la mort de 300 000 personnes au Darfour. Le congrès des Etats-Unis se réunit en 2004 et vota pour la condamnation du leader Soudanais. Aujourd’hui, deux mandats d’arrêts internationaux se dressent contre lui.

      http://www.firerank.com/

      Les Européens ont fait disparaître les Indiens brutalement, mais pas tout de suite


      Les Amérindiens ont vu leur population baissée drastiquement 100 ans plus tard après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. Bien sûr que les épidémies venant de l’Europe n’ont pas aidé, mais avec le temps, la forte majorité d’Amérindiens sont devenus une minorité
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      Les Européens ont fait disparaître les Indiens brutalement, mais pas tout de suite

       

      Un chef Sioux en 1899 | Boston Public Library via Flickr CC License by Creative Commons

      Un chef Sioux en 1899 | Boston Public Library via Flickr CC License by Creative Commons

      Repéré par Fatma-Pia Hotait

      Une nouvelle étude s’intéresse au processus d’extinction des indiens au nord du Nouveau Mexique.

      En 1492, Christophe Colomb découvre l’Amérique. Les Européens partent à la conquête du Nouveau Monde et leur arrivée s’accompagne de plusieurs vagues d’épidémies. Ces maladies, mêlées aux mauvais traitements infligés aux tribus et aux famines, entraînent la quasi-disparition des populations autochtones. Une nouvelle étude publiée dans le Proceedings of the National Academy of Sciences vient toutefois apporter un nouvel éclairage sur la durée et la mise en place de cette extinction, rapporte Phys.org.

      Sur ce sujet, deux hypothèses s’opposent. Certains chercheurs soutiennent que la disparition des Amérindiens s’est faite dès les premiers contacts avec les Européens. D’autres défendent l’idée d’une extinction progressive sur plusieurs années. Pour en savoir plus, une équipe de chercheurs a donc étudié dix-huit villages situés dans ce qui serait aujourd’hui le nord de l’État du Nouveau Mexique. Leurs conclusions révèlent deux facteurs importants. Sur le territoire étudié, le nombre d’Amérindiens a chuté brutalement, mais cette disparition s’est produite dans les années 1620: après près d’un siècle de présence européenne en Amérique. La date coïncide avec le début des missions catholiques, et notamment la création de la Congrégation de la Propaganda Fide par lePape Grégoire XV.

      Conséquences environnementales et sociales

      Selon l’étude, 87% de la population amérindienne de la région meurt alors en soixante ans. Dans ces dix-huit villages, les Indiens Pueblos passent de 6.500 personnes à moins de 900. Ce changement brutal bouleverse l’environnement. Avec la disparition des populations, la forêt reprend ses droits. On assiste alors à de nombreux incendies et à une augmentation du taux de CO2. Ce phénomène a eu un tel impact que certains chercheurs considèrent cette période comme le début d’une nouvelle ère où l’homme commence à avoir un impact notable sur l’environnement: l’Anthropocène.

      Les dégâts sociaux, eux aussi, continuent de frapper l’Amérique. La condition des Indiens y est déplorable, dénonce le journaliste Stéphane Trano dans Marianne.

       2.1 millions d’Amérindiens, «soit l’écrasante majorité», vivent largement sous le seuil de la pauvreté. Alcoolisme, chômage et maladies sont très fréquents dans des campements qui tiennent«purement du bidonville». Bien que les indiens aient obtenu la citoyenneté américaine en 1924; l’accès au système de santé est rare et le taux de suicides «crève le plafond des statistiques».

      http://www.slate.fr/

      Le Saviez-Vous ►Les premiers hivers en Amérique


      Quand des immigrés s’installent au Québec, leur premier hiver est difficile à passer au travers malgré les améliorations pour le chauffage, les vêtements .. Alors imaginez, les premiers colons venus d’Europe comment ils ont dû s’adapter au froid hivernal
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      Les premiers hivers en Amérique

       


      Photo: Champlain en canot indien, 1603

       

      PAR EVELYNE FERRON Spécialisée en histoire ancienne

      L’hiver, en théorie du moins, est à nos portes. Les premières neiges embelliront le paysage et permettront de faire les premiers bonhommes de neige et après une tempête, les premiers forts. Les débuts de l’hiver sont souvent aujourd’hui synonyme de beauté et de plaisirs. Mais pour les premiers Européens arrivés ici au début de la colonie, la réalité fut tout autre!

      Jacques Cartier et l’hiver canadien


      Photo: Jacques Cartier

      Lors de leur deuxième voyage en Amérique, soit en 1536, Jacques Cartier et ses hommes expérimentèrent durement leur premier hiver. Un hiver hâtif qui emprisonna ses navires dans les glaces du fleuve dès la mi-novembre! Le manque de variété de nourriture, entre autres, provoqua une épidémie de scorbut et sur 110 hommes d’équipage, cette maladie en emporta 25 lors de ce premier hiver.


      Photo: Thuya blanc

      Jacques Cartier réalisa toutefois que les Amérindiens, plus particulièrement les Iroquoiens du Saint-Laurent, parvenaient à se guérir du scorbut grâce à une tisane faite à base de feuilles de conifères, peut-être de thuya blanc. Ce médicament, appelé « anedda », permit de sauver la vie d’une grande partie de son équipage et mit en lumière les savoirs médicinaux des Amérindiens…


      Photo: Samuel de Champlain et l’hiver acadien

      Le géographe et explorateur Samuel de Champlain fit face aux mêmes défis au début du 17ème siècle, plus particulièrement lorsqu’il eut à passer l’hiver sur l’île Sainte-Croix (Acadie) avec ses hommes en 1604-1605. 


      (Photo)

      Mais ce dernier réalisa qu’il fallait encourager les hommes, pas nécessairement à aimer l’hiver, mais à y puiser de petites joies au quotidien pour garder le moral. C’est ainsi que lors de l’hiver suivant (1607-1607), passé à Port-Royal, il voulut s’assurer de les aider à garder le moral. Pour que les hommes ne dépriment pas et qu’ils se forcent à manger de la nourriture variée, Samuel de Champlain pris conséquemment la décision de fonder un ordre de chevalerie assez inusité : « L’Ordre de bon temps »! Les hommes devaient plus précisément s’assurer de la bonne humeur du groupe en contribuant tous à la table avec du gibier, des poissons frais et tout ce qu’ils pouvaient trouver qui était comestible.

      Adaptation grâce aux Amérindiens


      Photo: Trappeur chaussé de raquettes, 1857

      Après la fondation de la colonie de la Nouvelle-France, les premiers colons français eurent à apprendre à vivre avec l’hiver, à s’adapter à lui. Un apprentissage rude, mais néanmoins quelque peu facilité par leurs contacts avec les Amérindiens. 


      Photo: Raquettes amérindiennes ©Evelyne Ferron

      Ces derniers leur ont effectivement enseigné à fabriquer et à utiliser des raquettes, de même qu’à se chausser de bottes souples et chaudes et/ou de mocassins pour pouvoir marcher avec agilité dans la neige avec ces dites raquettes.


      Photo: Mocassins ©Evelyne Ferron

      Canots adaptés aux glaces sur le fleuves et toboggans (au départ appelés des traînes sauvages) ont aussi permis aux premiers colons de se déplacer malgré la neige!

      Des maisons adaptées à l’hiver


      (Photo)

      Les maisons des premiers colons durent elles aussi être adaptées à la blanche et froide saison, très différente de ce qu’ils connaissaient en France. Elles étaient au départ assez modestes, environ 8 mètres par 5 mètres et constituées bien souvent d’une seule pièce. Elles étaient en bois, mais devaient avoir une cheminée de pierre, le feu étant essentiel pour survivre à l’hiver.


      (Photo)

      Cela permettait à tous les habitants d’être au chaud. Les toits furent aussi adaptés à l’accumulation de neige en étant inclinés et ils étaient recouverts de planches de bois, de paille et de glaise pour éviter les infiltrations d’eau.

      Ainsi, graduellement, les premiers habitants de la Nouvelle-France apprirent à vivre avec l’hiver, mais aussi à l’apprécier!

      http://www.historiatv.com/

      Comment faire revivre une langue qui n’était plus parlée depuis un siècle?


      Je trouve important de garder sa langue parlée pour son histoire, ses légendes, sa médecine naturelle, sa science. Les Premières Nations en Amérique ont perdu beaucoup en apprenant souvent par la force, la langue des colons. Aujourd’hui, certaines tribut cherche leurs racines dans des manuscrits pour réapprendre leur langue maternelle. On a bien étudié la langue des civilisations disparues, pourquoi pas celle des amérindiens
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      Comment faire revivre une langue qui n’était plus parlée depuis un siècle?

       

      Extrait du dictionnaire MS 67.

      Extrait du dictionnaire MS 67. Photo :  Archives du Séminaire de Québec

      Un texte de Madeleine Blais-Morin

      Depuis cet automne, à Wendake, tout près de Québec, on enseigne le huron-wendat dans un centre de la petite enfance. C’est la dernière initiative d’une aventure qui a commencé il y a des années. Pour redécouvrir cette langue, il a fallu fouiller dans des manuscrits du 17e et du 18e siècle écrits par des missionnaires.

      Les enfants de 4 ans du Centre de la petite enfance Orak savent compter jusqu’à 10 en huron-wendat. Ça peut sembler peu, mais dans la communauté de Wendake, c’est un exploit qui cache des années d’effort, d’acharnement. Il a fallu redécouvrir cette langue entrée en hibernation au début des années 1900.

      Comme tous les autres membres de la communauté, Marcel Godbout, un agent culturel au Conseil de la Nation huronne-wendate, ne parlait pas le wendat, enfant. Il sentait qu’il lui manquait quelque chose.

      « Ça représente notre identité et qui nous sommes. Pour moi, c’était essentiel de tenter, par différents projets, de reparler à nouveau notre langue qui était endormie pendant une centaine d’années. »

      Les manuscrits des missionnaires

      Mais comment ranimer une langue qui n’avait plus aucun locuteur?

      Megan Lukaniec, une linguiste, épluche depuis près de 10 ans des grammaires et des dictionnaires écrits par des jésuites et un frère récollet aux 17e et 18e siècles.

      Selon elle, c’est en quelque sorte une ironie de l’histoire.

      « Les jésuites n’avaient probablement pas prévu cette utilisation de ces documents-là. Mais ce processus de revitalisation linguistique, c’est aussi un processus de réappropriation. Donc, on se réapproprie les outils des jésuites pour faire revivre la langue. »

      Megan Lukaniec croit qu’elle est probablement celle qui a le plus consulté ces manuscrits. Américaine, de descendance wendate, elle poursuit ainsi sa thèse de doctorat, mais surtout une mission.

      « Moi, je m’attendais à venir ici pendant un an pour faire un peu un travail sur la langue, mais en voyant l’ampleur du travail à faire, puis aussi tout ce que la langue pourrait nous dire sur notre culture, notre peuple et l’histoire de notre peuple, je ne pouvais pas arrêter. »

      Elle cite en exemple les simples termes de parenté qui sont porteurs de culture. Les relations doivent être spécifiées, explique-t-elle, en parlant d’abord de la personne la plus âgée. Il est donc impossible de dire en wendat : « Je suis ta fille. » Il faut plutôt dire : « Tu es mère à moi. » Selon Megan Lukaniec, c’est une preuve de respect qui est encodée dans la langue.

      Des réalités bien différentes ailleurs

      Si, à Wendake, on tente de faire revivre la langue, ailleurs dans d’autres communautés, des langues sont encore parlées, mais pas moins menacées, selon Lise Bastien, la directrice générale du Conseil en éducation des Premières Nations, auquel sont associées 22 communautés autochtones du Québec.

      « C’est le message qu’on lance depuis plusieurs années : ça ne prend que deux ou trois générations pour qu’une langue soit vraiment en péril. C’est très court. »— Lise Bastien, directrice générale du Conseil en éducation des Premières Nations

      Des langues sont enseignées dans les écoles de plusieurs communautés au Québec. Mais, selon Lise Bastien, le niveau de locution est très variable et les ressources clairement insuffisantes.

      « Je sais que les gens sont tannés d’entendre parler d’argent. Par contre, que ce soit pour le fait français ou anglais ou toutes les langues du monde, quand on se donne des moyens pour la survie de notre langue, qui est un marqueur identitaire important, ça prend des ressources financières. »

      Des préoccupations qui sont bien loin des enfants du Centre de la petite enfance Orak, à Wendake. C’est tout naturellement que des mots en wendat s’insèrent dans leur vocabulaire.

      Ce ne sont que quelques petits mots. Mais, dans la communauté, ils sont porteurs d’un grand espoir.

      http://ici.radio-canada.ca/

      Le Nouveau-Monde


      Aujourd’hui, on se bat pour avoir le droit au travail, pour garder ce que l’on gagne sans tout donner aux gouvernements
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      Le Nouveau-Monde

       

      Lorsque l’homme blanc a découvert ce pays, les Indiens le dirigeaient. Il n’y avait aucun impôt, aucune dette, les femmes accomplissaient tout le travail. L’homme blanc pensait qu’il pouvait améliorer un système comme celui-ci.

      Cherokee

      Des découvertes archéologiques surprenantes à Châteauguay


      C’est surement les plus beaux stages d’été que faire de l’archéologie et faire de belles découvertes du passé. L’Histoire des amérindiens, des premiers colons français, du poste de traite qui s’étalent du 17e et 18e siècles et même aussi loin qu’au premier millénaire de notre ère
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      Des découvertes archéologiques surprenantes à Châteauguay

       

      Découvertes archéologiques surprenantes à l’île Saint-Bernard, à Châteauguay

      Un texte de Marie-Laure Josselin

      Haut lieu d’échanges au début de la colonisation française, l’Île Saint-Bernard, à Châteauguay, n’a pas fini de révéler ses secrets. Une école d’archéologie de l’Université de Montréal a récemment découvert plusieurs objets de l’époque de la fondation de Montréal et même avant.

      Devant des vacanciers qui profitent du lac Saint-Louis en kayak ou en pédalo, une douzaine d’archéologues chevronnés et des stagiaires fouillent quatre carrés. Le lieu choisi par cette école de fouilles n’est pas anodin : sur l’Île Saint-Bernard, là où les Amérindiens vivaient, mais aussi lieu d’un poste de traite du colon Charles Le Moyne (1626-1685), puis de la Seigneurie de Robutel de la Noue, et enfin des soeurs grises.

      Autant dire que les fouilles semblaient prometteuses même si elles ne se concentraient que dans des trous d’une hauteur d’un peu plus d’un mètre, mais un mètre qui recèle des trésors des 17e et 18e siècles, et même plus anciens.

      Sur une table sont exposées quelques trouvailles de l’équipe du professeur et spécialiste de l’archéologie préhistorique du nord-est de l’Amérique du Nord Adrian Burke, qui codirige ces fouilles.

      Parmi les trouvailles : une paire de ciseaux du 17e siècle, de la terre cuite vernissée, des morceaux de cuivre, des bijoux faits de perles de verre – autant européennes qu’en pierre rouge du Minnesota fabriquées par les Amérindiens – qui servaient de troc contre de la fourrure.

      Des objets datant même de 1300

      On trouve aussi une clé, un bouton, une pointe de flèche, des pipes en pierre ou en terre cuite blanches, mais aussi des objets de facture amérindienne plus vieux comme ces morceaux de poterie datant de 1300-1400 de notre ère.

      Grâce à de petits détails, comme ces motifs géométriques, le professeur explique que beaucoup d’objets sont de type iroquoien.

      Une paire de ciseaux du 17e siècle. Photo : R-C/Marie-Laure Josselin

      « Ce qui nous a surpris en fouillant ici, explique Adrian Burke, c’est qu’on a découvert qu’il y a eu des activités d’échanges avant la fondation de Montréal. Des occupations à la fois françaises et amérindiennes, donc conjointes, mais plus tôt qu’on ne l’imaginait, certainement même avant que Charles Le Moyne ne reçoive la concession, en 1673. »

      La preuve flagrante se trouve bien conservée dans la poche de l’archéologue Geneviève Treyvaud, qui dirige aussi les fouilles : deux pièces de monnaie, une datant de 1628 et l’autre de 1593, comme on peut le voir encore inscrit dessus.

      « C’est un alliage de cuivre, d’argent et un peu de plomb, des pièces frappées en France. C’était une monnaie un peu en parallèle de la monnaie française, faite par les protestants pendant la guerre de religion », précise-t-elle, avec un large sourire.

      Une pièce de monnaire de 1593. Photo : R-C/Marie-Laure Josselin

      Sur le terrain, une étudiante interpelle Adrian Burke. Ses yeux s’écarquillent.

      « Est-ce que c’est ce que je cherchais? », demande-t-il en s’approchant. On lui glisse alors dans les mains une hache en pierre polie fabriquée par les Amérindiens qui daterait du 17e siècle, voire plus tôt. Des analyses l’indiqueront.

      Les stagiaires et des étudiants provenant de différentes universités sont aussi excités, comme Geneviève Gagnon-Ellis, qui mène son premier chantier de fouilles.

      « C’est difficile physiquement, mais il y a l’excitation de voir l’histoire se dérouler sous nos yeux et entre nos mains. C’est assez extraordinaire, j’ai beaucoup de chance », dit-elle.

      Les curieux s’enthousiasment aussi, puisqu’ils n’hésitent pas à partager leurs découvertes avec les badauds.

      « Vous voyez cette partie du mur? », demande Adrian Burke, qui montre de grosses pierres montées les unes sur les autres. Il pense avoir découvert le premier poste de traite de Charles Le Moyne.

      « On savait que c’était un site préhistorique et que la seigneurie n’était pas très loin, mais on ne s’attendait pas à découvrir le magasin de Charles Le Moyne, c’est merveilleux pour une école de fouille », s’exclame Geneviève Treyvaud.

      Les gros trous devant le Manoir des soeurs grises sur l’Île Saint-Bernard n’ont pas fini de révéler leurs secrets, et c’est avec le coeur gros que l’équipe va mettre en pause les fouilles jusqu’à l’année prochaine.

      Les recherches devant le manoir des soeurs grises sur l’île Saint-Bernard.. Photo : R-C/Marie-Laure Josselin

      http://ici.radio-canada.ca/

      Un lynx de compagnie découvert sur un site funéraire vieux de 2000 ans


      En Amérique, un vieux site funéraire fut découvert ou vivaient les Premières Nations. Dans leur rite, il n’était pas rare qu’un chien se retrouve avec des ossements humains, mais parmi eux, il y avait un félin, un lynx probablement domestiqué
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      Un lynx de compagnie découvert sur un site funéraire vieux de 2000 ans

       

      Un jeune lynx roux (Felis Rufus) © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

      Un jeune lynx roux (Felis Rufus) © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

      Par Sarah Sermondadaz

      La domestication du chat remonte à l’Egypte antique. Celle des autres félins, en revanche, est plus anecdotique. Or, c’est bien une dépouille de jeune lynx apprivoisé, vieille de 2000 ans, qui a été découverte aux Etats-Unis.

      DOMESTICATION. Il y a près de 2000 ans, au sud du lac Michigan aux Etats-Unis, les indiens de la culture Hopewell régnaient en maîtres. C’est grâce aux monticules de terre édifiés pour honorer leurs morts que leur mémoire a pu perdurer jusqu’à aujourd’hui. Ces chasseurs-cueilleurs, très proches de la nature, avaient pour coutume d’enterrer les défunts accompagnés de leurs chiens. Mais quelle ne fut pas la surprise des archéologues lorsqu’ils exhumèrent, parmi les ossements humains et canins… une dépouille de jeune lynx ! Le fruit de leur découverte a été publié en juillet 2015 dans le Midcontinental Journal of Archeology. Le monticule étudié a pour sa part été excavé en 1980.

      Chaton de luxe

      Un collier en dents de chiens et d’ours a même été retrouvé sur l’animal. C’est dire si ce lynx semble avoir été chéri par ses maîtres. Par ailleurs, la structure des os ne montre aucune trace de mort violente, ce qui suggère que le jeune félin, peut-être un individu orphelin découvert lors d’une séance de chasse, fut bel et bien adopté en tant qu’animal de compagnie. Car chez les Hopewell, on n’était pas toujours si tendre avec les animaux. À quelques mètres à peine du petit lynx, les ossements d’une spatule rosée (Platalea ajaja), un oiseau très coloré, portent la trace d’une décapitation. Le volatile pourrait pour sa part avoir trouvé la mort… lors d’une cérémonie sacrificielle.

      http://www.sciencesetavenir.fr/

      L’âme de la nature


      Longtemps l’être humain vivait en harmonie avec la nature, puis un jour, le profit, les avoirs, le pouvoir ont pris le dessus
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      L’âme de la nature

       

       

      « Un vieux précepte indien dit qu’il est mal d’arracher du sol tout ce qui y pousse. On peut couper les plantes, mais pas les déraciner. Les arbres et les herbes ont une âme. Un bon indien qui les détruirait le ferait dans la tristesse et en prononçant une prière implorant le pardon pour y avoir été obligé… » 

      Wooden leg ~ Cheyenne (fin XIXème)

      Le squelette que tout le monde s’arrache est l’ancêtre d’Indiens


      Cet homme mort, il y a plus de 8 mille ans serait surpris que son squelette soit sujet à controverse assez pour revendiquer en justice a quel peuple il appartient. Il semble que la génétique a tranché. Il serait l’ancêtre des amérindien
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      Le squelette que tout le monde s’arrache est l’ancêtre d’Indiens

       

      «L'homme de Kennewick» est plus proche des Amérindiens... (Photo Elaine Thompson, Archives AP)

      «L’homme de Kennewick» est plus proche des Amérindiens modernes que de toute autre population dans le monde entier, révèle l’étude.

      PHOTO ELAINE THOMPSON, ARCHIVES AP

      «L’homme de Kennewick», 8500 ans, au coeur d’une véritable guerre entre Indiens, anthropologues et adeptes du culte d’Odin, est génétiquement lié aux Indiens d’Amérique, révèle jeudi une étude publiée dans Nature.

      «Nous constatons que «l’homme de Kennewick» est plus proche des Amérindiens modernes que de toute autre population dans le monde entier», annoncent les coauteurs de l’étude, après avoir réussi à séquencer l’ADN de l’homme préhistorique.

      Une prouesse scientifique, bien sûr, qui revêt aussi une importance juridique potentielle: depuis près de 18 ans, tout le monde semble vouloir récupérer ce squelette.

      Le 28 juillet 1996, deux spectateurs d’une course d’hydroglisseurs sur la rivière Columbia, près de Kennewick dans le nord-ouest des États-Unis, trébuchent sur un crâne en se trempant les pieds. «L’homme de Kennewick» est déterré. Âgé de 45 à 50 ans, il est décédé de mort naturelle mais déclenche 8500 ans après une vraie guerre juridique.

      Cinq tribus indiennes – Umatilla, Yakama, Colville, Nez Percés et Wanapum – déposent une plainte en nom collectif, convaincus qu’il s’agit des restes d’un de leurs ancêtres.

      «Notre religion nous enseigne que nous avons toujours vécu ici, que nous avons été créés ici», disent-ils.

      Pour eux, il s’agit de «l’Ancien» et il a droit à une sépulture digne de ce nom.

      Huit scientifiques portent également l’affaire en justice pour être autorisés à examiner «l’homme de Kennewick». Anthropologues et archéologues débattent depuis longtemps des origines des premiers occupants des Amériques. Leurs ossements sont rares et «L’homme de Kennewick» est précieux. Seule l’analyse de son ADN pourra lever le voile sur sa descendance.

      L’affaire se complique encore quand l’Assemblée du peuple Asatru, un culte californien dont les dieux se nomment Odin et Thor, fait aussi appel à la justice fédérale pour empêcher que les restes contestés soient remis aux Indiens. Pour ces admirateurs des Vikings le doute n’est pas permis:

      «l’homme de Kennewick» est leur ancêtre et il ne doit pas être enterré par un peuple étranger.

      Dénouement juridique en vue 

      Selon les premières études fondées sur la morphologie de «l’homme de Kennewick», le squelette n’avait pas d’affinité avec les Amérindiens et certains de ses traits le rapprochaient plus des Européens.

      En 2000, le département américain de l’Intérieur décide quand même de rendre les restes de l’Homme de Kennewick aux Indiens se basant sur une loi adoptée en 1990 qui protège les sites funéraires indiens, estimant que «même si les données fournies ne sont pas très précises»,

      «les faits géographiques et l’histoire orale témoignent que les cinq tribus descendent de peuples qui ont habité cette région depuis très longtemps».

      Revirement en 2004, la justice décide que les restes ne peuvent pas être définis comme «Native American». «L’homme de Kennewick» reste sous le contrôle du corps des ingénieurs militaires des États-Unis. Son étude scientifique est autorisée.

      L’étude dirigée par Eske Willerslev et Morten Rasmussen, du Musée d’histoire naturelle du Danemark, ne laisse pas de place à des spéculations sur l’avenir du squelette et s’en tient à des constatations purement scientifiques. Les analyses ADN contredisent les études morphologiques: les Amérindiens d’aujourd’hui semblent bel et bien être les descendants des premiers habitants du continent américain.

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      Pensionnats autochtones: «un génocide culturel»


      Quand la France et l’Angleterre ont conquis l’Amérique, ils ont écrasé les autochtones et les années ont suivi … Au Canada, pendant plusieurs décennies, le gouvernement et le clergé, forçaient les enfants a quitter leur tribu pour une assimilation de leur culture, leur langue maternelle pour les faire adopter valeurs chrétiennes et la sois-disant civilisation. Ces enfants ont été maltraités et violés par ceux qui en avaient la charge.
      Nuage

       

      Pensionnats autochtones: «un génocide culturel»

       

      Des écoliers autochtones sont assis à leurs pupitres dans une école du Nunavit. La photo a été prise à une date indéterminée.

      PHOTO ARCHIVES CANADA

      HUGO DE GRANDPRÉ
      La Presse

      (OTTAWA) Après sept ans de travaux, la Commission de vérité et réconciliation du Canada a rendu son rapport public, mardi. Elle conclut que les pensionnats indiens faisaient partie d’une politique de génocide culturel des peuples autochtones élaborée par le gouvernement fédéral.

      Elle formule 94 recommandations pour tracer la voie à suivre pour une réelle réconciliation entre peuples autochtones et non autochtones du Canada. Les partis de l’opposition ont pressé le gouvernement de les mettre en oeuvre, mais ce dernier n’a promis pour l’instant que de les étudier.

      Ces recommandations du rapport de 382 pages publié en anglais seulement sont très diverses et s’adressent à tous les ordres de gouvernement, de même qu’à la population, à l’Église, aux médias et même à des écoles et ordres professionnels.

      Elles vont d’excuses par le pape lui-même à l’adoption et la mise en oeuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Elles incluent aussi la tenue d’une enquête nationale sur les femmes autochtones assassinées ou disparues, l’adoption d’une nouvelle «proclamation royale de réconciliation» et l’abolition de l’article 43 du Code criminel qui permet au gardien d’un enfant d’utiliser la force pour le corriger.

      La Commission de vérité et réconciliation a été créée en 2007 en marge de l’entente à l’amiable d’un important recours collectif engagé par les victimes de ces pensionnats. Plus de 4 milliards de dollars en compensations ont déjà été versés par Ottawa en vertu de cette entente.

      Pensionnats

      Les pensionnats autochtones ont été actifs pendant plus d’un siècle, d’environ 1870 à 1970. Le dernier établissement financé par le gouvernement fédéral a fermé ses portes à la fin des années 90. Plus de 150 000 enfants ont séjourné dans les 139 institutions qui ont vu le jour.

      Au moins 3200 des enfants envoyés en pensionnat y seraient décédés, un taux plusieurs fois supérieur au taux de mortalité infantile de l’époque, a noté le rapport.

      Le président Murray Sinclair a ajouté que, selon les commissaires, ces quelque 3000 décès pourraient n’être que la pointe de l’iceberg et s’élever plutôt à 6000. Le rapport contient des recommandations pour continuer à mener ce macabre décompte.

      Génocide culturel

      La Commission a dénoncé dès le premier paragraphe du rapport la politique du gouvernement fédéral à l’égard des peuples autochtones, dans le cadre de laquelle ces pensionnats ont été créés.

      «Cette politique était destinée à éliminer les peuples autochtones en tant qu’entités politiques et culturelles distinctes, peut-on lire dans le document. L’établissement et les activités de ces pensionnats autochtones étaient une partie centrale de cette politique, qui ne peut être décrite que comme un génocide culturel.»

      Pressé par les partis de l’opposition d’accepter les recommandations du rapport, dont celle de mettre en oeuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, le gouvernement Harper s’est gardé de faire des promesses et de reconnaître l’existence d’une tentative de génocide culturel, mardi.

      «Ce gouvernement a agi dans plusieurs dossiers pour améliorer la vie des Autochtones», a cependant affirmé le premier ministre, évoquant entre autres les excuses du Parlement aux peuples autochtones en 2008.

      Le Parti libéral s’est, quant à lui, engagé à adopter toutes les recommandations du rapport s’il prend le pouvoir.

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