Des Amérindiens outrés par une "insulte raciste" de Trump


Donald Trump a le don de se mettre les deux pieds dans les plats pendant un hommage aux amérindiens en appelant une ennemie démocrate Pocahontas. Pour ceux qui ont vu le dessin animé de Pocahontas de Walt Disney, qui a été certes romancé, à vraiment existé, elle est une héroïne que les amérindiens respecte et ne veulent pas voir son nom pour désigner une ennemie
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Des Amérindiens outrés par une « insulte raciste » de Trump

 

Les principales organisations amérindiennes ont dénoncé « l’insulte raciste » de Trump après son allusion à une opposante surnommée « Pocahontas »

Les principales organisations amérindiennes ont dénoncé « l’insulte raciste » de Donald Trump après son allusion à une de ses opposantes surnommée « Pocahontas », un commentaire qui a occulté la portée d’une cérémonie à la Maison Blanche en l’honneur de trois anciens combattants navajos.

En recevant ces Navajos engagés comme « code talkers » (décodeur-traducteur) lors de la Seconde Guerre mondiale, M. Trump rendait hommage aux centaines d’Amérindiens de différentes tribus qui ont servi dans l’armée américaine et utilisé leur dialecte ancestral comme code de communication indéchiffrable par les ennemis. Mais l’opération séduction est tombée à l’eau en une phrase.

« Vous étiez ici longtemps avant nous. Même si nous avons une représentante au Congrès qui est – disent-ils – là-bas depuis longtemps. Ils l’appellent Pocahontas », a lancé lundi le président américain aux anciens soldats.

 Il visait la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, qui revendique des origines cherokee alors que M. Trump en conteste l’authenticité.

La Maison Blanche a réfuté le caractère raciste des propos présidentiels.

Dans un communiqué, le Congrès national des Amérindiens (NCAI) a dit regretter « l’utilisation par le président du nom de Pocahontas pour insulter un adversaire politique qui a occulté le véritable objet de la cérémonie ».

« Nous appelons une nouvelle fois le président à éviter d’utiliser son nom dans un sens qui dénigre son héritage », a ajouté le président du NCAI, Jefferson Keel, rappelant que Pocahontas était « une héroïne pour son peuple, la tribu indienne Pamunkey de Virginie ».

M. Trump a plusieurs fois surnommé la sénatrice « Pocahontas », affirmant qu’elle ment sur ses origines pour promouvoir sa carrière, dont la dernière fois en avril.

A l’époque, le NCAI avait dit « espérer que cela ne soit qu’un faux pas » du président.

Une autre organisation représentative, l’Alliance des tribus de l’ère coloniale (ACET), a estimé dans un communiqué que « les noms amérindiens, historiques ou contemporains, ne sont pas faits pour être utilisés comme insulte. Le faire, c’est les réduire à une insulte raciste ».

– ‘Ignorance profonde’ –

« Le droit de déterminer si c’est une insulte appartient à ceux qui ont été insultés, pas à celui qui a prononcé cette insulte », a rappelé le collectif dans un communiqué.

Une responsable de la communauté navajo, Amber Kanazbah Crotty, a pour sa part estimé que les commentaires « maladroits » de M. Trump était « un exemple de plus d’une ignorance systémique et profonde des Amérindiens et de notre droit inhérent à exister et à pratiquer nos modes de vie ».

L’histoire de la princesse indienne a été popularisée par le dessin animé de Walt Disney qui transforme en romance la rencontre entre Pocahontas et l’Anglais John Smith, chef de la première colonie de Jamestown en 1607. Baptisée Rebecca, elle a épousé en 1614 un autre Anglais, John Rolfe, avant de mourir en Angleterre, à l’âge supposé de 21 ans.

La presse a également dénoncé une autre insulte faite aux vétérans lors de la cérémonie à la Maison Blanche. Le pupitre où M. Trump faisait son discours était placé devant un portrait d’Andrew Jackson (1767-1845), l’un des présidents américains préférés de Donald Trump et l’un des plus controversés de l’histoire du pays pour son rôle dans l’expulsion des Indiens d’Amérique de leurs terres dans les années 1830.

Les relations entre les tribus amérindiennes et Donald Trump sont tendues depuis que le président a relancé en mars la construction d’un oléoduc dans le Dakota du Nord, le Dakota Access Pipeline. La tribu sioux de Standing Rock en conteste le tracé qui, selon elle, passe sur des sites sacrés et menace ses sources d’eau potable. Le projet avait été suspendu par l’administration Obama.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Des Autochtones victimes d’expériences médicales durant leur enfance rompent le silence


On sait que les Premières Nations depuis la Nouvelle-France ont souffert de la présence des blancs. Il n’y a pas tellement d’années, il y a eu des pensionnats pour faire oublier leur origine, leurs langues, leurs sciences. Ils ont vécu des violences, des abus sexuels séparés de leurs familles dès l’enfance, beaucoup sont morts sans explications. Et encore, on apprend que des enfants ont servi de cobaye pour trouver des traitements contre la tuberculose. Des pratiques pour les étudiants en médecine … Les actes ont été faits sans accords des parents qui étaient trop loin et ne se doutaient pas ce que l’on faisait à leurs enfants
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Des Autochtones victimes d’expériences médicales durant leur enfance rompent le silence

 

Florence Genaille, une autochtone ayant été victime d'expériences médicales pendant son enfance.

Florence Genaille n’était qu’une enfant lorsque des médecins ont réalisé des expériences médicales sur elle. Photo : Radio-Canada

Florence Genaille n’était qu’une petite fille quand, dans un sanatorium du Manitoba, des médecins l’attachaient avec des sangles à une couchette et lui faisaient passer un courant électrique dans le corps, tout en prenant des notes sur ses réactions, pendant que ses doigts s’agitaient et que ses bras et son cou étaient pris de spasmes.

En 1953, la fillette ojibwée de la Première Nation de Rolling River se trouvait dans un hôpital pour « Indiens », à proximité de Brandon, afin d’être soignée pour une tuberculose.

Maintenant septuagénaire, Mme Genaille ne croit plus qu’on essayait de la guérir. Selon la femme autochtone, c’étaient des expériences médicales dont elle était la malheureuse cobaye, un sentiment partagé par des centaines de survivants qui ont vécu des choses semblables.

Même si les sanatoriums sont fermés depuis plusieurs dizaines d’années, des historiens sont maintenant en train d’enquêter sur les allégations et de vérifier les comptes rendus des survivants.

« Je vous le dis, mes doigts commençaient à remuer, et c’était atrocement douloureux », raconte la femme de 72 ans. « Et là, de parvenir à la conclusion que notre peuple faisait l’objet d’expériences, c’est affreux à imaginer. »

Aucune preuve de tuberculose

Mme Genaille ne sait toujours pas pourquoi les médecins la soignaient par électrochocs, ni même pourquoi on l’a envoyée dans le sanatorium du sud-ouest de la province.

À l’époque, elle était élève dans un pensionnat à proximité de la ville de Brandon. Elle éprouvait une douleur assez intense dans une jambe, mais on en ignorait la cause, explique-t-elle. Finalement, les religieuses ont décidé de l’envoyer dans un sanatorium parce qu’elles pensaient que la fille était atteinte de tuberculose.

Pourtant, Florence Genaille n’a jamais été atteinte par cette maladie.

Plusieurs années après son séjour au sanatorium, un médecin a confirmé que les résultats des tests de dépistage de la tuberculose, qui décèlent toute présence, même ancienne ou latente de la bactérie, sont négatifs chez Mme Genaille.

Cette absence n’a toutefois pas mis des bâtons dans les roues des médecins du sanatorium. Ces derniers ont prescrit à la fillette une période de repos au lit si stricte qu’on ne lui permettait pas de quitter son matelas, même quand les infirmières changeaient les draps du lit.

Ça n’a pas non plus empêché les médecins d’entailler la cuisse de la fillette, le long du fémur, simplement pour en explorer l’intérieur, marquant à vie cette dernière qui en gardera comme séquelle un boitement permanent.

Même si cette procédure avait été administrée de bonne foi, précise le médecin actuel de la femme autochtone, elle était sans fondement et a été réalisée sans consentement.

D’énormes pouvoirs discrétionnaires

La professeure adjointe de l’Université de Winnipeg Mary Jane McCallum étudie présentement ce qui s’est passé dans les sanatoriums, parfois appelés « hôpitaux indiens ».

Elle dit avoir entendu un grand nombre d’histoires semblables à celle de Florence Genaille de la part d’autres survivants des sanatoriums et confirme que les « hôpitaux indiens » ont été, pendant très longtemps, les terrains de formation des étudiants en médecine.

Les parents des jeunes patients étaient souvent à plusieurs centaines de kilomètres, dans des réserves isolées, ignorant complètement les opérations pratiquées sur leurs enfants et incapables de s’y opposer.

Ça veut dire qu’il y avait beaucoup de questions sans réponse et d’énormes pouvoirs entre les mains des médecins. Mary Jane McCallum, professeure adjointe, Université de Winnipeg

Une douleur fulgurante

Le Manitobain Gerald McIvor est de l’avis de la professeure McCallum. En 1952, son frère Michael n’était qu’un petit enfant quand il a reçu un diagnostic de tuberculose et a été envoyé dans un sanatorium à Ninette, dans le sud-ouest de la province.

Des dizaines d’années plus tard, Michael portait toujours les cicatrices de son séjour au sanatorium, des rappels invalidants qui ont déformé son corps à l’endroit où les médecins avaient retiré une côte et un poumon, une technique utilisée comme traitement expérimental pour la tuberculose.

Gerald McIvor

En 1952, les médecins d’un sanatorium de Ninette ont opéré le frère de Gerald McIvor, Michael, et lui ont enlevé une côte et un poumon. Photo : Radio-Canada

« Il s’est toujours demandé : “Pourquoi? Pourquoi est-ce qu’ils m’ont fait ça?” », raconte M. McIvor, ajoutant que son frère, qui est mort en 2002, s’est toujours souvenu de la douleur foudroyante qu’il a ressentie.

Plusieurs années après la maladie de Michael, le Dr A. L. Paine, un éminent médecin qui avait été le surintendant médical du sanatorium à Ninette, a expliqué qu’il effectuait ces interventions chirurgicales en utilisant seulement un anesthésiant local.

Dans l’édition de janvier 1979 de la revue Canadian Family Physician, le Dr Paine a écrit, dans son étude intitulée « Tuberculosis: Past, present and future » (La tuberculose : le passé, le présent et le futur), qu’il employait un anesthésiant local « afin d’empêcher la propagation de la maladie au cours d’une anesthésie générale » et que les patients acceptaient volontairement cette méthode.

« Rétrospectivement, c’est dommage qu’il y ait eu autant d’interventions thoraciques qui ont engendré des difformités ou bien une réduction de la fonction respiratoire », a-t-il ajouté. « [Mais] bien des patients seraient morts sans intervention chirurgicale. »

Une question de quotas

La médecine a, depuis, fait de gros progrès, notamment en ce qui concerne la tuberculose.

Dans la première moitié du vingtième siècle, cette maladie représentait un important problème dans les réserves. Selon le raisonnement de l’époque, ce phénomène s’expliquait par le fait que les peuples autochtones vivaient dans la nature.

Toutefois, en vertu de la Loi sur les Indiens, il était légal d’enlever les enfants de leur famille si on les croyait atteints de tuberculose et de les envoyer dans un sanatorium. Parfois, comme c’était le cas pour Florence Genaille, les enfants y étaient même envoyés directement depuis les pensionnats.

Selon les historiens en médecine, comme la professeure adjointe Mary Jane McCallum, non seulement les enfants autochtones étaient utilisés comme cobayes par les étudiants en médecine, mais cela faisait partie d’une stratégie économique, car le financement des sanatoriums et celui des pensionnats étaient liés, en partie, à des quotas établis par le gouvernement.

Donc, même s’il existait de meilleures thérapies pour traiter les patients tuberculeux à partir des années 1950 – des traitements qui pouvaient même être administrés chez eux – les patients autochtones séjournaient bien plus longtemps dans ces sanatoriums, parfois même pendant des années, que le reste de la population canadienne.

Florence Genaille, Gerald McIvor et Mary Jane McCallum ne connaissent pas encore l’ampleur ni les motivations de ce qui s’est passé dans les sanatoriums et les « hôpitaux indiens » du Canada, mais ils veulent des réponses.

« Je pense que beaucoup de ces médecins-là ont se sont formés en faisant des expériences sur nous », dit Mme Genaille. « Sinon, pourquoi aurait-ce seulement été les gens comme moi qu’on gardait aussi longtemps et à qui on faisait subir ces atrocités », demande-t-elle.

Selon un texte de Donna Carreiro, CBC News

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Le Saviez-Vous ► Histoire de l’épluchette de blé d’Inde


Histoire de l’épluchette de blé d’Inde

 

La récolte des épis de maïs ou mieux connu le blé d’inde au Québec est souvent un moment de rassemblement pour des familles, des organismes, des fêtes vers la fin de l’été. Mes souvenirs me reviennent quand papa amenait des sacs de blé d’inde pour le souper ou même une fois, en fin soirée, histoire de profiter de ce goût unique qu’on aime bien
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Histoire de l’épluchette de blé d’Inde

 

Le maïs (Zea mays L., ou Zea mays subsp. mays (autonyme)), appelé blé d’Inde au Canada, est une plante herbacée tropicale annuelle de la famille des Poacées (graminées), largement cultivée comme céréale pour ses grains riches en amidon, mais aussi comme plante fourragère. Le terme désigne aussi le grain de maïs lui-même.

Cette espèce, originaire du Mexique, constituait l’aliment de base des Amérindiens avant l’arrivée en Amérique de Christophe Colomb. La plante fut divinisée dans les anciennes civilisations d’Amérique centrale et méridionale, et était cultivée par les Nord-Amérindiens avec la courge et le haricot en utilisant la technique dite « des trois sœurs ». Introduite en Europe au XVIe siècle, elle est aujourd’hui cultivée mondialement et est devenue la première céréale mondiale devant le riz et le blé. Avec l’avènement des semences hybrides dans la première moitié du XXe siècle, puis des semences transgéniques récemment, le maïs est devenu le symbole de l’agriculture intensive en Europe de l’Ouest, aux États-Unis et en Chine mais il est aussi cultivé de façon très extensive dans l’Ouest de l’Afrique du Sud ou semi-extensive en Argentine et en Europe de l’Est.

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L’origine des épluchettes de blé d’Inde remonte aux premiers temps de la colonie, à une époque où le maïs était cultivé comme une céréale nécessaire à la subsistance. L’épluchette de blé d’Inde avait alors lieu à la fin de la saison des récoltes, et elle relevait plutôt de la corvée, puisqu’il était nécessaire d’éplucher le maïs avant de le sécher et de l’engranger pour l’hiver.

L’industrialisation de l’agriculture aidant, l’épluchette de blé d’Inde s’est peu à peu transformée en une sorte de fête des récoltes, conservant son caractère rassembleur sans l’aspect travail et survivance qui lui était autrefois associée. Le meilleur des deux mondes! L’épluchette est parfois doublée d’une “élection”, celle du roi et de la reine de l’épluchette: un épi de maïs rouge et un épi de maïs bleu cachés parmi les épis servent à désigner le couple royal. Dans les kermesses et les fêtes de village, le couple est habituellement tenu d’ouvrir la danse suivant l’épluchette, mais dans les fêtes familiales, il est plus commun d’offrir un cadeau ou un privilège aux personnes désignées par le hasard.

Comme les techniques d’agriculture se sont développées, le maïs en épi est disponible dès la fin juillet et parfois aussi tard qu’en septembre. Il faut toutefois le récolter avant les premiers gels, qui mettront fin à la culture. Les épluchettes ont lieu à cette période, le plus souvent au mois d’août. C’est à cette époque de l’année que le maïs est le plus sucré!

Pour organiser une épluchette de blé d’inde

Les épluchettes de blé d’Inde demandent relativement peu d’organisation, et elles sont souvent une solution peu coûteuse lorsque vient le temps de recevoir un grand nombre de personnes. Pour peu que l’on puisse louer l’équipement approprié (un brûleur et un très grand chaudron pour un groupe de 20 à 40 personnes, ou une épluchette mobile pour accommoder les plus grands rassemblements), le seul coût à défrayer (en plus de la location de l’équipement, évidemment) sera celui de la nourriture. Or, le blé d’Inde est économique. Une poche de blé d’Inde contenant 5 à 6 douzaines se vendra entre 20 et 30$ au plus fort de la saison, selon les prix en vigueur pour le marché. À 20$ la poche de six douzaines, cela revient à un peu plus de 25 sous par épi, de quoi pouvoir nourrir un nombre respectable de personnes sans se ruiner.

De combien de blé d’Inde par personne avez-vous besoin? Cela dépendra essentiellement du menu de votre épluchette. Si vous choisissez de ne servir que du maïs, comptez quatre épis par personne, en plus du beurre et du sel nécessaires pour l’assaisonnement. Si vous choisissez plutôt d’accompagner le blé d’Inde de hot dogs, de salades ou de sandwiches, limitez-vous à deux épis de blé d’Inde par personne (et à deux hot dogs, le cas échéant). Si cela est possible, il est préférable d’acheter le maïs le jour même de l’épluchette et d’acheter du maïs cueilli le matin même: l’amidon se concentre rapidement dans les épis, rendant les grains plus farineux. Plus le maïs est frais, meilleur il est!

Pour vous faciliter la vie, optez pour de la vaisselle jetable, et servez le maïs dans de grandes cuves sur une table de service, avec les condiments nécessaires à portée de main. Pour changer du sempiternel combo beurre et sel, préparez quelques beurres aromatisés qui étonneront vos invités. Un beurre au paprika fumé donnera un bon goût de barbecue à votre maïs, alors qu’une combinaison de coriandre, de lime et d’ail confèrera fraîcheur et zeste à votre épi. Vous pourriez aussi servir le maïs bouilli à la mexicaine: au Mexique, on vend dans les rues une collation nommée elote qui consiste en un épi de maïs enduit d’une fine couche de beurre et de mayonnaise, parsemé de poudre de chili, arrosé de jus de lime et garni de fromage queso fresco ou cotija émietté. Un secret? Remplacez le cotija, plus difficile à trouver, par du fromage feta léger. C’est délicieux.

Si vous avez envie de faire passer votre épluchette à un autre niveau, il est aussi possible de servir une partie du maïs grillé sur le barbecue. Ceci lui donnera un goût fumé concentré, très apprécié et très différent du maïs bouilli. Si vous avez des restants de maïs au lendemain de votre épluchette, transformez-le en salsa (délicieux avec des tomates en dés, mais encore meilleur avec de l’avocat), en soupe (la chaudrée de maïs est un classique de la cuisine du sud des États-Unis), en salade, voire même en gruau, inspiré des grits à l’américaine. Vous pouvez aussi étaler les grains de maïs sur une plaque au congélateur et les ensacher une fois surgelés: il sera alors facile d’en prélever la quantité nécessaire pour une recette.

Sources et références

RDAQ. Épluchette de blé d’Inde. [En ligne] http://rdaq.banq.qc.ca/expositions_virtuelles/coutumes_culture/septembre/epluchettes_ble_dinde/a_propos.html Page consultée le 13 août 2013.

http://wikibouffe.iga.net/

Le Saviez-Vous ► Retour au berceau de Montréal


Les archéologues ont cherché depuis plusieurs années le fort de Ville-Marie (l’ancien nom de Montréal) et ils ont enfin trouvé pour présenter leur découverte au musée Pointe-à-Callière. Ce sont les premiers colons qui sont venus coloniser la Nouvelle-France et ils ont fait face aux Premières-Nations qui ont sans doute compris que leurs présences seront le début d’une menace pour leur nation
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Retour au berceau de Montréal

 

Fouilles archéologiques sur le site du fort de Ville-Marie

Fouilles archéologiques sur le site du fort de Ville-Marie   Photo : musée Pointe-à-Callière

Les archéologues du musée Pointe-à-Callière recherchaient le fort de Ville-Marie depuis plus de 25 ans. Une découverte exhumée à l’été 2015 leur permet enfin d’en confirmer l’emplacement et d’en retracer les contours.

Un texte de Binh An Vu Van, de l’émission Découverte

Ce sont d’émouvantes traces dans la glaise, à peine visibles, délicates. Des empreintes de pieux, la fosse d’un bâtiment, le reste d’un puits. Ce sont des vestiges laissés par les premiers colons venus s’installer sur l’île de Montréal, guidés par le profond désir de partager leur foi aux Amérindiens. Ils sont tombés dans l’oubli pendant plus de trois siècles.

Le 17 mai prochain, 375 ans jour pour jour après l’arrivée de Paul de Chomedey de Maisonneuve, de Jeanne Mance et d’une cinquantaine de colons, ces vestiges seront rendus au public dans un nouveau pavillon du musée Pointe-à-Callière.

« Le cadeau, c’est de redonner aux Montréalais leur lieu de naissance, le lieu où tout a commencé », résume Louise Pothier, archéologue en chef au musée montréalais.

C’est un écrin qu’on bâtit autour du lieu. On l’habille de verre et de lumière pour rappeler : “voici notre passé, il est important, c’est d’où nous venons”. Louise Pothier, archéologue en chef du musée Pointe-à-Callière

 

Louise Pothier, archéologue en chef au musée Pointe-à-Callière

Louise Pothier, archéologue en chef au musée Pointe-à-Callière Photo : Radio-Canada

Ce nouveau pavillon, c’est l’aboutissement d’une quête archéologique qui a débuté il y a 25 ans : la recherche du fort de Ville-Marie. Des colons l’ont bâti à leur arrivée quelque part sur cette pointe de terre entre le fleuve (où se trouve en ce moment la rue de la Commune) et une petite rivière (à la place de l’actuelle place d’Youville).

Ils doivent construire rapidement cette structure de défense pour se protéger des Iroquois.

Les Français sont en guerre contre les Iroquois qui ont attaqué Québec et Trois-Rivières. Lorsqu’ils s’installent à Montréal, ils construisent un avant-poste sur une zone de guerre. Léon Robichaud, historien, Université de Sherbrooke

Carte réalisée en 1884, avec une illustration du fort de Ville-Marie vers 1645

Carte réalisée en 1884, avec une illustration du fort de Ville-Marie vers 1645   Photo : Bibliothèque et Archives nationales du Québec

« Pendant les premières années, cette population est en état de siège permanent. Jusqu’en 1648, le fort est leur seul refuge, rien d’autre ne se construit à l’extérieur », précise Louise Pothier.

Tous ignoraient où était ce fort. Lorsque le musée a été construit en 1992, les archéologues n’avaient retrouvé qu’un cimetière. C’est seulement en 2000 que le musée acquiert un entrepôt sur la pointe, un peu en arrière de son pavillon principal. C’est l’un des rares bâtiments dont le sous-sol est encore intact. Deux mètres sous le sol, les archéologues y trouvent enfin ce qu’ils cherchaient : les traces des premiers colons.

Illustration montrant la fondation de Ville-Marie

Illustration montrant la fondation de Ville-Marie   Photo : Francis Back

Les contours du fort révélés

Pendant 15 ans, ils fouillent de fond en comble cette parcelle de terrain, confinée entre deux autres bâtiments. Mais ils peinent à comprendre les fonctions de ce qu’ils exhument. Quelle est la taille de ce fort? Sont-ils à l’intérieur ou à l’extérieur du fort?

« Nous n’avions pas de repères. C’était difficile d’interpréter ce site en l’absence d’une clé de compréhension », raconte Louise Pothier.

Finalement, à l’été 2015, à l’occasion de la construction du nouveau pavillon, les archéologues peuvent enfin étendre leurs fouilles sous le trottoir de la place d’Youville. Entre les fils électriques et les conduites de la ville, ils trouvent des traces de la palissade qui ceinturait le fort, des empreintes de pieux dans l’argile, préservées depuis plus de trois siècles.

Les archéologues ont retrouvé les empreintes laissées dans l'argile par les pieux de bois formant la palissade du fort

Les archéologues ont retrouvé les empreintes laissées dans l’argile par les pieux de bois formant la palissade du fort   Photo : musée Pointe-à-Callière

« C’est une découverte extraordinaire », décrit Louise Pothier, « nous avons tous eu le sentiment qu’il venait de se passer quelque chose, que c’était un élément déclencheur. »

Le site de fouille prend enfin un sens : c’est l’intérieur du fort.

Louise Pothier confie à André Charbonneau, un historien spécialisé en fortifications coloniales, la mission de tracer l’ensemble du contour de la fortification à partir de ces quelques mètres de palissade. C’est une énigme complexe, car il n’existe aucune illustration fiable du fort, et seulement quelques rares descriptions. Un texte remontant à l’automne 1646 offre un point de départ à l’historien :

« [Cette paix] qui donna loisir à M. d’Ailleboust de parachever les fortifications du fort de ce lieu qu’il réduisit à quatre bastions réguliers, si bons que l’on n’en a pas encore vu de pareils en Canada. »

André Charbonneau déduit alors que l’ingénieur Louis d’Ailleboust doit être formé par le traité militaire alors en cours en France, celui d’Antoine de Ville. Ce document ne fournit cependant pas à l’historien un simple plan du fort, il présente plutôt une collection de principes géométriques qui doivent guider sa construction.

Extrait du traité « Les fortifications » d'Antoine de Ville, paru en 1628

Extrait du traité « Les fortifications » d’Antoine de Ville, paru en 1628   Photo : Bibliothèque nationale de Naples

Il met l’accent sur le bastion, la fine pointe de l’ingénierie militaire de l’époque. C’est une structure défensive, une amélioration aux tours rondes ou carrées des forteresses moyenâgeuses. Le bastion permet aux soldats de protéger le pourtour du fort, sans angle mort. Selon ce traité, les dimensions du fort sont définies par la portée de l’arme des soldats, le mousquet; sa géométrie, par les lignes de tir.

Les vestiges ont fourni à l’historien André Charbonneau quelques angles, mais surtout la longueur du flanc, une des portions du bastion. Ces données lui ont permis d'établir les dimensions du polygone sous-jacent du fort, et de parfaire les détails de sa géométrie selon les principes du traité d'Antoine de Ville.

Les vestiges ont fourni à l’historien André Charbonneau quelques angles, mais surtout la longueur du flanc, une des portions du bastion. Ces données lui ont permis d’établir les dimensions du polygone sous-jacent du fort, et de parfaire les détails de sa géométrie selon les principes du traité d’Antoine de Ville. Photo : Radio-Canada

En s’appuyant sur les hypothèses d’André Charbonneau, le musée Pointe-à-Callière propose, pour la première fois, une hypothèse de l’empreinte du fort de Ville-Marie. Son enceinte est légèrement rectangulaire, couvrant environ 2500 mètres carrés, et s’étend sur tout le plateau de la pointe. Il est aligné selon le nord géographique de la ville, et les archéologues supposent qu’une porte donnerait sur la petite rivière où sont accostées les embarcations.

Les contours approximatifs du fort de Ville-Marie, superposés aux bâtiments actuels.

Les contours approximatifs du fort de Ville-Marie, superposés aux bâtiments actuels.   Photo : musée Pointe-à-Callière

Un autre indice conforte leur hypothèse : l’emplacement du puits découvert par les archéologues.

« C’est un des rares éléments interprétables du site », partage Louise Pothier. « On sait des documents historiques que ce puits est au centre de la place d’armes, qui devrait se retrouver au centre, entre les bastions. »

Selon l’hypothèse actuelle, le puits est bien situé au centre de la face nord du fort.

Une fois le contour du fort tracé, il apparaît clair que plusieurs éléments exhumés sont construits le long des palissades : la fosse d’un bâtiment de ce qui semble être une remise, les traces de ce qui pourrait être une palissade intérieure.

« La signification de quelques vestiges est évidente, mais beaucoup gardent une aura de mystère », explique Louise Pothier.

Ce legs que nous laissons aux Montréalais n’est pas figé. Les chercheurs continueront à se pencher sur les significations de ce qui a été mis à jour pour encore des décennies. Louise Pothier

La première extraction de fer en Nouvelle-France

Une des découvertes les plus stupéfiantes, ce sont des scories, des montagnes de résidus de travail du fer. La composition de ces résidus laisse à penser que les premiers Montréalais auraient non seulement travaillé le fer, mais qu’ils auraient aussi tenté d’en extraire de minerais locaux, comme de la limonite, parfois appelé fer des marais, abondant dans la vallée du Saint-Laurent. Il s’agit de la première extraction documentée de métal en Nouvelle-France, bien avant les Forges du Saint-Maurice.

Le fer est à l’époque un élément vital de la colonie, il sert à la fabrication des clous, des outils, des couteaux, mais aussi de monnaie d’échange avec les Amérindiens. Les historiens croyaient jusqu’alors que tout le fer employé à ce moment dans la colonie était importé d’Europe.

Des scories laissées par les premiers colons montrent qu'ils ont travaillé le fer.

Des scories laissées par les premiers colons montrent qu’ils ont travaillé le fer. Photo : Radio-Canada

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L’Homme de Kennewick a été réenterré


Un homme, 8 400 ans découverts en 1996 a retrouvé une sépulture sur la terre des Premières nations aux États-Unis. C’est grâce à son génome qu’il a pu trouver des descendants amérindiens
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L’Homme de Kennewick a été réenterré

 

Homme de Kennewick

Le crâne de l’Homme de Kennewick, et une restitution.

BRITTNEY TATCGELL / SMITHSONIAN INSTITUTION

Après 20 ans de contentieux, les restes de l’Homme de Kennewick, un squelette de 8 400 ans, ont été restitués aux Amérindiens qui l’ont immédiatement inhumé dans un endroit tenu secret aux Etats-Unis.

BRITTNEY TATCGELL / SMITHSONIAN INSTITUTION

CÉRÉMONIE. L’ « Ancien » vient de retrouver la terre de ses ancêtres… Après 20 ans de batailles juridiques, le vieux squelette de 8400 ans réclamé aux anthropologues par cinq nations indiennes, a été « réenterré » samedi 18 février 2017. L’inhumation de cet « Homme de Kennewick » a eu lieu dans un endroit tenu secret, proche de la rivière Columbia, dans l’Etat de Washington, au nord-ouest des Etats-Unis. Là même où il avait été découvert accidentellement par deux jeunes promeneurs en 1996. Des chefs religieux et de tribus se trouvaient parmi les 200 personnes venues rendre un dernier hommage à cet aïeul, inhumé selon des rites sacrés.

« Ceci est un grand jour et nos peuples sont venus honorer notre ancêtre », a ainsi déclaré Arman Minthorn, du conseil tribal Umatilla, cité par le quotidien en ligne Tri-City Herald. 

Les représentants des cinq Nations (Umatilla, Yakama, Nez Percé, Colville et Wanapum) qui revendiquaient depuis deux décennies la restitution des restes de ce corps, avaient été reçus la veille de la cérémonie au musée Burke d’histoire naturelle de Seattle, dans l’Etat de Washington. Ils y ont été accueillis par les représentants de l’US Army Corps of Engineers, du Département d’Archéologie et d’Histoire, qui conservaient légalement le squelette. La dépouille leur a alors officiellement été remise.

Le crâne de l’Homme de Kennewick, et une restitution. ©Brittney Tatcgell

C’est le séquençage du génome de l’homme de Kennewick en 2015 qui a permis de dénouer le conflit. Les résultats ont en effet écarté toutes les caractéristiques caucasiennes qui lui étaient prêtées jusqu’alors, et permis d’établir des liens de parenté avec les actuelles populations autochtones. Ces résultats sans appel, effectués par une équipe internationale dirigée par Eske Willerslev, paléogénéticien au Centre de GeoGenetics du Musée d’Histoire Naturelle du Danemark, avaient alors été publiés dans la revue Nature. Ce que nous avions à l’époque évoqué dans Sciences et Avenir. Un décret signé par l’ancien président Barack Obama le 19 décembre 2016 a ensuite autorisé la restitution du squelette à la coalition de tribus qui le réclamaient après que les anthropologues ont pu en effectuer l’étude complète. Une loi votée en 1990, le Native American Graves Protection and Rapatriation Act (Nagpra) protège, en effet, les sépultures amérindiennes en imposant aux chercheurs de restituer aux populations autochtones tous les témoignages qu’ils rencontrent liés à leur histoire. Il suffit pour cela que l’inhumation ait plus de 500 ans et qu’un lien culturel direct soit avéré avec le demandeur. L’Homme de Kennewick repose donc désormais sur le sentier de la paix.

https://www.sciencesetavenir.fr/a

Des rituels ancestraux pour garder les jeunes Autochtones à l’école


Personnellement, je trouve que c’est une bonne chose de faire des écoles qui ressemblent aux étudiants, pour qu’ils puissent avoir un sentiment d’appartenance et les inciter a travailler pour leur éducation
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Des rituels ancestraux pour garder les jeunes Autochtones à l’école

 

Une école secondaire atikamekw de la Mauricie invite les élèves à se prendre en main dans une cérémonie d’assermentation où se mêlent chants traditionnels et fumée de sauge.

Un texte de Claude Brunet

D’année en année au Québec, environ 85 % des élèves autochtones quittent l’école secondaire sans diplôme ni qualification. Jusqu’à présent, le manque de ressources dans les communautés n’a pas permis d’offrir une éducation de qualité, selon les universitaires qui ont évalué les projets du Fonds pour la persévérance scolaire des jeunes autochtones.

D’autre part, les communautés autochtones gèrent leurs propres écoles, mais le mode d’apprentissage demeure généralement celui des Blancs. 

« Pendant trop longtemps, cela a été une école de Blancs avec des Atikamekw à l’intérieur », souligne Pascal Sasseville-Quoquochi, directeur de l’école secondaire Nikanik, à Wemotaci, au nord de La Tuque.

Depuis qu’il est directeur de cette école, il encourage les élèves à prendre leur vie en main. Il cite le chaman Charles Coocoo, un des pères spirituels de la nation atikamekw :

« C’est le temps de se lever et de marcher sur le chemin du bon cœur ».

Des élèves de 4e et 5e secondaire de l'école Nikanik, à Wemotaci

Des élèves de 4e et 5e secondaire de l’école Nikanik, à Wemotaci   PHOTO : RADIO-CANADA/CLAUDE BRUNET

Sauge, tambour et chants

Pour les inciter à le faire, le directeur de l’école Nikanik a organisé une cérémonie d’assermentation, empreinte de la tradition atikamekw.

Chaque élève prend l’engagement de faire tous les efforts nécessaires pour réussir. La réussite dépend d’eux; rien ne sert de blâmer les autres et le passé, dit Pascal Sasseville-Quoquochi.

« On ne peut pas être une victime et responsable en même temps. »

Le cimetière de Wemotaci

Le cimetière de Wemotaci   PHOTO : RADIO-CANADA/CLAUDE BRUNET

Pour l’assermentation, les élèves se sont rendus sur le site ancestral de la communauté, à proximité de l’école et du cimetière. Bien avant la création des réserves, les Atikamekw, des nomades, se retrouvaient l’été sur ce site pour se reposer et célébrer les mariages et autres événements importants.

Les Young Feather Singers

Les Young Feather Singers   PHOTO : RADIO-CANADA/CLAUDE BRUNET

Des élèves, membres du groupe Young Feather Singers, ont joué et chanté des airs traditionnels, réunis autour d’un grand tambour.

Le rituel de purification

Le rituel de purification   PHOTO : RADIO-CANADA/CLAUDE BRUNET

De nombreux gestes symboliques marquent la cérémonie. Au cours du rituel de purification, chaque élève est libéré de toute pensée négative par la fumée de la sauge.

Le rituel de purification

Le rituel de purification   PHOTO : RADIO-CANADA/CLAUDE BRUENT

Ensuite, le jeune marche dans une allée bordée de branches de sapin qui symbolisent l’accueil.

Pascal Sasseville-Quoquochi avec une élève

Pascal Sasseville-Quoquochi avec une élève   PHOTO : RADIO-CANADA/CLAUDE BRUNET

À mi-chemin, le directeur de l’école prend la main de chaque élève et lui dit : « Merci, tu es bon. »

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PHOTO : RADIO-CANADA/CLAUDE BRUNET

Puis vient l’assermentation dirigée par des aînées de la communauté, pendant laquelle les élèves s’engagent à venir à l’école tous les jours. L’absentéisme est un grave problème. Tous les élèves signent ce document.

Du castor rôti

Du castor rôti   PHOTO : RADIO-CANADA/CLAUDE BRUNET

Après l’assermentation, les participants ont mangé du castor, trappé par le directeur de l’école Nikanik.

Le mieux-être de la nation atikamekw passe par l’éducation. Pascal Sasseville-Quoquochi

Des projets d’entrepreneuriat

L’école Nikanik de Wemotaci fait face à des défis colossaux. Aux prises avec des troubles d’apprentissage, la moitié des 120 élèves est en adaptation scolaire. Depuis la première année du primaire, ils cumulent de nombreux échecs. Leur estime d’eux-mêmes est pratiquement nulle.

Pour les motiver et pour qu’ils retrouvent un minimum de fierté, l’école leur propose des projets d’entrepreneuriat. Par exemple, ce sont les élèves en adaptation scolaire qui ont cuisiné le buffet qui a été servi après l’assermentation.

Tous les projets d’entrepreneuriat éducatif sont rémunérés. Ensuite, les élèves choisissent ensemble comment ils vont dépenser cet argent; que ce soit une sortie en ville ou l’achat de vêtements.

Pendant trois ans, le Fonds pour la persévérance scolaire des jeunes autochtones (financé par le privé et le public) a soutenu des initiatives dans les communautés. Bien que le Fonds soit à sec depuis l’an dernier, des projets ont survécu. Le projet de jeunes entrepreneurs autochtones de Wemotaci est un de ceux-là.

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Rafle des années 60 : des enfants autochtones ont été vendus à l’étranger


Les amérindiens, on subit beaucoup de préjudices, ils ont été battus, violés, décimés, et même vendu. Des enfants ont été séparés par la famille pour être vendus dans les années 1960-70. Figurant dans un catalogue avec photo et prix, les nouveaux parents n’avaient qu’à choisir et tout cela légalement … Cela montre que le Canada aussi a des pages très sombres dans son histoire
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Rafle des années 60 : des enfants autochtones ont été vendus à l’étranger

 

Carla Williams a été adoptée par une famille néerlandaise. Ses parents lui ont dit qu'ils l'ont achetée pour 6400$.

Carla Williams a été adoptée par une famille néerlandaise. Ses parents lui ont dit qu’ils l’ont achetée pour 6400$.   PHOTO : CARLA WILLIAMS

Une enquête de CBC révèle que certains enfants autochtones retirés de leur famille pendant la rafle des années 1960 ont été vendus à l’étranger.

Connue en anglais sous le nom de « Sixties Scoop », cette politique gouvernementale a arraché des milliers d’enfants autochtones à leur famille pour les faire adopter par des familles blanches au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Des documents liés à l’adoption d’enfants autochtones dans le cadre du programme fédéral révèlent que ceux-ci ont fait l’objet d’une campagne de commercialisation agressive à l’endroit d’églises et d’agences d’adoption américaines. Les enfants étaient notamment répertoriés dans des catalogues, où on leur accordait une valeur monétaire.

Barbara Tremitiere était préposée à l’adoption au Tressler Lutheran Home for Children, un organisme basé en Pennsylvanie, dans les années 1970. Elle se souvient des catalogues envoyés à son agence dans lesquels figuraient les noms et photos d’enfants disponibles au Canada.

Articles faisant la promotion d'adoption d'enfants autochtones

Articles faisant la promotion d’adoption d’enfants autochtones  PHOTO : KAREN PAULS

« À cette époque-là, les règles entourant l’immigration étaient très différentes. Les enfants autochtones étaient considérés comme des citoyens des deux pays, donc il n’était pas nécessaire de passer par l’immigration pour les amener [aux États-Unis] », raconte Mme Tremitiere, ajoutant que son agence percevait entre 1000 $ et 2000 $ pour chaque adoption d’enfant autochtone en provenance du Canada.

Parmi les enfants adoptés par l’entremise du Tressler Lutheran Home for Children figurent les soeurs jumelles Alison Sweigart et Debra Floyd, qui ont été retirées de leur communauté au Manitoba et adoptées en Pennsylvanie. Leurs parents adoptifs les ont choisies dans un catalogue où leur valeur était « évaluée à 10 000 $ ».

« [Ma mère] m’a dit que c’était comme feuilleter un magazine pour choisir celui que tu voulais », raconte Alison Sweigart, ajoutant que ses parents adoptifs ont payé la somme demandée.

C’était comme un marché noir. C’est incroyable que des gens aient pu faire cela dans l’impunité Alison Sweigart

Carla Williams est née au Manitoba et a été adoptée par un couple néerlandais. Elle avait 11 ans lorsqu’elle a trouvé le reçu de son achat.

« J’étais évaluée à 6700 $ canadiens », dit-elle, ajoutant que le reçu officiel avait été signé par un juge.

Marlene Oregon a été adoptée par une famille en Louisiane. Elle se souvient du jour où ses parents lui ont dit qu’ils l’avaient achetée pour 30 000 $ et qu’ils avaient obtenu ses deux frères en prime.

« Ils m’ont dit que je devrais leur être reconnaissante, parce qu’ils ont payé pour m’avoir. Je me sentais vraiment coupable », raconte-t-elle.

Dianne Fast raconte que les parents adoptifs de son frère Willy lui rappelaient constamment qu’ils l’avaient « acheté pour 10 000 $ ».

Sa mère lui disait qu’elle était sa propriétaire, parce qu’elle l’avait acheté pour 10 000 $. Dianne Fast

« J’ai toujours senti que ce n’était pas juste que notre famille soit traitée de la sorte, mais je n’avais aucune idée qu’ils avaient fait ça [aux enfants autochtones] partout au Canada, poursuit Dianne Fast. C’est extrêmement douloureux, mais il était temps que quelqu’un en parle. »

Selon un texte de Donna Carreiro, CBC News

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Les 10 commandements des Premières Nations


Ces commandements, on les trouve dans toutes les cultures à travers le monde, mais avec notre technologie, notre confort, nous les avons oubliés plusieurs points qui pourtant pourrait améliorer notre vie et celle des autres
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Les 10 commandements des Premières Nations

 

Reste près du Grand Esprit
Démontre le plus grand respect pour tes semblables
Donne de l’assistance et de l’aide dès que le besoin est là
Soit véridique et honnête en tout temps
Fais ce que tu crois qui est bien
Regarde toujours pour le bien-être de ton corps et de ton esprit
Traite la terre et tout ce qui vit dessus avec respect
Prend l’entière responsabilité de tes actes
Dédie une partie de tes efforts pour le bien-être supérieur
Travail pour le bénéfice de toute l’humanité

Photos datant de 1906


Un mode de vie disparus avec le temps. Remplacé par ceux qui sont venus coloniser l’Amérique. Des photos qui illustrent bien la fierté amérindienne avec leurs ornements, la droiture ..
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Photos datant du début des années 1900

Un homme de la tribu des Corbeaux sur son cheval, en 1908.

Edward S. Curtis/Library of Congress

Edward S. Curtis/Library of Congress

Edward S. Curtis était un ethnologue américain de renom et un photographe de l’Ouest américain et des peuples amérindiens.

Durant sa vie, il a pris une quantité stupéfiante de clichés des paysages de l’Amérique sauvage, conservant des archives pouvant offrir aux générations futures un aperçu d’une période remarquable de l’histoire de ce pays.

Débutant en 1906, Edward S. Curtis a passé deux décennies a voyagé à travers l’Amérique du Nord, sur les traces de plus de 80 tribus amérindiennes, pour tenter de réunir une documentation sur les peuples indigènes.

Ses séries de photographies étonnantes, définitivement intitulées The North American Indian (« Les Indiens d’Amérique du Nord »), sont désormais une œuvre d’art inestimable, et l’une des collections les plus poignantes du pays.

Un pêcheur à la lance Hupa qui guette le saumon, en 1923.

Edward S. Curtis/Library of Congress

Edward S. Curtis/Library of Congress

Un chaman Absaroka, en 1908.

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Une mère et son enfant de la tribu des Corbeaux, en 1908.

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Un chasseur de canard Kutenai, en 1910.

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Un groupe d’hommes de la tribu Navajo dans le Canyon de Chelly, en Arizona, en 1904.

Edward S. Curtis/Library of Congress

Edward S. Curtis/Library of Congress

Medicine Crow, chef de la tribu Absaroka, en 1908.

Edward S. Curtis/Library of Congress

Edward S. Curtis/Library of Congress

Deux filles Piégans rassemblent les verges d’or, en 1910.

Edward S. Curtis/Library of Congress

Edward S. Curtis/Library of Congress

Chefs Piégans, en 1900

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Chefs sioux, en 1905

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Un homme Hidatsa avec un aigle, en 1908.

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Hollow Horn Bear (« Ours Corne Creuse »), un Sioux Brulé, en 1907.

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Une fille d’une tribu Jicarilla (Apache), en 1910.

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Une fille de la tribu WishranMedicine Crow, chef de la tribu Absaroka, en 1910.

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Danseurs de la tribu Qagyuhl, en 1914.

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Une délégation de Kwakiutl arrive sur la rive en canoë pour un mariage, en 1914.

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Pensionnats autochtones: les archives pourraient être détruites dans 15 ans


J’avoue ne pas comprendre qu’on puisse décider de détruire des archives qui ont fait l’histoire du Canada, de grands moments de l’histoire très sombres qu’on pue souffrir les Amérindiens, Inuits et métis quand les enfants séparés de leur famille ont été forcés d’aller dans des pensionnats dirigés par l’Église subissant divers abus.
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Pensionnats autochtones: les archives pourraient être détruites dans 15 ans

 

PC  |  Par Presse canadienne

Les survivants du système canadien de pensionnats autochtones pourront conserver les archives relatant leurs histoires, mais autrement, les documents devront être détruits dans 15 ans, a tranché le plus haut tribunal ontarien dans une décision partagée.

Les documents en question sont liés aux demandes d’indemnisation déposées par quelque 30 000 victimes des pensionnats autochtones – des comptes rendus déchirants de leurs agressions sexuelles, physiques et psychologiques.

Les demandeurs n’ont jamais renoncé au contrôle de leurs histoires, a affirmé la Cour d’appel de l’Ontario. Ils sont libres de partager leurs propres expériences malgré les inquiétudes de certains concernant la confidentialité et la vie privée, a-t-elle ajouté.

Cette décision est tombée à la suite de différents appels et appels incidents d’un jugement de la Cour supérieure, en 2014. Les appels avaient été formulés en lien avec un jugement concernant le processus d’évaluation indépendant – ou PEI – et confidentiel qui faisait partie du règlement à l’amiable de l’action collective contre le gouvernement.

Le gouvernement fédéral et la Commission de vérité et réconciliation luttaient contre la destruction des documents, soulignant qu’ils devaient être conservés – de façon sécuritaire – pour leur valeur historique. Les intervenants catholiques voulaient plutôt éliminer les archives.

La cour a indiqué que son jugement déterminait « une fois pour toutes » les droits de chacun.

Le juge George Strathy a statué que le juge de la cour inférieure, Paul Perell, avait eu raison d’ordonner la destruction des documents dans 15 ans _ sauf si les survivants en décident autrement.

De plus, les victimes qui ont parlé sous le couvert de l’anonymat ne devraient pas craindre que leurs histoires soient utilisées contre leur gré dans les archives du gouvernement, selon la cour.

Le juge dissident Robert Shape a écrit pour sa part que les documents étaient effectivement des archives gouvernementales qui ne devraient pas être détruites, mais bien envoyées à Bibliothèque et Archives Canada et soumises aux mesures en vigueur dans cet organisme fédéral.

Le juge Sharpe a expliqué que le processus de la Commission de vérité et réconciliation constituait un « moment important dans l’histoire canadienne ». « Si les documents du PEI sont détruits, nous effaçons une importante partie de nos efforts pour traiter de ce sombre chapitre dans notre histoire », a-t-il précisé.

Dans le dernier siècle, quelque 150 000 enfants autochtones, Inuits et métis ont été forcés de fréquenter les pensionnats autochtones dirigés par l’Église. Plusieurs d’entre eux ont subi de terribles abus.

Du matériel de la Commission de vérité et réconciliation, qui a aussi entendu les témoignages de milliers de survivants, a été entreposé au Centre national de recherche de l’Université du Manitoba.

http://quebec.huffingtonpost.ca/