Pourquoi la maladie d’Alzheimer est-elle plus fréquente chez les femmes?


Tout le monde sait faire la différence entre un homme et une femme, mais ces différences vont bien au-delà de ce qui est apparent. Même la maladie peut agir autrement dépendant du sexe de la personne. C’est ce qui semble être le cas pour la maladie d’Alzheimer.
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Pourquoi la maladie d’Alzheimer est-elle plus fréquente chez les femmes?

Le cerveau humain.

Des scientifiques ont démontré que la maladie pouvait se propager différemment dans le cerveau des femmes par rapport à celui des hommes.

PHOTO : ISTOCK

Une nouvelle étude fournit quelques indices biologiques sur les raisons pour lesquelles les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’être atteintes de la maladie d’Alzheimer, et comment cette forme de démence la plus courante varie selon le sexe.

Lors de la conférence internationale de l’Alzheimer’s Association à Los Angeles mardi, des scientifiques ont démontré que la maladie pouvait se propager différemment dans le cerveau des femmes par rapport à celui des hommes. D’autres chercheurs ont montré que plusieurs gènes nouvellement identifiés semblent liés au risque de maladie selon le sexe.

Aux États-Unis, les deux tiers des cas d’alzheimer concernent des femmes, et ce n’est pas uniquement parce que nous vivons plus longtemps, souligne Maria Carrillo, responsable scientifique de l’association.

Il existe également un fondement biologique qui explique les différences selon le sexe dans la maladie, explique-t-elle.

Certaines études précédentes ont suggéré que les femmes, à tout âge, sont plus susceptibles que les hommes de développer la maladie d’Alzheimer. Les scientifiques savent également qu’un gène appelé APOE-4 semble augmenter davantage le risque pour les femmes que pour les hommes dans certains groupes d’âge.

Par ailleurs, les femmes atteintes de la maladie dans ses premiers stades passent parfois sous le radar, car elles ont tendance à mieux réussir les tests verbaux que les hommes, ce qui masque les dommages causés par l’alzheimer.

Les nouvelles études ajoutent plus de preuves et d’explications potentielles aux variations présumées dans la manière dont la maladie atteint les hommes et les femmes.

Les chercheurs de l’Université Vanderbilt ont découvert des différences dans la façon dont la protéine tau, qui forme des enchevêtrements détruisant les cellules nerveuses, se propage dans le cerveau des femmes en comparaison de celui des hommes.

En ayant recours à des examens réalisés sur 301 personnes ayant des capacités de raisonnement normales et 161 autres ayant un déficit léger, ils ont cartographié l’endroit où la protéine tau s’était déposée et l’ont corrélé avec les réseaux nerveux – des « autoroutes » suivies par les signaux du cerveau.

Ils ont constaté que les réseaux de protéine tau chez les femmes atteintes d’un déficit léger étaient plus diffus et dispersés que chez les hommes, ce qui suggère que davantage de zones du cerveau étaient touchées.

L’utilisation du sucre par le cerveau

On sait depuis longtemps que les femmes réussissent mieux aux tests de mémoire verbale – des compétences telles que le rappel de mots et de listes. Des chercheurs de l’Université de Californie à San Diego ont constaté que les femmes avaient de meilleurs résultats que les hommes, malgré des signes similaires d’alzheimer précoce à modéré.

À l’aide d’examens effectués sur plus de 1000 personnes âgées, ils ont découvert des différences entre les sexes quant à l’utilisation du sucre par le cerveau, sa principale source d’énergie. Les femmes métabolisent mieux le sucre, ce qui peut accroître leur capacité à compenser les dommages causés par la démence et les rendre moins susceptibles de recevoir un diagnostic de ce trouble lorsqu’elles sont soumises à des tests faisant appel à des compétences verbales.

L’avantage féminin pourrait masquer les premiers signes de la maladie d’Alzheimer et retarder le diagnostic, a indiqué la responsable de l’étude, Erin Sundermann. Les femmes sont capables de maintenir leurs performances verbales normales plus longtemps », en partie grâce à un meilleur métabolisme cérébral.

À l’Université de Miami, des scientifiques ont analysé les gènes de 30 000 personnes – la moitié avec la maladie d’Alzheimer, l’autre sans – et ont découvert quatre gènes qui semblent liés au risque de maladie selon le sexe.

Un confère des risques aux femmes et non aux hommes, et trois aux hommes, mais pas aux femmes, a expliqué Eden Martin, l’une des responsables de l’étude.

Les chercheurs ne savent pas encore exactement comment ces gènes influencent le risque, ni dans quelle mesure.

Certains d’entre eux semblent liés au système immunitaire et nous savons qu’il existe des différences entre les hommes et les femmes, a dit un autre responsable de l’étude, Brian Kunkle.

Sept autres gènes semblent avoir un effet différent sur les risques chez les hommes et les femmes.

Les chercheurs bénéficient d’une subvention du National Institute on Aging pour mener une étude internationale auprès de 100 000 personnes afin de valider et d’élargir les résultats.

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Le Saviez-Vous ► 13 mythes sur la santé qui sont finalement vrais


Vos parents vous ont sans doute déjà dit que manger une pomme par jour éloignait les médecins, ou de ne pas s’asseoir trop près de la télé pour protéger nos yeux ou autres. Parmi toutes les croyances populaires certaines semblent vraies.
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13 mythes sur la santé qui sont finalement vrais

Dawn Yanek

On a longtemps cru que ces croyances populaires n’étaient que des mythes sur la santé, mais la science a donné la preuve du contraire. Voici comment distinguer le vrai du faux sur ces affirmations concernant la santé.

Confirmé : une pomme chaque jour éloigne le docteur pour toujours

Manger une pomme chaque jour ne vous empêchera probablement pas d’attraper le virus qui sévit à votre bureau, mais elle pourrait apporter des bienfaits pour votre santé.

Des chercheurs de l’Université Oxford ont estimé que le nombre d’infarctus et d’AVC mortels au Royaume-Uni pourrait diminuer de 8500 cas par an, si tous les adultes de plus de 50 ans mangeaient une pomme tous les jours.

Les scientifiques de l’Université Cornell ont établi un lien entre les flavonoïdes antioxydants de la pomme et la prévention du cancer du sein.


Confirmé : le manque de sommeil se rattrape

On a prouvé les effets négatifs d’un manque de sommeil récurrent. Ils vont d’une chute croissante de productivité et de concentration au risque accru de cardiopathies, de diabète, ou même de décès précoce.

Les scientifiques ont longtemps cru qu’on ne pouvait rattraper le manque de sommeil. Dans une étude, des chercheurs suédois ont démontré que le groupe de sujets qui ne dormaient que 5 h ou moins par nuit courait 65% plus le risque de mourir avant le groupe de sujets qui dormaient de 6 à 7 h. Cependant, ce déficit se rattrapait par un sommeil prolongé durant la fin de semaine, et remettait à égalité l’espérance de vie des deux groupes.

Mythes sur la santé : manger tard favorise l’embonpointVladislav Noseek/Shutterstock

Confirmé : manger tard favorise l’embonpoint

Des recherches suggèrent que les gens qui mangent tard le soir seraient plus enclins à l’embonpoint et à un indice de masse corporelle élevé. Ceci n’aurait aucun lien avec la valeur calorique qui s’accroîtrait après 22 heures, mais plutôt au choix des aliments, selon plusieurs études citées dans le U.S. News & World Report.

Manger tard porterait à grignoter et à consommer plus de calories. D’autres parlent d’un dérangement du rythme circadien et de la capacité de l’organisme à réguler les taux de sucre sanguins. Manger durant la journée équilibrerait également les hormones de la faim (ghréline et leptine), qui mènent à un sentiment de satiété durant la soirée, et donc à une envie moindre de grignoter.

Confirmé : sortir sans manteau vous fera attraper le rhume

Si vous attrapez un rhume, c’est que vous avez été exposé à un microbe; mais si vous avez froid et que vous frissonnez, vous êtes encore plus exposé. Une étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences suggère que les cellules immunitaires nasales et celles des lobes pulmonaires supérieurs sont mois efficaces quand il fait froid.

De plus, le froid peut stimuler les virus, selon l’Institut national américain de la santé (NIH). Ceci résulte de la solidification de la membrane extérieure du virus : il devient plus résistant et plus volatile. Lorsque le virus arrive dans les voies respiratoires, cette membrane se liquéfie et relâche le virus dans l’organisme.


Confirmé : s’asseoir trop près de la télé endommage la vue

Ce n’est vrai qu’en partie. Selon les recherches, regarder de près la télé ne serait pas aussi mauvais pour les yeux qu’on l’a dit. Mais cela peut causer de la pression et de la fatigue oculaire. Par contre, passer du temps à lire sur votre téléphone cellulaire peut perturber votre vision.

Selon les chercheurs de l’université de Toledo, en Ohio, la lumière bleue du téléphone et de l’ordinateur peut endommager la rétine; elle peut aussi provoquer la cécité chez les gens qui souffrent de dégénérescence maculaire. D’autres scientifiques s’inquiètent en particulier pour les enfants : chez ceux-ci, le fait de passer plus de sept heures par semaine devant un ordinateur ou un jeu vidéo multiplie par trois le risque de myopie.

Les enfants qui tiennent leurs cellulaires à 20 à 30 cm (8 à 12 po) de leurs yeux risquent aussi de subir un strabisme convergent temporaire, c’est-à-dire loucher.

Mythes sur la santé : les mets épicés font perdre du poidsYurii_Yarema/Shutterstock

Confirmé : les mets épicés font perdre du poids

Il ne s’agit pas simplement de manger de temps en temps des piments jalapeños. Mais une étude suggère que la capsaïcine des piments forts peut accélérer la perte de poids par thermogénèse, soit la production d’une chaleur corporelle qui favorise l’élimination du gras corporel.

Selon d’autres recherches, les épices comme le poivre de Cayenne coupent l’appétit et l’envie d’aliments gras, sucrés ou salés, et empêchent ainsi la surconsommation.

Confirmé : les allergies disparaissent aux premiers froids

C’est vrai pour l’allergie automnale à l’herbe à poux, une plante qui meurt durant l’hiver. Mais cela ne s’applique pas aux allergies hivernales, comme celles au sapin de Noël, aux moisissures ou aux acariens.

Le froid peut même causer une éruption cutanée et de l’œdème chez ceux qui souffrent du rare syndrome de l’urticaire au froid.

Mythes sur la santé : le jus de cornichon soulage les crampesFascinadora/Shutterstock

Confirmé : le jus de cornichon soulage les crampes

Absolument vrai. Une étude publiée dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise démontre que le jus de cornichon calme les crampes musculaires en une minute et demie, soit 45 fois plus vite que si les gens ne prennent rien.

Sans être certains de la cause de cet effet, les scientifiques croient que le jus de cornichon provoque un réflexe à l’arrière de la gorge, qui inhibe l’activité neuromusculaire dans tout le corps et réduit conséquemment les crampes. La moutarde aurait des effets comparables, selon d’autres recherches.

Le jus de cornichon serait aussi efficace pour soulager la gueule de bois.

Confirmé : l’activité physique rend plus intelligent

En plus du bien-être qu’elle procure, l’activité physique est également bénéfique pour le cerveau. Elle déclenche la production métabolique d’une molécule nommée irisine, qui stimule les gènes de l’apprentissage et de la mémoire, selon les chercheurs du Dana-Farber Cancer Institute et de l’École de médecine de Harvard. L’augmentation qui s’ensuit du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) stimule la production de nouveaux neurones.

Ce facteur de croissance peut également réduire les taux de cortisol (hormone du stress), et activer l’esprit critique par action sur l’humeur. D’autres études attribuent cette stimulation neuronale à une plus grande oxygénation cérébrale et à l’effet que la compétition sportive a sur le mental.


Confirmé : les brûlures d’estomac font pousser les cheveux du fœtus

Il arrive parfois qu’un mythe urbain soit fondé. Une étude de l’Université John Hopkins a révélé que les femmes enceintes présentant des brûlures moyennes ou sévères de l’estomac donnaient naissance à des bébés chevelus.

Au contraire, les bébés de celles qui n’en ont pas souffert étaient plutôt glabres. Le lien de cause à effet n’est pas évident. Les chercheurs pensent qu’un niveau particulièrement élevé d’œstrogènes et d’hormones de grossesse peut stimuler cette croissance des cheveux chez le fœtus, en plus de relâcher le sphincter œsophagien supérieur, créant ainsi un reflux d’acidité gastrique.


Mythes sur la santé : le fromage au coucher déclenche des rêves étrangesMaraZe/Shutterstock

Confirmé : le fromage au coucher déclenche des rêves étranges

C’est ce que révèle une étude du British Cheese Board, qui relie également le type de fromage au style de rêve conséquent. Ainsi, 85% des participants qui avaient mangé du Stilton auraient eu des rêves bizarres, alors que 60% de ceux qui avaient consommé du Red Leicester avaient rêvé de leur enfance.

Ceci est peut-être causé par la présence de tryptophane dans le lait, un acide aminé qui favorise le sommeil et réduit le stress. Aucun cauchemar n’a été rapporté, mais le site Men’s Health suggère que ces rêves étranges reliés au fromage pouvaient résulter d’un problème de digestion interrompant le sommeil (hypothèse de détresse alimentaire). L’intolérance au lactose pourrait également provoquer des rêves étranges.


Confirmé : il faut entraîner son cerveau

Un grand nombre d’études démontrent que la mise à l’épreuve constante du cerveau peut atténuer le risque de déficit cognitif, de démence, et même de maladie d’Alzheimer.

Une recherche portant sur des participants de 55 à 75 ans a démontré que le simple fait de jouer à un jeu vidéo pouvait améliorer le fonctionnement cérébral et augmenter la matière grise dans l’hippocampe. Des gens plus âgés qui s’adonnaient couramment à des activités exigeantes, comme la lecture ou les mots croisés, ont obtenu des résultats supérieurs aux tests d’acuité mentale.

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Le sport pour conserver la mémoire


En vieillissant, la mémoire peut faire défaut, mais pour la préserver, il est important de bouger. Une activité physique d’au moins 30 minutes par jour, et ce n’est pas nécessaire de s’inscrire à la gym, la marche, les escaliers, jardinage permet d’aider notre mémoire plus longtemps
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Le sport pour conserver la mémoire


Halfpoint/Shutterstock.com

On le sait, l’activité physique permet de maintenir plus longtemps une bonne santé cérébrale. Des chercheurs américains précisent cette idée. Selon eux, une simple séance permet d’augmenter l’activation des circuits cérébraux associés à la mémoire.

La maladie d’Alzheimer résulte d’une lente dégénérescence des neurones, débutant au niveau de l’hippocampe (une structure cérébrale essentielle pour la mémoire) puis s’étendant au reste du cerveau. Selon des chercheurs de l’Université du Maryland, la pratique sportive pourrait influer de façon importante sur ce phénomène.

A l’aide d’IRM fonctionnelle, les auteurs ont mesuré l’activité cérébrale de participants sains âgés de 55 à 85 ans à qui ils ont demandé de mémoriser des noms de célébrités mais aussi d’inconnus.

Une tâche qui selon les scientifiques « active un réseau de neurones lié à la mémoire sémantique, qui est connue pour se détériorer avec le temps ».

Ce test a d’abord été réalisé après 30 minutes modérées de vélo d’appartement. Puis un autre jour après une période de repos.

Résultat « l’activation cérébrale des participants se rappelant correctement les noms était significativement plus grande après l’exercice. »

Pour les chercheurs, « une seule séance d’exercice peut ‘assouplir’ les réseaux neuronaux de manière à favoriser leur adaptation au fil du temps et permettre un accès plus efficace à la mémoire ».

A noter : il est recommandé de pratiquer 30 minutes d’activités physiques par jour. Mais l’activité physique n’est pas que la pratique sportive. Elle regroupe les déplacements actifs (marcher, faire du vélo, monter et descendre les escaliers), les activités domestiques (faire le ménage, bricoler, jardiner)…

Source : Université du Maryland, 25 avril 2019

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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Et si ce n’était pas l’Alzheimer?


Il existe une autre forme de démence qui échouait des tests pour diagnostiquer l’Alzheimer. Cette maladie neurodégénérative semble cibler des personnes âgées de 80 ans est plus. Maintenant, il faut comprendre cette démence pour adapter de meilleurs traitements.
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Et si ce n’était pas l’Alzheimer?

 

Photo: Dr_Microbe

Alain Labelle

Jusqu’au tiers des personnes âgées qui ont reçu un diagnostic d’Alzheimer seraient plutôt atteintes d’une autre forme de démence inconnue à ce jour.  Cette découverte serait, selon plusieurs experts, la plus importante percée concernant les maladies neurodégénératives des dernières années.

Explications.

Les scientifiques qui ont identifié cette forme de démence, le Dr Peter Nelson de l’Université du Kentucky et d’autres collègues américains et européens, expliquent qu’elle présente des symptômes similaires à ceux de la maladie d’Alzheimer, mais qu’elle est tout à fait distincte.

Il ne fait aucun doute que de nombreuses personnes à qui l’on avait diagnostiqué l’alzheimer ne sont pas atteintes de la maladie. Peter Nelson

    Cette démence a été nommée encéphalopathie à prédominance limbique TDP-43 liée à l’âge (traduction libre de Limbic-predominant age-related TDP-43 encephalopathy ou LATE).

    Repères

  • Les termes « Alzheimer » et « démence » sont souvent utilisés pour décrire les pertes des capacités cognitives et fonctionnelles d’une personne liées à l’âge.

  • Toutefois, les neurologues cernent de mieux en mieux les différents aspects de la démence, et comprennent qu’il s’agit d’une variété de maladies.

    Certaines maladies neurodégénératives sont diagnostiquées à partir des antécédents d’une personne, de divers biomarqueurs ou de symptômes distinctifs, mais d’autres sont beaucoup plus difficiles à dépister.

    C’est le cas de cette encéphalopathie qui semble frapper les personnes âgées de plus de 80 ans.

    Selon les auteurs de ces travaux, qui ont analysé le cerveau de milliers de personnes décédées de ce groupe d’âge, pas moins d’une personne sur cinq présenterait des caractéristiques de cette forme de démence, dont le déclin de la pensée et de la mémoire serait plus graduel que l’alzheimer.

    Une combinaison tardive de cette démence avec la maladie d’Alzheimer, une situation qui serait courante, causerait cependant un déclin plus rapide que ce qu’entraînerait seule chacune des deux maladies.

    Le saviez-vous?

    Pas moins de 564 000 Canadiens sont actuellement atteints d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Dans 15 ans, ils seront 937 000. (Société Alzheimer du Canada)

    La fin d’une époque

    Le Dr Peter Nelson explique qu’il est temps, à la lumière de cette découverte, de repenser notre conception de la démence.

Plus de 200 virus différents peuvent causer le rhume. Alors, pourquoi penser qu’il n’y a qu’une seule cause de démence? Peter Nelson

    Depuis des années déjà, les chercheurs remarquent que les cerveaux d’un grand nombre de personnes décédées à un âge avancé présentent des symptômes de démence sans les signes révélateurs de l’Alzheimer.

    Les deux caractéristiques de la présence de l’alzheimer :

  • Les plaques de protéine bêta amyloïde ou A-bêta. Lorsque ces molécules A-bêta s’agrègent dans le cerveau, elles forment des plaques qui bloquent le transfert de signaux entre les neurones, entraînant la mort des cellules.

  • Les amas fibreux de la protéine tau. Dans un cerveau malade, les protéines tau s’affaissent et s’enroulent, formant des enchevêtrements qui empêchent les nutriments d’atteindre les neurones, entraînant la mort des cellules.

    Les examens post-mortem montraient plutôt une accumulation de la protéine TDP-43 dans leur cerveau, ce qui a mené à la description de la nouvelle forme de démence.

    Revoir la recherche

    L’existence de cette démence pourrait expliquer, selon les chercheurs, pourquoi tant d’essais cliniques consacrés à la maladie d’Alzheimer ont échoué dans les dernières décennies.

Maintenant que la communauté scientifique est sur la même longueur d’onde au sujet de LATE, d’autres recherches sur le « comment » et le « pourquoi » pourront maintenant nous aider à mettre au point des médicaments qui ciblent les bons patients. Peter Nelson

« Il y a beaucoup de travail à faire. C’est plus un point de départ qu’un point d’arrivée »,  explique le Dr Nelson.

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Des fonctions du cerveau de porcs restaurées après leur mort


Une étude glauque, mais il semble que cela puisse aider à sauver des fonctions cérébrales lors d’un ACV et une récupération cellulaire après une blessure. L’étude se comportait à rétablir des fonctions du cerveau des têtes de cochon (séparé du corps) quelques heures après la mort de l’animal. Bien que l’activité électrique n’a pas été observée, ils ont quand même réussi une restauration des vaisseaux sanguin, quelques activités cérébrales etc ..
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Des fonctions du cerveau de porcs restaurées après leur mort

 

Un cochon.

Un cochon Photo: Reuters / Laszlo Balogh

Radio-Canada

Certaines fonctions du cerveau de porcs ont été rétablies dix heures après leur mort, montrent les travaux de scientifiques américains.

Le neuroscientifique Nenad Sestan et ses collègues de l’Université Yale estiment que le résultat de leur recherche remet en question l’idée grandement répandue de la nature irréversible de la cessation de certaines fonctions cérébrales après la mort.

Elle pourrait aussi fournir une nouvelle façon de concevoir l’étude de maladies comme l’Alzheimer.

De l’activité, mais pas électrique

Images microscopiques.

Sur ces images, on voit les neurones en vert, les astrocytes en rouge et les noyaux cellulaires en bleu. À gauche, l’image représente le cerveau du porc 10 heures après sa mort; à droite, le cerveau du porc après avoir été traité. Photo : Yale School of Medecine

Les cerveaux de 32 cochons ont été recueillis dans une usine de transformation de viande quatre heures après leur mort.

Ils ont ensuite été connectés à un système de pompe qui reproduisait leur pouls pendant six heures. Ce système injectait dans les organes un liquide spécialement conçu contenant du sang synthétique transportant de l’oxygène et des médicaments.

Les chercheurs ont constaté, dix heures après la mort des bêtes, que plusieurs fonctions cellulaires de base, que l’on pensait arrêtées quelque temps après l’arrêt du flux sanguin et de l’apport en oxygène, ont été restaurées.

Les chercheurs ont observé :

  • une réduction de la mort des cellules cérébrales;
  • une restauration des vaisseaux sanguins;
  • une certaine activité cérébrale;
  • une réponse normale aux médicaments.

Le cerveau intact d’un grand mammifère conserve une capacité auparavant sous-estimée de restauration de la circulation et de certaines activités moléculaires et cellulaires plusieurs heures après l’arrêt circulatoire. Nenad Sestan, chercheur de l’Université Yale

Les auteurs de ces travaux publiés dans le journal Nature(Nouvelle fenêtre)(en anglais) n’ont toutefois pas observé de signaux électriques habituellement associés au fonctionnement normal du cerveau.

À aucun moment nous n’avons observé d’activité électrique associée à la perception ou à la conscience. Cliniquement parlant, ce n’est pas un cerveau vivant, mais un cerveau actif sur le plan cellulaire. Zvonimir Vrselja, chercheur de l’Université Yale

Le saviez-vous?

 

  • Des scientifiques espagnols ont montré en 2018 que des changements génétiques continuent de se produire dans certains tissus du corps au cours des 24 heures qui suivent la mort d’une personne.
  • Des chercheurs européens et américains avaient établi en 2017 que certains gènes chez la souris et le poisson-zèbre restaient actifs jusqu’à quatre jours après leur mort.

La mort cérébrale

La mort cellulaire dans le cerveau est généralement considérée comme un processus rapide et irréversible. Coupée de l’oxygène et de l’approvisionnement en sang, l’activité électrique du cerveau et les signes de conscience disparaissent en quelques secondes, tandis que les réserves d’énergie s’épuisent en quelques minutes.

Les connaissances actuelles laissent à penser qu’une cascade d’événements à l’échelle moléculaire est ensuite activée, et qu’elle entraîne une dégénérescence généralisée et irréversible.

Les présents travaux révèlent cependant que les petits échantillons de tissus montrent toujours des signes de viabilité cellulaire, même lorsque le tissu est prélevé plusieurs heures après la mort.

Cette nouvelle connaissance ne présente pas d’intérêt médical immédiat, mais la technique utilisée pourrait un jour permettre d’aider les médecins à sauver les fonctions cérébrales des personnes qui ont subi un AVC ou encore à tester l’efficacité de thérapies ciblant la récupération cellulaire après une blessure.

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Le cerveau de zombie, un bon modèle pour les neuroscientifiques ?


Les scientifiques qui étudient le cerveau ont beaucoup d’imagination. Un peu plus tôt en mars, il y a eu lla 21e édition de la Semaine du Cerveau et des scientifiques ont parler de l’avantage d’étudier des zombies pour plusieurs maladie tel que la démence à corps de Lewy, l’Alzheimer, le Parkinson, la maladie de Huntington et bien d’autres. Ils ont même imaginé la stratégie pour capturer un zombie et de l’étudier. De quoi à donner des frissons.
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Le cerveau de zombie, un bon modèle pour les neuroscientifiques ?

 

Strasbourg: Les zombies sont-ils un bon modèle d'étude pour les neuroscientifiques? (Illustration)

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Des chercheurs basés à Strasbourg se sont questionnés à propos du zombie. Ce dernier est-il un bon modèle pour la recherche ? Il s’avère que même si le zombie appartient à la fiction, force est de constater que son cas est pris au sérieux par certains scientifiques.

Un modèle “prisé”

À Strasbourg, la 21e édition de la Semaine du Cerveau (11 au 17 mars 2019) a eu son petit événement. En effet, le 16 mars s’est déroulée une conférence traitant des zombies ! Sur la page de présentation de la conférence, il est possible de lire ceci :

« Avec ses chairs pourrissantes, sa démarche hasardeuse et sa mémoire défaillante, le zombie est souvent l’objet de moqueries prudentes. Pourtant, il constitue un modèle prisé en recherche scientifique pour l’étude du système nerveux central et périphérique. Cinq neurobiologistes strasbourgeois viendront présenter l’état des connaissances sur le zombie sur des sujets aussi variés que l’alimentation, les rythmes, la mémoire, les sens et la psychologie. »

Bien que le projet peut faire sourire, les chercheurs ont donc tenté d’appliquer une démarche scientifique à l’explication du cas zombie. Il s’agissait de la présentation d’un projet de recherche sur les maladies neurodégénératives de manière générale débuté en 2012 avec un budget de 1,5 million d’euros.

Un zombie, c’est quoi ?

Selon Jean-Christophe Cassel, un des chercheurs du projet, le zombie « a une faim inextinguible : il peut manger, manger, manger, ça ne conduira jamais à la satiété. Quand il se déplace, il claudique, il est lent. Il n’a pas d’inhibition, il a une mémoire qui fonctionne de façon catastrophique ».

Surtout, le zombie serait atteint de plusieurs maladies neurodégénératives : démence à corps de Lewy, Alzheimer, Parkinson, maladie de Huntington, maladie de Charcot et autres ataxies cérébelleuses impactant le cervelet. Ces maladies impactent alors le zombie dans sa démarche, sa mémoire, et génèrent une insatiabilité et un manque d’inhibition.

Il faut savoir que le cas des zombies a été plus ou moins “traité” dans le cadre d’autres études. En 2017, des chercheurs britanniques avaient affirmé qu’il suffirait d’une centaine de jours aux zombies pour anéantir l’humanité. En 2018, un scientifique américain a dit avoir mis au point une méthode pour détecter un hypothétique virus zombie avant qu’une épidémie ne se produise.

Crédits : Wikimedia Commons / Gianluca Ramalho Misiti

Des expérimentations ?

Chacun se fera une opinion, mais ces scientifiques un peu spéciaux disent avoir mené des “expérimentations”. En attendant d’avoir un compte-rendu de la conférence, il incombe de se laisser porter par le récit des chercheurs. Voici un passage de cet improbable scénario publié dans un communiqué de l’Université de Strasbourg :

« Pour le capturer, la technique est rodée : un chercheur sert d’appât, se fait voir par un zombie avant de courir jusqu’au sous-sol de la faculté de psychologie où une trappe permet d’emprisonner son poursuivant. Il ne faut pas courir trop vite, car le zombie a du mal à se déplacer à cause de sa musculature en putréfaction et de son atrophie cérébelleuse », précise Jean-Christophe Cassel, qui dit s’être inspiré des techniques du cirque pour créer le sas.

Une fois capturé, la vigilance est de mise. Des précautions d’autant plus importantes qu’une morsure transforme sa victime en zombie.

« À condition de ne pas être dévoré totalement », souligne le chercheur.

Côté prélèvements, exit la prise de sang classique.

« Nous leur tendons une assiette d’un succédané de chair humaine, ils passent le bras à travers la grille et nous pouvons en couper un bout. L’avantage du modèle c’est qu’il ne ressent pas la douleur et présente une absence totale d’émotions. En plus, il oublie vite ce qu’on lui a fait ».

Les morceaux étudiés ne posent par ailleurs aucun problème de recyclage.

« Nous les jetons aux autres zombies et ils les mangent ».

Source

https://sciencepost.fr/

Pour détecter les maladies, Joy Milne a du flair


Il existe des gens qui ont un odorat plus performant que d’autres. Ils travaillent souvent en parfumerie ou dans le monde du vin. Cette dame, elle utilise pour démasquer des maladies bien avant qu’ils soient dépistés. Elle peut sentir l’Alzheimer, le Parkinson, cancer, tuberculose. Elle serait donc plus rapide que la technologie ainsi que les animaux.
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Pour détecter les maladies, Joy Milne a du flair

 

nose draw | Valeri Pizhanski via Flickr CC License by

nose draw | Valeri Pizhanski via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

L’odorat sur-développé de la Britannique lui permet de repérer les cas d’Alzheimer, de Parkinson ou de cancer, et ce bien avant le diagnostic.

 

Repéré sur New Scientist

Avoir un odorat particulièrement développé ne destine pas forcément à travailler dans l’industrie du parfum ou dans le monde du vin. La Britannique Joy Milne, elle, est en train de vivre une nouvelle carrière, aussi formidable qu’inattendue: son nez absolument génial lui permet de détecter certaines maladies chez ses congénères.

Tout commence en 1994 lorsque le mari de Joy Milne, Les, apprend une terrible nouvelle: il est atteint de la maladie de Parkinson. Accompagnant son époux dans un groupe de parole consacré à cette maladie, Joy Milne prend soudain conscience que toutes les personnes atteintes présentent un point commun: l’odeur qu’elles dégagent. Un parfum musqué, que Joy avait commencé à repérer chez Les près de dix ans auparavant, sans pouvoir faire le lien avec la maladie qui n’avait pas encore été diagnostiquée.

Depuis toujours, Joy Milne est synesthésique: elle visualise notamment les odeurs, qu’elle ressent dans tout son corps et tout son être («Certaines odeurs me font froid dans le dos»). Ancienne infirmière, elle estime que de longues années passées dans le milieu médical ont sans doute contribué à affûter son odorat déjà exceptionnel, et à lui permettre de muscler cet incroyable don: elle peut reconnaître de nombreux problèmes de santé grâce à son seul nez.

Lorsqu’elle a découvert qu’elle possédait probablement un talent tout sauf anecdotique, Joy Milne a contacté des neurobiologistes, qui ont d’abord tiqué avant d’accepter de procéder à des tests. Les résultats se sont avérés plus que concluants: lorsqu’on lui a fait sentir des t-shirts, tout identiques, appartenant à des personnes différentes, l’Anglaise a su distinguer les malades des non-malades, à une exception près. Huit mois plus tard, la seule personne que Joy avait désigné comme atteinte alors qu’elle était censée ne pas l’être était diagnostiquée à son tour comme malade de Parkinson.

L’équipe du neurobiologiste Tilo Kunath, le scientifique vers qui Joy Milne s’était tournée, a découvert par la suite que certains marqueurs biologiques différaient selon qu’une personne était malade ou non, et que les différentes compositions chimiques de ces marqueurs semblaient être à l’origine de la différence de signature olfactive.

Aujourd’hui, le talent de Joy Milne est utilisé afin de repérer le plus tôt possible certains cas de Parkinson, c’est-à-dire avant même que les premiers signes avant-coureurs ne soient présents. Cela permet de gagner un temps incroyable dans la détection et le traitement de la maladie.

Mais pourquoi s’arrêter à Parkinson? «Chaque maladie a sa propre odeur», affirme Joy Milne, qui évoque les effluves vanillées de la maladie d’Alzheimer et l’odeur végétale, voire terreuse, de différents cancers.

L’an dernier, au cours d’un voyage humanitaire en Tanzanie, elle a également surpris les scientifiques en mission sur place, en parvenant à détecter des cas de tuberculose à partir de simples échantillons de salive. Jusque là, seuls des rats avaient pu être utilisés pour le même genre de détection… sauf que Joy Milne s’est montrée bien plus rapide que les rongeurs.

«Joy peut nous donner des informations en une journée, alors qu’avec les rats, cela peut prendre des mois», explique Christophe Cox, de l’ONG belge APOPO, dont le slogan est «Nous entraînons des rats à sauver des vies».

Joy Milne est heureuse de se rendre à ce point utile, ce qui l’a aidée à se remettre du décès de son mari en 2015. Ses super-pouvoirs de renifleuse de maladies ouvrent un tout nouveau champ de possibilités, comme l’indique Tilo Kunath, pour qui la détection par les odeurs doit désormais constituer une priorité.

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Besoin de vous souvenir de quelque chose ? Dessinez-le !


Je trouve que cette méthode de virtualisation d’information à ne pas oublier très intéressante. Le dessin serait même efficace chez les jeunes, mais aussi chez les personnes âgées qui ont des troubles de mémoires liés à l’âge, à la maladie comme la démence, l’Alzheimer.
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Besoin de vous souvenir de quelque chose ? Dessinez-le !

 

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par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Si vous avez besoin de vous souvenir de quelque chose, dessinez-le. C’est du moins la conclusion d’une étude menée auprès de personnes âgées. Les techniques de visualisation impliqueraient en effet davantage de régions cérébrales en lien avec la mémoire.

L’étude ciblait ici les personnes âgées (plus de 80 ans), mais des moins de 20 ans étaient également impliqués. Le résultat est le même : pour se souvenir de quelque chose, il est préférable de le dessiner plutôt que de l’écrire. Une étude qui pourrait permettre de faciliter un peu la vie des personnes souffrant de troubles de la mémoire inhérents à la vieillesse, de la maladie d’Alzheimer ou de démence. Et que ceux qui ne savent pas dessiner se rassurent, pas besoin d’être un artiste pour mettre votre cerveau “de votre côté”. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Current Directions in Psychological Science.

Dessiner pour se souvenir

Dans le cadre de cette étude, des chercheurs de l’Université de Waterloo, au Canada, on fait passer différents tests de mémoire à 48 participants. La moitié était âgée d’environ 20 ans et l’autre moitié d’environ 80 ans. Placé devant une série de mots, chaque participant devait soit les écrire, soit dessiner ce qu’ils représentaient.

La seconde partie du test visait à évaluer le nombre de mots retenus par chaque participant. Entre les deux tests, les volontaires ont été invités à écouter différents sons. L’idée consistait à perturber le processus de mémorisation. Au final, il en est alors ressorti que les mots les plus “retenus” étaient ceux dont les représentations avaient été dessinées. Et ce quel que soit le groupe de participants (jeunes ou plus âgés). Les plus jeunes ont eu tout de même plus de facilités à retenir les mots qui avaient été écrits. Mais pour les plus âgés, c’est clairement le dessin qui fonctionne.

Un moyen d’aider les personnes atteintes de démence

« Dessiner des images est vraiment une tâche simple, et qui peut facilement être mise en œuvre dans la vie quotidienne pour améliorer la mémoire, explique Melissa Meade, principale auteure de l’étude. Par exemple, dessiner une image de certains produits d’épicerie que vous devez acheter plus tard. Ou bien dessiner le repas que vous prévoyez de préparer. Dessiner fera en sorte que ces informations seront mémorisées beaucoup plus longtemps que si elles avaient été écrites. Nous sommes vraiment encouragés par ces résultats, poursuit-elle, et cherchons des moyens de les utiliser pour aider les personnes atteintes de démence, confrontées à un déclin rapide de la mémoire et de la fonction du langage ».

Pourquoi le dessin paraît-il plus efficace ? Pour les chercheurs, le simple fait de dessiner implique plusieurs manières de se représenter une même information : visuelle, spatiale, ou encore verbale. Davantage de régions cérébrales actives dans le stockage de la mémoire seraient donc impliquées, favorisant ainsi nos capacités à nous rappeler de telle ou telle information.

Source

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► 8 vitamines et minéraux qui pourraient être une perte d’argent (et même être dangereux)


Le marché des vitamines et minéraux est florissant, cependant avons-nous vraiment besoin de ces suppléments, alors qu’ils sont déjà présents dans une alimentation équilibrée.?  À moins d’un avis médical, il n’est vraiment pas nécessaire de dépenser de l’argent dans ce genre de commerce, surtout qu’en avoir plus qu’on devrait risque de nous rendre beaucoup plus malade.
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8 vitamines et minéraux qui pourraient être une perte d’argent (et même être dangereux)

 

Un excès de vitamines et de minéraux ne vous feront pas vivre plus longtemps.

Syda Productions/Shutterstoc

En ce qui concerne les suppléments, trop ne veut pas nécessairement dire mieux.

Trop d’une bonne chose?

Les vitamines et les minéraux sont essentiels à la santé, mais cela ne signifie pas que des mégadoses vous tiendront loin des hôpitaux ou qu’ils vous feront vivre plus longtemps. À mauvais dosage, certains peuvent être nocifs. Cependant, des doses élevées de certaines vitamines et minéraux peuvent convenir à certaines personnes. Parlez-en à votre médecin si vous êtes enceinte ou si vous pensez avoir bientôt des enfants si vous êtes végétarien ou végétalien, si vous bénéficiez d’un exposition limité au soleil, si vous êtes un athlète ou si vous pensez avoir une carence alimentaire. De plus, ce type de remède naturel pourrait être incompatible avec des médicaments sur ordonnance.

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Vitamines: plusieurs consomment le bêta-carotène pour les vertus anticancer.

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Bêta-carotène

La bêta-carotène est une substance que notre corps convertit en vitamine A. Si les autorités en santé canadienne ne recommandent pas une quantité particulière de bêta-carotène, une consommation journalière de vitamine A est cependant recommandée. Soit, 900 mcg pour les hommes et 700 mcg pour les femmes qui ne sont pas enceintes et qui n’allaitent pas. Parmi ses sources alimentaires les plus élevées, on retrouve les carottes, les épinards, le chou frisé et le cantaloup. Certaines personnes les prennent comme un antioxydant anticancéreux, mais ces suppléments peuvent augmenter le risque de cancer du poumon chez les fumeurs. De plus, contrairement à leurs homologues alimentaires, ils n’ont pas été démontrés pour prévenir toute autre forme de cancer.

Le corps entrepose la vitamine A dans le foie pour une longue période : une forte dose pourrait donc être toxique. En fin de compte – sauf sur la recommandation de votre docteur en relation à une condition médicale –, ne le prenez pas.

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Vitamines: L'acide folique réduirait le risque de défaut du tube neural chez les nouveau-nés.

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Acide folique

Il faut viser une consommation de 400 mcg de folate tous les jours. On en trouve dans le pain enrichi ou le pain de grains entiers, dans les céréales pour le petit-déjeuner, les légumineuses ou les asperges. L’acide folique – une forme de folate – est souvent associée à la réduction du risque de défaut du tube neural chez les nouveau-nés, c’est pourquoi les autorité en santé recommandent ce supplément aux femmes enceintes. Parce qu’on associe l’acide folique – une forme de folate –, à la réduction du risque de défauts du tube neural chez les nouveau-nés, c’est un supplément qui est fortement recommandé aux femmes enceintes par les autorités de la santé. Toutefois, certains docteurs font remarquer qu’à forte dose, la supplémentation peut contribuer au cancer du colon. Sauf si le docteur vous a recommandé l’acide folique pour une condition médicale, par exemple une maladie intestinale inflammatoire, c’est un supplément nécessaire seulement aux femmes enceintes ou en voie de le devenir, ou aux femmes allaitantes.

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Vitamines: Certaines personnes prennent du sélénium pour prévenir le cancer de la prostate.i

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Sélénium

Essayer d’obtenir 55 microgrammes de sélénium provenant de sources naturelles, comme les noix du Brésil, le thon et le bœuf. Certaines personnes prennent du sélénium pour prévenir le cancer, en particulier le cancer de la prostate. Mais ces bonnes intentions pourraient se retourner contre vous. Une étude majeure a révélé que la prise de sélénium pourrait augmenter le risque de cancer de prostate chez les hommes qui ont déjà un haut taux de ce minéral. Une méthode parfaitement sécuritaire pour prévenir le cancer de la prostate? L’éjaculation! Le sélénium pourrait également être l’un des pires suppléments pour le diabète. Une autre étude de 2007 a révélé un risque accru de 50 % de diabète de type 2 chez les personnes qui ont pris 200 microgrammes par jour. À long terme, il est possible de développer une dose toxique de sélénium, ayant des effets secondaires tels que la perte de cheveux ou des lésions cutanées. Bien que rarement, une trop grand dose pourrait s’avérer létale. En fin de compte mieux vaut ne pas en prendre sans une indication contraire de votre médecin.

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Selon certaines études, la vitamine B6 aidera à prévenir le déclin mental et les maladies cardiaques.

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Vitamine B6

Les adultes âgés de 19 à 50 ans devraient consommer chaque jour 1,3 milligramme de vitamine B6. Les pommes de terre au four, les bananes et les pois chiches en sont d’ailleurs une bonne source. Après 50 ans, les hommes devraient viser une consommation quotidienne de 1.7 milligramme comparé à 1.5 pour les femmes. Certains utilisent ce supplément pour prévenir le déclin mental, d’autres pour influencer les niveaux d’homocystéine (un acide aminé associé à une maladie cardiaque), mais les études sont mitigées. Deux revues ont échoué systématiquement à démontrer ses avantages cognitifs, et bien que la vitamine B6 réduit l’homocystéine, il n’est pas clair si cela empêche véritablement les crises cardiaques. Les personnes présentant certaines conditions médicales – comme les maladies rénales – peuvent avoir besoin de ce supplément. Cependant, la consommation prolongée d’une forte dose de B6 peut entraîner des dommages au système nerveux. En fin de compte : prenez-le si votre médecin le recommande.

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Une carence en vitamine B12 peut causer l'anémie et la démence.

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Vitamine B12

Dans la liste des aliments riches en vitamine B12, on trouve les poissons, les crustacés, le bœuf maigre et les céréales de petit déjeuner enrichies. C’est une vitamine dont les végétariens et les végétaliens ont tendance à ne pas avoir assez dans leur organisme. Voici comment ce manque de vitamine B12 peut entrainer une dépression chez les végétariens.

L’objectif est d’en consommer 2,4 microgrammes tous les jours. Plusieurs personnes âgées éprouvent des difficultés à absorber naturellement la vitamine B12 et peuvent bénéficier de nourriture enrichie ou de supplément. Occasionnellement, une carence — qui peut causer l’anémie et la démence — est un problème pour ces personnes, de sorte que de fortes doses de suppléments sous forme orale ou par des injections peuvent les aider à renverser le processus.

Cependant, de fortes doses de B12 n’ont pas été prouvées pour prévenir les pertes cognitives et elles ne stimulent pas l’énergie. L’apport maximum tolérable pour la vitamine B12 n’est pas défini, car il n’y a pas d’évidence quant aux effets adverses à forte dose. En fin de compte : si vous avez 50 ans et plus ou si vous êtes végétalien ou végétarien, essayez de combler votre apport quotidien en vitamine B12, soit sous forme de suppléments, soit par des nourritures enrichies.

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La vitamine C permettrait de protéger contre le rhume.

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Vitamine C

La vitamine C se retrouve dans plusieurs fruits et légumes, par exemple, dans les agrumes, dans les melons et dans ces 15 autres aliments. Les hommes adultes devraient en consommer 90 milligrammes par jour, tandis que les femmes devraient viser 75 milligrammes. Certaines personnes prennent des suppléments en guise de prévention contre le rhume. Une revue d’études contrôlées a démontré que la prise de suppléments en vitamine C régulière pouvait réduire la durée des symptômes, mais n’avait aucune incidence sur le nombre de rhumes dont une personne peut souffrir. Les fumeurs peuvent avoir besoin de vitamines supplémentaires en vitamine C. Il a été démontré que les personnes consommant beaucoup de vitamine C, de fruits et de légumes courent un risque plus faible d’avoir un cancer et de souffrir de maladies cardiovasculaires. Cependant, il n’est pas clair que les suppléments peuvent aider à prévenir ou à traiter ces maladies. En fin de compte : la plupart des gens n’ont pas besoin de suppléments C.

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On associe la vitamine E à la prévention de plusieurs maladies : maladies cardiaques, cancers et maladie d'Alzheimer.

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Vitamine E

La vitamine E – que l’on trouve dans l’huile végétale, les noix et les légumes verts feuillus et d’autres aliments – a été associée à la prévention des maladies cardiaques, du cancer et de la maladie d’Alzheimer. Essayez d’en consommer 15 milligrammes par jour en provenance de votre alimentation. Non seulement les études ont échoué à montrer que les suppléments de vitamine E empêcheraient les crises cardiaques ou le cancer, mais des doses élevées pourraient augmenter le risque d’AVC. Une étude a révélé que la vitamine E issue de la nourriture — mais pas des suppléments — aiderait à prévenir la maladie d’Alzheimer. En fin de compte : ne prenez pas de suppléments.

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Vitamines: le zinc traiterait les symptômes du rhume.

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Zinc

La portion quotidienne recommandée trouvée dans la nourriture (notamment dans les huîtres, le bœuf maigre et les céréales pour le petit-déjeuner) est de 11 milligrammes pour les hommes et de 8 milligrammes pour les femmes.

Il serait avéré que l’action du zinc – pris sous forme de pastille ou de sirop, mais pas nécessairement sous forme de supplément – pourrait aider à diminuer la durée et la sévérité des symptômes du rhume. Cependant, le dosage idéal ou la durée de la prescription restent toujours inconnus. À long terme, les doses élevées peuvent affaiblir le système immunitaire. En fin de compte, votre médecin peut vous recommander ce supplément pour plusieurs conditions médicales ou si vous êtes végétarien. ne le prenez pas, sauf pour l’utilisation occasionnelle sous forme de pastilles de zinc ou de pulvérisations pour les rhumes.

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Maladie d’Alzheimer: des chercheurs mettent en cause des virus dans le cerveau


L’idée que certains virus pourraient être un facteur qui enclenche la maladie d’Alzheimer est une nouvelle piste de recherche. Les chercheurs ont observé plusieurs cerveaux malades et on remarquer une correspondance avec l’herpès humain. Cela ne veut pas dire que tout ceux qui ont eu l’herpès un moment de leur vie auront automatiquement l’Alzheimer, mais seulement que cette piste pourrait amener dans l’avenir d’autres traitements qui pourraient être efficaces.
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Maladie d’Alzheimer: des chercheurs mettent en cause des virus dans le cerveau

 

Des virus qui se faufilent jusque dans le cerveau pourraient jouer un rôle dans... (PHOTO ARCHIVES LE DROIT)

PHOTO ARCHIVES LE DROIT

 

LAUREN NEERGAARD
Associated Press
Washington

Des virus qui se faufilent jusque dans le cerveau pourraient jouer un rôle dans la maladie d’Alzheimer, rapportent jeudi des scientifiques, dans une étude surprenant qui promet de relancer certaines théories longuement débattues sur ce qui déclenche cette maladie qui efface l’esprit.

Les résultats ne prouvent pas que les virus causent la maladie d’Alzheimer ni ne laissent entendre qu’elle est contagieuse.

Mais une équipe dirigée par des chercheurs du réseau de santé new-yorkais Mount Sinai a découvert que certains virus – dont deux virus de l’herpès extrêmement courants – influencent le comportement des gènes impliqués dans la maladie d’Alzheimer.

L’idée que les infections qui surviennent plus tôt dans la vie puissent en quelque sorte préparer le terrain à l’apparition de la maladie d’Alzheimer des décennies plus tard mijote en périphérie de la médecine traditionnelle depuis des années. Elle a été éclipsée par la théorie dominante selon laquelle la maladie d’Alzheimer provient de plaques collantes qui obstruent le cerveau.

L’étude de jeudi interpelle même quelques spécialistes qui n’ont jamais cru au lien avec une infection et qui disent maintenant qu’il est temps d’y regarder de plus près, d’autant plus que les tentatives pour empêcher la formation de ces plaques de bêta-amyloïdes ont échoué.

L’étude concorde également avec les preuves de plus en plus nombreuses voulant que l’agressivité du système immunitaire du cerveau face aux virus ou autres germes puisse être plus dangereuse que l’infection elle-même, explique le docteur Rudolph Tanzi, spécialiste de l’alzheimer à l’Hôpital général du Massachusetts.

Avec un collègue de Harvard, le docteur Robert Moir, le docteur Tanzi a réalisé des expériences qui montrent que le bêta-amyloïde collant capture et engloutit les germes envahissants – et c’est pourquoi la plaque commence à se former en premier lieu.

«Il restait encore une question: dans le cerveau (touché par l’alzheimer), quels sont les microbes qui sont importants, quels sont les microbes qui déclenchent la plaque ?», indique le docteur Tanzi, qui n’a joué aucun rôle dans la nouvelle recherche.

L’équipe de Mount Sinai et de l’université Arizona State a trouvé des suspects viraux – de façon accidentelle. L’étude financée par les Instituts nationaux de la santé (NIH) ne partait pas à la chasse aux virus, mais cherchait de nouvelles cibles de médicaments pour la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs utilisaient des données génétiques complexes provenant de centaines de cerveaux dans plusieurs banques de cerveaux pour comparer les différences entre les personnes mortes avec l’alzheimer et les personnes ayant des fonctions cognitives normales.

Les premiers indices que les virus étaient dans les parages «nous ont sautés dessus en criant», lance un généticien de Mount Sinai, Joel Dudley, un des auteurs principaux de la recherche publiée jeudi dans la revue «Neuron».

L’équipe a trouvé des niveaux de matériel génétique viral beaucoup plus élevés dans les cerveaux atteints de la maladie d’Alzheimer que dans les cerveaux normaux. L’étude de jeudi interpelle même quelques spécialistes qui n’ont jamais cru au lien avec une infection et qui disent maintenant qu’il est temps d’y regarder de plus près, d’autant plus que les tentatives pour empêcher la formation de ces plaques de bêta-amyloïdes ont échoué.Les plus abondants étaient deux virus de l’herpès humain, connus sous le nom de HHV6a et HHV7, qui infectent la plupart des gens pendant l’enfance, souvent sans symptômes, puis restent dormants dans le corps.

Ce n’était pas inhabituel. Depuis 1980, d’autres chercheurs ont lié une variété de bactéries et de virus, y compris un autre type d’herpès qui cause l’herpès labial, à un risque accru d’alzheimer. Mais les chercheurs n’avaient encore jamais pu déterminer si les germes étaient simplement des spectateurs, ou s’ils stimulaient activement la maladie d’Alzheimer.

Les réseaux sociaux des virus

La nouvelle étude est allée plus loin: les chercheurs ont utilisé des modèles informatiques pour vérifier comment les gènes viraux interagissent avec les gènes humains, les protéines et l’accumulation d’amyloïdes, presque comme les réseaux sociaux des virus, explique le docteur Dudley.

«Nous sommes en mesure de voir si les gènes viraux sont les amis de certains des gènes de l’hôte, et s’ils envoient des gazouillis, nous pouvons voir qui retransmet leurs gazouillis», a-t-il ajouté.

Ils ont trouvé plusieurs interactions, ce qui suggère que les virus pourraient même activer et désactiver les gènes liés à la maladie d’Alzheimer. Pour voir si ces interactions importaient, les chercheurs ont élevé des souris dépourvues d’une molécule que l’herpès semblait détruire. Effectivement, les animaux ont développé davantage de ces plaques amyloïdes.

«Je lis cette étude et je tombe assis et je dis « wow »», admet le directeur des programmes scientifiques de l’Association Alzheimer, le docteur Keith Fargo.

Il affirme que la recherche rend beaucoup plus plausible l’hypothèse d’une connexion virale, mais avertit que l’étude ne changera pas dans l’immédiat la façon dont les patients d’aujourd’hui sont traités.

Si les résultats se confirment, ils pourraient changer la façon dont les scientifiques cherchent de nouvelles façons de traiter ou de prévenir l’alzheimer. Déjà, les NIH financent une première étude pour voir si un médicament antiviral est bénéfique pour les personnes atteintes légèrement de la maladie d’Alzheimer et de différents virus de l’herpès.

Le simple fait d’être porteur d’un virus de l’herpès «ne signifie pas que vous allez avoir la maladie d’Alzheimer, souligne le docteur Tanzi. Il n’a peut-être même pas pénétré le cerveau».

Mais dans une autre étude qui sera bientôt publiée, le docteur Tanzi démontre biologiquement comment le virus HHV6 et un virus qui cause des feux sauvages peuvent déclencher ou «ensemencer» la formation de la plaque amyloïde, ce qui soutient les découvertes du réseau de santé Mount Sinai.

Pourtant, il ne pense pas que les virus soient les seuls suspects.

«L’étude de Mount Sinai nous raconte le côté viral de l’histoire, nous devons encore travailler sur le côté microbien de l’histoire, explique le docteur Tanzi, qui recherche des bactéries et autres pathogènes dans ce qu’on appelle le projet Brain Microbiome. Le cerveau a toujours été considéré comme un endroit stérile. Ce n’est absolument pas vrai.»

http://www.lapresse.ca/