Le Saviez-Vous ► Pourquoi écrit-on de gauche à droite ?


L’écriture aurait commencé en Mésopotamie, il y a environs 6 000 ans. Si l’écriture est de gauche a droite cela était semble t-il par commodité. Pourtant, dans quelques pays, l’écriture, est contraire ou différente
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Pourquoi écrit-on de gauche à droite ?

 

 

écrire notes

Crédits : Pixabay / StockSnap

par Marine

Même si ce fait ne concerne pas tous les pays et toutes les cultures, il est vrai qu’il concerne une grande partie de la planète. Qu’il s’agisse d’écrire à la main ou de plus en plus avec des claviers numériques, cela reste tellement machinal que l’on y pense même plus.

Alors pourquoi n’écrit-on pas de haut en bas, ou en diagonale ? Et pourquoi les populations arabes écrivent-elles de droite à gauche ?

Faisons le point sur la situation.

Les débuts de l’écriture

Pour rappel, l’écriture trouve son berceau en Mésopotamie et en Égypte, il y a de ça environ 6000 ans. Concentrons-nous d’abord sur les premiers, chez qui l’écriture cunéiforme est développée. Il s’agit d’utiliser des signes pour signifier les sons, ce qui a pour avantage de nécessiter moins de symboles.

En Mésopotamie, l’hypothèse la plus admise pour expliquer le fait que les scribes aient opté pour la rédaction de gauche à droite est très simple. La plupart d’entre eux étant droitiers, ils auraient choisi ce sens tout naturellement pour voir ce qu’ils écrivaient. D’autre part, en écrivant de la main gauche, ils auraient souillé les tablettes sur lesquelles ils prenaient des notes.

Avec le développement de ce moyen de communication est venu le besoin de mettre en place un système d’écriture unique, pour faciliter la vie quotidienne. Dès lors, les écoliers ont commencé à apprendre à lire et à écrire de gauche à droite. Cela a par la suite instauré un mode de fonctionnement millénaire.

écriture livre calligraphie arabe

Crédits : Flickr/ ActuaLitté

Différents modes d’écriture

Pour les Égyptiens en revanche, l’évolution ne s’est pas faite ainsi. Ils utilisent les hiéroglyphes pour communiquer, ce qui nécessite la maîtrise d’énormément de symboles différents. Les scribes qui rédigeaient sur les papyrus utilisaient leur main gauche pour tenir celui-ci. De fait, il était plus pratique pour eux de rédiger de droite à gauche avec la main opposée, pour suivre le mouvement.

Comme dans le premier cas de figure, cette méthode d’écriture s’est alors transmise de génération en génération, pour se répandre dans une bonne partie du bassin méditerranl’alphabet araméen (qui se lit de droite à gauche) se propage dans cette région, et de nombreuses écritures en résulteront au fil des siècles. éen. Aux alentours du IXe siècle av. J.-C., Cela explique notamment pourquoi les écrits arabes et hébreux sont rédigés de cette manière.

Pour ce qui est des symboles des écritures chinoise et japonaise, il s’avère qu’ils peuvent être écrits aussi bien horizontalement que verticalement. En Chine, la tradition veut que ceux-ci soient rédigés de droite à gauche en partant du coin en haut à droite du document. Mais avec l’influence des systèmes d’écriture anglophones, il est de plus en plus d’usage de rédiger de gauche à droite en partant de la partie supérieure gauche du support d’écriture

Source

https://lesavaistu.fr/

Le mystérieux manuscrit de Voynich enfin décodé par une IA ?


Le manuscrit de Voynich qui aurait été écrit entre 1404 et 1438 qui a toujours été un mystère total, commencerait à céder ses secrets grâce à des chercheurs canadien qui fait des algorithmes et on utilisé l’intelligence artificielle ainsi que Google Traduction et un document Déclaration universelle des droits de l’Homme qui est traduit en 230 langues.
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Le mystérieux manuscrit de Voynich enfin décodé par une IA ?

 

Marc Zaffagni
Journaliste

Deux informaticiens pensent être parvenus à identifier la langue du manuscrit de Voynich, un texte rédigé au XVe siècle et qui était jusqu’ici impénétrable. Pour cela, ils se sont aidés d’une série d’algorithmes et du service Google Traduction.

Depuis sa découverte au XXe siècle, de nombreux historiens et cryptographes se sont évertués, en vain, à déchiffrer le manuscrit de Voynich. C’est peut-être finalement une intelligence artificielle (IA) qui y est parvenue. Greg Kondrak et Bradley Hauer, deux chercheurs en informatique et spécialistes en traitement du langage naturel de l’université de l’Alberta (Canada), ont créé une série d’algorithmes grâce à laquelle ils ont pu analyser cet alphabet inconnu et identifier la langue utilisée.

Le manuscrit de Voynich est un codex du XVe siècle. Long de 240 pages manuscrites, il est accompagné de dessins de plantes, de nus et d’observations astronomiques. À ce jour, il est considéré comme le plus important cryptogramme non résolu. Toutes sortes d’hypothèses ont été émises quant à la langue d’origine du texte : latin, italien, arabe coranique, moldave, thaï, pinyin. Pour sa part, l’équipe de l’université de l’Alberta penchait au départ pour l’arabe.

Plusieurs analyses du manuscrit de Voynich ont penché pour un guide botanique. L’analyse pratiquée à l’aide de l’intelligence artificielle a amené les chercheurs à confirmer cette hypothèse. © DP

Plusieurs analyses du manuscrit de Voynich ont penché pour un guide botanique. L’analyse pratiquée à l’aide de l’intelligence artificielle a amené les chercheurs à confirmer cette hypothèse. © DP

    80 % des mots figurent dans un dictionnaire hébreu

    Pour vérifier leur théorie, les chercheurs ont entraîné leurs algorithmes en se servant d’échantillons du texte de la « Déclaration universelle des droits de l’Homme » dans 380 langues différentes. Et, contre toute attente, la machine a estimé que le manuscrit de Voynich avait été rédigé en hébreu. Les chercheurs se sont ensuite employés à tenter de traduire ce texte. Pour ce faire, ils sont partis de l’hypothèse de base que le cryptage reposait sur des alphagrammes, technique qui consiste à réorganiser les lettres d’un mot dans l’ordre alphabétique pour former des anagrammes. Ils ont alors conçu un algorithme capable de déchiffrer les mots.

    « Il s’est avéré que plus de 80 % des mots existaient dans un dictionnaire hébreu, mais nous ne savions pas si, pris ensemble, ils avaient un sens. »

    Greg Kondrak et Bradley Hauer se sont tournés vers un confrère parlant hébreu pour savoir si la première phrase du texte traduite avec cet idiome était cohérente. Réponse négative. Les chercheurs ont alors tenté de convertir la phrase hébreu en anglais en se servant tout simplement du service Google Traduction. Et là, ils ont obtenu quelque chose…

    Le manuscrit de Voynich serait un guide botanique

    Dans la langue de Shakespeare, la première phrase du manuscrit dirait :

    « She made recommendations to the priest, man of the house and me and people ».

    Traduite en français, cela signifie : « Elle a fait des recommandations au prêtre, à l’homme de la maison, à moi et aux gens ».

    Une phrase d’introduction bien curieuse, a lui-même admis le professeur Kondrak. Ce dernier estime que seule la contribution d’historiens spécialisés en hébreu ancien pourrait aider à une interprétation plus cohérente de ces traductions étant donné la syntaxe atypique qui a été employée.

    Bref, pour le moment, le manuscrit de Voynich garde encore son mystère. Cependant, les chercheurs concluent leur article scientifique paru dans Transactions of the Association for Computational Linguistics en soutenant que le texte est probablement de l’hébreu avec les lettres réarrangées pour suivre un ordre fixe. L’étude a révélé plusieurs mots pris individuellement signifiant « fermier », « air », « lumière », « feu ». Les auteurs estiment que cela conforte l’hypothèse déjà émise plusieurs fois que le manuscrit de Voynich serait en fait un guide botanique. Forts de cette première expérience, ils comptent continuer à affiner leur algorithme et l’appliquer à d’autres manuscrits anciens.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Le manuscrit de Voynich est un casse-tête pour les historiens et les cryptographes, qui n’ont toujours pas réussi à percer son mystère.

  • Grâce à la puissance des algorithmes, des chercheurs de l’université de l’Alberta (Canada) pensent avoir identifié la langue du texte utilisée sous forme d’anagrammes.

  • Mais encore faut-il que des historiens spécialisés en hébreu ancien puissent trouver un sens à ces écrits.

https://www.futura-sciences.com

Android sait où vous êtes, partout, tout le temps, même si vous avez désactivé l’option de localisation


Cela, je m’en doutais que les cellulaires peuvent nous retracer n’importe où et sais presque tout sur nos habitudes d’achats même si on n’autorise pas toutes les fonctions des applications. Bref, le seul moyen pour ne pas être pisté est de ne pas en avoir un. Ce qui aujourd’hui est quasi impossible pour bien des gens
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Android sait où vous êtes, partout, tout le temps, même si vous avez désactivé l’option de localisation

 

«Vous êtes ici» | Sophie & cie via Flickr CC License by

«Vous êtes ici» | Sophie & cie via Flickr CC License by

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur Quartz, Slate.com

Et pour corser l’affaire, il le transmet à Google.

Vous pourrez désactiver toutes les fonctions possibles, cesser d’utiliser vos applications, enlever votre carte SIM… si vous trimballez votre téléphone Android dans votre poche, Android le saura.

Depuis janvier, Google s’est mis à utiliser les identifiants des téléphones Android comme «un signal supplémentaire pour augmenter davantage la vitesse et la performance du système de messagerie», a déclaré un porte-parole du géant du web à Quartz.

Or cette collecte passe par les antennes-relais de téléphonie mobile les plus proches et renvoie les coordonnées à Google, qui gère la structure Alphabet, elle-même derrière Android.

Une localisation forcée qui n’est pas sans risque

De cette façon, Google a accès aux données concernant la position et les mouvements des utilisateurs d’Android, le tout dans un rayon approximatif de 400m, qui se réduit considérablement dans les zones urbaines où les tours sont plus nombreuses et permettent une localisation triangulaire plus précise.

Selon le porte-parole, les données sont cryptées et n’ont jamais été conservées, et Google aurait prévu d’arrêter la retransmission des identifiants cellulaires d’ici la fin du mois.

Quartz souligne les risques accrus qu’impliquent cette localisation contrainte pour les forces de police ou les personnes victimes de violences domestiques, dont les coordonnées pourraient être aisément récupérées pour peu que leur téléphone ait été piraté ou affecté par un logiciel espion.

Ces révélations interviennent alors que d’autres compagnies ont été critiquées pour la négligence avec laquelle elles traitent la vie privée de leurs clients. En avril, Uber avait trouvé le moyen d’identifier les utilisateurs d’iOS (Apple) même après suppression de l’application, et traçait jusqu’à fin août la localisation des passagers une fois leur course terminée. Une étude de 2015 révélait déjà que des applications comme Angry Birds, Pandora ou Candy Crush passaient outre les autorisations de localisation. L’option n’apparaît plus que comme une vignette sans garantie.

Un business à plusieurs milliards

«Cela semble assez intrusif de la part de Google de collecter de telles informations, qui ne sont utiles pour les réseaux d’opérateurs téléphoniques que lorsqu’il n’y a pas de carte SIM ou de services activés», commente Matthew Hickey, co-fondateur de la Hacker House, une entreprise de sécurité basée à Londres.

De fait, ces informations constituent un véritable business pour des applications ou des sociétés (comme Facebook ou Alphabet, dont les valeurs cumulées sont estimées à 12.000 milliards de dollars), qui peuvent les revendre ou les acheter pour mieux cibler leurs clients. Le service SafeGraphavait ainsi collecté pour le seul mois de novembre 2016, aux États-Unis, l’équivalent de 17 milliers de milliards de données ponctuelles de smartphones.

Attendre un minimum d’intimité sur nos smartphones devient «à la limite du délirant», ironise Slate.com. Et de conclure:

«Si vous voulez être sûr d’être véritablement protégé contre le pistage indésirable de vos données personnelles, la seule option garantie est d’éteindre votre téléphone, d’enlever la batterie, et de le laisser à la maison.»

Restera votre adresse.

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► Les cinq dates clefs du braille, la «lecture par les doigts»


Aujourd’hui, le 4 janvier, fût l’année Internationale du braille. Une méthode qui a pu changer la vie des non-voyants et qui après Barbie et Braille à pu évoluer
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Les cinq dates clefs du braille, la «lecture par les doigts»

 

  • Par Esther Paolini

1809: naissance de Louis Braille

Né à Coupvray, une commune à une quarantaine de kilomètres de Paris, Louis Braille perd la vue à l’âge de 3 ans, suite à un accident dans l’atelier de son père, travaillant le cuir. Enfant très vif, il continue d’aller à l’école, avant que son père le fasse intégrer l’Institution Royale des Jeunes Aveugles à l’âge de 10ans. Cette école a été fondée par Valentin Haüy, l’un des premiers professeurs et interprètes à s’intéresser à la formation des aveugles.

1827: première transcription en braille

Élève surdoué, Louis Braille brille aussi bien en français, qu’en arithmétique. Il prend aussi connaissance du système «Barbier», tiré du nom du philanthrope Charles Barbier de La Serre, ayant imaginé un code pour les non-voyants. Ce système repose sur des points en relief, retranscrivant la phonétique des mots, non leur orthographe. Le jeune prodige travaille alors à la création d’un système ne représentant pas les sons, mais bien l’alphabet usuel. Il y parvient en 1827, avec la parution de Grammaire des grammaires en braille. Son système repose sur six points saillants reliés par un principe binaire permettant 63 combinaisons différentes.

1852: Louis Braille décède et entre au Panthéon, un siècle plus tard

Après la création du braille, le jeune homme publie deux manuels où il détaille sa méthode de lecture avec les doigts et propose un second système perfectionné en 1839. À travers ces deux ouvrages, toutes les disciplines, de la géométrie à la musique sont déclinées en braille. Devenu professeur, il consacre la plupart de son temps à ses recherches, avant de tomber malade d’une tuberculose. Il décède en janvier 1852. Un siècle plus tard, le président de la IVe République Vincent Auriol lui rend hommage et transfère ses cendres au Panthéon.

1882: publication de l’Abrégé Orthographique Français de l’Écriture Braille

Ancien élève et professeur de l’Institut comme Louis Braille, Maurice de La Sizeranne poursuit son œuvre après son décès. Il publie en 1882 un système «abrégé», car prenant moins de place que les précédents. Avec des abréviations et des assemblages de lettres, Sizeranne répond à la principale problématique du système Barbier et Braille, puisqu’il permet d’inscrire plus d’information en un espace réduit. Il crée par la suite l’association Valentin Haüy, qui aide les aveugles et malvoyants en 1889.

1937: création de la bibliothèque sonore

Alors qu’une première bibliothèque de braille voit le jour en 1886 sous l’égide de Sizeranne, il faut attendre la période de l’entre-deux-guerres pour voir naître la première bibliothèque sonore. C’est en 1937 qu’est ouvert l’établissement, où les livres enregistrés le sont d’abord sur des disques 33 tours. Vient ensuite le livre parlé sur cassette, suivi de la «digicassette», premier appareil électronique à affichage braille éphémère qui apparaît en 1974. Une informatisation qui touche ensuite l’imprimerie, avant de voir les premiers livres en braille numérisés en 2004. Aujourd’hui, entre 10 et 15% des personnes atteintes de cécité utiliseraient le braille, selon l’association Valentin Haüy.

http://www.lefigaro.fr/

Le Saviez-Vous ► Louis Braille et l’alphabet braille


Louis Braille est devenu aveugle par accident d’un oeil est l’infection dans l’autre. Malgré tout, il a perfectionné l’écriture de l’invention de Charles Barbier. Son travail pour aider ceux qui comme lui sont des non-voyants a pu ouvrir la porte pour de grandes études, et une meilleure autonomie
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Louis Braille et l’alphabet braille

 

Louis Braille inventeur des 6 points magiques

le 4 janvier 1809 dans une petite bourgade rurale, Coupvray, à une quarantaine de kilomètres de Paris, rien ne pouvait laisser prévoir que Louis Braille reposerait un jour au Panthéon, aux côtés des plus illustres des Français. Son père était le bourrelier de Coupvray et Louis était le plus jeune d’une fratrie de 4 enfants.

Son destin bascula quand, âgé de trois ans, il se blessa gravement à un oeil dans l’atelier de son père, probablement en jouant avec un de ses outils. La date de l’accident, ses circonstances exactes, 1’évolution de la blessure de l’enfant et les soins qui lui furent prodigués sont mal connus. Toujours est-il qu’il perdit non seulement l’oeil blessé, mais aussi celui qui n’avait pas été atteint. A une époque où l’on ne savait pas encore grand’chose des problèmes d’infection, il était courant que la perte accidentelle d’un oeil entraîne la perte de l’autre.


Maison natale de louis Braille à Coupvray

Il est avéré que le jeune aveugle fréquenta l’école du village, tout en contribuant à la maison au travail familial de la bourrellerie : il confectionnait, paraît-il, des franges de harnais, ce qui l’aida probablement à développer son habileté manuelle, qualité fort utile dans son cas. Ses parents savaient lire et écrire. Il est certain qu’ils étaient très conscients de l’importance d’une bonne instruction pour un enfant aussi gravement handicapé que l’était leur fils Louis. Nul ne sait comment ils furent informés de l’existence de l’école fondée par Valentin Haüy, école qui n’avait retrouvé son indépendance qu’en 1815, après plusieurs années de partage des locaux des Quinze-Vingts, mais il est prouvé que le père de Louis Braille écrivit plusieurs fois à l’institution Royale des Jeunes Aveugles pour se renseigner sur l’instruction qui y était donnée. Finalement, il demanda et obtint l’admission de son fils, qui y fut accueilli en 1819 : Louis était alors âgé de 10 ans.

A cette époque, l’institution Royale occupait un bâtiment qui a aujourd’hui disparu et dont l’emplacement se situe au coin de la rue des Ecoles et de la rue du Cardinal-Lemoine. Dans ce bâtiment, tout proche de l’enceinte de Philippe-Auguste, Saint-Vincent de Paul avait fondé en 1625 la congrégation des Prêtres de la Mission. C’est là aussi que, pendant la révolution, des prêtres réfractaires avaient été massacrés, le 3 septembre 1792. Il est difficile, de nos jours, d’imaginer que ce quartier était autrefois insalubre. C’était pourtant le cas et c’est à l’humidité des lieux, au manque d’air et de lumière, au chauffage insuffisant et à la promiscuité due à l’exiguïté des locaux que certains attribuent la responsabilité de la tuberculose qui devait emporter Louis Braille.

Valentin Haüy

 

Le Directeur de l’institution, à l’arrivée de Braille, était un médecin, le Docteur Guillié, auteur d’un « essai sur l’instruction des aveugles » publié en 1817. Cet essai n’apportait rien de vraiment nouveau en matière d’instruction des aveugles. On continuait à utiliser les caractères en relief mis au point par Valentin Haüy, si difficiles à lire avec les doigts. Pour ce qui est de l’écriture, on en restait aux deux procédés connus depuis Haüy : le maniement de caractères typographiques pour gaufrer le papier, ou le guide-main. Cela faisait dire à l’abbé Carton, directeur de l’école pour aveugles de Bruges :

« A Paris, il n’y a que 3 ou 4 aveugles sachant écrire ».

Pour la musique, on se contentait de faire appel à la mémoire auditive des élèves. Comme du temps de Haüy, les aveugles de l’institution (ou plutôt les plus doués d’entre eux) se produisaient régulièrement en public.

Caractères, planche à composer et casse utlisés par Valentin Haüy pour enseigner la lecture aux jeunes aveugles

Deux modèles de planches à écrire conçues par Valentin Haüy avec, au centre, une planche gravée en creux pour apprendre la forme des lettres

Deux ans après l’arrivée de Louis Braille à l’Institution le Docteur Guillié était remplacé par un autre médecin, le Docteur Pignier, qui semble avoir beaucoup apprécié Braille et qui a contribué à le faire mieux connaître. A Pignier revient le mérite d’avoir permis à Valentin Haüy, qui n’avait plus que quelques mois à vivre, de revenir enfin dans l’école qu’il avait fondée et dont il avait été écarté en raison de son attitude pendant la révolution. On peut imaginer (rien n’est prouvé) que Braille, qui avait alors douze ans, rencontra ce jour-là celui qu’il devait quelques années plus tard égaler dans l’admiration et la reconnaissance des aveugles.

Dès son entrée à l’institution, Braille apparut comme un élève de premier ordre. Il réussissait dans toutes les disciplines enseignées et raflait toutes les récompenses, qu’il s’agisse de tâches manuelles ou de travaux intellectuels. Voici ce qu’en dit Pignier –

« Doué d’une grande facilité, d’une intelligence vive et surtout d’une rectitude d’esprit remarquable, il se fit bientôt connaître par ses progrès et ses succès dans ses études. Ses compositions littéraires ou scientifiques ne renfermaient que des pensées exactes ; elles se distinguaient par une grande netteté d’idées exprimées dans un style clair et correct. On y reconnaissait de l’imagination ; mais celle-ci était toujours dirigée par le jugement ».

Quant à sa personne, voici comment la décrit son ami Coltat :

« Un air intelligent, une figure qu’illuminait assez souvent un agréable sourire, mais que jamais ne troublait une folle gaité, tout dans la physionomie du jeune Braille faisait pressentir les plus heureuses dispositions et annonçait les plus aimables qualités ».

Braille n’avait pas encore quinze ans qu’on lui confiait déjà certaines responsabilités d’enseignement, notamment à « l’atelier de chaussons de lisière et de tresse ». En 1828, il reçut le titre de « répétiteur », qui se transforma ultérieurement en titre de « professeur». Son enseignement n’était pas spécialisé mais portait sur des matières très diverses : grammaire, histoire, géographie, arithmétique, algèbre, géométrie, piano, violoncelle. Il semble qu’il ait été un aussi bon professeur qu’il avait été un bon élève.

« Chez [ses élèves], écrit Coltat, l’émulation n’avait pas seulement pour but de s’égaler et de se surpasser les uns les autres, elle devenait une touchante et continuelle attention à se rendre agréables à un professeur qu’ils affectionnaient comme un supérieur estimable et comme un ami sage et éclairé, fertile en bons conseils ».

Outre son enseignement oral, Braille composait des traités remarquablement bien conçus. Son traité d’arithmétique, imprimé en relief, est un modèle de précision et de concision.

« Nos procédés d’écriture et d’impression, disait-il, occupent beaucoup de place sur le papier ; il faut donc resserrer la pensée dans le moins possible de mots ».

Nous avons vu que les premiers contacts de Charles Barbier de la Serre avec l’institution ont probablement eu lieu en 1819, l’année même où le jeune Louis Braille y était admis. En tout cas, il est certain que Braille a eu très rapidement connaissance du système Barbier et qu’il n’a pas tardé, bien avant de devenir répétiteur, à proposer des perfectionnements à Barbier. Il y avait malheureusement un écart de génération important entre Barbier et Braille ; d’autre part Barbier, qui avait un caractère entier, n’a jamais accepté que l’on touche au principe de son invention : représenter des sons et non l’alphabet.

Tableau de la sonographie Barbier

Le dialogue n’a pas dû être facile entre le jeune écolier et l’inventeur chevronné et sûr de lui ! Cela n’a pas empêché Braille de poursuivre la mise au point de son propre système, auquel il travaillait, disent ses contemporains, en dehors de ses heures d’étude, soit tôt le matin, soit pendant les vacances, au sein de sa famille. Nous savons, par le témoignage de Pignier, que l’écriture ponctuée de Braille était pratiquement au point, au moins dans ses parties essentielles, dès 1825. C’est en 1827 (Braille avait 18 ans) que cette écriture reçut pour la première fois la sanction de l’expérience : la transcription de la « grammaire des grammaires ». En 1829 parut, imprimé en relief linéaire qui était encore l’écriture officielle à l’institution, l’ouvrage intitulé

« Procédé pour écrire les paroles, la musique et le plain-chant au moyen de points, à l’usage des aveugles et disposés pour eux, par Louis Braille, répétiteur à l’institution Royale des Jeunes Aveugles ».

Comme le dit Pierre Henri c’était le « véritable acte de naissance du système Braille ».

Ce premier alphabet n’était pas exactement celui que nous connaissons mais sa partie principale – les quatre premières séries – était la même qu’aujourd’hui ; il comportait, outre les points, un certain nombre de traits lisses qui ont rapidement disparu. Dans son exposé, Braille décrit la « planchette – et le « stylet » mais ne dit pas comment réaliser les traits lisses. On ne connaît pas les règles que Braille s’est fixées pour établir la première série de signes, dont les autres découlent. Ce que l’on sait, c’est que Braille a été très attentif à écarter les signes qui auraient pu prêter à confusion car trop proches les uns des autres.

Malgré ses défauts de jeunesse ce système était d’ores et déjà supérieur à celui de Barbier. Quels étaient ses avantages ? Point peut-être le plus important : c’était un alphabet, calqué sur celui des voyants. Il donnait donc un accès réel et complet à la culture. Il était beaucoup plus facile à déchiffrer car ses caractères étaient moitié moins hauts (au maximum 6 points au lieu de 12) et pouvaient être appréhendés, avec un peu d’exercice, sans déplacement du doigt. Il se prêtait à des développements qui n’ont pas manqué de se produire ultérieurement.

Bien que Barbier ait toujours refusé de se déjuger, il a cependant reconnu la valeur de la méthode de Braille, comme en témoigne une note adressée à l’Institution Royale en 1833 dans laquelle il s’exprime ainsi :

« C’est M. Louis Braille, jeune élève, aujourd’hui répétiteur à l’institution Royale de Paris, qui, le premier, a eu l’heureuse idée de réduire l’écriture ponctuée à l’usage d’une réglette rayée de trois lignes ; sous ce double rapport, c’est un service essentiel dont on lui a l’obligation… M. Braille a d’ailleurs fait d’autres applications de sa méthode qui la recommandent suffisamment dans un établissement où l’on s’occupe de tout ce qui concerne l’instruction des jeunes aveugles ».

La seconde édition du « Procédé » parut en 1837. On y lit, dans l’avertissement qui la précède, ces paroles qui montrent à quel point Braille était scrupuleux et peu enclin à tirer la couverture à lui :

« Nous profitons de cette circonstance… pour y ajouter des observations utiles et des applications ingénieuses dues à l’obligeance de plusieurs aveugles distingués ».

Cette nouvelle édition était plus complète, plus claire que la première et, surtout, novation considérable, elle introduisait la notation musicale ponctuée qui est devenue de nos jours ce que l’on nomme la « Notation musicale braille internationale ».

En 1837, année de la parution de la seconde édition du « Procédé » il y avait déjà douze ans environ que l’on expérimentait le système d’écriture ponctuée imaginé par Braille. Par la suite, l’emploi du braille ne fit que se développer mais il fallut plus de vingt-cinq ans pour qu’il soit officiellement adopté dans notre pays (France ndlr). Notons au passage qu’en 1834, des textes en braille avaient été exposés à l’Exposition des Produits de l’industrie place de la Concorde à Paris et qu’en 1837 l’imprimerie de l’institution Royale avait publié un précis sur l’Histoire de France édité en braille, en trois énormes volumes. Comme toujours lorsqu’une invention, novatrice prend son essor, il y a quelquefois des reculs. Il y eut, entre 1840 et 1850 une sorte de « crise du braille », à la suite du renvoi et de la mise à la retraite prématurée de Pignier, accusé de corrompre la jeunesse par l’enseignement de l’histoire. Son successeur Dufau, qui avait été son second, commença par essayer de limiter l’usage du braille à la musique. Il n’y réussit pas vraiment et, finalement, à partir de 1847, le braille reprit son ascension, preuve que l’on ne pouvait plus se passer de lui.

Lorsque 1’on évoque le nom de Braille, que plus personne n’ignore, ce qui vient immédiatement à l’esprit de tous, c’est évidemment l’écriture ponctuée qui porte son nom. Très peu de personnes, même parmi celles qui, s’intéressent au sort des aveugles, savent que Braille ne s’est pas reposé sur ses lauriers après l’avoir mise au point.

Il restait en effet un problème important que le braille ne résolvait pas : celui de la communication entre aveugles et voyants, qui avait été une des préoccupations majeures de Valentin Haüy. On ne pouvait évidemment pas demander que le braille soit enseigné dans les écoles des voyants, même si cette écriture ne présentait aucune difficulté d’apprentissage pour qui utilisait ses yeux et non ses doigts. C’était aux aveugles de se mettre à la portée des voyants et Louis Braille en était parfaitement conscient. Mettant une fois de plus en action son imagination et son intelligence, il inventa une méthode nouvelle qu’il exposa en 1839 dans une petite brochure imprimée en noir, intitulée :

« Nouveau procédé pour représenter par des points la forme même des lettres, les cartes de géographie, les figures de géométrie, les caractères de musique, etc., à l’usage des aveugles ».

En gros, cette méthode était basée sur un repérage, par coordonnées, de points en nombre suffisant pour permettre d’une part la reconnaissance visuelle de lettres, chiffres et autres signes des voyants, d’autre part leur reconnaissance tactile par les aveugles.

Coltat nous explique que, « pour déterminer exactement la séparation à mettre entre les différents signes alphabétiques et la grandeur que doit avoir chacun de ces signes », Braille fit construire « un grillage à jours très fins ».

Il nous dit également que « pour rendre invariables les dimensions des lettres, il imagina de dresser un tableau indiquant le nombre de points exigés par la forme d’une lettre et aussi les positions successives que doivent prendre ces points pour représenter les différentes parties de sa figure ». le « nouveau procédé » de Braille permettait de résoudre le problème posé mais il était très lent. En 1841, un ami de Braille, Foucault, passionné de mécanique, conçut une petite machine relativement simple à manier, qui permettait de placer facilement les points des combinaisons de Braille. Cet appareil, d’abord nommé « planche à pistons » par Foucault, fut baptisé ultérieurement « raphigraphe ».

Le raphigraphe a été longtemps utilisé à l’Institut National des Jeunes Aveugles, comme en témoigne la photographie d’une classe de jeunes aveugles conservée au musée Valentin Haüy.

Le rafigraphe

Il n’a pas survécu à l’invention de la machine à écrire, que les aveugles ont rapidement appris à utiliser en dépit de son inconvénient : l’impossibilité pour l’aveugle de se relire.

Au moment de l’invention du raphigraphe de Foucault, Braille avait encore plus de dix ans à vivre mais il se savait malade et connaissait la nature de son mal. Ses premières hémoptysies s’étaient produites en 1835 et, depuis, elles s’étaient renouvelées. A cause de cela, on allégea petit à petit ses tâches de professeur, ne lui laissant à partir de 1840 que ses leçons de musique. En plus de son enseignement, il continuait à tenir le buffet d’orgue dans différentes églises parisiennes, notamment Saint-Nicolas des Champs, de 1834 à 1839, puis la chapelle de la maison mère des Missionnaires Lazaristes rue de Sèvres, (où se trouve depuis 1830 la châsse de Saint-Vincent de Paul), de 1830 à sa mort.

C’est dans la nuit du 4 au 5 Décembre 1851 qu’une hémorragie abondante l’obligea à cesser toute activité. Alité, de plus en plus affaibli par des hémorragies successives, il mourut le 6 Janvier 1852, en présence de ses amis et de son frère, après avoir reçu l’extrême onction. Il fut inhumé le 10 Janvier à Coupvray, selon la volonté de sa famille. Il fallut attendre un siècle pour que la dépouille mortelle de Louis Braille, bienfaiteur de l’humanité, rejoigne enfin, au Panthéon, les plus grands de nos compatriotes.


Les mains de Louis Braille à Coupvray

Le braille

La lecture du braille

La lecture visuelle du braille ne doit pas poser de problèmes aux adultes, dès lors qu’ils ont assimilé les quatre groupes de lettres et le groupe des signes de ponctuation.

Quelques remarques cependant faciliteront peut-être la compréhension pour ceux qui sont peu familiarisés avec ce code.

1 . Les lettres étant toutes inscrites dans les six point du rectangle, il s’ensuit que celles comportant un accent, un tréma, une cédille sont données par des dispositions de points particulières.
Exemple : e = 1.5. è = 2.3.4.6. é = 1.2.3.4.5.6. ê = 1.2.6.

Cela porte le nombre de lettres de l’alphabet braille à quarante au lieux de vingt-six pour l’alphabet ordinaire.

D’autre part, il n’est en fait nécessaire d’apprendre que les dix premières combinaisons, qui constituent le premier Groupe.

En effet, il est à noter que dans le ler Groupe, seuls les points 1.2.4.5 sont utilisés. On ajoutera aux dix combinaisons du  lerGroupe:

– le point 3 pour constituer les lettres du 2eGroupe,

– les points 3 et 6 pour constituer les lettres du 3eGroupe,

– le point 6 pour constituer les lettres du 4e Groupe.

2 . Tandis que l’écriture des voyants comporte plusieurs sortes de tracés (minuscules, script, imprimerie, etc.), l’écriture braille n’a qu’une seule présentation.

La première lettre d’une phrase ou d’un nom propre est précédée du signe particulier « Majuscule » (4.6.)

Les chiffres 1,2,…0 sont identiques aux lettres a,b,…j mais tout chiffre ou nombre est précédé du signe zéro.

http://www.snof.org/

http://www.jf-doucet.com/

Impossible de ne pas compatir devant Atlas, le robot maltraité de Google


Les robots, on bien évoluer, on dirait presque qu’ils sont humains. Même dans cette vidéo, on a un pincement de voir comment cet humanoïde est bousculée. Que sera l’avenir de ce sentiment, serons-nous faire la différence entre l’humain et le robot ?
Nuage

 

Impossible de ne pas compatir devant Atlas, le robot maltraité de Google

 

Terminator et Robocop n’ont qu’à bien se tenir, car Atlas débarque. Le robot humanoïde développé par Boston Dynamics, une société rachetée par Google (pardon,Alphabet), s’est dévoilé dans une nouvelle vidéo publiée sur Youtube le 23 février.

On y voit Atlas réaliser plusieurs tours, tous plus incroyables les uns que les autres. Ce robot humanoïde a été développé en partie grâce au financement de la Darpa, l’agence de l’armée américaine consacrée aux nouvelles technologies.

Il est « conçu pour opérer en intérieur et en extérieur », explique Boston Dynamics. D’ailleurs, il sait ouvrir des portes.

Le robot « utilise des capteurs dans son corps et ses jambes pour garder l’équilibre et [d’autres capteurs] dans sa tête pour éviter les obstacles, évaluer le terrain et manipuler les objets », précise la société.

Et effectivement, il arrive à marcher en pleine forêt dans la neige sans trop de difficultés.

Une vidéo similaire avait été dévoilée en septembre dernier. On y voyait Atlas marcher en forêt, mais sur un chemin plus balisé.

Mais depuis, le robot a bien évolué. Il sait également attraper des cartons et les déplacer. Surtout, il arrive à continuer sa tâche même si de méchants humains lui mettent des bâtons dans les roues. Ou plutôt dans les jambes…

On reconnaît ici une des spécificités des robots de Boston Dynamics, comme Spot, qui arrivait à garder l’équilibre quand on lui donnait un coup de pied. Mais là, l’expérience est encore plus bluffante, car Atlas ne tient pas sur quatre membres mais sur deux.

Même si les extraits de la vidéo sont bien évidemment choisis par la société pour montrer les bons côtés d’Atlas, le contraste est tout de même saisissant avec l’image que l’on avait des robots humanoïdes depuis le Darpa Robotics Challenge de juin 2015, où les compilations de chutes nous avaient plutôt rassurés sur l’arrivée prochaine d’un terminator

.http://quebec.huffingtonpost.ca/