Il neige du plastique dans les Alpes et l’Arctique


Le plastique, un produit utilisé partout depuis des années. Maintenant, il en a partout ou il ne devrait pas y être. En plus, quand il se dégrade, il devient des microplastiques et c’est pire. Étant réduits en particule, ils se dispensent par le vent dans des territoires dans les hautes montagnes, et même en Arctique.
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Il neige du plastique dans les Alpes et l’Arctique

PHOTO JUERG TRACHSEL, ASSOCIATED PRESS

Une nouvelle étude publiée mercredi a révélé que les particules microplastiques peuvent également être transportées sur de grandes distances dans l’atmosphère.

(Washington) Les flocons blancs présents sur les pistes ne sont pas toujours ce que vous croyez. De minuscules particules de plastique, transportées par le vent puis déversées par la neige, ont été détectées dans l’Arctique et les Alpes, selon une étude qui réclame des recherches urgentes pour évaluer les risques sanitaires de cette découverte.

Nous savions déjà que des millions de tonnes de déchets plastiques se déplacent dans les rivières et les océans, où ils se décomposent progressivement en plus petits fragments sous l’action des vagues et des rayons ultraviolets du soleil. 

Mais une nouvelle étude publiée mercredi a révélé que les particules microplastiques peuvent également être transportées sur de grandes distances dans l’atmosphère.

Ces débris de moins de cinq millimètres de longueur sont ensuite déversés loin de leur lieu d’origine par les précipitations, en particulier la neige, ont découvert des scientifiques de l’Institut allemand Alfred Wegener et de l’Institut suisse de recherche sur la neige et les avalanches.

« Il est évident que la majeure partie des microplastiques présents dans la neige provient de l’air », a expliqué Melanie Bergmann, auteure principale de l’article publié dans la revue américaine Science Advances.

Mme Bergmann et ses collègues ont utilisé une technique d’imagerie infrarouge pour analyser des échantillons prélevés entre 2015 et 2017 sur de la glace flottante dans le détroit de Fram, au large du Groenland.

Ils les ont ensuite comparés à des échantillons prélevés dans les Alpes suisses reculées et à Brême, dans le nord-ouest de l’Allemagne. Les concentrations de microparticules dans l’Arctique étaient significativement plus faibles que dans les sites européens, mais toujours importantes. 

Mme Bergmann a précisé que peu de travaux avaient été réalisés pour déterminer les effets de l’exposition à ces particules. 

« Mais une fois que nous avons déterminé que de grandes quantités de microplastiques peuvent également être transportées par voie aérienne, la question se pose naturellement de savoir si et dans quelle mesure nous les inhalons », a-t-elle dit, soulignant la nécessité de mener d’urgence des recherches sur les effets sur la santé humaine et animale. 

https://www.lapresse.ca/

Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?


On a fini l’année et commencé la nouvelle année par des froids extrême d’une part, et des chaleur extrême à d’autres endroits dans le monde. Neige au Sahara, froid aux États-Unis, tempête en Europe, chaleur extrême en Australie avec des incendies incontrôlables. Au Québec, nous avons connu des froids polaires et un redoux avec des averses de pluies et on prévoit un froid extrême par la suite. Si ce n’est pas les changements climatiques qui cause ces désordres météorologiques, alors ce serait quoi ?
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Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?

 

 

 

Xavier Demeersman
Journaliste

2018 vient à peine de commencer et l’année est déjà marquée par plusieurs épisodes météorologiques extrêmes dans divers endroits du monde.

Que ce soit dans l’hémisphère nord, où l’hiver qui vient de commencer sévit durement en Amérique du Nord ; ou dans l’hémisphère sud, particulièrement en Australie où l’été commence sous une chaleur écrasante (47,3 °C près de Sydney). Caprices de la météo ou conséquences du dérèglement climatique ?

La France a essuyé une redoutable tempête les premiers jours de 2018. Eleanor a fait au moins sept victimes et laissé dans son sillage des inondations et d’importants dégâts matériels causés par des rafales de vent à plus de 100 km/h. Plusieurs de nos voisins européens ont aussi été frappés.

Ces derniers jours, il est tombé dans les Alpes jusqu’à 1,90 mètre de neige fraîche en quelques heures près de la frontière italienne. En Savoie, la neige arrivait jusqu’aux épaules, avec une couche atteignant 1,60 mètre. Les photos et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes.

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige du Sahara

De la neige, il en est tombé dans un endroit où l’on n’a pas l’habitude d’en voir…, un environnement connu pour son aridité : le Sahara. Bien sûr, il n’a pas neigé partout dans le plus grand désert de sable du monde, ce weekend, mais en particulier dans le Sahara algérien. C’est toujours avec étonnement et un certain émerveillement que l’on découvre ces images de dunes de sable rouge orangé qui ondulent à perte de vue, et recouvertes, une fois n’est pas coutume, d’un léger manteau blanc.

Quoique ce ne serait pas si exceptionnel dans cette région située au pied de l’Atlas. La neige n’y aurait tenu qu’une journée. La dernière fois que les habitants de la région ont vu de la neige, c’était il y a un peu plus d’un an, en décembre 2016. Faut-il s’attendre à davantage de précipitations et de neige dans le Sahara avec le changement climatique ? Ce ne serait pas impossible selon une étude de 2016. Le désert pourrait reverdir.

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

Un froid extrême dans l’est de l’Amérique du Nord

Ce début d’hiver 2017-2018 se montre féroce et même meurtrier dans la moitié est de l’Amérique du Nord où une vague de grand froid sévit depuis le 28 décembre dernier. Le Canada a plusieurs fois lancé des alertes au froid extrême. Aux États-Unis, le Minnesota a enregistré des -45 °C ! Le 2 janvier, à Sioux City dans l’Iowa, la température est descendue jusqu’à -33 °C. New York a battu des records : -15 °C ; Chicago aussi pour le Nouvel An : -17 °C. Heureusement, un redoux est annoncé dans les prochains jours.

Le froid a touché aussi la Floride où il a neigé pour la première fois depuis 30 ans. Des iguanes sont tombés des arbres, gelés. D’autres animaux ont souffert, comme des requins retrouvés sur des plages de Cape Cod, dans le Massachusetts, saisis par le froid. Des scientifiques ont pu sauver des tortues marines, également surprises par les basses températures dans cette région. Une vidéo devenue virale montre comment des alligators survivent dans les eaux gelées d’un étang en Caroline du Nord. Ils ne sont pas morts mais dans un état de « brumation ».

Les équipes du Shallotte River Swamp Park craignaient que les alligators soient morts. Mais non, ils respirent à travers la glace et se sont mis en mode hibernation. © Swamp Park, Youtube

Une énorme tempête hivernale surnommée bomb cyclone par les Américains s’est abattue sur l’est des États-Unis le 4 janvier. Sur le littoral, des vagues géantes ont provoqué des inondations historiques dans la région de Boston où le froid n’a rien arrangé à la situation. Le froid fut ressenti jusque dans les Caraïbes. Certes pas avec la même intensité qu’au Québec.

Pendant ce temps, l’Arizona, au contraire, connaissait son plus doux début d’année. La Californie, qui a fait face en décembre 2017 au plus terrible incendie de son histoire, vient d’être frappée par des coulées de boue dévastatrices qui ont fait 17 morts et détruit des centaines de maisons.

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

    Une chaleur extrême en Australie

    Dans l’hémisphère sud, c’est plutôt l’été qui fait parler de lui et fait des victimes. En particulier en Australie où le 7 janvier, des records historiques ont été enregistrés près de Sidney : 47,3 °C. Une vague de chaleur brutale qui a déjà provoqué la mort par hyperthermie de centaines de chauves-souris. 

    « Leur cerveau frit et elles deviennent incohérentes » a déclaré Cate Ryan, présente sur place dans le parc de Saint Helens et interrogée par la presse locale.

    De nombreux volontaires ont avec elle essayé d’en sauver en les hydratant. 90 % des victimes recensées étaient de jeunes sujets.

    Une catastrophe écologique à laquelle s’ajoutent des incendies. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’une canicule frappe l’Australie. Le 10 janvier, on apprenait que 2017 fut sa troisième année la plus chaude jamais recensée. Et ce n’est pas près de s’arrêter car les températures continuent d’augmenter. Les animaux et aussi les plantes sont en première ligne du dérèglement climatique en cours.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Plusieurs évènements météorologiques extrêmes se sont produits entre décembre 2017 et début janvier 2018.

  • Ils concernent les deux hémisphères, avec des niveaux exceptionnels de chaleur, de froid et de précipitations.

 

https://www.futura-sciences.com

Un couple suisse retrouvé dans la glace 75 ans après sa disparition


Une découverte qui permet a des enfants de faire leur deuil après la disparition de leurs parents, il y a 75 ans. Ils ont été retrouvés momifié par la glace dans une station de ski en Suisse avec leurs effets personnels.
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Un couple suisse retrouvé dans la glace 75 ans après sa disparition

 

Des restes de vêtements, de souliers et une bouteille en verre dans la neige

Des restes de vêtements des deux disparus dans le domaine skiable Glacier 3000, dans le sud de la Suisse Photo : La Presse canadienne/Keystone

Un couple disparu depuis 75 ans dans le massif des Diablerets, dans le sud de la Suisse, a été retrouvé momifié dans les neiges d’un glacier, à 2615 m d’altitude, ont rapporté mardi les médias helvétiques.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Les deux corps, visiblement bien conservés, ont été retrouvés gisant côte à côte, au milieu des restes d’effets personnels, dont deux sacs à dos, une bouteille, un livre et une montre, a déclaré le directeur du domaine skiable Glacier 3000, Bernard Tschannen, au quotidien Le Matin.

La découverte a été faite jeudi dernier par un employé de la station, selon M. Tschannen, qui a précisé qu’« il s’agissait d’un homme et d’une femme portant des vêtements datant de la période de la dernière guerre » mondiale.

La glace les a parfaitement préservés et leurs affaires étaient intactes. Bernard Tschannen, directeur du domaine skiable Glacier 3000

Le couple serait tombé dans une crevasse, avance comme hypothèse le directeur du domaine skiable Glacier 3000.

Les deux corps ont réapparu sur le glacier en raison de la fonte des neiges.

Selon le journal suisse, il s’agirait d’un cordonnier de 40 ans, Marcelin Dumoulin, et de son épouse Francine, institutrice de 37 ans, qui étaient partis à pied le 15 août 1942 du village de Chandolin pour nourrir leur bétail dans les Alpes.

Les deux disparus avaient prévu de rentrer le soir même, selon l’un des sept enfants du couple. Les recherches pour les retrouver avaient été abandonnées après deux mois et demi et les enfants, placés en famille d’accueil.

La plus jeune fille, aujourd’hui âgée de 79 ans, a déclaré au journal Le Matin que la nouvelle lui avait amené un « profond sentiment de calme », et elle veut organiser à ses parents les funérailles qu’ils méritent.

« Nous avons passé notre vie à les rechercher […] Nous ne croyions pas pouvoir leur organiser un jour les obsèques qu’ils méritaient », a confié Marceline Udry-Dumoulin, qui avait 4 ans au moment de la disparition de ses parents.

La police compte effectuer des tests ADN, selon ce que la nièce de Mme Udry-Dumoulin, Marilyn Dumoulin, a déclaré à l’AFP.

 

Merci à Jack pour la vidéo

http://ici.radio-canada.ca/

Un Ecossais amputé des 4 membres a réussi l’ascension du Cervin


Relever des défis demande de la volonté, une préparation psychologique et physique. Alors quand une personne qui a été amputée de 4 membres réussis une escalade de plus de 4 mille mètres, on peut se demander ce que nous attendons pour agir
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Un Ecossais amputé des 4 membres a réussi l’ascension du Cervin

 

L’Ecossais Jamie Andrew, amputé des jambes en dessous des genoux et des mains en dessous des coudes, a réussi le 4 août dernier l’ascension du Cervin, montagne mythique des Alpes suisses, culminant à 4.478 mètres.

« Il est vraiment possible de tout réaliser », a déclaré à l’AFP l’alpiniste qui, équipé de prothèses et accompagné de deux guides, a mis 6 heures pour l’ascension, et 6h30 pour redescendre, soit 5 heures de plus que le temps moyen.

Jamie Andrew, qui a fêté son 47ème anniversaire la veille de son exploit, a reconnu ne pas pouvoir prouver qu’il est le premier amputé des 4 membres à réaliser cet exploit.

« Mais je le suis », a-t-il assuré.

« C’est fantastique », a-t-il encore lancé, ajoutant: « J’espère que cela montre qu’on peut dépasser ses rêves, mais il ne faut pas pour autant se mettre en danger, seulement avancer sur le plan mental, physique et émotionnel ».

Jamie Andrew a été amputé après un accident, il y a 17 ans, dans les Alpes françaises. Son compagnon d’escalade, lui, y a laissé la vie.

L’Ecossais a néanmoins continué à vouloir grimper.

« Mais je n’aurais jamais rêvé pouvoir escalader le Cervin, mon premier but était les collines d’Ecosse », raconte-t-il.

L’homme, marié et père de 3 enfants, a réalisé l’ascension du Kilimandjaro (5.895 mètres) en 2004, et quelques sommets alpins.

Il s’est entraîné pour le Cervin pendant cinq ans. En 2014, il avait presque réussi, mais a dû renoncer à 250 mètres du sommet.

« Le Cervin est vraiment la montagne la plus difficile » qu’il a escaladée, a-t-il dit.

Le mont Cervin, en forme de pyramide reconnaissable au premier coup d’oeil, est situé au-dessus de la station de Zermatt (canton du Valais), proche de la frontière italienne.

La suite?

« Je veux faire une pause, avant d’y penser, mais il y aura sûrement d’autres défis », assure Jamie Andrew.

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Le mystère de la traversée des Alpes par Hannibal levé grâce à du crottin de cheval?


Trouver des preuves du passage d’Hannibal dans les Alpes avec du très vieux crottin de cheval ne sera pas évident, sauf que grâce la technologie d’aujourd’hui, on peut dater même le crottin
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Le mystère de la traversée des Alpes par Hannibal levé grâce à du crottin de cheval?

 

hannibal alps

Hannibal traversant le Rhone en 218 après J.-C. Dessin réalisé entre 1882 et 1884. Photo : The Print Collector/Print Collector/Getty Images

AFPQC  |  Par Agence France-Presse

Savoir quelle route Hannibal et ses éléphants ont empruntée pour traverser les Alpes divise les spécialistes depuis 2000 ans : des chercheurs disent aujourd’hui détenir, peut-être, la réponse, grâce à du vieux crottin de cheval.

En 218 avant J.-C., le général carthaginois avait emmené une armée de 30 000 hommes, plus de 15 000 chevaux et 37 éléphants franchir les cols en direction de l’Italie au début de la deuxième guerre punique contre Rome.

La traversée, difficile, est entrée dans les annales, mais les historiens continuent à se diviser sur l’itinéraire exact emprunté par Hannibal.

« Maintenant il semblerait qu’on ait trouvé, grâce à la science moderne et un peu de crottin de cheval ancien », souligne Chris Allen, microbiologiste à la Queen’s University de Belfast, en Irlande du Nord.

Le chercheur fait partie d’une équipe internationale qui, menée par Bill Mahaney de la York University de Toronto, a trouvé des traces de déjections animales sur un col étroit à la frontière franco-italienne.

Il s’agit du difficile col de la Traversette, culminant à 2947 mètres dans les Hautes-Alpes. Ce qui accréditerait la thèse que Hannibal ait emprunté l’itinéraire plus méridional passant par la vallée de la Haute-Durance.

Les scientifiques y ont trouvé du crottin, qu’une analyse carbone date aux alentours de 200 avant J.-C., mais aussi des traces abondantes de bactéries Clostridium, qu’on trouve généralement dans les excréments de cheval.

« Cela pourrait être la première preuve tangible, quoiqu’inhabituelle, d’une activité humaine et animale remontant à l’époque où Hannibal envahissait l’Italie », écrivent les chercheurs dans le journal « Archaeometry » qui a publié leurs recherches.

« Même si nous ne pouvons pas relier à coup sûr cette découverte à Hannibal, les résultats sont cohérents avec le passage d’un grand nombre d’animaux et de personnes » à l’écart des voies de transhumance habituelles, observent-ils.

Davantage de recherches sont nécessaires sur le site, insistent les scientifiques qui espèrent qu’elles permettront de trouver d’autres indices sur le passage d’Hannibal, comme des pièces de monnaie ou des armes.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

L’identification des corps après un crash, un processus très codifié


Un avion s’est écrasé dans les Alpes qui a fait 150 victimes, les plus touchées sont des Allemands et des Espagnols, sans compter deux bébés et des adolescents qui revenaient d’un échange scolaire. Maintenant, il faut retrouver les victimes dans une grande zone difficile d’accès. La tâche ne sera pas facile vue qu’on dit qu’aucune victime ne sera retrouvée en entier.
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L’identification des corps après un crash, un processus très codifié

 

Francis Pellier/AFP

La dangerosité du site où s’est écrasé l’avion complique le travail de récupération des corps.

150 personnes se trouvaient à bord de l’A320 qui s’est écrasé dans les Alpes mardi. L’existence de tout survivant ayant été écartée, l’heure est désormais à l’identification des corps.

Les images des débris de l’A320 de Germanwings, éparpillés sur plus d’un hectare à flanc de montagne, laissent présager de l’ampleur du travail qui attend les médecins légistes. L’identification des corps est pourtant un impératif pour rendre les dépouilles aux familles, qui pourront ainsi entamer leur travail de deuil, et recenser officiellement les victimes. Elle répond à un protocole précis, appliqué à la plupart des accidents de grande ampleur (bus, train…).

Dans un premier temps, le site est quadrillé de façon méthodique pour relever tous les corps ou fragments de corps. Leur localisation est enregistrée précisément, et ces restes humains sont ensuite conditionnés et entreposés dans une sorte de morgue temporaire avant d’être transférés aux médecins légistes. Voilà pour la théorie.

Dans le cas présent, le terrain extrêmement escarpé où reposent les restes de l’avion rend cette première étape particulièrement difficile. Les débris humains (aucun corps n’aurait été retrouvé entier) sont éparpillés sur un hectare et demi de terrain, dont des à-pics sur lesquels il n’est possible de se déplacer qu’en cordée. Sans compter le froid, qui complique ces conditions de travail dantesques. L’intervention a donc été confiée à des militaires issus de pelotons de gendarmerie de haute montagne, qui ont entamé le travail de repérage des fragments de corps. Ceux-ci sont pour l’instant laissés sur place afin de permettre une reconstitution en 3D de la scène de la catastrophe. Les experts ont d’ores et déjà annoncé qu’il faudrait plusieurs semaines pour venir à bout de cette phase de travail.

Recueillir des indices

De leur côté, les enquêteurs auront pour mission de recueillir des informations sur les victimes afin de faciliter leur identification. Le questionnement des familles permet d’accumuler des éléments dits «ante mortem»: particularités physiques des défunts (taille, pointure, tatouage, couleur des yeux et des cheveux, port d’une prothèse…), radios dentaires ou matériel génétique exploitable, comme une brosse à cheveux ou à dents. Mais là encore, la tâche s’annonce ardue, car les passagers représentent pas moins de 15 nationalités différentes.

Le travail de recoupement des informations par les médecins légistes commence alors.

«Les indices sur l’aspect physique des gens permettent de réaliser un premier tri, explique le Pr Valéry Hédouin, chef du service de médecine légale au CHRU de Lille. Mais dans le cas présent, on imagine que cela va difficilement être possible, vu l’état des dépouilles».

La deuxième étape consiste donc à s’appuyer sur le dossier dentaire, quand il a pu être récupéré.

«Les dents sont très solides, et l’intervention d’un dentiste va sculpter la dent de façon unique, qui permettra d’identifier de façon très sûre un individu si l’on dispose de radios», poursuit le Pr Hédouin.

«Une question de dignité»

Des analyses ADN sont également réalisées pour identifier des fragments de corps ne présentant aucun indice. Les techniques de plus en plus performantes en la matière ont accru leur importance dans le travail des légistes.

«Des analyses ADN vont vraisemblablement être réalisées sur tout ce qu’ils trouveront. Cela permet de rendre un corps le plus complet possible aux familles, c’est une question de dignité», estime Mariannick Le Gueut, professeur de médecine légale à Rennes.

Les informations ante mortem et postmortem sont mises en regard lors de réunions rassemblant des enquêteurs, un médecin légiste, un biologiste, un odontologiste, voire un magistrat du parquet. L’identification permet de déclarer la mort de la victime, puis de rendre le corps, du moins ce qui a pu lui être attribué, à ses proches.

L’identification des corps peut également faire progresser l’enquête.

«Dans le cadre d’un accident de bus par exemple, l’autopsie du conducteur peut aider à savoir s’il a fait un malaise qui expliquerait le drame, rappelle le Dr François Paysant, du CHU de Grenoble. Retrouver le pilote de l’avion pourrait donc être intéressant. Par ailleurs, ce travail d’identification permet aussi de savoir s’il n’y avait pas à bord une personne qui n’était pas censée s’y trouver».

http://sante.lefigaro.fr/

Gypaète barbu, renaissance d’un « casseur d’os »


Il n’y a pas juste du négatif quand on parle d’animaux en voie de disparition. Certains arrivent a reprendre leur royaume avec l’aide d’organisation qui croient a l’importance de leur présence dans l’environnement
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Gypaète barbu, renaissance d’un « casseur d’os »

Une des quatre espèces de vautours présentes en France

Par Bernard Nomblot

Dans les Alpes, le programme de réintroduction du gypaète barbu commence à porter ses fruits. Ce printemps, deux jeunes rapaces « casseurs d’os » seront à nouveau relâchés dans le parc du Mercantour.

Cela faisait près d’un siècle que le gypaète barbu avait disparu de la chaîne des Alpes. Mais depuis 20 ans, ce grand rapace y fait sa réapparition grâce à un programme de réintroduction mené au niveau européen par la Fondation pour la conservation des vautours. En France, c’est le Conservatoire des espaces naturels de Haute-Savoie qui en a la responsabilité, grâce au centre d’élevage qu’elle gère dans la vallée de l’Arve. Des couples s’y reproduisent, puis les poussins sont relâchés au printemps. Le 30 mai 2013, deux jeunes gypaètes seront relâchés dans le parc du Mercantour. Grâce à cette politique de réintroduction dans les Alpes, le nombre de rapaces est passé de moins d’une centaine en l’an 2000 à plus de 150 en 2013.

Le Gypaète barbu se reproduit peu : il donne en moyenne un jeune à l’envol tous les 3 ans !

Un rapace qui se reproduit peu

D’une envergure de plus de 2,5 mètres, le gypaète barbu se nourrit essentiellement des os des ongulés, moutons ou chamois. Il lâche les os au-dessus des pierriers pour les briser, avant de manger la moelle contenue à l’intérieur. Il a été chassé durant des siècles : d’aspect et d’envergure impressionnants, il était considéré comme un volatile féroce et accusé d’attaquer les troupeaux. En réalité, il remplit l’importante fonction d’équarisseur, en faisant disparaître les carcasses du bétail mort. Il prévient ainsi le développement de maladies, casse le cycle de certains parasites et contribue à limiter la pollution des ressources en eau.

 

http://www.universcience.fr/