Gluten ou sans-gluten, quel choix santé pour le chien?


L’intolérance au gluten touche ceux qui souffrent de maladie coeliaque, mais c’est devenu une mode alimentaire et souvent non confirmer par un médecin. Il semble que cette mode touche aussi les animaux tels que les chiens. Alors qu’en réalité, qu’une seule race de chien peut être touchée par cette allergie alimentaire. Des propriétaires semblent décider autrement alors qu’encore, c’est le vétérinaire le mieux placé pour faire ce genre de diagnostique
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Gluten ou sans-gluten, quel choix santé pour le chien?

 

Setter Irlandais

Rémi Froment

 

Nous discutions d’allergie alimentaire chez nos animaux dans notre précédent billet. Le «sans-gluten» envahit sans aucun doute les rayons des épiceries. Une allergie alimentaire au gluten est bien reconnue chez l’homme. Qu’en est-il chez le chien? Quel crédit apporter au «sans-gluten» parmi les aliments industriels destinés à nos compagnons?

Aucun modèle animal ne reproduit exactement la maladie céliaque humaine. Les modèles étudiés incluent le chien, le singe, le rat et la souris. Chacun présente des particularités en ce qui concerne les mécanismes immunitaires responsables de l’allergie. Interprétées ensemble, ces informations permettent de mieux comprendre la maladie chez l’homme.

Le gluten c’est quoi?

Lorsque l’on parle de gluten, on réfère à un groupe de protéines qui se trouvent naturellement dans le blé, l’orge et le seigle. Ces protéines ont des propriétés visco-élastiques intéressantes (liant naturel) dans l’industrie agroalimentaire. Parmi ces protéines, la gliadine attire particulièrement l’attention en raison de ses propriétés immunogènes.
Aujourd’hui le gluten est également utilisé «seul» c’est-à-dire isolé du blé.
Sa nature protéique lui donne des propriétés nutritives intéressantes.

La maladie coelique chez l’homme

Chez l’homme la maladie cœliaque (allergie au gluten) se manifeste par des signes digestifs et cutanés.

La destruction de l’épithélium digestif est responsable d’une mauvaise absorption du contenu alimentaire. Il s’agit del’entéropathie sensible au gluten.

La démangeaison cutanée est liée à une inflammation de la peau secondaire à un dérèglement immunitaire. Il s’agit de la dermatite herpétiforme. D’autres symptômes sont possibles.

D’importants mécanismes immunitaires se cachent derrière cette maladie. Dans certains cas l’individu affecté ne développe jamais de tolérance immunologique pour le gluten; dans d’autres cas, cette tolérance est perdue. Les perturbations peuvent avoir lieu à plusieurs niveaux. Le MHCII, un système de présentation des antigènes par certaines cellules (lymphocytes B et cellules dendritiques entre autres) est mis en cause avec une prédisposition génétique. L’assemblage de ce complexe dépend de plusieurs gènes. Plusieurs copies de ces gènes existent. Deux copies doivent s’assembler pour donner une combinaison fonctionnelle du MHCII. Des combinaisons particulières de ces copies peuvent prédisposer à une réponse inappropriée du système immunitaire et hypersensibiliser l’organisme contre le gluten. D’autres mécanismes existent.

L’allergie au gluten chez le chien

Le setter irlandais est la seule race de chien naturellement reconnue sensible au gluten. Cependant, un chien d’une autre race pourra occasionnellement présenter une sensibilité au gluten.

Le setter irlandais allergique montrera comme chez l’homme une diarrhée dépendante au gluten. Celle-ci est causée par une atrophie des villosités intestinales après exposition au gluten. Cette altération morphologique de l’épithélium digestif s’accompagne d’une infiltration marquée en profondeur de lymphocytes (cellules inflammatoires) de type T. Une manifestation cutanée n’est pas classique.

Il a été prouvé que le MHCII n’est pas mis en cause chez le Setter Irlandais. La réponse immunitaire anormale est purement «innée». Seules les cellules en première ligne de la réponse immunitaire et les lymphocytes T sont responsables du dérèglement. Il n’y a pas d’augmentation des anticorps anti-gliadin dans le sang (pas de sélection/amplification d’une réponse impliquant les lymphocytes B.) Cette différence fait du chien un modèle incomplet pour bien comprendre la maladie coeliaque chez l’homme.

Conclusion

Seul le Setter Irlandais démontre une allergie au gluten reconnue avec manifestation digestive (diarrhée). On peut se demander le bien-fondé d’exclure systématiquement le blé et le gluten des aliments industriels pour les autres races de chien.

Comme chez l’homme l’alimentation pour les animaux suit les «tendances santé» du moment.

La composition des aliments est transparente et se retrouve sur l’emballage. Les compagnies d’alimentation vétérinaires (Hills, Royal-Canin, Purina…) ont fait des choix concernant cette utilisation. Leurs arguments peuvent être trouvés en ligne sur leur site web.

En cas de doute et si votre chien présente des signes, l’avis d’un vétérinaire reste essentiel.

Par Rémi Froment, Pathologiste Vétérinaire.

Principales sources:

1. Marietta EV, Murray JA. Animal models to study gluten sensitivity. Seminars in immunopathology 2012.

2. Polvi A, Garden O, Houlston R, Maki M, Batt R, Partanen J. Genetic susceptibility to gluten sensitive enteropathy in Irish setter dogs is not linked to the major histocompatibility complex. Tissue Antigens. 1998.

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Les aliments de substitution, un jeu d’enfant


Sois pour des raisons de santé, allergies, intolérances ou tout simplement qu’il manque un ingrédient important pour réussir une recette, il est toujours possible de trouver un substitut qui jouera le rôle de l’ingrédient manquant
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Les aliments de substitution, un jeu d’enfant

 

Que ce soit pour cause d’allergie, d’intolérance alimentaire ou tout simplement parce que vous n’avez pas l’ingrédient nécessaire demandé pour réaliser une recette, voici de belles idées d’aliments de substitution qui fonctionnent vraiment.

LAIT

  • Boisson de soja
  • Boisson de lait de riz enrichie
  • Lait d’amandes
  • Lait de coco
  • Jus de fruits

BEURRE

  • Margarine sans produits laitiers
  • Huile d’olive
  • Huile de canola
  • Huile de coco fondue
  • Shortening végétal

ŒUFS

Gelée de graines de lin
Ingrédients : 3 T. d’eau, 5 c. à table de graines de lin
Bouillir 20 minutes, filtrer, congeler dans un bac à glaçon pour usage ultérieur. 1 glaçon = 1 œuf

Purée de légumes ou de fruits non sucrée
Purée de pommes, poires, bananes, patates douces, courges, citrouille. 1/4 T. = 1 œuf

Yogourt nature de lait de vache, de soja ou de lait de coco, crème sure ou tofu mou
1/4 T. = 1 oeuf

Graines de chia
1 c. soupe de graines de chia + 3 c. à soupe d’eau
Laisser reposer quelques minutes afin de faire gonfler le mélange

Vinaigre
Ajouter 2 c. soupe de vinaigre de cidre de pommes à votre lait ou à votre bicarbonate de soude et laisser reposer quelques minutes

YOGOURT

  • Tofu mou
  • Crème sure
  • Yogourt de lait de coco
  • Yogourt de lait de soja

ARACHIDES

Pour les tartinades ou les sauces :

  • Beurre de sésame
  • Beurre de pois
  • Beurre de tournesol
  • Beurre de soja
  • Beurre de noix

Pour le côté croquant

  • Graines de citrouille rôties
  • Haricots de soja grillés
  • Pois chiches assaisonnés et cuits au four

MOUTARDE

  • Raifort
  • Un mélange de gingembre, curcuma et lime

http://www.iga.net/

Allergies alimentaires Des tests sur Internet pour s’autodiagnostiquer


Tout ce qui est vendu par Internet, que ce soit des tests médicaux ou des médicaments sont à mon avis dangereux. L’autodiagnostique demande quand même une confirmation par un médecin
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Allergies alimentaires

Des tests sur Internet pour s’autodiagnostiquer

 

Des tests sur Internet pour s'autodiagnostiquer

Crédit photo : TVA Nouvelles

Par Elsa Babaï | TVA Nouvelles

Trois cent mille québécois vivent avec une allergie alimentaire et divers tests pour les détecter existent sur internet. Certains vous proposent même de vous autodiagnostiquer.

J.E. a testé deux produits. Le premier est d’origine québécoise.Imupro 100 du laboratoire LSIA de Pierrefonds affirme déceler ce que l’entreprise appelle: des allergies alimentaires retardés sur 90 aliments. C’est la femme d’affaires Danièle Henkel qui est à la tête de l’entreprise.

Elle explique que son test analyse par le biais d’un prélèvement sanguin «une réactivité à divers niveaux. Et avec ces réactivités, il se pourrait qu’il y ait un excès d’anticorps.»

Sur leur site internet, le laboratoire LSIA affirme que ces allergies peuvent être à l’origine de plusieurs maladies comme le syndrome du colon irritable, la migraine et la dépression.

L’association des allergologues et immunologues du Québec ne croit pas que ces anticorps, appelés IGG, peuvent être à l’origine de maladies. D’ailleurs, l’association a émis une mise en garde en 2008 contre le test Imupro.

L’allergologue Marie-Noël Primeau explique que les études scientifiques n’ont «jamais fait la preuve qu’avoir ça (les anticorps IGG ) dans votre système ça pourrait être en lien avec des symptômes que vous pourrez avoir».

De son côté, le directeur du laboratoire de Daniel Henkel, Christian Linard, affirme avoir des études scientifiques qui prouvent cette théorie. Le test est d’ailleurs offert dans plusieurs laboratoires à travers le monde.

Sa multiplication inquiète aussi plusieurs associations d’allergologues de plusieurs pays.

Toutefois selon Danièle Henkel, qui reçoit des témoignages concluant de ses clients, «ce sont des réticences. Dans le monde scientifique ça prend des années avant qu’on accepte que ça fonctionne ou pas».

Le deuxième test est d’origine américaine. «My allergy test» de la compagnie Immunetech, est autorisé par la Food and Drug Administration, le pendant américain de Santé Canada.

Il détecte les allergies au pollen mais aussi alimentaires. La fiabilité des résultats obtenus par ce test est questionnée par l’allergologue Marie-Noël Primeau, et le fait de s’y fier pourrait être dangereux.

L’Association québécoise des allergies alimentaires recommande fortement de consulter un médecin plutôt que d’acheter ces tests

http://tvanouvelles.ca/

Mythes ou réalités sur les allergies alimentaires


Les allergies alimentaires peuvent être très sérieuses et chez un enfant, il est important d’être prudent et d’éviter les contaminations croisées
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Mythes ou réalités sur les allergies alimentaires

 

 

1. Il est possible d’être allergique à l’odeur d’un aliment.

FAUX. L’odeur d’un aliment est due à certaines molécules aromatiques qui s’évaporent facilement dans l’air. Ces molécules ne sont pas reconnues par le corps comme étant allergènes. Ce sont les protéines des aliments qui déclenchent des réactions allergiques et celles-ci ne se retrouvent pas dans l’air, sauf dans certains cas précis comme, par exemple, dans une usine où l’on manipule du lait en poudre ou que l’on écaille des arachides.

Différents procédés de transformation, telle que la mouture, la pulvérisation, la cuisson à haute température comme la friture ou la cuisson à la vapeur peuvent permettre à certaines particules de l’aliment de se retrouver en suspension dans l’air. Lorsqu’une personne allergique inhale ces particules, elle peut développer une réaction allergique.

2. Je suis allergique aux arachides, je dois éviter toutes les légumineuses.

FAUX. Bien que l’arachide soit une légumineuse, il n’est généralement pas nécessaire d’éviter les autres légumineuses. Approximativement 5% des personnes allergiques aux arachides le seront aussi à une autre légumineuse.

3. Chez les enfants en bas âge, l’allergie au lait est la plus fréquente.

VRAI. L’allergie la plus répandue chez les jeunes enfants est celle aux produits laitiers, suivie de l’allergie aux œufs, ainsi qu’aux arachides.

4. Les produits sans lactose ne sont PAS sécuritaires pour les personnes allergiques au lait.

VRAI. L’allergie au lait implique une réaction du système immunitaire par rapport à certaines protéines contenues dans le lait. Le lactose est le sucre contenu dans le lait, on y associe des réactions d’intolérance, mais pas d’allergies alimentaires.

5. Le baiser d’une personne ayant mangé une substance allergène peut déclencher une réaction allergique chez son partenaire.

VRAI. Les traces de la substance allergène sont présentes dans la bouche et/ou la salive pendant parfois quelques heures suivant sa consommation, et ce, même après un rinçage de la bouche ou un brossage des dents.

http://www.iga.net/

Le Saviez-vous ► Les chats peuvent être allergiques aux poils des humains


Personnellement, je n’ai jamais vu un chat allergique a quelque chose, mais bon, pourquoi pas ? Seulement a savoir si un chat peut-être allergique a l’homme. C’est une théorie possible, mais c’est toujours une théorie
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Les chats peuvent être allergiques aux poils des humains

 

L’allergie au chat est un fait reconnu.

Certaines de mes connaissances y sont très sensibles et c’est toujours quelque chose à voir : yeux rouges et larmoyants, nez gonflé et dégoulinant, voire même asthme ou eczéma pour les formes les plus sévères.

Éternuement humain vs éternuement chat

[Source images femme + chat]

Mais est-ce que le chat peut être allergique, en particulier au contact avec les humains ? Alors, oui c’est possible et il en existe même quatre grands types :

  • La dermatite allergique aux piqûres de puces (DAPP) qui est la cause principale d’allergie chez le chat. C’est une intolérance à la salive de puce qui entraîne des plaques rouges et des démangeaisons, voire une perte de poils. Dans ce cas, une seule piqûre de puce est capable d’entraîner une crise de grattage intensif.
  • L’atopie, ou dermite atopique, qui est une prédisposition à faire des allergies envers plusieurs allergènes inhalés (acariens de poussière, pollens, environnement mal aéré…). Cette dermite peut s’accompagner de rhinite et de conjonctivite. Si le chat est seulement allergique aux pollens, la dermite sera saisonnière.
  • L’allergie alimentaire qui est assez fréquente chez le chat. Elle peut s’exprimer de façon très variée : diarrhées, vomissements, démangeaisons, ou même lésions beaucoup plus graves. C’est au niveau des intestins que se produisent les réactions immunitaires qui conduisent aux symptômes évoqués précédemment.
  • L’allergie de contact qui n’est pas vraiment une allergie mais une sensibilisation de la peau au contact de diverses substances (produits ménagers, certains pigments bleus des gamelles en plastique, …).

Et les humains dans tout ça ? Je n’ai pas trouvé d’informations sur Internet sauf dans le magazine Science & Vie (n°1156, janvier 2014, p 132) qui précise que les chats et chiens peuvent, en théorie, être allergiques aux squames humains. En théorie car l’allergie n’a pas été prouvée scientifiquement faute d’obtenir des grandes quantités de peau humaine. Leur commercialisation est interdite et il n’y en a pas assez sur les moquettes. Ou alors, il faudrait aspirer je ne sais pas combien de moquettes puis trier le contenu. Qui est prêt à faire ce genre de recherches avec, à la clé, un prix Ig Nobel ?

Alors, la réponse est oui : le chat peut être allergique de différente manière. Oui, il pourrait l’être au contact d’un humain mais on n’en est pas sûr à 100%.

http://www.sirtin.fr/

5 choses essentielles à savoir sur les allergies alimentaires


Gérer les allergies alimentaires n’est pas toujours faciles, surtout quand certains aliments se retrouvent dans plusieurs préparations comme le sésame, soya, noix … Mais, on ne peut non plus surprotéger les enfants, il faut donc trouver un juste-milieu sécuritaire
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5 choses essentielles à savoir sur les allergies alimentaires

Mieux vivre avec ce problème de santé croissant.

Breakfast

Crédit : iStockphoto

 

Si, lors de chaque rentrée scolaire, certains parents se plaignent encore de ne pas pouvoir mettre des noix dans les lunchs de leurs enfants, d’autres doivent quotidiennement gérer l’inquiétude et planifier avec minutie la préparation de chaque repas.

« On y pense tout le temps. Même en ce moment, en vous parlant, je regarde ma montre. Il est 12 h 32. La garderie ne m’a pas téléphoné, donc, je suppose que l’heure du dîner s’est bien passée », confie Dominique Seigneur, directrice des communications et du financement de l’Association québécoise des allergies alimentaires. Autour de la table, divers intervenants sont rassemblés pour une conférence organisée par EpiPen.

Les allergies alimentaires sont de plus en plus fréquentes, particulièrement chez les enfants. Santé Canada estime qu’elles touchent actuellement de 5 à 6 % des enfants en bas âge et de 3 à 4 % des adultes au Canada. Au Québec, le nombre de personnes ayant des allergies alimentaires s’élève à 300 000.

« Un problème des pays industrialisés », souligne l’allergologue Marie-Josée Francœur, qui enseigne au département de pédiatrie de l’Université de Sherbrooke. « En Afrique, en Inde, au Pakistan, on ne connaît pas ça. Nos bébés naissent dans un univers aseptisé. Leur système immunitaire a peu besoin de travailler et finit par réagir à des trucs banaux. C’est le prix à payer pour vivre dans un pays développé! », explique-t-elle.

Les aliments responsables de 99 % des allergies alimentaires sont le lait, les œufs, les arachides, les noix, le soya, le blé, le sésame, la moutarde, le kiwi, les poissons et les fruits de mer. De plus en plus, les enfants allergiques aux arachides développent tardivement une allergie au soya. En revanche, l’allergie au lait, qui est la plus fréquente chez l’enfant, disparaît souvent avec le temps.

Certaines personnes (ou familles) se priveront, par précaution, d’aller au restaurant et de voyager. D’autres, comme le pilote de course Alexandre Tagliani, choisissent la liberté :

« Je suis sur la route 220 jours par année. Je suis libre comme le vent, je ne suis pas isolé. À mon humble avis, il ne faut pas surprotéger les enfants qui ont des allergies alimentaires. Les programmes de sensibilisation doivent être axés sur les connaissances et la compréhension. »

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Alexandre Tagliani à la table ronde EpiPen

1) Toujours avoir son auto-injecteur avec soi

L’anaphylaxie (nom donné à la réaction allergique sévère provoquée par l’allergène) peut survenir n’importe quand, et le seul remède à celle-ci est l’épinéphrine, contenue dans l’auto-injecteur. Bref, il ne sert à rien d’attendre le médicament d’urgence du médecin, car injectera cette même substance.

« Sur les 2,5 millions de personnes atteintes au Canada, j’aimerais qu’au moins 400 000 d’entre elles se promènent avec leur EpiPen, souhaite Tagliani. Celles qui n’ont jamais eu de réactions fortes sont malheureusement souvent difficiles à convaincre. Elles ne comprennent pas qu’elles risquent plus leur vie que moi en voiture de course à 400 km/h! », s’exclame-t-il.

Il relate ensuite l’un des épisodes d’anaphylaxie qui lui a presque coûté la vie, survenu il y a quelques années dans le hall d’un hôtel où il séjournait. Il avait oublié son EpiPen… dans la chambre quelques étages plus haut.

2) Un enfant peut aussi traîner son auto-injecteur

À partir de l’âge de raison (6-7 ans), on conseille que l’enfant ait aussi son injecteur avec lui. S’il est bien informé, il peut être capable de s’auto-injecter. Évidemment, il l’aura fait avec ses parents auparavant, et l’on doit prendre en considération son niveau de maturité.

* Pour faciliter l’apprentissage chez l’enfant (et l’adulte!), EpiPen fabrique des auto-injecteurs de pratique. La commande, gratuite, se fait directement sur le site d’EpiPen.

Malheureusement, l’idée que certains enfants traînent leur auto-injecteur dérange. Dans les écoles et les camps de jour, à titre d’exemple, on a peur que les amis de l’enfant ou les autres élèves prennent le médicament et jouent avec, d’où l’importance d’un programme de sensibilisation qui renseigne bien les personnes concernées, mais aussi la population en général.

3) Il faut savoir reconnaître les premiers symptômes

Les signes et les symptômes de l’anaphylaxie sont multiples : manifestations cutanées (démangeaison, urticaire, rougeur), écoulement des yeux et du nez, rougeur des yeux, crampes abdominales, nausées, toux, etc. Certains symptômes sont les mêmes que ceux d’une simple allergie saisonnière, mais, chez l’enfant, on peut parfois dénoter un timbre des pleurs différent.

Lorsque des parents ou des patients arrivent en pleine crise à l’hôpital, les raisons pour ne pas avoir utilisé l’auto-injecteur sont nombreuses. Parmi celles-ci, l’oubli de l’auto-injecteur à la maison, la peur de l’injection, la peur des effets secondaires, mais aussi une mauvaise interprétation des symptômes. Vous avez du mal à évaluer la sévérité de la réaction allergique? Il vaut mieux procéder à l’injection tout de suite que la donner trop tard.

4) Ne jamais donner un aliment à un enfant que l’on ne connaît pas

Certes, l’enfant doit comprendre sa condition et apprendre à dire non à ce qu’on lui offre ou se tourner vers ses parents s’il a le moindre doute. Mais c’est aussi la responsabilité de tout adulte de prendre le problème des allergies alimentaires au sérieux.

« Un exemple parmi tant d’autres : les grands-parents. Ils ont beau adorer leurs petits-enfants ou être les meilleurs grands-parents au monde, cette nouvelle réalité est souvent loin de la leur. Combien de fois ai-je dû rappeler à mon père que sa petite-fille pouvait mourir s’il lui donnait tel aliment… », raconte Dominique Seigneur, qui soulève alors un point extrêmement intéressant.

Lorsqu’on ne connaît pas les réels enjeux des allergies alimentaires, on tend souvent à croire que l’autre exagère…

5) Les personnes les plus à risque sont celles qui ont des antécédents d’anaphylaxie

Plusieurs dizaines de milliers d’épisodes d’anaphylaxie surviennent chaque année au Canada. Heureusement, la majorité des victimes s’en sortent indemnes grâce à l’EpiPen. Pour au moins 50 personnes (50 à 100 personnes chaque année), la réaction est fatale. Si vous pensez que votre enfant ou votre adolescent développe une allergie alimentaire, ne tardez pas à consulter. Les personnes ayant déjà vécu un ou des épisode(s) d’anaphylaxie sont plus susceptibles d’en avoir d’autres.

Votre enfant est encore bébé, et vous ne savez pas quand commencer à introduire certains aliments, comme les crevettes et les arachides, dans son alimentation?

Docteure Francœur rassure : « À partir de six mois, on peut manger n’importe quoi. D’un point médical, il ne change rien d’attendre. Il suffit d’être attentif les heures suivant l’introduction de l’aliment. Si vous remarquez une réaction cutanée ou autre, allez immédiatement à l’hôpital. On y passe des tests d’allergies au besoin seulement. »

Quelques ressources essentielles 

Le livre Déjouer les allergies alimentaires, de Marie-Josée Bettez et d’Éric Théroux.

http://fr.chatelaine.com

Un guide sur les allergies pour les restaurateurs


Ceux qui ont des allergies alimentaires savent quel aliment évité, mais c’est un vrai casse-tête quand ils vont au restaurant, a l’épicerie etc .. Souvent, la cause d’allergie n’est pas dans l’aliment mais une contamination croisée comme par exemple un muffin aux bleuets qui a touché a un biscuit aux arachides et c’est le drame
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Un guide sur les allergies pour les restaurateurs

Un guide sur les allergies pour les restaurateurs

La Presse Canadienne

TORONTO – L’Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires (ACRSA) lance un nouveau guide pour aider les restaurateurs à améliorer leurs connaissances des allergies alimentaires et à mieux protéger les consommateurs.

«Les allergies alimentaires: guide à l’intention des restaurateurs» a été créé par l’ACRSA en collaboration avec Anaphylaxie Canada.

L’anaphylaxie est une réaction allergique extrême et potentiellement mortelle qui peut se produire dans les secondes ou les minutes suivant le contact avec un allergène.

Afin de rappeler les risques que courent les personnes susceptibles de subir un choc anaphylactique, le guide raconte l’histoire de Sabrina Shannon, une adolescente de 13 ans décédée en 2003 après avoir mangé de la nourriture servie à la cafétéria de son école.

Une enquête du coroner a déterminé qu’une protéine du lait était probablement à l’origine de la réaction allergique de Sabrina, et a avancé que les frites qu’avait mangées la jeune fille avaient été contaminées par un produit laitier présent sur les pinces utilisées pour le service.

Trois ans après sa mort, l’Ontario a adopté un projet de loi connu sous le nom de «loi Sabrina» afin de prévenir les chocs anaphylactiques dans les écoles publiques.

Selon Garth Whyte, président et chef de la direction de l’ACRSA, le cas de Sabrina illustre bien à quel point l’anaphylaxie peut être dangereuse.

«Il y a quelques générations, ce n’était pas fréquent. Mais c’est de plus en plus un problème. Et quand cela arrive à une jeune personne, ça nous touche encore plus. Ça montre que nous devons être conscients que ça existe et que nous devons agir de manière responsable», a-t-il indiqué.

M. Whyte assure que la sécurité alimentaire est l’une des priorités de son association et de ses quelque 30 000 membres. L’ACRSA comprend autant des établissements de restauration rapide que des restaurants gastronomiques, des traiteurs, des bars et des entreprises qui fournissent les services alimentaires dans les hôpitaux et les écoles.

Le fait que les consommateurs soient de plus en plus au courant des risques inhérents aux allergies alimentaires ainsi qu’à l’intolérance au gluten et au lactose rend nécessaire de mieux informer les personnes qui préparent et servent des repas, a ajouté le grand patron de l’ACRSA.

En plus de citer les aliments connus pour provoquer des réactions allergiques, comme les oeufs, le lait, les noix, les crustacés et les mollusques, le guide donne également les autres noms que peuvent porter ces allergènes.

Le document insiste aussi sur l’importance de gérer les risques en obtenant des fournisseurs la liste complète des ingrédients entrant dans la composition de leurs produits, en évitant les substitutions de plats qui n’apparaissent pas sur le menu, et en faisant preuve de vigilance par rapport aux risques de contamination.

«Je crois que l’étape suivante est de communiquer efficacement avec les clients, d’afficher les listes, de demander au chef cuisinier et au gérant de discuter des choix les plus sécuritaires, et de préparer un plan d’urgence, parce qu’on ne peut jamais tout prévoir», indique Garth Whyte.

«Mais dans le fond, on revient toujours aux clients: il faut qu’on les informe de ce qu’il y a dans leur nourriture.»

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Allergies alimentaires: que faire en cas d’urgence?


Une personne avec une ou des allergies alimentaires se doit d’avoir sur lui des médicaments en tout temps pour éviter une crise qui pourrait empirer pouvant aller jusqu’a la mortalité .. On peut ne pas être allergique a un aliment et le devenir plus tard ..
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Allergies alimentaires: que faire en cas d’urgence?

 

Ayez toujours sur vous un auto injecteur d’adrénaline pour pallier aux cas d’urgence

Les allergies alimentaires sont à la hausse, Santé Canada estimant qu’elles touchent environ 1,2 million de Canadiens. Si vous ou une personne de votre entourage faites une réaction allergique, savoir comment réagir peut faire toute la différence peut vous éviter bien des ennuis. Voici quelques renseignements utiles à connaître.

 

Initiation aux allergies alimentaires

Selon les experts, les allergies alimentaires touchent 6 à 8 % des enfants âgés de 4 ans et moins et environ 4 % des adultes. Les réactions allergiques vont de la simple éruption cutanée à la difficulté respiratoire. Elles entraînent 30 000 consultations à l’urgence et des dizaines de milliers d’autres réactions sont traitées à la maison. Ces allergies sont également responsables de quelque 150 décès par année causés par anaphylaxie, une réaction soudaine et grave pouvant être mortelle.

On estime que plus de160 aliment différents sont liés aux allergies, huit d’entre eux étant responsables de 90 % des réactions graves. Ces huit trouble-fêtes sont les arachides, les noix, le poisson, les fruits de mer (ces allergies ne disparaissent généralement pas à l’âge adulte), les œufs, le lait, le blé et le soya (en règle générale, les enfants cessent de souffrir de ces allergies lorsque leur système immunitaire et gastro-intestinal parvient à maturité).

« Ces aliments sont très courants dans l’alimentation, ce qui explique en partie le problème », précise Jonathan Bernstein, M.D., professeur au service d’immunologie et d’allergologie à la faculté de médecine de l’Université de Cincinnati

Que faire en cas d’urgence

L’anaphylaxie est le nom donné à une réaction allergique grave et soudaine qui peut être mortelle et affecter la peau, les voies respiratoires, le tractus gastro intestinal et le système cardiovasculaire. Le seul traitement existant et sûr consiste à éviter strictement les allergènes connus. En cas d’exposition accidentelle, soyez prêt à réagir:

Ayez toujours sur vous deux doses au moins d’adrénaline auto-injectable afin d’avoir le temps de vous rendre à l’hôpital. Une seule dose atténuera les symptômes qui mettent votre vie en danger, mais ne fait effet que durant 10 à 20 minutes.

 

  • « N’hésitez pas à prendre une dose d’adrénaline », précise David Fleischer, M.D., allergologue à Denver.

 

Cela ne risque pas de vous nuire et il est probablement plus sûr de ne pas attendre.

Ayez un médicament antihistaminique de type Benadryl, soit sous forme liquide ou en comprimé à dissolution rapide pour traiter les réactions bénignes. Si un antihistaminique peut vous soulager, il ne remplace pas l’adrénaline.

Portez un bracelet d’alerte médicale ou un bijou d’identification.

Appelez le 911 ou rendez vous directement à l’urgence (ne conduisez pas vous-même) et ce, même si vos symptômes disparaissent.

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