Un additif courant déclencherait des allergies à divers aliments


L’industrie alimentaire met des additifs pour la conversation des aliments, il semblerait qu’un de ces additifs coïnciderait avec l’augmentation des allergies alimentaires et il pourrait en avoir d’autres en cause
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Un additif courant déclencherait des allergies à divers aliments

 

Un additif alimentaire courant pourrait contribuer à l’augmentation des allergies alimentaires, selon une étude de l’Université d’État du Michigan

Cheryl Rockwell étudie le lien entre l’additif alimentaire synthétique tert-butylhydroquinone (tBHQ) depuis 9 ans ans. Elle vient de recevoir un prix des National Institute of Environmental Health Sciences américains pour poursuivre son travail. LeOutstanding New Environmental Scientist (ONES) est accompagné d’une subvention de 1,5 million $ pour soutenir sa recherche.

Approuvé par la FDA en 1972, le tBHQ est un agent de conservation utilisé dans de nombreux aliments, comme huile de cuisson, les noix, les craquelins, les gaufres et le pain. Souvent le tBHQ ne figure pas sur l’étiquette, souligne la chercheuse.

Ses recherches ont montré que le tBHQ provoque la libération, par les lymphocytes T du système immunitaire, de protéines qui peuvent déclencher des allergies à des aliments tels que les noix, le lait, les œufs, le blé et les fruits de mer.

Normalement, les cellules T libèrent des protéines, appelées cytokines, qui aident à combattre les envahisseurs, explique-t-elle, mais quand le tBHQ est introduit dans des modèles de laboratoire, les cellules T libèrent un ensemble différent de cytokines qui sont connues pour déclencher des allergies à certains aliments.

L’utilisation accrue de tBHQ, dit-elle, est survenue en même temps qu’une augmentation des allergies alimentaires et une augmentation de la gravité de certaines réactions allergiques.

Dans ses travaux futurs, la chercheuse vise notamment à identifier d’autres substances chimiques déclenchant la voie de signalisation immunitaire découverte.

« Nous pensons qu’il pourrait y en avoir un certain nombre », dit-elle, dont le plomb et le cadmium.

Psychomédia avec source : Michigan State University.

http://www.psychomedia.qc.ca/

Allergies alimentaires, vaccins, groupe sanguin… 13 choses à savoir sur votre santé à l’âge adulte


Un petit aperçu des choses que nous devons savoir pour mieux gérer notre santé et répondre aux questions des médecins
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Allergies alimentaires, vaccins, groupe sanguin… 13 choses à savoir sur votre santé à l’âge adulte

 

 

Par Lindsay Holmes

 

Quand vous êtes enfant, la vie est simple. Vous devez faire la sieste à certaines heures. Vous pouvez manger des cochonneries sans qu’on vous en fasse le reproche. Sans oublier l’un des avantages les plus sous-estimés : ceux qui s’occupent de vous vous conduiront à vos rendez-vous.

Mais maintenant que vous êtes devenu adulte (même si vous n’avez pas encore l’impression de l’être), vous avez laissé derrière vous l’époque où vous ne vous souciiez pas de savoir quand vous aviez pris une douche ou vous vous étiez lavé les dents pour la dernière fois.Voici 13 choses que vous devez savoir sur votre santé maintenant que vous êtes sorti de l’enfance.

1. Votre groupe sanguin.

Vous êtes du groupe A? O? Le savoir vous permet d’appréhender votre état de santé. Comme le rapporte le Reader’s Digest, des études suggèrent qu’il existe un lien entre certains groupes sanguins et une légère augmentation des risques de maladies cardiaques, par exemple. Il est en outre important de garder ce type d’informations essentielles dans un coin de votre tête au cas où un médecin vous le demanderait.

2. L’activité physique que vous pratiquez.

Vous pratiquez la méthode Pilates? Du vélo dans une salle de sport? Du yoga? Le type de sport importe peu, du moment que vous faites de l’exercice. Cela permet non seulement de se maintenir en bonne santé physique, mais c’est également bon pour le moral. Selon des études, le sport (ne serait-ce qu’une petite balade) aurait une influence positive sur notre humeur, réduirait les risques de maladies cardiovasculaires et bien plus encore.

3. Vos antécédents familiaux.

Votre bagage génétique est une information cruciale pour mieux vous connaître et ainsi savoir à quels signes porter une attention particulière. Votre grand-mère a eu un cancer du sein? Votre oncle était toxicomane? Toute information est bonne à prendre, notamment si vous êtes à la recherche d’un nouveau médecin. Lors d’une première consultation, un professionnel de la santé vous demandera sans doute s’il y a eu des cancers, des maladies cardiaques ou des problèmes psychologiques dans votre famille. Alors, autant vous y préparer.

4. La détection des grains de beauté et les problèmes de peau.

On estime qu’environ 73 000 nouveaux cas de mélanomes, le plus grave des cancers de la peau, seront diagnostiqués en 2015. Les individus concernés sont de plus en plus nombreux chez les moins de 40 ans. Un dermatologue peut vous faire un bilan complet afin de vérifier qu’il n’y a aucun souci. Mieux vous connaîtrez votre corps, plus vous serez capable de remarquer un quelconque changement et de tirer le signal d’alarme.

5. La surveillance de votre tissu mammaire.

L’autopalpation est le meilleur moyen de dépister de manière précoce un cancer du sein. Selon l’American Cancer Society, il est conseillé de surveiller toute grosseur ou anomalie mammaire dès l’âge de 20 ans (précisons que les hommes doivent également faire attention à ces signes précurseurs, le cancer du sein pouvant toucher les deux sexes.)

6. Vos allergies.

Cela ne concerne pas uniquement les personnes victimes d’allergies sévères au printemps ou quand elles goûtent un nouveau plat. Il existe plusieurs niveaux de gravité. Qui plus est, certaines allergies apparaissent avec l’âge. La meilleure façon d’agir est de consulter de temps à autre un médecin afin de vérifier que votre système immunitaire supporte toujours le chat de votre colocataire ou le pollen dans l’air. Pour vous prémunir des allergies, mieux vaut être au fait des traitements disponibles et rester attentif à la nourriture ou tout ce qui peut provoquer chez vous une réaction allergique.

7. Ce qui vous détend quand vous êtes stressé.

Pour les uns, c’est un long jogging. Pour les autres, un coup de fil à leur mère. Ce qui vous soulage lorsque vous êtes stressé est aussi ce qui vous permet de vous sentir bien. Des études ont démontré que l’excès de stress pouvait entraîner des problèmes cardiaques ou d’autres soucis de santé. En panne d’idées? Jetez un œil à cette liste de conseils pour déstresser.

8. Vos carences en vitamines.

Vous pouvez vous sentir bien, même si votre corps est en manque de quelque chose. Des carences peuvent avoir des conséquences sérieuses. Un manque de fer, par exemple, peut être un signe d’anémie et les carences en vitamine D sont associées à des problèmes psychologiques. Consultez votre médecin pour vous assurer que vous ingurgitez suffisamment de vitamines, dans l’idéal au cours des repas. Dans le cas contraire, un complément alimentaire pourra vous être prescrit.

9. Le bon médecin.

L’attitude d’un médecin au chevet du patient est un élément clé dans le choix d’une personne de confiance. Si vous n’êtes pas détendu, il vaudra mieux trouver quelqu’un qui vous corresponde davantage et qui vous mettra à l’aise (au final, l’objectif est d’aller voir le médecin et non pas de l’éviter). Cela ne s’applique pas uniquement aux généralistes, mais également aux thérapeutes, gynécologues, dentistes, etc.

10. Vos allergies alimentaires.

Que la caféine ait des effets négatifs sur vous peut avoir l’air de la pire des injustices. Mais il est indispensable de savoir quelle est l’influence de ce genre de substances sur votre bien-être ou votre comportement. Il en va de même pour l’alcool. La vie d’étudiant n’a (malheureusement) qu’un temps. Le moment est venu pour vous de connaître vos limites.

11. Une connaissance de base de l’assurance maladie.

CPAM, franchise, déduction: à elle seule, cette terminologie peut vous donner mal à la tête. Prenez le temps de vous documenter afin de mieux comprendre le fonctionnement de votre assurance maladie. Ce sera d’autant plus facile quand vous chercherez un spécialiste et d’autant moins étonnant au moment de mettre la main au portefeuille à la fin d’une consultation.

12. Les vaccins pour lesquels vous êtes à jour.

J’espère que la réponse est « tous ». Savoir contre quoi vous avez été vacciné vous sera utile, mais cela aidera aussi votre médecin à savoir quelle dose ou rappel vous prescrire. Des maladies comme la méningite sont mortelles, alors qu’elles peuvent tout à fait être évitées grâce à un vaccin.

13. La quantité de sommeil nécessaire à votre corps.

Il est recommandé de dormir au moins sept à neuf heures par nuit. Cela dit, chaque organisme réagit différemment. Et l’heure à laquelle vous allez vous coucher doit aussi être prise en compte. Vous devez aller au lit à 22h pour être sûr d’être dans les bras de Morphée à 23h? Faites ce qui est bon pour vous.

En fin de compte, vous savez mieux que quiconque comment fonctionne votre organisme. Être en accord avec votre corps et votre esprit? C’est cela, devenir adulte.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

5 choses essentielles à savoir sur les allergies alimentaires


Quand une personne a des allergies alimentaires, il faut vite prendre l’habitude de lire les ingrédients de tout aliment, malheureusement, certaines compagnies ne voulant pas prendre des responsabilités affichent « peut contenir ». A l’école, certains parents se plaignent des restrictions alimentaires, mais si c’est pour préserver une crise, c’est un effort qui vaut la peine
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5 choses essentielles à savoir sur les allergies alimentaires

 

Breakfast

Crédit : iStockphoto

par Melissa Maya Falkenberg

 

Si, lors de chaque rentrée scolaire, certains parents se plaignent encore de ne pas pouvoir mettre des noix dans les lunchs de leurs enfants, d’autres doivent quotidiennement gérer l’inquiétude et planifier avec minutie la préparation de chaque repas.

« On y pense tout le temps. Même en ce moment, en vous parlant, je regarde ma montre. Il est 12 h 32. La garderie ne m’a pas téléphoné, donc, je suppose que l’heure du dîner s’est bien passée », confie Dominique Seigneur, directrice des communications et du financement de l’Association québécoise des allergies alimentaires.

Autour de la table, divers intervenants sont rassemblés pour une conférence organisée par EpiPen.

Les allergies alimentaires sont de plus en plus fréquentes, particulièrement chez les enfants. Santé Canada estime qu’elles touchent actuellement de 5 à 6 % des enfants en bas âge et de 3 à 4 % des adultes au Canada. Au Québec, le nombre de personnes ayant des allergies alimentaires s’élève à 300 000.

« Un problème des pays industrialisés », souligne l’allergologue Marie-Josée Francœur, qui enseigne au département de pédiatrie de l’Université de Sherbrooke.

« En Afrique, en Inde, au Pakistan, on ne connaît pas ça. Nos bébés naissent dans un univers aseptisé. Leur système immunitaire a peu besoin de travailler et finit par réagir à des trucs banaux. C’est le prix à payer pour vivre dans un pays développé! », explique-t-elle.

Les aliments responsables de 99 % des allergies alimentaires sont le lait, les œufs, les arachides, les noix, le soya, le blé, le sésame, la moutarde, le kiwi, les poissons et les fruits de mer. De plus en plus, les enfants allergiques aux arachides développent tardivement une allergie au soya. En revanche, l’allergie au lait, qui est la plus fréquente chez l’enfant, disparaît souvent avec le temps.

Certaines personnes (ou familles) se priveront, par précaution, d’aller au restaurant et de voyager. D’autres, comme le pilote de course Alexandre Tagliani, choisissent la liberté :

« Je suis sur la route 220 jours par année. Je suis libre comme le vent, je ne suis pas isolé. À mon humble avis, il ne faut pas surprotéger les enfants qui ont des allergies alimentaires. Les programmes de sensibilisation doivent être axés sur les connaissances et la compréhension. »

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Alexandre Tagliani à la table ronde EpiPen

1) Toujours avoir son auto-injecteur avec soi

L’anaphylaxie (nom donné à la réaction allergique sévère provoquée par l’allergène) peut survenir n’importe quand, et le seul remède à celle-ci est l’épinéphrine, contenue dans l’auto-injecteur. Bref, il ne sert à rien d’attendre le médicament d’urgence du médecin, car injectera cette même substance.

« Sur les 2,5 millions de personnes atteintes au Canada, j’aimerais qu’au moins 400 000 d’entre elles se promènent avec leur EpiPen, souhaite Tagliani.

Celles qui n’ont jamais eu de réactions fortes sont malheureusement souvent difficiles à convaincre. Elles ne comprennent pas qu’elles risquent plus leur vie que moi en voiture de course à 400 km/h! », s’exclame-t-il.

Il relate ensuite l’un des épisodes d’anaphylaxie qui lui a presque coûté la vie, survenu il y a quelques années dans le hall d’un hôtel où il séjournait. Il avait oublié son EpiPen… dans la chambre quelques étages plus haut.

2) Un enfant peut aussi traîner son auto-injecteur

À partir de l’âge de raison (6-7 ans), on conseille que l’enfant ait aussi son injecteur avec lui. S’il est bien informé, il peut être capable de s’auto-injecter. Évidemment, il l’aura fait avec ses parents auparavant, et l’on doit prendre en considération son niveau de maturité.

* Pour faciliter l’apprentissage chez l’enfant (et l’adulte!), EpiPen fabrique des auto-injecteurs de pratique. La commande, gratuite, se fait directement sur le site d’EpiPen.

Malheureusement, l’idée que certains enfants traînent leur auto-injecteur dérange. Dans les écoles et les camps de jour, à titre d’exemple, on a peur que les amis de l’enfant ou les autres élèves prennent le médicament et jouent avec, d’où l’importance d’un programme de sensibilisation qui renseigne bien les personnes concernées, mais aussi la population en général.

3) Il faut savoir reconnaître les premiers symptômes

Les signes et les symptômes de l’anaphylaxie sont multiples : manifestations cutanées (démangeaison, urticaire, rougeur), écoulement des yeux et du nez, rougeur des yeux, crampes abdominales, nausées, toux, etc. Certains symptômes sont les mêmes que ceux d’une simple allergie saisonnière, mais, chez l’enfant, on peut parfois dénoter un timbre des pleurs différent.

Lorsque des parents ou des patients arrivent en pleine crise à l’hôpital, les raisons pour ne pas avoir utilisé l’auto-injecteur sont nombreuses. Parmi celles-ci, l’oubli de l’auto-injecteur à la maison, la peur de l’injection, la peur des effets secondaires, mais aussi une mauvaise interprétation des symptômes. Vous avez du mal à évaluer la sévérité de la réaction allergique? Il vaut mieux procéder à l’injection tout de suite que la donner trop tard.

4) Ne jamais donner un aliment à un enfant que l’on ne connaît pas

Certes, l’enfant doit comprendre sa condition et apprendre à dire non à ce qu’on lui offre ou se tourner vers ses parents s’il a le moindre doute. Mais c’est aussi la responsabilité de tout adulte de prendre le problème des allergies alimentaires au sérieux.

« Un exemple parmi tant d’autres : les grands-parents. Ils ont beau adorer leurs petits-enfants ou être les meilleurs grands-parents au monde, cette nouvelle réalité est souvent loin de la leur. Combien de fois ai-je dû rappeler à mon père que sa petite-fille pouvait mourir s’il lui donnait tel aliment… », raconte Dominique Seigneur, qui soulève alors un point extrêmement intéressant.

Lorsqu’on ne connaît pas les réels enjeux des allergies alimentaires, on tend souvent à croire que l’autre exagère…

5) Les personnes les plus à risque sont celles qui ont des antécédents d’anaphylaxie

Plusieurs dizaines de milliers d’épisodes d’anaphylaxie surviennent chaque année au Canada. Heureusement, la majorité des victimes s’en sortent indemnes grâce à l’EpiPen. Pour au moins 50 personnes (50 à 100 personnes chaque année), la réaction est fatale. Si vous pensez que votre enfant ou votre adolescent développe une allergie alimentaire, ne tardez pas à consulter. Les personnes ayant déjà vécu un ou des épisode(s) d’anaphylaxie sont plus susceptibles d’en avoir d’autres.

Votre enfant est encore bébé, et vous ne savez pas quand commencer à introduire certains aliments, comme les crevettes et les arachides, dans son alimentation?

Docteure Francœur rassure : « À partir de six mois, on peut manger n’importe quoi. D’un point médical, il ne change rien d’attendre. Il suffit d’être attentif les heures suivant l’introduction de l’aliment. Si vous remarquez une réaction cutanée ou autre, allez immédiatement à l’hôpital. On y passe des tests d’allergies au besoin seulement. »

Quelques ressources essentielles

Le livre Déjouer les allergies alimentaires, de Marie-Josée Bettez et d’Éric Théroux.

Sur le Web : Déjouer les allergies.

http://fr.chatelaine.com/

Gluten ou sans-gluten, quel choix santé pour le chien?


L’intolérance au gluten touche ceux qui souffrent de maladie coeliaque, mais c’est devenu une mode alimentaire et souvent non confirmer par un médecin. Il semble que cette mode touche aussi les animaux tels que les chiens. Alors qu’en réalité, qu’une seule race de chien peut être touchée par cette allergie alimentaire. Des propriétaires semblent décider autrement alors qu’encore, c’est le vétérinaire le mieux placé pour faire ce genre de diagnostique
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Gluten ou sans-gluten, quel choix santé pour le chien?

 

Setter Irlandais

Rémi Froment

 

Nous discutions d’allergie alimentaire chez nos animaux dans notre précédent billet. Le «sans-gluten» envahit sans aucun doute les rayons des épiceries. Une allergie alimentaire au gluten est bien reconnue chez l’homme. Qu’en est-il chez le chien? Quel crédit apporter au «sans-gluten» parmi les aliments industriels destinés à nos compagnons?

Aucun modèle animal ne reproduit exactement la maladie céliaque humaine. Les modèles étudiés incluent le chien, le singe, le rat et la souris. Chacun présente des particularités en ce qui concerne les mécanismes immunitaires responsables de l’allergie. Interprétées ensemble, ces informations permettent de mieux comprendre la maladie chez l’homme.

Le gluten c’est quoi?

Lorsque l’on parle de gluten, on réfère à un groupe de protéines qui se trouvent naturellement dans le blé, l’orge et le seigle. Ces protéines ont des propriétés visco-élastiques intéressantes (liant naturel) dans l’industrie agroalimentaire. Parmi ces protéines, la gliadine attire particulièrement l’attention en raison de ses propriétés immunogènes.
Aujourd’hui le gluten est également utilisé «seul» c’est-à-dire isolé du blé.
Sa nature protéique lui donne des propriétés nutritives intéressantes.

La maladie coelique chez l’homme

Chez l’homme la maladie cœliaque (allergie au gluten) se manifeste par des signes digestifs et cutanés.

La destruction de l’épithélium digestif est responsable d’une mauvaise absorption du contenu alimentaire. Il s’agit del’entéropathie sensible au gluten.

La démangeaison cutanée est liée à une inflammation de la peau secondaire à un dérèglement immunitaire. Il s’agit de la dermatite herpétiforme. D’autres symptômes sont possibles.

D’importants mécanismes immunitaires se cachent derrière cette maladie. Dans certains cas l’individu affecté ne développe jamais de tolérance immunologique pour le gluten; dans d’autres cas, cette tolérance est perdue. Les perturbations peuvent avoir lieu à plusieurs niveaux. Le MHCII, un système de présentation des antigènes par certaines cellules (lymphocytes B et cellules dendritiques entre autres) est mis en cause avec une prédisposition génétique. L’assemblage de ce complexe dépend de plusieurs gènes. Plusieurs copies de ces gènes existent. Deux copies doivent s’assembler pour donner une combinaison fonctionnelle du MHCII. Des combinaisons particulières de ces copies peuvent prédisposer à une réponse inappropriée du système immunitaire et hypersensibiliser l’organisme contre le gluten. D’autres mécanismes existent.

L’allergie au gluten chez le chien

Le setter irlandais est la seule race de chien naturellement reconnue sensible au gluten. Cependant, un chien d’une autre race pourra occasionnellement présenter une sensibilité au gluten.

Le setter irlandais allergique montrera comme chez l’homme une diarrhée dépendante au gluten. Celle-ci est causée par une atrophie des villosités intestinales après exposition au gluten. Cette altération morphologique de l’épithélium digestif s’accompagne d’une infiltration marquée en profondeur de lymphocytes (cellules inflammatoires) de type T. Une manifestation cutanée n’est pas classique.

Il a été prouvé que le MHCII n’est pas mis en cause chez le Setter Irlandais. La réponse immunitaire anormale est purement «innée». Seules les cellules en première ligne de la réponse immunitaire et les lymphocytes T sont responsables du dérèglement. Il n’y a pas d’augmentation des anticorps anti-gliadin dans le sang (pas de sélection/amplification d’une réponse impliquant les lymphocytes B.) Cette différence fait du chien un modèle incomplet pour bien comprendre la maladie coeliaque chez l’homme.

Conclusion

Seul le Setter Irlandais démontre une allergie au gluten reconnue avec manifestation digestive (diarrhée). On peut se demander le bien-fondé d’exclure systématiquement le blé et le gluten des aliments industriels pour les autres races de chien.

Comme chez l’homme l’alimentation pour les animaux suit les «tendances santé» du moment.

La composition des aliments est transparente et se retrouve sur l’emballage. Les compagnies d’alimentation vétérinaires (Hills, Royal-Canin, Purina…) ont fait des choix concernant cette utilisation. Leurs arguments peuvent être trouvés en ligne sur leur site web.

En cas de doute et si votre chien présente des signes, l’avis d’un vétérinaire reste essentiel.

Par Rémi Froment, Pathologiste Vétérinaire.

Principales sources:

1. Marietta EV, Murray JA. Animal models to study gluten sensitivity. Seminars in immunopathology 2012.

2. Polvi A, Garden O, Houlston R, Maki M, Batt R, Partanen J. Genetic susceptibility to gluten sensitive enteropathy in Irish setter dogs is not linked to the major histocompatibility complex. Tissue Antigens. 1998.

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Les aliments de substitution, un jeu d’enfant


Sois pour des raisons de santé, allergies, intolérances ou tout simplement qu’il manque un ingrédient important pour réussir une recette, il est toujours possible de trouver un substitut qui jouera le rôle de l’ingrédient manquant
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Les aliments de substitution, un jeu d’enfant

 

Que ce soit pour cause d’allergie, d’intolérance alimentaire ou tout simplement parce que vous n’avez pas l’ingrédient nécessaire demandé pour réaliser une recette, voici de belles idées d’aliments de substitution qui fonctionnent vraiment.

LAIT

  • Boisson de soja
  • Boisson de lait de riz enrichie
  • Lait d’amandes
  • Lait de coco
  • Jus de fruits

BEURRE

  • Margarine sans produits laitiers
  • Huile d’olive
  • Huile de canola
  • Huile de coco fondue
  • Shortening végétal

ŒUFS

Gelée de graines de lin
Ingrédients : 3 T. d’eau, 5 c. à table de graines de lin
Bouillir 20 minutes, filtrer, congeler dans un bac à glaçon pour usage ultérieur. 1 glaçon = 1 œuf

Purée de légumes ou de fruits non sucrée
Purée de pommes, poires, bananes, patates douces, courges, citrouille. 1/4 T. = 1 œuf

Yogourt nature de lait de vache, de soja ou de lait de coco, crème sure ou tofu mou
1/4 T. = 1 oeuf

Graines de chia
1 c. soupe de graines de chia + 3 c. à soupe d’eau
Laisser reposer quelques minutes afin de faire gonfler le mélange

Vinaigre
Ajouter 2 c. soupe de vinaigre de cidre de pommes à votre lait ou à votre bicarbonate de soude et laisser reposer quelques minutes

YOGOURT

  • Tofu mou
  • Crème sure
  • Yogourt de lait de coco
  • Yogourt de lait de soja

ARACHIDES

Pour les tartinades ou les sauces :

  • Beurre de sésame
  • Beurre de pois
  • Beurre de tournesol
  • Beurre de soja
  • Beurre de noix

Pour le côté croquant

  • Graines de citrouille rôties
  • Haricots de soja grillés
  • Pois chiches assaisonnés et cuits au four

MOUTARDE

  • Raifort
  • Un mélange de gingembre, curcuma et lime

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Allergies alimentaires Des tests sur Internet pour s’autodiagnostiquer


Tout ce qui est vendu par Internet, que ce soit des tests médicaux ou des médicaments sont à mon avis dangereux. L’autodiagnostique demande quand même une confirmation par un médecin
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Allergies alimentaires

Des tests sur Internet pour s’autodiagnostiquer

 

Des tests sur Internet pour s'autodiagnostiquer

Crédit photo : TVA Nouvelles

Par Elsa Babaï | TVA Nouvelles

Trois cent mille québécois vivent avec une allergie alimentaire et divers tests pour les détecter existent sur internet. Certains vous proposent même de vous autodiagnostiquer.

J.E. a testé deux produits. Le premier est d’origine québécoise.Imupro 100 du laboratoire LSIA de Pierrefonds affirme déceler ce que l’entreprise appelle: des allergies alimentaires retardés sur 90 aliments. C’est la femme d’affaires Danièle Henkel qui est à la tête de l’entreprise.

Elle explique que son test analyse par le biais d’un prélèvement sanguin «une réactivité à divers niveaux. Et avec ces réactivités, il se pourrait qu’il y ait un excès d’anticorps.»

Sur leur site internet, le laboratoire LSIA affirme que ces allergies peuvent être à l’origine de plusieurs maladies comme le syndrome du colon irritable, la migraine et la dépression.

L’association des allergologues et immunologues du Québec ne croit pas que ces anticorps, appelés IGG, peuvent être à l’origine de maladies. D’ailleurs, l’association a émis une mise en garde en 2008 contre le test Imupro.

L’allergologue Marie-Noël Primeau explique que les études scientifiques n’ont «jamais fait la preuve qu’avoir ça (les anticorps IGG ) dans votre système ça pourrait être en lien avec des symptômes que vous pourrez avoir».

De son côté, le directeur du laboratoire de Daniel Henkel, Christian Linard, affirme avoir des études scientifiques qui prouvent cette théorie. Le test est d’ailleurs offert dans plusieurs laboratoires à travers le monde.

Sa multiplication inquiète aussi plusieurs associations d’allergologues de plusieurs pays.

Toutefois selon Danièle Henkel, qui reçoit des témoignages concluant de ses clients, «ce sont des réticences. Dans le monde scientifique ça prend des années avant qu’on accepte que ça fonctionne ou pas».

Le deuxième test est d’origine américaine. «My allergy test» de la compagnie Immunetech, est autorisé par la Food and Drug Administration, le pendant américain de Santé Canada.

Il détecte les allergies au pollen mais aussi alimentaires. La fiabilité des résultats obtenus par ce test est questionnée par l’allergologue Marie-Noël Primeau, et le fait de s’y fier pourrait être dangereux.

L’Association québécoise des allergies alimentaires recommande fortement de consulter un médecin plutôt que d’acheter ces tests

http://tvanouvelles.ca/

Mythes ou réalités sur les allergies alimentaires


Les allergies alimentaires peuvent être très sérieuses et chez un enfant, il est important d’être prudent et d’éviter les contaminations croisées
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Mythes ou réalités sur les allergies alimentaires

 

 

1. Il est possible d’être allergique à l’odeur d’un aliment.

FAUX. L’odeur d’un aliment est due à certaines molécules aromatiques qui s’évaporent facilement dans l’air. Ces molécules ne sont pas reconnues par le corps comme étant allergènes. Ce sont les protéines des aliments qui déclenchent des réactions allergiques et celles-ci ne se retrouvent pas dans l’air, sauf dans certains cas précis comme, par exemple, dans une usine où l’on manipule du lait en poudre ou que l’on écaille des arachides.

Différents procédés de transformation, telle que la mouture, la pulvérisation, la cuisson à haute température comme la friture ou la cuisson à la vapeur peuvent permettre à certaines particules de l’aliment de se retrouver en suspension dans l’air. Lorsqu’une personne allergique inhale ces particules, elle peut développer une réaction allergique.

2. Je suis allergique aux arachides, je dois éviter toutes les légumineuses.

FAUX. Bien que l’arachide soit une légumineuse, il n’est généralement pas nécessaire d’éviter les autres légumineuses. Approximativement 5% des personnes allergiques aux arachides le seront aussi à une autre légumineuse.

3. Chez les enfants en bas âge, l’allergie au lait est la plus fréquente.

VRAI. L’allergie la plus répandue chez les jeunes enfants est celle aux produits laitiers, suivie de l’allergie aux œufs, ainsi qu’aux arachides.

4. Les produits sans lactose ne sont PAS sécuritaires pour les personnes allergiques au lait.

VRAI. L’allergie au lait implique une réaction du système immunitaire par rapport à certaines protéines contenues dans le lait. Le lactose est le sucre contenu dans le lait, on y associe des réactions d’intolérance, mais pas d’allergies alimentaires.

5. Le baiser d’une personne ayant mangé une substance allergène peut déclencher une réaction allergique chez son partenaire.

VRAI. Les traces de la substance allergène sont présentes dans la bouche et/ou la salive pendant parfois quelques heures suivant sa consommation, et ce, même après un rinçage de la bouche ou un brossage des dents.

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