La malbouffe est-elle responsable d’allergies alimentaires?


C’est une étude faite à petite échelle sur les allergies alimentaires. D’après cette étude une des causes seraient la malbouffe. Quoiqu’à première vue, cela parait sensée. Il va de soit que les allergies alimentaires ont augmenté ainsi que la malbouffe. Il faudrait tout de même d’autres études de plus grandes envergures pour le confirmer.
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La malbouffe est-elle responsable d’allergies alimentaires?


Qui veut un hot dog? | Clément127 via Flickr CC License by

Qui veut un hot dog? | Clément127 via Flickr CC License by

Camille Jourdan

C’est en tout cas ce que laisse penser une récente étude italienne.

Environ 240 millions de personnes dans le monde souffriraient d’allergies alimentaires, estime l’Organisation mondiale de l’allergie. Noix, gluten, lait de vache, soja… Les allergènes sont multiples, tout comme leurs causes. Une récente étude italienne vient peut-être d’ailleurs d’en identifier une nouvelle: la malbouffe.

Les travaux de Roberto Berni Canani, de l’Université de Naples, tendent en effet à montrer que ce que les anglo-saxons appellent la «junk food», pourrait bien être à l’origine de certaines allergies. Le Guardian rapporte que le chercheur a notamment étudié le taux de produits de glycation avancés, ou AGE, chez des enfants. Ces substances naissent à la suite d’une réaction entre les sucres d’une part, et les lipides et les protéines d’autre part. S’ils sont naturellement présents dans notre organisme, ils proviennent aussi de ce que nous mangeons, et notamment des aliments transformés.

Dans son étude, Roberto Berni Canani a relevé des taux d’AEG plus élevés chez les enfants présentant des allergies alimentaires. Et il se trouve que ces mêmes enfants consomment davantage de produits contenant de forts taux d’AEG que les autres

«Ils mangent beaucoup de snacks, de hamburgers, de frites… Beaucoup d’aliments indutriels remplis d’AEG», indique le chercheur.

Beaucoup plus de «junk food», donc (entre 20 et 40 % de plus), que les enfants non allergiques.

Or, les AEG sont déjà connus pour interagir directement sur les cellules immunitaires, et sur la barrière intestinale. Des études ont déjà montré que des taux élevés de ces produits dans notre organisme entraîne des diabètes, ou encore des maladies rénales. Alors pourquoi pas des allergies?

«Une théorie intéressante»

Cependant, le Guardian reste prudent: l’étude de Roberto Berni Canani a été menée à tès petite échelle, sur une soixantaine d’enfants. John Warner, professeur en pédiatrie au Collège Impérial de Londres, rappelle au quotidien britannique que les allergies ont de multiples causes, qui peuvent expliquer les résultats de l’étude italienne.

Il remarque que «ces enfants, consommateurs de malbouffe, sont moins susceptibles que les autres de suivre un régime méditerranéen, riche en fruits frais, en légumes et en poisson; un régime justement connu pour réduire les risques d’allergies».

Autres facteurs de risques auxquels ces enfants peuvent être exposés, selon le professeur: «le tabac, ou d’autres polluants».

De la même manière, son collègue Andrew Clark, consultant en pédiatrie à l’hôpital d’Addenbrooke, estime que des recherches complémentaires sont nécessaires, mais reconnaît toutefois que cette étude «soulève une théorie intéressante».

http://www.slate.fr/

Un ado lance une tranche de fromage sur un camarade de classe, qui décède


L’adolescent a probablement voulu faire le défi : #cheesechallenge. Un défi stupide qui circule depuis quelques temps sur le web. Je ne sais pas si c’est par niaiserie ou par une grande ignorance, mais il savait que son copain était allergique au produit laitier, mais il ne savait pas que le fromage était aussi un produit laitier. Est-ce possible à 13 ans ne pas savoir cela ? Et pourquoi l’école n’a pas administré immédiatement un traitement contre cette allergie, ou du moins le mettre en observation pour voir les premiers signes ?

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Un ado lance une tranche de fromage sur un camarade de classe, qui décède


© Thinkstock.

Un adolescent britannique, allergique aux produits laitiers, est décédé dix jours après avoir reçu une tranche de fromage dans le cou.

Karanbir Singh Cheema, un Britannique de 13 ans, également surnommé Karan, est décédé le 9 juillet 2017, dix jours après avoir reçu dans le cou, une tranche de fromage lancée par un camarade de classe

L’enquête sur la mort de jeune garçon a débuté cette semaine. Une enquête préliminaire en septembre 2018 a montré que Karanbir, étudiant à l’école William Perkin Church d’Angleterre à Greenford près de Londres, était décédé des suites d’une grave réaction allergique à une tranche de fromage.

De nouveaux éléments dont le témoignage d’un professeur ont été dévoilés. Lucjan Santos, l’un des professeurs du jeune garçon, a déclaré lors de l’enquête judiciaire que Karan lui avait fait part des faits lors d’une pause de midi.

 « Il m’a dit: ‘il a mis du fromage dans mon col sans raison’, puis il a pointé du doigt sa nuque », a déclaré l’enseignant.

L’adolescent aurait alors expliqué avoir une allergie au fromage. Le professeur a ajouté que Karan semblait calme et parlait calmement. 

« Je vais mourir »

Mais au bout de quelques minutes, le cou de l’adolescent est devenu rouge vif. Il n’arrêtait pas de se gratter le cou, saignant et luttant pour respirer. Bonny Campbell, membre du corps professoral, a expliqué que Kara a enlevé son t-shirt et a crié: « Je vais mourir. » L’adolescent a alors reçu un traitement pour ses symptômes allergiques.

Karan avait de multiples allergies alimentaires, notamment au blé, au gluten, aux produits laitiers ainsi qu’aux noix, d’après les dires de ses enseignants. Le garçon de 15 ans qui avait jeté la tranche de fromage « aussi gros qu’un post-it » à Karan Cheema a affirmé qu’il était au courant de certaines allergies de Karan Cheema, mais qu’il ne savait pas qu’il était également allergique au fromage.

Selon les enquêteurs, le camarade qui aurait donné le fromage au lanceur, était, lui, au courant des allergies de Karan aux produits laitiers, mais a assuré qu’il ne savait pas que le fromage était un produit laitier.

L’enquête se poursuit.

https://www.7sur7.be/

Le Saviez-Vous ► Vraies ou fausses allergies alimentaires ?


C’est important de savoir si une personne a des allergies alimentaires, cependant l’auto-diagnostique n’est pas un bon moyen. Il vaut mieux en parler à un médecin. Certains symptômes pourraient être une intolérance et non une allergie.
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Vraies ou fausses allergies alimentaires ?

 

Vraies ou fausses allergies alimentaires ?

On s’estime parfois allergique à tel ou tel aliment ou composant alimentaire et on s’en prive… à tort !

Une étude récente vient montrer que de très nombreux adultes se trompent sur de prétendues allergies.

Explications.

Une étude américaine pour mieux comprendre les allergies

Aux États-Unis, ils sont 26 millions à se déclarer allergiques à un aliment ou un composant alimentaire. Mais grâce à une étude des chercheurs de l’hôpital pour enfants Ann & Robert H. Lurie de Chicago et la Nortwestern University, nous savons désormais que la moitié d’entre-eux ne serait finalement pas allergique mais simplement intolérant, voire rien du tout.

Sur un échantillon de 40.443 adultes sondées, 19% se déclaraient allergiques. Après vérification des symptômes, ils ne sont que 10,8% à présenter une véritable allergie. En tête de classement, l’allergie aux mollusques et crustacées. Viennent ensuite les allergies au lait, aux arachides, aux noix, au poisson, au soja et au sésame.

Éviter les mauvais diagnostics

Ce phénomène est vérifiable dans de nombreux pays occidentaux et au Royaume-Uni notamment. Pour éviter ce genre d’erreur de diagnostic, il faut consulter un médecin spécialiste des allergies chez l’adulte et procéder à des tests fiables.

Il pourrait s’avérer que certains maux (diarrhées, ballonnements ou maux d’estomacs) ne seraient liés qu’à une simple intolérance au lactose. Cette mise au point pourrait vous éviter de vous priver de certains aliments inutilement et vous libérer de certains traitements à base d’antihistaminiques ou d’adrénaline.

Maylis Choné

https://www.passeportsante.net

Allergies alimentaires : le compost pose-t-il un risque?


Quand on ne souffre pas d’allergie, ce n’est pas une question qu’on se pose si le compost peut provoquer des réactions allergiques alimentaires. Il semble que grâce à la décomposition les risques sont presque nuls. Cependant manipuler du compost pour son jardin, il est probablement mieux d’agir avec prudence
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Allergies alimentaires : le compost pose-t-il un risque?

 

Un homme tient du compost dans ses mains.

Les plantes n’absorbent pas les allergènes pendant leur croissance. Photo : iStock

Rassurez-vous, les légumes et les fruits qui poussent dans un compost à base de crevettes, d’arachides ou d’œufs ne mettent pas en danger les personnes qui vivent avec des allergies alimentaires. Celles-ci doivent cependant faire preuve de prudence si elles manipulent la matière organique.

Un texte de Daniel Blanchette Pelletier

Les plantes ont besoin d’un sol riche en azote, en phosphore et en potassium pour assurer leur croissance. Combiné à l’engrais, le compost leur procure tous les éléments dont elles ont besoin.

Les matières organiques que l’on retrouve dans le compost sont aussi nombreuses que diversifiées. Elles comprennent parfois des crevettes, des œufs et même des arachides. Le compost de crevettes, par exemple, est riche en azote. Celui à base d’œuf apporte du calcium à la plante et tempère l’acidité du sol.

Ces aliments, potentiellement mortels pour les personnes vivant avec des allergies, présentent toutefois très peu de risque en se retrouvant dans le compost.

« Les risques qu’il y ait des teneurs suffisantes pour déclencher une allergie sont somme toute relativement faibles », souligne la chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki, Louise Hénault-Ethier.

Les réactions allergiques sont causées par une protéine à l’intérieur d’un aliment. Aucune étude scientifique ne porte spécifiquement sur la survie des protéines allergènes à l’intérieur des composts. On sait toutefois que le processus décompose les protéines.

« Le compostage brise les longues chaînes composées de carbone et d’une série d’acides aminés d’une protéine en plus petits morceaux, explique Louise Hénault-Ethier. Ces petites molécules élémentaires, comme le CO2, le H2O et le NH4, sont les différents nutriments de base dont se nourrissent les plantes. »

« Si la décomposition est complète, et on sait que les protéines se dégradent assez rapidement dans le processus de décomposition, il y a très peu de risque qu’une protéine allergène ait persisté, ou à tout le moins sa concentration va être beaucoup moindre », poursuit-elle.

Le compostage, c’est tellement un milieu hostile que très peu de choses y survivent. Louise Hénault-Ethier, biologiste

La biologiste spécialisée en compostage estime que le risque de passage de l’allergène à l’intérieur de l’aliment est d’autant plus faible que les plantes n’ont pas l’habitude d’absorber des protéines, mais plutôt les nutriments une fois décomposés.

À cela s’ajoute le mélange du compost au sol, un « très gros facteur de dilution », estime-t-elle.

Le compost industriel est encore moins risqué que le domestique, ajoute à son tour l’agronome spécialisé en science du sol Maxime Paré.

« La dégradation va être d’autant plus importante dans un compost industriel, fait par les municipalités et les entreprises, parce que dans un processus de maturation industrielle, la température du compost est grandement supérieure à un compost domestique », indique-t-il.

Le risque de la manipulation

 

Manipuler le compost comporte cependant sa part de risque pour les personnes allergiques. Il leur est d’ailleurs suggéré de porter gants et masque en jardinant pour éviter qu’un allergène puisse pénétrer la peau par une plaie ou soit inhalé.

« Le risque, c’est le contact avec le compost qui comporte l’allergène auquel la personne est sensibilisée, mais pas l’aliment en soi. Il est donc recommandé d’utiliser un autre type de compost, sans l’allergène, pour éviter ce risque », estime Catherine Laprise, de la Chaire de recherche du Canada en environnement et génétique des troubles respiratoires et de l’allergie.

Elle rappelle également qu’il faut bien laver les aliments pour s’assurer qu’il ne s’y trouve pas de trace de compost.

« Choisir des légumes ayant une pelure minimise considérablement les risques », résume la chercheure.

Gare aux terrains contaminés!

Les plantes sont connues pour leur capacité à décontaminer les sols en absorbant les polluants qui s’y trouvent.

« Il ne faut pas faire exprès de faire pousser des légumes dans un sol contaminé, mais même avec une faible teneur en contaminants, ce ne sont pas toutes les plantes qui vont nécessairement les absorber », précise Louise Hénault-Ethier.

Certaines plantes hyperaccumulatrices stockent les métaux dans leurs tissus ou leurs graines, comme le tournesol et la moutarde, mais elles demeurent somme toute assez rares, assure la biologiste.

« Le risque de contamination est relativement faible », ajoute-t-elle.

Encore une fois, bien rincer les légumes et les fruits devrait suffire à écarter ce risque.

https://ici.radio-canada.ca

Allergie à l’arachide: des chercheurs australiens annoncent une avancée majeure


Les allergies les plus courantes sont aux fruits de mer, au lait de vache, aux oeufs et aux cacahuètes (arachides). Et ceux qui sont atteint doivent faire attention et lire les étiquettes ou demander si leur denrée ne contient un aliment auquel ils sont allergique Chez les enfants, ils faut qu’ils apprennent très tôt les risques. En Australie, on croit avoir trouvé un traitement à long terme qui pourrait être bénéfique à ceux qui sont allergiques aux arachides a environs 70 à 80 %
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Allergie à l’arachide: des chercheurs australiens annoncent une avancée majeure

 

Allergie à l'arachide: des chercheurs australiens annoncent une avancée majeure

pilotl39 – Fotolia

SYDNEY | Des chercheurs australiens ont annoncé une avancée majeure pour les personnes souffrant d’allergie à l’arachide, parfois mortelle, grâce à un traitement à base de probiotiques qui pourrait selon eux devenir à terme un remède.

Au cours d’essais cliniques conduits par les scientifiques de l’Institut de recherche Murdoch pour les enfants à Melbourne en 2013, des enfants souffrant d’allergie à l’arachide s’étaient vus administrer des probiotiques accompagnés de faibles doses de protéines d’arachides pendant une période de 18 mois.

A l’issue de ces tests, 80% de ces enfants pouvaient tolérer l’arachide.

Quatre ans plus tard, cette recherche, publiée mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet atteste que 70% de ces enfants soumis aux tests peuvent encore consommer aujourd’hui des cacahuètes sans réaction indésirable.

«L’importance de cette découverte est que ces enfants peuvent manger des cacahuètes comme ceux qui n’ont aucune allergie à l’arachide», a indiqué Mimi Tang, chercheuse principale de l’étude.

«Cela prouve que notre traitement est efficace sur le long terme, jusqu’à quatre ans après l’avoir terminé, il est sûr», a ajouté l’experte. «Cela suggère également que la possibilité d’une tolérance est un objectif réalisable concernant le traitement de l’allergie alimentaire.»

Les chercheurs ont affirmé que l’étude de Murdoch fournit «la preuve importante qu’une guérison peut être possible concernant l’allergie à l’arachide».

D’après Mimi Tang, «il s’agit d’une avancée majeure dans l’identification d’un traitement pour les allergies alimentaires dans les sociétés occidentales.»

Les allergies alimentaires touchent un enfant sur 20 et deux adultes sur 100, les plus répandues étant les réactions aux fruits de mer, au lait de vache, aux oeufs et aux cacahuètes.

L’allergie à l’arachide est l’une des causes les plus courantes de l’anaphylaxie, une réaction d’intolérance potentiellement fatale.

http://fr.canoe.ca

Un timbre épidermique efficace contre l’allergie aux arachides


Depuis que j’ai une petite fille allergique aux arachides, c’est là qu’on doit faire vraiment attention aux aliments. Et ce n’est pas toujours évident sur tout quand un aliment a été croisé avec l’allergène (ex des biscuits au chocolat dans la même assiette que les biscuits aux arachides) Si ce timbre peut aider à diminuer les conséquences voir mortelles, ce sera un grand pas pour l’allergie aux arachides, mais aussi pour les autres allergiques alimentaires
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Un timbre épidermique efficace contre l’allergie aux arachides

 

Un bol de beurre d'arachides posé à côté de cacahuètes.

Les doses données aux personnes allergiques passent de 0.1 mg à 17 arachides par jour. Photo : iStock

Les résultats d’une étude clinique montrent qu’un timbre épidermique mis au point par une entreprise française est efficace contre l’allergie aux arachides et pourrait également l’être contre d’autres allergènes alimentaires.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

DBV Technologies affirme que son timbre Viaskin a permis de réduire de 98 % le risque de choc allergique exacerbé pouvant être mortel.

Ce timbre est basé sur une découverte selon laquelle il est possible d’agir sur le système immunitaire par la peau.

Viaskin contient un extrait très concentré de protéine d’arachide, 250 microgrammes, qui est diffusé dans l’épiderme sans passer dans le sang, évitant le risque de choc allergique pour le patient tout en le désensibilisant progressivement.

Le but n’est pas de pouvoir manger un paquet de cacahuètes, mais de réduire suffisamment la sensibilité pour éviter une réaction potentiellement mortelle en cas de consommation accidentelle d’arachide dans une sauce ou un plat. Dr Pierre-Henri Benhamou, cofondateur et PDG de DBV Technologies

Cette étude a été menée pendant trois ans dans un groupe de jeunes patients de quatre à onze ans.

Il est estimé que 2 % des enfants sont allergiques aux cacahuètes aux États-Unis, allergie alimentaire la plus fréquente dans ce pays où la population est friande de cet aliment.

Leur nombre aurait même augmenté de 50 % depuis la fin des années 1990, selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

« Ces résultats sont extrêmement encourageants », puisque 83,3 % des participants ont pu décupler la quantité d’arachides qu’ils pouvaient consommer, a précisé le Dr Pierre-Henri Benhamou, cofondateur et PDG de DBV Technologies.

Il s’agit du premier patch de désensibilisation et de guérison à une allergie alimentaire. […] Avant, il n’existait pas vraiment de traitement contre ce type d’allergènes. Dr Pierre-Henri Benhamou

La Food and Drug Administration (FDA), l’agence américaine des produits alimentaires et pharmaceutiques, a octroyé le statut de percée thérapeutique à ce timbre, ce qui ouvre la voie à un processus accéléré d’autorisation de mise sur le marché, peut-être même dès 2018.

L’allergie grave à cet aliment est responsable de plusieurs milliers de chocs anaphylactiques par an aux États-Unis, dont 150 sont mortels.

Les chercheurs ayant effectué l’essai clinique de phase 2, dont un suivi de plusieurs mois avec 28 enfants de 4 à 11 ans, ont présenté dimanche les données définitives au Congrès de l’American Academy of Allergy, Asthma and Immunology réuni à Atlanta, en Georgie.

Ces données représentent trois ans d’étude, soit la durée totale du traitement qui consiste à porter le timbre en permanence et à le changer tous les jours.

Les résultats de l’essai clinique de phase 3, dernière étape avant la commercialisation, seront connus à l’automne 2017. Selon lui, ce traitement représenterait un marché d’un milliard et demi de dollars environ.

Le marché de traitement des allergies alimentaires est encore plus étendu, puisqu’on estime que de 6 % à 8 % de la population d’Europe et des É.-U. en souffre. Les proportions sont probablement du même ordre en Chine et au Japon, selon DBV Technologies.

Ainsi une allergie au lait touche 2 % des enfants et 1 % des adultes. Et il y a également les allergènes dans les oeufs, le blé, le soja et les fruits de mer.

Pour les produits laitiers, la firme française a déjà mis au point un timbre déjà testé dans un essai clinique de phase 2 chez des enfants dont les résultats sont similaires à ceux obtenus pour l’arachide et prépare un timbre de désensibilisation à l’allergène dans l’oeuf qui pose des problèmes surtout dans les populations en Asie.

Une autre approche pour éviter les allergies à l’arachide consiste à faire consommer très tôt aux nourrissons des aliments qui en contiennent.

En janvier, l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) avait recommandé de faire consommer régulièrement des cacahuètes aux enfants dès l’âge de quatre mois, et ce, jusqu’à cinq ans.

Une étude menée par ce même institut montrait que cela permettait de réduire de 81 % le taux d’allergie chez les enfants.

http://ici.radio-canada.ca

Un additif courant déclencherait des allergies à divers aliments


L’industrie alimentaire met des additifs pour la conversation des aliments, il semblerait qu’un de ces additifs coïnciderait avec l’augmentation des allergies alimentaires et il pourrait en avoir d’autres en cause
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Un additif courant déclencherait des allergies à divers aliments

 

Un additif alimentaire courant pourrait contribuer à l’augmentation des allergies alimentaires, selon une étude de l’Université d’État du Michigan

Cheryl Rockwell étudie le lien entre l’additif alimentaire synthétique tert-butylhydroquinone (tBHQ) depuis 9 ans ans. Elle vient de recevoir un prix des National Institute of Environmental Health Sciences américains pour poursuivre son travail. LeOutstanding New Environmental Scientist (ONES) est accompagné d’une subvention de 1,5 million $ pour soutenir sa recherche.

Approuvé par la FDA en 1972, le tBHQ est un agent de conservation utilisé dans de nombreux aliments, comme huile de cuisson, les noix, les craquelins, les gaufres et le pain. Souvent le tBHQ ne figure pas sur l’étiquette, souligne la chercheuse.

Ses recherches ont montré que le tBHQ provoque la libération, par les lymphocytes T du système immunitaire, de protéines qui peuvent déclencher des allergies à des aliments tels que les noix, le lait, les œufs, le blé et les fruits de mer.

Normalement, les cellules T libèrent des protéines, appelées cytokines, qui aident à combattre les envahisseurs, explique-t-elle, mais quand le tBHQ est introduit dans des modèles de laboratoire, les cellules T libèrent un ensemble différent de cytokines qui sont connues pour déclencher des allergies à certains aliments.

L’utilisation accrue de tBHQ, dit-elle, est survenue en même temps qu’une augmentation des allergies alimentaires et une augmentation de la gravité de certaines réactions allergiques.

Dans ses travaux futurs, la chercheuse vise notamment à identifier d’autres substances chimiques déclenchant la voie de signalisation immunitaire découverte.

« Nous pensons qu’il pourrait y en avoir un certain nombre », dit-elle, dont le plomb et le cadmium.

Psychomédia avec source : Michigan State University.

http://www.psychomedia.qc.ca/