Le Saviez-Vous ►14 aliments encore pires pour les dents que les bonbons


Il n’y a pas juste les bonbons qui abîment les dents. Il y a des aliments qui peuvent aussi faire des dommages à l’émail et provoqués des caries. Parmi eux, on peut trouver des alternatives, mais bon, d’autres, c’est plus difficile car on aime cela .. Donc, il faut trouver des compensations pour éviter le désastre
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14 aliments encore pires pour les dents que les bonbons

 

Les dents sont abîmées par le sucre des fruits secs.

nada54/Shutterstock

Par Daisy Chan, RD.com

Vous êtes peut-être en train de saboter votre beau sourire sans même vous en rendre compte. Sachez que les dents réagissent aux aliments que vous mettez dans votre bouche. En voici certains – autres que les bonbons – à éviter, selon les dentistes.

Fruits secs

« Manger des fruits séchés, c’est comme manger des bonbons, dit Stephen J. Stefanac, professeur de médecine orale et de parodontie à la faculté de dentisterie de l’Université du Michigan. Ils sont tout aussi collants et riches en sucre. »

 Cela signifie que ce dernier reste coincé entre les dents – la formule parfaite pour les caries. Oubliez les fruits secs et préférez-leur les fruits frais.

Soda

Il n’est pas surprenant que le soda ne soit pas bon pour vos dents. Une canette de soda de 350 ml (12 onces) contient 39 grammes de sucre, soit près de dix cuillères à café! Mais ce n’est pas le seul problème.

« C’est très acide, dit Tricia Quartey, dentiste à Brooklyn, New York. Et l’acidité peut éroder l’émail. »

Le pire, c’est de siroter du soda toute la journée, parce qu’alors vos dents sont longuement exposées au sucre et à l’acide.

Jus

Comme le soda, le jus embouteillé peut être acide et contenir des sucres ajoutés, parfois jusqu’à dix cuillères à café par portion. Ce sucre nourrit les bactéries qui causent la carie dentaire. Mais il existe au moins un dentiste qui recommande une surprenante alternative: le jus de pomme.

« Il n’y a généralement pas de sucres ajoutés dans le jus de pomme », explique Tyrone Rodriguez, directeur du service de dentisterie pédiatrique au Yale-New Haven Hospital.

Le Dr Rodriguez suggère de couper le jus de pomme avec de l’eau pour réduire davantage le sucre naturel ou de faire soi-même ses propres jus maison.

Sauce pour les pâtes

Les tomates sont bonnes pour la santé, mais très acides :

« Manger de la sauce tomate avec des spaghettis multiplie par deux les dommages à l’émail », dit la Dre Quartey.

La sauce acide peut attaquer l’émail des dents et les glucides contenus dans les pâtes aident à nourrir les bactéries responsables de la carie. La Dre Quartey recommande plutôt des pâtes au fromage.

Les dents sont sensibilisées par l'eau en bouteille.

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Eau embouteillée

Même l’eau ordinaire peut contenir des minéraux ajoutés pour en rehausser la saveur – et ceux-ci peuvent faire grimper l’acidité. En fait, ces eaux peuvent être aussi acides que le café ou le thé. Il est difficile de dire quelles marques sont plus acides que d’autres.

Par contre, si vous prenez de l’eau distillée, vous obtiendrez une eau moins acide (la distillation abaissant le pH – une échelle qui indique l’acidité – à un état plus neutre). Ou buvez simplement de l’eau du robinet.

Vinaigre de cidre de pomme

On a beaucoup vanté les vertus détoxifiantes de ce vinaigre, mais peu de gens réalisent que sa grande acidité peut éroder l’émail des dents en un rien de temps. Deux dentistes à qui nous avons parlé ont constaté une augmentation du nombre de personnes dont les dents ont été endommagées à cause du vinaigre de cidre de pomme.

Si vous en consommez, diluez-le toujours avec de l’eau, buvez-le en une fois et rincez-vous bien la bouche ensuite.

Café ou thé glacé

Le café et le thé peuvent vous aider à bien démarrer vos journées, mais ce ne sont pas des amis pour les dents. Ils sont en effet acides et diurétiques, ce qui signifie qu’ils peuvent assécher votre bouche.

« La salive est le système tampon que nous offre la nature pour tout rincer, explique le Dr Rodriguez. Quand on a la bouche sèche, on est plus vulnérable aux caries et aux maladies des gencives. »

Les café et thé glacés? Encore pire pour les dents, à cause du sucre ajouté. Un conseil : rincez-vous la bouche avec de l’eau après en avoir bu, cela vous aidera à protéger vos dents.

Les dents sont abîmées par le sucre des jujubes vitaminés.

Olga Malysheva/Shutterstock

Jujubes vitaminés

Ne perdez jamais de vue que les jujubes vitaminés ou les suppléments de fibres sont essentiellement des bonbons. Ils contiennent du sucre et sont à la fois moelleux et collants, ce qui leur permet de se nicher entre vos dents et de causer des caries. Protégez vos dents en choisissant les vitamines que vous avalez.

Croustilles aromatisées

Tout d’abord, les éclats durs peuvent couper vos gencives. Ensuite, ce sont des glucides raffinés et dont des aliments dont les bactéries de la bouche se nourrissent.

Enfin, leurs arômes, qui sont souvent acides, agissent comme du papier de verre sur vos dents, dit le Dr Rodriguez. Et plus l’arôme est prononcé, pire c’est. Essayez plutôt du maïs soufflé à l’air ou, mieux encore, des noix.

Pastilles contre la toux

Comme pour les jujubes vitaminés, les pastilles contre la toux ne sont peut-être pas considérées comme des bonbons, mais pour vos dents, c’est exactement ce qu’ils sont.

Le Dr Stefanac se souvient d’une patiente qui avait beaucoup de caries parce qu’elle prenait ces pastilles comme des médicaments : « Elle en suçait toute la journée. »

Alcool

La bière, le vin, les alcools forts et les cocktails peuvent tous abîmer vos dents, surtout si vous aimez siroter tranquillement votre verre. En plus des sucres qu’elle contient – sucres dont se nourrissent les bactéries – la bière subit un processus de carbonatation qui la rend acide, ce qui érode également l’émail des dents.

Le vin pourrait contenir plus de sucre que vous ne le pensez (un verre de blanc doux peut en contenir jusqu’à huit grammes), mais ce sont les cocktails sucrés que vous devriez vraiment surveiller : en plus du sucre, les boissons à forte teneur en alcool peuvent assécher la bouche, ce qui vous rend plus vulnérable aux caries et aux maladies des gencives.

 

Les dents sont abîmées par la glace.

Sergiy Kuzmin/Shutterstock

Glace

Le coupable, ici, c’est la dureté de la glace : en mâcher peut facilement casser une dent

« Je vois ça souvent, dit le Dr Stefanac. On le voit souvent chez les gens qui ont beaucoup de plombages, qui affaiblissent les dents. Ils mordent sur de la glace et se cassent un morceau de dent. »

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De l’arsenic dans des aliments à base de riz pour nourrissons


J’ai toujours préféré faire la bouffe de mes bébés moi-même. Les aliments tout prêts, c’était pour dépanner. En tout cas, il est normal de trouver de l’arsenic dans le riz, le hic, c’est le taux qui très haut. Les adultes arrivent à l’éliminer, mais pas les bébés.
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De l’arsenic dans des aliments à base de riz pour nourrissons

 

On voit divers produits posés sur une table.

Des aliments pour nourrissons à base de riz Photo: Radio-Canada

Alain Roy

L’épicerie a fait analyser 11 aliments à base de riz destinés à des nourrissons, achetés à Calgary, Toronto et Montréal. Deux produits contenaient de l’arsenic dans des proportions dépassant les limites européennes et américaines.

Déjà, en 2013, L’épicerie avait révélé que de nombreux riz et produits à base de riz dont des céréales pour bébés contenaient un taux d’arsenic inquiétant, surtout pour les nourrissons, car ceux-ci mangent beaucoup plus en proportion de leur poids que les adultes.

« Un nourrisson, ça grandit », rappelle Sébastien Sauvé, professeur de chimie environnementale à l’Université de Montréal, « et un nourrisson n’a pas la même physiologie qu’un adulte pour traiter les produits toxiques. Ses reins et son foie ne sont pas encore complètement efficaces », précise-t-il.

L’arsenic ne présente pas un danger d’empoisonnement en tant que tel, mais il est cancérigène.

Un adulte en bonne santé l’élimine, mais pas un bébé. Et comme le riz est un des premiers aliments solides introduits à partir de 6 mois dans la diète des nourrissons parce qu’il est riche en fer, il est souhaitable que ce riz contienne un minimum d’arsenic.

Présent naturellement dans tous les végétaux, l’arsenic se trouve particulièrement dans le riz, car celui-ci pousse dans des sols saturés d’eau et dans des rizières où il y a naturellement beaucoup d’arsenic dans le sol.

« Le riz est enclin à contenir des traces de l’arsenic le plus toxique, l’inorganique, qui est principalement d’origine géologique et présent dans l’eau des nappes phréatiques », ajoute M. Sauvé.

On voit des plants de riz qui poussent dans des parcelles remplies d'eau.

Une rizière Photo : Radio-Canada

Pas de limite pour l’arsenic dans les aliments au pays

Santé Canada impose une limite de concentration maximale de 10 parties par milliard (ppb) pour l’arsenic dans l’eau et les jus de pomme, mais pas dans les autres aliments.

L’Union européenne impose pour sa part une limite de 100 ppb sur le riz et les produits du riz. La Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis, de son côté, recommande la même limite sans toutefois la rendre obligatoire.

Selon Marion Nestle, auteure réputée et professeure en nutrition, études alimentaires et santé publique à l’Université de New York, « ces limites dérangent l’industrie, et aucun gouvernement ne veut agir. Toujours en avance sur les États-Unis, l’Union européenne a imposé une limite de 100 ppb », souligne-t-elle.

Au Canada, comme ici aux États-Unis, on semble ne pas vouloir écorcher l’industrie. Marion Nestle, auteure et professeure en nutrition

Des traces d’arsenic et des taux préoccupants

En collaboration avec l’émission Marketplace de CBC, L’épicerie a donc fait analyser 11 produits à base de riz destinés aux nourrissons (à raison de 3 échantillons chacun) pour en vérifier la teneur en arsenic.

Tous les produits analysés en contenaient des traces, mais des taux préoccupants d’arsenic inorganique ont été détectés dans deux produits en particulier. Des céréales de riz crémeux de la marque Baby Gourmet en contenaient entre 110 et 152 ppb, et des collations « Soufflés de riz à grains entiers » de la marque Choix du Président Biologique, entre 110 et 202 ppb.

Contactées à ce sujet, les deux compagnies ont voulu rassurer la population et disent respecter la réglementation canadienne :

« Baby Gourmet se conforme aux règles de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pour ses produits vendus au Canada. […] Nous étudions présentement les nouvelles informations que vous nous avez fournies en tenant compte des directives d’autres pays qui diffèrent des canadiennes. En tant que fière compagnie canadienne, nous sommes engagés à travailler avec les autorités et les experts de l’industrie pour offrir des produits qui respectent les plus hauts standards de qualité. »

« Choix du Président veut rassurer les consommateurs à l’effet que nos produits sont totalement sécuritaires pour les enfants. […] Même si le Canada n’impose pas de limites ou standards sur les produits du riz, nous travaillons de pair avec nos fournisseurs afin de minimiser ces faibles niveaux d’arsenic […] et nous allons utiliser les références européennes. »

Pour sa part, Santé Canada a finalement annoncé qu’elle élabore un projet de règlement visant à établir des concentrations maximales nationales précises pour l’arsenic dans le riz vendu au Canada.

« Ce processus sera lancé au milieu de 2019, débutant par une consultation de tous les intervenants. Le processus prendra quelques mois. […] Pour déterminer si des mesures supplémentaires de gestion des risques sont nécessaires pour les aliments dont le riz blanc ou brun est le principal ingrédient, y compris les aliments pour nourrissons, Santé Canada, en consultation avec l’ACIA, recueille des données supplémentaires sur les concentrations d’arsenic dans ces aliments. »

« Les parents devraient exiger de connaître les taux d’arsenic dans les céréales de leurs enfants », renchérit Marion Nestle. « Je crois que les compagnies devraient être contraintes d’afficher ces taux sur les emballages, c’est une question de santé publique. »

D’ici là, la nutritionniste et directrice générale du Dispensaire diététique de Montréal, Jackie Demers, suggère de diversifier l’alimentation des nourrissons.

« Les recommandations pour l’introduction des aliments auprès des enfants ont changé. On favorise des aliments riches en fer ou qui sont non transformés. On parle d’introduire la viande, les légumineuses. Donc, ce n’est plus obligatoire de passer par des céréales de riz enrichies. Je pense que ça aide, déjà, à réduire le risque d’exposition à l’arsenic. »

Le reportage de Dany Croussette et Johane Despins

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Le Saviez-Vous ► 10 choses dangereuses à ne jamais faire avec votre four


Que ce soit une cuisinière ou un four de comptoir, il y a certaines choses qu’on doit respecter pour une utilisation sécuritaire.
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10 choses dangereuses à ne jamais faire avec votre four

 

Le four ne devrait pas être utilisé avec des aliments encore congelés.

Satakorn/Shutterstock

Marissa Laliberte, RD.com

Vous est-il jamais venu à l’idée de balancer du poulet congelé dans le four ou d’omettre de nettoyer les boutons de contrôle? Voici des gestes – dangereux pour votre santé ou votre sécurité – que vous devez absolument éviter.

 

1 / 10

Ne laissez pas traîner l'entretien du four trop longtemps.

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Laisser traîner pendant des jours (voire des mois)

Votre entretien quotidien de la cuisine se concentre probablement sur la vaisselle plutôt que sur le four, mais quelques petits gestes ici et là iront loin. Des mois de saleté accumulée rendent le nettoyage plus difficile, et le tout peut se traduire en fumée nauséabonde, selon John Cohen, vice-président chez Molly Maid.

Ne pas nettoyer systématiquement après chaque dégât peut causer de la fumée lors du prochain préchauffage.

«Si vous utilisez un récipient pour recueillir la graisse, n’oubliez pas de le retirer et de le vider après chaque utilisation.»

2 / 10

Laisser les dégâts au fond du four

Dans le but de faciliter le nettoyage de vos petits dégâts quotidiens, John Cohen recommande d’empêcher les miettes et éclaboussures d’atteindre le fond du four en utilisant un récipient qui recueillera les gouttes, ou une plaque à biscuits vide, facile à récurer. Vous pouvez également simplement utiliser un revêtement jetable. 

3 / 10

Faire cuire des aliments gelés qui devraient être décongelés

Vous pensez sauver du temps en dégelant vos poitrines de poulet directement dans le four avant qu’elles ne soient complètement décongelées, mais à moins d’ajuster le temps de cuisson, vous risquez d’empoisonner les membres de votre famille.

« Si vous placez de la nourriture congelée ou partiellement congelée dans le four, la durée de cuisson s’en verra faussée, car elle devra dégeler avant de cuire », indique Frank Proto, chef-instructeur à l’Institute of Culinary Education.

Ne courez pas le risque et soyez patients : laissez votre viande décongeler avant de la cuire.

4 / 10

Votre four indique la température à un sel endroit.

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Assumer que la température est précise

Votre four indique la température à un seul endroit, et celui-ci est hors du chemin, là où la nourriture ne va jamais. Comme votre électroménager a des zones de chaleur variables, votre nourriture n’atteint pas la chaleur que vous imaginez. En fait, selon Cook’s Illustrated, la plupart des thermomètres de four peuvent se tromper de 10 degrés Celcius! Il existe toutefois une solution facile qui vous coûtera moins de 10$.

«Un thermomètre de four vous assurera que celui-ci chauffe proprement et qu’il cuit la nourriture à la température voulue», ajoute Veronica Dailey, fondatrice de daileyfoods.com. «C’est le meilleur investissement pour la cuisine que vous ferez».

5 / 10

Utiliser le mode à convection pour les mauvais aliments

En plus d’offrir le modèle de cuisson de base, qui chauffe le four à partir d’une seule source, certains modèles sont vendus avec une option de cuisson à convection qui utilise la ventilation pour répandre uniformément la chaleur. On ne croirait pas que cela fait une grande différence, mais l’air chauffé en circulation cuit la nourriture plus rapidement, ce qui pourrait ruiner votre repas si vous suivez une recette à la lettre.

À moins que celle-ci n’indique le contraire, utilisez la méthode conventionnelle. Évidemment, il y a un temps et une place pour chaque chose, affirme Vera Stewart, auteure du bouquin The VeryVera Cookbook: Recipes from My Table.

« Si vous préparez un gâteau à étages et que vous cuisez tout en même temps, il est nécessaire d’avoir de l’air en circulation et d’éliminer la chaleur directe, alors on y va pour le mode à convection. Ceci favorisera une cuisson uniforme pour tous les étages du gâteau. »

6 / 10

Laisser les grilles en place lors de l’autonettoyage

Une température très haute qui vous débarrasse de la graisse et de la crasse accumulée ne peut que faire du bien à vos grilles; du moins, c’est ce qui semble logique.

Toutefois, à moins que le manufacturier de votre four n’indique clairement que celles-ci peuvent supporter un tel traitement calorifique, évitez de le faire. La plupart des grilles s’en trouveront décolorées et le revêtement qui vous permet de les glisser facilement dans le four pourrait s’abimer. Désolé, vous devrez les nettoyer à la main.

7 / 10

Les recoins autour du four doivent aussi être nettoyés.

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Éviter de nettoyer les recoins et fentes

Vous ne voulez pas imaginer ce qui se cache dans l’espace entre le four et vos armoires. Pour éviter que des petits invités nuisibles soient attirés par des miettes et du liquide renversé, John Cohen recommande d’enrober un couteau à beurre d’un chiffon humide et de frotter le mur à l’intérieur de l’espace ci-haut mentionné.

Gardez le couteau en angle afin d’éviter que des miettes tombent au sol. Secouez les débris dans le lavabo ou dans la poubelle après chaque passage du couteau. Lorsque tout semble propre, remplacez le chiffon humide par un autre imbibé de vinaigre et refaites l’opération.

8 / 10

Laisser les boutons de contrôle crasseux

Manipuler de la nourriture et toucher les boutons de contrôle est une invitation aux germes. Assurez-vous de ne rien manquer lors du nettoyage en retirant les boutons pour les laver proprement. John Cohen propose de les laisser tremper dans de l’eau chaude contenant ¼ de tasse de nettoyant tout usage afin de bien désinfecter le tout.

9 / 10

Cuisiner avec du papier paraffiné

Le papier paraffiné et le papier parchemin semblent identiques, mais la présence de cire fait toute la différence. La cire éloigne l’humidité, mais elle est très sensible à la chaleur. Au four, elle fondra. Pire encore, le papier risque de prendre feu!

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Lors d'une cuisson au four, ne posez pas d'aliments sur l'élément chauffant.

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Mettre un item directement sur l’élément chauffant

L’intérieur d’un four en marche est chaud, mais jamais autant que l’élément chauffant. Même s’il est rare qu’un incendie se déclare dans un four, éviter de placer quoi que ce soit à proximité d’un objet aussi chaud évitera un risque d’accident.

« J’ai utilisé des fours électriques où des items comme du papier parchemin prenaient feu lorsqu’ils venaient en contact avec l’élément chauffant », indique Frank Proto.

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Le Saviez-Vous ► Comment vous devez boire un chocolat pour l’apprécier


Les amateurs de chocolat chaud pourraient apprécier plus la saveur dans une tasse orange. Les couleurs ont un impact important dans nos vies, même dans l’alimentation.
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Comment vous devez boire un chocolat pour l’apprécier

 

Voici comment vous devez boire un chocolat pour l’apprécier

Le 4 février 2019.

Si vous trouvez que votre café a un goût étrange aujourd’hui, peut-être faut-il changer de tasse ! De nombreuses études ont été réalisées sur le lien entre la couleur de notre vaisselle et la saveur de nos aliments. Toutes parviennent à cette même conclusion, notre cerveau est très sensible aux couleurs.

Un chocolat chaud serait meilleur dans une tasse orange

De quelle couleur est votre tasse ? Et appréciez-vous réellement votre boisson au petit-déjeuner ? Ces deux questions n’ont, semblent-ils aucun lien, et pourtant, l’étude d’une équipe de chercheurs de l’université polytechnique de Valence, en Espagne, et de l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, datée de 2012 et exhumée par nos confrères de Futura Sciences, a prouvé que la couleur d’un contenant pouvait altérer, ou améliorer la saveur d’une boisson.

Pour parvenir à ce résultat, ces chercheurs ont invité 57 personnes à boire un chocolat chaud, ou plutôt 4, dans des tasses de couleur différente. Toutes avaient un intérieur blanc, mais l’extérieur était blanc, crème, orange ou rouge. Les buveurs étaient ensuite invités à noter leurs impressions sur la boisson qu’ils venaient de consommer.

Couleur et goût sont intimement liés dans notre cerveau

Au terme de cette expérience, les auteurs de l’étude ont recoupé les informations réunies et ont réalisé que les chocolats chauds servis dans des tasses, de couleur orange ou crème, avaient globalement été considérés comme meilleurs que dans les deux autres tasses.

Ce n’est pas la première fois qu’une étude établit un lien entre couleur et goût. Toujours d’après une recherche scientifique menée à Oxford, la couleur de nos couverts aurait un impact non-négligeable sur la façon dont nous apprécions notre nourriture.

« Avant même que la nourriture soit dans notre bouche, notre cerveau a déjà formé un jugement sur elle, ce qui affecte l’ensemble de notre expérience alimentaire », expliquaient alors les auteurs de cette étude.

Parmi leurs conclusions, l’une évoquait la manière de manger du fromage. Celui-ci serait notamment plus salé s’il est consommé piqué sur un couteau, plutôt qu’avec une fourchette. À vous de faire le test !

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Le Saviez-Vous ► 15 aliments qui pourraient vous tuer


Beaucoup d’aliments sont sans danger, mais certains le sont moins, même les plus connus. Souvent, c’est manger en grosses quantités ou mal apprêtés qui peuvent devenir un vrai poison. Il y a aussi des aliments que certaines parties doivent être évitées.
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15 aliments qui pourraient vous tuer

 

Aliments dangereux : le fugu est un poisson mortel.

Par Sophie Tremblay

Regardez bien votre assiette : contient-elle des aliments qui peuvent nuire à votre santé et même… vous tuer? Sans être alarmiste, soyez vigilant à face à ces aliments.

 

Aliments dangereux : attention au durian.

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Durian

Le durian est un fruit exotique à l’allure étrange que l’on retrouve en Asie. Il faut savoir que ce fruit dégage une horrible odeur de fromage fermenté ou de poubelle qui devrait vous décourager de le manger. Mais si ce n’est pas le cas, il ne faut surtout pas le mélanger avec de l’alcool. Ce mélange pourrait être fatal, car la teneur en soufre du durian bloque une enzyme qui protège votre foie contre les substances toxiques de l’alcool.

Aliments dangereux : consommez la muscade en quantité raisonnable.

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Muscade

Eh oui, la muscade dont l’odeur nous rappelle le temps des Fêtes et le pain d’épice pourrait être sérieusement dangereuse si vous la consommez en grande quantité. Elle est notamment reconnue pour ses vertus euphorisantes, et même aphrodisiaques. Les effets secondaires d’un surdosage, répertoriés par Radio-Canada, comprennent de violents maux de tête, des vomissements et même des convulsions. D’autres sources évoquent un état narcotique, une augmentation du rythme cardiaque, une déshydratation, des vertiges, etc.

Aliments dangereux : ne mangez pas de noyau de cerise.

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Noyau de cerise

Quand vous mangez des cerises, vous ne vous doutez pas que le noyau de ce fruit si savoureux pourrait être mortel… si vous l’avalez! En effet, le site FranceSoir rapporte que les noyaux de cerise contiennent une substance qui, une fois ingérée, génère du cyanure, un poison mortel. Même si une dose mortelle demandait la consommation de 25 grammes de noyaux de cerise, il y a tout de même des risques d’effets secondaires peu agréables comme une élévation de la température corporelle, des maux de tête, des nausées, des vomissements, etc. Les noyaux d’abricots, de pêches et de prunes sont aussi à proscrire.

Aliments dangereux : le fugu est un poisson mortel.

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Fugu

Ce ne sont pas des histoires inventées : il existe bel et bien un poisson aussi adoré que mortel au Japon. Le fugu – ou poisson-globe – est un mets recherché au Japon, mais il reste qu’il est très dangereux. C’est que, mal apprêté il pourrait causer la mort. Comme le rapporte le National Geographic, il cache dans son foie et dans ses ovaires de la tétradoxine pouvant paralyser les muscles de celui qui le consomme et provoquer un arrêt respiratoire.

Toutefois, L’Express rapporte que certains chefs japonais disent que les effets de sa consommation sont largement exagérés et s’apparenteraient plutôt à ceux du gaz hilarant, mais en 7000 fois plus fort. Quoi qu’il en soit, Madame Figaro l’a surnommé la « roulette russe des mers » et cette appellation lui va assez bien!

Aliments dangereux : assurez-vous de bien faire cuire les racines de manioc.

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Racine de manioc

Ce légume racine s’appelle aussi yucca, mais, peu importe son nom, il faut le manger cuit. En fait, sa cuisson est essentielle et non négociable. Autrement, vous ingèreriez la toxine du glycoside cyanogène qu’il contient comme le rappelle l’Agence canadienne d’inspection des aliments. C’est la même chose avec les pousses de bambou qui doivent être cuites pour être mangées.

Aliments dangereux : mangez de la carambole en petite quantité seulement.

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Carambole

Le goût légèrement acidulé de la carambole ajoute une touche spéciale à vos salades de fruits. Sa forme d’étoile charme. Mais saviez-vous que ce fruit ne doit pas être surconsommé? Elle peut être très toxique à haute dose, comme le rapporte le magazine Marie Claire. L’acide oxalique qu’elle contient peut causer des dommages aux reins et au cerveau et même causer une encéphalopathie ou un arrêt cardio-respiratoire.

Aliments dangereux : les hot dogs constituent la première source d'étouffement chez les enfants de moins de dix ans.

PosiNote / Shutterstock

Saucisse

Les hot dogs seraient les aliments qui causeraient le plus de décès par étouffement chez les enfants de moins de dix ans selon une étude publiée dans la revue Pediatrics et rapportée par La Presse. En effet, 17 % des morts par étouffement seraient causées par des hot dogs. Faites attention en les mangeant… surtout avec de jeunes enfants. Parmi les autres aliments appréciés des enfants qui sont à surveiller, on trouve les bonbons durs, le pop corn, les raisins et les guimauves.

Aliments dangereux : ne mangez pas les pépins des pommes.

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Pomme

Un pépin de pomme semble si inoffensif. Pourtant, il contient du cyanure, une substance qui empêche le sang de recevoir de l’oxygène ce qui peut conduire à l’asphyxie. Donc, il y a un risque potentiel réel. Toutefois, pour qu’un humain soit incommodé, il faudrait qu’il mange environ 20 pommes entières de suite et mastiquer ou hacher chaque pépin pour que le cyanure soit complètement libéré.

Aliments dangereux : les feuilles de rhubarbe, consommée en grande quantité, peuvent être toxique.

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Rhubarbe

Si les tartes à la rhubarbe sont vos préférées, vous pouvez continuer à en manger sans problème. Ce ne sont pas les tiges avec lesquelles on prépare les purées et les tartes qui sont dangereuses, mais bien les feuilles. Qu’elles soient cuites ou crues, les feuilles de rhubarbe consommées en grandes quantités peuvent vous intoxiquer comme le rapporte le Système canadien d’information sur la biodiversité. Les symptômes d’une intoxication à l’oxalate, la toxine responsable retrouvée dans la rhubarbe, sont des douleurs abdominales, des sensations de brûlure dans la bouche et la gorge, des nausées, des vomissements, etc.

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Kale, Kiwi… De plus en plus de bébés ont des prénoms d’aliments sains


Une tendance a donné des prénoms d’aliments sains aux enfants. Cette tendance serait aux États-Unis, pour notre oreille, je trouve que cela sonne bien dans la langue anglaise que traduire, mais en français, pas vraiment
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Kale, Kiwi… De plus en plus de bébés ont des prénoms d’aliments sains

Trop mimi ! | Nadine Primeau via Unsplash CC License by

Trop mimi ! | Nadine Primeau via Unsplash CC License by

Repéré par Barthélemy Dont

Repéré sur Quartz

Les aliments stars des régimes sont populaires auprès des jeunes parents.

Chaque génération est traversée par ses modes et ses tendances, qui vont de la façon de s’habiller aux noms à donner à ses enfants. Certains héritent ainsi du nom d’un (ou plusieurs) sportif qui a fait vibrer ses parents, d’autres d’une actrice qui les a émus aux larmes. D’autres encore porteront apparemment toute leur vie le nom du régime de leurs géniteurs.

En effet, le site BabyCenter a récemment dévoilé son classement annuel des prénoms les plus populaires aux États-Unis. Si le haut de la liste est dominé par des prénoms plutôt classiques (Sophia et Olivia pour les filles; Jackson et Liam pour les garçons), il semblerait que la nouvelle tendance soit aux aliments sains.

Romarin et Chou Frisé

«Alors que les fast-food et les snack perdent du terrain au profit du mieux manger et des régimes, de plus en plus de millénial et de personnes de la génération Z choisissent des noms qui reflètent leur amour de la nourriture saine», explique Baby Center, en se basant sur les milliers de prénoms entrés dans sa base de données par ses utilisateurs et utilisatrices.

Pour les filles par exemple, les noms en hausse sont: Kale (chou frisé), Kiwi, Hazel (noisette), le plus classique Clementine, Sage (sauge), Rosemary (romarin) et Saffron (safran). Le safran est d’ailleurs une épice qui va à tout les genres puisque le prénom Saffron est aussi donné à des petits garçons, ainsi que Sage et Hazel. Il faut toutefois admettre que les prénoms sonnent mieux en anglais.

D’après le magazine Bon Appétit, appeler ses enfants par des noms d’aliment n’est pas nouveau. Le premier Kale est né en 1962. Et il semblerait que le prénom suive le légume. La majorité des bambins prénommés ainsi sont nés en Californie, là où ce légume est en grande partie cultivé.

D’autres facettes du mode de vie healthy sont tendance puisque les prénoms tirés de sentiments positifs, comme Peace, Harmony et Hope sont aussi de plus en plus donné aux bébés.

http://www.slate.fr/

Un mois sans aliments ultratransformés


C’est fou comment nous sommes envahis par les aliments ultratransformés. Des aliments qu’on ne soupçonne peut-être pas. Essayer de les éviter, il faut mettre la main dans le portefeuille et avoir du temps à investir dans la cuisine
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Un mois sans aliments ultratransformés

 

Pour être en santé, il faut éviter les aliments ultratransformés, clament les... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

 

MARIE ALLARD

La Presse

Pour être en santé, il faut éviter les aliments ultratransformés, clament les nutritionnistes. C’est facile de ne pas manger de croquettes de poulet, de croustilles ou de biscuits industriels. Mais comment bannir tout produit qui contient un ingrédient douteux ou un additif superflu?

La Presse a tenté le coup, pendant un mois. Bilan d’une expérience sans arôme ni colorant rose.

LE NOUVEL ENNEMI À TRAQUER

Près de la moitié – exactement 48,3 % – des calories consommées par les Canadiens provenaient d’aliments ultratransformés, en 2015. Dans le monde, seuls les Américains mangent et boivent plus de ces produits liés à la montée de l’obésité et des maladies chroniques.

Après le gras, le sel et le sucre, les produits ultratransformés sont le nouvel ennemi à combattre. Concrètement, comment les éliminer? Pour en avoir le coeur net (c’est le cas de le dire), l’auteure de ces lignes a tenté l’expérience. Pendant un mois, sa famille – composée de deux adultes et de quatre enfants de 8 à 11 ans, en garde partagée – a dit adieu à la pizza au fromage (qui attendait de dépanner, bien au froid dans le congélateur) et à beaucoup, beaucoup d’autres aliments.

Consommation d’aliments ultratransformés au Canada

– Enfants de 2 à 8 ans  52 % des calories consommées

– Enfants de 9 à 13 ans 57 % des calories consommées

– Ados de 14 à 18 ans 55 % des calories consommées

– Ensemble de la population âgée de 2 ans et plus 48 % des calories consommées

Source: Étude commandée par Coeur + AVC, à partir de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de Statistique Canada, 2015

Informé du projet avant son déclenchement, Carlos Monteiro, le Brésilien derrière le classement des aliments par degré de transformation NOVA, l’a jugé intéressant.

«Les aliments ultratransformés sont conçus scientifiquement pour maximiser le plaisir», a souligné M. Monteiro, professeur au département de nutrition de l’École de santé publique de l’Université de São Paulo.

«Les gens, particulièrement les enfants, s’habituent à avoir plusieurs stimuli quand ils mangent ces aliments, si bien qu’il est difficile pour eux d’apprécier la vraie nourriture. Ils deviennent otages de l’industrie alimentaire.»

Un fait confirmé quand on a tenté – sans succès – de cuisiner un bouillon maison aussi goûteux que les bouillons en boîte, aux saveurs «boostées» par les additifs.

Comment s’y retrouver

Évidemment, il n’est pas question de se nourrir uniquement d’aliments bruts comme les pommes ou les noix, la première catégorie de NOVA. Ni d’ingrédients culinaires tels l’huile ou le sucre, la deuxième catégorie. La troisième catégorie, les aliments transformés – par exemple, le pain composé de farine et de levain – , ne pose pas problème non plus. Bref, ce qu’il faut éviter, c’est la quatrième catégorie: l’ultratransformé. Mais c’est quoi?

«En gros, il faut regarder la liste d’ingrédients, conseille Jean-Claude Moubarac, professeur adjoint au département de nutrition de l’Université de Montréal. S’il y a une substance non utilisée en cuisine (gluten, caséine, protéines hydrolysées, etc.) ou un additif cosmétique (colorant, saveur, émulsifiant, etc.), c’est un ultratransformé.»

Exception: les additifs utilisés pour la conservation, qui sont tolérés.

Près de 65 aliments à éviter

Le 4 octobre, nous avons scruté le contenu de nos frigos, congélateurs et garde-manger. Le résultat? Renversant. Nous avons trouvé 105 aliments à la liste d’ingrédients équivoque, dans une maison où on cuisine beaucoup, en se souciant de la santé. Stéphanie Côté, nutritionniste chez Extenso, la stagiaire en nutrition Anne Charest et Jean-Claude Moubarac ont évalué ces 105 produits.

«On se rend compte à quel point les aliments ultratransformés sont omniprésents, en les regardant un par un», a commenté Anne Charest.

Du lot, ils en ont retenu 73 comme ultra-transformés, avant de convenir que certains additifs pouvaient servir à la conservation et de réviser ce nombre à 64. Qui sont ces coupables? La pizza surgelée, bien sûr, mais aussi des barres tendres, du yogourt aux fruits, du maïs en crème, de la boisson de soya, des tortillas, du fromage râpé, des céréales à déjeuner, des barres sportives, du pain 11 grains, des craquelins, de la sauce sriracha, etc. Tout a été rangé dans des bacs au sous-sol (sauf le yogourt et le fromage, qu’on n’a pas voulu gaspiller).

Chasse aux solutions de rechange

Le 6 octobre, première lonnnnngue visite au supermarché, où il faut consacrer beaucoup de temps à lire les étiquettes. Verdict: on ne peut pas acheter grand-chose, sauf des aliments de base.

Élise Jalbert-Arsenault, conseillère scientifique à l’Institut national de santé publique, a évalué l’offre alimentaire dans 17 supermarchés montréalais, dans le cadre de son mémoire de maîtrise en 2016.

«Le constat qu’on peut faire, c’est que les aliments ultratransformés sont disproportionnellement mis en valeur.»

On trouve ultimement des options plus saines, comme des fromages sans substances laitières modifiées ni additifs ou des noix à grignoter.

Barres tendres maison

Un après-midi, les garçons souhaitent cuisiner des barres tendres maison. La bonne idée! Sauf qu’il faut trouver des ingrédients – abricots secs, pépites de chocolat et céréales – sans additifs ni substances douteuses. L’épicerie bio vient à notre rescousse.

Le week-end, on prépare des crêpes aux bleuets, à défaut de pouvoir manger plusieurs sortes de céréales et de pains industriels. Au cours du mois, on cuisine aussi du granola maison, des muffins et des petits pots de gruau, pour le bonheur de tous. Mais cela s’ajoute à la préparation des dîners et soupers, qu’on cuisinait déjà…

Comme il n’y a plus que du yogourt nature, les enfants l’agrémentent d’une tonne de confiture maison (offerte par des amis, merci!), de sirop d’érable ou de mélasse, un sucre qu’on redécouvre. En sevrage de fromage cottage au petit-déjeuner, un des adultes tente d’en concocter à deux reprises, avec un succès mitigé. On multiplie les visites à la boulangerie, où le pain a une liste d’ingrédients simple.

Les expéditions du conjoint à l’épicerie sont accompagnées de photos de listes d’ingrédients envoyées par texto. «Ça, c’est O.K.?», demande-t-il, incertain devant un additif ou un ingrédient. Trancher entre aliment transformé et ultratransformé n’est pas toujours facile, et il faut parfois faire appel à Jean-Claude Moubarac pour nous éclairer.

Retrouver les plaisirs simples

«En préservant les enfants des aliments ultratransformés pendant un mois, ils pourront probablement récupérer leur habilité à ressentir du plaisir à manger une simple pomme», a souhaité Carlos Monteiro avant notre expérience.

Au bout du compte, les quatre enfants n’ont été mis au régime sec que la moitié du temps, en raison de la garde partagée et de multiples occasions de manger de la malbouffe (Halloween, anniversaires, danse de l’école, etc.).

Leurs impressions?

«Les crêpes étaient bonnes!» s’est réjouie une des filles. «J’ai aimé les barres tendres, a commenté un des garçons, fier de sa recette. Elles étaient croustillantes.» Ce qui leur a manqué? «Le yogourt avec un goût», a répondu l’autre garçon.

Comme quoi il est plus facile de sortir les arômes d’un frigo que de ses envies…

L’avis de l’industrie

La condamnation des aliments ultratransformés «est exagérée», estime Jean-Patrick Laflamme, vice-président aux affaires publiques et aux communications du Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ). «Elle représente un raccourci intellectuel qui induit une équation où on associe la malbouffe aux aliments ultratransformés, alors que certains aliments ultratransformés sont bons pour la santé.»

«Nous pensons que l’escalade de la diabolisation de l’industrie est injustifiée et ne servira personne, ajoute-t-il. Pas plus le consommateur, qui finira par être démotivé à faire des choix qui correspondent à son mode de vie, que l’industrie qui devra vivre avec des impacts économiques importants pour des résultats qui, dans certains cas, restent encore à démontrer.»

Quelques statistiques

230 kg: Les Canadiens achètent au moins 230 kg d’aliments et de boissons ultratransformés par personne, par an.

X 2: La part de calories provenant d’aliments ultratransformés a doublé en 70 ans: autrefois, ils représentaient 24 % des achats d’aliments des familles et aujourd’hui, 54 %.

Source: Étude commandée par Coeur + AVC, à partir de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de Statistique Canada, 2015

Solutions de rechange possibles

> Fromage mozzarella râpé, Compliments équilibre, ultratransformé

Contient notamment: substances laitières modifiées, chlorure de calcium, cellulose en poudre, etc.

«Attention aux fromages déjà râpés, ils contiennent de la cellulose qui agit, la plupart du temps, comme un émulsifiant», dit Jean-Claude Moubarac, professeur adjoint au département de nutrition de l’Université de Montréal.

Solution de rechange: cheddar médium, Riviera

> Pain 11 grains entiers, Boulangerie Stonemill, ultratransformé

Contient notamment: du gluten, «une substance qui n’est pas d’usage culinaire», souligne Jean-Claude Moubarac.

Solution de rechange: pain intégral bio au levain, Première Moisson

> Sauce soya à teneur réduite en sel, VH, ultratransformée

Contient notamment: glucose-fructose, caramel, protéine de soya hydrolysée.

Solution de rechange: assaisonnement au soja liquide, Bragg

> Tortillas au blé entier, Mejicano, ultratransformées

Contiennent notamment: pyrophosphate acide de sodium, sorbate de potassium, propionate de sodium, mono-diglycérides, acide fumarique, stéaroyl-2-lactylate de sodium, maltodextrine, gomme de cellulose, carraghénine, hydrochlorure de l-cystéine.

Solution de rechange: galettes de sarrasin, Soba

 

DE L’ARGENT ET DU TEMPS

Deux constats s’imposent, après 30 jours à éviter les aliments ultratransformés: bien manger coûte de l’argent et du temps.

Hausse du budget

Vous pensez que votre épicerie vous coûte cher? En 1969, les ménages canadiens consacraient 26,7 % de leur budget à l’alimentation, leur principale dépense. Trente ans plus tard, en 1999, ce n’est que 17,9 % du budget qui servait à payer l’épicerie, la boucherie, etc.

Au Québec, en 2016, les ménages ont consacré en moyenne 16 % de leur budget à l’alimentation, selon l’Institut de la statistique du Québec. C’est moins que le logement (27 %) et le transport (18 %). Pourquoi? Notamment parce que les aliments ultratransformés ne coûtent pas cher. La pizza surgelée Ristorante Dr. Oetker était en solde à 2,98 $ pour 390 g, début novembre chez Maxi. Essayez de faire une pizza maison à ce prix.

L’industrie fabrique des aliments attrayants grâce à «l’ajout massif de substances à des matières premières à faible coût», note le rapport présenté en septembre par la Commission d’enquête sur l’alimentation industrielle, en France.

Épicerie à 300 $

Au cours de notre mois sans aliments ultratransformés, nos visites hebdomadaires au supermarché ont coûté près de 300 $, sans compter d’autres factures réglées à la boulangerie, etc. Tout est une question de choix: cuisiner avec des lentilles sèches et des flocons d’avoine, ça ne demande pas de casser sa tirelire. Mais les fruits et légumes, les noix, le poisson et plusieurs autres ingrédients de qualité coûtent cher. À long terme, une fois le garde-manger regarni d’ingrédients sains, il est possible que la facture baisse un peu.

Le classement NOVA des aliments selon leur degré de transformation s’attire d’ailleurs des critiques.

NOVA ne parvient pas à démontrer qu’il remplit les critères requis pour des recommandations diététiques : facile à comprendre, accessible financièrement, réaliste et pratique», dénonce un article publié dans la revue Proceedings of the Nutrition Society, en 2018.

Tâches supplémentaires

Faire son bouillon, ses biscuits, passer à la boulangerie acheter son pain, ne pas oublier d’aller chercher son panier de légumes livré directement de la ferme, tout cela prend du temps.

Demander aux foyers d’éviter les aliments ultratransformés, d’adopter un mode de vie zéro déchet ou de manger bio, c’est ajouter des tâches aux adultes – encore davantage aux femmes, statistiques à l’appui.

En 2015, 65 % du nombre total d’heures consacrées à la préparation des repas par les parents canadiens étaient assurées par des femmes, contre 35 % par des hommes, selon Statistique Canada. Pareil pour le magasinage (notamment l’épicerie), fait à 59 % par les femmes et à 41 % par les hommes.

Solutions collectives demandées

«On sait déjà que les attentes envers la maternité sont irréalistes, indique Catherine Des Rivières-Pigeon, professeure de sociologie à l’UQAM. Beaucoup de femmes ne se sentent pas à la hauteur.»

Il faut passer du temps de qualité avec ses enfants, les stimuler (juste assez, pas trop), leur servir un potage maison, et par-dessus le marché, ne pas glisser de barre tendre (certifiée sans arachides) dans leur boîte à lunch, comme elle contient des additifs et des ingrédients douteux.

Si la responsabilité de faire ces tâches ne revient qu’aux parents, «ce ne sera pas possible», estime Catherine Des Rivières-Pigeon.

«La solution ne peut pas être individuelle. Comme société, il faut faire en sorte que le choix sain soit le choix facile.»

ÉVITER LES TENTATIONS

Anthropologue et chercheur en nutrition publique, le professeur à l’Université de Montréal Jean-Claude Moubarac s’intéresse à l’impact de la transformation alimentaire sur la santé et la société. La Presse l’a joint pour dresser le bilan du mois sans aliments ultratransformés.

Pourquoi est-ce important de limiter la consommation d’aliments ultratransformés?

Dans les études que nous avons réalisées au Canada, on voit très clairement que plus ces aliments sont consommés, plus l’alimentation se détériore. Leur composition pose problème : ils ont un excès de sucre, de sodium, de gras saturés, ils ont moins de vitamines et de minéraux. On voit aussi que plus les gens consomment des produits ultratransformés, moins ils consomment des fruits, des légumes et d’autres aliments nutritifs.

Les aliments ultratransformés nuisent-ils vraiment à la santé?

Oui. On a des données qui démontrent que la consommation de ces produits est associée à une détérioration de la santé globale. Il y a des études qui montrent un lien avec l’hypertension, d’autres avec l’obésité, le syndrome métabolique, certains types de cancer. Même si on est encore tôt dans la science, on voit que les impacts sont multiples.

On peut cuisiner avec beaucoup de beurre, de viande, de sucre et ne pas être en forme, sans manger d’aliments ultratransformés.

Oui. La consommation d’aliments ultratransformés n’est pas le seul problème en alimentation, au Canada. Selon moi, il faut s’attarder à trois facteurs:

1) Le niveau de transformation: on doit choisir des aliments frais et peu transformés.

2) La diversité: il faut choisir une grande diversité d’aliments frais et peu transformés, surtout à base de plantes.

3) Les modes de cuisson et de préparation: on doit limiter le sucre, le sel et l’huile en cuisine.

Il est vrai que si on cuisine ses propres biscuits, on risque d’en manger moins souvent que si on les achète en boîte au supermarché.

Oui. Il faut réfléchir à la fréquence et à la raison de consommer un aliment. Dans notre approche, ce n’est pas grave si le riz utilisé est brun ou blanc. Ce qui fait surtout la différence, c’est avec quoi on le combine. Le riz peut être blanc, donc faible en fibres, mais s’il est consommé avec des légumineuses, la combinaison devient nutritive. Je dis aux gens: choisissez la farine qui vous permet de faire des gâteaux et des biscuits qui vous plaisent. Mais faites attention à combien de gâteaux et de biscuits vous consommez. Ce n’est pas parce que tu choisis une farine entière que tu peux manger des biscuits quotidiennement.

Personnellement, vous arrivez à ne pas manger ultratransformé?

La technique qu’on s’est donnée, c’est de ne pas rapporter ces produits à la maison. S’ils sont là, on va forcément en consommer beaucoup. Moi le premier, j’ai une tentation assez forte envers ces produits. J’ai une vie stressante et je ne dis pas que je suis parfait, ce n’est pas vrai. Il faut tout le temps essayer de se protéger, pour se donner toutes les chances de bien manger.

Ne faut-il pas aussi que la société offre des solutions?

Oui, il faut réfléchir à une façon de cuisiner collectivement. On peut parler de ramener les cuisines dans les hôpitaux, les écoles, les lieux de travail. La solution ne sera pas de cuisiner trois repas par jour à la maison, de faire son pain et son fromage. Il y a des gens qui pourront le faire, c’est tant mieux, mais pas tous. Je pense qu’il y a plein d’occasions intéressantes.

Que retenez-vous de notre expérience d’un mois sans aliments ultratransformés?

Je me demande si c’est réaliste de demander au consommateur de détecter lui-même les aliments ultratransformés. On peut très facilement repérer les meilleurs aliments: c’est facile, ce sont ceux qui n’ont pas de liste d’ingrédients. Mais dès qu’on examine les aliments emballés, c’est plus compliqué.

Pour différencier les aliments transformés des ultratransformés, il faudra une application ou un étiquetage, vu la complexité des ingrédients et des additifs utilisés et, surtout, la rapidité des changements sur le plan de l’offre. Il y a cinq ans, on ne voyait pas sur le marché autant de produits atypiques, plus difficiles à classer, car l’industrie enlève de plus en plus d’additifs dans les produits. Ce qui est bon signe, mais rend la classification plus complexe.

Y a-t-il une appli qui peut nous aider?

En France, il y a Open Food Facts, qui permet de classer les aliments selon le Nutriscore [NDLR: un score nutritionnel] et NOVA. Au Canada, on a comme projet de développer une application, pour permettre aux Canadiens de trouver les produits ultratransformés à l’épicerie.

Les propos de Jean-Claude Moubarac ont été édités en raison d’un espace limité

https://www.lapresse.ca/

L’humanité va-t-elle vivre une pénurie de spermatozoïdes?


Depuis 1970, les hommes seraient de moins en moins fertiles. Les causes sont les perturbateurs endocriniens, produits chimiques … De plus, cela est héréditaire, alors peut-on penser qu’un jour, il ne sera plus possible d’avoir des enfants du moins de façon naturelle
Nuage

 

L’humanité va-t-elle vivre une pénurie de spermatozoïdes?

 

Le taux de spermatozoïde par millilitre de sperme a baissé de 50% en moins de 50 ans | eagoravoce via Unsplash CC License by

Le taux de spermatozoïde par millilitre de sperme a baissé de 50% en moins de 50 ans | eagoravoce via Unsplash CC License by

Repéré par Barthélemy Dont

 

Depuis 1973, le taux de spermatozoïde de la population a radicalement chuté et n’est pas près de remonter.

L’humanité pourrait être un jour incapable de se reproduire. Selon une très vaste étude réalisée sur plus de 40.000 hommes résidant en Europe, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande, en moins de cinquante ans, le taux de spermatozoïdes par millilitre de sperme a baissé de 50%. Depuis 1973, le nombre de spermatozoïdes global a aussi baissé de 60%. On produit donc moins de sperme, et de moins bonne qualité.

Nos modes de vie ont radicalement changé depuis 1973. Anna-Maria Andersson, une biologiste spécialisée dans la diminution du taux de testostérone, explique qu’une «révolution chimique» a commencé au XIXe siècle.

Révolution qui s’est accélérée après la Seconde Guerre mondiale. Une grande quantité de nouveaux produits chimiques est arrivée sur le marché très rapidement. Elle a eu des effets positifs, sur la médecine par exemple, mais a aussi modifié le corps humain.

Inévitables perturbateurs

Certains des produits ingérés ont des effets sur les hormones, ce sont les fameux perturbateurs endoctriniens. C’est le cas par exemple des phtalates, qui une fois dans le corps font baisser le taux de testostérone et réduisent le nombre de spermatozoïdes. Les phtalates sont utilisés massivement. Plastiques, aliments, textiles, cosmétiques… impossible d’y échapper. Pour ne rien arranger, ils sont héréditaires. Les générations d’hommes qui suivent celles qui ont été exposées héritent du taux de spermatozoïdes bas de leurs pères, puis sont exposées à leur tour. Et les phtalates ne sont qu’un exemple parmi d’autres. De plus en plus de scientifiques s’accordent à dire que c’est une cause majeure de la chute libre de la fertilité depuis les années 1970.

Ce taux peut-il descendre jusqu’à zéro? Les spécialistes ne peuvent pas se projeter mais cela reste une possibilité.

Pour Hagai Levine, l’auteur de l’étude, «nous devrions espérer le meilleur mais nous préparer au pire. Et le pire est dans ce cas-ci l’extinction de la race humaine».

Ces vingt dernières années, il y a eu des tentatives pour limiter les produits chimiques nocifs. Mais l’industrie chimique est réticente à abandonner un business qui se compte en milliards de dollars. Les produits chimiques interdits sont remplacés par d’autres, parfois tout aussi dangereux.

Pour l’instant, la baisse de la fertilité est compensée par l’assistance médicale à la procréation, qui ne cesse de se répandre et de s’améliorer. Tant que le nombre de spermatozoïdes n’atteint pas zéro, peut-être que la médecine moderne permettra de tenir le choc.

Une autre alternative vient du Japon, où en 2016, des chercheurs et chercheuses ont réussi à l’aide d’une technique appelée la «Gamétogenèse in vitro» à transformer une cellule souche embryonnaire de souris en spermatozoïdes puis à féconder une femelle avec. La cellule en question était elle même issue d’une femelle…

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► La règle de l’aliment «5 secondes par terre», c’est bon


La règle des 3 ou 5 secondes, vous connaissez ? Un aliment tombé sur le sol quelques secondes sera contaminé, mais pas assez pour rendre malade. Enfin, tout dépend de la nature de l’aliment et le lieu où il est tombé.
Nuage

 

La règle de l’aliment «5 secondes par terre», c’est bon?

 

TIFONIMAGES VIA GETTY IMAGES

Oui, vous pouvez le manger sans danger d’empoisonnement. Non, il n’est pas exempt de bactéries.

  • Ève Beaudin

  • Agence Science-Presse

La croyance populaire veut qu’on puisse manger un aliment tombé au sol si on a mis moins de cinq secondes pour le ramasser — ainsi, il n’aurait pas eu le temps d’être contaminé par des bactéries. Le Détecteur de rumeurs a un doute…

Les faits

Vous serez peut-être surpris d’apprendre que la « règle des cinq secondes » a fait l’objet de quelques expériences scientifiques qui ont démontré que les bactéries peuvent contaminer les aliments en l’espace de quelques millisecondes seulement.

Toutefois, la sagesse populaire n’est pas tout à fait sans fondement, puisque les résultats de ces expériences confirment aussi que plus le temps de contact est long, plus le transfert de bactéries augmente.

Mais le temps n’est pas le seul facteur en jeu, puisque la contamination varie en fonction du type d’aliment échappé (les bactéries préfèrent les aliments humides), ainsi que de la quantité et du type de bactéries qu’on trouve au sol.

Ainsi, il y a moins de chances de tomber malade en mangeant du pop corn qui aurait passé quelques secondes sur le plancher sec de votre salon, qu’en consommant une pomme tombée dans le métro…

Sources :

 

https://quebec.huffingtonpost.ca/20

On a enfin trouvé la technique pour casser un spaghetti en deux


Des fois, la science tente de résoudre des problèmes qui paraissent vraiment futiles. Par exemple, ils ont réussi en laboratoire de briser un spaghetti en deux et non en 3 ou plus. Il semble que cette recherche futile puisse servir des applications plus importantes.
Nuage

 

On a enfin trouvé la technique pour casser un spaghetti en deux

 

Carbohydrates close up | John Jones via Flickr CC License by

Carbohydrates close up | John Jones via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

Et pas en trois, ni en quatre. C’est important.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur NewScientist

Il ne faut pas jouer avec la nourriture, mais vous devriez néanmoins tenter l’expérience: si vous tentez de casser un spaghetti cru en le tordant, il se brisera immanquablement en au moins trois morceaux. Un phénomène qui intéresse la physique depuis de nombreuses années: en 2005, rappelle le NewScientist, une équipe française a publié un article visant à en expliquer les raisons.

Pour résumer, au moment où le spaghetti rompt pour la première fois, les deux morceaux formés se tordent dans l’autre sens pour finir par se briser à leur tour, d’où un spaghetti coupé en au moins trois parties, voire quatre dans un grand nombre de cas.

Les sciences n’allaient évidemment pas en rester là: une fois établie la cause de la brisure multiple, il fallait tenter de trouver un procédé visant à la contourner. Et c’est finalement une équipe de recherche en mathématiques du MIT qui a mis le doigt sur une solution efficace.

Le MIT, c’est l’Institut de Technologie du Massachusetts, l’une des universités les plus reconnues du monde. Cela n’empêche pas ses chercheurs et ses chercheuses de passer parfois du temps sur des sujets de recherche dont la finalité semble relativement incertaine.

Jörn Dunkel, qui a dirigé l’étude sur les spaghetti, le reconnaît lui-même: «nous travaillons sur beaucoup de sujets, mais il faut que 10% d’entre eux soient amusants».

Mais sous cette prétendue futilité se cachent de possibles applications concrètes, que ce soit sur les tiges d’acier utilisées dans le bâtiment ou sur certaines fractures.

Une histoire de torsion

Pour parvenir à ses fins, l’équipe de Jörn Dunkel propose le protocole suivant: placer une pince à chaque extrémité du spaghetti, puis lui faire exercer une rotation de près de 360 degrés sur lui-même (dans un mouvement qui rappelle celui de l’essorage d’un tissu), avant d’imprimer le mouvement inverse. Le spaghetti finit alors par se briser, mais une seule et unique fois. L’effet principal de la torsion choisie est de réduire et déplacer les forces qui, auparavant, s’exerçaient sur les deux moitiés du spaghetti après la première rupture.

Sur son site, le MIT propose deux gifs extrêmement parlants:

le premier montre ce qui se produit lorsqu’on brise un spaghetti sans cette technique spéciale, et le second ce qui se passe lorsqu’on imprime le mouvement proposé par l’équipe Dunkel. Reste à savoir s’il est possible d’utiliser cette méthode dans sa cuisine ou s’il est obligatoire d’avoir recours à des ustensiles impossibles à trouver hors des laboratoires de recherche.

Enfin, parce qu’il n’est vraiment pas tolérable de gâcher de bonnes pâtes, nous vous rappelons qu’il est possible de préparer une délicieuse carbonara, même avec des spaghettis cassés. Un pot de crème fraîche, de bons lardons, et bonne régalade.

http://www.slate.fr/