Un groupe dénonce la publicité alimentaire ciblant les enfants


Il y a 40 ans des lois ont été faite pour protéger les enfants d’être la cible de la publicité à la télévision, mais on constate que cette loi est contournée dans les emballages, les vitrines, étalages et promotions. 90 % d’entre eux sont des aliments ultra-transformé en sucre, sel ou gras. En plus, il est démontré que le marketing alimentaire serait une des causes à l’obésité
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Un groupe dénonce la publicité alimentaire ciblant les enfants

PHOTO AP

La Coalition Poids a recensé 469 emballages de produits alimentaires ciblant les enfants dans différents commerces.

Les entreprises alimentaires se servent des exceptions de la loi pour cibler les enfants québécois avec leurs publicités de collations, de boissons sucrées et de céréales, déplore la Coalition québécoise sur la problématique du poids qui redoute les effets négatifs sur leur santé.

STÉPHANIE MARIN
LA PRESSE CANADIENNE

Sur une période de six mois, elle a recensé 469 emballages de produits alimentaires ciblant les enfants dans différents commerces et note que 90 % d’entre eux sont des aliments ultra-transformés riches en sucre, en sel ou en gras.

La Coalition a dévoilé lundi une analyse qui constitue, selon elle, un « portrait de la publicité alimentaire aux enfants ».

Elle affirme qu’il s’agit d’un premier état de situation depuis l’adoption au Québec, il y a 40 ans, des articles 248 et 249 de la Loi sur la protection du consommateur qui interdisent la publicité commerciale ciblant les enfants de moins de 13 ans, notamment les annonces à la télé et sur le web.

Malgré cette interdiction, elle a constaté que les entreprises se servent d’autres moyens pour arriver à leurs fins comme les vitrines, les étalages et les emballages pour faire la promotion de leurs produits, car ils bénéficient d’exceptions prévues dans la loi.

Les trois catégories d’aliments les plus visés par la publicité aux enfants sont des aliments du quotidien : les collations, les céréales et les produits laitiers.

Les commerces de détail alimentaires comme les supermarchés regorgent de publicités pour les enfants, soutient l’organisme. Entre octobre et avril — et en excluant les gommes, les chocolats et les bonbons — la Coalition Poids dit avoir recensé 469 emballages de produits alimentaires ciblant les enfants. Plus de la moitié des emballages affichent un personnage populaire auprès des bambins comme la Pat’Patrouille, les Minions ou autres personnages d’Avengers ou de Disney pour les rendre attirants auprès de leur jeune clientèle.

« Il devient difficile pour les parents de faire l’épicerie avec les enfants sans qu’ils soient constamment bombardés de publicités les ciblant, attirant ainsi leurs demandes répétées pour obtenir des produits qu’autrement ils n’auraient pas demandés », souligne Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.

Et puis, dans la très grande majorité des cas, il s’agit d’aliments ultra-transformés.

« On est pas du tout dans la valorisation d’aliments sains », a commenté en entrevue Mme Voyer.

Il est très bien documenté que la publicité aux enfants va influencer leurs habitudes alimentaires, qu’ils risquent de traîner toute leur vie, explique Mme Voyer.

« On est face à une épidémie d’obésité, même chez les enfants. Il y a plusieurs travaux notamment de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) qui démontrent que le marketing alimentaire a un rôle à jouer dans la crise d’obésité qu’on connaît ».

Quant à la restauration rapide et aux restaurants familiaux, les entreprises font de nombreuses offres de jouets avec le repas pour enfants. Très souvent, ils sont associés à des films, des émissions ou des séries de jouets populaires pour enfants, a relevé la Coalition. Mme Voyer souligne avoir vu des publicités destinées aux enfants lors d’activités familiales, comme les fêtes hivernales.

Les enfants sont vulnérables face à la publicité qui les cible, car ils sont incapables de reconnaître les intentions commerciales du marketing. En effet, ils ne comprennent la vraie nature de la publicité qu’au début de l’adolescence, soit vers 11-12 ans, peut-on lire dans le rapport.

La Coalition souhaite qu’Ottawa adopte une loi pour encadrer encore plus la publicité destinée aux enfants.

La Coalition Poids réunit les appuis de plus de 550 partenaires issus du monde scolaire, municipal, de la santé, de la recherche, de l’environnement, de la nutrition et de l’activité physique.

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Le Saviez-Vous ► 17 aliments «santé», mais caloriques ou peu nutritifs


Bien des aliments cité ci-bas, sont bon pour la santé, sauf que ceux préparer par les industries alimentaires, ajoutent des additifs, beaucoup de sucre et de sel et peu d’aliments sains.

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17 aliments «santé», mais caloriques ou peu nutritifs

Aliment santé : les barres énergétiques faibles en sucre.ALEXEILOGVINOVICH / SHUTTERSTOCK


Sélection du Reader’s Digest

Vous croyez que ces aliments «santé» vous aident à perdre du poids ou à bien vous nourrir? Soit parce qu’ils sont très caloriques ou peu nutritifs, ces aliments ne sont pas aussi bons que vous ne le croyez.


Vous croyez que ces aliments «santé» vous aident à perdre du poids ou à bien vous nourrir? Soit parce qu’ils sont très caloriques ou peu nutritifs, ces aliments ne sont pas aussi bons que vous ne le croyez.


Des galettes végé contenant beaucoup d'additifs sont peu nutritivesMARGOUILLAT PHOTO / SHUTTERSTOCK

Des galettes végé contenant beaucoup d’additifs sont peu nutritives

Les galettes végés, qui sont un choix régime pour ceux et celles qui essaient de couper les viandes, peuvent être bonnes pour la santé. Mais beaucoup des versions transformées et congelées contiennent plus d’additifs – utilisés pour créer cette texture de burger – que les légumes réels, a expliqué la nutritionniste Lona Sandon à WomansDay.com. Pour vous assurer que votre galette végé regorge de vrais bons légumes, Lona Sandon vous conseille de vérifier la liste des ingrédients pour vous assurer que les légumes sont bien répertoriés tout en haut.

Aliment santé : les tranches de dinde faibles en sodium.OLGA NAYASHKOVA / SHUTTERSTOCK

La dinde emballée n’est pas vraiment un aliment santé

Oui, la dinde est une bonne protéine maigre, et dans un sandwich de grains entiers avec de la laitue, des tomates et d’autres légumes, ce n’est pas un mauvais choix de lunch. Ici, le coupable, c’est le sodium; une portion de 55 g (2 oz) de certaines marques contient presque un tiers de la limite recommandée de sodium, selon CookingLight.com. Option santé : achetez des tranches de dinde faibles en sodium (recherchez moins de 350 mg de sodium par portion de 55 g/2 oz) ou du rôti de dinde que vous trancherez vous-même.

Aliment santé : les barres énergétiques faibles en sucre.ALEXEILOGVINOVICH / SHUTTERSTOCK

Des barres énergétiques dites santé sont très caloriques

Félicitez les génies du marketing qui ont trouvé le moyen de vendre des aliments « santé » qui contiennent plus de sucre et de calories que certaines barres de friandises!

« Les barres protéinées sont essentiellement des substances chimiques transformées », a dit sur iVillage.com le Dr Garth Davis, chirurgien spécialiste de l’obésité à la Clinique Davis de Houston (Texas) et auteur d’un livre sur la chirurgie bariatrique.

Si vous allez en manger, choisissez celles qui ont moins de 200 calories et moins de 20 g de sucre par portion, recommande WomansDay.com. Très important aussi : lisez les étiquettes pour choisir les barres qui ont aussi peu d’ingrédients que possible. Certaines marques comme KIND et Larabar contiennent seulement des noix, des fruits secs et des graines.

Aliment santé : un muffin fait maison faible en sucre et en matière grasse.BRENT HOFACKER / SHUTTERSTOCK

Les muffins au son sont riches en gras et caloriques

Simples et humbles, les muffins au son semblent être les héros du petit déjeuner. Mais alors que le son lui-même est une bonne source de fibres de grains entiers, il devient beaucoup moins nutritif lorsqu’il est cuit dans un muffin avec plein de sucre, de farine et de gras.

« Selon sa taille, un muffin au son peut avoir plus de calories et de sucre qu’un beigne », a dit la nutritionniste Joan Salge Blake, auteure du livre Nutrition & You, à WomansDay.com.

Si vous avez vraiment envie d’un muffin, faites-le vous-même en suivant une recette à base de farine de blé entier et en remplaçant le beurre par de la compote de pommes.

Aliment santé : le pain à la farine de blé non blanchie.CHAMILLE WHITE / SHUTTERSTOCK

Le pain multigrains contient parfois très peu de fibres et s’avère peu nutritif

Les mots « multigrains », « blé » ou « 7 grains » sont parfois trompeurs, explique CookingLight.com. Beaucoup de pains marqués de cette façon contiennent en fait des grains raffinés, sans les fibres des grains entiers qui peuvent faire monter votre glycémie plus rapidement après en avoir mangé, et vous donner des fringales. Achetez votre pain de façon plus intelligente! Si la première farine qui figure sur l’étiquette est raffinée (cherchez les mots « blanchis » ou « farine de blé enrichie non blanchie »), il ne s’agit pas d’un produit de grains entiers.

Aliment santé : le gruau fait maison.VLADISLAV NOSEEK / SHUTTERSTOCK

Le gruau instantané aromatisé n’est pas une option santé

C’est du grain entier, un choix de petit déjeuner sain et facile à faire, auquel vous pouvez ajouter des petits fruits, des graines de lin et des noix qui sont très santé. Alors qu’est-ce qui ne va pas avec le gruau d’avoine? Eh bien, les sachets aromatisés contiennent plus de sucre, et de sodium que les flocons d’avoine ou l’avoine épointée naturels, note Prevention.com. Une meilleure solution : coiffez du gruau ordinaire de fruits frais ou d’un peu de miel.

Le beurre d'arachide allégé est riche en sucreFORTYFORKS / SHUTTERSTOCK

Le beurre d’arachide allégé est riche en sucre

Oui, le gras des noix est bon pour vous! Une étude récente de Harvard a trouvé que les personnes qui mangeaient 30 g (1 oz) de cacahuètes par jour, soit l’équivalent d’une petite poignée, diminuaient leur risque de décéder de 20 % par rapport à celles qui n’en mangeaient pas. Par ailleurs, si vous comparez l’étiquette de beurre d’arachide régulier et avec moins de gras, vous verrez que le nombre de calories est à peu près égal. La différence, note CookingLight.com, c’est que la version allégée ajoute du sucre pour compenser le manque de gras. Donc, choisissez le type régulier qui contient des gras et permet de mieux calmer les fringales, et tenez-vous-en à 1 à 2 c. à soupe par portion.

Le couscous n'est pas bon pour la santéANASTASIA_PANAIT / SHUTTERSTOCK

Le couscous n’est pas bon pour la santé

Ce grain d’allure exotique, qui semble être un accompagnement vertueux, n’en est pas un. Le couscous est plutôt une pâte minuscule – un grain raffiné semblable aux pâtes blanches, selon BestHealthMag.com. Recherchez le couscous de blé entier, ou choisissez un grain entier comme le quinoa, qui sont riches en fibres.

Les sushis ne contiennent que très peu de fibres et de légumesGRAFVISION / SHUTTERSTOCK

Les sushis ne contiennent que très peu de fibres et de légumes

Du poisson frais, sans sauce – un aliment santé, n’est-ce pas? Nous avons tendance à manger beaucoup de sushis pour nous sentir rassasiés, et ces roulés contiennent surtout du riz et très peu de légumes. Selon la nutritionniste Rachel Beller de The Biggest Loser, un rouleau californien est l’équivalent de deux sandwichs au simili crabe. Un rouleau de thon épicé correspond à un sandwich et demi de thon à la mayonnaise. Une meilleure solution : demandez des rouleaux enveloppés dans du concombre ou avec moins de riz et apaisez votre faim avec une salade très protéinée à l’edamame.

Aliment santé : les craquelins de riz sont peu nutritifs.MMKARABELLA / SHUTTERSTOCK

Les craquelins de riz sont peu nutritifs

Légers et aériens, les craquelins et les gâteaux de riz sont le cliché par excellence d’une collation. Mais ils manquent de fibres et peuvent contenir beaucoup de sodium, fait remarquer BestHealthMag.com. Par ailleurs, les craquelins de riz sont en fait denses sur le plan des glucides : ils ont un ratio élevé de grammes de glucides par rapport à leur poids. (Les aliments « denses » en glucides peuvent modifier l’équilibre de votre flore intestinale et déclencher l’inflammation.) Un craquelin de riz ordinaire ne pèse que 9 g, mais 80 % de ceux-ci sont des glucides. En comparaison, une petite pomme de terre – beaucoup de gens pensent que c’est un « mauvais » glucide – pèse 170 g, mais les glucides ne représentent que 23 % de ce poids.

Le lait de riz n'est pas l'aliment santé que vous croyezRIMMA BONDARENKO / SHUTTERSTOCK

Le lait de riz n’est pas l’aliment santé que vous croyez

À moins qu’il ne soit enrichi, le lait de riz est « simplement de l’eau de riz, naturellement riche en glucides et pauvre en protéines et en calcium », a dit à Prevention.com la nutritionniste Bethany Thayer, directrice du Centre pour la promotion de la santé et la prévention des maladies au Henry Ford Health System, à Detroit.

Si vous pouvez manger des produits laitiers, vous feriez mieux de boire du lait de vache biologique écrémé, qui contient du calcium, du potassium, des vitamines A, D et B12, de la riboflavine et du magnésium. Les laits de soja et d’amande sont les meilleurs substituts des produits laitiers.

Aliment santé : le mélange montagnard fait maison.IGORS RUSAKOVS / SHUTTERSTOCK

Le mélange montagnard n’est pas très nutritif

La plupart des nutritionnistes vont conseiller de prendre des collations comprenant à la fois des glucides, des protéines et des fibres pour une énergie soutenue; un mélange montagnard semble être le parfait exemple. Mais les versions commerciales regorgent souvent d’ajouts qui ne sont pas aussi nutritifs qu’on voudrait, comme des raisins secs enrobés de « yogourt », des chips de banane frite, des bâtonnets de sésame ou des noix salées, selon DrOz.com. Préparez vous-même un mélange santé contenant principalement des noix et des graines, du chocolat noir et des fruits secs.

Aliment santé : les bretzels ne sont pas un choix sain.SHARAF MAKSUMOV / SHUTTERSTOCK

Les bretzels ne sont pas un choix sain

Avec moins de calories et de grammes de lipides que la plupart des croustilles, les bretzels semblent bons pour la santé. Mais « presque toutes les marques de bretzels sont fabriquées à partir des mêmes ingrédients de base : farine blanche (farine de blé dépouillée de ses nutriments et de ses fibres), levure, sel et peut-être un peu d’huile végétale ou de sirop de maïs, selon la nutritionniste Joy Bauer sur Today.com. Il est évident, d’après la liste des ingrédients, que cette collation populaire est à peu près dépourvue d’éléments nutritifs. »

Bauer recommande de chercher une marque faite avec de la farine de blé entier ou de manger à la place des craquelins de grains entiers, des croustilles de soja ou du maïs soufflé.

Aliment santé : évitez les roulés et pâtes à l’épinard.NITR / SHUTTERSTOCK

Les roulés et pâtes à l’épinard ne sont pas de bons choix pour la santé

Ne laissez pas la teinte verte vous tromper.

« La quantité réelle d’épinards dans ces tortillas est ces pâtes est infime par rapport à ce que vous obtiendriez si vous aviez ajouté vous-même des épinards aux roulés ou aux pâtes », selon la diététiste Sarah Haan sur SparkPeople.com.

Mangez des pâtes et des tortillas de grains entiers, en ajoutant des feuilles d’épinard frais pour avoir les vitamines du complexe B, les fibres, le fer et le calcium que ce légume vert feuillu contient.

Aliment santé : les chips de banane sont caloriques.FRANTISEK KECLIK / SHUTTERSTOCK

Les chips de banane sont caloriques et peu rassasiantes

Peu importe comment vous les coupez, elles sont inférieures à leur source originale, selon iVillage.com. Une banane nature vous offre des fibres, du potassium, de la vitamine C et moins de calories et de gras. Une portion de 30 g (1 oz) de ces chips peu rassasiantes, qui sont frites, a environ 150 calories, alors qu’une banane moyenne n’en a que 105.

Aliment santé : évitez les fèves au four.ZIASHUSHA / SHUTTERSTOCK

Les fèves au four ne sont pas un choix santé

Les fèves sont bonnes pour la santé.

Les fèves au four en revanche « sont un mélange désordonné d’haricots pinto, de sucre, de sirop et de mélasse avec un nombre de calories inutilement élevé », a dit la nutritionniste Rania Batayneh iVillage.com.

Ajoutez simplement des haricots pinto ou rognons ou des pois chiches, cuits nature, pour relever salades et plats de pâtes.

TERI VIRBICKIS/SHUTTERSTOCK

Le thé vert en bouteille n’est pas bon pour la santé

Vous buvez une boisson santé bourrée d’antioxydants ou l’équivalent de l’eau sucrée? Un rapport de ConsumerLab.com l’été dernier a révélé que certaines marques de thé en bouteille ne contenaient presque aucun EGCG, l’antioxydant puissant lié à la prévention du cancer et à la perte de poids ou des quantités beaucoup plus faibles que ce qui est revendiqué sur l’étiquette.

« Si vous êtes à la recherche d’une boisson sucrée, rafraîchissante, allez-y pour du thé en bouteille, a déclaré la nutritionniste Conner Middelmann-Whitney sur PsychologyToday.com. Mais si vous buvez du thé pour diminuer votre risque de cancer, de maladies cardiaques, d’ostéoporose et de plein d’autres affections dégénératives, faites infuser votre propre thé ».

https://www.selection.ca/

Les aliments ultra transformés sont dangereux pour la santé


Ce n’est pas très surprenante qu’une alimentation ultra-transformée soit si nuisible à la santé. Quand nous achetons un aliment qui contient une liste d’ingrédients qui n’en fini plus, c’est mieux ne pas en consommer. Il faudrait revenir à une alimentation plus saine, on se portera bien mieux.
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Les aliments ultra transformés sont dangereux pour la santé

Les aliments ultra transformés sont dangereux pour la santé

Le 3 juin 2019.

La santé passe dans nos assiettes. C’est ce que confirme une étude sur les aliments ultra transformés. Selon les chercheurs, ils augmenteraient le risque de maladies cardio-vasculaires.

Les aliments ultra transformés augmentent le risque de maladies cardio-vasculaires

Quel est le point commun entre un soda, de la soupe en sachet, du jambon vendu en barquette et des « steaks » végétaux ? Ce sont tous des aliments « ultra transformés ». Mais il ne s’agit pas de leur seul point en commun. Ils sont aussi tous mauvais pour la santé. En cause, la très longues liste d’aliments qu’ils contiennent (additifs en tous genres, sirop de glucose-fructose, graisses végétales hydrogénées, nitrites, édulcorants intenses, etc.)

Selon deux études publiées le jeudi 30 mai dans la revue médicale British Medical Journal (BMJ), les aliments « ultra transformés » augmenteraient tout particulièrement le risque cardio-vasculaire mais aussi d’obésité, de cancer et de décès. Ces études ont été menées par 20.000 chercheurs qui ont fait appel à la participation de plus de 120.000 personnes. Les scientifiques ont observé l’alimentation des participants, soit près de 3.300 aliments et boissons.

Le risque augmente en fonction de la quantité d’aliments ultra transformés que nous mangeons

Les chercheurs ont alors constaté que la consommation d’aliments transformés avait un lien étroit avec divers problèmes de santé. Elle est associée à un risque plus élevé de maladies coronariennes et cérébro-vasculaires. Ainsi, avoir une alimentation comprenant 10% et plus d’aliments ultra transformés augmente de 12% le risque de maladies cardio-vasculaires.

Cette étude permet donc de confirmer que notre santé est liée à ce que nous mangeons. L’heure est donc venue de retrouver une alimentation plus saine, riche en fruits et en légumes notamment. Faisons place dans nos assiettes aux produits « bruts » et remettons-nous à cuisiner ! Pour cela, il faudra peut-être aussi changer notre manière de faire les courses en privilégiant les marchés et les producteurs locaux.

Perrine Deurot-Bien

https://www.passeportsante.net/

Des milliers de cancers pourraient être évités avec ce changement des habitudes


Il y a des cancers qui sont peut-être génétiques, d’autres par l’environnement, mais il y a aussi ceux causé par une mauvaise alimentation. Manger trop de viande rouge, les aliments transformés, ainsi que les boissons sucrées seraient des causes de cancer qui pourraient pourtant être évités
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Des milliers de cancers pourraient être évités avec ce changement des habitudes


par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une étude récente suggère que plus de 80 000 cas de cancers diagnostiqués chaque année aux États-Unis pourraient être liés à une mauvaise alimentation. La consommation excessive de viande transformée et le manque de céréales complètes sont pointés du doigt.

S’appuyant sur un nouveau modèle mathématique, des chercheurs de l’université Tufts ont récemment estimé qu’en 2015, aux États-Unis, 80 110 nouveaux cas de cancers auraient été favorisés par un mauvais régime alimentaire. Cela représente environ 5% du nombre total de cas de cancer diagnostiqués cette année-là. D’après les chercheurs, c’est à peu de choses près équivalent au pourcentage de cas de cancers liés à la consommation d’alcool (4 à 6% des cas de cancers annuels). Ils détaillent leurs travaux dans la revue JNCI Cancer Spectrum.

Trop de viandes, pas assez de céréales complètes

Parmi les aliments sous-consommés par les Américains figurent notamment les céréales complètes, les fruits ou les légumes. En contrepartie, de nombreuses personnes se tournent vers les aliments connus pour favoriser la croissance de certains cancers. Cela inclut notamment les viandes rouges, ou transformées et les boissons sucrées.

Pour cette étude, les chercheurs ont examiné les données de plusieurs enquêtes nationales sur le régime alimentaire américain. Grâce à un modèle informatique, ils ont ensuite pu établir un lien avec les cas de cancers déclarés en 2015. Parmi les maladies déclarées influencées par le régime alimentaire, on retrouve en premier lieu le cancer colorectal (38% du total). Sont également représentés les cancers de la bouche, du pharynx et du larynx, de l’utérus et du sein post-ménopausique. La tranche d’âge la plus touchée était celle des 45 – 64 ans.

“Nos résultats soulignent la possibilité de réduire le fardeau du cancer et les disparités aux États-Unis en améliorant la consommation de nourriture“, explique Fang Fang Zhang, principal auteur de l’étude.

Les chercheurs appellent les autorités sanitaires à mieux informer les consommateurs, par le biais d’étiquettes, sur les bienfaits des céréales complètes et les dangers des viandes transformées.

Tourner le dos à la malbouffe

Rappelons qu’il y a quelques jours, une étude nous révélait que les aliments ultra-transformés nous poussent à manger davantage. Cela nous fait donc prendre plus de poids que la consommation d’aliments non transformés. Le fait de prendre conscience de ces mécanismes biologiques pourrait alors aider certaines personnes à se tourner malgré la tentation vers des alternatives plus saines.

On le rappelle, outre le fait de ne pas fumer et de faire un peu d’exercice, la clé d’une bonne santé est de tourner le dos aux aliments transformés riches en sucre, en sel et en gras. Contre les cancers, favorisez donc une alimentation riche en céréales complètes, fruits, légumes et haricots.

Source

https://sciencepost.fr

Un décès sur cinq lié à une mauvaise alimentation


Même si l’étude des liens sur la mauvaise alimentation et les décès n’est pas établi avec autant de certitude que la cigarette, il semble quand même clair qu’une mauvaise alimentation comporte des gros risques sur la santé cardiovasculaire ainsi que le diabète.
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Un décès sur cinq lié à une mauvaise alimentation

 

Selon l'étude, les boissons sucrées, la viande transformée... (PHOTO DANIEL ACKER, ARCHIVES BLOOMBERG NEWS)

Selon l’étude, les boissons sucrées, la viande transformée et le sel sont trop consommées.

PHOTO DANIEL ACKER, ARCHIVES BLOOMBERG NEWS

 

Agence France-Presse
Paris

Un décès sur cinq dans le monde en 2017, soit 11 millions, était lié à une mauvaise alimentation, avec une surconsommation de sel, de sucre ou de viande et des apports insuffisants en céréales complètes et en fruits, selon une étude parue jeudi.

La quasi-totalité de ces décès a été provoquée par des maladies cardiovasculaires, et le reste par des cancers et le diabète de type 2, souvent associé à l’obésité et aux modes de vie (sédentarité, alimentation déséquilibrée), selon cette étude publiée dans The Lancet.

En janvier, la revue médicale avait publié une première étude réalisée par les mêmes scientifiques. 

Elle préconisait de diviser par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre et de doubler celle des fruits, des légumes et des noix pour aboutir à un régime bon pour la santé et pour l’environnement.

L’étude publiée jeudi porte sur 195 pays. Selon ses conclusions, les principales carences dans l’alimentation mondiale concernent les noix et les graines, le lait et les céréales complètes. À l’inverse, les boissons sucrées, la viande transformée et le sel sont trop consommées.

« Cette étude montre ce que nous sommes nombreux à penser depuis des années : une mauvaise alimentation est responsable de davantage de morts qu’aucun autre facteur de risque au monde », a affirmé l’un des auteurs, Christopher Murray.

Il dirige l’Institut de métrologie et d’évaluation de la santé (IHME, Université de Washington), organisme financé par la fondation Bill et Melinda Gates.

L’étude met en évidence de grosses disparités selon les pays. Ceux avec les plus importants taux de décès liés à une mauvaise alimentation sont l’Ouzbékistan et l’Afghanistan.

À l’inverse, ceux où cette proportion est la plus faible sont Israël, la France, l’Espagne et le Japon.

Les auteurs reconnaissent toutefois des limites à leur étude. Parmi elles, le fait que le lien entre l’alimentation et les décès ne peut être établi avec autant de certitude que dans le cas d’autres facteurs de risques, par exemple le tabac.

https://www.lapresse.ca

Le Saviez-Vous ► Combien d’insectes et d’araignées mangeons-nous au quotidien?


Il y a quelques jours, la question était « Mangeons-nous vraiment des araignées durant notre sommeil ? » Aujourd’hui, c’est une question qui s’y approche, sauf que cette fois-ci, c’est dans l’alimentation.
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Combien d’insectes et d’araignées mangeons-nous au quotidien?

 

Personne n'avale des araignées ou des insectes pendant son sommeil. | Gilles LEFEUVRE via Flickr CC License by

Personne n’avale des araignées ou des insectes pendant son sommeil.| Gilles LEFEUVRE via Flickr CC License by

Quora — Traduit par Jean-Clément Nau

Ce sont dans les aliments que vous avez le plus de chance de les trouver.

 

La question du jour:

«Combien d’insectes et d’araignées mangeons-nous malgré nous en moyenne?»

La réponse de Matan Shelomi, entomologiste:

Pour ce qui est des créatures qui se glissent dans votre bouche pendant votre sommeil… aucune, sans doute. Les insectes ne sont pas stupides, du moins pas à ce point. Ils n’ont aucune envie de s’immiscer dans cette grotte chaude, humide et productrice de CO2 –qui est à l’évidence l’entrée d’un gigantesque être vivant. Il est certes des insectes, comme les cafards, qui se glissent dans nos oreilles et s’y retrouvent coincés –mais ces cas sont rarissimes. On entend parfois dire que nous avalons un certain nombre d’araignées (toutes les nuits, tous les ans, tant de fois dans une vie…), mais ce n’est là qu’une légende urbaine.

Quid, en revanche, des insectes présents dans nos aliments?

C’est là une toute autre question. Les récoltes sont presque toujours envahies par les parasites; de ce fait, elles contiennent en général des morceaux d’insectes. Une agriculture 100% sans insectes demanderait une quantité d’insecticides et de mesures antiparasitaires telles que les fermiers dépenseraient plus d’argent qu’ils n’en gagneraient. Et il faut préciser qu’à certains niveaux, les dégâts occasionnés par les insectes ne se remarquent même plus. C’est pourquoi les agriculteurs et les agricultrices ne luttent contre les parasites qu’en cas de franchissement d’un certain seuil économique –le niveau de densité de population parasitaire (nombres d’insectes par hectare, par plante, etc.) à partir duquel le coût du traitement de l’infestation est inférieur aux pertes que cette dernière occasionnerait… et le corps agricole n’opte pour la lutte antiparasitaire que lorsque la population de parasites est en dessous de ce seuil.

Une quantité limitée en fonction des aliments

 

Autant dire que les récoltes végétales contiendront toujours des insectes, quelle que soit leur origine ou le mode de culture… Conséquence: tout ce que vous achetez en magasin ou sur un marché –notamment les aliments transformés– contient de toutes petites quantités d’insectes. Ces dernières sont sans danger (puisque comestible), mais elles demeurent des intruses; les organismes de réglementation imposent donc des limites à ne pas dépasser en fonction des aliments.

La Food and Drug Administration américaine parle de Food Defect Action Levels, les «niveaux d’anomalies alimentaires naturelles ou inévitables ne représentant aucun risque sanitaire pour l’homme».

Ces niveaux représentent un seuil maximal: la plupart des aliments du commerce sont beaucoup moins contaminés. Si vous avez consommé des aliments approchant ce seuil, vous avez peut-être mangé l’équivalent de plusieurs insectes sans vous en rendre compte. Qu’importe: cela vous fera toujours un peu de protéines supplémentaires.

 

http://www.slate.fr/

Du plastique dans notre alimentation !


On a beaucoup insisté voir alarmé que les microplastiques se retrouvaient dans l’estomac des animaux marins. Et bien voilà que d’après des analyses fait sur des personnes de partout dans le monde, ces microplastiques se retrouvent dans notre alimentation.
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Du plastique dans notre alimentation !

 

Rich Carey/Shutterstock.com

Après avoir analysé les selles de personnes originaires du monde entier, des scientifiques autrichiens déclarent avoir trouvé des traces de plastiques dans la totalité des échantillons ! Une annonce faite lors d’une réunion de la United European Gastroenterology, une entité qui réunit les sociétés européennes spécialisées en santé digestive.

Des chercheurs de l’Université de médecine de Vienne et de l’Agence environnementale autrichienne ont suivi un groupe de participants venus de pays du monde entier, notamment de Finlande, d’Italie, du Japon, des Pays-Bas, de Pologne, de Russie, du Royaume-Uni et d’Autriche.

Et leurs observations sont alarmantes : chaque échantillon de selles a donné un résultat positif à la présence de microplastiques !

Dans le détail, jusqu’à neuf plastiques différents, d’une taille comprise entre 50 et 500 micromètres, ont été trouvés. Le polypropylène et le polytéréphtalate d’éthylène étant les plus courants. Rappelons que ces deux plastiques sont couramment utilisés pour l’emballage alimentaire (emballage du beurre, bouteilles d’eau…).

Comment expliquer cet état de fait ?

Selon les auteurs, «  2 à 5% de tous les plastiques produits finissent dans les mers. Une fois dans l’océan, le plastique est consommé par les animaux marins et entre dans la chaîne alimentaire où il est probable qu’il soit consommé par l’homme. Ainsi, des quantités importantes de microplastiques ont été détectées chez le thon, le homard et les crevettes. Par ailleurs, il est fort probable que, lors de diverses étapes de la transformation des aliments ou à la suite de leur emballage, les aliments soient contaminés par des plastiques ».

Quel risque pour la santé ?

En l’état des connaissances actuelles, les auteurs ne peuvent, pour le moment pas se prononcer.

Toutefois, « les plus petites particules microplastiques sont capables de pénétrer dans la circulation sanguine, le système lymphatique et peuvent même atteindre le foie. Nous avons donc besoin de recherches supplémentaires pour comprendre ce que cela signifie pour la santé humaine. »

  • Source : United European Gastroenterology, 22 octobre 2018
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Dominique Salomon

https://destinationsante.com

Fabrication des saucisses à hot dog


Une des meilleures façons de diminuer la nourriture transformée et de regarder comment ils font les aliments. De toute manière, le fast-food, ne fait pas partie généralement des aliments bons pour la santé. La saucisse à hot-dog en est un exemple. Sa fabrication est dégoutante
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Fabrication des saucisses à hot dog

Guide alimentaire: éloge du modèle brésilien


Un nouveau guide alimentaire à l’horizon ? Non, mais des idées de grand ménage semble surgir des nutritionnistes qui veulent ce guide à l’image de celui du Brésil. Un guide alimentaire que l’industrie alimentaire n’aura pas le dernier mot ou peut-être  il n’aura pas du tout le droit de parole
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Guide alimentaire: éloge du modèle brésilien

 

«Si les gens cuisinaient et prenaient le temps... (PHOTO THINKSTOCK)

STÉPHANIE BÉRUBÉ
La Presse

«Si les gens cuisinaient et prenaient le temps de bien manger, on réglerait bien des problèmes. Les gens qui cuisinent à la maison n’ont pas besoin de calculer les nutriments de leur alimentation», dit le nutritionniste Bernard Lavallée.

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Les Américains ont droit à un guide alimentaire révisé tous les cinq ans. Au Canada, la plus récente version du guide date de 2007. Elle avait alors été lancée en grande pompe, après 8 années de consultations, réflexions et révisions, 15 ans après sa précédente version de 1992. Si Santé Canada lançait le processus demain dans des conditions semblables, le Canada pourrait s’attendre à avoir un nouveau guide à l’automne 2023.

Entre-temps, plusieurs pays travaillent à la révision de leurs outils de référence en alimentation. Le Brésil a lancé cette année un nouveau guide, dont la rédaction a pris deux ans, période de consultations publiques comprise. Le résultat n’est pas passé inaperçu.

Que dit donc cet ouvrage révolutionnaire?

Cuisinez plus, donc consommez moins d’aliments transformés, ce qui, inévitablement, réduit l’apport en sel, en sucre, probablement en gras, et mangez des repas avec votre famille ou vos amis. Surtout pas devant la télévision.

En 2015, fallait-il revenir à ces conseils de base, voire simplistes?

«C’est exactement ce dont les consommateurs ont besoin», lance le nutritionniste Bernard Lavallée, qui croit que Santé Canada devrait s’inspirer de l’exemple brésilien. «Le Brésil a cassé le moule dans lequel tous les autres pays se trouvent encore», dit-il.

Le Guide alimentaire canadien a été conçu dans un monde où les gens avaient des carences en nutriments, explique le nutritionniste. On leur conseillait alors de manger plus de ceci ou de cela: des légumes pour avoir toutes les vitamines, du lait pour le calcium, de la viande pour les protéines, des produits céréaliers pour les fibres. Malgré quelques mises au point, les principes de base du Guide sont demeurés les mêmes, version après version.

La situation des Canadiens, elle, a grandement changé.

«Aujourd’hui, la priorité n’est plus de pallier des carences, explique Bernard Lavallée, mais de freiner des excès. Si les gens cuisinaient et prenaient le temps de bien manger, on réglerait bien des problèmes. Les gens qui cuisinent à la maison n’ont pas besoin de calculer les nutriments de leur alimentation.»

Tous à la cuisine!

C’est précisément avec cette idée en tête que les chercheurs brésiliens ont travaillé sur leur dernier guide. Le Québécois Jean-Claude Moubarac, qui était alors au postdoctorat à l’Université de São Paulo, a participé au renouvellement du guide.

«On regarde souvent ce qu’il y a dans les aliments et on oublie de s’intéresser au contexte de l’aliment, dit-il. Or, en 2015, ce n’est plus possible de procéder ainsi. Nous avons donc opté pour une approche plus holistique de l’alimentation.»

Point de départ de cette nouvelle approche, un constat: la population qui consomme moins d’aliments «ultratransformés» a un meilleur profil nutritionnel, explique Jean-Claude Moubarac, désormais chercheur en nutrition publique au département de nutrition de l’Université de Montréal.

Le Brésil est le premier pays à parler du contexte émotionnel et social dans lequel est consommé l’aliment dans son guide, mais il pourrait être bientôt imité par ses voisins qui s’intéressent aussi à cette approche, explique Jean-Claude Moubarac. Le Canada devrait aussi suivre cet exemple, affirme le chercheur, qui estime qu’il faut rapidement revoir notre classification des aliments, car celle utilisée actuellement ne correspond plus à l’alimentation réelle des Canadiens. Plusieurs aliments transformés, des biscuits ou les boissons gazeuses, par exemple, tombent dans la catégorie «autres aliments». De 20 à 25% des aliments consommés par les Canadiens se trouvent dans cette catégorie floue, calcule Jean-Claude Moubarac.

«Pour l’instant, on met le jus avec les fruits et la saucisse avec le poulet, dit-il. Il faut faire un ménage là-dedans.»

Il y aurait un autre avantage à revoir la philosophie du guide canadien pour adopter une approche à la brésilienne, estime Bernard Lavallée: l’industrie aurait beaucoup de difficulté à s’approprier des messages sur la façon de consommer des aliments, alors qu’elle le fait abondamment avec les portions et les allégations santé. Actuellement, le Guide stipule que 125 ml de jus de fruits équivaut à une portion de fruits, explique le nutritionniste. C’est ce qui fait qu’on voit fréquemment des jus qui s’affichent comme étant l’équivalent de deux ou trois portions de fruits.

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Sucres cachés : où les trouver ?


Tous produits transformés contiennent du sucre et malheureusement beaucoup de sucre. Que ce soit les céréales, tartinades, soupe, repas préparés, sauces, boissons, on n’en sort pas. L’idéal est de se remettre à la cuisine pour mieux contrôler le sucre et tant qu’à y être le sel et le gras aussi
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Sucres cachés : où les trouver ?

 

 

Chaque jour, nous consommons plus de 100 g de sucres par jour, alors que l’OMS recommande de ne pas dépasser 50 g. Elle pourrait même revoir ce chiffre à la baisse très prochainement. Problème : 70 % du sucre est ingéré indirectement, c’est-à-dire sans même que l’on ait conscience d’en manger.

Portrait de 10 aliments riches en sucres cachés !

Des sucres dans les céréales du petit déjeuner

Des sucres dans les céréales du petit déjeuner

Les céréales jouissent d’une bonne réputation… et pourtant elles figurent parmi les aliments les plus sucrés !

Une récente étude s’est attachée à débusquer les sucres cachés dans ces aliments fétiches du petit déjeuner et le constat est sans appel : ils renferment beaucoup trop de sucres ajoutés. Certaines d’entre eux (Smacks Trésor de Kellogg’s®, Golden Grahams®, Choco Krispies®…) en contiennent même plus de 50 % dans le produit fini, ce qui équivaut à 15 g de sucre par portion, soit plus de 30 % des apports quotidiens recommandés !

Des sucres dans les soupes industrielles

Des sucres dans les soupes industrielles

Comment ça, chez vous, on ne met pas de sucre dans la soupe ? Pas même du sirop de glucose ou un soupçon de maltodextrine ?

C’est pourtant le grand secret des soupes industrielles, et particulièrement de celles en sachet. Le sucre est idéal pour contrebalancer le sel, lui aussi contenu en grande quantité. Non seulement, c’est un conservateur efficace, mais en plus, il permet de relever le goût.

S’il fallait compter uniquement sur les 20% de légumes déshydratés contenues dans ces soupes, elles seraient bien indigestes… Un grand bol en contiendrait près de 20 g de sucre, soit 4 morceaux !

Des sucres dans les menus fast-food

Des sucres dans les menus fast-food

On sait tous que la restauration rapide n’est pas un allié pour notre santé. Trop calorique et riche en gras saturés, la nourriture est remplie de sucres ! Du hamburger (environ 15 g de sucre), à la boisson (35 à 45 g de sucre) en passant par la glace à base de lait (35 g de sucre pour le célèbre « Mac Flurry® ») qui ponctue traditionnellement le repas, un menu est une véritable orgie de sucres.

Il constitue presque le double des apports quotidiens recommandés en sucre !

Des sucres dans les sodas

Des sucres dans les sodas

Peut-on encore parler de sucres cachés lorsqu’on évoque les sodas ? Visiblement oui ! Alors que la consommation des Français atteint plus de 40 litres par personne, celle des Québécois culmine à 120 litres ! Des chiffres astronomiques qui propulsent les sodas au premier rang des sources de sucres consommés chez les occidentaux.

Les responsables sont connus : le saccharose et le sirop de maïs à haute teneur en fructose, de plus en plus utilisé dans ces boissons. Parmi les plus célèbres, une canette de Coca Cola® contient ainsi près de 42 g de sucre, contre 38 g pour une canette de 7up®, 32 g pour une canette d’Orangina® et 29 g pour une canette de Nestea®.

Une seule d’entre elles, et vos besoins en sucres sont pratiquement comblés pour la journée…

Des sucres dans les plats préparés

Des sucres dans les plats préparés

Nos modes de vie urbains et pressés nous poussent parfois à acheter ces produits déjà cuisinés et prêts en trois minutes. Mais qu’y gagne-t-on vraiment ? Du temps peut-être, mais certainement pas de bénéfices santé…

Les plats préparés incarnent certainement la « malbouffe » d’aujourd’hui : comme tous ces aliments industriels sont transformés, ils sont plus fragiles. On les travaille donc pour qu’ils aient l’air appétissant et se conservent longtemps.

Résultat : on les bourre de gras qui leur donnent de la texture, d’arômes et de colorants qui remplacent les couleurs et les goûts naturels perdus, de sel pour rehausser le goût et de sucres pour les conserver !

Ces produits ne contiennent jamais énormément de sucres, mais une quantité non négligeable ajoutée aux autres sources de la journée. Ainsi, une part de lasagnes préparées contient environ 10 g de sucres, tout comme la plupart des Lunch Box®, Pasta Box®, etc.

Bonne nouvelle cependant : en 2013, la croissance des plats préparés, entamée depuis 1960, s’est enfin ralentie. Alors, à vos tabliers !

Des sucres dans les sauces toutes prêtes

Des sucres dans les sauces toutes prêtes

L’été, pour accompagner les pâtes ou les grillades, les sauces sont à la fête. Et pour gagner du temps et profiter davantage de ses vacances, rien de tel que les sauces toutes prêtes ! Qui pourrait soupçonner ces condiments innocents de contenir des sucres ? Pourtant, les fabricants n’hésitent pas à en ajouter généreusement pour garantir une meilleure texture ou une conservation plus longue. A l’insu de tous, ou presque.  Sur les étiquettes, les ingrédients doivent figurer dans l’ordre de leur importance dans le produit. Et le sucre se trouve assez régulièrement en tête de liste. La sauce Barbecue par exemple contient près de 33 g de sucres pour 100 g.

Une simple portion de sauce équivaut donc à 2 morceaux de sucres, soit 1/5 de la consommation recommandée par l’OMS…

Des sucres dans les smoothies

Des sucres dans les smoothies

Cet été, ils vont encore faire le bonheur des vacanciers. Frais, fruités et en apparence sains, les smoothies prônent le « tout naturel ». Pourtant, ils sont loin d’être les alliés santé espérés. Au contraire, leur très forte concentration en sucre en fait de potentiels dangers pour la santé. Une étude vient de démontrer que boire un smoothie revenait en fait à consommer entre 4 et 6 oranges, soit l’équivalent en sucres d’un grand verre de soda. Les jus accumulent les fructoses contenus dans les fruits sans en apporter les fibres, censées augmenter la satiété. De plus, lorsqu’on ne les fait pas soi-même, il arrive que les vendeurs ajoutent du saccharose au produit fini. Pour les fans de fruits pressés, l’addition est alors sucrée…

Des sucres dans les biscuits

Des sucres dans les biscuits

Les enfants en raffolent. D’ailleurs, il y en a toujours dans un placard au cas où, parce que, comme vous l’avez entendu, ils sont pleins de vitalité et offrent le plein d’énergie à vos enfants. En réalité, ils apportent surtout leurs lots de sucres simples et peu utiles pour l’organisme. Trois cookies aux pépites de chocolats pour le goûter équivalent par exemple à quatre morceaux de sucres. Le même nombre de biscuits fourrés au chocolat (les fameux casse-croûtes BN®) en contient même six

Des sucres dans les viennoiseries

Des sucres dans les viennoiseries

Comme les céréales, les viennoiseries sont devenues de grands classiques du petit déjeuner. Pain au chocolat (ou chocolatine), croissant, brioche, beignet… Elles se sont banalisées à tel point qu’on les retrouve partout, dans les boulangeries comme dans les grandes surfaces, sous forme préemballée. Pourtant, elles sont connues pour être très grasses et … très sucrées ! Si le croissant et le pain au chocolat contiennent en général un morceau de sucre, les beignets, donuts et autres chaussons aux pommes peuvent en contenir jusqu’à 5 ! Et à ce niveau, les viennoiseries artisanales et industrielles n’ont pas de différence significative ! Préférez donc plutôt du pain aux céréales ou des biscottes, et accordez-vous une viennoiserie le dimanche.

Des sucres dans les pâtes à tartiner

Des sucres dans les pâtes à tartiner

Tous les gourmands, sauf les plus avertis d’entre eux, vous le diront : les pâtes à tartiner c’est un régal et on a toujours envie de replonger la cuillère dans le pot. Evidemment, la crème de la pâte à tartiner c’est le Nutella®. Régulièrement pointé du doigt pour sa forte composition en huile de palme, il est également attaqué sur sa richesse en sucres.

Le Parlement européen a même proposé de nouvelles normes nutritionnelles qui pourraient contraindre le fabricant à mentionner sur ses pots « Attention, favorise l’obésité ».

Il faut dire que son profil nutritionnel est plutôt éloquent : pour 100 g de Nutella®, on retrouve 55 g de sucres et 31 g de lipides ! En clair, lorsque vous en étalez une portion (environ 30 g) sur votre tartine, vous consommez directement près de 17 g de sucres. Et quand on sait qu’il est difficile de ne pas se resservir… La plupart des autres pâtes à tartiner au chocolat sont équivalentes. Mieux vaut opter pour du beurre de cacahuète (cinq fois moins riche en sucres), une compote de fruits ou une purée d’oléagineux.

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