Algues rouges et ouragans ne font pas bon ménage


La Floride était aux prises avec des algues rouges, toxique pour les poissons et en plus, elles peuvent être nocives pour la santé pulmonaire pour l’homme. Avec l’ouragan Michael qui on le sait a fait beaucoup de dégâts, un phénomène a été observé. L’ouragan a repoussé les algues des plages de la Floride enfin … tout dépend de la quantité d’eau lors  des inondations
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Algues rouges et ouragans ne font pas bon ménage

 

L'algue rouge est toxique, capable d'empoisonner les poissons... (ARCHIVES AFP)

L’algue rouge est toxique, capable d’empoisonner les poissons et de causer des problèmes respiratoires aux humains.

Agence Science Presse

D’un point de vue froidement scientifique, l’ouragan Michael qui a frappé la Floride mercredi après-midi sera l’auteur d’une expérience inédite, dont les résidants se seraient bien passés : qu’arrive-t-il lorsqu’une invasion d’algues rouges à proximité des côtes est soulevée par une telle tempête et retombe sur la terre ferme ?

Il faut rappeler que l’algue rouge est toxique, capable d’empoisonner les poissons et de causer des problèmes respiratoires aux humains. Elle ne peut pas survivre sur la terre, mais les biologistes marins interrogés cette semaine semblaient n’avoir jamais été témoins d’une situation au cours de laquelle le déplacement d’aussi énormes masses d’eau avait déplacé dans son sillage ces algues jusqu’à l’intérieur d’une ville ou des champs.

Ce serait la première fois, aux États-Unis du moins, qu’une invasion d’algues rouges de cette importance et un ouragan majeur entraient en collision. Mais ce ne sera sûrement pas la dernière, considérant que les invasions d’algues rouges, à travers le monde, semblent se faire plus fréquentes, réchauffement climatique aidant. Le bon côté des choses, c’est qu’un ouragan apporte aussi avec lui d’énormes quantités de pluie, donc de l’eau douce, laquelle est néfaste pour les algues. Mais le mauvais côté, c’est que des pluies abondantes peuvent aussi faire déborder les égouts et rejeter dans la mer quantité de nos déchets organiques, dont raffolent les algues.

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Trois chiens meurent après avoir avalé des algues bleu-vert


La cyanobactérie est une algue bleu-vert. Cette algue peut être dangereuse surtout pour les animaux qui s’y baignent, mais aussi pour l’être humain.
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Trois chiens meurent après avoir avalé des algues bleu-vert

 

Selon les témoins, deux de ces chiens ont... (Photo Greg Lovett, archives AP)

 

Selon les témoins, deux de ces chiens ont été pris de convulsions et de vomissements presque immédiatement après être sortis de l’eau le 22 juillet, au parc Carleton de Fredericton.

PHOTO GREG LOVETT, ARCHIVES AP

La Presse Canadienne
Fredericton

 

Les autorités de santé publique au Nouveau-Brunswick ont confirmé que trois chiens sont décédés rapidement après avoir nagé dans la rivière Saint-Jean avaient été tués par un type d’algues bleu-vert.

Selon les témoins, deux de ces chiens ont été pris de convulsions et de vomissements presque immédiatement après être sortis de l’eau le 22 juillet, au parc Carleton de Fredericton. L’autre chien avait perdu la vie deux jours auparavant après d’être baigné au terrain de camping de l’île Hartt, à environ 10 kilomètres du parc Carleton.

Dans un communiqué publié vendredi, les autorités de santé publique de Fredericton ont affirmé que les bêtes avaient ingéré des algues bleu-vert, dont le nom scientifique est «cyanobactéries».

Les autorités ont avisé les citoyens de ne pas laisser leurs animaux nager dans les cours d’eau où il y a une éclosion d’algues bleu-vert et de ne pas entrer dans l’eau s’ils ont des coupures ou des blessures ouvertes.

Les nageurs ont également été prévenus de ne pas avaler d’eau et de prendre une douche après leur baignade.

Les autorités ont toutefois soutenu que la présence d’algues bleu-vert à certains endroits dans la rivière Saint-Jean ne devait pas empêcher la population d’utiliser le cours d’eau à des fins récréatives.

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Spiruline : les effets néfastes d’une algue soi-disant miraculeuse


On vante souvent et beaucoup trop que certains produits peuvent faire des miracles pour le corps, cependant, la quantité et la manière que certains produits sont présentés peuvent avoir des effets néfastes. C’est ce que les chercheurs soulignent pour la spiruline
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Spiruline : les effets néfastes d’une algue soi-disant miraculeuse

 

Spiruline : les effets néfastes d’une algue soi-disant miraculeuse

Le 1er décembre 2017.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de mettre en garde les consommateurs contre certains effets néfastes de la spiruline, une algue présentée comme un produit miracle.

Des effets indésirables signalés

Il faut toujours se méfier de ces produits qui peuvent à la fois vous requinquer, vous faire maigrir et vous muscler. Cela fait quelques années que les vertus de la spiruline, une algue que l’on trouve en Afrique, en Asie du Sud et en Amérique latine, sont vantées sur les forums ou par certains naturopathes. Riche en protéines, elle est même distribuée dans des pays en développement pour lutter contre la malnutrition des enfants.

Mais, ce que l’on ne savait pas, c’est qu’elle aurait également de nombreux effets indésirables. C’est ce que révèle l’Anses dans un avis rendu public le 30 novembre. 49 signalements d’effets indésirables (troubles digestifs, allergie, atteintes musculaires ou hépatiques…) ont en effet conduit l’agence sanitaire à mener son enquête pour évaluer les risques associés à la consommation de cette algue.

Des traces de plomb, de mercure et d’arsenic

En France, la spiruline est consommée sous forme de compléments alimentaires.

Elle « ne semble pas présenter de risque sanitaire à de faibles doses (jusqu’à plusieurs grammes par jour chez l’adulte) », note l’Anses. « Les produits contenant de la spiruline peuvent en revanche être contaminés par des cyanotoxines (mycrocystines notamment), des bactéries ou des éléments traces métalliques (plomb, mercure, arsenic) ».

L’agence ne conseille pas aux consommateurs de renoncer à la spiruline mais elle demande aux pouvoirs publics d’être plus attentifs aux circuits d’approvisionnement. Elle recommande en revanche aux personnes qui présentent un terrain allergique, qui souffrent de fragilités musculaires ou hépatiques ou de phénylcétonurie (une maladie génétique rare et grave) de ne pas consommer ces compléments alimentaires. 

Marine Rondot

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Des traces de vie sous les glaciers de l’Antarctique


Il fait très froid en Antarctique, mais dans une région volcanique, la température des grottes peuvent atteindre 25 C. Les chercheurs on trouver de l’ADN appartenant à des algues, mousses, et même des petits animaux, alors d’autres, demande un peu plus de recherche pour savoir a qui ou a quoi appartiennent l’ADN
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Des traces de vie sous les glaciers de l’Antarctique

 

Il existe un important réseau de grottes près du mont Erubus.

Il existe un important réseau de grottes près du mont Erubus.   Photo : UNAVCO

Des animaux et des plantes, dont certaines espèces inconnues, pourraient vivre dans des grottes creusées par l’activité volcanique sous les glaciers de l’Antarctique. On y trouve des traces d’ADN provenant de plusieurs espèces.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

La chercheuse Ceridwen Fraser et ses collègues de l’Université nationale australienne ont étudié le secteur du mont Erebus, le volcan actif le plus austral du monde, situé sur l’île de Ross. Ils y ont détecté un important réseau de grottes.

Un écosystème distinct?

L’équipe australienne estiment que ces grottes creusées par la chaleur libérée par les volcans sont éclairées par la lumière du jour filtrée à travers la glace en surplomb.

La température y atteint 25 degrés en dépit des températures glaciales de l’Antarctique en surface. C’est la chaleur dégagée par la vapeur émanant du volcan qui pourrait rendre les grottes propices à la vie.

L’analyse d’échantillons de sol prélevés dans les grottes révèle des traces intrigantes d’ADN provenant d’algues, de mousses et de petits animaux.

La biologiste Ceridwen Fraser explique que la plupart des séquences ADN analysées correspondent à celles d’organismes vivants connus. Certaines de ces séquences, toutefois, n’ont pas pu être identifiées.

Les résultats de cette étude nous donnent des perspectives alléchantes quant à ce qui pourrait vivre sous la glace de l’Antarctique. Il se pourrait même qu’il y ait de nouvelles espèces d’animaux et de plantes. Ceridwen Fraser

Ces traces d’ADN pourraient aussi dater de l’époque où la zone n’était pas recouverte de glace.

La prochaine étape serait d’aller constater sur place la présence de ces espèces, ce qui est difficile à réaliser en raison de l’emplacement.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Polar Biology.

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La zone morte dans le golfe du Mexique est plus grande que jamais


L’eau de la mer, des golfes, des rivières, fleuves .. Continue à souffrir de l’activité humaine. Ici c’est le golfe du Mexique qui reçoit les eaux du Mississippi et toute la pollution agricole, et urbaine. Le résultat : Une prolifération des algues qui se décomposent en captant l’oxygène et fait de cette zone, une vie marine qui meurt
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La zone morte dans le golfe du Mexique est plus grande que jamais

 

Vue aérienne de Coquina Beach, en Floride sur le golfe du Mexique. On voit une prolifération d'algues toxiques.

Vue aérienne de Coquina Beach, en Floride sur le golfe du Mexique. On voit une prolifération d’algues toxiques. Photo : La Presse canadienne

Dans le golfe du Mexique, la zone morte, un endroit où la vie marine meurt d’un manque d’oxygène périodique appelé hypoxie, atteint cette année la grandeur de l’État du New Jersey.

Radio-Canada avec Associated Press

Le secteur est 3 % plus grand qu’en 2002, le record précédent, selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

« Nous avions prédit que la zone serait grande et elle est grande », a déclaré la scientifique Nancy Rabalais, de l’Université de Louisiane, qui mesure la zone depuis 1985.

Les recherches effectuées au printemps sont basées sur les concentrations d’azote et de phosphore dans le fleuve Mississippi.

Ces nutriments entraînent une prolifération d’algues qui se décomposent en captant l’oxygène, asphyxiant peu à peu les espèces marines qui y vivent.

Cette carte représente la zone morte du golfe du Mexique en juillet 2017.

La zone morte en juillet 2017, telle que représentée par la scientifique Nancy Rabalais, de l’Université de Louisiane. Photo : Nancy Rabalais de l’Université de Louisiane

« Cette grande zone morte montre que la pollution, agricole et urbaine, coule dans le Mississippi et continue de toucher les ressources côtières et les habitats dans le golfe », a indiqué l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique dans un communiqué.

Des groupes écologistes comme l’organisation américaine Mighty accusent les géants de l’agroalimentaire d’être les grands responsables de cette zone morte à cause des élevages, des lisiers produits par les animaux et des fertilisants utilisés pour les céréales qui nourrissent ces élevages de poulets, de porcs et de bœufs.

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Un microbiologiste propose de faire du savon avec de l’eau sale


Une recette pour faire du savon, cosmétique, alimentation pour le bétail, et même pour les poissons en aquaculture et plus encore. Le hic, le microbiologiste, donne des ingrédients vraiment dégoutant, comme du jus de poubelle, l’eau des égouts et toutes autres eaux sales le tout assaisonné de microalgues, Bref tout ce qui est dégoutant
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Un microbiologiste propose de faire du savon avec de l’eau sale

 

La recette du microbiologiste Simon Barnabé consiste à introduire... (photo fournie par casacom)

La recette du microbiologiste Simon Barnabé consiste à introduire des microalgues dans des bassins d’eaux usées pour les faire proliférer. On pourra ensuite extraire de ces microalgues une huile qui sert à fabriquer du savon, des cosmétiques ou des biocarburants.

PHOTO FOURNIE PAR CASACOM

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Prenez les eaux sales qui sortent des usines ou des égouts. Faites-y croître des algues, puis transformez-les autant en savon et en cosmétiques qu’en biocarburants, suppléments alimentaires, nourriture pour le bétail ou même… en pigments bleus. C’est l’idée que propose Simon Barnabé, professeur de microbiologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Coup d’oeil en trois étapes sur une recette qui promet de faire d’une pierre deux coups en produisant des substances commercialisables à partir d’une source de pollution.

1. MÉLANGEZ LES EAUX USÉES

De l’eau remplie de substances laitières qui sort d’une usine à fromage. Du « jus de poubelle » qui s’écoule d’un dépotoir. Des rejets d’une usine chimique. Même le peu ragoûtant contenu des égouts. Dans la recette du professeur Barnabé, l’ingrédient de base est toujours une substance dont on cherche à se débarrasser.

Cette eau sale contient toutefois des déchets qui intéressent des êtres bien particuliers : les algues, qui les considèrent comme de la nourriture.

« On fait des mélanges. On prend des eaux usées, on en ajoute d’autres pour avoir le bon ratio de nutriments », explique le professeur Barnabé, rencontré hier en marge du congrès BIO sur les biotechnologies qui se tient cette semaine à Montréal.

2. AJOUTEZ LES ALGUES

Oubliez les grandes plantes aquatiques qui peuplent nos lacs. Ce sont plutôt les microalgues qui intéressent Simon Barnabé. Elles mesurent de 1 à 5 micromètres, soit 10 fois moins que le diamètre d’un cheveu.

Les microalgues sont tristement célèbres au Québec depuis que les algues bleues, qui font partie de cette catégorie, ont envahi nos lacs. Comme elles, les microalgues utilisées par le professeur Barnabé se nourrissent de polluants.

 « La différence, c’est que nous prenons des microalgues « gentilles » et qu’on contrôle leur production », dit le professeur Barnabé.

Les microalgues sont introduites dans les bassins contenant les eaux usées, où elles prolifèrent.

3. RÉCOLTEZ ET TRANSFORMEZ

Les microalgues peuvent servir de nourriture pour le bétail ou les poissons d’aquaculture. On peut aussi en extraire une huile qui sert à fabriquer du savon, des cosmétiques ou des biocarburants.

« On commence toujours par le produit. On cherche un produit qui peut être en demande dans le parc industriel où l’on travaille, puis on choisit l’algue qui pourra le produire », explique le professeur Barnabé.

Exemple : à Victoriaville, l’équipe du chercheur voulait aider le fabricant de produits de nettoyage Sani Marc à trouver de nouvelles sources d’approvisionnement. Elle a récolté ses eaux usées, qu’elle a mélangées à celles des usines voisines de Parmalat (fromage) et de Canlac (produits pharmaceutiques).

Les chercheurs ont ajouté du jus de déchets provenant du dépotoir local, puis y ont fait proliférer des algues. L’huile de ces dernières donne un savon qui entre maintenant dans la composition des produits de Sani Marc.

« L’économie circulaire, c’est ça ! », dit Simon Barnabé. 

Autre exemple : au site d’enfouissement de Berthierville, les eaux non traitées servent à faire pousser des algues qui sont ensuite transformées en biopétrole et en colle. Une fois les eaux traitées, il y reste assez de composés pour y faire pousser d’autres algues qui, elles, sont transformées en phycocyanine – un pigment bleu naturel.

Du long terme

Malgré ses avantages, ce n’est pas demain la veille qu’on verra la production de microalgues se multiplier dans la province.

« Il y a de la production industrielle à quelques endroits dans le monde, mais ça va surtout se passer à moyen et long terme », dit Simon Barnabé.

L’expert explique qu’il faudra encore de la recherche pour rendre les procédés faciles à déployer à grande échelle, une condition essentielle pour que la rentabilité soit au rendez-vous.

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La pollution de l’air aurait causé 7700 décès prématurés au Canada en 2015


La pollution coûte cher, autant pour la santé que la décontamination des eaux, la prolifération des algues, la maladie des abeilles, etc. Cependant, ne rien faire coûterait encore plus cher …
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La pollution de l’air aurait causé 7700 décès prématurés au Canada en 2015

 

La pollution de l'air a coûté aux Canadiens 36 milliards en 2015 à cause de... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

 

MIA RABSON
La Presse Canadienne
Ottawa

La pollution de l’air a coûté aux Canadiens 36 milliards en 2015 à cause de décès prématurés et de maladies, estime une nouvelle étude.

Le rapport, publié jeudi par l’Institut international pour le développement durable, un organisme indépendant sans but lucratif, s’appuie sur les données scientifiques existantes couvrant différents aspects de la pollution, du smog aux déversements pétroliers en passant par l’utilisation de fertilisants.

L’auteur principal du rapport, Robert Smith, soutient que plus les scientifiques se penchent sur les coûts de la pollution atmosphérique, plus ils constatent que ces coûts sont élevés.

Une étude réalisée en 2008 par l’Association médicale canadienne concluait ainsi qu’environ 2300 personnes meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air – une étude considérée comme très sérieuse, indique M. Smith.

Or, on s’est aperçu récemment que cette étude avait grandement sous-estimé les impacts de la pollution de l’air: un rapport de 2015 concluait que le nombre de décès prématurés attribuables à cette pollution au Canada pourrait plutôt se chiffrer à 7700 par année – cinq fois plus.

Le rapport de l’Institut international pour le développement durable a compilé divers coûts associés à la pollution, comme la santé humaine et animale, les dépenses des entreprises et des gouvernements, la décontamination, les algues dans les cours d’eau, l’impact des pluies acides ou la maladie des abeilles.

Ainsi, les pathogènes dans l’eau du robinet coûtent à eux seuls 895 millions, alors que les canicules liées aux changements climatiques ont coûté 1,6 milliard en 2015, estime-t-on. Le coût des tempêtes et des sécheresses est plus difficile à chiffrer parce qu’on ignore jusqu’à quel point ces événements sont liés aux changements climatiques.

Certains des coûts de la pollution ne sont d’ailleurs pas connus parce que la recherche est inexistante, note le rapport.

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Découverte d’une plante fossilisée, vieille d’1,6 milliard d’années


Il est plutôt rare qu’on entend parler d’un fossile, même pour une plante qui daterait à plus d’1 milliards d’années et c’est pourtant le cas. Alors, que cette plante démontre que la vie multicellulaire existerait bien plus tôt que les scientifiques croyaient
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Découverte d’une plante fossilisée, vieille d’1,6 milliard d’années

 

Des scientifiques ont découvert en Inde la plus ancienne plante fossilisée connue, apparemment une algue rouge, vieille de 1,6 milliard d’années.

Cette découverte laisse penser que la vie multicellulaire avancée existait sur la Terre bien plus tôt qu’on ne le croyait jusqu’alors, expliquent ces chercheurs dont les travaux sont publiés mardi dans la revue américaine PLOS Biology.

Le fossile indien est 400 millions d’années plus ancien que les algues rouges fossilisées mises au jour avant cela, et de loin la plus vieille plante fossilisée jamais découverte. Cela suggère que la datation des premières branches de l’arbre de la vie doit être révisée.

Ces scientifiques ont trouvé deux types de fossiles qui ressemblent à l’algue rouge dans des roches sédimentaires exceptionnellement bien préservées à Chitrakoot, dans la partie centrale de l’Inde. L’un est celui d’une plante de type filandreux et l’autre charnue. Les scientifiques ont pu voir les structures internes des cellules, dont des faisceaux de filaments qui forment la partie charnue caractéristique des algues rouges.

« On ne peut pas être totalement certains qu’il s’agit d’algues rouges pour des spécimens aussi anciens dans lesquels il ne reste pas d’ADN, mais les traits correspondent bien à la morphologie et à la structure d’une algue rouge », explique Stefan Bengtson, professeur émérite de paléozoologie au Musée suédois d’histoire naturel, un des co-auteurs de cette découverte.

Les premières traces de vie sur Terre datent d’au moins 3,5 milliards d’années. Il s’agissait d’organismes unicellulaires qui, à la différence des eucaryotes, les organismes multicellulaires (animaux, plantes, champignons), n’ont pas de noyau. Des grands organismes eucaryotes multicellulaires sont devenus fréquents beaucoup plus tard dans l’histoire de la planète, il y a environ 600 millions d’années, à l’approche de la transition vers l’ère phanérozoïque, la période durant laquelle la vie est visible.

Les découvertes des premiers organismes eucaryotes multicellulaires ont été sporadiques et difficiles à interpréter, compliquant la tâche des scientifiques pour reconstituer et dater l’arbre de la vie.

« L’ère de la vie visible semble avoir commencé beaucoup plus tôt qu’on ne pensait », relève le professeur Bengtson.

Cette algue rouge était piégée dans des formations calcaires contenues dans des sédiments de phosphorite vieux de 1,6 milliard d’années.

Les chercheurs ont pu regarder à l’intérieur de l’algue par tomographie microscopique aux rayons X, qui fournit des images en trois dimensions. Ils ont pu entre autres observer dans chaque cellule de l’algue ancienne ce qui semble être des parties de chloroplaste, où se produit la photosynthèse dans les plantes. Ces scientifiques ont également vu distinctement des structures régulières au centre de la membrane de toutes les cellules, ce qui est typique de l’algue rouge.

 

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L’assiette du futur dévoilée à Paris


Si on se pose cette éternelle question en 2030 : qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Les réponses pourraient être très différentes a ce que nous mangeons aujourd’hui
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L’assiette du futur dévoilée à Paris

 

Que mangerons nous en 2030? Des insectes (notre... (PHOTO AFP)

Que mangerons nous en 2030? Des insectes (notre photo), des microalgues et des aliments «zéro déchet».

PHOTO AFP

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

Que mangerons nous en 2030? Entre autres, des insectes, des microalgues et des aliments «zéro déchet», répond le Festival de l’alimentation qui se tient samedi et dimanche à la Cité des Sciences à Paris.

Pour sa première édition, cette manifestation pédagogique et ludique se penche sur les défis de la demande alimentaire et de la gastronomie de demain. Plusieurs chefs, notamment Thierry Marx, des designers culinaires, des associations et des start-up ont été invités à présenter leurs idées, voire à les faire déguster.

Titulaire de la chaire «cuisine du futur» à l’Université Paris-Sud, Raphaël Haumont va dévoiler au grand public ses travaux.

«Il est impératif d’imaginer une cuisine durable car la population mondiale dépassera 9 milliards de personnes en 2050», déclare à l’AFP ce chercheur en physicochimie de la matière.

Afin de limiter les déchets, «il faut utiliser au maximum les coproduits», souligne-t-il. «On peut par exemple tout manger dans une orange, peau comprise», relève M. Haumont qui travaille avec le chef Thierry Marx au sein du Centre français de l’innovation culinaire où ils élaborent ensemble les textures et saveurs de demain.

Il a ainsi mis au point une «confiture d’orange instantanée « zéro déchet »». En mélangeant la purée de fruit avec des pectines spéciales riches en calcium, on obtient immédiatement, sans cuisson ni ajout de sucres, un gel très goûteux. Très pratique pour les sportifs et les randonneurs.

Le scientifique élabore aussi des contenants alimentaires «zéro plastique» à base d’algues. Il réalise des canettes végétales comestibles prometteuses. Elles ont été testées en apesanteur lors d’un vol parabolique avec l’astronaute Thomas Pesquet il y a quelques mois à bord de l’Airbus A310 Zero G de la société Novespace.

Mais pour Raphaël Haumont, «l’avenir de l’alimentation se trouve surtout dans la mer», notamment avec les algues.

Mayonnaise sans oeuf

Georges Garcia, président et fondateur d’Alg&You, est lui aussi convaincu des vertus des microalgues: sa jeune entreprise veut lancer une «révolution» en permettant à tout un chacun de produire chez lui de la spiruline fraîche, très riche en protéines. On en trouve dans le commerce sous forme de compléments alimentaires en comprimés.

La start-up a développé une sorte de «yaourtière à spiruline», en partenariat avec un groupe d’électroménager. Avec un sachet de spiruline, des nutriments, de l’eau et de la lumière, il sera possible de récolter 20 grammes de spiruline bien verte par jour, explique à l’AFP M. Garcia.

À consommer fraîche ou à utiliser comme condiment ou comme ingrédient pour des sauces.

Le public du festival pourra se faire une idée du potentiel de cette microalgue en testant une mayonnaise verte réalisée sans oeuf, mais avec de la spiruline.

«Côté gustatif, c’est à s’y méprendre», assure M. Garcia.

Seront présentées également des pâtes à tartiner salées ou au chocolat.

«La spiruline est la protéine végétale écologique de demain», estime M. Garcia qui est en train de lever des fonds pour pouvoir démarrer la production en petite série de cet équipement en 2017.

Les insectes comestibles, autre source précieuse de protéines, sont également les vedettes du festival.

«Deux milliards d’êtres humains mangent depuis longtemps des insectes, mais culturellement, les Européens sont réticents à en manger», souligne Raphaëlle Browaeys de la start-up Jimini’s qui s’est donné pour mission de «faire entrer petit à petit les insectes dans notre alimentation».

«Les insectes ont le pouvoir de réduire considérablement l’impact environnemental de notre alimentation», explique l’entreprise.

La marque propose des produits apéritifs autour de criquets, de molitors (vers de farine) et de grillons déshydratés, déclinés en différentes saveurs. Et pour les fêtes de fin d’année, elle a étoffé sa gamme avec des grillons à la truffe et des molitors au pain d’épices.

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Des algues permettent d’éliminer le méthane des pets de vaches


Parmi les efforts pour combattre les changements climatiques. Les vaches peuvent diminuer leurs rots et leurs flatulences avec un mélange d’algues qu’un agriculteur à tester sur son troupeau. Il semble que les vaches vont même mieux. 
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Des algues permettent d’éliminer le méthane des pets de vaches

 

Rob Kinley nourrit des vaches en Australie. Il explique que le méthane provenant des pets et des rots des ruminants constitue 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. | CSIRO AGRICULTURE

Un agriculteur de l’Île-du-Prince-Édouard a participé à une recherche qui a mené à la découverte d’un moyen inusité pour lutter contre les changements climatiques: un mélange d’algues servi aux vaches et qui élimine pratiquement le méthane de leurs rots et de leurs pets.

Joe Dorgan a commencé à donner à ses vaches des algues récoltées sur les plages environnantes il y a plus d’une dizaine d’années afin de réduire les coûts d’exploitation de sa ferme, située à Seacow Pond. Constatant que l’état de son troupeau s’améliorait, il a décidé de transformer des algues en un produit.

M. Dorgan explique qu’il savait que les algues étaient bénéfiques parce qu’on les exploitait autrefois.

Le chercheur Rob Kinley, un scientifique du domaine agricole, l’a aidé à tester son mélange d’algues. Il a découvert que le mélange réduisait de 20 % le méthane des rots et pets de vaches. Il a poursuivi les tests et mis au point un mélange qui réduit le méthane pratiquement à néant.

Rob Kinley explique qu’en testant une série d’échantillons, il a subitement eu l’impression que ses instruments ne fonctionnaient plus parce qu’ils ne détectaient aucune émission. Il a répété l’expérience et compris que son mélange éliminait les émissions de méthane.

La découverte, selon Rob Kinley, peut changer la donne en matière de lutte contre les changements climatiques. Il précise que les ruminants sont responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. C’est l’équivalent de la quantité produite par des centaines de millions de voitures, dit-il.


Ces appareils à rayon laser mesurent le méthane dégagé dans ce champs. PHOTO : CSIRO AGRICULTURE

Rob Kinley, ancien scientifique de l’Université Dalhousie qui travaille maintenant en Australie, estime qu’il faudrait de trois à cinq ans pour commercialiser une moulée. Le principal défi serait de récolter suffisamment d’algues.

http://quebec.huffingtonpost.ca/