Le Saviez-Vous ► L’étonnante statistique sur les prénoms des soldats français tombés en 14-18


Comme le jour du Souvenir s’achève, voici une petite contribution. C’est le Parisien, un média Français a eu une curieuse idée d’établir une statistique sur les prénoms des soldats qui sont mort pour la France lors de la Première Guerre Mondiale. Ce qui est surprenant est les Mohammed et variantes qui sont plusieurs avoir connu la mort au combat. Les Jean et les Pierre sont bien sur tout en haut de la liste …
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L’étonnante statistique sur les prénoms des soldats français tombés en 14-18

 

Soldat français tenant un crâne humain sur un champ de bataille (photo non datée). © afp.

Le Parisien a étudié une importante base de données qui recense les soldats français morts au combat pendant la Première Guerre Mondiale et le résultat de cette étude est pour le moins surprenant.

On apprend ainsi que pas moins de 1717 Mohamed (et ses variantes) sont morts au front pendant la Grande Guerre. Le prénom figure dans la liste des 50 prénoms les plus touchés par le conflit côté français. Et si l’on se limite à la variante Ben Mohamed, on arrive au chiffre de 667, soit plus que les Martin (649) ou les Mathieu (572). Une grande majorité de ces Mohamed étaient nés en Algérie, ancienne colonie française.

Le Parisien ajoute que que 354 Giuseppe, 280 Antonio et 260 Giovanni sont morts pendant ces quatre années de boucherie. 154 Marie, 15 Jeanne, 12 Louise et 6 Marguerite – pour la plupart des infirmières – ont également été fauchées. Tandis qu’au sommet de la liste, on retrouve sans surprise les Jean (21.742 morts), les Pierre (16.138) et les Louis (15.460). Au total, près de 1,4 million de soldats français sont morts sur les champs de bataille de 1914 à 1918.

L’analyse du quotidien français a été établie à partir de site Memorial Genweb, une base de données créée par une association qui depuis 2000 recense les noms gravés sur les monuments aux morts.

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Des records de chaleur dans tout l’hémisphère nord


Oui, il fait chaud, et cette année, ce que je remarque est que la chaleur est présente pendant des jours et des jours’ puis une petite pause et les fortes chaleurs reviennent  Beaucoup de pays dans l’hémisphère Nord ont connu aussi des chaleurs intenses et on même battu des records.
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Des records de chaleur dans tout l’hémisphère nord

 

GETTY IMAGES

Cercle polaire, Japon, Etats-Unis, Afrique… La vague de chaleur exceptionnelle qui étouffe l’hémisphère nord depuis plusieurs semaines a affolé le mercure, qui a atteint des records par endroits en Norvège, en Algérie ou en Russie.

« 2018 s’annonce comme l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec des températures record dans de nombreux pays. Ce n’est pas une surprise », a commenté la secrétaire générale adjointe de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) Elena Manaenkova.

Ces canicules sont « cohérentes avec les effets attendus du changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas un scénario futur. Ca se produit maintenant », a-t-elle insisté.

Plus de 30°C au cercle polaire

La situation est particulièrement exceptionnelle en Europe du Nord, où le thermomètre a dépassé les 30°C au niveau du cercle polaire arctique.

Des records absolus de température ont ainsi été battus en Norvège avec 33,7°C le 18 juillet à Drag ou encore 33°C le 19 juillet à Lakselv, soit plus de 15°C au-dessus des normales, selon l’institut météorologique norvégien.

Autre record, cette fois la nuit, à Makkaur, sur les bords de la mer de Barents, où le 18 juillet le mercure n’est pas descendu sous les 25,2°C, selon l’OMM.

Record battu également près du cercle polaire à Kvikkjokk en Suède avec 32,5°C le 17 juillet ou en Laponie finlandaise avec 33,4°C à Utsjoki Kevo le 18 juillet, selon Météo-France.

En Sibérie, le mercure a également atteint des sommets avec 37,2°C à Tompo le 9 juillet ou 35,5°C à Vanavara le 26 juin, selon l’Agence nationale océanique et atmosphérique des Etats-Unis (NOAA).

D’autres parties de l’Europe, Irlande, Grande-Bretagne ou France, font également face à des vagues de chaleur, qui n’entraînent pas nécessairement de records à ce stade.

Plus au sud, l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou la Turquie connaissent à l’inverse des températures inférieures à la normale, selon l’OMM.

41,1°C au Japon

Au Japon, où la canicule a fait plusieurs dizaines de morts, le record national de chaleur a été battu le 23 juillet à Kamagaya, avec 41,1°C, selon des données officielles. Le même jour, les 40°C étaient pour la première fois dépassés dans une localité de la zone métropolitaine de Tokyo.

Record africain ?

L’Algérie a enregistré 51,3°C le 5 juillet à Ouargla, dans le Sahara, probablement la température « la plus élevée jamais relevée en Algérie par des instruments fiables », indique l’OMM.

Selon Météo-France, il s’agit en fait du record « pour l’ensemble du continent (…) depuis qu’on dispose de relevés fiables ».

Mais si l’OMM reconnaît que la fiabilité des relevés en Afrique pendant la période coloniale « a été remise en question », elle considère toujours les 55°C enregistrés en 1931 à Kébili, en Tunisie, comme le record africain.

Le Maroc a également enregistré un maximum national le 3 juillet à Bouarfa, avec 43,4°C, selon l’OMM.

D’autre part, au Moyen-Orient, sur la côte du sultanat d’Oman, à Quriyat, le mercure n’est pas descendu en dessous de 42,6°C le 28 juin, y compris la nuit, ce qui pourrait être la plus haute température minimale jamais enregistrée, selon l’OMM.

52°C dans la Vallée de la mort

Certaines parties des Etats-Unis ont également subi une vague de chaleur importante, en particulier en Californie.

Selon l’OMM, des records ont été battus le 6 juillet à Chino (48,9°C) et Burbank (45,6°C), ou le 7 juillet à Van Nuys (47,2°C).

Le 8 juillet, la station de Furnace Creek, dans la Vallée de la mort, a mesuré 52°C. Une température inférieure aux 56,7°C du 10 juillet 1913, officiellement le record historique mondial mais qui est contesté par certains experts.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Une inquiétante maladie rappelant la vache folle découverte chez les chameaux


    Les dromadaires en Afrique risquent de connaitre une forte contamination d’une forme de la maladie prion, un peu comme celle de la vache folle. Les chercheurs ne savent pas l’origine de la maladie, mais ils supposent des carcasses de boeuf contaminées ou ils se nourrissent dans une décharge des champs de pétrole. Cela pourrait être critique, étant donné l’utilité des dromadaires dans ce continent.
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    Une inquiétante maladie rappelant la vache folle découverte chez les chameaux

    Une nouvelle forme de prion atteint le dromadaire. Peut-être une preuve supplémentaire de la capacité de la maladie à passer d’une espèce à l’autre. © Club Med UK, Flickr

    Une nouvelle forme de prion atteint le dromadaire. Peut-être une preuve supplémentaire de la capacité de la maladie à passer d’une espèce à l’autre. © Club Med UK, Flickr

    Par Céline DELUZARCHE, Futura

    Un prion semblable à celui de la maladie de la vache folle a été détecté chez le dromadaire. Une nouvelle potentiellement dramatique pour les populations qui consomment le lait et la viande de cet animal en Afrique.

    Une nouvelle forme de prion vient d’être découverte chez le dromadaire, rapportent des chercheurs algériens et italiens dans la revue Emerging Infectious Diseases. Les premiers cas ont été rapportés par l’abattoir de Ouargla, le plus grand d’Algérie, qui avait noté des comportements erratiques chez certains animaux (tremblements, agressivité, hyperactivité, mouvementsdésordonnés, chutes, etc). Le diagnostic a été confirmé après le prélèvement de trois cerveaux d’animaux malades, qui présentaient tous les signes d’une infection au prion. 3,1 % des dromadaires de l’abattoir seraient concernés, estime l’étude.

    Les maladies à prion, caractérisées par une dégénérescence du système nerveux central, sont aussi appelées encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles (ESST). Elles sont dues à l’accumulation dans le cerveau d’une protéine qui, changeant de conformation, devient pathogène. La forme la plus connue est l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), appelée communément « maladie de la vache folle ». Cette épidémie avait ravagé les troupeaux de vaches dans les années 1980 et 2000, causant la mort directe de 190.000 animaux en Europe et menant à un abattage systématique de troupeaux entiers pour limiter la propagation. L’ESB est potentiellement transmissible à l’Homme sous forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) via la consommation de certains abats (interdits depuis 2001).

    Le dromadaire, source de subsistance pour des millions d’Africains

    Le prion trouvé chez le dromadaire présente une configuration différente de celui de l’ESB, mais les chercheurs n’excluent pas que les animaux aient été contaminés en mangeant des carcasses infectées provenant de vaches européennes.

    « L’origine de ce prion est inconnue », reconnaissent les auteurs. « Cela peut être une forme spécifique au dromadaire ou bien une forme dérivée d’une autre espèce

    Les dromadaires auraient ainsi pu être infectés en se nourrissant dans les décharges situées près des champs de pétrole, avancent-ils.

    Cette nouvelle est particulièrement inquiétante selon les auteurs de l’étude. En Afrique, le dromadaire est une source de subsistance essentielle pour des millions de personnes, qui consomment sa viande ou son lait et s’en servent comme moyen de transport et de déplacement. Ce qui pourrait favoriser une propagation rapide d’une épidémie.

    D’autre part, s’il était avéré que les dromadaires ont été infectés en mangeant de la viande contaminée, cela prouverait la capacité du prion à passer d’une espèce à l’autre, ce qui serait dramatique pour les petits éleveurs. Enfin, les systèmes de contrôle en Afrique du Nord ne sont pas aussi exigeants qu’en Europe.

    « Il existe un vrai risque pour la santé humaine et animale », insistent les auteurs, qui prônent un renforcement urgent de la surveillance.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une nouvelle forme de prion a été détectée pour la première fois chez le dromadaire.

  • On ignore encore si c’est une forme spécifique à l’espèce ou dérivée d’une contamination par de la viande infectée.

  • Le risque sanitaire est réel pour les millions d’Africains qui consomment la viande et le lait de l’animal.

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2000 ans d’histoire révélés, la plus importante découverte archéologique d’Algérie


Alors qu’on doit faire un métro à Alger en Algérie, de grandes découvertes ont permis de retrouver 2000 ans d’histoire en passant par l’époque romaine, byzantine et ottomane sans oublier la colonisation française
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2000 ans d’histoire révélés, la plus importante découverte archéologique d’Algérie

 

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Photo AFP

«C’était spectaculaire! D’un seul regard, on pouvait embrasser deux millénaires de l’histoire d’Alger», raconte, la voix empreinte d’émotion, l’archéologue Kamel Stiti en se remémorant la découverte en 2009 de vestiges en plein coeur de la capitale algérienne.

L’histoire de la plus importante découverte archéologique d’Algérie a commencé avec des sondages exploratoires sur le tracé du métro d’Alger.

Ces trouvailles ont ensuite mené à des fouilles, lancées en 2013, qui ont permis d’exhumer des vestiges s’étendant de l’ère romaine — à la fin du Ier siècle avant J.-C., quand Alger s’appelait Icosium — à celle de la colonisation française, en passant par les époques byzantine et ottomane.

Un édifice public pavé de mosaïques du Ve siècle et une vaste nécropole byzantine du VIIe siècle renfermant plusieurs dizaines de tombes ont ainsi émergé de ce chantier de 3000 mètres carrés.

Un grand nombre de vestiges et de matériaux, souvent fragmentés, ont été récupérés, notamment un ensemble de 385 pièces de monnaies (des réaux, monnaies royales) et des outils de défense comme des «boules catapultiques».

Dans cette stratification de l’histoire, des parties de la mosquée Es Sayida, construite par les Ottomans, ont également été découvertes. Cette mosquée avait été rasée en 1831, au tout début de la colonisation française, afin, selon l’archéologue, de réaliser une grande place: la place du Roi, devenue ultérieurement place du Gouvernement, et rebaptisée place des Martyrs après l’indépendance du pays en 1962.

L’Algérie recèle des ruines romaines (en plein air) qui comptent parmi les plus importantes au monde, mais beaucoup pensaient qu’il ne subsistait rien de ces temps lointains à Alger même, assure le codirecteur des fouilles, M. Stiti.

Menées par un groupement constitué du Centre national de recherches archéologiques (CNRA) et de l’Institut national des recherches archéologiques préventives (INRAP, français), ces fouilles ont montré au contraire que les sites dans la capitale ont été bien conservés.

Les résultats complets sont actuellement en phase d’analyse et d’interprétation. Un rapport est attendu en fin d’année.

L’archéologie, une plus-value

La mise au jour des vestiges archéologiques place des Martyrs a entraîné une modification du chantier du métro, relève avec satisfaction M. Stiti, membre du CNRA.

«C’est une première» en Algérie, souligne-t-il. Le projet a pu être adapté sans être supprimé, signe que l’archéologie et le développement ne sont pas incompatibles, ajoute-t-il.

«C’est une plus-value», l’archéologie accompagne le développement «sans le freiner», dit-il en regrettant que les archéologues soient souvent vus comme des empêcheurs de construire.

Afin de préserver le patrimoine historique de la ville, la station de métro ne fera que 3250 m2 au lieu des 8000 m2 prévus initialement, et le tunnel du métro devra passer à 35 mètres sous terre.

«Pour ne pas accuser un retard, facteur de surcoûts pour le projet du métro, les archéologues ont travaillé d’arrache-pied, y compris les jours fériés», souligne M. Stiti.

Plus de 150 personnes de différentes nationalités et spécialités ont participé aux fouilles, une aubaine pour les jeunes archéologues algériens.

Une future station-musée

Place des Martyrs, la future station-musée qui doit être inaugurée en novembre s’inspirera de musées italiens et grecs.

«Mais à Rome ou à Athènes, le musée présente des séquences particulières alors qu’ici, le visiteur pourra embrasser toute l’histoire d’Alger sur 2000 ans. C’est une fierté!», se réjouit M. Stiti.

Une partie des objets mis au jour sera ainsi exposée dans un musée classique, à l’extérieur, doté d’une ou plusieurs salles. Mais les vestiges immobiliers seront eux présentés dans un musée in situ, pour certains à plus de 7 mètres sous terre, et sur 1200 m2.

«Je suis impatiente de voir la station ouverte. Fini les désagréments des travaux, je pourrai circuler en métro et surtout visiter le musée avec mes deux petites-filles qui sont écolières», se félicite Aïcha, 70 ans, une «voisine» du chantier des fouilles.

Saïd, 50 ans, rêve maintenant «de visites guidées pour les jeunes, scolarisés ou pas». «Afin qu’ils puissent s’approprier le passé de notre ville plusieurs fois millénaire», explique cet enseignant d’histoire-géographie au lycée Emir Abdelkader.

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Du sable du Sahara tombe sur la neige des Pyrénées


Du sable du Sahara tombe sur la neige des Pyrénées

 

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Du sable du Sahara sur la neige de la Sierra Nevada.Photo Gentside

Si l’on vous parle du Sahara, ce n’est pas à la neige que vous pensez mais plutôt à du sable. Logique quand on sait qu’il est considéré comme le plus vaste désert chaud au monde. Pourtant, il arrive bel et bien que le sable saharien côtoie la neige!

C’est arrivé en décembre dernier, lorsque de rarissimes chutes de neige ont été observées dans la partie algérienne du Sahara. 

Aujourd’hui, le sable saharien vient une nouvelle fois de rencontrer la neige mais dans des conditions différentes. Ce n’est pas au Sahara que l’évènement s’est produit mais… dans les Pyrénées. Depuis quelques jours, la neige des montagnes pyrénéennes affiche en effet une légère teinte jaune ocre, causée par du sable saharien venu se déposer sur la poudreuse.

UN NUAGE DE SABLE QUI A VOYAGÉ DEPUIS LE SAHARA

Comment est-il arrivé là? Keraunos, l’Observatoire français des tornades et orages violents, a expliqué dans une animation l’origine du phénomène: les conditions météorologiques ont permis la formation d’un nuage de sable au Sahara qui avec les vents, est remonté du sud vers l’Europe.

Le sable est ainsi venu obscurcir le ciel des Pyrénées mais aussi celui de la Sierra Nevada en Espagne où la neige s’est également parée d’une teinte ocre. Bien qu’étonnant, ce phénomène n’est pas totalement inédit. D’après la Chaine Météo, un nuage de sable venu du Sahara était déjà  remonté sur l’Europe en août 2015.  

D’ailleurs, il n’y a pas qu’en Europe que le sable du Sahara voyage. Grâce aux vents, il est également transporté en grandes quantités vers l’Ouest et l’Amérique du Sud. Un phénomène qui permet chaque année la fertilisation des sols de la forêt amazonienne. 

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La plus vieille cuisine du monde racontée par des poteries de 10.000 ans


Des morceaux de poteries datant de 10.000 ans ont été retrouvés au Libye, ce n’est pas tant qu’aux poteries qui sont intéressantes, mais l’alimentation que se nourrissant à cette époque. Ils cuisinaient une sorte de bouilli permettant a manger des aliments difficiles autrement
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La plus vieille cuisine du monde racontée par des poteries de 10.000 ans

 

Laurent Sacco,

 

La cuisson des aliments dans des poteries a représenté une révolution pour l’humanité. Elle semble avoir eu lieu à la charnière du mésolithique et du néolithique, selon des découvertes archéologiques en Libye.

Il y a entre -6.000 et -10.000 ans environ, le Sahara ne ressemblait pas au désert que nous connaissons aujourd’hui. Il fut même moment moitié moins étendu et flanqué d’une savane. Nous le savons notamment grâce aux peintures rupestres, venues confirmer ce que la géologie et la paléontologie indiquaient déjà. Il y avait alors un Sahara « vert » avec des rivières et des lacs poissonneux, et des Hommes habitaient là, entourés d’éléphants et d’hippopotames.

En fouillant les sites archéologiques de Takarkori et Uan Afuda datant de cette époque dans le désert libyen, un groupe d’archéologues a exhumé une centaine de fragments de poteries âgées d’environ 10.000 ans. En soi, cela n’a rien de très remarquable car nous connaissons des poteries plus anciennes qui attestent de la maîtrise de cette technique il y a au moins 16.000 ans dans l’est asiatique et au moins 12.000 ans en Afrique du Nord. Mais comme l’expliquent les chercheurs dans l’article publié dans Nature Plants, ce sont les résidus organiques découverts à la surface de ces poteries qui sont intéressants.

Des poteries pour cuire de la bouillie il y a 10.000 ans

Ces résidus permettent en effet de repousser dans le passé la date à laquelle des humains ont commencé à cuisiner et cuire des plantes. Cette nouveauté fut loin d’être anecdotique. Faire chauffer des plats étend la gamme des sources de nourriture en permettant d’utiliser des aliments autrement immangeables. La cuisson sert aussi à préparer des réserves de légumes ou de viande pour pallier des périodes de pénurie.

Les études ont montré que les chasseurs-cueilleurs de l’époque se nourrissaient ainsi de graines, de plantes à feuilles et même de plantes aquatiques. Il semble également qu’ils étaient en mesure de préparer des sortes de bouillies. Rappelons qu’il s’agit d’un plat à base de céréales écrasées grossièrement ou transformées en semoule ou en farine, que l’on prépare en les faisant bouillir le plus souvent dans de l’eau ou, parfois, du lait. Les bouillies sont l’une des formes de consommation des céréales les plus anciennes, pré-datant la consommation du pain, apparue il y a environ 4.000 ans.

Quelques milliers d’années plus tard, les Hommes dans cette région du monde découvriront l’agriculture et la domestication. Les poteries serviront alors aussi à des préparations à base de lait, comme les yaourts.

 

Le Tassili n’Ajjer est un massif montagneux situé au sud-est de l’Algérie. On y trouve de nombreuses peintures rupestres dont certaines datent d’environ 9 à 10.000 ans. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Anna Turnbull

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Algérie : la neige s’invite dans le Sahara


Dans ce coin du monde, la neige est rare, mais il arrive des épisodes inusités comme voir de la neige sur les dunes du Sahara
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Algérie : la neige s’invite dans le Sahara

 

C’est un fait météorologique aussi étonnant que rare.

Lundi 19 décembre, la ville de Ain Sefra, dans le Sahara algérien, a eu la surprise de découvrir de la neige sur les dunes de sable. La scène a été photographiée par Karim Bouchetata, un habitant de la commune situé à 1 000m d’altitude, qui a ensuite posté une partie de ses clichés sur Facebook.

Le phénomène climatique n’est cependant pas une première pour la région. En février 1979 la ville avait aussi connu un petit épisode neigeux qui avait cependant duré moins longtemps. Cette fois-ci la neige a tenu une journée entière.

http://www.ladepeche.fr/