La drogue plus meurtrière que l’alcool sur les routes américaines


Prendre ces statistiques avec un grain de sel ? Je ne suis pas convaincu. Au Canada, on parle de légaliser la marijuana, soi-disant pour limiter les dégâts sur le marché noir et des impuretés qui pourraient s’y trouver. Mais sur la route ? Il y a trop d’accidents à cause de l’alcool au volant, quel sera le nombre avec la drogue légale ? Au Québec, ils ont fait une publicité de la drogue au volant et fraichement, elle n’est pas très convaincante
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La drogue plus meurtrière que l’alcool sur les routes américaines

 

US ACCIDENT

Le nombre de conducteurs tués dans des accidents alors qu’ils étaient sous l’emprise de la drogue a, pour la première fois, dépassé le nombre de ceux tués pour conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool aux États-Unis, selon une étude menée en 2015 par l’institut de la statistique américaine.

De plus, dans plus du tiers des cas d’accident mortels liés à la drogue, la marijuana était en cause, toujours selon l’étude américaine diffusée par l’Association des gouverneurs pour la sécurité sur les routes et la Fondation pour la consommation responsable d’alcool, une organisation sans but lucratif créée par des brasseurs.

Quarante-trois pour cent des conducteurs impliqués dans des accidents mortels à travers les États-Unis en 2015 avaient consommé une drogue, légale ou non, alors que c’est 37 % des mêmes conducteurs testés qui dépassaient la limite légale d’alcool dans le sang.

Parmi les conducteurs tués qui avaient consommé des drogues, 36,5 % avaient consommé de la marijuana et 9,3 % avaient pris des amphétamines.

L’étude inclut toute substance pouvant altérer la conduite automobile, une classification qui inclut des drogues illégales, de prescription, des drogues légales et non médicinales.

« Les gens devraient être informés que les drogues de toutes sortes peuvent altérer les aptitudes à la conduite automobile », a déclaré le responsable de l’étude, Jim Hedlund.

«Si vous êtes sous l’influence d’une drogue qui nuit à la conduite automobile, vous ne devriez pas conduire.» – Jim Hedlund.

L’information utilisée provient des données fournies à l’institut de la statistique américaine par le Bureau américain de la sécurité dans les transports sur les autoroutes nationales.

Hausse de l’usage de drogues

En 2013, la proportion d’accidents de la route mortels causés par l’alcool au volant était équivalente à celle causée par la drogue au volant, soit quelque 40 % chacun, explique M. Hedlund.

Ce dernier précise que l’alcool au volant dépassait légèrement la drogue au volant dans les causes de mortalité sur la route.

L’incidence mortelle de la drogue au volant a augmenté de façon constante depuis 2005. L’alcool au volant était, à ce moment, responsable de 41 % des morts sur la route alors que la drogue avait causé 28 % des accidents mortels.

M. Hedlund est toutefois incapable de lier directement l’utilisation accrue de drogues aux États-Unis à l’augmentation des conducteurs sous l’influence de drogue.

Le nombre d’Américains décédés en raison de la consommation d’opioïdes, y compris les antidouleurs de prescription et l’héroïne, a quadruplé depuis 1999, avec plus de 33 000 morts en 2015.

L’augmentation de la mortalité reliée à la conduite avec les facultés affaiblies par la drogue coïncide la légalisation de la marijuana dans 29 États et du District de Colombia.

Au Colorado, le nombre de morts sur les routes reliés à la consommation de drogue a augmenté de 48 % à la suite de la légalisation de la marijuana récréative.

À prendre avec un « grain de sel »

Le directeur adjoint de l’Alliance de la politique antidrogue Michael Collins remet cependant en question le lien établi entre les deux en indiquant que la marijuana peut demeurer dans le sang des consommateurs pendant des semaines.

Certains des conducteurs tués avec de la marijuana dans le sang pourraient ne pas avoir été intoxiqués au moment de l’accident, selon M. Collins.

« Je crois que ce genre d’analyses doit être pris avec un grain de sel », avance M. Collins.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Ces 14 publicités chocs ont marqué l’année 2015


À travers le monde, on essaie de trouver des images chocs pour lancer un message, faire réfléchir. En 2015 on s’aperçoit que beaucoup de causes sont similaires (ou presque) d’un pays à un autre
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Ces 14 publicités chocs ont marqué l’année 2015

1. « Plus vous êtes connecté, moins vous êtes connecté. »

Campagne du Centre de Recherches sur la Psychologie de Shenyang sur les dangers de l’hyperconnexion (Chine)  @CRPS

2. « La vitesse tue. » 

Campagne de la préfecture de la province de Western Cape (Afrique du Sud) @WCG

3. « Vous voyez à quel point ça peut être facile de nourrir ceux qui ont faim ? »

Campagne de l’ONG Feed SA pour venir en aide aux enfants en malnutrition dans le monde (Afrique) @FeedSA

4. « Arrêtez la violence, ne buvez pas au volant. »

Campagne d’Ecovia pour lutter contre le fléau de l’alcool au volant (Angleterre)  @Ecovia

5. « Votre enfant est ce que vous mangez. »

Campagne de la Société Pédiatrique de l’État de Rio (SPRS) pour éclairer sur les répercussions positives de l’allaitement (Brésil) @SPRS

6. « Aucun enfant rêve de devenir un adulte en surpoids. »

Campagne de la Ligue Anti-Obésité (LAO) concernant le surpoids (Guatemala)  @LAO

7. « Ce que vous gaspillez en 2 minutes, ça la fait vivre 2 jours. »

Campagne de Colgate pour pousser les gens à économiser de l’eau (États-Unis)  @Colgate

8. « Portez la cause. »

Campagne de l’association de défense des animaux DDB Mozambique. Elle montre à quoi ressemblent les animaux symboles de grande marque sans leur peau, ici Lacoste et Puma (Mozambique Fashion Week)  @DDBMozambique

9. « Pensez à ceux de l’autre côté. »

Campagne de la municipalité de la ville d’Ekaterinburg pour stopper l’utilisation des téléphones au volant (Russie) @Ekburg

10. « L’enfance s’arrête où le travail commence. »

 Campagne de l’ONG portugaise APAV pour lutter contre le travail chez les enfants (Portugal)  @APAV

11. « Ne parlez pas pendant qu’il/elle conduit. »

Campagne de la Police de la ville de Bangalore contre le téléphone au volant (Inde) @BangaloreTrafficPolice

12. « Attachez-vous. Restez en vie. »

Campagne du gouvernement du Québec pour sensibiliser au port de la ceinture (Québec)  @Québec

13. « Qui vous ramènera ce soir ? »

Campagne du gouvernement islandais contre l’alcool au volant (Islande)  @IslGov

14. « Liker, n’est pas aider. »

Campagne de l’ONG singapourienne Crisis Relief Singapore (CRS) pour pousser les gens à agir et non pas rester inactif derrière un écran. (Singapour)@CRS

http://www.demotivateur.fr/

L’adolescent qui avait plaidé l’« affluenza » a été arrêté au Mexique


C’est effrayant ! Un terme qui serait utilisé pour éviter à un jeune issus d’une famille riche d’aller en prison malgré 4 morts à cause de l’alcool au volant. Affluenza : un mot issu d’Affluence et influenza que ce « pauvre » garçon n’est pas responsable à cause qu’il vient d’une famille riche. Je comprends la colère des Américains
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L’adolescent qui avait plaidé l’« affluenza » a été arrêté au Mexique

 

L'adolescent texan, Ethan Couch, lors de son procès en 2013.

L’adolescent texan, Ethan Couch, lors de son procès en 2013. Photo :  PC/La Presse Canadienne

Ethan Couch, un adolescent texan de 18 ans qui est en probation pour avoir tué quatre personnes en 2013 alors qu’il conduisait en état d’ébriété, a été retrouvé par la police mardi après avoir fui vers le Mexique.

Lors de son procès, l’avocat de l’adolescent avait plaidé que son client souffrait d’« affluenza » et n’était donc pas responsable de son crime.

L’« affluenza » est une contraction des mots affluence (richesse) et influenza (grippe). Ce serait un état qui provoquerait des comportements irresponsables chez les enfants privilégiés. Ce n’est pas une maladie reconnue par l’Association américaine de psychiatrie.

Son avocat avait fait valoir que son aisance financière l’empêchait de rendre compte de ses actes, lui évitant un emprisonnement de 20 ans. Le juge lui a simplement ordonné des soins psychiatriques ainsi qu’une probation de 10 ans, un jugement qui a choqué bon nombre d’Américains.

Ethan Couch n’a pas exprimé le moindre remords lors de son procès et n’a pas non plus passé une seule nuit derrière les barreaux.

Dénoncé sur les réseaux sociaux

Il y a deux semaines, l’adolescent aurait apparemment contrevenu à sa probation en apparaissant sur une vidéo diffusée sur Twitter en train de boire de l’alcool.

Par la suite, les policiers se sont présentés à son domicile, mais tout indiquait qu’il avait pris la fuite. Un avis de recherche a été lancé par la police du Texas, ainsi que par le FBI et le United States Marshals Service.  Il a été retrouvé mardi dans une station balnéaire cossue de Puerto Vallarta avec sa mère.

En juin 2013, Ethan Couch, alors âgé de 16 ans, avait renversé quatre piétons et percuté un autre véhicule au volant de son camion. L’accident avait fait quatre victimes et plusieurs blessés. La fuite de l’adolescent il y a deux semaines avait suscité la grogne des Américains.

http://ici.radio-canada.ca/

Un test sur les cheveux pour déterminer la consommation d’alcool


Les cheveux peuvent dire si vous mentez sur la consommation d’alcool, qui serait avantageux de savoir si une personne à perdu son permis à cause de conduite en étant d’ébriété
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Un test sur les cheveux pour déterminer la consommation d’alcool

 

Le test capillaire présente, entre autres, l'avantage d'être... (Photo Digital/Thinkstock)

Le test capillaire présente, entre autres, l’avantage d’être très spécifique de l’alcool, de présenter un risque de résultats faussement positifs théoriquement nul, et de ne pas être influencé par la prise de médicaments.

Photo Digital/Thinkstock

Agence France-Presse
PARIS

L’analyse de cheveux est un moyen «simple» et «fiable» pour vérifier si une personne consomme trop d’alcool ou, au contraire, a arrêté de boire, selon l’Académie nationale de pharmacie de France qui recommande d’y recourir avant de restituer un permis de conduire suspendu ou annulé.

Selon cette instance conseillère des pouvoirs publics, les cheveux «constituent un véritable calendrier rétrospectif de la consommation d’alcool». Sachant qu’ils poussent d’un centimètre (cm) par mois, leur analyse permet de retracer l’histoire de la consommation dans le temps.

En cas de suspension de permis de trois mois, il suffit de prélever trois centimètres de cheveux pour prouver l’abstinence ou à l’inverse la consommation d’alcool durant ces trois mois, explique-t-elle jeudi dans un communiqué.

Le test permet de détecter un marqueur direct, hautement spécifique et très sensible, de la consommation d’alcool, l’éthylglucuronide (EtG) qui reste stocké dans les cheveux, même si l’alcool récemment consommé a été complètement éliminé de l’organisme. La présence de cette substance, l’EtG, au-delà de 30 picogrammes par milligramme, témoigne d’une consommation excessive d’alcool supérieure à 60 grammes par jour, soit 6 verres standards.

Concrètement, il s’agit de prélever une mèche de 80 cheveux environ, de préférence à l’arrière du crâne, en coupant le plus près possible du cuir chevelu (d’autres types de poils peuvent être prélevés, si nécessaire, à l’exception des poils pubiens), puis de l’envoyer au laboratoire de toxicologie par courrier postal.

Le test capillaire présente, entre autres, l’avantage d’être très spécifique de l’alcool, de présenter un risque de résultats faussement positifs théoriquement nul, et de ne pas être influencé par la prise de médicaments.

L’analyse des cheveux est le moyen le plus pertinent pour tester le sevrage ou les habitudes réelles de consommation sur le long terme, écrit-elle.

Elle «permet aux médecins contrôleurs de suivre l’évolution d’une dépendance à l’alcool pour prévenir une récidive et orienter éventuellement la personne vers une thérapie appropriée.»

L’Académie recommande  donc la pratique «systématique» de ces  analyses lors des contrôles médicaux «avant toute restitution du permis de conduire aux personnes sanctionnées pour conduite en état d’ivresse.»

Ces contrôles permettraient d’éviter les récidives meurtrières du fait de conducteurs qui ont encore une «consommation abusive chronique», ajoute-t-elle.

http://www.lapresse.ca

Une entrée remarquée au bal


Je trouve que cette idée était excellente, et même cela a été une idée responsable sachant les ravages de l’alcool au volant. Ces jeunes ont accepté l’idée d’un père pour responsabiliser des jeunes finissant du secondaire.
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Une entrée remarquée au bal

 

Francis Gagnon, Gabrielle Gagnon, Tanya Pageau, Emma Turgeon... (Courtoisie Pierre-Marc Joncas))

Francis Gagnon, Gabrielle Gagnon, Tanya Pageau, Emma Turgeon et Léïla Guay ont voulu sensibiliser les jeunes aux dangers de l’alcool au volant en arrivant à leur bal à bord d’un camion-remorque. Le clou du spectacle était une voiture accidentée.

Courtoisie Pierre-Marc Joncas)

Patricia Rainville
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Des élèves de l’École secondaire Kénogami ont fait une entrée remarquée à leur bal des finissants, vendredi soir. Voulant sensibiliser leurs camarades aux dangers de l’alcool au volant, ils sont débarqués à l’hôtel Delta à bord d’un camion remorquant une voiture accidentée.

La jeune Gabrielle Gagnon et son père ont eu l’idée de cette mise en scène. Ils voulaient passer un message de sensibilisation qui retiendrait l’attention.

«Mon père m’a réveillé le matin de mon bal pour me dire qu’il avait eu une idée. Lorsqu’il m’en a parlé, j’ai tout de suite embarqué. Même si on n’avait pas beaucoup de temps pour se préparer, je trouvais que c’était une super idée pour inciter les jeunes à ne pas prendre le volant sous l’effet de l’alcool», a raconté Gabrielle, lors d’un entretien accordé au Quotidien.

Les amis de Gabrielle se sont immédiatement joints à elle.

«Nous avons fait plusieurs téléphones pour trouver un camion et une voiture accidentée. Finalement, tout a fonctionné », raconte la jeune finissante de l’École secondaire Kénogami.

Si elle n’a pas été touchée de près par un événement relié à l’alcool au volant, c’est le spectacle Projet Impact, présenté en mai dernier à La Baie, qui a marqué la jeune fille. Cette pièce de théâtre visait à sensibiliser les jeunes aux risques de l’alcool au volant.

«Ça m’a beaucoup interpelé et je voulais faire quelque chose pour toucher les jeunes de mon école. Le soir du bal était le moment idéal, car c’est une soirée importante pour nous. En plus, arriver avec une voiture accidentée contraste avec les belles voitures qu’on voit habituellement au bal», explique Gabrielle Gagnon.

L’idée de Gabrielle et son père a eu l’effet escompté. Le groupe a été accueilli sous une pluie d’applaudissement et les élèves ont été félicités tout au long de la soirée.

C’est avec l’aide de Remorquage Transport Saguenay ainsi que du Complexe automobile St-Paul que le groupe de jeunes a pu réaliser son coup. Un autocollant sur lequel on pouvait lire «Après la soirée, on ne conduit pas!» avait été collé sur la voiture.

http://www.lapresse.ca/

ALCOOL AU VOLANT Les amis d’un récidiviste lui donnent une bonne leçon


Cela doit être frustrant, de voir un ami récidiviste continuer de boire et de conduire . Le coup est bien monté, mais on a vraiment l’impression que le gars ne réagit pas vraiment sachant qu’il aurait dormi 10 ans … Bref, il n’est pas très expressif. Je comprend que son ami soit sorti en colère
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ALCOOL AU VOLANT

Les amis d’un récidiviste lui donnent une bonne leçon

 

PHOTO ARCHIVES / AGENCE QMI

Ses amis lui ont fait croire qu’il avait eu un accident de circulation en 2013 et qu’il était resté dans le coma pendant 10 ans

Deux Américains ont monté un scénario pour donner une leçon à un ami récidiviste de l’alcool au volant, lui faisant croire qu’il avait passé dix ans dans le coma.

Ils ont créé la vidéo Epic Don’t Drink and Drive Prank, qui avait été visionnée près de 1,7 million fois sur YouTube, en fin d’après-midi, lundi.

La victime, qui n’est pas identifiée dans la vidéo, a été interceptée cinq fois pour conduite en état d’ébriété, selon Tom Mabe et Jim Clark, les deux personnes à l’origine de la production.

La scène se déroule dans un bureau converti en chambre d’hôpital. C’est lorsque leur ami a perdu connaissance en raison de sa consommation d’alcool qu’on l’a transféré dans la fausse chambre d’hôpital, lui faisant croire qu’il avait eu un accident de circulation en 2013 et qu’il était resté dans le coma pendant 10 ans.

En sortant de la chambre, un médecin allume le téléviseur et l’homme piégé tombe sur un bulletin de nouvelles de 2023 dans lequel la présentatrice annonce entre autres que la présidente Hilary Clinton menace d’envahir le Canada.

Un autre faux médecin, interprété par un autre ami, a continué la scène jusqu’au moment où il se met à le frapper à la tête.

«Ce n’est pas drôle. T’aurais pu perdre ta fille», lui a-t-il lancé, avant de quitter la pièce en colère.

 

http://www.journaldemontreal.com/

Enquête de J.E. Vitesse, alcool et témérité au volant chez les jeunes


Il y a de très bonne publicité dédiée aux jeunes pour les sensibiliser à l’alcool au volant ainsi que la vitesse sur les routes .. Ces pubs les interpellent, mais pas pour longtemps. A défaut d’interdire l’alcool, et que certains jeunes ne prennent pas leur responsabilité sur la route, je trouve intelligent les bars qui ont trouver des moyens pour diminuer les risques ..

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Enquête de J.E.
Vitesse, alcool et témérité au volant chez les jeunes

Les messages de sensibilisation auprès des jeunes sur les dangers de l’alcool au volant, ne semblent pas toujours pris au sérieux par les premiers concernés.


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

J.E. a déployé sept équipes à Montréal et ses alentours, en Beauce, à Sherbrooke et Chicoutimi. Elles ont passé deux nuits sur les routes québécoises et sur des scènes d’accidents pour faire le test en compagnie de policiers patrouilleurs, à la rencontre d’ambulanciers, de jeunes fêtards et de proches de ceux qui ont perdu la vie dans des accidents.

Le constat? Un noyau dur de téméraires consomme avant de conduire et prend encore les routes pour des pistes de course avec des conséquences tragiques, même si beaucoup de jeunes adoptent aujourd’hui des comportements responsables en voiture.

«On dirait que malgré tout ce qu’on fait, il n’y a pas d’impact sur les jeunes, ou ils vont être touchées un moment et après ça […] ils oublient,» a dit l’ambulancière Mélanie Moyen à J.E.

Même si le nombre de décès sur les routes est tombé de 2209 en 1978 à 436 en 2012, selon le dernier bilan de la SAAQ, les jeunes demeurent surreprésentés dans ces derniers. Ils sont encore plus à risque tard la nuit, quand le nombre d’accidents augmente.

Les moins de 25 ans détiennent environ 10% des permis de conduire, mais sont impliqués dans près du quart des accidents avec dommages corporels sur les routes.

D’ailleurs, la SAAQ vient de lancer une campagne publicitaire mettant en scène des fantômes durant la dernière semaine d’octobre, pour rappeler qu’alcool, vitesse et textos ne font pas bon ménage avec le volant.


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

Des pistes de course

J.E. a accompagné des patrouilleurs de la SQ sur l’autoroute des Laurentides, l’une des plus achalandées au Québec.

Dès les premières minutes sur la route, juste avant 22 h une soirée de pluie, le patrouilleur Gino Paré intercepte une voiture qui roule à 143 km/h sur la chaussée glissante.

À l’intérieur: quatre jeunes. Le conducteur de 20 ans n’a pas son permis de conduire. Il écope d’une amende de 258$ et 3 points d’inaptitude. Cette situation est tristement représentative des statistiques sur les jeunes conducteurs, et des autres situations rencontrées sur la route cette même nuit. Une interception pour vitesse se solde par un véhicule saisi pour immatriculation non payée.


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

Dans un autre incident, une automobile est complètement détruite lors d’un capotage. Heureusement, la conductrice s’en tire sans blessures graves.

Selon la SAAQ, en 2010, les jeunes de 16 à 24 ans ont commis 40% des infractions pour excès de vitesse de plus de 45 km/h au-dessus de la limite permise et 48% des infractions pour vitesse ou action imprudente.

J.E. a constaté que certains vont même jusqu’à abandonner un véhicule de luxe qui s’est écrasé contre un bar au milieu de la nuit.

Dans ce cas précis, le chauffard s’était enfui en prenant soin d’enlever sa plaque d’immatriculation, et en jetant des bouteilles d’alcool à l’extérieur de la voiture.

J.E. a également été témoin d’une limousine qui branlait de droite à gauche en raison des passagers qui faisaient la fête à l’intérieur et qui a manqué de faucher trois piétons à une intersection.

À Sherbrooke, deux jeunes ont pleuré à chaudes larmes devant les caméras de J.E. en relatant la mort de leur ami dans un accident de voiture, un an plus tôt. Et effectivement, c’est parfois seulement lorsqu’ils perdent des proches que certains jeunes comprennent le message sur les dangers de la route.

Lorsqu’ils sortent, ces jeunes ont des conducteurs désignés. Ils laissent la voiture à la maison et marchent pour retourner chez eux, ou appellent un ami pour venir les chercher s’ils ont consommé.

Quant aux propriétaires de bars, ils trouvent des solutions créatives pour éviter que leurs clients prennent le volant après avoir bu.

Dans la région de Saguenay, au bar Le Pub, les conducteurs désignés se voient donner un bracelet spécial. Les serveuses leur servent seulement quelques breuvages sans alcool, incluant quelques consommations gratuites.

En Beauce, le propriétaire d’un bar reconduit personnellement les jeunes chez eux, ou les fait dormir sur des divans à l’arrière de l’établissement.

http://tvanouvelles.ca