Le Saviez-Vous ► L’esclave noir devenu cowboy légendaire


Quand on pense cowboy, on recule dans le temps et on pense des Américains blancs. Pourtant, il y a eu aussi dans les provinces de l’ouest au Canada des cowboys, et d’autres ethnies pouvait aussi être des cowboys, comme l’histoire de John Ware, un Afro-Américain, un esclave affranchi devenu cowboy et il est venu s’installer au Canada pour avoir son propre ranch. Cela n’a pas toujours été facile, vue que le racisme a toujours existé
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L’esclave noir devenu cowboy légendaire

 

Il est né quelque part dans le sud des États-Unis, dominé, opprimé. Il est mort, en 1905, admiré par les Blancs. Nous vous faisons découvrir l’un des plus grands cowboys de l’Ouest canadien, John Ware.

Un texte de Laurence Martin

Au bout d’une route de campagne, presque cachée par les arbres, la pierre noire arbore une petite inscription : « John Ware a vécu ici. » On est au sud-est de Calgary, dans le Cowboy Country.

Lorsque John Ware arrive dans la région en 1882, l’Alberta n’existe pas encore. Sur les contreforts des montagnes Rocheuses, on retrouve des tentes, des fermes de bois ici et là. Quelques centaines d’habitants, tout au plus.

Ware, lui, vient de mener avec d’autres hommes un troupeau de 3000 bêtes du Montana jusqu’au nord de la frontière canado-américaine.

Il était très habile avec les chevaux. On disait de lui : il n’y a aucun cheval qu’il ne peut monter. Il savait toujours où nourrir, où abreuver le bétail. Personne ne l’aurait vu tomber d’un cheval. Il était très respecté. Cheryl Foggo, historienne afro-canadienne

John Ware se tient debout près d'une rivière avec deux chevaux.

John Ware avec ses chevaux, près de la rivière Red Deer, en 1901.  Photo : Collection du Musée Glenbow

Difficile de savoir où exactement John Ware apprend à devenir un si bon cavalier. Né esclave entre 1845 et 1850 – la date n’est pas confirmée –, il est affranchi en 1865, à la fin de la guerre de Sécession. Il travaille alors comme cowboy au Texas et en Idaho, notamment.

« Il est probable que même durant son esclavage, il ait habité un ranch. Il était trop doué pour avoir appris ces techniques de cavalerie tard dans sa vie », ajoute Cheryl Foggo, une historienne afro-canadienne qui prépare un documentaire sur John Ware.

Rester au Canada

John Ware ne retourne pas aux États-Unis après 1882. Il participe plutôt au développement du bétail dans les Prairies et réussit à se faire accepter dans une culture de ranchers souvent hostile aux Afro-Américains.

Ware établit son premier ranch en 1887. Cinq ans plus tard, il épouse Mildred Lewis, une Ontarienne dont la famille s’était récemment installée à Calgary.

John Ware et sa femme Mildred, en 1896, et 2 de leurs enfants.

John Ware et sa femme Mildred, en 1896.  Photo : Collection du Musée Glenbow

John Ware est exceptionnel parce que c’est un homme noir qui a réussi dans une société blanche. Adriana Davies, historienne

Au tournant du 20e siècle, d’autres Afro-Américains emboîtent le pas à John Ware et s’installent dans l’ouest. Entre 1897 et 1911, un millier d’hommes, de femmes et d’enfants noirs, originaires de l’Oklahoma, s’installent en Alberta et en Saskatchewan.

Photo de John Ware entouré d'hommes blancs.

John Ware, entouré de ranchers blancs, vers 1902-1903.  Photo : Collection du Musée Glenbow

Mais le racisme auquel ils font face est omniprésent.

« Les gouvernements des territoires de l’Ouest ne voulaient pas d’une entrée « trop poussée » des Noirs », raconte le professeur d’histoire à l’Université du Québec à Montréal Greg Robinson.

« Ils ont même obtenu du gouvernement canadien qu’ils interdisent l’immigration des Noirs », ajoute-t-il.

À cause de cette loi fédérale, mise en vigueur en 1910, peu d’Afro-Américains s’établissent au Canada au cours des décennies suivantes.

Un article de journal intitulé « Le Canada va ferme la porte aux "nègres" », paru au début du 20e siècle.

Un article de journal intitulé « Le Canada va ferme la porte aux « nègres » », paru au début du 20e siècle.  Photo : Collection du Musée Glenbow

Même John Ware, pourtant très respecté, subit aussi parfois du racisme. Selon l’historienne Cheryl Foggo, il aurait demandé par exemple aux autorités pourquoi il payait deux fois plus pour son terrain que ses voisins blancs.

Son histoire se termine tragiquement. Ironie du sort, le grand cavalier meurt écrasé par son cheval, en 1905.

Au-delà du cowboy blanc

L’histoire de John Ware est aussi celle de ceux qui la racontent. Avec son documentaire, produit par l’Office national du film et prévu pour la fin de 2018, l’Afro-Canadienne Cheryl Foggo veut rappeler la place centrale des Noirs dans le parcours ouest-canadien.

Quand on pense à un cowboy, on pense toujours à un Blanc, même s’il y en a eu beaucoup qui étaient noirs, hispaniques, autochtones. Cheryl Foggo, réalisatrice du documentaire « John Ware : Reclaimed »

Cheryl Foggo devant une crique au sud-est de Calgary.

Cheryl Foggo espère que son documentaire intitulé « John Ware : Reclaimed » et produit par l’ONF sortira à la fin de l’année 2018. On la voit ici devant une crique où John Ware allait parfois abreuver ses chevaux. Photo : Radio-Canada/Laurence Martin

Cheryl Foggo elle-même est souvent interrogée sur son appartenance albertaine. Et, pourtant, elle est née à Calgary, et sa famille est arrivée dans les Prairies en 1910 :

« Aujourd’hui encore, on me demande d’où je viens, dit-elle. C’est très frustrant. »

Pour elle, John Ware est la preuve parfaite qu’on peut être cowboy ou cowgirl et d’origine africaine. Qu’au fond, l’histoire des Noirs fait partie intégrante de l’histoire canadienne.

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Plus de 100 000 litres de pétrole et d’eau déversés dans un marais


On dit que l’impact est minime point de vue écologique, mais je doute un peu surtout dans un marais qui a un écosystème fragile.
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Plus de 100 000 litres de pétrole et d’eau déversés dans un marais

 

Le déversement de pétrole mélangé avec de l'eau... (Photo d'archives)

Le déversement de pétrole mélangé avec de l’eau extraite a été détecté samedi après-midi.

PHOTO D’ARCHIVES

 

La Presse Canadienne

Plus de 100 000 litres de pétrole et d’eau ont été déversés dans un marais à l’est de Jenner, dans le sud de l’Alberta, selon le nouveau propriétaire de puits de pétrole et de gaz naturel qui appartenaient jusqu’à récemment à Imaginea Energy.

La fuite provient d’une ligne appartenant à Cor4 Oil, établie à Calgary, et les liquides ont descendu le long d’une colline pour rejoindre un marais, a indiqué la société de réglementation de la province, l’Alberta Energy Regulator (AER), sur son site web.

Le déversement de pétrole mélangé avec de l’eau extraite a été détecté samedi après-midi, ce qui a entraîné l’activation du plan d’intervention de Cor4 et la notification immédiate de l’AER, a indiqué lundi la société dans un communiqué. On ne sait pas quand la fuite a commencé.

«L’impact sur la faune est actuellement évalué par des spécialistes sur place, mais semble avoir été minime. Les équipes ont physiquement contenu les fluides déversés (…) et ont déjà récupéré un volume important du fluide libéré de la surface.»

Le déversement touche des terres agricoles qui ne sont pas actuellement utilisées pour le pâturage et leur propriétaire a visité le site, a-t-il ajouté.

La fuite semble provenir d’une connexion entre un pipeline d’alimentation et une installation de traitement du pétrole, a déclaré le chef de la direction de Cor4, Colin Davies.

Selon les estimations de l’entreprise, le volume du déversement serait de 100 000 à 200 000 litres, ce qui est inférieur à son évaluation initiale de 250 000 litres.

http://www.lapresse.ca/

Des manifestants dénoncent la remise d’un doctorat honorifique à David Suzuki


Il faut croire que David Suzuki est un homme qui dérange pour son implication à la protection de l’environnement. Il mérite son doctorat honorifique quoi qu’en disent l’industrie pétrolière et autres
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Des manifestants dénoncent la remise d’un doctorat honorifique à David Suzuki

 

Une demi-douzaine d'hommes brandissent des pancartes avec des slogans qui supportent l'industrie pétrolière albertaine.

Les manifestants s’opposent aux positions de David Suzuki contre l’industrie pétrolière. Photo : Radio-Canada/Axel Tardieu

    L’Université de l’Alberta a remis une distinction honorifique à David Suzuki sur fond de tensions. Une trentaine de manifestants propipeline attendaient l’arrivée du scientifique et activiste environnementaliste aux portes de l’Université.

    L’établissement récompense le scientifique en reconnaissance de « l’ampleur de ses réalisations et de son leadership en tant qu’éducateur public en sciences ».

    Il s’agit du 30e doctorat honorifique que reçoit l’homme de 82 ans. La distinction lui a été remise par l’Université de Calgary en 1986.

    Un prix qui divise

    M. Suzuki prend la parole régulièrement pour dénoncer l’industrie pétrolière, ce qui en dérange certains en Alberta.

    Le groupe Rally 4 Resources, par exemple, qualifie la reconnaissance de M. Suzuki d’« insulte » envers l’Université, ses anciens élèves et « l’industrie la plus importante de la province ».

    Fraser Forbes, doyen de la faculté de génie, considère quant à lui que cette remise a engendré la « pire crise » que l’Université ait connue depuis plus de 30 ans en divisant la communauté universitaire.

    M. Forbes avait déjà pris position contre cette décision de l’Université en avril.

    Un cabinet d’avocats de l’Alberta, également opposé à cette décision de l’Université de l’Alberta, annule sa décision de lui donner 100 000 $ sur cinq ans pour soutenir sa faculté de droit.

    L’université se défend

    L’Université de l’Alberta soutient qu’un diplôme honorifique ne signifie pas nécessairement qu’elle est d’accord avec les prises de position de la personne récompensée, mais qu’elle reconnaît les contributions et l’ensemble de la carrière de cette dernière.

Nous resterons fidèles à notre décision parce que la réputation de notre université repose sur ses principes fondateurs d’intégrité, de liberté d’enquête et d’indépendance David Turpin, président de l’Université de l’Alberta

Le discours de David Suzuki

Le principal intéressé a livré un discours à l’auditorium Jubilee devant les doyens de l’Université de l’Alberta et ses plus récents diplômés.

Il a plaidé pour la protection de l’environnement et une prise de conscience collective des conséquences de l’action humaine sur la santé de la Terre.

L’économie, la politique, les entreprises et la Bourse ne sont pas des forces de la nature. Nous les avons inventées, et ce sont les seules choses sur lesquelles nous avons un contrôle. David Suzuki, scientifique et activiste

Son allocution s’est conclue par une ovation.

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Un nouveau type d’aurore boréale découvert au Canada


Steve est une aurore boréale qui a été vue au Canada, elle est différente des autres. Elle fut étudiée dernièrement pour comprendre sa formation particulière.
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Un nouveau type d’aurore boréale découvert au Canada

 

Voici "Steve", un nouveau type d'aurore boréale découvert grâce à des scientifiques amateurs

Steve et la Voie lactée, Childs Lake, Manitoba, Canada.

KRISTA TRINDER/MASHABLE

« Steve », c’est désormais son nom, est une sorte de ruban violet avec quelques touches de vert, qui s’allonge dans le ciel. Observé par des scientifiques amateurs depuis quelques années, il a depuis pu être étudié par l’univeristé de Calgary, avec les moyens mis à disposition par la NASA et son alter ego européen, l’ESA.

Les très rares photos et vidéos amateurs du phénomène, principalement capturées en Alberta, au Manitoba et en Colombie-Britannique, ont attisé depuis 2015 la curiosité des agences spatiales américaine et européenne.

C’est grâce au groupe Facebook Alberta Aurora Chasers ainsi qu’à la plateforme de collaboration entre amateurs et scientifiques Aurorasaurus sur ce sujet fascinant que la recherche a pu aboutir sur ces nouvelles observations.

L’université de Calgary, puis les agences spatiales américaine (NASA) et européenne (ESA) se sont intéressées à la question. À partir des informations données par les chasseurs d’aurores (lieu d’observation, date et heure), le satellite SWARM, qui étudie le champ magnétique terrestre, a pu identifier les conditions dans lesquelles « Steve » (acronyme anglais de Strong Thermal Emission Velocity Enhancement) apparaît.

D’après un  article publié cette semaine dans la revue Science Advances, ce type d’aurore est généré, comme tous les autres, de particules solaires qui interagissent avec les différentes couches du champ magnétique qui protège notre planète. Ce qui différencie « Steve » est le fait qu’il traverse plusieurs champs magnétiques et qu’il apparaît à des latitudes plus basses, soit plus près de l’équateur (on en reste tout de même relativement loin, NDLR). Enfin, cette superbe manifestation serait aussi liée à ce que les scientifiques appellent le « sub auroral ion drift », soit une sorte de tempête de particules extrêmement chaudes connues du monde scientifique depuis plus de quarante ans. Seulement, personne n’avait jusqu’ici établi de lien entre ces poussées d’énergie et des effets visuels.

Sources : National Geographic | NASA | Science Advances

https://www.meteomedia.com/nouvelles/

Le mystérieux manuscrit de Voynich enfin décodé par une IA ?


Le manuscrit de Voynich qui aurait été écrit entre 1404 et 1438 qui a toujours été un mystère total, commencerait à céder ses secrets grâce à des chercheurs canadien qui fait des algorithmes et on utilisé l’intelligence artificielle ainsi que Google Traduction et un document Déclaration universelle des droits de l’Homme qui est traduit en 230 langues.
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Le mystérieux manuscrit de Voynich enfin décodé par une IA ?

 

Marc Zaffagni
Journaliste

Deux informaticiens pensent être parvenus à identifier la langue du manuscrit de Voynich, un texte rédigé au XVe siècle et qui était jusqu’ici impénétrable. Pour cela, ils se sont aidés d’une série d’algorithmes et du service Google Traduction.

Depuis sa découverte au XXe siècle, de nombreux historiens et cryptographes se sont évertués, en vain, à déchiffrer le manuscrit de Voynich. C’est peut-être finalement une intelligence artificielle (IA) qui y est parvenue. Greg Kondrak et Bradley Hauer, deux chercheurs en informatique et spécialistes en traitement du langage naturel de l’université de l’Alberta (Canada), ont créé une série d’algorithmes grâce à laquelle ils ont pu analyser cet alphabet inconnu et identifier la langue utilisée.

Le manuscrit de Voynich est un codex du XVe siècle. Long de 240 pages manuscrites, il est accompagné de dessins de plantes, de nus et d’observations astronomiques. À ce jour, il est considéré comme le plus important cryptogramme non résolu. Toutes sortes d’hypothèses ont été émises quant à la langue d’origine du texte : latin, italien, arabe coranique, moldave, thaï, pinyin. Pour sa part, l’équipe de l’université de l’Alberta penchait au départ pour l’arabe.

Plusieurs analyses du manuscrit de Voynich ont penché pour un guide botanique. L’analyse pratiquée à l’aide de l’intelligence artificielle a amené les chercheurs à confirmer cette hypothèse. © DP

Plusieurs analyses du manuscrit de Voynich ont penché pour un guide botanique. L’analyse pratiquée à l’aide de l’intelligence artificielle a amené les chercheurs à confirmer cette hypothèse. © DP

    80 % des mots figurent dans un dictionnaire hébreu

    Pour vérifier leur théorie, les chercheurs ont entraîné leurs algorithmes en se servant d’échantillons du texte de la « Déclaration universelle des droits de l’Homme » dans 380 langues différentes. Et, contre toute attente, la machine a estimé que le manuscrit de Voynich avait été rédigé en hébreu. Les chercheurs se sont ensuite employés à tenter de traduire ce texte. Pour ce faire, ils sont partis de l’hypothèse de base que le cryptage reposait sur des alphagrammes, technique qui consiste à réorganiser les lettres d’un mot dans l’ordre alphabétique pour former des anagrammes. Ils ont alors conçu un algorithme capable de déchiffrer les mots.

    « Il s’est avéré que plus de 80 % des mots existaient dans un dictionnaire hébreu, mais nous ne savions pas si, pris ensemble, ils avaient un sens. »

    Greg Kondrak et Bradley Hauer se sont tournés vers un confrère parlant hébreu pour savoir si la première phrase du texte traduite avec cet idiome était cohérente. Réponse négative. Les chercheurs ont alors tenté de convertir la phrase hébreu en anglais en se servant tout simplement du service Google Traduction. Et là, ils ont obtenu quelque chose…

    Le manuscrit de Voynich serait un guide botanique

    Dans la langue de Shakespeare, la première phrase du manuscrit dirait :

    « She made recommendations to the priest, man of the house and me and people ».

    Traduite en français, cela signifie : « Elle a fait des recommandations au prêtre, à l’homme de la maison, à moi et aux gens ».

    Une phrase d’introduction bien curieuse, a lui-même admis le professeur Kondrak. Ce dernier estime que seule la contribution d’historiens spécialisés en hébreu ancien pourrait aider à une interprétation plus cohérente de ces traductions étant donné la syntaxe atypique qui a été employée.

    Bref, pour le moment, le manuscrit de Voynich garde encore son mystère. Cependant, les chercheurs concluent leur article scientifique paru dans Transactions of the Association for Computational Linguistics en soutenant que le texte est probablement de l’hébreu avec les lettres réarrangées pour suivre un ordre fixe. L’étude a révélé plusieurs mots pris individuellement signifiant « fermier », « air », « lumière », « feu ». Les auteurs estiment que cela conforte l’hypothèse déjà émise plusieurs fois que le manuscrit de Voynich serait en fait un guide botanique. Forts de cette première expérience, ils comptent continuer à affiner leur algorithme et l’appliquer à d’autres manuscrits anciens.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Le manuscrit de Voynich est un casse-tête pour les historiens et les cryptographes, qui n’ont toujours pas réussi à percer son mystère.

  • Grâce à la puissance des algorithmes, des chercheurs de l’université de l’Alberta (Canada) pensent avoir identifié la langue du texte utilisée sous forme d’anagrammes.

  • Mais encore faut-il que des historiens spécialisés en hébreu ancien puissent trouver un sens à ces écrits.

https://www.futura-sciences.com

L’Amérique du Nord balayée par une vague de froid extrême


La neige est tombée, et le froid est arrivé. Même si le thermomètre indique une température acceptable en autant qu’on soit bien habillée, le facteur éolien indique tout autre chose. Comme cette nuit dans ma région, ils annoncent – 28C, mais avec les vents, un temps ressentis de – 40 et ailleurs dans le nord, cela peut être encore plus froid.Une chose qu’on espère par temps froid est bien que l’électricité tient le coup surtout ceux qui chauffe avec cette énergie
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L’Amérique du Nord balayée par une vague de froid extrême

 

Archives. © reuters.

Des chutes de neige record et des vagues de froid polaire prolongées glaçaient l’Amérique du Nord mercredi. Des conditions météorologiques extrêmes qui inquiètent les autorités américaines et canadiennes, au moins à court terme.

La ville américaine d’Erié, non loin des chutes du Niagara et dont le lac sert de frontière naturelle avec le Canada, a ainsi connu un Noël sous un épais manteau d’1,5 mètre de neige, tombé en seulement 48 heures.

Les autorités locales ont dû instaurer un état d’urgence qui va permettre de réquisitionner le matériel lourd nécessaire pour éviter les accidents potentiels. Les 147 centimètres de neige, expliquent les météorologues, ont été accentués par les vents glacés soufflant depuis le lac dans cette ville de la pointe nord de la Pennsylvanie. Entre 2 et 5cm de neige supplémentaires devraient tomber dans les prochaines heures, mais d’ores et déjà les voitures étaient ensevelies sous la neige à Erié, dont les habitants sont exhortés à rester cloitrés chez eux avec des produits de première nécessité.

Le gouverneur de Pennsylvanie, Tom Wolf, a annoncé que la garde nationale allait fournir des véhicules de déblaiement militaires pour prêter main forte aux autorités locales et aux services médicaux d’urgence. Selon les données des services météo américains, les 86 cm de neige tombés pour le seul jour de Noël sont un record absolu pour la ville, loin devant les 51 cm du 22 novembre 1956.

Sur les deux jours, du lundi au mardi à 17H00 locales, les 1,5 mètre de neige ont également pulvérisé un record de 1958. Sur l’ensemble du mois, les 245 cm de neige cumulée ont là aussi battu un record, faisant de de décembre le mois le plus neigeux de l’historie d’Erié.

-50°C

« Les équipes sont dehors, mais n’arrivent tout simplement pas à tenir le rythme de la neige qui tombe », a expliqué en live sur Facebook Matt Exley, un secouriste local.

Pour ne rien arranger, les température attendues descendront à -10°C dans la nuit de mardi à mercredi, accompagnées de vents glaciaux.

Supportable, toutefois, comparé à la vague de froid extrême que connaît le voisin canadien, où le nord de l’Ontario devrait lui aussi connaître un record avec des températures à -50°C.

« Des froids qui s’installent aussi longtemps et sur une étendue aussi grande, de mémoire, je n’en ai jamais connu », a affirmé à l’AFP Alexandre Parent, météorologue de l’agence fédérale Environnement Canada.

Selon lui, bien plus que le thermomètre, c’est l’étendue de la vague de froid et sa durée dans le temps qui rendent cet épisode exceptionnel. L’agence fédérale a publié des avertissements de froid extrême lié à une poussée de l’air arctique pour les provinces du Québec, de l’Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta.

« Un avertissement de froid extrême est émis lorsque le refroidissement éolien ou les températures très froides présentent un danger élevé pour la santé (engelure, hypothermie, etc.) », précise Environnement Canada sur son site. « Nous sommes en deçà de 10 à 20 degrés Celsius des normales de saison », a abondé M. Parent.

Par ailleurs, des vents violents pouvant atteindre jusqu’à 120 km/h associés aux basses températures ont privé d’électricité près de 160.000 foyers en Nouvelle-Écosse (est), soit près d’un tiers des clients de la province.

http://www.7sur7.be

Le Saviez-Vous ► Météo: l’année 2017 aura été marquée par la démesure au Canada


L’année 2017 s’achève et le métrologue David Phillips choisi 10 évènements météorologiques qui a marqué l’année au Canada. Ces évènements sont généralement ordinaires, sauf qu’ils ont perduré plus que la normale, causant des quantités de neiges impressionnantes, des inondations (dont dans mon quartier), des feux qui ont été pénible à éteindre, et encore d’autres péripéties dont certaines ont été tragiques
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Météo: l’année 2017 aura été marquée par la démesure au Canada

 

CHRISTINNE MUSCHI / REUTERS

Des feux de forêt aux inondations, en passant par le verglas…

L’année 2017 aura été une année d’excès, du point de vue météorologique: trop humide, trop sec, trop chaud, trop froid.

« Ça n’a pas été une année typiquement canadienne, où si l’on n’aime pas le temps qu’il fait devant chez nous, on n’a qu’à aller voir à l’arrière », illustre le climatologue principal d’Environnement Canada, David Phillips.

M. Phillips a dévoilé sa liste des 10 événements météorologiques les plus marquants de l’année. Si l’on devait y trouver un thème, ce serait celui d’une météo ordinaire qui est devenue extraordinaire simplement en ne changeant pas.

Par exemple, la Colombie-Britannique a connu au printemps dernier une pluie qui ne voulait pas s’arrêter. La province a ensuite connu son été le plus sec jamais enregistré, ce qui s’est traduit par une saison d’incendies désastreuse.

Ces incendies, qui ont forcé l’évacuation de 50 000 personnes, ont été choisis par M. Phillips comme événement météorologique de l’année au Canada.

Partout à travers le pays, des phénomènes météorologiques qui n’auraient normalement dû durer que quelques jours se sont éternisés.

Un dôme de chaleur massif est demeuré sur les Prairies pendant la majeure partie de l’été. Calgary a connu sa période de mai à août la plus chaude depuis 1881.

Plus à l’est, le printemps a entraîné des inondations au Québec et dans l’est de l’Ontario. La région de Windsor a connu deux « tempêtes du siècle » en moins d’un an.

Les Ontariens ont eu l’impression de ne pas avoir eu d’été en 2017, la saison étant demeurée froide et humide. La province a connu davantage de journées chaudes après le début officiel de l’automne qu’avant.

Terre-Neuve a été frappée par un blizzard ayant ravagé l’île avec des vents de 190 km/h qui ont arraché des arbres, renversé des feux de circulation et fait voler des toits comme s’il s’agissait de grains de poussière.

David Phillips, comme la majorité des scientifiques, ne va toutefois pas jusqu’à accuser les changements climatiques pour l’étrange météo de 2017… même s’il admet que ce type de phénomènes météorologiques est le genre de choses que les changements climatiques pourraient provoquer.

« Les gens croient que les changements climatiques ne font que provoquer du réchauffement, du réchauffement et du réchauffement. Mais ce que l’on observe, c’est une transformation des régimes climatiques, où l’on peut en arriver à l’opposé de ce à quoi l’on s’attend. »

Après 22 années à observer les phénomènes météorologiques, M. Phillips affirme que les choses ont bien changé.

« Je me souviens, au début de ma carrière, nous avions une saison qui était intéressante. Maintenant, chacune d’entre elles a quelque chose d’intéressant. »

« La météo change. Elle a une personnalité différente, en matière de durée et d’intensité. »

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Les dix événements météorologiques les plus marquants de 2017 selon Environnement et Changement climatique Canada

1. La saison des incendies de forêt la plus longue et la plus destructrice de l’histoire de la Colombie-Britannique

La province a connu le plus long état d’urgence de son histoire lorsque 1265 incendies ont dévasté 12 000 kilomètres carrés de forêts, de broussailles et de pâturages. Quelque 50 000 personnes ont dû évacuer leur domicile. Les incendies sont survenus pendant l’été le plus sec jamais enregistré dans la province.

2. La chaleur et la sécheresse dans l’Ouest

Les températures estivales ont fracassé des records – Medicine Hat, en Alberta, a connu 34 jours de plus de 30 degrés – et étaient si sèches que les précipitations à Regina ont été 22 pour cent moins élevées que le record dans la province. Le seul résultat favorable de la chaleur sèche persistante a été la réduction du nombre de moustiques.

3. Les inondations printanières au Québec et en Ontario

Montréal et Ottawa ont connu le printemps le plus humide de leur histoire. En mai, plusieurs rivières ont dépassé la quantité maximale d’eau libérée par le passé et ont débordé de Gananoque jusqu’en Gaspésie. Plus de 5000 résidences ont été inondées, 550 routes ont été emportées par des inondations ou des glissements de terrain et, tragiquement, deux personnes ont été entraînées par les flots gonflés de la rivière Sainte-Anne dans la région de Gaspé.

4. L’hiver froid et neigeux de la Colombie-Britannique

La côte Ouest a connu son deuxième hiver le plus froid en 25 ans, qui s’est distingué par sa durée, la fréquence et la durée des chutes de neige et l’accumulation de neige au sol. Les skieurs en ont profité, mais les terrains de golf ont été fermés pendant deux mois pour la première fois en 20 ans.

5. Encore une inondation à Windsor: deux tempêtes du siècle en une seule année

Moins d’un an après qu’une inondation record ayant causé des dommages de 153 millions $ eut frappé Windsor et le comté d’Essex, un autre déluge a déversé des pluies aussi intenses et causé autant de dégâts en inondant la même région, le 28 août. En moins de 48 heures, 222 mm de pluie sont tombés dans le sud-ouest de Windsor et de 140 à 200 mm à Riverside-Tecumseh. La collectivité toute proche de LaSalle a encaissé 125 mm de pluie avant d’en recevoir 160 mm de plus le lendemain.

6. L’été absent du centre du Canada

Les chutes de pluie entre avril et juillet près des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent ont été les plus abondantes en 70 ans. Des températures fraîches, un ciel couvert et des averses fréquentes ont marqué l’été. Les activités agricoles sont restées des semaines à la traîne jusqu’en septembre. Le lac Ontario a atteint une hauteur record de 75,9 mètres au-dessus du niveau de la mer en mai. L’élévation des eaux a rendu les îles de Toronto inaccessibles de la mi-mai jusqu’à la fin de juillet.

7. Une nouvelle « tempête du siècle »

Une tempête a frappé l’Ontario le 13 mars, avant de se diriger vers le Québec et le Canada atlantique. La tempête s’est soldée par un carambolage impliquant 15 camions et de nombreuses voitures dans des conditions de tempête hivernale sur l’autoroute 401, à Brockville. Les autorités ont fermé l’autoroute dans les deux directions, puisque des pièces de métal tordues jonchaient la chaussée et un déversement d’acide fortement toxique polluait l’air. La tempête a ensuite gagné le Québec. Cinquante centimètres de neige ont été enregistrés à plus de la moitié des stations d’observation météorologique du sud. Aucune tempête précédente n’avait battu autant de records de chute de neige dans la province. Cinq personnes ont perdu la vie.

8. L’été en septembre

Le premier jour de l’automne a été marqué par la température la plus chaude du centre du Canada. Du 22 au 27 septembre, plus de 1000 records de chaleur ont été fracassés, alors que les valeurs humidex s’approchaient ou dépassaient 40 degrés. Le sud du Québec a connu son mois d’octobre le plus chaud depuis au moins 1870.

9. La bourrasque du Brier à Terre-Neuve

Des vents d’ouragan ont ravagé Terre-Neuve les 1er et 2 mars, mais c’est la « bourrasque du Brier » du 11 mars qui a défini le reste de l’hiver et du printemps. Des rafales qui se sont déchaînées sur la presqu’île d’Avalon ont atteint la force d’un ouragan de 190 km/h à Bay de Verde, privant d’électricité plus de 70 000 résidants et visiteurs.

10. La tempête de verglas du Nouveau-Brunswick

Une longue période de précipitations composées d’un mélange de pluie, de neige, de pluie verglaçante et de grésil a eu des répercussions désastreuses sur certaines parties du Québec et du Canada atlantique lors de la dernière semaine de janvier. Ces conditions ont causé la mort de deux personnes et des dizaines de blessures, en plus d’empoisonner plus de 30 personnes malades au monoxyde de carbone. Près de 300 000 résidants ont été privés de courant, certaines communautés pendant 12 jours. Les troupes canadiennes ont été déployées pour donner un coup de main.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Elle pensait adopter un chat Sphynx, mais a eu une très mauvaise surprise !


Acheter un animal via Internet est à nos risques et périls et ceux des animaux. Si on veut vraiment avoir une race spécifique, il existe des éleveurs certifiés pour éviter le plus possible d’être trompé et que l’animal subissent de la maltraitance. De plus, si on prend bien les renseignements on évite la prolifération des gens peu scrupuleux a vendre des animaux
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Elle pensait adopter un chat Sphynx, mais a eu une très mauvaise surprise !

 

Cherchant à adopter un chat sans poils, une femme originaire de Bawlf (Alberta) s’est récemment tournée vers un site de petites annonces. Elle est malheureusement tombée sur quelqu’un de malintentionné qui lui a vendu un chaton rasé.

C’est sur Kijiji, une plateforme de vente en ligne canadienne à l’image de Le Bon Coin, qu’Holly Rattray pensait pouvoir mettre la main sur la perle rare : un chat glabre. Très vite, un homme répondant au nom de Tim est entré en contact avec elle via son annonce postée en octobre dernier, lui proposant de lui vendre un chaton Sphynx, a rapporté CBC News. Mais il s’est avéré que ce dernier était en réalité un propriétaire/éleveur peu scrupuleux…

«Il semblait plutôt pressé de procéder à la transaction. Il était même prêt à ce que je lui donne 550 $ au lieu des 700 $ qu’il réclamait dans l’annonce», a-t-elle raconté.

Passant outre ce détail dans un premier temps, elle est rentrée chez elle avec l’animal. Puis quelques heures plus tard, elle a pris le temps de l’inspecter. Et là, stupeur : il était recouvert de petites blessures… à cause du rasage à blanc dont il venait d’être victime.

Un membre à part entière de la famille

«Ce chat était littéralement sans poils. Mon mari s’est aussi posé des questions, mais il a ensuite dit qu’il était impossible que quelqu’un puisse avoir rasé l’animal aussi bien», a-t-elle déclaré, choquée.

Et pourtant si, le jeune félin – qui n’était en réalité pas un Sphynx – avait bel et bien été mutilé pour y ressembler.

Si le chaton n’était pas exactement celui que le couple voulait, il a tout de même été adopté pour de bon par ce dernier. Le désormais baptisé Stripes a même déjà pu retrouver sa douce fourrure rousse… et une famille qui l’aime et le cajole. Toutefois, dès que possible, une plainte sera déposée contre le premier propriétaire du matou afin de l’empêcher de nuire de nouveau aux animaux.

Le trafic d’animaux doit cesser

Ce chat était-il issu d’un trafic ? Pour l’heure, la question peut se poser. Il faut savoir qu’après les armes et la drogue, les animaux représentent le troisième trafic le plus important au monde. Et pour cause, la vente de boule de poils rapporte. Par ailleurs, les éleveurs ne peuvent répondre à la demande de tous les nouveaux acquéreurs de chats et chiens qui, de leur côté, cherchent souvent à adopter un compagnon à moindre coût. C’est d’ailleurs ce dernier critère qui favorise – en partie – les imports d’animaux venus de l’étranger et souvent issus d’élevages peu scrupuleux et peu respectueux de leur bien-être.

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