Le Saviez-Vous ► Pourquoi la grippe espagnole a été aussi virulente


Pourquoi la grippe a été appelé la grippe espagnole, alors qu’elle a probablement commencé en Chine. Cette grippe à tuer a elle seule plus de personnes à travers le monde que la Première Guerre mondiale. Elle s’est étendue comme une vrai trainée de poudre pour arriver à ses fins
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Pourquoi la grippe espagnole a été aussi virulente

 

Les soldats d’un camp militaire  du Kansas, aux États-Unis, ont été les premiers touchés par la vague pandémique initiale, au printemps-été 1918.

Les soldats d’un camp militaire du Kansas, aux États-Unis, ont été les premiers touchés par la vague pandémique initiale, au printemps-été 1918.

SCIENCE SOURCE/AKG IMAGES

Par Hugo Jalinière

Le virus avait une rapidité de reproduction dans l’organisme 10.000 fois supérieure à celle d’agents pathogènes de même type. Il a provoqué entre 40 et 100 millions de décès entre 1918 et 1919.

HÉCATOMBE. Entre 1918 et 1919, la grippe dite espagnole a touché un tiers de la population mondiale, alors estimée à 1,9 milliard d’individus, et induit entre 40 et 100 millions de décès selon les estimations ; davantage donc que les 20 millions de morts de la Première Guerre mondiale. Et contrairement aux grippes saisonnières « classiques » dont l’essentiel des victimes se compte parmi les personnes fragiles (enfants de moins de 2 ans, personnes âgées ou immunodéprimées), la mortalité s’est concentrée à 80 % sur de jeunes adultes (20 à 40 ans). Des hommes jeunes et en bonne santé mourraient d’infection pulmonaire en moins d’une semaine. Une particularité restée mystérieuse jusqu’à ce que la séquence génomique complète du virus soit révélée en 2005 à partir de l’ARN viral retrouvé dans les poumons d’un corps conservé dans le sol gelé de l’Alaska.

La grippe espagnole était chinoise

En 2007, des chercheurs reproduisent ainsi l’agent pathogène en laboratoire pour étudier sa dynamique dans l’organisme de macaques… foudroyés en quelques jours. L’expérience révèle que la rapidité de reproduction du virus dans l’organisme (virulence) est 10.000 fois supérieure à celle de virus grippaux du même type (H1N1). En quelques jours, tout l’arbre respiratoire des singes est littéralement submergé, bronches et poumons compris, alors qu’une grippe se cantonne généralement au nez et à la gorge. Reste un mystère, l’origine de cette grippe qui n’avait rien d’ »espagnole » :

« C’est un surnom donné par les journaux britanniques car c’est en Espagne, où le roi a été malade, que la presse en a parlé en premier », explique Patrick Zylberman, professeur émérite d’histoire de la santé à l’École des hautes études en santé publique.

La souche pourrait être née en Chine, à la faveur de contacts étroits entre la population et les oiseaux, réservoirs naturels des virus grippaux. En 2014, à partir d’une analyse phylogénétique du génome reconstitué en 2005, des chercheurs de l’université de l’Arizona (États-Unis) établissent qu’elle serait née d’une recombinaison entre une souche humaine H1N8 circulant entre 1900 et 1917 et les gènes d’un virus aviaire de type N1.

 « Mais cela reste une hypothèse, prévient Patrick Zylberman, car tous les chercheurs travaillent à partir d’échantillons de la seconde vague pandémique (automne 1918-fin de l’hiver 1919). On n’a aucune trace du virus qui a sévi au printemps-été 1918. Il manque donc une pièce importante au puzzle. »

Les chercheurs savent en revanche que cette première vague, moins létale, a touché un camp militaire dans le sud du Kansas, où des soldats du corps expéditionnaire américain se préparaient à rejoindre l’Europe en guerre.

https://www.sciencesetavenir.fr

Ce scientifique a préparé une soupe à base de bison mort il y a 50 000 ans


J’aime bien goûter des choses nouvelles, mais je n’irais pas m’aventurer jusqu’à goûter à une soupe fait à partir d’un morceau de viande d’un bison qui aurait été tué par un lion il y a 50 000 millions d’années. Ouf !!!
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Ce scientifique a préparé une soupe à base de bison mort il y a 50 000 ans

 

Crédits : BBC Two

par  Clara Lalanne

 

Le paléontologue américain Dale Guthrie, comme le relate History Things, ne s’est pas contenté de mettre à jour la momie d’un bison datant de la dernière ère glaciaire : il a également décidé de préparer une soupe avec un morceau de sa découverte, et de la servir pour un chaleureux dîner entre amis…

Le corps de « Blue Babe », comme il a été surnommé, a été retrouvé en 1979 par des mineurs d’or en Alaska. La découverte d’un tel animal dans les glaces du Permafrost représentait un événement rare, et le Pr Guthrie de l’université d’Alaska Fairbanks s’est empressé de faire déterrer l’animal gelé. Il a alors estimé que Blue Babe était mort 36 000 ans auparavant – chiffre qui est monté à 50 000 ans avec une datation carbone plus récente – et qu’il avait été tué par un lion à l’époque.

Crédits : UA Museum of the North

C’est là que Guthrie a eu une idée des plus étonnantes pour un scientifique : goûter cette viande exceptionnellement bien préservée. Le tissu musculaire de Blue Babe avait en effet, selon lui, conservé une texture semblable à celle du bœuf séché, et gardé une moelle osseuse intacte ainsi qu’une peau grasse après des milliers d’années. Le paléontologue aurait alors entendu que des scientifiques russes avaient mangé la viande de mammouths congelés, et il a souhaité en faire l’expérience à son tour.

Cinq ans plus tard, en 1984, Guthrie a ainsi proposé à ses invités de déguster une partie du cou de sa trouvaille. Le partage du gibier est une tradition chez les chasseurs de la région, mais c’était bien la première fois que la viande servie datait de l’ère glaciaire. Il a écrit à propos de cette dernière :

« Quand elle a dégelé, elle dégageait un arôme de bœuf incomparable […] avec une faible odeur de la terre où elle a été retrouvée, ainsi qu’une touche de champignon. »

Le chef en herbe l’a servie dans une soupe avec des légumes et des épices, pour huit convives « chanceux » qui n’avaient visiblement pas peur de tomber malade. Pour ce qui est du goût, Guthrie a déclaré que ce n’était « pas si mal »… mais que personne n’a souhaité se resservir.

sverigesradio.se

Aujourd’hui, Blue Babe est conservé au Museum of the North de l’université d’Alaska, avec un morceau de viande manquant dans son cou pour toujours. Quant à Guthrie, il a relaté ce dîner exceptionnel dans son livre Faune gelée de la steppe à mammouths.

Source : History Things

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Les restes d’un enfant racontent l’histoire des premiers Américains


Un nouveau groupe autochtone à été découvert en Alaska grâce à la découverte des ossements d’un bébé de 6 semaines enterré il y a environs 11 500 ans. C’est une population inconnue jusqu’à ce jour. Les Béringiens seraient probablement le premier groupe d’amérindien en Amérique du Nord
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Les restes d’un enfant racontent l’histoire des premiers Américains

 

Illustration d'un peuplement ancien en Alaska

Illustration d’un peuplement ancien en Alaska   Photo : Ben Potter

L’analyse de l’ADN retrouvé dans les ossements fossilisés d’un bébé mis au jour en Alaska, aux États-Unis, révèle l’existence d’une population ancienne auparavant inconnue en Amérique.

Un texte d’Alain Labelle

Le bébé, de sexe féminin, est mort à l’âge de six semaines. Ses restes ont été découverts en 2013 sur le site archéologique d’Upward Sun River. Il a été baptisé Xach’itee’aanenh t’eede gaay ou « petite fille du lever du soleil » par la communauté autochtone de l’endroit.

Pour les scientifiques, le bébé est mieux connu sous le code USR1, en référence au lieu de sa découverte. Il a été enterré il y a environ 11 500 ans avec un autre bébé du même sexe encore plus jeune, qui a également été étudié par des équipes d’anthropologues des universités de Copenhague, de Cambridge et d’Alaska. Si ces chercheurs n’ont pas réussi à séquencer le patrimoine génétique du plus jeune bébé, ils pensent néanmoins que les deux enfants étaient apparentés et sans doute cousins.

Une population inconnue

C’est l’un des deux plus anciens génomes trouvés à ce jour en Amérique du Nord, mais sa particularité tient davantage au fait qu’il appartient à une population inconnue d’humains que les chercheurs ont appelés les anciens Béringiens.

En fait, ces anciens Béringiens forment probablement le premier peuple autochtone d’Amérique du Nord, une population antérieure et génétiquement distincte des autres populations autochtones américaines connues à ce jour.

Nous ne savions pas que cette population existait. Ben Potter, Université d’Alaska à Fairbanks.

Les professeurs Ben Potter et Josh Reuther et leur équipe sur les lieux de l'un des premiers peuplements d'Amérique.

Les professeurs Ben Potter et Josh Reuther et leur équipe sur les lieux de l’un des premiers peuplements d’Amérique.   Photo : UAF/Ben Potter

Un seul événement migratoire

En outre, l’analyse génétique et la modélisation démographique indiquent qu’un seul groupe ancestral amérindien fondateur s’est séparé des Asiatiques de l’Est il y a environ 35 000 ans.

Puis, il y a environ 20 000 ans, ce groupe s’est scindé en deux groupes : les anciens Béringiens et les ancêtres de tous les autres Amérindiens.

Ces découvertes nous permettent d’avoir une image plus précise de la préhistoire amérindienne, et elle est nettement plus complexe que nous ne le pensions. Ben Potter

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La vaste majorité des anthropologues pensent que les premiers humains à fouler le sol du continent américain appartenaient à un groupe venu d’Asie au Pléistocène supérieur à la fin de la dernière période glaciaire.

À cette époque, le niveau des océans était si bas qu’un pont terrestre correspondant à l’actuel détroit de Béring permettait de passer de la Sibérie à l’Alaska. Ce pont de terre ferme porte le nom de Béringie. Il était couvert d’une végétation abondante, et une faune variée de bisons, de mammouths, de chevaux et de caribous profitait de l’abondance de nourriture.

Les scientifiques pensent que c’est la présence de ces animaux qui a mené les premiers groupes d’humains en provenance de l’Asie vers l’Amérique du Nord.

Les terres du détroit de Béring ont ensuite été submergées lorsque la glace qui recouvrait le nord de l’Amérique a fondu et que les populations y ont été isolées.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.

http://ici.radio-canada.ca/

Pieuvre géante du Pacifique : une nouvelle espèce découverte


Une nouvelle pieuvre géante du Pacifique a été trouver, en fait probablement qu’elle a été vue par plusieurs biologistes et n’avaient pas remarquer les différences avec les autres. Grâce à l’ADN, cette pieuvre montre qu’elle forme une espèce distincte aux pieuvres géantes connues
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Pieuvre géante du Pacifique : une nouvelle espèce découverte

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

 

Une nouvelle pieuvre géante du Pacifique a été découverte. Il a fallu y regarder de plus près et utiliser la génétique pour prouver qu’il s’agissait bien d’une nouvelle espèce. Il est vrai que certaines pieuvres sont douées en camouflage…

Il n’existerait pas une mais bien deux espèces de pieuvres géantes du Pacifique. Depuis plusieurs années déjà, les scientifiques se doutaient que sous cette appellation, se cachaient en fait plusieurs espèces. En 2012, des chercheurs de l’université Alaska Pacific et de l’institut d’études géologiques des États-Unis ont identifié un groupe de pieuvres géantes distinctes des autres dans la baie du Prince-William, en Alaska. Sur 21 pieuvres pêchées, un tiers différait de la pieuvre géante du Pacifique  (Enteroctopus dofleini).

La nouvelle pieuvre présente des différences morphologiques avec Enteroctopus dofleini. En particulier, elle possède une sorte de collerette (ou jabot) latérale formée par une ligne semi-continue de papilles. Cette caractéristique a poussé les chercheurs à la qualifier de « pieuvre géante à collerette du Pacifique » (frilled giant Pacific octopus). Les pieuvres à collerette ont aussi de longues papilles près des yeux.

Une pieuvre géante « à collerette » jusque-là passée inaperçue

Les chercheurs ont analysé l’ADN de la nouvelle pieuvre et montré qu’elle formait une espèce distincte de la pieuvre géante Enteroctopus dofleini. Pour l’instant, la nouvelle pieuvre n’a pas reçu de nom officiel latin ; elle sera probablement classée dans le genre Enteroctopus. Ces résultats paraissent dans la revue American Malacological Bulletin.

Pourtant, cette pieuvre géante était probablement sous les yeux des biologistes depuis bien longtemps, comme l’explique dans Earther David Sheel, auteur de ces travaux :

« Vraisemblablement, les gens ont attrapé ces pieuvres pendant des années et personne n’a jamais rien remarqué ».

https://www.futura-sciences.com

Dans ce village d’Alaska, les ours polaires trouvent refuge plus longtemps chaque année


Les ours polaires sont une espèce en danger. Malheureusement avec le réchauffement climatique, la fonte des glaces, ils ne peuvent plus aller comme avant sur la banquise pour pêcher, alors en attendant, ils risquent des confrontations dans  une village en Alaska pour la recherche de nourriture
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Dans ce village d’Alaska, les ours polaires trouvent refuge plus longtemps chaque année

 

Des ours polaires à Kaktovik, une île de la mer de Beaufort, en Alaska.  | Arthur T. LaBar
via Flickr CC License by

Des ours polaires à Kaktovik, une île de la mer de Beaufort, en Alaska. | Arthur T. LaBar via Flickr CC License by

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur ABC News, New York Times

Ce phénomène atteste une nouvelle fois de l’impact du réchauffement climatique sur ces animaux.

L’ours polaire prisonnier de son morceau de banquise qui fond est depuis quelques années un symbole fort du réchauffement climatique. Mais on n’y voit pas d’emblée ce même symbole lorsque des ours se retrouvent coincés dans un petit village d’Alaska, attirant des milliers de touristes chaque année. Pourtant, la présence de dizaines d’ours polaires à Kaktovik en automne montre combien le réchauffement climatique affecte ces animaux du Grand Nord. S’ils trouvent refuge dans ce village de quelques 200 habitants depuis des dizaines d’années, il est inquiétant de constater qu’ils y restent de plus en plus longtemps, raconte ABC News.

«Avant, ils arrivaient début septembre, affirme James Wilder, biologiste du Service des forêts des États-Unis. Maintenant, on les voit dès fin juillet, début août, et ils restent plus longtemps.»

 Dans un article de décembre dernier, le New York Times signalait en effet qu’en 2016, les ours avaient trouvé refuge à Kaktovik durant 56 jours en moyenne, contre une vingtaine seulement vingt ans en arrière.

Ce qui les retient sur cette petite île d’Alaska? L’attente, de plus en plus longue, de la reformation de la banquise, leur habitat naturel. Là où ils trouvent à manger, en chassant les phoques. Or, la glace fond de plus en plus tôt, et réapparaît de plus en plus tard, constatent les scientifiques. La période à laquelle les ours se rendent à Kaktovik «semble correspondre» à ce calendrier, observe James Wilder. Et cette période pourrait être amenée à se prolonger:

dans cette partie du globe, «la banquise perd 9% de sa surface tous les dix ans», s’alarment les scientifiques.

Affamés, les ours trouvent de quoi se nourrir à Kaktovik, d’abord sur les restes d’os de baleines, laissés par les pêcheurs sur la rive. Mais cela ne suffit plus: alors qu’ils allaient très rarement au cœur du village il y a encore quelques années, ces grands ours blancs se rendent maintenant presque chaque nuit dans les rues de Kaktovik, pour voler de la nourriture. Des patrouilles ont été mises en place pour les chasser.

En rejoignant ce village, les ours s’adaptent aux rudes conditions que leur imposent le changement climatique. Mais jusqu’à quand, et avec quelles conséquences? Depuis 2008, ces animaux polaires sont inscrits comme espèces en danger. On estime qu’ils sont encore  20 à 25.000 en liberté, rapporte ABC News. Mais ce chiffre pourrait baisser de 30% d’ici 2050, selon le New York Time

http://www.slate.fr

Bienvenue à Anchorage, la ville des orignaux


C’est surprenant que des orignaux puissent circuler librement dans une ville en Alaska, sans peur d’être la cible d’un fusil. Plus de la moitié de la population humaine aime cohabiter avec ces animaux sauvages imposants qui peuvent provoquer des collisions extrême sur la route avec une voiture ou même être agressifs s’ils se sentent menacés
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Bienvenue à Anchorage, la ville des orignaux

 

Un bébé orignal juste à côté d'une affiche où on peut lire : «Welcome».

Un bébé orignal cherche à se nourrir dans un massif de verdure devant une maison à Anchorage, en Alaska.   Photo : Anne Kessler

Près de 2000 orignaux ont élu domicile dans les rues et les arrière-cours d’Anchorage, en Alaska. Les résidents se sont habitués à leur présence, et ils sont même fiers de cohabiter avec ces animaux pourtant dangereux.

Un texte de Benoît Ferradini, à La semaine verte

Les orignaux font partie du quotidien des habitants d’Anchorage. Cela va des combats de mâles en rut en pleine rue, jusqu’aux ébats des bébés en mai.

C’est fréquent de les voir traverser la rue devant les voitures, de marcher sur les trottoirs. On a même des photos d’eux dans des épiceries, ou en train d’entrer à l’hôpital. Don Dyer, de l’Alaska Moose Federation

Les voir de son salon

Michel Villon habite à Anchorage depuis 50 ans. Il a appris à respecter ces quadrupèdes imposants, qui mesurent plus de deux mètres et peuvent peser jusqu’à 700 kilos.

« Il y a deux mois, je sors, et l’orignal était juste là », explique Michel Villon en montrant du doigt l’entrée de sa maison.

Le plus souvent, il reste dans son salon et observe les orignaux qui traversent son arrière-cour.

S’ils se retrouvent dans ce quartier, c’est qu’ils suivent des ruisseaux qui descendent des montagnes avoisinantes où ils passent l’hiver.

« Ça permet aux orignaux de descendre quand il y a beaucoup de neige en hiver », dit Michel Villon.

Comprendre leurs déplacements

Ces déplacements intriguent le département de la Pêche et de la Chasse d’Alaska, qui tente de mieux comprendre l’organisation de la population d’orignaux.

« Nous avons quelques centaines d’orignaux qui sont résidents permanents d’Anchorage, mais pendant l’hiver, ils sont rejoints par les orignaux des montagnes Chugach, à l’est et au sud de la ville », explique l’agent de la faune Dave Saalfeld.

Personne ne sait exactement combien d’orignaux s’installent dans les nombreux parcs de la ville. Selon les dernières estimations, leur nombre varierait entre 1200 et 2000 individus.

Mais impossible pour le département de faire des inventaires par avion; il y a trop de trafic aérien au-dessus d’Anchorage, la plus grande ville d’Alaska.

En février, le gouvernement a donc lancé un projet pilote : compter les bêtes en se basant sur les appels des résidents.

« Si on se base sur les centaines d’appels qu’on a reçus, on peut dire que tout le monde est très satisfait de notre projet », se réjouit Dave Saalfeld.

Une fois que les orignaux repérés grâce aux appels, des agents de la faune tentent de les approcher pour prélever des échantillons d’ADN. L’objectif : dresser une carte génétique des familles d’orignaux.

Les chercheurs espèrent ainsi les dénombrer et comprendre leurs déplacements. L’étude se poursuivra pendant trois ans. Elle devrait permettre de mieux gérer une population dont la présence provoque aussi bien des dégâts.

Plus agressifs que des grizzlis

Don Dyer, de l’Alaska Moose Federation, raconte que les collisions entre voitures et orignaux sont monnaie courante. Lorsque nous l’avons rencontré, il venait de se rendre sur le lieu d’un tel accident.

« La voiture a heurté l’orignal, il a roulé sur le toit et a ensuite écrasé l’arrière du véhicule », raconte-t-il.

Le toit et le pare-brise du véhicule étaient complètement enfoncés.

Don Dyer explique que ses collègues et lui récupèrent les carcasses des orignaux tués après les accidents.

« On en ramasse 500 à 600 par an », dit-il, avant d’ajouter qu’il récupère la viande en l’apportant à des associations à but caritatif.

« On tire environ 275 livres de viande d’un orignal tué. Si on compte tout ce qu’on a déjà distribué, en nombre de steaks hachés, cela fait 700 000 hamburgers! », explique Don Dyer.

Les risques liés à la cohabitation avec les orignaux ne se limitent pas aux collisions routières. Les orignaux sont considérés comme étant les animaux les plus dangereux de l’État, plus agressifs que les grizzlis. En mai, huit personnes ont été blessées par des orignaux à Anchorage, surtout par des mères protégeant leurs petits.

Michel Villon est très conscient des risques encourus.

On a un sens un petit peu plus développé que les nouveaux arrivés qui regardent ces animaux comme au zoo : « Oh, c’est mignon! » Oui, c’est mignon, mais ça peut tuer; c’est ça le problème.

Michel Villon

 

 

Reste que la population d’Anchorage aime ces bêtes. En 2010, un sondage du département de la Pêche et de la Chasse a démontré que 87 % des résidents apprécient la présence des orignaux malgré les risques.

Une fierté qui fait maintenant partie de la ville. Anchorage est reconnue mondialement pour sa population d’orignaux urbains.

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Le changement climatique pousse les grizzlys à manger des baies plutôt que des saumons


Les changements climatiques touchent tout le monde, même les animaux. Le grissly n’est pas une exception. Alors que les baies qu’ils préfèrent arrivent un peu plus tôt, en même temps que la fraie du saumon. Ces ours vont préférer manger les baies pour prendre plus de poids, quand la saison est finie, les saumons sont parties, donc une perte de protéines variées pour affronter les mois d’hiver
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Le changement climatique pousse les grizzlys à manger des baies plutôt que des saumons

 

Grizzly Bear Cubs | Denali National Park and Preserve via Flickr CC License by

Grizzly Bear Cubs | Denali National Park and Preserve via Flickr CC License by

Repéré par Grégor Brandy

Repéré sur The Atlantic, The Telegraph

En Alaska, ces gros mammifères ont dû faire un choix.

 

Des grizzlys qui délaissent des saumons pour des baies de sureau: l’anecdote a de quoi surprendre, mais c’est ce qu’ont constaté deux chercheurs en écologie de l’université d’Oregon State dans leur étude de ces mammifères de l’île de Kodiak en Alaska. En 2014 et 2015, ils ont remarqué qu’alors que les saumons remontaient les courants dans leur direction, les animaux n’étaient pas sur place. Au lieu de ça, les quinze grizzlys pucés se trouvaient dans les collines en train de manger des baies de sureau, explique IB Times.

«C’est un peu comme si le petit-déjeuner et le déjeuner étaient servis en même temps, et qu’il n’y a rien à manger jusqu’au dîner, résume l’un des deux chercheurs. Il faut choisir entre l’un et l’autre parce que l’on ne peut pas tout manger en même temps.»

D’habitude, les grizzlys mangent les saumons, puis s’attaquent aux baies quand elles sont mûres.

Mais avec le réchauffement climatique, les baies arrivent plus tôt à maturité et «quand les deux sont au menu au même moment, les grizzlys choisissent les baies», poursuit The Atlantic.

Problèmes à venir

 

Le choix pourrait sembler illogique, puisque les saumons contiennent «plus d’énergie» mais en réalité, les saumons étant trop riches en protéines, ils font perdre du poids, alors que les sureaux de montagne «contiennent à peu près la quantité optimale de protéines, et en se concentrant sur cette source de nourriture, les grizzlys prennent du poids aussi vite que possible».

Pour autant, ceci n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les grizzlys, ceux-ci étant généralement habitués à avoir différentes sources de nourriture.

«Si les baies mûrissent plus tôt, ça peut être une bonne chose, mais une fois que c’est fini, les grizzlys auront manqué la période des saumons.»

Malgré tout, les auteurs de l’étude estiment que les grizzlys s’en sortiront peut-être en se nourrissant des cadavres de saumons. Mais ces animaux ne sont pas les seuls touchés par cette arrivée plus soudaine des baies, conclut l’étude des chercheurs citée par le Telegraph.

«Les grizzlys sont passés des saumons aux sureaux, ce qui a perturbé un lien écologique qui fertilise habituellement les écosystèmes terrestres, et génère un plus fort taux de mortalité des saumons.»

D’autant que si la tendance qui veut que les baies arrivent à maturité en moyenne deux jours et demi plus tôt chaque année, d’ici 2070, les deux périodes se chevaucheront parfaitement. Et les carcasses de poissons ne seront plus là pour enrichir le sol, et nourrir d’autres espèces d’animaux, qui mangent les restes laissés par les grizzlys.

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Le Saviez-Vous ► Les trésors des sept mers


Les découvertes archéologiques ne sont pas juste enfouie dans le sol, mais aussi sous l’eau, que ce soit des épaves, un jardin, des sites historiques, c’est toujours spectaculaire !
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Les trésors des sept mers

 

Les restes de la tour de garde du... (Photo fournie par l'Université de Copenhague)

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Les restes de la tour de garde du port de Salamis.

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ DE COPENHAGUE

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Des baleiniers en Alaska, des rebelles chinois, un potager de 3800 ans sur la côte Ouest, l’or de Churchill. Les archéologues sous-marins ont plein d’histoires fabuleuses à raconter. Voici six de leurs découvertes récentes.

La bataille  de Salamine

La base navale d’où sont partis les navires athéniens qui ont vaincu les Perses lors de la bataille de Salamine, en 480 avant Jésus-Christ, vient d’être mise au jour par des archéologues grecs. Travaillant avec des collègues de l’Université de Copenhague, ils ont identifié des tours de garde et des hangars utilisés par les navires de guerre qui ont réussi à repousser la première tentative d’invasion par Xerxès de la Grèce. Le commandant athénien Thémistocle avait réussi à mettre en échec la marine perse, deux fois plus nombreuse, en exploitant le faible tirant d’eau du détroit de Salamine, léguant à la postérité l’une des premières histoires de batailles navales.

Les «patates» ancestrales

Des archéologues ont découvert près de Vancouver un jardin d’un type de tubercules ancestraux comestibles qui était recouvert par les eaux depuis 3800 ans. Les chercheurs de l’Université Simon Fraser, qui ont collaboré avec des autochtones de la bande Katzie, ont mis au jour en décembre dernier ce site du fleuve Fraser, qui montre que les habitants des lieux se servaient alors de morceaux de bols en terre cuite pour délimiter les rangées de plants. La bande Katzie a décidé de relancer la culture de la sagittaire à larges feuilles, que les anglophones appellent wapato, dont le goût s’apparente à celui de l’asperge, selon un article du Vancouver Sun.

La manne de Fourni

25 % en deux ans. C’est le bilan de la campagne de l’Université de Southampton, en Angleterre, dans les eaux de Fourni, archipel grec situé près de la Turquie, depuis deux ans. Avec une quarantaine de nouvelles épaves de l’Antiquité, les chercheurs grecs et britanniques ont augmenté du quart le nombre d’épaves de cette époque recensées en eaux grecques. La moitié de ces épaves a été découverte lors d’une campagne à l’été 2015, l’autre l’été dernier, à une profondeur de moins de 70 mètres. Les chercheurs avancent que ce foisonnement montre la persistance des réseaux commerciaux du Proche-Orient au fil des aléas politiques de la fin de l’Antiquité.

Les baleiniers de l’Alaska

Au milieu du XIXe siècle, les baleiniers américains ont écumé les eaux de l’Alaska. Mais en 1871, ils ont connu leur Waterloo. Une trentaine de navires ont été piégés par des glaces hâtives dans la mer de Tchoukotca, au nord de l’État, et ont dû être abandonnés. Une campagne d’imagerie des fonds marins de la région de l’administration océanographique et atmosphérique des États-Unis (NOAA) a identifié deux des 32 navires qui ont sombré. Les 1200 marins ont franchi à pied les 200 kilomètres qui les séparaient des sept autres navires de la flotte, amarrés sur la côte occidentale de l’Alaska, et ont regagné Honolulu sains et saufs. La perte d’une quantité aussi importante de navires a sonné le glas de l’industrie baleinière de la Nouvelle-Angleterre.

Le trésor d’un rebelle chinois

Des chercheurs chinois ont mis au jour le trésor d’un rebelle paysan du XVIIe siècle, Zhang Xianzhong, qui a dirigé une révolte paysanne contre l’empire chinois. Le trésor a été retrouvé au fond d’une rivière de la province du Sichouan, que Zhang a conquise en 1644 et conservé jusqu’en 1646, quand la nouvelle dynastie mandchoue qui avait pris le pouvoir à Pékin a repris le contrôle du Sichouan. Des témoignages de l’époque rapportaient que Zhang avait fui avec un trésor considérable qui avait coulé avec ses navires fuyant les forces mandchoues, mais aucune trace de ces richesses n’avait jusqu’à maintenant été retrouvée.

L’or de Churchill

Une entreprise a été lancée l’automne dernier pour financer la recherche de trois navires chargés d’une partie des réserves d’or du gouvernement britannique, qui ont été coulés au début de la Seconde Guerre mondiale par les nazis. L’entreprise, Britannia’s Gold, se base sur une trentaine d’années de recherches par les découvreurs du HMS Edinburgh qui, en 1986, ont mis au jour une cargaison d’or soviétique – en paiement d’armes britanniques – valant 70 milliards CAN en dollars courants. Plus de 700 épaves de l’époque auraient été examinées par Britannia’s Gold avant que la société de recherche de l’« or de Churchill » ne soit lancée.

http://www.lapresse.ca

Ce chat a été maire d’une ville pendant près de 20 ans


Vous avez sans doute entendu parler de Stubbs, qui était un chat maire d’une ville en Alaska. Après près de 20 ans de loyaux services, avoir survécu à une attaque de chien, il y a quelques années. Ses maîtres ont annoncé qu’il s’est éteint la semaine dernière, mais laissant derrière lui son apprenti pour reprendre les rennes de la mairie.
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Ce chat a été maire d’une ville pendant près de 20 ans

 

A Talkeetna en Alaska, les habitants sont en deuil. Stubbs, élu maire honorifique en 1998, est décédé après deux décennies de bons et loyaux services.

Stubbs a eu une vie de chat peu ordinaire. Depuis près de 20 ans, il était la principale attraction de la petite ville de Talkeetna en Alaska aux Etats-Unis. Plus qu’une mascotte pour ses 900 habitants, il en était l’unique figure politique. Le matou avait pris la tête de mairie en 1998 après des élections houleuses et aucun autre candidat ne lui a succédé depuis. Ses propriétaires ont malheureusement annoncé qu’il s’était éteint dans son sommeil dans la nuit de jeudi à vendredi et tous ses concitoyens sont en deuil.

 

stubbs chat maire

Un maire pacha

Son titre était certes symbolique puisque la ville dépend d’une plus grosse agglomération et que le maire n’a pas réellement de pouvoir exécutif mais pour ses citoyens, le matou roux a, à sa façon et probablement sans en avoir conscience, vraiment contribué à changer le paysage politique de la ville. Né en 1997, il avait été présenté comme prétendant aux municipales à quelques mois par les habitants mécontents par les candidats et il avait remporté le scrutin.

Au cours de ses deux décennies de mandat, il a fait le bonheur de ses électeurs.

 « Notre maire n’a pas augmenté les impôts, il ne se mêle pas de commerce, et est d’une intégrité remarquable », s’était félicitée sa maîtresse auprès de CNN il y a 5 ans encore.

Véritable guerrier jusqu’à la fin de sa vie (il avait survécu à l’attaque d’un chien en 2013, au grand soulagement des habitants), il appréciait particulièrement les siestes et siroter de l’eau dans des verres à margarita. 

stubbs chat maire

Beaucoup de regretteront mais se rassurent déjà à l’idée que sa relève est déjà assurée. Denali, un chat appartenant aux mêmes humains et ayant vécu avec Stubbs qui lui a transmis son savoir pourrait reprendre son siège à la mairie.

« Il a exactement la même personnalité que Stubbs. Il aime l’attention et se comporte comme un petit chiot quand il est avec des gens. On n’aurait pas pu espérer meilleur apprenti que lui. Il marche vraiment dans les pas de Stubbs. »

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La chasse aérienne bientôt de nouveau légale en Alaska


Aberrant ! Une chasse inégale envers les animaux qui en principe répondait à une protection des animaux sera probablement admise en Alaska. En plus de pouvoir utiliser des avions et des hélicoptères, ils pourront tuer une maman et ses petits dans une tanière.
Nuage

 

La chasse aérienne bientôt de nouveau légale en Alaska

 

Grâce à la NRA, il devrait bientôt être... (PHOTO archives REUTERS)

Grâce à la NRA, il devrait bientôt être légal de tuer des femelles ours et leurs petits dans leurs tanières en Alaska», a dénoncé jeudi Everytown for Gun Safety.

PHOTO ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

Chasser l’ours ou le loup depuis un avion ou un hélicoptère en Alaska devrait bientôt redevenir possible, le Sénat américain ayant voté une loi supprimant les protections pour ces animaux adoptée sous le précédent gouvernement de Barack Obama.

Le texte législatif devrait rapidement se retrouver sur le bureau de Donald Trump, qui sauf surprise le promulguera, le président poursuivant ses révocations de règlementations prises par son prédécesseur.

Le texte abrogé mardi par le Sénat restreignait certaines pratiques de chasse dans les réserves naturelles nationales en Alaska, dont la pose de pièges ou le recours à des appâts.

La loi interdisait aussi de tuer des prédateurs à proximité de leur portée ainsi que la chasse aérienne, une façon de réguler le gibier que beaucoup considèrent comme antisportive.

Le vote, à la Chambre des représentants le mois dernier puis au Sénat cette semaine, s’est très majoritairement déroulé suivant la représentation politique, les républicains majoritaires l’emportant logiquement.

Les élus républicains de l’Alaska dénonçaient une loi fédérale empiétant sur leurs prérogatives, en affirmant que c’était à l’État de définir la politique régulant la chasse.

Ils ont bénéficié du soutien du principal lobby des armes, la National Rifle Association (NRA).

«Grâce à la NRA, il devrait bientôt être légal de tuer des femelles ours et leurs petits dans leurs tanières en Alaska», a dénoncé jeudi Everytown for Gun Safety, une organisation qui lutte contre la prolifération des armes aux États-Unis.

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