Les groupes terroristes de plus en plus présents sur internet


Est-ce une excuse pour l’espionnage sur internet afin de débusquer les terroristes ? D’un autre côté, il y a ces mêmes terroristes qui utilisent des réseaux sociaux pour cibler des candidats à leur mouvements. Peut-on trouver un juste-milieu ?
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Les groupes terroristes de plus en plus présents sur internet

 

Les groupes terroristes de plus en plus présents sur internet

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WASHINGTON – Les groupes terroristes ont accru leur présence sur internet au cours des dernières années, en particulier sur les réseaux sociaux, essentiels pour leur recrutement, leur propagande ou la formation de leurs membres, révèle une étude publiée mercredi.

«Du point de vue des terroristes, (les réseaux sociaux) ont un énorme avantage: l’anonymat», remarquait lors d’un forum organisé mercredi Gabriel Weimann, de l’université israélienne de Haïfa, qui a réalisé ce rapport pour le Woodrow Wilson Center.

D’après ce professeur de communication, en 1998, seuls 12 sites internet liés au terrorisme existaient, contre plus de 10 000 sites ou pages de réseaux sociaux aujourd’hui. Ces groupes n’ont «jamais rien inventé» en ligne, mais ont utilisé à leur avantage la liberté qu’offre internet, par exemple en créant des outils comme le magazine Inspire, lié à al-Qaïda, et utilisé pour recruter ou former des sympathisants, notamment aux États-Unis.

«Les terroristes ont de bonnes raisons d’utiliser les réseaux sociaux», a encore ajouté Gabriel Weimann: «D’une part, ces canaux sont de loin les plus populaires auprès du public qu’ils visent (…). Deuxièmement, les médias sociaux en ligne sont facilement utilisables, fiables et gratuits. Et, enfin, (ils) leur permettent d’atteindre directement leur public cible et de virtuellement frapper à sa porte».

«Il n’y aucun moyen de les en empêcher», a assuré le chercheur.

À ses yeux, la présence accrue de ces groupes sur internet souligne la nécessité d’une meilleur surveillance, comme celle mise en oeuvre par l’Agence de sécurité nationale américaine, mais avec des garde-fous pour protéger la vie privée des internautes.

«Il y a un besoin crucial de surveillance», a-t-il jugé, «mais tout cela doit être réglementé».

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Un attentat déjoué au Canada


Le Canada n’est pas à l’abri du terrorisme et des attentats. Mais heureusement, il semble que la Gendarmerie Royale a pu arrêter un désastre à la naissance grâce a des enquêtes qui visaient un train de Via Rail surtout une liaison de New York-Toronto.
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Un attentat déjoué au Canada

 

Les autorités de Toronto ont inculpé lundi deux individus liés à Al-Qaïda pour complot visant un train de passagers. Une première.

 

Un projet d’attentat visant un train de passagers a été déjoué lundi par la police canadienne. L’attaque avait été préparée par deux hommes qui ont été arrêtés à Toronto et Montréal. Selon les autorités locales, leurs ordres provenaient d’éléments d’Al-Qaïda établis en Iran.

L’identité des suspects à moitié révélée

« Ces individus voulaient mener une attaque terroriste » contre un train de passagers de la société d’Etat canadienne Via Rail, a indiqué la Gendarmerie Royale du Canada (GRC, police fédérale) lors d’une conférence de presse.

« Ils ont surveillé des trains et des rails de la région de Toronto« , la capitale économique du pays, a ajouté un responsable, en se refusant à fournir d’autres détails. Selon plusieurs médias locaux, ils visaient en particulier la liaison très fréquentée New York-Toronto.

La police, invoquant l’enquête en cours, n’a pas voulu préciser le pays d’origine des suspects, qui n’ont pas la citoyenneté canadienne, ni dire depuis quand ils se trouvaient au Canada. Elle s’est limitée à indiquer qu’il s’agissait de Chiheb Esseghaier, 30 ans, résident à Montréal, et Raed Jaser, 35 ans, établi à Toronto. Ils ont été inculpés pour « complot en vue de commettre un attentat terroriste » et « complot (…) sous la direction d’un groupe terroriste », a indiqué la GRC.

Des ordres et des conseils en provenance d’Iran

Les deux hommes « recevaient du soutien d’éléments d’Al-Qaïda se trouvant en Iran », en particulier « des ordres et des conseils », a souligné la police. Toutefois, « il n’y a aucune information indiquant que ces attaques étaient soutenues par l’Etat » iranien », a précisé la GRC, sans développer.

« Les arrestations d’aujourd’hui démontrent que le terrorisme continue d’être une menace réelle pour le Canada », a fait valoir le ministre canadien de la Sécurité publique, Vic Toews, en louant le travail des policiers canadiens impliqués, ainsi que du Service du renseignement de sécurité.

« J’aimerais également remercier le FBI (police fédérale américaine) pour son assistance tout au long de l’enquête et pour sa coopération qui a permis cette conclusion heureuse », a-t-il ajouté

Ce projet d’attentat n’a aucun lien avec celui de Boston, dans le nord-est des Etats-Unis qui a fait, il y a une semaine, trois morts et quelque 200 blessés. Les suspects ont en effet été arrêtés lundi à la suite d’une enquête débutée en août dernier.

Les autorités canadiennes ont noté que l’attentat « était encore à l’étape de la préparation » et qu’aucune attaque n’était « imminente ».

Une première au Canada

« Ces arrestations sont le résultat d’une coopération transfrontalière approfondie », a salué dans un communiqué l’ambassadeur des Etats-Unis à Ottawa, David Jacobson.

C’est la première fois au Canada que des chefs accusations impliquant Al-Qaïda sont déposés. Relativement épargné par le terrorisme international, le Canada est toutefois apparu ces derniers temps comme un vivier pour le recrutement de futurs extrémistes islamistes.

Des médias rapportaient encore la semaine dernière que la spectaculaire attaque menée le 14 avril par un commando de shebab à Mogadiscio (au moins 34 morts) avait été dirigée par un ancien étudiant canadien, Mahad Ali Dhore. Début avril, on apprenait qu’un Canadien était quant à lui détenu en Mauritanie, où il avait été condamné en 2012 pour avoir tenté de rejoindre un camp d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), au Mali voisin. Des sources avaient indiqué dans les médias locaux qu’il faisait partie d’un petit groupe de Canadiens partis se joindre au jihad dans le Sahel. Deux de ses membres figuraient notamment sur la liste des extrémistes islamistes décédés lors de la prise d’otages du site gazier d’In Amenas, dans le sud-est de l’Algérie, au début du mois de janvier.

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