«Airpocalypse»: un immense mur de smog envahit Pékin


Nous avons quelques fois des alertes de smog, surtout lors des journées froides, mais jamais aussi polluant qu’en Chine. Cela doit être difficile à vivre surtout pour les personnes à santé fragile. Cela fait réfléchir sur l’importance de préserver l’air
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«Airpocalypse»: un immense mur de smog envahit Pékin

«Airpocalypse»: un immense mur de smog envahit Pékin

Images captées dans un intervalle de 20 minutes, avant et après l’arrivée d’un nuage de smog sur Pékin.Photo @china_chas / Twitter

Julien Girault

En guise de bouffée d’optimisme pour entamer la nouvelle année, Pékin s’est réveillé sous un épais brouillard toxique, avec une concentration de particules nocives 20 fois supérieure aux normes internationales, après le passage d’un nouveau nuage polluant dans le pays.

Après un long épisode de pollution en décembre, la capitale chinoise était à nouveau recouverte ce 1er janvier d’une dense brume grisâtre à l’odeur âcre, qui limitait la visibilité à quelques centaines de mètres.

Perdues dans le «smog», des enseignes lumineuses en haut des gratte-ciels semblaient flotter dans le vide, tandis que certains touristes se pressant autour de la Tour du tambour – monument emblématique du vieux Pékin – arboraient des masques respiratoires, a constaté l’AFP.

Un internaute a publié dimanche sur Twitter une vidéo montrant un dense nuage de pollution roulant sur la capitale chinoise. La séquence de quelques secondes représente en réalité des images captées sur une durée de 20 minutes.

La concentration de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5) – particulièrement dangereuses car elles pénètrent profondément dans les poumons – a dépassé dimanche matin 500 microgrammes par m3, selon les relevés de l’ambassade américaine rapportés par le site aqicn.org.

Un taux très au-dessus du seuil maximal de 25 recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour une exposition de 24 heures.

Cette pollution atmosphérique endémique provient principalement de la combustion du charbon utilisé pour le chauffage et la production d’électricité, dont la demande augmente durant l’hiver.

La capitale est placée depuis jeudi en «alerte orange» à la pollution, un niveau qui entraîne l’interdiction des véhicules les plus polluants et une réduction de l’activité de certaines usines.

Mais entre le 16 et le 21 décembre, Pékin – comme près d’une trentaine d’autres grandes villes du nord de la Chine -, avait été pendant six jours en «alerte rouge», le niveau d’alarme maximal.

Celui-ci, déclenché quand un très grave épisode polluant est susceptible de durer plus de 72 heures, implique des fermetures d’écoles, l’arrêt de la production industrielle, une circulation alternée, ou encore l’interruption des chantiers.

«ENVIE DE PLEURER»

De nouveau dimanche, l’exaspération des Pékinois submergeait les réseaux sociaux.

«Pourquoi donc n’ont-ils pas déclenché l’alerte rouge? Parce que cela ferait mauvais genre pour le premier jour de l’année?», s’est agacé un internaute sur la plateforme de microblogs Weibo.

«La pollution possède désormais son « hukou » (permis de résidence) à Pékin, c’est fichu, elle ne s’en ira plus», rétorquait un autre, se désolant qu’il soit impossible d’aller «en plein air» pour célébrer le nouvel an.

«Sur l’avenue Chang’an (qui longe la place Tianan’men), j’ai brûlé deux feux rouges faute de les voir, j’ai envie de pleurer, ça me mine le moral», se lamentait un autre usager.

Vingt-quatre métropoles chinoises ont de nouveau été placées vendredi et samedi en alerte rouge, dans le nord et l’est du pays, selon l’agence Chine nouvelle. Quasiment toutes en étaient sorties dimanche, selon des sites officiels, à l’exception notable de divers districts de Shijiazhuang.

Dans cette ville, capitale de la province très industrielle du Hebei, les compteurs de la pollution avaient littéralement «explosé» mi-décembre, avec une concentration de particules 2.5 dépassant les 1000 microgrammes/m3, soit… 40 fois le seuil maximal recommandé par l’OMC.

Sur d’angoissants clichés aériens pris alors, on voyait le sommet des gratte-ciel émerger péniblement d’un informe magma grisâtre.

Durant cette période, un nuage toxique de pollution s’était étendu dans le nord-est de la Chine sur une surface totale de 1,88 million de km2 (soit plus de trois fois la superficie de la France). Il avait affecté – selon Greenpeace – quelque 460 millions de personnes, soit presque la population de l’Union européenne.

Selon les prévisions météorologiques officielles, le nuage de pollution actuel devrait «se dissiper progressivement» à partir du 5 janvier à la faveur d’un courant d’air froid.

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«Airpocalypse» en Chine: pénurie de masques filtrants


 

La Chine vit des jours d’air hautement pollué et combattre les causes de la pollution, inquiète plus des conséquences du développement économique des localités. Les gens suffoquent, les cancers augmentent, les enfants auront un avenir hypothéqué, tant pis … On prévoit polluer encore plus
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«Airpocalypse» en Chine: pénurie de masques filtrants

 

Les habitants de la capitale devaient ainsi encore... (PHOTO KIM KYUNG-HOON, REUTERS)

Les habitants de la capitale devaient ainsi encore une fois fonctionner mercredi matin dans une pollution atteignant presque le double du seuil considéré comme dangereux par les autorités chinoises, et de vingt fois supérieur au seuil maximum préconisé par l’OMS.

PHOTO KIM KYUNG-HOON, REUTERS

Agence France-Presse
Pékin

Les plus importants distributeurs de masques respiratoires filtrants étaient mercredi en rupture de stock en Chine, le nord du pays suffoquant depuis une semaine sous une épaisse pollution atmosphérique.

Les habitants de la capitale devaient ainsi encore une fois fonctionner mercredi matin dans une pollution atteignant presque le double du seuil considéré comme dangereux par les autorités chinoises, et de vingt fois supérieur au seuil maximum préconisé par l’OMS.

De telles situations sont désormais surnommées «airpocalypses» en Chine.

La ruée sur les accessoires et appareils permettant d’atténuer les graves conséquences de la nocivité de la brume polluée pouvait notamment se vérifier sur Tmall.com, la galerie marchande du géant du commerce en ligne Alibaba.

Sur les 29 modèles de masques filtrants proposés sur Tmall par la société américaine 3M, 26 étaient mercredi en rupture de stock ou indisponibles.

Totobobo, une chaîne spécialisée dans des masques produits à Singapour, annonçait de son côté qu’elle ne serait pas en mesure d’en distribuer à nouveau avant le 1er avril.

«Je suis à la recherche de masques faciaux et d’un purificateur d’air, car le brouillard polluant est de pire en pire. Les masques sont tous vendus et le prix des purificateurs a bondi. Est-ce la panique générale?», s’interrogeait un internaute.

Dangereux de rester dehors

La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), accusées d’être impliquées dans des centaines de milliers de décès prématurés en Chine, a atteint mercredi matin à Pékin un seuil de 557 microgrammes par mètre cube, selon l’ambassade américaine.

L’Organisation mondiale de la santé recommande un plafond maximum de 25 pour une exposition de 24 heures, et les autorités chinoises estiment qu’au-dessus de 300, il est «dangereux» de rester dehors.

Et même si dans l’après-midi la pollution a nettement diminué – à 100 selon les autorités locales, à 180 selon les mesures de l’ambassade américaine à Pékin -, les écoles de la capitale avaient pour consigne de garder les enfants à l’intérieur toute la journée. Un collège a même proposé à ses élèves de suivre les cours depuis chez eux via l’internet.

C’était le sixième jour d’alerte orange à Pékin, où la présence de particules dans l’air mercredi matin était nettement perceptible et la visibilité ne dépassait pas quelques centaines de mètres.

Dans la province environnante du Hebei, connue pour ses industries lourdes très polluantes, la ville de Xinji a, elle, enregistré une densité de particules PM 2,5 de 761 microgrammes, selon un relevé officiel.

La pollution atmosphérique est devenue l’un des principaux sujets de mécontentement des Chinois, lassés de suffoquer et d’assister à l’explosion des cancers du poumon dans les zones urbaines.

Une sortie du président Xi Jinping dans les rues polluées, sans masque, a été accueillie avec satisfaction par les internautes.

Le gouvernement assure s’attaquer aux causes majeures de la pollution : véhicules, chauffage domestique, centrales au charbon, usines et chantiers.

Mais il se heurte aux nombreuses réticences des autorités locales, pour qui combattre la pollution de l’air revient à freiner le développement.

Selon Greenpeace, 570 centrales à charbon sont programmées ou en construction en Chine.

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La pollution en Chine détectée depuis l’espace /Soleil artificiel à Pékin


Si la pollution peut être mesurable dans l’espace, il est inquiétant de voir que cela ne fait pas bouger plus les choses. C’est tellement aberrant que les Chinois vont jusqu’à mettre des grands écrans pour que le soleil brille sur la capitale en disant que l’environnement est l’affaire de tous. Et quoi encore ? C’est comme dire bah pas grave, on a un soleil virtuel, alors tout va, tout en se donnant bonne conscience en demandant aux autres de faire attention à cet environnement fragilisé par l’inaction
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La pollution en Chine détectée depuis l’espace

 

Les niveaux de pollution de l’air dans les principales villes chinoises ont atteint des records ces dernières années, dépassant jusqu’à 40 fois les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé.

PHOTO WANG ZHAO, AFP

Agence France-Presse
PARIS

Plusieurs polluants, comme les particules fines et le monoxyde de carbone, situés au niveau du sol, ont pu être détectés pour la première fois à partir de l’espace au-dessus de la Chine, a annoncé une équipe franco-belge.

Les niveaux de pollution de l’air dans les principales villes chinoises ont atteint des records ces dernières années, dus essentiellement aux émissions des centrales à charbon, avec des niveaux de particules fines dépassant en janvier dernier jusqu’à 40 fois les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

À partir des mesures réalisées par un instrument de sondage infrarouge, IASI, embarqué à bord du satellite européen MetOp-A, l’équipe conduite par Anne Boynard du CNRS (Centre national pour la recherche scientifique) a montré qu’il était possible de détecter de l’espace des panaches de polluants situés au niveau du sol.

En janvier dernier, IASI a ainsi mesuré au-dessus de Pékin et des villes alentour des concentrations très élevées de polluants liés à l’activité humaine, tels que le monoxyde de carbone et le dioxyde de souffre, l’ammoniac et des aérosols de sulfates d’ammonium.

Les résultats sont publiés vendredi dans la revue Geophysical Research Letters.

Déterminer la composition de l’atmosphère à proximité du sol «restait jusqu’à présent compliqué avec des satellites», souligne le CNRS dans un communiqué.

Selon les chercheurs, deux conditions doivent cependant être réunies. Les conditions météorologiques doivent être stables, ce qui favorise l’accumulation de polluants au niveau du sol. Et il faut également une différence de température importante entre le sol et l’air juste au-dessus de la surface terrestre.

«Ces travaux ouvrent des perspectives inédites pour mieux évaluer et gérer la qualité de l’air», estime le CNRS.

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Soleil artificiel à Pékin

 

En plus de remplacer le soleil, ces écrans géants transmettent dorénavant des consignes à caractère environnemental.

PHOTO GETTY IMAGE

La Presse

Face à un nouvel épisode de smog extrême baptisé «airpocalypse», les autorités chinoises ont trouvé le moyen que le soleil continue de briller sur Pékin, en diffusant l’étoile sur des écrans géants, permettant ainsi aux Pékinois de jouir d’un peu plus de lumière «naturelle».

En plus de remplacer le soleil, ces écrans géants sur lesquels on peut normalement lire des messages à l’attention des touristes transmettent dorénavant des consignes à caractère environnemental, comme :

«Protéger l’environnement est l’affaire de tous».

À lire sur dailymail.co.uk

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