Aînés : les signes de troubles mentaux sous-estimés


Des suicides chez les personnes âgées sont des risques réels. J’ai eu connaissance une fois d’un homme âgé qui s’est suicidé quand il a su que la famille le placerait sa femme et lui dans une maison pour aînés. Des évènements comme la perte d’autonomie, la mort d’un conjoint, perte du permis de conduire peut amener ces personnes à un isolement, une dépression, pire à en finir avec la vie. Il y a des signes qu’il faut être attentif.
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Aînés : les signes de troubles mentaux sous-estimés

 

Les deux personnes auraient décidé d'avaler une forte... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

Les deux personnes auraient décidé d’avaler une forte quantité de médicaments.

PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse Canadienne
Montréal

Les indices de troubles de santé mentale chez les aînés ont tendance à être sous-estimés, souligne l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), dans la foulée de la tentative de suicide de deux personnes âgées au Saguenay.

Deux aînés qui seraient en couple depuis plus de 60 ans ont tenté de se suicider en fin de semaine dernière dans une résidence pour personnes âgées de l’arrondissement Chicoutimi, à Saguenay.

L’homme et la femme, âgés respectivement de 85 et de 81 ans, auraient décidé d’avaler une grande quantité de médicaments. Ils se seraient évanouis.

L’homme aurait repris connaissance plus tard et il semble qu’il ait lui-même appelé les secours, tout en admettant qu’il s’agissait d’un pacte de suicide. Sa conjointe et lui ont été transportés à l’hôpital où ils se portaient mieux mardi matin, semble-t-il.

Le Service de police de Saguenay a ouvert une enquête sur cette triste affaire, notamment pour savoir si des gestes criminels ont été posés. Les enquêteurs attendent que les deux aînés se rétablissent pour les questionner.

Reconnaître les signes

En entrevue, le directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide, Jérôme Gaudreault, a fait valoir qu’il y avait souvent «sous-diagnostic ou sous-interprétation des troubles de santé mentale» chez les aînés.

«On a tendance à penser qu’il est plus normal d’être déprimé, par exemple, quand on est une personne aînée, alors que non, dans les faits, les personnes aînées ont aussi droit à leur bien-être physique et mental, et la dépression va se traiter aussi bien si on est une personne aînée que si on est une personne plus jeune. Ce qui est très important, c’est d’être attentif aux signes de détresse particuliers aux personnes aînées, et de leur apporter l’aide et le soutien dont elles ont besoin», a-t-il affirmé.

M. Gaudreault a évoqué comme facteurs de risque l’isolement, les conflits familiaux, la perte du permis de conduire et la perte du conjoint.

«Il faut reconnaître les signes, qu’ils soient directs on indirects, par exemple lorsque la personne va en parler, va utiliser des phrases comme « Bientôt, vous n’aurez plus à vous préoccuper de moi », ou « Je ne serai plus un fardeau »». Des comportements aussi, si la personne a tendance à s’isoler, à abuser de l’alcool ou de médicaments. Et des émotions; si la personne vit de la tristesse, du découragement, de l’agressivité», a-t-il souligné.

Dans ces cas, M. Gaudreault suggère de s’adresser aux ressources compétentes, plus particulièrement au Centre de prévention du suicide (1-866-APPELLE), «qui offre un service à la fois auprès des personnes suicidaires, mais aussi auprès des proches, qui accompagnent une personne qui va moins bien».

M. Gaudreault indique tout de même qu’au Québec, avec environ 12 décès par suicide chez les aînés par tranche de 100 000 habitants, les taux de suicide sont «particulièrement bas» si on se compare aux autres provinces.

Concernant le drame récent au Saguenay, le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier, a affirmé qu’une enquête avait été ouverte.

«À la suite de certains propos que l’homme impliqué dans l’événement a tenus, on a ouvert une enquête pour connaître les circonstances», a indiqué M. Cormier.

«On va leur laisser le temps de se rétablir, et on va s’asseoir avec ces gens-là pour tenter de voir exactement ce qui s’est passé», a-t-il ajouté.

https://www.lapresse.ca/

Itinérance: où meurt-on quand on n’a plus rien?


L’itinérance des gens de tout âge, et il semble que des personnes plus âgées deviennent plus tard des sans-abris faute de ressources. C’est aussi une période qu’ils sont plus susceptibles d’être malades. Être malade et être dans la rue, ce sont deux choses incompatibles
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Itinérance: où meurt-on quand on n’a plus rien?

 

L’homme a un cancer, coincé depuis un mois à l’hôpital. Il est sans-abri et sans famille. Comment s’assurer qu’il accède à ses séances de chimiothérapie quand chaque jour, il doit d’abord se préoccuper de manger et de se loger? C’est la mission que s’est donnée une nouvelle équipe mobile de soins palliatifs à Calgary.

Un texte de Tiphanie Roquette

Composée d’une infirmière et d’un médecin, la mini-équipe sillonne les refuges et les rues quelques heures par semaine pour aider les itinérants qui souffrent de maladies en phase terminale.

Gérer la douleur et offrir des médicaments sont seulement une partie de leur travail.

« Qui veulent-ils à leur côté s’ils deviennent trop malades pour communiquer? Qui veulent-ils voir en fin de vie? » explique l’infirmière Rachael Edwards.

Avant la mise en place de l’équipe en octobre, les sans-abri en fin de vie devaient aller à l’hôpital, mais le plus souvent ils n’accédaient pas aux soins de santé.

« La plupart des sans-abri ne veulent pas aller à l’hôpital et surtout ils ne veulent pas y mourir », explique Mme Edwards. « Malheureusement, ils n’y obtiennent pas les meilleurs soins, pas forcément à cause du personnel, mais à cause de leurs comportements, leurs dépendances à l’alcool, aux drogues… »

L’équipe a un financement très limité. Le don anonyme qu’ils ont reçu pour lancer le projet s’épuisera au mois de mars et pourtant leur service est plus que nécessaire, dit le docteur en soins palliatifs et autre membre de l’équipe Simon Colgan.

« Ce groupe d’âge [des plus de 50 ans] commence à s’accroître et ça devient une source d’inquiétude pour les refuges. Comment doivent-ils gérer des personnes qui ont souvent plusieurs maladies chroniques et qui parfois meurent doucement? » s’interroge le docteur Colgan.

Une population vieillissante

Au refuge du Drop-in Centre de Calgary, les gens de plus de 46 ans représentent ainsi 70 % des clients. La directrice du refuge Debbie Newman constate que les itinérants vieillissent et restent de plus en plus longtemps en situation de précarité.

Pour certains, ils tombent dans l’itinérance plus tard dans leur vie, a constaté la chercheuse postdoctorale en gérontologie sociale Victoria Burns.

« Il y a l’idée que les personnes âgées ne sont pas itinérantes et sont protégées de la rue, mais ils ne le sont vraiment pas », explique-t-elle. « Il y a du travail à faire pour une approche multiple. »

Aînés : à quel âge ?


La population de sans-abri est considérée comme aînée à partir de 50 ans parce que les experts ont constaté que les maladies liées au vieillissement apparaissent chez elle une dizaine d’années plus tôt que chez le reste de la population.

Si le problème de vieillissement de la population de sans-abri commence à se faire connaître, les politiques font cependant encore défaut. La chercheuse en gérontologie à l’Université McMaster Amanda Grenier a ainsi fait le tour de 42 stratégies de lutte contre l’itinérance et seulement trois au Québec et une à Vancouver étudiaient en profondeur les besoins des aînés sans-abri. Quant aux politiques à destination des aînés en général, l’accent est surtout porté sur l’obtention des services à la maison.

« Dire restons à la maison le plus longtemps est un défi, parce que qu’arrive-t-il quand on n’a pas de logement? » questionne Mme Grenier.

Besoin criant de centres de santé abordables

En attendant, les refuges adaptent leurs ressources en offrant par exemple de plus en plus de services médicaux comme de la chiropractie, de l’acupuncture ou de la podologie. Les besoins sont toutefois croissants et les stratégies pour sortir ces personnes de l’itinérance sont complexes.

Le régime de retraite du Canada et le programme de sécurité de la vieillesse ne sont ainsi pas disponibles avant d’atteindre 65 ans alors que l’espérance de vie des sans-abri est de seulement 50 ans.

Les logements abordables font également défaut. Plusieurs organismes d’aide aux sans-abri ainsi que des maires des grandes villes pressent le gouvernement fédéral de faire de l’accès au logement abordable une priorité de son prochain budget. Pour les aînés vulnérables, le loyer n’est cependant qu’une partie du problème. En plus d’être abordable, le logement doit aussi s’accompagner de soutien médical, d’aide aux dépendances ou à la santé mentale.

« Ces personnes passent d’un logement abordable à des centres de longue durée et c’est là tout le problème. Il n’y en a pas assez », explique Mme Newman du Drop-In Centre.

L’équipe mobile de soins palliatifs se voit ainsi comme un pansement, un premier pas vers un changement de mentalité, mais il en faut plus, croit le docteur Colgan.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Maltraitance envers les personnes aînées Explosion de plaintes à la Commission


Il ne devrait pas avoir de secret professionnel en cas d’abus et de maltraitance chez les ainés et même pour n’importe qui .. La tolérance zéro devrait être prioritaire .
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Maltraitance envers les personnes aînées

Explosion de plaintes à la Commission

 

Explosion de plaintes à la Commission

Crédit photo : archives

Il y a eu explosion de plaintes à la Commission des droits de la personne pour maltraitance: de 10 à 103 en 2011-2012, une augmentation de 800%.

TVA Nouvelles

Deux ans après la mise en place du plan d’action gouvernemental contre la maltraitance envers les personnes aînées, la ministre responsable des Aînés dresse un bilan positif.

«C’est un plan qui a vraiment évolué, qui a évolué très rapidement», estime Marguerite Blais.

Depuis, il y a eu explosion de plaintes à la Commission des droits de la personne pour maltraitance: de 10 à 103 en 2011-2012, une augmentation de 800%. En tout, 78% des plaintes sont liées à des cas d’extorsion d’argent, un acte commis 80% du temps par des membres de la famille ou des connaissances.

Sur l’ensemble, 71 % des victimes sont des femmes. La moitié des plaintes proviennent de la région de Montréal. On remarque aussi que 20% des plaintes sont déposées contre du personnel de résidence privée ou de CHSLD.

«Chez nous, je peux vous assurer que n’importe quel geste de violence qui serait porté contre un résident, c’est le congédiement immédiat et c’est la philosophie du réseau de la santé», résume Francine Dupuis, directrice générale au Centre de santé et des services sociaux Cavendish.

Inquiétude dans le milieu

L’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic s’inquiète cependant de l’augmentation de près de 20% en un an du nombre d’infractions à l’endroit des aînés et réclame à nouveau que les professionnels puissent rompre leur secret professionnel pour dénoncer ces abus.

«Il n’y a pas de message clair du gouvernement pour tolérance zéro. Comme on l’a annoncé pour les femmes, comme on l’a annoncé pour les jeunes victimes d’intimidation, on souhaite que le gouvernement annonce une obligation de dénonciation pour la maltraitance pour les aînés», déplore Luc Vallerand, directeur général de l’Association québécoise des retraités du secteur public et parapublic.

La ministre Blais ajoute 8 millions $ et prolonge son plan d’action jusqu’en 2017. Cet argent servira, entre autres, à maintenir les opérations de la ligne «Aide abus aînés».

http://tvanouvelles.ca