Mettre la jeunesse au service des aînés


C’est une super belle initiative qui a pour origine un père qui a découvert à la mort de son fils de 14 ans que son fils s’occupait à aider des ainés. Pour faire son deuil, il a monté un projet de jeunes bénévoles qui vont auprès des personnes âgées animés des jeux, marcher ou tout simplement discuter.
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Mettre la jeunesse au service des aînés


Mettre la jeunesse au service des aînésPhoto: Félix Lacerte-GauthierVéronique St-Yves, chef d’unité du CHSLD Marie-Rollet, en compagnie d’Amélie Gauthier, qui est coordonnatrice de l’hébergement.

Pour une première année, le projet Sunny Action sera implanté sur le territoire de Montréal, au sein du CIUSSS de l’est-de-l’Île-de-Montréal. Fondée en Mauricie en 2008, l’initiative vise à jumeler de jeunes bénévoles auprès d’aînés dans les établissements de santés.

Au CHSLD Marie-Rollet, situé à la frontière entre Saint-Léonard et Rosemont, deux jeunes bénévoles s’activent afin de mettre en place la prochaine activité. Ils proposeront à quelques résidents de jouer au bingo sur la terrasse de l’établissement.

« Pour nous, c’est vraiment beau de voir les jeunes avec nos résidents, souligne Amélie Gauthier, coordinatrice de l’hébergement au sein du CHSLD. Ils sont créatifs, ont de l’énergie, le sourire. Ça crée du positif dans la vie de nos résidents ! »

Elle remarque que l’apport qu’ils apportent ne se limite pas seulement aux aînés, mais que leur enthousiasme contagieux se répercute également aux employés.

Présent pour la période estivale, jusqu’à la fin du mois d’août les jeunes bénévoles devaient être âgés de 13 à 17 ans pour participer. Ils proposent des disponibilités, à partir desquels l’équipe du CHSLD compose des horaires.

« Ça n’a pas été du tout difficile de les recruter, poursuit Mme Gauthier. Au début, il fallait faire connaître le projet, mais nous avons reçu beaucoup de candidatures. »

Échanges intergénérationnels

Deux jeunes bénévoles jouent avec des résidents du CHSLD

Les jeunes bénévoles Aymen et Mohammed proposent des activités aux aînés.

Mohammed et Aymen, deux frères âgés respectivement de 14 et 16 ans, avaient entendu parler du projet à travers leur mère, qui travaille à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.

« Ça m’avait vraiment intéressé, confie ce premier. Je n’avais jamais fait ça auparavant. Ils ont beaucoup apporté à la société, et je voulais pouvoir le leur rendre. »

De son côté, son frère aîné le voit comme une occasion d’établir un premier contact avec le monde de la médecine, domaine dans lequel il souhaiterait travailler plus tard.

« Ce sont des personnes qui n’ont pas toujours de visites, remarque-t-il. Avoir quelqu’un de notre âge qui leur parle ça leur fait du bien. Ça leur permet d’avoir un contact et de discuter, de partager des moments de leur vie. »

Angèle, qui est octogénaire, est d’ailleurs charmée par la présence de ces jeunes bénévoles.

« Ils sont très gentils, ils nous promènent, ils nous aiment. On ne peut rien demander de plus », s’exclame-t-elle entre deux parties de bingo.

« De voir les yeux pétillants des résidents lorsqu’ils aperçoivent les jeunes. Le bonheur et les liens qu’ils créent, pour moi, c’est extraordinaire. » Amélie Gauthier, coordinatrice de l’hébergement au sein du CHSLD

Aide en loisirs au CHSLD et également stagiaire en psychologie à l’Université de Montréal Cyana Danila constate également l’effet positif qu’on ces jeunes sur les aînés.

« Il y en a qui sont seuls, ils aiment partager leur expérience de vie et leurs conseils aux plus jeunes. C’est intéressant, et ça les amène aussi à interagir entre eux. »

Pour Mme Gauthier, cette première expérience avec le Projet Sunny Action est assurément positive, et elle compte bien la répéter dans les prochaines années.


La naissance d’un projet

Le 12 août 2007, le corps de Sunny Desbiens, âgé de 14 ans, est retrouvé noyé dans la rivière Shawinigan, après quatre jours de recherches. Son père, Alain Desbiens, tenait à honorer sa mémoire.

« Après sa mort, j’ai découvert les choses qu’il faisait pour les aînés, se rappelle-t-il. J’avais été surpris, parce qu’il n’en parlait pas. C’est lui qui m’a donné l’idée. »

Rapidement, il met sur pied le programme Sunny Action, une façon de faire son deuil. En 2011, il a un premier partenariat avec le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, pour installer le projet à Shawinigan, d’où il est originaire. Depuis, l’initiative a pris en extension et est présente cette année dans plus d’une trentaine de CHSLD. En Mauricie seulement, près de 200 jeunes y participent.

En avril dernier, le Ministère de la Santé et des Services sociaux a d’ailleurs accordé une subvention de 1,7 M$ sur quatre ans pour permettre au service de s’étendre à l’ensemble du Québec. 

« Je trouve ça extraordinaire, confie M. Desbiens. La mémoire de Sunny est préservée. Pour moi, c’est un gros baume sur ma plaie. »

Il remercie d’ailleurs les jeunes et les intervenants en loisir, qui sont devenus, pour lui, l’âme du projet.

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Des exercices pour améliorer l’autonomie des aînés


Suite a des hospitalisation ou quelque chose de similaire, les ainés ont tendance a devenir plus sédentaire et le risque de chute est plus grand. Le fait de prescrire des exercices pour les ainés aidera probablement à les faire qu’une simple recommandation.
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Des exercices pour améliorer l’autonomie des aînés

 

Les exercices sont prescrits au patient par son... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

Les exercices sont prescrits au patient par son médecin au même titre que la médication qu’il devra prendre. Il ne s’agit pas d’une simple recommandation, et cela ajoute une certaine urgence à la chose.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

 

JEAN-BENOIT LEGAULT
La Presse Canadienne
Montréal

Les personnes âgées ont souvent tendance à se sédentariser au terme de leur hospitalisation, ce qui les rend encore plus fragiles et augmente leur risque de chutes et donc d’une nouvelle hospitalisation.

Un nouveau programme développé par deux chercheuses montréalaises pourrait toutefois briser ce cercle vicieux en permettant aux médecins de prescrire aisément des exercices physiques à leurs patients âgés au moment de leur congé, de manière à accentuer leur autonomie.

Mylène Aubertin-Leheudre et Marie-Jeanne Kergoat, qui enseignent respectivement au département des sciences de l’activité physique et à la faculté de médecine de l’Université de Montréal, ont mis au point un « arbre décisionnel » basé sur deux « tests » : le lever de la chaise – qui mesure la capacité cardiorespiratoire du patient – et un test d’équilibre qui permet de savoir si le patient est à risque ou non de chuter.

Ces deux tests fournissent un score au physiothérapeute ou au médecin, ce qui mène ensuite à l’un des 27 programmes d’exercices qui ont été créés.

Et c’est là une facette cruciale de cette approche : les exercices sont prescrits au patient par son médecin au même titre que la médication qu’il devra prendre. Il ne s’agit pas d’une simple recommandation, et cela ajoute une certaine urgence à la chose.

« Le médecin dit à son patient, ‘Basé sur votre test, je vous prescris ce programme d’activité physique à faire à la suite de votre séjour hospitalier pour continuer à être autonome et redevenir en forme’ », a précisé Mme Aubertin-Leheudre.

À raison de 15 ou 20 minutes par jour, les patients sont par exemple invités à se lever plusieurs fois d’une chaise d’affilée sans se tenir avec les mains, à faire le balancier sur une jambe et l’autre en se tenant après une table, à se déplacer de côté ou en avant et en arrière, à lever les genoux en alternance en ayant une table à côté d’eux, ou encore à se mettre sur la pointe des pieds ou les talons en alternance.

Les chercheurs espéraient que la vingtaine de participants à leur projet effectueraient leurs exercices trois fois par semaine. Ils les ont plutôt faits quatre ou cinq fois.

D’emblée, l’étude a démontré une amélioration de la vitesse de marche et de l’équilibre des aînés. Aucune augmentation du nombre de chutes n’a été détectée. Les aînés ont aussi fait état d’une meilleure qualité de vie.

La prochaine étape du projet consistera à comparer le recours aux services de santé des patients qui auront fait ces exercices à celui des patients qui ne l’auront pas fait.

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Aînés: répartir les protéines freinerait la perte de muscles


On le sait qu’une alimentation équilibrée est importante pour tout le monde. On sait aussi qu’en vieillissant, on subit une perte musculaire. Ce que le ministre de la Santé devrait voir cette étude, pour les centres hébergement des ainés qui ont non pas 1 ou 2, mais bien 3 repas qu’on répartie des protéines pourrait faire toute la différence sur la  force musculaire chez les 67 ans et plus
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Aînés: répartir les protéines freinerait la perte de muscles

 

Répartir les protéines également aux trois repas semble... (PHOTO THINKSTOCK)

Répartir les protéines également aux trois repas semble être une manière efficace de combattre la perte de muscles qui accompagne inévitablement le vieillissement.

PHOTO THINKSTOCK

 

La Presse Canadienne
Montréal

Répartir les protéines également aux trois repas semble être une manière efficace de combattre la perte de muscles qui accompagne inévitablement le vieillissement, selon une nouvelle étude entièrement québécoise.

La nuance est importante puisque la plupart des personnes âgées, en Amérique du Nord, consomment la majorité de leur apport journalier en protéines aux repas du midi et du soir.

Les chercheurs de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, en collaboration avec des scientifiques de l’Université de Sherbrooke et de l’Université de Montréal, ont voulu savoir si les personnes qui ajoutent une source de protéines au petit-déjeuner et qui auraient donc un apport équilibré en protéines à travers les trois repas, avaient une plus grande force musculaire.

L’équipe de chercheurs s’est penchée non seulement sur la quantité de protéines consommée, mais aussi sur sa distribution aux repas chez les personnes âgées de 67 ans et plus, en se servant d’une base de données québécoise, la cohorte NuAge, qui compte près de 1800 personnes qui ont été suivies pendant trois ans.

La première auteure de l’étude, la docteure Samaneh Farsijani, a dit que les participants, hommes et femmes, qui consommaient des protéines de manière équilibrée durant la journée, avaient une plus grande force musculaire que ceux qui en consommaient davantage lors du repas du soir. Cependant, ajoute-t-elle, il semble que la distribution des protéines à travers la journée n’a pas d’effet sur la mobilité des participants.

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Aînés: plus d’appels automatisés, recommande un coroner


 

Nous sommes rendus-là ! Des personnes isolées socialement peuvent mourir sans que personnes s’en préoccupe et la découverte d’une personne décédée peut durer des semaines, des mois. Il y a les appels automatisés qui peuvent appeler une fois par jour pour s’assurer que tout va bien … vue qu’appeler un voisin, un parent, un ami est de moins en moins en vogue. Avant un loyer non payer recevait la visite du propriétaire, mais dans bien des cas, le prélèvement  du logement se fait automatiquement sur le compte .. Cela me fait penser à mon voisin, qui était mort depuis 1 semaine et pourtant, il venait d’une famille nombreuse..
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Aînés: plus d’appels automatisés, recommande un coroner

 

 

Davantage d'aînés devraient adhérer à un programme d'appels automatisés qui... (Photo François Roy, archives La Presse)

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

 

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

Davantage d’aînés devraient adhérer à un programme d’appels automatisés qui envoie les services d’urgence en cas d’inactivité, selon le coroner chargé d’enquêter sur le décès d’une femme dont le corps partiellement momifié a été retrouvé un mois après sa mort.

La femme de Trois-Rivières – aux prises avec des problèmes psychiatriques et «isolée socialement» – ne recevait qu’environ un appel par mois de son fils, selon le Dr Raynald Gauthier. Elle vivait dans un HLM de l’Office d’habitation municipale de Trois-Rivières.

Son corps a été retrouvé en novembre 2015, mais le rapport sur ce décès vient d’être publié. La femme de 65 ans est décédée de causes naturelles.

«Il est navrant de constater que des personnes âgées, isolées socialement et demeurant dans des immeubles de type office d’habitation municipale, peuvent décéder et manquer à l’appel durant des périodes aussi prolongées sans que personne ne puisse s’en inquiéter», a écrit le coroner Gauthier à la fin de son rapport.

Il y recommande aux offices d’habitations du Québec de faire la promotion du programme Pair.

Ce programme «a pour but précisément d’offrir à la communauté une sécurité accrue par un service d’appels quotidiens automatisés», écrit le Dr Gauthier. «Les horaires d’appels sont modulés pour accommoder les horaires de vie de chaque participant. Si un appel ne reçoit pas de réponse, il y a relance; deux ou trois autres appels sont effectués avant de lancer une alerte au 911.»

Ce programme pourrait permettre de sauver des vies, selon lui.

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Maltraitance: Québec accusé de mieux protéger les animaux que les aînés


Avec toutes les coupures que le réseau de la santé doivent subir, plusieurs secteurs sont touchés. Les infirmières, auxiliaires et préposées ne peuvent pas se diviser pour être partout à la fois. Les personnes âgées sont victimes des coupures et des abus sont fait (un bain par semaine, ou simplement des bains partiels, certains ont besoin d’aides pour l’essentiel comme mangé, etc) Et aussi malheureusement, certains subissent une maltraitance physique. Je suis contre la maltraitance animale et c’est une bonne chose de les protégés, mais nos ainés ont aussi droit a autant de considération que les animaux. Eux non plus ne sont pas des meubles.
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Maltraitance: Québec accusé de mieux protéger les animaux que les aînés

 

Les consultations en commission parlementaire ont débuté mardi... (Olivier Pontbriand, archives La Presse)

Les consultations en commission parlementaire ont débuté mardi sur le projet de loi 115 visant à lutter contre la maltraitance envers les personnes âgées.

OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

TOMMY CHOUINARD
La Presse

(Québec) Le gouvernement Couillard s’apprête à moins bien protéger les aînés que les animaux contre la maltraitance, accuse le Conseil pour la protection des malades.

Les consultations en commission parlementaire débutent aujourd’hui sur le projet de loi 115 visant à lutter contre la maltraitance envers les personnes âgées. Québec veut faciliter la dénonciation des abus, en vertu de cette pièce législative déposée l’automne dernier.

Le Parti libéral s’était engagé en campagne électorale à imposer « des amendes pour toutes personnes qui entraveraient la lutte contre la maltraitance », ce qu’on ne retrouve pas dans le projet de loi 115. L’imposition de sanctions pénales était pourtant prévue dans un autre projet de loi sur la maltraitance, mort au feuilleton et présenté par le PLQ il y a trois ans, quand il était dans l’opposition.

Le projet de loi 115 va donc moins loin que la Loi sur la protection du bien-être et de la sécurité des animaux, adoptée par le gouvernement Couillard en 2015, selon le Conseil pour la protection des malades.

« Le gouvernement libéral en 2015 a adopté une loi très sévère : si vous êtes maltraitant envers les animaux, vous pouvez payer une amende jusqu’à 65 000 $. Jamais je ne croirai qu’on n’adoptera pas de sanctions pénales pour ceux qui maltraiteront nos personnes âgées ! » a lancé son président, Paul Brunet, avant le début des consultations, mardi.

Il était aux côtés du député caquiste François Paradis, qui demande lui aussi au gouvernement d’adopter une loi « plus musclée ».

M. Paradis a déploré que le gouvernement ne va pas jusqu’à obliger tout employé du réseau de la santé et des services sociaux à dénoncer des situations d’abus. Cette mesure était pourtant comprise dans le précédent projet de loi libéral. C’est un « recul » aussi inacceptable qu’incompréhensible aux yeux de l’élu caquiste.

L’ajout d’une clause de « dénonciation obligatoire » a également été réclamé par Donald Tremblay, président de l’Association québécois des retraités des secteurs public et parapublic.

Le gouvernement doit ajouter la « maltraitance institutionnelle » parmi les abus contre les aînés, a soutenu Judith Gagnon, de l’Association québécoise de la défense des droits des personnes retraitées et préretraitées.

 « Quand les gens ne reçoivent pas leurs services et croupissent des fois dans des conditions difficiles, est-ce que ce n’est pas une forme de maltraitance ? » a-t-elle dit à l’occasion de la conférence de presse convoquée par M. Paradis. 

Lors du dépôt du projet de loi en octobre, des représentants du Regroupement provincial des comités des usagers étaient aux côtés des ministres Francine Charbonneau (Aînés) et Gaétan Barrette (Santé et Services sociaux) pour appuyer le projet de loi 115. Mais après analyse, son directeur Pierre Blain a affirmé que son appui est maintenant « tiède ». 

En vertu des conventions collectives, « un employé maltraitant voit son acte répréhensible disparaître de son dossier après une année à peine, comme si rien n’avait eu lieu ».

« L’article 76.8 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux empêche d’inscrire une plainte des usagers au dossier de l’employé », a-t-il ajouté lors d’un entretien avec La Presse.

Le projet de loi « ne remplit pas ses promesses » selon lui. 

Il vise principalement le secteur de la santé et des services sociaux, alors que « la majorité des cas de maltraitance ont lieu ailleurs, à domicile très souvent ». « On ignore une très grande proportion des victimes », a-t-il soutenu.

– Avec la collaboration de Martin Croteau

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Quand les enfants enseignent aux aînés


Un projet qui a commencé il y a 10 ans. Une belle initiative pour améliorer les contacts entre jeunes et aînés tout en apportant du positif autant pour les jeunes et les personnes âgées par l’entremise de la technologie
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Quand les enfants enseignent aux aînés

 

Des participants au projet Inter-âge

Des participants au projet Inter-âge Photo : Radio-Canada/Marie-France Bélanger

Depuis dix ans, des jeunes de sixième année initient des aînés aux rudiments de l’informatique et des médias sociaux. Ce projet a vu le jour à l’école primaire Wilfrid-Bastien, dans l’arrondissement Saint-Léonard, à Montréal.

Un texte de Marie-France Bélanger

Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste, baptisé Inter-âge, qui vise à rapprocher les générations.

Ce jour-là, dans une classe de l’école Wilfrid-Bastien, la petite Luciana Diaz aide son élève, Gilles Lebrun, à se familiariser avec sa tablette. Pendant ce temps, à la table voisine, un garçon montre à une dame de 81 ans comment faire un appel Facetime en Italie. Un peu plus loin, l’un de ses camarades rappelle à son « élève » comment envoyer un message par Messenger.

Une fois par semaine, durant les heures de classe, une dizaine de jeunes de sixième année se transforment en professeurs d’informatique auprès de personnes âgées du centre des aînés du Réseau d’entraide de Saint-Léonard, comme Francine Goudreault.

« Au début, je trouvais ça spécial. Des élèves de sixième année qui sont nos professeurs. Mais j’adore ça! Quand je suis arrivée ici, je voulais apprendre les réseaux sociaux, je voulais apprendre YouTube », explique Mme Goudreault, nouvellement retraitée.

Fernande Forest participe à l’activité depuis septembre. Elle est maintenant capable de trouver des recettes sur Internet et d’envoyer des messages. Mais elle ne sait pas encore comment réserver une chambre d’hôtel ni acheter des vêtements sur le web. Ça viendra peut-être plus tard.

Selon Nicole Pedneault, du Centre des aînés du réseau d’entraide de Saint-Léonard, il est beaucoup moins gênant pour les aînés d’apprendre avec des jeunes. Après leurs cours, à l’école Wilfrid-Bastien, ils sont capables de faire plein de choses, explique Nicole Pedneault. Au départ, certains n’arrivaient même pas à ouvrir leur ordinateur, dit-elle.

Lutter contre les préjugés

Luciana Diaz et Gilles Lebrun

Luciana Diaz et Gilles Lebrun Photo : Radio-Canada/Marie-France Bélanger

Le projet Inter-âge se veut une occasion pour les jeunes non seulement de partager leurs habiletés technologiques, mais aussi d’abattre les préjugés.

« Moi, ça m’a appris à connaître les aînés. Je croyais qu’ils étaient plus sévères et méchants », explique Sarah, une des élèves de sixième année participant à l’activité.

Au fil des rencontres, des liens se tissent entre aînés et jeunes. C’est ce qui s’est passé entre Fernande Forest et le petit Daniel Ardiles.

J’ai adoré ce petit garçon-là. On a parlé de sa famille. On a parlé de ma famille. On a parlé de nos choses personnelles.Fernande Forest

C’est l’enseignant de sixième année Pierre Poulin qui a mis sur pied cette activité il y a dix ans, pour développer l’empathie chez ses élèves, particulièrement difficiles à l’époque.

Bien que cette activité soit facultative, chaque année, la majorité des jeunes de sa classe y participent. Selon Pierre Poulin, le projet profite tout particulièrement aux jeunes qui éprouvent des difficultés à l’école puisqu’il leur permet de vivre des succès auprès des aînés.

Le projet peut ainsi devenir une source de motivation. Pierre Poulin se souvient d’ailleurs de l’un de ses élèves qui un jour lui avait dit :

« Le mercredi, je porte mon t-shirt le plus propre parce que c’est Inter-âge ».

À elle seule, cette anecdote illustre les bienfaits de l’activité à son avis.

Après 10 ans, Pierre Poulin veut maintenant renouveler la formule.

Il souhaite que les jeunes puissent profiter des connaissances des aînés. Il aimerait que les personnes âgées puissent éventuellement produire de courtes vidéos sur des sujets qu’elles connaissent bien pour permettre aux élèves de profiter de leur immense savoir.

http://ici.radio-canada.ca/

Un Anglais partage l’adorable recherche Google faite par sa grand-mère


Et pourquoi pas ! La politesse devrait être une norme même sur Internet. 
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Un Anglais partage l’adorable recherche Google faite par sa grand-mère

 

grandmother technology

Votre grand-mère est-elle capable d’envoyer des courriels? Votre grand-père vous appelle-t-il parce qu’il aimerait savoir ce qu’est ce site Web qu’on appelle «Facebook»?

Les défis de la technologie sont grands pour nos aînés qui n’ont pas grandi entourés d’ordinateurs et d’ondes cellulaires. La solution est peut-être de faire preuve d’un peu de courtoisie.

Prenez l’exemple de la grand-mère de Ben John, un Anglais qui, selon son profil Twitter, a 26 ans. Cette dernière, quand elle s’adresse à son moteur de recherche, utilise les mêmes formes de politesse que lorsqu’elle va chercher ses médicaments à la pharmacie.

«S’il vous plait, traduisez ce nombre romain MCMXCVIII merci», a écrit la dame dans la barre de recherche de Google.

 

Ben John a trouvé la chose adorable et a mis une photo sur Twitter. Le succès a été phénoménal : 8 500 retweets, 13 000 mentions J’aime et une entrevue avec la chaîne BBC

«Chère grand-mère de Ben. Nous espérons que vous allez bien. Dans un monde de milliards de recherches, la vôtre nous a fait sourire. Oh, et c’est 1998. Merci à VOUS.»

Vos grands-parents ont-ils autant le tour avec la technologie?

http://quebec.huffingtonpost.ca/

La socialisation en personne lutte contre la dépression chez les aînés


Les personnes âgées ont besoin d’une vie sociale avec des personnes réelles. Même si les courriels et téléphones dépannent quand les gens sont éloignées,  ce sont les bonnes vieilles rencontres face à face qui sont de loin préférables
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La socialisation en personne lutte contre la dépression chez les aînés

 

Les chercheurs ont constaté que de faibles interactions... (Photo Digital/Thinkstock)

Les chercheurs ont constaté que de faibles interactions en personne doublent pratiquement le risque de dépression au bout de deux ans.

PHOTO DIGITAL/THINKSTOCK

Les aînés qui rencontrent en personne des proches et des amis sont moins susceptibles de souffrir de dépression que ceux qui communiquent avec eux par courriel ou au téléphone, démontre une nouvelle étude.

Les bienfaits de ces interactions en personne continuent à être ressentis même plusieurs années plus tard, ajoutent les chercheurs.

Les scientifiques de l’université Oregon Health & Science expliquent que cette étude, même si on sait depuis longtemps que de solides liens sociaux renforcent la santé mentale, est à la première à s’intéresser à l’impact du type de communication avec les proches et les amis.

Cela leur a permis de constater que toutes les formes de socialisation ne sont pas égales. L’auteur de l’étude, le docteur Alan Teo, a expliqué que les communications téléphoniques ou électroniques ne sont pas aussi puissantes que les interactions en personne, quand vient le temps de combattre la dépression.

Ces conclusions découlent de l’examen de plus de 11 000 adultes âgés de 50 ans et plus.

Les chercheurs ont constaté que de faibles interactions en personne doublent pratiquement le risque de dépression au bout de deux ans. Le nombre de conversations téléphoniques ou de communications écrites n’avait aucun impact sur ce risque.

En revanche, les sujets qui rencontraient parents et amis en personnes au moins trois fois par semaine avaient le taux le plus faible de symptômes dépressifs après deux ans.

Les participants âgés de 50 à 69 ans semblaient surtout tirer profit de rencontres avec des amis, tandis que ceux âgés de 70 ans et plus avaient surtout besoin de rencontres avec leurs enfants et d’autres parents.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le Journal of the American Geriatrics Society.

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Enfants : qui grandit bien, jalouse bien


Je ne me suis jamais arrêté sur la jalousie de mes enfants, pourtant, il en a eu. Mais dans certaines familles cela cause des vrais problèmes. Doit-on par tous les moyens dissiper la jalousie ou bien essayer de faire cheminer l’enfant?
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Enfants : qui grandit bien, jalouse bien

 

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La jalousie d’un aîné envers le petit dernier est normale et nécessaire.

Par Soline Roy

Les doudous volent, les cris fusent, la tempête éclate. Mais pourquoi maman ne jette pas ce nouveau bébé avec l’eau du bain ? Explications et conseils pour faire face à la jalousie entre frères et sœurs.

La jalousie est un thème universel: Caïn tue Abel, les frères de Joseph le vendent à des marchands, Cendrillon est martyrisée par ses demi-sœurs, les frères Corleone se disputent la tête de la mafia…

Parmi les plus de 3000 appels traités chaque année par la ligne d’écoute Allo Parents Bébé, la conversation aborde souvent les troubles rives de la jalousie lorsque la famille abrite plus d’un enfant. Les écoutantes deviennent alors un peu «des grands-mères qui écouteraient et conseilleraient leur fille», s’amuse Sabine Litwak, psychologue clinicienne et psychanalyste à l’Institut de puériculture de Paris de l’hôpital Sainte-Anne.

• La jalousie n’est pas un vilain défaut

Parents de tous pays, rassurez-vous: être jaloux du petit nouveau est… normal!

«La rivalité aide à se construire, donc à penser», rassure Marina Bart, psychologue écoutante à Allo Parents Bébé. Mais elle peut particulièrement violente jusqu’à 3 ou 4 ans, âge auquel «l’enfant est intensément soumis à ses besoins donc lutte sans ménagements» contre l’intrus, estime Sabine Litwak.

La jalousie est donc normale, ce qui ne signifie pas qu’il faille la minimiser.

«On ne se représente pas la rage, l’intensité de ce que les enfants vivent», glisse Sabine Litwak.

Certains comparent cette rage à celle d’une femme dont l’époux déclarerait qu’il l’aime tellement, qu’il en veut une deuxième toute pareille… Lorsqu’un nouvel enfant arrive, l’aîné se sent exclu d’une relation qu’il croyait exclusive avec sa mère, explique Sabine Litwak, et le bébé est la preuve qu’elle a trahi en aimant ailleurs. Mais la comparaison s’arrête là: votre aîné n’occupe pas auprès de vous la même place que votre compagnon, et ce n’est pas trahir l’enfant que d’en faire un autre avec le père.

• Un territoire sans partage

«Après la naissance, les parents sont souvent très vigilants, rapporte Marina Bart. Mais le temps passe, la jalousie demeure, et cela devient compliqué de l’entendre.»

La psychologue observe que la rivalité (re) surgit souvent lorsque le puîné a 8 à 12 mois.

«Il commence à marcher, à empiéter sur le territoire de l’aîné, à devenir un véritable rival. Cela peut être difficilement supportable.»

«Le territoire constitue l’identité», détaille Sabine Litwak. Et là où l’aîné a longtemps régné seul, voilà qu’on lui intime de faire de la place. «Chacun ses jouets!», lance donc la psychologue, qui conseille aussi de laisser l’aîné décider de donner ou non ses affaires.

• Les bébés ne servent à rien

On était pourtant convaincu d’avoir bien motivé l’aîné pendant la grossesse, en lui disant combien ce serait formidable d’avoir «un copain avec qui jouer». Sauf qu’un bébé ça n’est pas très beau et ça ne fait que crier ou dormir.

«Alors que l’enfant a renoncé à cette satisfaction suprême d’être nourri par sa mère, le bébé y a droit!», note Sabine Litwak.

L’aîné peut alors régresser (pipi au lit, biberon, etc.) s’il juge que ce tout petit mobilise trop ses parents à force de ne savoir rien faire.

Marina Bart conseille de «valoriser le grand, ses compétences, en faisant avec lui des activités de son âge et si possible à l’extérieur de la maison», et en lui accordant quelques privilèges (par exemple se coucher plus tard).

• L’amour n’est pas une tarte

L’amour qu’une maman porte à ses enfants n’est pas une tarte divisée en part égales, ni un gâteau dont on fabriquerait un nouvel exemplaire à chaque nouveau bébé. La question pour l’aîné n’est de toutes façons pas d’être aimé, glisse Sabine Litwak:

«Ce qu’il veut, c’est être le préféré!»

Avant de déclamer de pieux mensonges à vos enfants, admettez donc que non, vous ne les aimez pas tous pareils, mais plutôt chacun selon sa personnalité.

• Le droit de ne pas aimer

«La fraternité n’est pas innée, elle doit s’apprendre au terme d’un parcours où la violence et la haine fratricide ont dues être surmontées» rappelle Sabine Litwak.

Car cette constante hésitation entre amour et haine est un équilibre fragile mais structurant, «que l’on retrouvera toute sa vie, dans ses relations professionnelles, ses amis», remarque Sabine Litwak.

Votre enfant a donc parfaitement le droit de ne pas aimer le plus petit et vous pouvez le lui dire ; tout en lui précisant qu’il ne doit pas pour autant lui faire du mal, parce que vous, vous aimez ce bébé! Les parents peuvent aussi raconter ce qu’ont été pour eux les relations avec leurs propres frères ou sœurs, surtout s’ils auraient adoré les perdre au fond des bois.

• L’aîné n’est pas une (grande) personne

Certains hésitent à avoir un deuxième enfant pour ne pas «faire ce coup là» à celui qu’ils ont déjà. «C’est faire porter à l’aîné quelque chose de très lourd», met en garde Sabine Litwak.

L’aîné n’est pas un père, il n’a donc pas son mot à dire. De même, il ne faut pas devancer ses questions: en général, un enfant ne tarde pas à comprendre qu’il se passe quelque chose dans le ventre de sa maman, et sait poser les questions qui l’agitent.

http://sante.lefigaro.fr/

Les jeux vidéo freineraient le déclin mental des aînés


A vos manettes pour jouer a des jeux vidéos ceux qui ont plus de 50 ans, Un net avantage pour améliorer ses facultés mentales et ainsi reculer le déclin cognitif lié à la vieillesse
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Les jeux vidéo freineraient le déclin mental des aînés

 

Si les jeux vidéo sont parfois décrits comme mauvais pour les enfants, ils... (Photo Daniel Gale/shutterstock.com)

PHOTO DANIEL GALE/SHUTTERSTOCK.COM

Agence France-Presse
WASHINGTON

Si les jeux vidéo sont parfois décrits comme mauvais pour les enfants, ils seraient au contraire bons pour les plus de 50 ans, mobilisant et améliorant leurs facultés cognitives, affirme une étude américaine publiée mercredi.

Les centaines de personnes de plus de 50 ans observées par des chercheurs de l’Université de l’Iowa ont montré des signes d’amélioration de leurs capacités cognitives et de recul de plusieurs années du déclin lié à la vieillesse.

Il s’agit de la dernière d’une série d’études qui visent à comprendre pourquoi, en vieillissant, on perd ces fonctions majeures du cerveau qui assurent le fonctionnement de la mémoire, de l’attention, de la perception et de la résolution de problèmes.

Dans ce cas, 681 personnes en bonne santé ont été réparties en quatre groupes témoins, à l’intérieur desquels ont également été séparés les 50-64 ans et les plus de 65 ans.

Un groupe devait jouer à de simples mots croisés sur ordinateur, les trois autres à un jeu vidéo baptisé Road Tour et consistant à identifier un modèle de voiture affiché brièvement sur une plaque d’immatriculation. Le but est de monter en niveaux de difficulté. À chaque niveau la vitesse augmente, tout comme les éléments de distraction sur l’écran.

Quelle que soit la vitesse de départ du joueur, affirme Fredric Wolinsky, professeur de santé publique à l’Université de l’Iowa, auteur principal de cette étude sortie dans la revue PLOS One, «l’entraînement peut permettre à un joueur d’augmenter de 70% sa vitesse».

Testés au bout d’un an, les groupes qui ont joué au moins 10 heures ont gagné au moins trois ans de bonne santé mentale, selon l’étude. Le groupe ayant joué quatre heures de plus a même gagné quatre ans de recul du déclin cognitif.

«On n’a pas seulement prévenu leur déclin, on a accéléré leurs facultés», affirme M. Wolinsky.

 L’avantage des jeux vidéo, pour les plus âgés, semble résider dans cette accélération des capacités cognitives, qui peut favoriser une vision plus panoramique. Avec l’âge, en effet, la vue se restreint à une sorte de «tunnel», explique le chercheur.

Les personnes ayant joué à Road Tour ont obtenu de meilleurs résultats que les joueurs de mots croisés sur les plans de la concentration, de la vitesse et de l’agilité à passer d’une tâche à une autre. Au total, jouer peut se traduire par une amélioration de 1,5 an à 7 ans pour ces fonctions mentales.

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