Mangez-vous éthique?


Ce que nous consommons est produits par des multinationales qui ont la gestions de plusieurs compagnies sous leur enseignes .. Malheureusement, ces compagnies ne sont pas sans tâches, ils profitent  des politiques absentes sur l’agriculture, les travailleurs, l’environnement.
Nuage

 

Mangez-vous éthique?

 

Photo: Shutterstock

Par Nathalie Côté

 

Cheerios, Tropicana, Lipton, Pringles, Nescafé… Comment se classent les marques que vous achetez? Vérifiez-le grâce à un nouvel outil interactif.

OXFAM lève le voile sur les pratiques des entreprises agroalimentaires afin de permettre aux consommateurs de vérifier ce qui se cache derrière les produits qu’ils mettent dans leur assiette. Ceux-ci peuvent faire leurs propres recherches sur le site La face cachée des marques.

Manque de transparence quant à la provenance de leurs produits. Peu de politiques concrètes pour améliorer le sort des femmes présentes dans leur chaîne d’approvisionnement. Aucun engagement public à payer un juste prix aux agriculteurs. Voici quelques conclusions qui ressortent du palmarès de l’organisme de coopération et de solidarité internationale, lancé en février 2013, qui a scruté à la loupe le comportement des 10 plus importantes multinationales de l’alimentation et des boissons.

Pour en arriver à ce bilan, OXFAM a analysé les politiques de ces géants de l’alimentation, dont le chiffre d’affaires s’élève à un milliard de dollars par jour. Les droits des travailleurs, des agriculteurs et des femmes, la gestion de l’eau et des terres, et les changements climatiques ont été passés au crible. Le degré de transparence de ces compagnies a aussi été analysé. Résultat: au classement général, aucune n’obtient la note de passage.

Nestlé (54 %), Unilever (49 %) et Coca-Cola (41 %) se classent parmi les entreprises qui récoltent les meilleurs résultats, loin devant Danone (29 %) et Kellogg’s (23 %).

Le rôle des consommateurs
L’objectif derrière cette campagne? Informer le public sur les politiques sociales et environnementales des multinationales qui fabriquent leurs produits préférés. Oxfam espère du même coup inciter les entreprises à s’améliorer.

«Nous voulons engendrer une course à l’excellence, une compétition sur l’éthique plutôt que seulement sur les prix», explique Christine Girard, agente de communication chez Oxfam-Québec.

D’ailleurs, le site sera mis à jour régulièrement afin de refléter les progrès de ces sociétés.

Pour pousser les entreprises à faire plus d’efforts, Oxfam invite les consommateurs à faire pression sur elles en partageant leurs mauvais résultats dans les réseaux sociaux. Une pétition ciblant un objectif précis sera également mise en ligne tous les trois ou quatre mois. L’organisme spécifie toutefois qu’il ne veut en rien inciter le public à tourner le dos à ces multinationales.

«Deux à trois milliards de personnes vivent de l’agriculture et nous ne voudrions pas qu’elles soient affectées par un boycottage, mentionne Christine Girard. Ce que nous voulons, c’est que les entreprises modifient leurs pratiques.»

Paradoxalement, 80 % des personnes souffrant de la faim dans le monde travaillent dans le secteur de la production alimentaire, selon Oxfam.

«Ces 10 sociétés ne portent pas à elles seules le poids de la pauvreté sur leurs épaules, mais elles pourraient faire partie de la solution si elles s’impliquaient davantage en s’engageant à éliminer les injustices dans leur chaîne d’approvisionnement et en exigeant de leurs fournisseurs qu’ils revoient leurs normes à la hausse», note Christine Girard.

http://www.protegez-vous.ca/

10 tendances en alimentation


S’inquiété ce que des tendances alimentaires pour demain .. je trouve cela étrange mais bon, Alors qu’on parle de famine toujours grandissante ont nous offrent de la bouffe plus facile, divers aliments sous d’autres formes .. Autrement dit au lieu de manger pour vivre .. on vit pour manger
Nuage

 

10 tendances en alimentation

Des produits sans gluten

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Marie Allard
La Presse

Que mangerons-nous demain? La réponse se trouve en goûtant aux produits présentés au Salon international de l’alimentation (SIAL), en cours à Montréal. Un grand appétit est de mise: près de 700 exposants, venus de 45 pays, tentent de séduire les papilles d’acheteurs nord-américains. Voici 10 tendances à venir dans votre assiette.

Produits du Québec

L’engouement pour les stands de produits québécois est grand au SIAL, a observé Joannie Pronovost, du Metro Plus Domaine, supermarché montréalais.

«On a de plus en plus de produits du Québec, a-t-elle dit, mais on devrait en avoir encore davantage.»

Exemple original: l’eau d’érable De l’Aubier, résidu de la fabrication du sirop d’érable, vendue à la manière d’une eau de source.

Alimentation de tableau de bord

Étonnant, mais vrai: les fermes Burnbrae viennent de lancer un sandwich à déjeuner (de type Egg McMuffin) surgelé, à réchauffer au micro-ondes.

«C’est du dashboard eating, de l’alimentation de tableau de bord, a décortiqué Frédéric Blaise, président d’Enzyme, agence de marketing spécialisée dans l’agroalimentaire. Ça convient à un style de vie en mouvement, où on manque de temps. Environ 30% des gens ne déjeunent pas à la maison, mais de 20% à 25% mangent en route vers le travail.»

Naturalité

«On voit beaucoup plus de produits qui sont sains, pas compliqués, a observé Dustin Gilman, conseiller marketing de XTC Amérique du Nord. Le consommateur aime voir qu’un produit est fait avec peu d’ingrédients, qu’il connaît.»

Exemple: les bananes mi-séchées au soleil d’Uncle Tong, de Thaïlande, qui cherche un distributeur au Canada. Leur unique ingrédient: la banane, à 100%.

Rapport valeur/prix

«On est en postrécession, il y a des séquelles, a souligné M. Blaise. Le mangeur recherche un bon rapport valeur/prix, c’est une obsession.»

Il est séduit par des céréales vendues dans de gros sacs refermables, qui font économiser le coût d’une boîte de carton, sans lésiner sur la qualité.

Raffinement

Raffinement, rêve et évasion sont tout de même recherchés en bouche. Bel exemple: les perles à l’érable de Citadelle (3), de petites sphères gélifiées contenant du sirop d’érable pur, qui ont gagné le grand prix Tendances&Innovations 2012 du SIAL.

«C’est une texture intéressante, un peu de cuisine moléculaire accessible à tous, même si c’est un produit de luxe», a indiqué Marie-Ève Savaria, professeure de cuisine et auteure du blogue Brutalimentation.ca.

Sans gluten

La vague du sans gluten – s’adressant d’abord aux gens atteints de maladie coeliaque – n’a pas fini de déferler.

«C’est un marché de 2,6 milliards en Amérique du Nord, a indiqué M. Gilman. On prévoit qu’il atteindra 5 milliards en 2015.»

La Maison Cannelle, de Richmond, vend une centaine de produits sans gluten (1), allant des muffins aux pizzas.

 

Santé digestive

«Le consommateur veut avoir le sentiment qu’il va se sentir bien après avoir mangé un aliment, a dit pudiquement M. Blaise. C’est la toile de fond pour proposer plein de choses comme des céréales, des pains, des probiotiques.»

L’entreprise brésilienne Sabor da Terra vend d’étonnantes fibres d’orange (2), de haricot blanc, d’aubergine, de banane verte, de raisins, sous forme de poudre à ajouter aux aliments.

 

Yogourt grec... (Photo La Presse) - image 2.0

Nutri

Yogourt grec

PHOTO LA PRESSE

 

Substituts du lait

Nutrinor a lancé au SIAL le «Complait sans lactose» (4), boisson laitière sans lactose enrichie en oméga-3, en probiotiques et en prébiotiques. Ce substitut du lait s’inscrit dans une tendance qui explique aussi la montée en popularité des laits d’amande, de soya, etc.

Bonnes protéines

«Environ 40% des consommateurs veulent ajouter des protéines à leur alimentation», a indiqué M. Gilman.

Le très populaire yogourt grec leur offre ces protéines rassasiantes sur un plateau d’argent.

«Le yogourt grec répond à énormément de désirs des consommateurs: santé, plaisir, praticité», a résumé M. Gilman.

Retour du surgelé

«Le surgelé reprend de l’importance», a noté M. Blaise.

Exemple innovant: des portions individuelles de viande – brochettes de boeuf, poulet mariné, etc. – sont vendues surgelées et emballées sous vide par Viandes VP, d’Henryville, en Montérégie. Pratique pour les restaurateurs, qui n’ont qu’à dégeler et à faire cuire la portion de rôti de porc que vient de commander leur client.

http://www.lapresse.ca/