Changements climatiques : des milliards de personnes parmi les plus pauvres en danger


Je pense qu’un des problèmes que nous avons face aux changements climatiques est de faire un peu comme si de rien n’était tout en faisant des gestes pour notre bonne conscience. Nous éprouvons bien sur quelques conséquences, canicules qui n’en fini plus, tempêtes de neige inoubliables, froids intenses, tornades, feux de forêts, ouragan .. un peu partout, mais on se relève. Alors que si nous étions dans des pays les plus pauvres, nous verrions probablement plus sérieusement l’urgence d’agir pour du moins atténuer les conséquences.
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Changements climatiques : des milliards de personnes parmi les plus pauvres en danger

PHOTO PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

La recherche a révélé que si rien n’était fait pour atténuer les effets des changements climatiques, jusqu’à 4,5 milliards de personnes d’ici 2050 pourraient être contaminées par des produits chimiques tels que l’azote provenant des eaux de ruissellement agricoles.

Des chercheurs canadiens ont collaboré à une vaste étude mondiale sur les changements climatiques qui prévient que des milliards de personnes parmi les plus pauvres du monde sont en danger.

BOB WEBER
LA PRESSE CANADIENNE

Les résultats, publiés jeudi dans la revue Science, soulèvent des questions troublantes quant à savoir qui sera capable de s’adapter à un monde en mutation et moins fiable.

« Les problèmes risquent de survenir là où les gens sont le moins capables de faire face à la situation », a observé Elena Bennett, qui étudie les systèmes écologiques à l’Université McGill et est l’un des 21 coauteurs du document.

L’équipe a examiné trois manières dont les humains dépendent de la nature. De nombreuses cultures dans le monde sont pollinisées par des populations d’insectes et d’oiseaux sains ; les rives sont protégées de l’érosion et des tempêtes par les récifs coralliens et les marais côtiers ; et la qualité de l’eau est protégée par la filtration des marais et des zones humides.

Dans certains endroits, ces avantages sont fournis par l’entremise de technologies telles que l’infrastructure contre les inondations ou le traitement de l’eau, ou simplement en achetant des produits alimentaires sur le marché mondial au lieu de les faire pousser localement. Ailleurs, cependant, les gens comptent toujours sur la nature.

L’équipe a pu utiliser de grandes quantités de données provenant de sources telles que des satellites pour modéliser les endroits où la nature offrait ces avantages et ceux où les gens en avaient besoin et ne les obtenaient pas.

Elle a ensuite projeté les conséquences des futurs changements climatiques sur ces avantages.

« Ça identifie la contribution de la nature, a noté Mme Bennett. Où cela est-il important pour les gens ? »

La recherche a révélé que si rien n’était fait pour atténuer les effets des changements climatiques, jusqu’à 4,5 milliards de personnes d’ici 2050 pourraient être contaminées par des produits chimiques tels que l’azote provenant des eaux de ruissellement agricoles. On conclut également que cinq milliards de personnes pourraient être confrontées à des pertes de récoltes attribuables à un échec de la pollinisation.

Environ 500 millions de personnes seraient confrontées à des conséquences côtières, souligne le rapport.

Mais si les risques liés au littoral sont répartis de manière uniforme dans le monde entier, le document conclut que les autres menaces ne le sont pas.

« Là où nous observons les besoins les plus pressants, nous constatons également une diminution de la capacité de répondre à ces besoins, a dit Mme Bennett.

“Nous voyons beaucoup plus de personnes exposées à un risque plus élevé de pollution de l’eau, de tempêtes côtières, de cultures qui ne sont pas pollinisées au maximum. Cela finit par se faire sentir davantage dans les pays en développement que dans les pays développés. »

Le rapport indique que l’Afrique et l’Asie du Sud sont probablement les plus menacées. Plus de la moitié de la population pourrait être exposée à des risques supérieurs à la moyenne, précise-t-il.

Cela peut sembler lointain, mais ce n’est pas le cas, a prévenu Mme Bennett.

« Vous n’avez pas besoin de réfléchir longtemps avant de songer :’OK, si le Bangladesh est inondé, des centaines de millions de réfugiés climatiques quitteront le Bangladesh pour aller où ?’

“Il n’est pas nécessaire de suivre cette logique très longtemps pour se rendre compte que nous sommes aux prises avec de vrais problèmes. »

Le rapport note que les efforts pour lutter contre les changements climatiques réduisent considérablement les risques. Des scénarios économiques plus durables réduisent les risques d’au moins les deux tiers et dans certains cas jusqu’à neuf dixièmes.

« Il est très facile de simplement supposer que ces (services naturels) sont là pour nous et qu’ils le seront toujours, peu importe la façon dont nous en abuserons et en tirerons parti, a affirmé Mme Bennett.

“Mais si nous continuons à tenir cela pour acquis, nous allons probablement finir avec un endroit où nous ne voudrons pas vivre. Où nos enfants et nos petits-enfants ne voudront pas vivre non plus.

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Réchauffement climatique: un scénario pour s’en tirer


Un scénario qui pourrait peut-être diminuer l’impact rapide du réchauffement climatique. C’est beaucoup ! Sauf que si nous avions agi quand les premiers scientifiques ont sonné l’alarme, il y a des années, nous ne serions pas rendus là aujourd’hui.
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Réchauffement climatique: un scénario pour s’en tirer

 

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Limiter la hausse des températures à 1,5 °C exigera de modifier « rapidement, radicalement et de manière inédite tous les aspects de la société », a déclaré le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Pour  parvenir, il faudra diminuer de 45 % nos émissions par rapport au niveau de 2010 d’ici 2030 (c’est dans 12 ans !) et atteindre la carboneutralité sur Terre d’ici 2050. Le GIEC a détaillé un grand nombre de scénarios permettant d’atteindre cet objectif. En voici un, qui donne l’ampleur des changements à apporter.

On ne s’en sort pas : l’atteinte de la cible de 1,5 °C passe par la disparition quasi complète du charbon sur la planète.

Le scénario du GIEC prévoit de réduire de 37 % la consommation de pétrole d’ici 12 ans par rapport au niveau de 2010.

SE METTRE AU RÉGIME ÉNERGÉTIQUE

Malgré la croissance économique et démographique, la planète devrait réduire sa consommation totale d’énergie de 15 % d’ici 2030 (par rapport au niveau de 2010) et de 32 % d’ici 2050. D’ici 12 ans, cela veut dire que la planète devrait réduire sa consommation d’énergie d’environ 90 fois la consommation d’hydroélectricité du Québec.

(Détails du calcul : La planète consommait environ 8,68 milliards de tonnes d’équivalent pétrole (tep) en 2010. Il faut donc retirer 1,3 milliard de tonnes. La consommation totale d’énergie au Québec est d’environ 40 millions de tep, dont environ 36 % proviennent de l’hydroélectricité.)

ÉLIMINER LE CHARBON

On ne s’en sort pas : l’atteinte de la cible de 1,5 °C passe par la disparition quasi complète de la combustion du charbon sur la planète. La production d’électricité à partir de charbon devrait chuter de 78 % d’ici 12 ans et de 97 % d’ici 2050.

RETIRER LA MOITIÉ DES VOITURES DES ROUTES

Le scénario prévoit de réduire de 37 % la consommation de pétrole d’ici 12 ans par rapport Au niveau de 2010. Pour donner une idée, cela équivaut à retirer environ la moitié du milliard de voitures et de camions qui roulent sur les routes du globe actuellement. Notons qu’il y a évidemment d’autres façons de réduire la consommation de pétrole.

(Détails du calcul : Nous avons considéré qu’une voiture consomme 22 barils de pétrole par année. En 2010, la planète a consommé 32,12 milliards de barils. Il faut donc réduire de 11,88 milliards de barils, donc l’équivalent d’environ 540 millions de voitures. Comme il y a un peu plus d’un milliard de véhicules à moteur dans le monde, c’est, grosso modo, la moitié.)

CONSTRUIRE 38 RÉACTEURS NUCLÉAIRES

Le scénario du GIEC exige l’augmentation de la capacité nucléaire de 60 % d’ici 2030 (et de 150 % d’ici 2050). C’est l’équivalent de construire, d’ici 12 ans, 38 centrales nucléaires comme celle de Bruce, en Ontario, qui est la deuxième en importance au monde.

(Détails du calcul : La production nucléaire mondiale a atteint 400 GW en 2010. Il faut donc ajouter 240 GW. La centrale de Bruce a une puissance de 6300 MW.)

INSTALLER 1,5 MILLION D’ÉOLIENNES

Le scénario du GIEC prévoit multiplier par quatre la production d’énergie renouvelable d’ici 2030, et par huit d’ici 2050. Si on ne misait que sur l’éolien, c’est l’équivalent de 1,5 million d’éoliennes qu’il faudrait installer sur la planète d’ici 12 ans.

(Détails du calcul : La capacité de production d’énergie renouvelable a atteint 1320 GW en 2010. Il faut donc ajouter 4300 GW. Une éolienne terrestre génère de 2,5 à 3 MW.)

RETIRER LE TIERS DES VACHES DE LA PLANÈTE

Le chiffre donne l’ampleur du défi lancé par le GIEC, qui est de réduire du quart les émissions de méthane du secteur agricole d’ici 2030. Les vaches, dont les pets de méthane ont un énorme pouvoir de réchauffement, sont une cible facile. Mais empêcher la dégradation de la matière organique dans les champs par de meilleures pratiques serait aussi crucial pour atteindre l’objectif.

(Détails du calcul : La planète a émis l’équivalent de 33,6 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère en 2010, dont 16 % provenaient du méthane agricole. C’est donc 1,29 milliard de tonnes de moins par année que ce secteur agricole doit émettre. Considérant qu’une vache émet l’équivalent de 2,3 tonnes de CO2 par année (soit 100 kg de méthane), il faut retirer environ 560 millions de vaches, soit environ un tiers du cheptel total mondial.)

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La dégradation des sols causera des migrations massives


L’immigration à cause des détériorations de l’environnement sera de plus en plus importante, surtout si nous ne changeons nos habitudes de tout détruire que ce soit en agriculture non-durable, la déforestation, la pollution … Les sols ne donnent pas le rendement nécessaire pour la biodiversité et l’humain comme les animaux en souffre
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La dégradation des sols causera des migrations massives

 

Au moins 50 millions d'humains vont été contraints à migrer d'ici 2050 à cause... (Photo REMY GABALDA, archives Agence France-Presse)

PHOTO REMY GABALDA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

FLORENCE PANOUSSIAN
Agence France-Presse
Medellin

 

Au moins 50 millions d’humains vont été contraints à migrer d’ici 2050 à cause de la détérioration des sols de la planète, et jusqu’à 700 millions si rien n’est fait pour enrayer les dégâts, ont alerté lundi des dizaines de scientifiques.

«La dégradation des sols, la perte de biodiversité et le changement climatique sont trois facettes du même important défi: l’impact de plus en plus dangereux de nos choix sur notre environnement naturel», a déclaré l’expert Robert Watson, en présentant le premier rapport mondial jamais réalisé sur ce thème.

Cette détérioration, causée entre autres par des pratiques agricoles non durables, la pollution et l’expansion urbaine, nuit déjà à 3,2 milliards d’êtres humains, soit 40 % de la population mondiale.

Les sols sont dans un état «critique», avertit cette vaste étude dévoilée à l’issue de la VIe session plénière de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) tenue depuis le 17 mars à Medellín, en Colombie.

«Nous avons transformé une grande partie de nos forêts, de nos prairies, nous avons perdu 87 % de nos zones humides (…) Nous avons vraiment changé la surface terrestre», a déploré M. Watson, président de l’IPBES, qui compte 129 pays membres et a déjà alerté vendredi dernier sur une extinction massive des espèces de la planète.

Mal exploités ou surexploités, les sols perdent en qualité. Cela se traduit par une diminution de «terres cultivables et donc de moyens de subsistance», ce qui «va forcer les gens à partir», a-t-il précisé à l’AFP.

Réchauffement climatique

D’ici 2050, cette dégradation «conjuguée aux problèmes de changement climatique, qui y sont étroitement liés, va contraindre 50 à 700 millions de personnes à migrer», ajoute cette analyse réalisée par une centaine de chercheurs bénévoles de 45 pays.

La projection la plus optimiste sera atteinte même «si nous essayons vraiment d’avoir des pratiques agricoles et forestières plus durables, de minimiser le changement climatique», a ajouté M. Watson.

Mais «si nous continuons avec nos pratiques non durables», quelque 700 millions d’humains seront contraints de migrer au cours des trente prochaines années, a-t-il mis en garde.

Le phénomène est alimenté par «le style de vie hautement consumériste» des pays riches, ainsi que par la croissance des revenus et de la démographie dans les pays en développement, ajoute le rapport.

C’est aussi un facteur de guerres:

«la diminution de productivité des sols rend les sociétés plus vulnérables à l’instabilité sociale, en particulier dans les régions sèches, où des années de très faibles précipitations ont été associées à une hausse des conflits violents allant jusqu’à 45 %», selon les chercheurs.

Elle a un impact sur la sécurité alimentaire, l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, donc sur l’ensemble des habitants de la Terre, avec un coût économique estimé à 10 % du PIB annuel.

L’IPBES a souligné que «4/5e de la population mondiale vit dans des zones menacées par le manque d’eau» et que seulement 25 % des terres de la planète n’ont pas été «significativement affectées» par l’activité humaine, ratio qui devrait chuter à 10 % d’ici 2050.

«Les forêts tropicales ont été historiquement peu peuplées parce qu’il était difficile d’y pénétrer. Aujourd’hui, nous y construisons des routes, nous y introduisons de l’agriculture», a précisé à l’AFP Robert Scholes, l’un des coauteurs du rapport.

Cela affecte les animaux, les plantes ainsi que les forêts qui produisent de l’oxygène et absorbent les gaz responsables du réchauffement climatique. La perte en biodiversité devrait être de 38 à 46 % d’ici 2050.

Impact sur la biodiversité

Le rapport a demandé trois ans de travail et compile toutes les publications scientifiques récentes sur ce thème. Sa réalisation a coûté environ 810 000 euros (un million de dollars).

Les experts et décideurs des pays membres de l’IPBES «l’ont approuvé (…) à l’issue de trente heures» de débats à huis clos, a précisé Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l’organisation.

Vendredi, l’IPBES a rendu un verdict inquiétant sur la biodiversité de la planète, menacée par la première extinction massive des espèces depuis celle des dinosaures et la première provoquée par les humains.

Au-delà du diagnostic, elle a lundi encore donné des recommandations: généralisation de pratiques agricoles durables, contrôle de la pollution, planification urbaine incluant des «infrastructures vertes», des parcs, entre autres.

Mme Larigauderie a affirmé à l’AFP «qu’il est possible d’agir (…) les gouvernements ont à leur disposition des outils pour ce faire».

Les bénéfices de la restauration des sols sont dix fois supérieurs à leur coût, selon l’IPBES, qui a insisté sur la nécessité de coordonner les actions internationales, nationales et individuelles, aujourd’hui fragmentées.

«Prendre les mesures adéquates pour combattre la détérioration de la terre peut transformer la vie de millions de gens à travers la planète, a souligné M. Watson. Mais plus on tarde à agir, plus cela sera difficile et coûteux.»

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Les femmes préhistoriques plus fortes que les championnes d’aviron d’aujourd’hui


D’après l’analyse des os, on peut se douter qu’une personne a fait au cours de sa vie. Chez les femmes de la préhistoire, très peu d’études sont faites sur ce sujet. Ces femmes avaient une vie beaucoup plus difficile, elles labouraient, récoltaient, broyaient des graines à l’aide de pierres lourdes permettaient de développer une grande force au bras et aux poignets. Cela tente à démontrer qu’elles étaient plus fortes que les championnes en aviron
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Les femmes préhistoriques plus fortes que les championnes d’aviron d’aujourd’hui

 

L’équipe féminine d’aviron de l’Université de Cambridge.

L’équipe féminine d’aviron de l’Université de Cambridge lors d’une compétition en avril 2017. Photo : Alastair Fyfe

Les femmes qui vivaient au néolithique, il y a plus de 7000 ans, en Europe centrale avaient des bras bien plus forts que ceux de la crème des avironneuses actuelles, selon une étude publiée mercredi.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE ET CBC

Les chercheurs de l’Université de Cambridge, dont les travaux ont été publiés dans le journal Science Advances, avancent que cette force physique serait le résultat d’un style de vie agricole exigeant.

Labourer le sol, récolter les céréales et faire de la farine en broyant des graines à l’aide de lourdes meules en pierre aurait permis à ces femmes de développer la force non seulement de leurs bras, mais aussi de leurs poignets.

« En analysant les os de personnes vivantes qui font régulièrement de l’exercice intensivement et en les comparant aux os anciens, il est possible d’en déduire les types de travaux que nos ancêtres faisaient », explique Alison Macintosh, la principale auteure de l’étude.

Ces femmes labouraient les terres sans charrue et sans appareil mécanique. C’est beaucoup de travail manuel.

Alison Macintosh, chercheure à l’université de Cambridge

Les scientifiques de l’Université de Cambridge ont analysé l’humérus (l’os qui se trouve entre l’épaule et le coude) et le tibia (dans le bas de la jambe) des membres d’une équipe d’aviron sur une période de trois semaines.

Âgées d’une vingtaine d’années, les femmes s’entraînaient deux fois par jour et ramaient en moyenne 120 kilomètres par semaine.

Malgré tout, ce sont les femmes de la préhistoire qui l’emportent haut la main : les résultats de l’étude démontrent que leur humérus était de 11 à 16 % plus puissant que ceux des rameuses.

Ce résultat s’élève à 30 % en comparaison avec d’autres étudiantes de Cambridge, au mode de vie moins actif.

« Ces mouvements répétitifs des bras pour frotter les deux pierres pendant des heures ont probablement eu les mêmes effets que de ramer », avance Mme Macintoch.

Après analyse, la force osseuse des tibias était toutefois similaire.

Les femmes préhistoriques, grandes oubliées

Les travaux de Mme Macintosh et de ses collègues Ron Phinhasi et Jay T. Stock sont en quelque sorte une réplique à une étude antérieure, qui comparait les os des femmes préhistoriques à ceux des hommes de la même époque. Les résultats démontraient alors que la force des hommes était supérieure à celle des femmes.

Aux yeux d’Alison Mactintosh, ce genre d’étude ne permet pas de dresser un juste portrait de la vie que menaient les femmes du néolithique, grandes absentes des études sur la préhistoire.

« Je savais que le rôle des femmes ne se limitait pas à rester assises sur leur derrière, mais j’étais heureuse de pouvoir mettre en lumière, à l’aide de données, cette histoire méconnue du travail des femmes de la préhistoire », souligne-t-elle.

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Grande barrière: des chercheurs réussissent à transplanter du corail


On sait que les coraux ont la vie difficile à cause des menaces des changements climatiques, aux activités de l’être humain et d’espèces invasives. Des chercheurs ont réussi une nouvelle méthode qui semble très prometteuse pour transplanter des nouveaux coraux
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Grande barrière: des chercheurs réussissent à transplanter du corail

 

Vue des airs de la Grande barrière de... (PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

Vue des airs de la Grande barrière de corail australienne.

PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
SYDNEY

Des scientifiques ont réussi à élever du corail de la Grande barrière de corail en Australie et à le transplanter dans une autre zone de ce joyau du patrimoine mondial, un projet qui leur donne l’espoir de restaurer les écosystèmes endommagés à travers le monde.

Les chercheurs de l’Université australienne Southern Cross, qui ont rendu publique leur étude dimanche, ont collecté fin 2016 de grandes quantité d’ovules et de sperme de coraux à Heron Island, au large de la côte orientale.

Ils ont produit des quantités massives de larves qu’ils ont ensuite transplantées dans des zones endommagées de la Grande barrière, qui est menacée par le réchauffement climatique.

Huit mois plus tard, les scientifiques ont constaté que le corail juvénile avait survécu et grandi.

« La réussite de cette nouvelle recherche ne s’applique pas seulement à la Grande barrière de corail, elle a potentiellement une pertinence internationale », a déclaré Peter Harrison, directeur des recherches.

« Elle montre qu’on peut restaurer et réparer des populations coralliennes endommagées, dans des endroits où la production naturelle de larves a été compromise ».

« Jardinage corallien »

Cette technique est différente de la méthode utilisée actuellement dite du « jardinage corallien » qui consiste à casser des branches de corail sain pour les réimplanter sur des récifs, dans l’espoir qu’elles repousseront, ou de l’élevage de corail dans des pépinières, souligne M. Harrison.

La méthode avait été testée auparavant avec succès aux Philippines sur un récif fortement endommagé par la pêche à la dynamite.

Le chercheur s’est dit optimiste quant à la possibilité qu’elle puisse être utilisée à grande échelle.

« Les résultats sont très prometteurs. Nos travaux montrent que l’apport de fortes densités de larves permet l’obtention de davantage de coraux ».

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1981, la Grande barrière s’étend sur environ 345 000 km2 le long de la côte australienne et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde avec 3000 « systèmes » récifaux et des centaines d’îles tropicales.

Mais elle est menacée par la récurrence de graves épisodes de blanchissement de ses coraux provoqués par le réchauffement climatique, par les activités industrielles ou agricoles ou encore par l’acanthaster pourpre, une étoile de mer invasive.

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La zone morte dans le golfe du Mexique est plus grande que jamais


L’eau de la mer, des golfes, des rivières, fleuves .. Continue à souffrir de l’activité humaine. Ici c’est le golfe du Mexique qui reçoit les eaux du Mississippi et toute la pollution agricole, et urbaine. Le résultat : Une prolifération des algues qui se décomposent en captant l’oxygène et fait de cette zone, une vie marine qui meurt
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La zone morte dans le golfe du Mexique est plus grande que jamais

 

Vue aérienne de Coquina Beach, en Floride sur le golfe du Mexique. On voit une prolifération d'algues toxiques.

Vue aérienne de Coquina Beach, en Floride sur le golfe du Mexique. On voit une prolifération d’algues toxiques. Photo : La Presse canadienne

Dans le golfe du Mexique, la zone morte, un endroit où la vie marine meurt d’un manque d’oxygène périodique appelé hypoxie, atteint cette année la grandeur de l’État du New Jersey.

Radio-Canada avec Associated Press

Le secteur est 3 % plus grand qu’en 2002, le record précédent, selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

« Nous avions prédit que la zone serait grande et elle est grande », a déclaré la scientifique Nancy Rabalais, de l’Université de Louisiane, qui mesure la zone depuis 1985.

Les recherches effectuées au printemps sont basées sur les concentrations d’azote et de phosphore dans le fleuve Mississippi.

Ces nutriments entraînent une prolifération d’algues qui se décomposent en captant l’oxygène, asphyxiant peu à peu les espèces marines qui y vivent.

Cette carte représente la zone morte du golfe du Mexique en juillet 2017.

La zone morte en juillet 2017, telle que représentée par la scientifique Nancy Rabalais, de l’Université de Louisiane. Photo : Nancy Rabalais de l’Université de Louisiane

« Cette grande zone morte montre que la pollution, agricole et urbaine, coule dans le Mississippi et continue de toucher les ressources côtières et les habitats dans le golfe », a indiqué l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique dans un communiqué.

Des groupes écologistes comme l’organisation américaine Mighty accusent les géants de l’agroalimentaire d’être les grands responsables de cette zone morte à cause des élevages, des lisiers produits par les animaux et des fertilisants utilisés pour les céréales qui nourrissent ces élevages de poulets, de porcs et de bœufs.

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Golfe du Mexique: «zone morte» record en 2013


Nous gaspillons la terre et l’eau par nos produits chimiques, et nous savons que la faune et la flore en souffrent, mais quand c’est tout un territoire qu’ils soit terrestre ou marine qui en souffre, et ce même a des kilomètres de l’endroit initial il y a de quoi a se poser des questions sur ce que nous faisons
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Golfe du Mexique: «zone morte» record en 2013

 

Le Golfe du Mexique pourrait voir se former cette année une «zone morte» - où... (PHOTO ARCHIVES AP)

PHOTO ARCHIVES AP

Agence France-Presse

Le Golfe du Mexique pourrait voir se former cette année une «zone morte» – où la vie marine est impossible en raison d’un manque d’oxygène – d’une étendue record à cause d’une importante pollution d’origine agricole, selon des scientifiques américains.

L’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) prévoit que cette zone pourrait faire plus de 22 000 km2, soit l’équivalent de la superficie de l’État du New Jersey, dans le nord-est des États-Unis.

En 2002, le Golfe avait déjà connu une zone morte d’une superficie de 21 965 km2 au large de la Louisiane, du Texas et de la Floride, la plus importante jamais observée alors, précise la NOAA sur son site internet.

Avec des teneurs très faibles ou inexistantes en oxygène dans l’eau, la faune marine dans sa grande majorité – notamment les crustacés et les poissons – ne peut survivre dans ces zones.

Elles se forment avec une accumulation excessive de polluants provenant des engrais agricoles, dont la concentration dépend des précipitations, des vents et des températures.

Ces zones sans vie marine dans le golfe du Mexique «affectent des pêcheries d’importance commerciale nationale et menacent l’économie de la région», souligne la NOAA.

«La prédiction de zone morte cette année dans le Golfe s’appuie sur les fortes inondations dans le Midwest qui ont charrié de grandes quantités d’engrais dans le Mississippi qui les a déversés dans le Golfe», explique l’agence.

«En 2012, le golfe du Mexique avait connu sa quatrième plus petite zone morte dans les annales, avec 5482 km2, à cause de la sécheresse qui avait frappé le Midwest», rappelle la NOAA.

Si l’endroit où se forme la zone morte actuelle connaît une grosse tempête tropicale entre le début juillet et le début août, la projection actuelle pourrait tomber de plus de 22 000 à 13 800 km2, indique la NOAA.

Ces cinq dernières années, la superficie moyenne des zones mortes dans le Golfe du Mexique a été de 14 500 km2, selon l’agence.

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