Visite d’une société où les femmes dominent les hommes


Un endroit de 3 millions d’habitants en Inde fait contraste à tout le reste du pays. Ce sont les femmes qui ont le pouvoir. Être une femme, c’est d’être le chef de famille, appartenir une entreprise, avoir la responsabilité de l’argent. Il y a beaucoup moins d’agression et d’attentats à la pudeur envers les femmes, ce qui est vraiment positif. Mais, bien que ce soit une société qui fonctionne assez bien, je crois que le problème est le même qu’ailleurs. Quand un de deux sexes se sent abusé, en dessous de l’autre, cela finit par faire des frictions, cela est moins gratifiant, comme il existe chez les femmes envers les hommes de la plupart des pays. En tout cas, il semble que chez les Khasi, beaucoup d’homme accepte ce genre d’arrangement
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Visite d’une société où les femmes dominent les hommes

 

Plesmili (au centre) pose avec ses soeurs et ses nièces devant son magasin de vêtements de Shillong, dans la région indienne du Meghalaya. Elle ne fait pas confiance aux hommes pour travailler.

Plesmili (au centre) pose avec ses soeurs et ses nièces devant son magasin de vêtements à Shillong, dans la région indienne du Meghalaya. Elle ne fait pas confiance aux hommes pour travailler. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Imaginez un endroit sur Terre où les femmes seraient totalement libres. Même plus libres que les hommes. Un lieu où elles seraient le sexe fort, avec davantage de pouvoirs. Eh bien cet endroit existe, en Inde. Nous l’avons visité.

Un reportage de Thomas Gerbet, de retour d’Inde

La province du Meghalaya, dans le nord-est de l’Inde, est une région de 3 millions d’habitants, au carrefour du Tibet, du Bangladesh et du Myanmar. Il suffit de poser le pied dans la capitale, Shillong, pour sentir le changement.

De nombreuses femmes dans la rue qui n’ont pas peur d’occuper l’espace public. Des femmes à la tête de commerces. Des femmes qui conduisent sans leur mari. Tout un contraste avec le reste de l’Inde.

Ici, les jeunes filles s’habillent comme elles le veulent, sans crainte d’être agressées.

Ces deux adolescentes de Shillong âgées de 18 et 19 ans se sentent en sécurité et respectées par les hommes. Elles se disent fières d'être des filles.

Ces deux adolescentes de Shillong âgées de 18 et 19 ans se sentent en sécurité et respectées par les hommes. Elles se disent fières d’être des filles. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

« On est conscientes d’être en sécurité ici. On sait que les hommes ont plus de respect chez nous que dans d’autres sociétés », confie une adolescente.

Au prorata de la population, une femme a quatre fois moins de risques de se faire agresser ici que dans la capitale New Delhi et 10 fois moins de subir un attentat à la pudeur, selon les chiffres du National Crime Records Bureau.

« Je suis contente d’être une fille, dit une autre adolescente. J’ai toujours été très contente. Comme femme, on a un rôle important à jouer, alors ça me plaît. »

Pour comprendre l’importance des femmes dans la culture khasi, il faut commencer par une visite à la maternité.

L’infirmière en chef Fabulous Lynden, dans la maternité de Cherrapunji.

L’infirmière en chef Fabulous Lynden, dans la maternité de Cherrapunji. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

« À la maternité, on entend des cris de joie quand c’est une fille qui vient au monde, raconte l’infirmière en chef, Fabulous Lynden. Quand c’est un garçon, les parents sont quand même contents, mais on ne les entend pas. »

Les parents khasi prient pour mettre au monde une fille, en raison du droit coutumier. Dans les familles khasi, la lignée se fait de mère en fille. C’est la plus jeune des filles qui hérite de la propriété et des biens. À défaut d’avoir une fille, l’héritage revient à une nièce. Les enfants prennent aussi le nom de leur mère.

Les parents qui n’ont eu que des garçons ont de la pression de leur famille pour avoir une fille. Fabulous Lynden, infirmière en chef de la maternité de Cherrapunji

Il s’agit d’un paradoxe total avec le reste de l’Inde, où les filles sont considérées comme une charge financière et où il arrive encore trop souvent qu’elles soient éliminées avant la naissance.

La petite Magdeline est venue au monde à la maternité de Cherrapunji, pour le plus grand bonheur de sa mère qui souhaitait une fille.

La petite Magdeline est venue au monde à la maternité de Cherrapunji, pour le plus grand bonheur de sa mère qui souhaitait une fille. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Chez les Khasi, les femmes sont libres de choisir leur mari et, après le mariage, l’homme déménage dans sa belle-famille. Les anthropologues qualifient ce système de matrilinéaire et matrilocal.

« Je ne fais pas vraiment confiance aux hommes. On n’a pas besoin d’eux », dit Plesmili, la propriétaire d’un magasin de vêtements de Shillong.

Même si son mari est au chômage, elle préfère donner du travail à ses deux soeurs.

« Je ne pense pas que mon mari ait les compétences pour travailler ici », ajoute Plesmili.

Dans la langue khasi, c’est le féminin qui l’emporte

Les éléments de la nature les plus importants, l’air, l’eau, le feu, la terre… sont tous féminins dans la langue khasi. Et ce qui est amusant, c’est dès que quelque chose devient utile, il passe du masculin au féminin. Le bois est masculin, mais une fois coupé, il est féminin. Le riz est masculin, mais une fois cuit, il est féminin.

Dans le Meghalaya, il n’est pas rare de croiser des hommes en train de s’occuper des enfants pendant que la femme travaille.

Dans le Meghalaya, il n’est pas rare de croiser des hommes en train de s’occuper des enfants pendant que la femme travaille. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Très rare, le système matrilinéaire s’observe dans une trentaine de régions du monde. Le Meghalaya, avec ses 3 millions d’habitants, fait partie des communautés les plus importantes et les plus développées, avec celle de Sumatra, en Indonésie.

Origines de cette tradition

Deux théories s’affrontent pour l’expliquer. Selon la première, le système matrilinéaire daterait d’avant l’institution du mariage, quand les Khasi avaient des partenaires sexuels multiples et qu’il était difficile de déterminer la paternité des nouveau-nés. Selon une autre explication, la coutume daterait de l’époque où les hommes partaient trop longtemps faire la guerre pour pouvoir s’occuper de leur famille.

Le point de vue des hommes

« Il y a des gens qui essaient de nous faire changer, de nous faire suivre un modèle patrilinéaire, explique Johnny, 20 ans, étudiant à l’université. Mais je ne pense pas qu’il faille changer. C’est bien ici, nous avons beaucoup de respect pour les femmes, on leur donne la priorité. »

Balawan Pynskhem est un restaurateur de Shillong. En tant qu'homme, il doit donner tous ses revenus à sa femme, mais comme il n’est pas marié, dans son cas, c’est à sa soeur qu’il les verse.

Balawan Pynskhem est un restaurateur de Shillong. En tant qu’homme, il doit donner tous ses revenus à sa femme, mais comme il n’est pas marié, dans son cas, c’est à sa soeur qu’il les verse. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Beaucoup d’hommes vivent très bien avec ce système. C’est le cas de Balawan Pynskhem, un restaurateur.

« Nous, les hommes, quand on sort, on aime dépenser. Parfois, il ne reste plus d’argent. Donc si on le donne aux femmes, on se sent plus tranquilles. »

« C’est une vieille tradition qui date de nos ancêtres et nous continuons de la respecter, explique-t-il. Je ne veux pas changer ce système, parce que les femmes savent mieux gérer les foyers. »

Mais tout ne va pas bien chez les Khasi. Beaucoup de garçons décrochent de l’école et tombent dans l’alcool et la drogue.

Keith Pariat a fondé une association d’hommes qui réclament plus d’égalité.

Keith Pariat a fondé une association d’hommes qui réclament plus d’égalité. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

« Notre système social ne donne aux hommes aucun but dans la vie, aucune responsabilité, aucune charge sur les épaules, déplore Keith Pariat, qui représente le groupe Syngkhong Rympei Thymmai (Association pour la réforme de la structure familiale).

Il souhaite donner davantage de responsabilités aux hommes khasi envers leurs familles.

« La seule façon d’y arriver, croit-il, c’est de transmettre le nom du père à l’enfant. »

Certains jeunes couples, plus modernes, tentent de partager davantage les responsabilités pour éviter les conflits, influencés par le modèle occidental.

 

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Inde: des victimes d’attaques à l’acide vedettes d’un défilé haute couture


Je lève mon chapeau à ces femmes qui ont subi des attaques à l’acide par leur mari, ou un proche de la famille ont défilé sans cacher leurs cicatrices au visage. Avec des grands designers de mode, elles ont pu montrer la réalité injuste et irréparable qu’on fait des hommes sur elles. Cela prend beaucoup de courage et de détermination pour prendre leur vie en main
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Inde: des victimes d’attaques à l’acide vedettes d’un défilé haute couture

Reshma Qureshi est l'une des participantes à ce... (PHOTO DOMINIQUE FAGET, AFP)

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Reshma Qureshi est l’une des participantes à ce défilé réservé aux survivantes du fléau des attaques à l’acide en Inde.

PHOTO DOMINIQUE FAGET, AFP

 

Agence France-Presse
NEW DELHI

Neuf femmes défigurées par de l’acide ont défilé samedi soir lors du premier événement de haute couture réservé aux survivantes du fléau que représente ce type d’agressions en Inde.

Ces femmes, presque toutes victimes de leurs maris ou d’un parent proche, ont défilé dans des robes réalisées par les meilleurs designers indiens, comme Rohit Bal, Ranna Gill et Archana Kochhar. Aucune n’a couvert son visage.

«J’étais très nerveuse», a déclaré Meena Khatoon après son aventure sur le podium.

Mais cette mère d’un jeune fils, originaire de New Delhi, qui a été attaquée par son ex-mari, a insisté sur le fait qu’elle avait quelque chose à prouver.

«Les gens détournaient souvent le regard quand je sortais dans la rue. Ils changeaient de direction quand ils me voyaient. Je devais faire face à beaucoup de problèmes», a-t-elle reconnu à l’AFP.

«Mais un jour je me suis dit, si c’est comme ça que tu vois les choses, ainsi soit-il. Je dois construire ma vie, je veux que mon fils fasse des études et je dois le soutenir». Meena Khatoon dirige maintenant sa propre petite entreprise de réparation de téléphones portables.

Elle a été aidée par Make Love Not Scars, qui organisait le défilé samedi. L’ONG aide les survivantes à reconstruire leur vie et, dans de nombreux cas, leur visage.

Des milliers de cas

L’ONG a notamment aidé Reshma Bano Qureshi, 20 ans, qui est apparue l’année dernière à la fashion week de New York et qui est en train d’écrire un livre.

La jeune femme, agressée il y a trois ans par son beau-frère, qui pensait jeter de l’acide sur sa femme, craignait également de quitter sa maison pour affronter les regards.

«J’avais peur que ça se reproduise. J’étais mal à l’aise avec la réaction des gens dans la rue».

«Les gens diraient « »qu’est-ce qu’il t’est arrivé? », « personne ne t’épousera » ou « avec un visage déformé tu n’es pas belle », mais je suis fière de moi et j’ai confiance en ce que je suis. Je veux que les gens sachent que le visage n’est pas ce qui te rend beau, c’est ton coeur».

Des centaines d’attaques à l’acide sont signalées chaque année en Inde, mais Tania Singh, vice-présidente de Make Love Not Scars, croit qu’il s’agit plutôt de milliers d’attaques.

Selon elle, les gouvernements locaux ne rapportent pas tous les cas. De plus, certaines femmes meurent avant qu’une enquête criminelle ne soit lancée et certaines choisissent de rester avec des familles violentes.

«Nous avons eu un cas où une femme a été attaquée trois fois par son mari, mais continue à vivre avec lui».

L’hôtel Lalit, où le défilé de mode se tenait, a fourni une chambre à une femme attaquée il y a deux semaines et qui attend de l’aide.

Pour Tania Singh, le défilé était un très bon moyen pour que les survivantes reprennent confiance en elles.

Au début, beaucoup de femmes refusent d’enlever leur voile quand elles vont à Make Love Not Scars.

«Elles disent «nous ne pouvons pas le faire, nous sommes vraiment laides» et nous leur disons que ce n’est pas vrai, vous n’êtes pas laides, c’est la société qui est laide.»

Le défilé de mode est «l’occasion de réaliser qu’elles méritent la reconnaissance, l’amour et leur place dans la société. Maintenant, elles peuvent retourner dans la rue et dire au monde qu’elles n’ont pas à cacher leur visage et leurs cicatrices. C’est au monde de changer sa façon de penser.

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États-Unis: les parents d’intimidateurs pourraient aller en prison


Est-ce une bonne idée d’envoyer les parents d’enfants intimidateurs, et ce, à la première offense. Faut dire que des fois, il y a des agressions qui sont graves entre jeunes. Il est vrai que des parents ne prennent pas compte des avertissements, cette loi pourrait changer quelque chose, cependant, il y a des parents qui sont vraiment démunis devant leurs enfants, offrir une aide sérieuse pourrait être mieux pour eux.
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États-Unis: les parents d’intimidateurs pourraient aller en prison

 

Archives TC Media

NORTH TONAWANDA, N.Y. — Le garçon de 13 ans a reçu le premier coup, quand un jeune plus âgé lui a asséné un violent coup de poing à l’extérieur d’un magasin à un dollar.

Sa famille a reçu le deuxième coup quand les policiers ont avoué à ses parents être essentiellement impuissants à punir l’agresseur de 15 ans.

«On nous a essentiellement dit qu’ils ne pouvaient rien faire, puisque c’était un mineur, a dit William Crago, dont le fils s’est ensuite promené avec un oeil au beurre noir. On nous l’a dit plusieurs fois: on ne peut rien faire.»

Tout ça vient de changer.

Une petite ville située au nord de Buffalo, dans l’État de New York, a adopté une nouvelle loi qui permet aux autorités d’envoyer les parents d’intimidateurs en prison pour 15 jours et de leur imposer une amende de 250 $ US.

Le conseil municipal de North Tonawanda a voté à l’unanimité, au début du mois d’octobre, l’amendement d’une loi existante pour ajouter l’intimidation, le harcèlement et la consommation d’alcool par des mineurs aux bris de couvre-feu dont les parents peuvent être tenus responsables.

Les élus ont aussi éliminé la possibilité d’un simple avertissement pour une première infraction, ce qui veut dire que les parents pourraient écoper d’une peine de prison ou d’une amende dès le départ.

Une coalition communautaire assemblée par M. Crago et sa femme Victoria après l’agression dont a été victime leur fils, le 8 mai, a réclamé ces changements, avec l’appui de la police et des écoles de cette ville de 31 000 habitants.

Même quand les jeunes sont reconnus coupables par la justice, dit M. Crago, les conséquences réelles sont rares. Le garçon qui a frappé son fils aurait écopé d’une période de probation, et seulement quand les Crago ont exigé qu’il soit reconnu coupable de voies de fait.

«Ça fera une grosse différence pour les groupes de trouble-fêtes incorrigibles», a dit le procureur de la ville, Luke Brown, qui rappelle que la police était impuissante face à un groupe de 10 ou 12 adolescents qui savaient «comment marcher le long de la ligne sans la traverser» et des parents qui n’en faisaient pas assez pour corriger ces comportements.

Habituellement, les policiers reconduisaient chez eux les jeunes voyous ou demandaient à leurs parents de venir les chercher, et parfois les parents dont l’enfant avait violé le couvre-feu recevaient une contravention, a dit la capitaine Thomas Krantz. La nouvelle loi, explique-t-il, ne vise pas les parents qui collaborent avec la police ou essaient de corriger la situation.

«C’est pour les parents (…) qui ne veulent pas faire ce qui doit être fait pour garder leur jeune dans le droit chemin, dit-il. Ceux qui disent, ‘Ce n’est pas mon problème’».

North Tonawanda s’est inspirée d’une loi similaire adoptée il y a quelques années par une poignée de villes du Wisconsin. Le chef de police de l’une d’elles, Dan Ault, reconnaît que ses policiers n’ont émis que quelques avertissements, et aucune amende, depuis l’adoption de la loi en 2015, mais il croit que la simple menace suffit à attirer l’attention des parents.

«Nous avons certainement découragé ces comportements, a-t-il assuré. (Les parents) font un peu plus attention. Pourquoi? Parce que ‘je ne veux pas atterrir en prison pour 15 jours et je ne veux pas payer une amende de 250 $ US’.»

MM. Crago et Ault rapportent avoir essuyé les propos de ceux qui dénoncent une «ingérence du gouvernement» ou qui croient que la loi ne fera qu’ajouter aux problèmes de foyers déjà troublés.

«Nous ne vous disons pas comment élever vos enfants, réplique M. Ault. Mais on vous demande de les élever. Veuillez faire partie de la vie de vos enfants.»

Une experte prévient toutefois que des recherches sont nécessaires pour déterminer si la responsabilisation des parents lutte efficacement contre l’intimidation.

«C’est très attirant de dire qu’on prend l’intimidation au sérieux et que les parents doivent être responsables, explique Amanda Nickerson, de l’Université de Buffalo. Mais si on veut vraiment que les jeunes adoptent un comportement plus positif et plus prosocial, j’ai de la difficulté à croire que punir un parent ou menacer de punir un parent (puisse aider).»

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#moiaussi : une dénonciation encore plus compliquée pour les Autochtones


#moiaussi et #metoo continue à faire des vagues, on espère que cela va réveiller que personne ne soit un objet sexuel. Les autochtones en auraient pourtant long à dire sur les agressions tout comme dans bien des pays, alors que les lois, l’aide aux victimes est pour tout le monde, les autochtones n’ont pourtant pas le même appui surtout dans les petites communautés. Si elles portent plainte, elles risquent les contre-coups et rien ne sera fait envers l’agresseur
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#moiaussi : une dénonciation encore plus compliquée pour les Autochtones

 

La militante Maïtée Saganash

La militante Maïtée Labrecque-Saganash Photo : Radio-Canada/Laurence Niosi

Dans la foulée du scandale Harvey Weinstein, le mouvement #moiaussi (#metoo en anglais) a donné lieu à un déferlement de témoignages et de dénonciations.

Des femmes autochtones, trois fois plus victimes d’agressions sexuelles que le reste de la population canadienne, ont également pris la parole. Mais le mouvement a-t-il réellement rejoint les communautés autochtones? Discussion avec la militante crie Maïtée Labrecque-Saganash, au moment où se déroule, dans une relative indifférence, l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA).

Propos recueillis par Laurence Niosi


Les femmes autochtones se sentent-elles incluses dans le mouvement #moiaussi?

Personnellement, je me sens incluse mais je reste critique. Par ailleurs, les femmes autochtones qui vivent dans de petites communautés ont beaucoup moins le pouvoir de dénoncer que les femmes blanches. Si on pense à des villages comme Aupaluk [au Nunavik], de 210 personnes, une dénonciation, ça fait du bruit. Même chose dans ma communauté de 1000 personnes de Waswanipi [dans le Nord-du-Québec]. Ces femmes-là sont plus à risque de recevoir les contrecoups de la famille de l’agresseur, qui sont souvent des voisins ou des collègues. Tu n’as pas non plus envie que ça se sache partout, et te replonger dans le traumatisme, de subir les violences de ceux qui ne te croient pas.

Même si les femmes autochtones sont plus à risque de se faire violer ou tuer au pays, elles ont moins les moyens, et ne peuvent pas se permettre de dire #moiaussi, et je trouve ça dommage.

Avec les femmes autochtones, il y a aussi la question de discrimination qui entre en jeu…

Oui et la sexualisation, la déshumanisation des femmes autochtones. Les femmes blanches se font violer parce qu’elles sont des femmes. Nous on se fait violer ou tuer parce qu’on n’est pas considérées comme des humains. Donc là est la nuance à faire.

Également, la majorité des agressions commises contre les femmes autochtones viennent des Blancs, pas des communautés. Et quand on parle de la déshumanisation qui vient du colonialisme, on se fait dire :

« C’est de la faute des hommes dans vos communautés, vous n’avez qu’à régler ça entre vous ».

Donc on ne verrait pas de #moiaussiautochtone dans les communautés, par exemple?

Les femmes autochtones qui ont dit #metoo, ce sont des femmes souvent dans des conseils de bande. Aussi dans les villes, les Autochtones participent à #metoo, à Winnipeg, à Toronto… Mais beaucoup de femmes autochtones se disent aussi « pourquoi est-ce que je dénoncerais », alors que rien n’est fait pour les aider? Il y a eu une pointe de frustration que j’ai sentie qui vient de ça.

Dans le passé, j’ai parlé des violences sexuelles que j’ai subies. Mais moi, je reste en ville, et je ne suis pas dans la rue, je vis bien pour une femme autochtone. Ma famille est encore très dysfonctionnelle, même moi je dois me battre. Mais il y a bien des choses que je peux me permettre que les autres femmes autochtones ne peuvent pas. Et ça j’essaie de me le rappeler souvent.

Plusieurs femmes ont soulevé le fait qu’il a fallu qu’une femme blanche prenne la parole pour que soit lancé le mouvement #metoo.

Quand [l’actrice américaine et l’instigatrice du mouvement #metoo en 2017] Alyssa Milano dénonce, ça devient viral. C’est frustrant, pourquoi ne nous écoute-t-on pas? On écoute des Rose McGowan, des Julie Snyder, mais écoute-t-on un(e) Autochtone sur une base régulière? Les femmes autochtones doivent se cacher dans des commissions d’enquête publique pour qu’on les écoute. Moi-même je dois témoigner à l’ENFFADA parce que les policiers m’ont profilé racialement. Les avocats, les politiciens, les policiers, personne ne nous écoute. C’est sûr qu’il y a de la frustration de voir que des gens avec des tribunes peuvent dénoncer.

Justement, comment pourrait-on attirer l’attention sur l’ENFFADA et les agressions commises sur des femmes autochtones?

Je ne sais pas ce que ça prend. On veut simplement faire comprendre aux gens que c’est systémique et que c’est là. Les statistiques sont là pour le prouver. Et c’est sûr que ça prend un poids démographique plus grand, pour que ça devienne viral. Dans des villes comme Winnipeg [avec une plus grande communauté autochtone], ça pourrait être des bons points de départ.

Outre le #moiaussi, que faire pour venir en aide aux victimes de viol dans les communautés?

C’est beau dire #moiaussi, mais c’est plus difficile quand tu n’as pas de service en santé mentale. Par ailleurs, c’est bien de dénoncer, mais il faut préparer la suite. Il faut des services culturellement adaptés. La victime pourrait par exemple avoir besoin de l’église, ou bien elle aurait besoin d’une cérémonie traditionnelle. Elle pourrait aussi avoir besoin d’un soutien plus occidental, comme un psychologue. Je pense qu’il faut tous ces services dans les communautés.

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L’importance de parler des hommes victimes d’agression sexuelle


Après avoir parler de l’harcèlement et agressions sexuelles auprès des femmes, il faut aussi parler des victimes chez les hommes, On entends moins les hommes se plaindre de harcèlement ou d’agressions sexuelles, cela ne veut pas dire que cela n’existe pas. Si les hommes qui ont été agressés dénonceraient, cela réveillerait la population d’un réel problème de société face à la sexualité et le pouvoir qu’exercent les harceleurs, les agresseurs sans pourtant être puni adéquatement pour leurs actes
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L’importance de parler des hommes victimes d’agression sexuelle

 

Image infographique représentant un homme dont le visage est dans l'obscurité

Sortir du placard Photo : Radio-Canada

Les allégations d’inconduite sexuelle contre l’animateur et producteur Éric Salvail mettent en lumière l’importance de parler des agressions chez les hommes, indique un chercheur de l’Université Laval.

Un texte de Carl Marchand

« On oublie qu’une agression ou du harcèlement sexuel c’est une affaire de pouvoir, vous avez beau mesurer 6 pieds 6 pouces, et que l’autre soit la moitié de votre poids et votre grandeur, a réagi Michel Dorais, sociologue de la sexualité et professeur au Département de service social à l’Université Laval, au micro de Claude Bernatchez, à l’émission Première heure.

Tout ce qui est de type violence sexuelle, c’est un rapport de pouvoir. Ce n’est pas parce que vous êtes un homme baraqué que vous êtes à l’abri.

Michel Dorais, professeur au Département de service social à l’Université Laval

Un homme sur dix est victime d’agression sexuelle, ajoute le professeur, surtout les jeunes hommes.

« On en parle très peu et, souvent, ça prend des occasions comme celle-là. »

Les hommes victimes de harcèlement sont également moins enclins à porter plainte, insiste M. Dorais, qui mène actuellement une étude sur les agressions sexuelles chez les personnes LGBT.

« Tous les hommes le disent : « Pourquoi ça m’arrive à moi? Ce n’est pas supposé d’arriver aux gars. Je dois avoir quelque chose de pas correct, pas normal. » Les gars se questionnent beaucoup, quelle que soit leur orientation sexuelle. »

Plus que c’est minoritaire et plus c’est rare, plus que les personnes se disent : est-ce qu’on va me croire?

Michel Dorais, professeur au Département de service social à l’Université Laval

Michel Dorais invite les victimes d’agression et de harcèlement à se manifester.

« Écoutez la voix qui vous dit : trop c’est trop. Sommez la personne d’arrêter. Si ça continue, c’est vraiment un harcèlement caractérisé », conclut-il.

http://ici.radio-canada.ca/

Une corneille agresse des facteurs à Vancouver, la poste s’arrête


Une corneille que la population dans un quartier de Vancouver leur a donné un nom : Canuck fait des siennes. Il agresse sérieusement des facteurs, auparavant, il avait volé un couteau sur une scène de crime ou encore voler du Mc Do . .…
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Une corneille agresse des facteurs à Vancouver, la poste s’arrête

 

HINDUSTAN TIMES VIA GETTY IMAGES

Un des employés est même revenu ensanglanté.

Après l’attaque de plusieurs facteurs par une corneille, le service postal canadien a suspendu la distribution du courrier dans un quartier de Vancouver.

« Nous avons eu des problèmes dans ce quartier quand nos facteurs ont été attaqués par une corneille », a raconté mardi Phil Legault, porte-parole de Poste Canada.

« La sécurité de notre courrier et de nos employés est la priorité », a-t-il ajouté en précisant que les habitants avaient été informés du lieu où retirer leurs plis.

À la suite d’une attaque du volatile, l’un des préposés au courrier est revenu ensanglanté, selon des médias locaux.

« Nous surveillons régulièrement la situation et nous reprendrons la livraison de courrier dès que ce sera sans danger », a assuré M. Legault.

La corneille, baptisée Canuck, s’était illustrée l’an dernier après avoir dérobé un couteau sous le nez de policiers enquêtant sur une scène de crime.

Elle a été vue dans le métro de la ville ou, il y a quelques jours, en train de tenter de dérober un petit-déjeuner dans le McDonald’s du quartier.

Canuck a une page Facebook, « Canuck and I » (Canuck et moi), suivie par plus de 50 000 personnes, où des photos et vidéos sont régulièrement postées par les habitants du quartier.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Une victime d’agression sort du coma et apprend que la province a donné ses biens


3 ans dans le coma après une agression et se réveille ayant tout perdu parce que le curateur a liquidé tous ses biens .. A t-il considéré comme mort clinique ? Je ne sais pas ce que la loi dit sur ce sujet, mais il devrait y avoir un fond de sureté au cas où qu’une personne revient à la vie.
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Une victime d’agression sort du coma et apprend que la province a donné ses biens

 

Le visage de Marcel Blanchette.

Marcel Blanchette a été traumatisé une deuxième fois lorsqu’il est sorti du coma et a appris que le gouvernement s’était débarrassé de tous ses biens. Photo : CBC/Laura Glowacki

Un homme victime d’une agression violente à Winnipeg lance une poursuite judiciaire de 93 778 $ contre le tuteur et curateur public du Manitoba. Marcel Blanchette soutient que l’agence n’aurait pas dû se débarrasser de tous ses biens pendant qu’il était dans le coma.

Marcel Blanchette, 52 ans, dit ne pas se souvenir de l’attaque du 2 décembre 2014 lors de laquelle il a subi des fractures au crâne, au nez et à un oeil, et une hémorragie au cerveau.

Après des opérations chirurgicales, M. Blanchette a été dans le coma pendant plusieurs semaines. Il ne parlait plus à sa famille biologique et n’avait pas laissé de testament ni de directives médicales à suivre par les fonctionnaires.

Le 12 janvier 2015, les médecins ont signé une ordonnance qui nommait le tuteur et curateur public du Manitoba responsable des affaires financières et personnelles de M. Blanchette.

C’est trois mois plus tard, pendant qu’il était hospitalisé au Centre des sciences de la santé de Winnipeg, que M. Blanchette a appris qu’il avait perdu son appartement et qu’un employé du gouvernement affecté à la gestion de ses affaires avait distribué tous ses biens personnels.

« En sortant du coma aux soins intensifs, je devais faire face à la réalité que j’étais victime une deuxième fois, dit l’homme en retenant ses larmes. J’étais vraiment anéanti. J’ai tout perdu de ce qui m’appartenait dans la vie. »

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Le harcèlement scolaire a des conséquences durables


Le harcèlement à l’école qu’il soit physique, oral, virtuel peut avoir une incidence sur la santé dans les années à venir. Il semble même que même lors d’une analyse de sang, ils peuvent trouver des perturbations du taux d’hormones de stress.
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Le harcèlement scolaire a des conséquences durables

 

enfants harcelés

Les victimes de harcèlement subissent un stress intense qui peut avoir des répercutions graves sur leur santé morale et physique.

© Shutterstock / GagliardiImages

Une revue de la littérature scientifique révèle que le harcèlement à l’école, assimilable à une forme de stress chronique, provoque chez les victimes des troubles psychiques et physiques durables.

Bénédicte Salthun-Lassalle

Dans la cour de récréation, Pierre subit les moqueries et les bousculades de trois de ses « camarades » de classe depuis plusieurs mois. Il mange moins, dort mal, mais ne dit rien, pensant ainsi pouvoir s’intégrer… Mais il est stressé. Et les conséquences de ce harcèlement sur son développement ainsi que sur sa santé psychique et physique pourraient être graves, comme le suggère une revue de la littérature scientifique publiée par l’équipe de Susannah Tye, de la clinique Mayo à Rochester, et de ses collègues.

Le harcèlement dans l’enfance et à l’adolescence est une forme de stress social chronique pour la victime, qui subit un abus de pouvoir. La « violence » peut être physique (se faire pousser ou taper), verbale (se faire insulter ou intimider), indirecte (se faire manipuler ou exclure d’un groupe), ou encore virtuelle (sur les réseaux sociaux en particulier). Plus de 25 % des jeunes au primaire et au collège rapportent avoir été victime de harcèlement au moins une fois, 10 à 14 % en ayant souffert régulièrement pendant plus de six mois. Les filles sont autant concernées que les garçons, les premières étant davantage victimes d’agressions sociales et relationnelles, les seconds d’agressions physiques et verbales.

Or, en analysant plus de 100 études scientifiques, Susannah Tye et ses collègues ont mis en évidence que les effets psychologiques du harcèlement seraient semblables à ceux de la maltraitance dans l’enfance ou de toute autre forme de stress chronique. Une étude s’appuyant notamment sur le développement de jumeaux a montré que le fait d’être victime de harcèlement augmente le risque de troubles psychiatriques comme l’anxiété, la dépression, les comportements et idées suicidaires. Une autre équipe a révélé que les garçons harcelés ont 18 fois plus de risques de se suicider que leurs camarades non victimes, et les filles harcelées ont 27 fois plus de risques de souffrir de troubles paniques. Quant aux persécuteurs, ils ont 4 fois plus de risques de développer un trouble de la personnalité antisociale.

Les victimes, dès le plus jeune âge, développent souvent des troubles physiques : perte d’appétit, problèmes de sommeil, maux de tête, douleurs abdominales, troubles de la respiration et fatigue. Bien sûr, ces troubles somatiques sont liés aux difficultés psychologiques et au stress, les jeunes n’arrivant plus à gérer leurs émotions. Ces signes physiques, qui apparaissent rapidement, devraient alerter les proches et les éducateurs.

Mais le stress chronique a aussi des effets à plus long terme… L’organisme est alors incapable de retrouver son « état d’équilibre », ni d’affronter d’autres difficultés. La concentration en hormones et en neuromédiateurs (les messagers entre neurones) restent perturbées, parfois sur de très longues périodes… S’en suivent alors une inflammation des tissus et une augmentation du rythme cardiaque qui persistent, puis un risque accru de dépression, diabète et maladies cardiovasculaires (entre autres).

Ces conséquences à long terme ont été mises en évidence dans les cas d’abus sexuel et d’agressions durant l’enfance, ou de conditions de vie très défavorables, mais il est fort probable qu’elles soient similaires pour les victimes de harcèlement. En effet, les jeunes harcelés présentent des perturbations des taux d’hormones de stress semblables à celles des individus ayant subit de graves traumatismes physiques ou psychiques. Selon certaines études, à l’âge adulte, les anciennes victimes ont dans le sang des quantités beaucoup trop élevées d’un marqueur de l’inflammation, comparées aux enfants non martyrisés. Preuve d’une inflammation chronique, qui a certainement des répercutions sur leur santé.

Les chercheurs s’attendent même à trouver dans les cellules des anciennes victimes de harcèlement d’autres traces du stress chronique subi dans leur enfance, comme des modifications dites épigénétiques, c’est-à-dire des changements dans leurs gènes liés à l’environnement. Mais des études longitudinales complémentaires sont nécessaires pour le confirmer.

Quoi qu’il en soit, au regard des études déjà disponibles sur le sujet, il apparaît évident que le harcèlement à l’école est une forme de stress chronique aux conséquences parfois graves. Il ne faut donc pas le prendre à la légère, et informer parents, éducateurs et enfants.

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À Beyrouth, des robes de mariée pour dire «non» à une loi sur le viol


Cela me scandalise qu’une victime marie son agresseur pour que ce gars ne soit pas poursuivi. Une loi dans ce pays annule les poursuites de viol, agression, enlèvement en cas de mariage avec la victime. On peut donc penser que ces victimes en plus d’avoir eu l’affront d’être à la merci d’un homme, soit victime aussi d’un mariage forcé. Comment peut-elle avoir la tête haute, avoir confiance aux autres, avoir de l’estime pour sa propre personne avec de telle injustice ?
Nuage

 

À Beyrouth, des robes de mariée pour dire «non» à une loi sur le viol

L’objectif de cette campagne est l’annulation d’une loi qui permet à un violeur d’échapper à la prison s’il épouse sa victime.

Une trentaine de robes de mariée, confectionnées avec des dentelles et du papier, ont été accrochées samedi à des palmiers sur la corniche de Beyrouth, dans le cadre d’une campagne pour abolir une loi honnie sur le viol.

L’objectif est l’annulation de l’article 522 du code pénal, qui permet à un violeur d’échapper à la prison s’il épouse sa victime. L’article controversé concerne différents crimes, comme le viol, le viol de mineurs, les agressions, les rapts et les mariages forcés.

Il stipule que si «un mariage valide est contracté entre l’auteur d’un de ces crimes et la victime, les poursuites cessent et si un verdict a déjà été prononcé, son application est suspendue».

Une proposition de loi dans ce sens a été approuvée en février par une commission parlementaire et a été inscrite à l’ordre du jour de l’ouverture de la session parlementaire le 15 mai.

L'article 522 du code pénal ayant trait aux viols, agressions, rapts et mariages, permet à un violeur d'échapper à la prison s'il épouse sa victime.

Sur la célèbre avenue qui borde la mer, très fréquentée le weekend, des militants de la société civile avaient accroché à des cordes 31 robes blanches qui se balançaient au vent, suscitant la curiosité des passants.

«31 robes car il y a 31 jours dans un mois et chaque jour, une femme risque d’être violée et d’être forcée d’épouser son violeur», affirme Alia Awada, la responsable de la campagne de l’association Abaad pour la suppression de l’article 522.

L’artiste libanaise Mireille Honein, qui a créé cet événement à Paris et l’a fait venir dans son pays natal, explique

avoir «utilisé du papier pour souligner le côté éphémère du mariage et des lois». «Ce genre de loi vide la femme de son essence, de son identité», dit-elle.

Les passants, surpris, sont invités à signer une pétition demandant l’annulation de la loi.

Un homme originaire d’un village du Liban-Sud, Rafiq Ajouri, a été convaincu de signer le texte.

«Si j’étais violé (…) j’aimerais que des gens se tiennent à mes côtés», confie-t-il à l’AFP.

Quand la militante affirme à ce père de quatre garçons et trois filles que les femmes devraient bénéficier des mêmes libertés que les hommes, il se montre plus hésitant.

«Elles peuvent bénéficier de libertés mais avec des limites. Pourquoi? Et bien parce que ce sont des filles», lance-t-il.

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Viol collectif sur Facebook Live : 40 témoins, 0 appel à la police


40 personnes ont vue sur Facebook Live un viol collectif d’une jeune fille de 15 ans, et personnes n’a dénoncé ces faits à Facebook et pire personne n’a appeler la police et ce n’est pas la première fois que cela se produit. C’est quoi le problème ? Est-ce acceptable ?
Je suis sidérée et je trouve cela inquiétant si même sur les réseaux sociaux, les gens restent des spectateurs qui se croisent les bras Et si c’était leur fille, leur soeur aurait-il réagi ?
C’est pitoyable. Pour moi, ils sont coupable de non assistance d’une personne en danger et ce même si cela a été vue sur Facebook
Nuage

 

Viol collectif sur Facebook Live : 40 témoins, 0 appel à la police

 

Viol collectif sur Facebook Live : 40 témoins, 0 appel à la police

Voiture du service de police de Chicago (une Ford du Chicago Police Department) en 2010 (vxla/Wikimedia Commons/CC)

 

Le viol collectif présumé d’une jeune fille de 15 ans, à Chicago, a été filmé en direct sur Facebook sans qu’aucun des spectateurs n’alerte la police ou le réseau social.

 

Thierry Noisette

Une jeune fille de 15 ans a apparemment été violée par plusieurs hommes, acte filmé sur Facebook Live, a rapporté la police, sans que personne parmi la quarantaine d’internautes qui regardaient la vidéo en direct ne signale l’agression. C’est ce que rapporte Associated Press, qui cite le porte-parole de la police de Chicago, Anthony Guglielmi.

Il a déclaré que la police n’a appris l’affaire que lorsque la mère de la victime a parlé au superintendant de police Eddie Johnson, lundi après-midi, alors qu’il quittait un bâtiment de la police. Elle lui a dit que sa fille avait disparu la veille, et lui a montré des photos du présumé viol. Johnson a immédiatement ordonné à ses agents de mener l’enquête, et la police a demandé à Facebook de retirer la vidéo, ce qu’a fait le réseau social, a indiqué le porte-parole.

Controverse sur la diffusion du nom de la victime

Le 21 mars, Anthony Guglielmi a tweeté que les policiers ont retrouvé la jeune fille, rendue à sa mère ; plusieurs twittos critiquent le fait qu’il donne le prénom et le nom de la victime, à quoi il répond que la mère les a communiqués plusieurs fois auparavant dans les médias – et ses interlocuteurs lui rétorquent que c’était quand elle était portée disparue.

Mardi après-midi, le porte-parole a donné des nouvelles de l’enquête :

« Mise à jour : le service de police de Chicago avance bien dans l’identification de personnes concernées dans l’attaque du 10e district. Des auditions en cours, mais pas de suspects formellement identifiés pour l’instant. »

Le « Chicago Tribune » rapporte que la victime était allée dimanche matin à la messe avec son oncle, Reginald King, qui l’a déposée chez elle ensuite. Elle a marché pour faire des courses. King a ensuite découvert sa nièce dans la vidéo, « très, très explicite », dit-il, de son viol, avec six agresseurs.

Pour Reginald King, les auteurs font partie d’une bande de voyous qui terrorisent le quartier. C’est un adolescent du voisinage qui lui a signalé la vidéo du viol :

« C’est une des choses les plus courageuses que j’ai jamais vu un enfant faire. Il y avait des adultes qui ont vu ça, et aucun d’eux n’a trouvé moyen de dire ‘Hé, je dois appeler quelqu’un’. »

Chicago : le meurtre d’un bébé de 2 ans diffusé sur Facebook LiveLa mère avait signalé à la police la disparition de sa fille, et on lui a montré des captures d’écran de la vidéo qui lui ont permis de l’identifier.

Elle a ensuite foncé interpeller le chef de la police, qui a immédiatement lancé l’enquête.

Quatre crimes en direct depuis octobre

Le « Chicago Tribune » souligne que c’est au moins le quatrième crime dans la métropole filmé sur Facebook Live depuis fin octobre.

Dans un cas, où un jeune handicapé a été torturé par un groupe,  le réseau social a déclaré qu’il n’autorise pas des gens à « célébrer ou glorifier des crimes » par son intermédiaire.

Le quotidien précise :

« Facebook a une équipe qui répond 24 heures sur 24 aux signalements de vidéos en direct inappropriées dès qu’ils arrivent, dit l’entreprise. Un spectateur peut interrompre un flux en direct si une violation des normes de la communauté de Facebook a lieu, et il suffit d’un signalement pour que quelque chose soit vérifié. Cela signifie que si une seule personne parmi la quarantaine qui ont vu la vidéo de la fille attaquée [avait agi], la vidéo aurait pu être supprimée plus tôt. »

Vidéo de viol présumé sur Snapchat et Facebook : deux hommes arrêtésÀ un demi-siècle d’écart, le silence des 40 internautes qui ont assisté à ce viol sans alerter quiconque rappelle la terrible affaire Kitty Genovese en 1964 (une New-Yorkaise violée et assassinée de nuit, sans intervention des nombreux témoins),  qui a inspiré un livre de Didier Decoin et le film de Lucas Belvaux « 38 témoins ».

En janvier dernier en Suède, trois hommes avaient diffusé en direct sur Facebook et Snapchat leur viol d’une jeune femme, mais des membres du groupe Facebook privé dans lequel ils avaient passé leur vidéo les avaient dénoncés à la police.

Un an plus tôt, en janvier 2016, deux hommes ont été arrêtés à Perpignan après avoir diffusé sur Facebook la vidéo de leur agression d’une jeune femme. Ils avaient été dénoncés par plusieurs internautes, mais la police les avait déjà interpellés.

http://tempsreel.nouvelobs.com