Affaire Kavanaugh: la caricature d’un journal d’Halifax devient virale


Généralement, je n’aime pas les caricatures, car elles ont une tendance à prendre un défaut physique pour l’accentuer et ridiculiser. Mais, cette caricature par contre est très significative et rappel comment les agressions sexuelles sont encore difficile à dénoncer ou plus on touche à l’élite, plus on cherche à faire taire les victimes.
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Affaire Kavanaugh: la caricature d’un journal d’Halifax devient virale

 

Publié dans le Chronicle Herald, un journal de Halifax, le... (photo thechronicleherald) 

Publié dans le Chronicle Herald, un journal de Halifax, le dessin de Bruce MacKinnon montre la femme symbolisant la Justice, les yeux bandés, être agressée par un homme, dont les manches sont ornées d’un éléphant – le symbole du parti républicain -, qui l’immobilise et lui couvre sa bouche.

PHOTO THECHRONICLEHERALD

 

ALEX COOKE
La Presse Canadienne
HALIFAX

Une caricature politique illustrant une agression contre la femme symbolisant la Justice est devenue virale au lendemain du témoignage du candidat à la Cour suprême des États-Unis, Brett Kavanaugh, devant le Sénat.

Le dessin de Bruce MacKinnon, publié dans le Chronicle Herald,un journal de Halifax, montre la dame aux yeux bandés être agressée par un homme qui l’immobilise et lui couvre sa bouche – une référence explicite au témoignage de Christine Blasey Ford, qui accuse M. Kavanaugh de l’avoir agressée en 1982.

L’agresseur du dessin porte une chemine ornée d’un éléphant – le symbole du parti républicain – sur chacune de ses manches.

À l’instar de nombreux téléspectateurs, M. MacKinnon a été saisi par le témoignage de Mme Ford devant le Comité judiciaire du Sénat.

« J’ai regardé le témoignage. C’était fascinant, a-t-il raconté. C’était l’une de ces choses qui nous forcent à retenir notre souffle jusqu’à la fin. »

Le caricaturiste s’est dit comme saisi d’une mission pour illustrer ce qu’il considère comme un exemple crucial de la manière dont les allégations d’agressions sexuelles sont traitées en Amérique du Nord.

« Au cours d’une année dominée par le mouvement #metoo et les changements que nous espérons tous en voir découler, cela me semble être un moment décisif et un tournant pour l’Amérique », a-t-il souligné.

L’image est devenue virale depuis sa parution, samedi. Des dizaines de milliers de personnes l’ont aimée, et elle a été partagée par de nombreuses autres sur les réseaux sociaux, comme Reddit, Twitter et Facebook.

L’ampleur des réactions – positives et négatives – a surpris M. MacKinnon. Il s’est dit heureux de pouvoir faire avancer ce débat.

« J’ai été étonné, mais je suis vraiment encouragé par le fait qu’on en parle autant », a-t-il formulé.

Il reconnaît que certaines critiques ont été véhémentes.

« Cela souligne la profonde division et la polarisation réelle de l’opinion ici et aux États-Unis, mais c’est à quoi sert un dessin éditorial : provoquer le débat et espérer, dans l’ensemble, que certains problèmes seront réglés. »

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Un autre meurtre résolu grâce à la généalogie génétique


Que faire avec un ADN relevé lors d’un crime quand il n’est pas dans les données de la police ? Souvent, ces crimes finissent en dossiers non résolus. La technologie change les choses, grâce à la généalogie génétique. C’est de faire un arbre généalogique avec les basses de données des archives généalogique en incluant ceux qui ont cherché leur ascendance.
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Un autre meurtre résolu grâce à la généalogie génétique

 

Les avancées technologiques en matière d'ADN ont permis... (PHOTO ARCHIVES AFP)

Les avancées technologiques en matière d’ADN ont permis de relancer l’enquête sur ce meurtre commis en 1986.

PHOTO ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse

Le mystère de l’agression sexuelle suivie du meurtre d’une adolescente américaine en 1986 a été résolu 32 années plus tard grâce à la technique extrêmement novatrice de la généalogie génétique, ont annoncé les autorités de l’État de Washington.

Un homme de 66 ans, Gary Hartman, a été interpellé mercredi et écroué. Il doit comparaître lundi pour se voir signifier les charges pénales pesant contre lui dans cette affaire qui avait choqué la commune de Tacoma, à l’extrémité nord-ouest des États-Unis.

Le 26 mars 1986, Michella Welch, 12 ans, avait disparu alors qu’elle jouait avec ses deux jeunes soeurs dans un parc public de la ville. Un chien policier avait retrouvé dans la soirée son corps, abandonné dans un ravin.

L’enquête s’était ensuite enlisée, le dossier devenant un « cold case », c’est-à-dire une affaire non résolue.

Les avancées technologiques en matière d’ADN ont permis de relancer l’enquête en deux étapes.

D’abord, en 2006, la police scientifique a réussi à reconstituer une empreinte ADN à partir d’éléments collectés sur les lieux du crime. Celle-ci n’a cependant révélé aucune correspondance avec les fichiers de délinquants connus aux États-Unis.

Douze ans plus tard, la percée a été réalisée grâce à la technique de la généalogie génétique, qui a recours aux bases de données et archives généalogiques incluant notamment des personnes ayant cherché à connaître leur ascendance.

« La généalogie génétique utilise la technologie de l’ADN pour associer un profil inconnu à un membre de sa famille. On a alors recours à la généalogie traditionnelle pour construire un arbre généalogique grâce aux sites internet disponibles publiquement », a expliqué vendredi dans une conférence de presse Donald Ramsdell, le chef de la police de Tacoma.

Ceci a permis d’isoler deux frères, dont l’âge et le lieu de résidence en 1986 en faisaient des suspects éventuels. Ils ont été placés sous surveillance, les policiers guettant la possibilité de vérifier leur profil génétique.

Gary Hartman s’est récemment rendu dans un restaurant, sans savoir qu’un client d’une table voisine était un enquêteur à l’affût. Il a utilisé une serviette en papier, que le policier a ensuite collectée et confiée à un laboratoire d’analyse.

L’ADN correspondait avec celui prélevé sur Michella Welch.

« Cette affaire est véritablement à la croisée du bon vieux travail policier traditionnel, combiné avec les progrès technologiques », a commenté le chef Ramsdell.

« Nous avons désormais atteint un point où, si vous êtes un criminel et que vous laissez votre ADN sur les lieux de votre méfait, alors autant vous rendre: on vous aura », a prévenu de son côté Mark Lindquist, le procureur du comté de Pierce.

La généalogie génétique a permis d’arrêter fin avril en Californie un homme suspecté d’être le « tueur du Golden State », soupçonné d’être l’auteur de 12 meurtres et une cinquantaine de viols dans les années 1970 et 80.

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«J’ai donné la vie contre mon gré»: une ado de 13 ans enceinte de son beau-père agresseur


À 14 ans, elle a accouché d’un bébé issue agression sexuelle de son beau-père. Juste le fait de mettre du sperme sur un doigt dans les parties génitales a été suffisant pour faire un bébé. Le comble, c’est qu’il a écopé d’une peine de 5 et demi, parce qu’il n’a pas d’antécédent judiciaire. Je trouve que c’est une justice bonbon qui laissera une marque cette jeune fille pour le reste de sa vie. Pourquoi une peine si basse ? Les conséquences sont énormes !
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«J’ai donné la vie contre mon gré»: une ado de 13 ans enceinte de son beau-père agresseur

 

«Ce n'est pas normal de devoir décider de donner son enfant en adoption et même... (PHOTO D'ARCHIVES)

PHOTO D’ARCHIVES

LOUIS-SAMUEL PERRON
La Presse

«Ce n’est pas normal de devoir décider de donner son enfant en adoption et même d’avoir un enfant à 14 ans.»

À un si jeune âge, cette adolescente a dû trancher un dilemme cornélien: garder ou donner en adoption sa fille, née d’une agression de son beau-père. Ce «monstre» a écopé hier d’une peine de cinq ans et demi de pénitencier.

«Il s’agit d’un crime sexuel commis par une personne de confiance qui était une figure paternelle pour une jeune fille de 13 ans», a conclu la juge Suzanne Costom.

Le Montréalais de 31 ans, qu’on ne peut identifier pour protéger la victime, a plaidé coupable en janvier dernier à une accusation de contacts sexuels sur une adolescente.

L’accusé était le beau-père de la victime depuis six ans au moment des crimes, en janvier 2017. À deux occasions, il s’est livré à des attouchements sexuels sur sa belle-fille dans son lit conjugal, parce qu’il «manquait de sexe». Il a admis avoir inséré son doigt enduit de sperme dans les parties génitales de sa belle-fille et lui avoir touché la poitrine pendant une vingtaine de minutes. Comme elle dormait, la victime garde un souvenir très vague des évènements.

Ces attouchements ont suffi à faire tomber enceinte l’ado de 13 ans. Or, même si ses règles étaient en retard, elle ne s’est doutée de rien jusqu’à l’approche du septième mois de grossesse. Il était alors trop tard pour subir un avortement. Selon la juge Costom, l’accusé aurait pu intervenir plus tôt pendant la grossesse, «mais il n’a rien fait».

«Submergée» par la nouvelle, l’adolescente a dû alors décider de garder ou non l’enfant. Elle s’est terrée chez elle tout l’été. Sa mère – et conjointe de l’accusé – était terrassée.

«On m’a enlevé la chance d’avoir mon premier enfant à cause d’une connerie inqualifiable et ignoble de ce monstre qui aura des répercussions sur moi pour toujours», a témoigné l’adolescente, au visage enfantin, le mois dernier pendant les observations sur la peine de son agresseur.

Le jour de sa césarienne, la victime a craint pour sa vie. Elle a imaginé ses parents pleurant sa mort. Son réveil après l’opération a eu l’effet d’une bombe.

«J’étais confuse, car je m’étais endormie avec un bébé dans mon ventre et je me suis réveillée avec plus de ventre ni bébé», confie-t-elle. «Cette cicatrice [sur mon ventre] va toujours être là et va toujours me rappeler qu’à 14 ans, j’ai donné la vie contre mon gré», a raconté avec «énormément de courage» l’adolescente.

La peine de cinq ans et demi de pénitencier imposée à l’accusé se rapproche du maximum de six ans prévu dans la jurisprudence pour les crimes sexuels sans violence commis par des accusés sans antécédents judiciaires. La juge Costom a énuméré une panoplie de facteurs aggravants dans l’imposition de la peine, notamment le risque «élevé» de récidive de l’accusé et les conséquences «particulièrement tragiques» pour la victime et sa famille

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Inde: une adolescente violée et brûlée vive, 14 arrestations


100 pompes et une amende de 50 000 roupies qui équivaut à 750 $,  c’est la valeur du crime horrible d’une adolescente de 16 ans de la part du conseil des anciens. En plus les accusés choqués par cette sentence, ils ont battu les parents et brûlé vif la jeune fille. Et on ose d’appeler cela comme un incident horrible !!! Non, c’est un crime odieux.
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Inde: une adolescente violée et brûlée vive, 14 arrestations

 

Le drame intervient à la suite de toute... (Photo Abhishek N. Chinnappa, archives Reuters)

Le drame intervient à la suite de toute une série d’affaires de violences sexuelles en Inde, en dépit du renforcement des dispositions légales.

PHOTO ABHISHEK N. CHINNAPPA, ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
New Delhi

Quatorze personnes ont été arrêtées après le viol dans l’est de l’Inde d’une adolescente qui a ensuite été brûlée vive, a-t-on annoncé samedi de source policière, dernière affaire en date dans une série d’agressions sexuelles contre les femmes dans le pays.

La jeune fille, âgée de 16 ans, a été enlevée de chez elle jeudi alors que sa famille assistait à un mariage et violée dans une forêt de l’État de Jharkhand, a précisé la police locale.

La famille s’est alors plainte auprès du conseil des anciens du village qui a ordonné vendredi à deux accusés d’effectuer… 100 pompes et de verser une amende de 50 000 roupies (750 $).

Furieux devant cette sentence, les accusés ont roué de coups les parents de la jeune fille.

«Ils se sont précipités vers la demeure [de la victime] et l’ont brûlée vive avec l’aide de complices», a expliqué à l’AFP un responsable de la police locale, Ashok Ram.

Les conseils d’anciens règlent souvent des différends, contournant le système judiciaire en Inde, long et coûteux. Même si leurs décisions n’ont pas de force juridique, leur influence sur les communautés rurales est considérable.

Ashok Ram a précisé que 14 personnes avaient été arrêtées dans cette affaire, mais que le principal suspect était toujours en fuite.

Le responsable du gouvernement de l’État du Jharkhand, Raghubar Das, a exprimé son émotion devant cet «incident horrible» et a réclamé des mesures les plus strictes contre les coupables.

Ce drame intervient à la suite de toute une série d’affaires de violences sexuelles en Inde, en dépit du renforcement des dispositions légales.

Selon l’agence Press Trust of India, un homme de 55 ans s’est suicidé vendredi. Il était accusé d’avoir violé une enfant de neuf ans dans l’État d’Andhra Pradesh, dans le sud du pays.

Le viol collectif et le meurtre d’une enfant de huit ans le mois dernier dans l’État du Jammu et Cachemire ont suscité de nombreuses manifestations de protestations.

Quelque 40 000 viols ont été signalés en Inde en 2016, mais leur nombre serait bien plus élevé en raison du silence entourant ces crimes dans un pays qui reste très patriarcal.

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Cinq adolescents arrêtés après un viol collectif à Montréal-Nord


Ce n’est pas juste en Inde qu’il y a des viols collectifs, la différence, c’est qu’en Occident, il y a des témoins qui ne font rien et on partage sur le Web des crimes odieux. C’ est  aussi effrayant que le tout est filmé par  une femme idiote et qui a partager  sa vidéo sur Internet.
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Cinq adolescents arrêtés après un viol collectif à Montréal-Nord

 

... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

 

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse

Cinq adolescents âgés de 13 à 15 ans ont été arrêtés jeudi dernier pour agression sexuelle, production et distribution de pornographie juvénile, a rapporté ce matin le 98,5 FM.

Ces arrestations font suite à un viol collectif perpétré sur une jeune fille de 13 ans dans un appartement de Montréal-Nord. L’adolescente a raconté avoir été intoxiquée par une drogue injectable et agressée à répétition lors d’une soirée entre amis. Une dizaine de personnes auraient assisté à la scène, filmée par une jeune femme et distribuée sur différentes plateformes numériques.

Par crainte de représailles, l’adolescente n’a parlé de l’événement à personne.

Les images insoutenables ont toutefois fait leur chemin jusqu’au frère de la victime, qui a alerté son père. Celui-ci, sous le couvert de l’anonymat pour protéger l’identité de la jeune fille, s’est confié au réseau de radio montréalais.

« J’ai vu les images, mais je n’ai pas été capable de regarder jusqu’à la fin. J’ai pleuré, j’ai pleuré, ce sont choses qui m’ont fait tellement mal… Ça va la marquer à vie », a-t-il dit.

« Le mal est fait déjà. J’aimerais tout simplement que d’autres enfants ne puissent pas vivre cette horreur », a-t-il ajouté.

Selon le 98,5 FM, les suspects devraient comparaître au cours de la semaine en chambre jeunesse. Ils ont été arrêtés en pleine cour d’école jeudi dernier et ont été libérés sur promesse de comparaître après avoir été interrogés.

Le Service de police de Montréal a confirmé qu’une enquête était en cours, mais a refusé de commenter davantage.

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Agressions sexuelles: l’art d’enseigner à dire NON


C’est un sujet qui me tient a coeur, car trop de femmes, d’enfants, et même des hommes subissent des abus sexuels et il est important d’en parler très jeunes avec les enfants sans pour autant être alarmiste et faire n’importe comment. Il faut aller selon l’âge et la maturité des enfants
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Agressions sexuelles: l’art d’enseigner à dire NON

 

Le sujet n'a jamais été autant d'actualité. Après Weinstein, puis Salvail et... (PHOTO THINKSTOCK)

PHOTO THINKSTOCK

 

SILVIA GALIPEAU
La Presse

Le sujet n’a jamais été autant d’actualité. Après Weinstein, puis Salvail et Rozon, le mouvement #MeToo est partout. Faut-il en parler avec nos enfants, et surtout, comment?

Il y a des sujets plus délicats que d’autres à aborder avec nos enfants. Pires encore que la sexualité, encore taboues dans certaines familles: les agressions sexuelles. Pourtant, tous les experts le confirment : prévention oblige, il faut absolument aborder la question. Socialement parlant, le sujet semble aussi urgent. Mais attention, pas n’importe comment.

Avec l’actualité des derniers jours, les prétextes pour aborder la question ne manquent pas. Tout particulièrement si votre enfant est sur Facebook (et on sait qu’ils le sont souvent très tôt). Il a probablement vu passer des statuts mystérieux avec les mots-clics #MeToo ou #MoiAussi. Et du coup s’est questionné.

«C’est une belle porte d’entrée pour en parler», souligne Sophie Bousquet, coordonnatrice des services cliniques à la Fondation Marie-Vincent (vouée à la prévention de la violence sexuelle ciblant les enfants), qui ne se dit toutefois pas surprise de l’ampleur du phénomène: 

«Les chiffres sont parlants. Et on sait depuis longtemps que les cas rapportés sont minimes.»

Selon elle, il faut ici d’abord sonder l’enfant: «Toi, qu’est-ce que tu comprends?» Un angle à privilégier pour tout ce qui a trait aux questions délicates en général, et à la sexualité en particulier.

Et si votre enfant vous questionne à son tour, oui, vous vous devez de répondre à ses interrogations. De manière claire et directe, selon son âge et sa maturité. Et surtout sans vous alarmer. C’est quoi, un abus sexuel?

«Un abus sexuel, c’est quand un grand, quelqu’un en situation de pouvoir, un boss, veut te toucher les organes génitaux, illustre la sexologue Jocelyne Robert. C’est ça. C’est clair, net et précis, et l’enfant comprend.»

La sexualité d’abord

Mais dans un monde idéal, avant ici d’aborder la délicate question de l’abus et de ses préventions, vous aurez abordé la sexualité depuis longtemps avec votre enfant. Les experts sont unanimes:

«Avant de parler d’agressions sexuelles, il faut avoir parlé de sexualité saine, reprend Sophie Bousquet. Il faut d’abord comprendre ce qui est sain, avant de commencer par ce qui ne l’est pas.»

Même son de cloche de la part de Jocelyne Robert, LA référence au Québec en matière d’éducation sexuelle.

«La meilleure prévention, c’est l’éducation à la sexualité. Si on sait ce qui est bon, on sait ce qui est moins bon.»

Elle concède que ça n’est pas nécessairement évident pour tout le monde.

«Le nombre d’adultes qui ont vécu des abus ou qui en ont été témoins est inimaginable…»

Concrètement

Alors, comment faire? Non, on ne s’assoit pas à table pour avoir une grande discussion avec nos enfants. On saisit plutôt les petites occasions. Et elles ne manquent pas. Avec un tout petit qu’on surprend à jouer au docteur, par exemple,

Jocelyne Robert suggère de réagir en ces termes: «Oui, c’est normal d’être curieux et excité», et de finir en disant: «Mais attention, jamais avec un grand!»

«Il faut qu’un enfant sache très tôt qu’un adulte n’a pas de droit sur lui!»

Avec un plus vieux, on peut être encore plus explicite:

 «Oui, la sexualité, c’est beau et bon, mais pas avec n’importe qui, et pas n’importe quand. À ton âge, jamais avec un grand.»

Chez les ados, toujours vulnérables (Jocelyne Robert souligne que certains jeunes, plus carencés affectivement, isolés ou en manque de valorisation, le sont plus particulièrement), on suggère des discussions franches et directes. Par exemple: si un adulte, un entraîneur ou un professeur s’intéresse trop à toi, te gâte, fais attention.

«Ça n’est peut-être pas dramatique, mais il y a peut-être lieu de se poser des questions», nuance la sexologue, qui ne veut pas non plus que les parents partent ici en peur, effrayant au passage leurs enfants. «Il ne faut pas en faire un plat, mais utiliser des mots clairs et limpides», insiste-t-elle.

Cohérence

À ce sujet, il est important que les parents soient cohérents. Si un adulte n’a pas de droit sur le corps d’un enfant, si on souhaite que nos enfants l’intègrent, pour qu’ils sachent, le cas échéant, comment dire non, cela a des implications. Cela veut aussi dire qu’ils ont le droit de refuser les bisous des grands-mères à Noël ou des câlins des grands-pères aux anniversaires. Et qu’on se doit de les respecter.

«Parce que sinon, les enfants vont finir par penser qu’ils doivent faire ce que les adultes veulent…»

Il faut aussi être clair: non, amour ne rime pas avec sexualité. Il ne suffit pas de s’aimer pour faire des bébés, illustre la sexologue.

«Si on associe amour et sexualité, les enfants finissent par croire que si ça vient de quelqu’un qu’ils aiment – et c’est ce qui arrive dans 90 % des cas -, c’est correct!»

Parenthèse: la sexologue conseille ici aux parents de vite mettre les choses au clair avec leurs enfants: non, fiston ne se mariera pas avec maman, ni fillette avec papa.

«Ça n’a rien d’effrayant, dit-elle. Ça aide les enfants à grandir.»

Et ça, oui, c’est le boulot des parents. Tout comme aborder tous ces sujets délicats.

Te laisse pas faire ! par Jocelyne Robert... (PHOTO TIRÉE DU WEB) - image 2.0

Te laisse pas faire ! par Jocelyne Robert

PHOTO TIRÉE DU WEB

Deux ressources à lire

Avec les plus jeunes

Te laisse pas faire!, Jocelyne Robert, Éditions de l’Homme 2005

Une référence dans toute la francophonie, ce classique de Jocelyne Robert s’adresse à la fois aux parents et aux enfants. Objectif: informer sans effrayer, et surtout prévenir. Pour ce faire, l’auteure propose une foule de mises en situation, à évaluer en famille, histoire de discuter des risques, des réactions possibles et des solutions. Un outil indispensable pour faire le tour de la question.

Avec les plus vieux

Luna la nuit, Ingrid Chabbert et Clémentine Pochon, Les enfants rouges 2017

Pour aborder le délicat sujet de la pédophilie, les auteures sont passées ici par la bande dessinée. Le texte est simple, les dessins sont à la limite naïfs. Ouvrage à la fois sombre, lourd, quoique pudique, ce n’est finalement qu’à la dernière page que le lecteur devine l’horreur. Une porte d’entrée originale et néanmoins efficace pour amorcer un dialogue avec les plus vieux.

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Pourquoi inviter les femmes à dire « moi aussi » pose problème


Vous avez sans doute entendu parler de #MeToo ou #MoiAussi depuis la descente en enfer d’un homme très bien placé dans le cinéma américain. D’autres femmes dénoncent le harcèlement et les agressions sexuelles qu’elles ont elles-mêmes vécues.. Les blagues douteuses, les sous-entendues sont une entrée vers le harcèlement et les agressions sexuelles. Oui cela peut déranger, mais c’est un moyen pour réveiller les gens d’un problème de société face au sexe. Aucune femme, aucun homme ne devrait être une victime
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Pourquoi inviter les femmes à dire « moi aussi » pose problème

 

Il revient aux hommes de mettre un terme à leur comportement prédateur.

 

Angelina Chapin 

Depuis dimanche soir, les fils d’actualités Facebook sont remplis de « moi aussi » publiés par des femmes souhaitant démontrer à quel point le harcèlement et les agressions sexuelles sont répandus dans notre société.

« Dois-je commencer par le type qui se masturbait dans sa voiture et faisait mine d’embrasser les joueuses de tennis de notre école alors que nous revenions d’un tournoi? », se demande une de mes amies. «

Alors que je passais la soirée dans une discothèque avec mes colocataires, un homme m’a regardée dans les yeux et a agrippé mon sexe », écrit une autre.

L’effet cumulatif de ces signalements est absolument épuisant. Or, en tant que femmes, nous savions déjà que les hommes considèrent nos corps comme une marchandise jetable.

Si chaque femme de votre entourage a été agressée ou harcelée, cela signifie que chaque homme de votre entourage a possiblement rendu une femme insécure.

Les mots-clics #MeToo et #MoiAussi sont devenus viraux lorsque l’actrice Alyssa Milano a recommandé aux victimes d’agression et de harcèlement de les utiliser afin de sortir du placard. Il est évident que son message Twitter et les milliers qui l’ont suivi avaient pour objectif d’interpeller les hommes. Si chaque femme de votre entourage a été agressée ou harcelée, cela signifie que chaque homme de votre entourage a possiblement rendu une femme insécure.

Or, bien que cette campagne ait un effet cathartique, au moment où éclate un autre scandale impliquant un prédateur haut placé, je crois qu’elle aura peu d’influence sur les comportements masculins à l’origine de tant d’accusations.

En effet, les hommes n’ont pas besoin de comprendre que chaque femme a été sexuellement rabaissée ou violée. Ils doivent reconnaître un fait encore plus fondamental : les victimes de ces histoires sont avant tout des femmes.

Nous aurons beau transformer l’Internet en une longue litanie de « moi aussi », cela ne fera aucune différence tant et aussi longtemps que les hommes – tous les hommes – ne reconnaîtront pas leur rôle dans la perpétuation de la misogynie et ne s’engageront pas à changer les choses.

Il y a trop longtemps que les hommes ignorent ou réduisent au silence les femmes osant dénoncer la violence sexuelle.

Il y a trop longtemps que les hommes ignorent ou réduisent au silence les femmes osant dénoncer la violence sexuelle. La tendance à blâmer la victime continue de prévaloir au sein même de nos plus importantes institutions. Les policiers écartent un grand nombre de plaintes de viol sans même ouvrir une enquête. Des juges rendent des verdicts de non-culpabilité sous prétexte qu’une femme « devrait garder les genoux serrés » ou que « même une femme saoule peut donner son consentement ».

Dans le cas du viol perpétré récemment à l’Université Stanford, Brock Turner a purgé seulement trois mois d’une peine de six mois d’emprisonnement, parce qu’une longue peine aurait eu un « impact sérieux » sur sa vie. Comme si son bien-être était le premier de nos soucis. Bref, les femmes sont constamment invitées à ravaler leurs traumatismes, parce qu’elles seules sont à blâmer. Il va sans dire que nous devrons changer d’attitude si nous voulons que les hommes respectent enfin nos corps.

Les hommes sont rarement incités à changer leur comportement prédateur.

Les hommes sont rarement incités à changer leur comportement prédateur. Les conversations au sujet des agressions et du harcèlement sont toujours classées dans la catégorie « condition féminine ». Les magazines pour hommes sont remplis de conseils sur les whiskys ou la meilleure manière de griller un steak, mais ils abordent rarement les problèmes liés à la misogynie ou les méthodes à employer pour ramener à l’ordre un ami sexiste.

Par ailleurs, les études scientifiques présentent toujours leurs données sous l’angle du nombre de femmes ayant été agressées plutôt que du nombre d’hommes ayant commis des violences sexuelles, avec pour résultat que les hommes croient n’avoir aucune responsabilité de changer leurs propres comportements sexistes et illégaux. Les hommes restent passivement accoudés au bar pendant que leurs amis font des commentaires déplaisants envers les femmes. Ils s’abstiennent d’intervenir lorsque les blagues de mauvais goût passent au stade de l’agression véritable. Et lorsque des allégations de violences sexuelles font les manchettes, ils ne discutent pas entre eux afin de trouver des solutions.

Ce sont toujours les femmes qui doivent aborder le problème entre elles, l’exposer publiquement, inventer des mots-clics comme #MyHarveyWeinstein et publier des histoires d’horreur dans Facebook afin de sortir les hommes de leur torpeur. Comme s’il n’était pas déjà assez difficile de subir du harcèlement constant, nous devons aussi expliquer aux hommes pourquoi leurs gestes sont problématiques et souvent illégaux.

Les hommes doivent reconnaître que les « discussions de vestiaire » contribuent à faciliter les agressions sexuelles.

Nous aurons beau transformer l’Internet en une longue litanie de « moi aussi », cela ne fera aucune différence tant et aussi longtemps que les hommes – tous les hommes – ne reconnaîtront pas leur rôle dans la perpétuation de la misogynie et ne s’engageront pas à changer les choses. Les hommes doivent reconnaître que les « discussions de vestiaire » contribuent à faciliter les agressions sexuelles. Plus de journaux et d’organisations doivent se mobiliser afin de promouvoir un modèle masculin progressiste, et mettre au rancart les stéréotypes machistes, dangereux et désuets. Les hommes doivent lancer eux-mêmes des campagnes Facebook dans lesquelles ils admettent avoir été sexistes et s’engagent à changer leur attitude.

Heureusement, il y a de l’espoir. Hier soir, une amie a demandé aux hommes d’identifier un geste concret permettant de mettre fin à la culture du viol. Son message a recueilli 54 réponses, dont « Je prendrai la parole dans les lieux où je suis privilégié et influent », et « Il vaut mieux écouter que rester sur la défensive ». D’autres hommes ont tout simplement publié « Je te crois » en réponse aux témoignages publiés dans leur réseau. Voilà autant de pas dans la bonne direction.

Si la campagne « Moi aussi » vous rend plus confiantes, n’hésitez pas à y participer. Mais soyez conscientes de ses limites.

Si la campagne « Moi aussi » vous rend plus confiantes, n’hésitez pas à y participer. Mais soyez conscientes de ses limites. Aucune femme ne devrait se sentir obligée de partager des moments douloureux. En revanche, chaque homme doit assumer la responsabilité de mettre fin aux comportements pouvant mener à du harcèlement ou à des agressions.

Ce billet de blogue a d’abord été publié sur le HuffPost américain.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Inde: la demande d’avortement d’une enfant victime de viol rejetée


C’est vraiment inouï, 20 000 cas de viol ou d’agression sexuelle, cela c’est ceux qui sont signalés en Inde et une victime sur trois sont des mineures. Qu’est ce qu’ils attentent pour protéger les femmes. Cette jeune fille de seulement 10 ne peut se faire avorter, car elle a 8 mois grossesse. Ils ont quand même dû voir que son ventre grossissait même a 10 ans ? Manque d’information ? Ou à cause de son âge, c’était impossible que ses parents n’ont pas douté d’une grossesse ?
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Inde: la demande d’avortement d’une enfant victime de viol rejetée

 

Les juges de la Cour suprême ont indiqué... (PHOTO ANINDITO MUKHERJEE, ARCHIVES REUTERS)

Les juges de la Cour suprême ont indiqué qu’ils ne pouvaient pas autoriser une interruption de grossesse car, selon le rapport médical, cela n’était « bon ni pour la mère ni pour le foetus ».

PHOTO ANINDITO MUKHERJEE, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
NEW DELHI

 

La Cour suprême de l’Inde a rejeté vendredi la demande d’avortement d’une victime d’un viol, âgée de 10 ans, car les médecins ont estimé qu’il existait un risque pour la vie de la jeune fille.

Les avocats de la jeune victime, enceinte de huit mois, ont annoncé que sa famille acceptait le verdict.

« La décision du tribunal est basée sur l’avis du panel médical qualifié et nous nous contentons de la décision », a déclaré à l’AFP Alakh Alok Srivatav, un avocat de la famille.

Les juges de la Cour suprême ont indiqué qu’ils ne pouvaient pas autoriser une interruption de grossesse car, selon le rapport médical, cela n’était « bon ni pour la mère ni pour le foetus ».

La jeune fille, dont le nom n’a pas été divulgué, aurait été violée à plusieurs reprises par son oncle, qui a été arrêté pour ces faits.

Ce n’est que récemment que la grossesse a été découverte, quand les parents de la fille l’ont emmenée à l’hôpital pour un mal de ventre. La famille a ensuite demandé à la justice d’autoriser l’enfant à avorter.

Leur plainte initiale, entendue par un tribunal local, a été rejetée à cause des mêmes craintes médicales. La famille a contesté la décision devant la Cour suprême.

La loi indienne n’autorise pas les interruptions de grossesse au-delà de 20 semaines, sauf en cas de risque pour la vie de la mère.

Les demandes d’avortement de victimes de viol sont fréquentes en Inde. En mai, la plus haute institution judiciaire du pays a autorisé l’avortement d’une victime, âgée elle aussi de 10 ans, enceinte de 21 semaines.

Avec 20 000 cas de viol ou d’agression sexuelle signalés en 2015, d’après les données gouvernementales, l’Inde est gravement touchée par les agressions sexuelles. En 2014, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU déclarait qu’une victime de viol sur trois était mineure

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Les femmes de la génération Z sont aussi susceptibles de subir des agressions sexuelles


Si ces pronostics s’avèrent vraie, il semble que la situation de la femme sont loin de s’améliorer. Alors qu’il y a des sensibilisations contre le harcèlement, la violence et agression sexuelle faites aux femmes, on peut comprendre la quantité des types de violences, mais il semble que cela soit plus compliqué au fait que le nombre d’agressions risquent d’augmenter aux femmes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2000. Il ne faudrait surtout régresser à la situation des femmes
Nuage

 

Les femmes de la génération Z sont aussi susceptibles de subir des agressions sexuelles

 

HuffPost Québec  |  Par Sarah Daoust-Brau

Les jeunes femmes canadiennes risquent tout autant de subir des agressions sexuelles et d’être exposées à la violence que leurs aînées. C’est ce que croient quatre Canadiens sur cinq selon une nouvelle étude de la Fondation canadienne des femmes.

Selon le sondage mené auprès de 1004 répondants, 79 % considèrent que les femmes de la génération Z, qui sont nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, sont aussi susceptibles que les femmes des générations précédentes d’être victimes d’agressions sexuelles.

Les chiffres sont aussi pessimistes quant aux autres formes de violence que peuvent subir les femmes. Selon les sondés, les jeunes femmes ont autant de chance d’être exposées au harcèlement en ligne (87 %), à la violence physique entre partenaires intimes (81 %), au harcèlement sexuel en public (70 %) et en milieu de travail (64 %).

« Les chiffres sont surprenants, mais pas tant que cela », soutient la directrice des programmes de prévention de la violence de la Fondation canadienne des femmes, Anuradha Dugal.

Celle-ci estime que les résultats sont défaitistes puisque la population n’a pas encore saisi toute la complexité et l’ampleur de la violence faite aux femmes, malgré un plus grand souci de sensibilisation ces dernières années.

« On commence peu à peu à comprendre la quantité et les types de violence auxquelles les femmes sont exposées comme la violence financière, indique-t-elle. On est en train de vivre un changement social, mais ce n’est pas fini. »

Quatre Canadiens sur cinq interrogés croient aussi que les femmes de la génération Z sont aussi susceptibles que celles des générations précédentes de vivre de l’insécurité en raison de leur genre.

Lutter pour l’égalité des sexes


« On ne peut pas atteindre l’égalité des sexes sans éliminer la violence faite aux femmes. Il y a un lien direct »,
affirme Anuradha Dugal. Selon l’étude, beaucoup craignent que la lutte reste vaine.

La moitié des Canadiens estiment que le Canada risque d’échouer dans ses efforts visant à atteindre l’égalité. Chez les femmes, 59 % ont peur qu’il soit impossible de réaliser de nouvelles avancées. Du côté des femmes de la génération Y (18-34 ans), ce chiffre grimpe à 69 %.

Le tiers des sondés juge que la collectivité risque de subir des reculs en matière d’égalité des sexes en raison du climat social et politique actuel. Cette impression est partagée chez 42 % des femmes et 28 % des hommes.

« Les jeunes femmes nous disent très clairement qu’elles s’inquiètent de l’avenir de l’égalité des sexes au Canada. Nous avons réalisé des avancées considérables jusqu’à maintenant, et nous ne pouvons pas nous permettre de revenir en arrière ou d’arrêter cette progression », indique la présidente et directrice générale de la Fondation canadienne des femmes, Paulette Senior.

L’étude réalisée par la fondation coïncide avec le lancement de sa campagne annuelle pour mettre fin à la violence qui se déroule du 1er au 31 mai. L’organisme, qui espère recueillir entre 1,5 et 2 millions de dollars partout au Canada, souhaite sensibiliser la population canadienne et soutenir financièrement plus de 450 centres d’hébergement d’urgence et programmes de prévention de la violence.

Le sondage a été réalisé en ligne par la firme Maru/Matchbox entre les 13 et 17 avril auprès d’un échantillon de 1004 Canadiens âgés de 18 ans ou plus et représentatifs de la population.

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Mexique: accusé de viol, il est innocenté parce qu’il n’a pas ressenti de plaisir sexuel


 

Comme quoi que dans n’importe quel pays, il y n’y a pas une justice, mais plusieurs justices. Un viol est un viol même si l’agresseur n’a soi-disant pas eu de plaisir sexuel. C’est quoi cette justice, qu’on protège des riches qu’on qualifie d’intouchable ?  Si c’était leur fille qui aurait été violer, aurait-il la même mentalité à la con ? La victime n’a pas le droit d’avoir une justice de son agression et enlèvement,. sans compter des effets à long terme de ces abus ? C’est scandaleux
Nuage

 

Mexique: accusé de viol, il est innocenté parce qu’il n’a pas ressenti de plaisir sexuel

 

diego cruz
Diego Cruz devant le juge.

Le fils d’une riche famille mexicaine a été acquitté des charges d’agression sexuelle qui pesaient contre lui, parce qu’il n’aurait «pas ressenti de plaisir sexuel».

Le juge Anuar González a déterminé que Diego Cruz, 21 ans, n’était pas coupable du viol, ni de l’enlèvement d’une écolière de 17 ans parce qu’il n’y aurait pris aucun plaisir. Cruz, ainsi que trois complices, ont kidnappé l’adolescente alors qu’elle sortait d’une fête du Nouvel An, le 1er janvier 2015. Trois des suspects, dont Cruz, étaient accusés d’avoir pénétré la jeune fille.

Et, même si les présumés attaquants ont fait embarquer la victime de force dans leur véhicule, González a jugé qu’elle n’avait jamais été «sans défense».

Un tollé au Mexique

Surnommés «Los Porkys» (les cochons), les quatre accusés représentent l’élite «intouchable au Mexique», témoignent plusieurs militants.

«On ne peut pas contester les faits. Ça ne vient pas d’une femme folle, mais de la bouche du juge et il dit que si on vous touche contre votre volonté, ça pourrait ne pas être un abus», a répondu la militante Estefanía Vela Barba dans une entrevue avec The Guardian.

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