Les guer­riers celtes utili­saient des boucliers d’écorce ultra-légers à l’âge du fer


À l’âge de pierre, il n’est pas par rare de trouver des boucliers en métal. Ils ont aussi trouvé des boucliers en écorce qui semblent plus efficaces que les autres, en plus d’avoir un atout appréciable, d’être légers.
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Les guer­riers celtes utili­saient des boucliers d’écorce ultra-légers à l’âge du fer

Crédits : ULAS

par  Mathilda Caron

En Angle­terre, des archéo­logues ont décou­vert un bouclier d’écorce utilisé par les guer­riers celtes, vieux de 2 300 ans, dans un champs au sud-est du comté de Leices­ter, rappor­tait le Guar­dian le 23 mai 2019.

Jusqu’à présent, toutes les décou­vertes archéo­lo­giques semblaient montrer que les guer­riers de l’âge du fer utili­saient un équi­pe­ment extrê­me­ment lourd, mais ce bouclier est d’une extrême légè­reté. Des dizaines de boucliers métal­liques ont été retrou­vés en Europe et ils pèsent géné­ra­le­ment aux alen­tours de trois kilo­grammes alors que celui-ci, fait en écorce, ne pèse que 600 grammes.

Au vu des traces de lames lais­sées sur ce bouclier, les experts tendent à dire qu’il serait plus effi­cace que ceux en métal ou en bois, car les lames avaient tendance à rebon­dir dessus. Pour que l’écorce devienne aussi résis­tante, les arti­sans ont travaillé de manière très sophis­tiquée, et le résul­tat est semblable à du caou­tchouc.

Le bouclier a été confié au British Museum, où les diffé­rents experts espèrent qu’il sera exposé d’ici l’an­née prochaine.

« C’est un objet phéno­mé­nal, l’une des décou­vertes les plus merveilleuses et impor­tantes de ma carrière », confie Julia Farley, conser­va­trice des collec­tions euro­péennes sur l’âge du fer.

Source : The Guar­dian

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Pris pour un vampire, ce guer­rier enterré à l’âge du fer a été « re-tué » après sa mort


Des rituels assez glauques. Un squelette trouvé au Royaume-Uni a été re-tué soit pour une mort digne d’un guerrier ou soit qu’on a cru qu’il pouvait revenir des morts sur la forme d’un vampire. L’autre squelette n’est guère mieux car des chevaux vivants auraient été enterrer atteler a leur charriot puis décapiter … Cela laisse froid dans le dos.
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Pris pour un vampire, ce guer­rier enterré à l’âge du fer a été « re-tué » après sa mort

 

Crédits : David Keys

par  Ulyces

 

Les archéo­logues estiment qu’il avait entre 17 et 25 ans au moment de son décès. Dans le York­shire, au Royaume-Uni, les scien­ti­fiques ont décou­vert le mysté­rieux sque­lette de ce jeune guer­rier, qui aurait été tué une deuxième fois après sa mort, et même peut-être une troi­sième fois, rapporte le quoti­dien The Inde­pendent le 7 décembre 2018.

Cette tombe qui date du IIIe siècle avant J.C. montre en effet que des rituels parti­cu­liers ont été utili­sés pour enter­rer le jeune homme, peut-être suspecté d’être un vampire.

Après sa mort, son corps a ainsi été trans­percé par neuf lances et l’homme aurait reçu un coup de massue au milieu du front. Les scien­ti­fiques estiment que le combat­tant a pu mourir de causes natu­relles, et que ce rituel avait pour but de lui offrir une mort de guer­rier. L’autre hypo­thèse des scien­ti­fiques évoque un rituel visant à « neutra­li­ser » le corps du défunt, afin qu’il ne revienne pas à la vie sous la forme d’un zombie ou d’un vampire.

A 55 mètres de la tombe, un autre corps a été décou­vert par les archéo­logues. Il s’agit d’un homme plus âgé, qui a été enterré avec sa chariote et ses deux chevaux. Les scien­ti­fiques estiment que les animaux étaient encore en vie, atte­lés au chariot, lorsqu’ils ont commencé à être recou­vert de terre. Ils auraient ensuite été déca­pi­tés, et leurs têtes placées devant la tombe, pour la garder.

Un rituel « spec­ta­cu­laire », qui n’avait « jamais été vu aupa­ra­vant », souligne Paula Ware, membre de l’équipe des archéo­logues.

Source : The Inde­pendent

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Les Gaulois embaumaient les têtes de leurs ennemis vaincus!


Je n’imaginais pas les Gaulois de cette façon. Après une bataille, ils coupaient les têtes des vaincus, les amenaient sur leur cheval pour les momifier et les exposés devant leur portes de maison. Une triste époque
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Les Gaulois embaumaient les têtes de leurs ennemis vaincus!

 

Têtes coupées

Reconstitution du dépôt d’armes et de têtes coupées du site du Cailar, dans le Gard, et ses trophées impressionnants.

CRÉDITS: DAVID GEOFFROY (COURT-JUS PRODUCTION), L. PERNET ET R. ROURE

Par Bernadette Arnaud

Les auteurs grecs et latins ont décrit la macabre pratique des têtes coupées chez les Celtes. De nouveaux travaux révèlent celle de leurs momifications !

Têtes coupées. Dans sa Géographie, l’auteur grec Strabon (63 av.J.C – 24 ap.J.C) rapportait que les Celtes*, peuples de farouches guerriers, se livraient à de redoutables pratiques… Un rite impressionnant était en effet de trancher la tête des vaincus à la fin des batailles!

L’historien raconte ainsi qu’« au retour du combat, ils attachaient les têtes de leurs ennemis à l’encolure de leurs chevaux pour, une fois rentrés chez eux, les enclouer devant leurs portes… » ; à l’entrée de bâtiments publics, ou des maisons. Des représentations gravées ou sculptées de ce rituel des têtes coupées se retrouvent dans tout l’art celte de l’Age du Fer.

Sculpture de têtes coupées celtes, retrouvées sur l’oppidum d’Entremont (Provence), en 1877. ©Leemage/AFP

Depuis quelques décennies, des découvertes archéologiques ont attesté ces comportements à Roquepertuse (Bouche-du-Rhône), Entremont (Provence), ou Ribemont-sur-Ancre (Somme) –y compris de crânes transpercés d’énormes clous. Mais l’archéologue Réjane Roure et son équipe de l’UMR 5140 -CNRS/LaBex Archimède de l’Université Paul-Valery Montpellier 3, viennent de faire une découverte majeure au Cailar, au sud de Nîmes (Gard) : l’embaumement de têtes-trophées ! Parmi plus de 2800 ossements, cet autre comportement évoqué dans l’Antiquité a pu être identifié.

Crâne cloué, d’Ullastret (Catalogne). ©Arxiu Museu d’Arqueologia de Catalunya-Ullastret

Dans un article publié dans la revue Journal of Archaeological Science*, les spécialistes dévoilent avoir analysé chimiquement –par spectromètre de masse et chromatographie en phase gazeuse– des crânes exhumés sur le site du Languedoc, occupé par des populations Celtes dès le IV/IIIe siècle avant notre ère.

 Et avoir ainsi constaté, sur une dizaine d’échantillons « la présence de biomarqueurs de résine de conifère et des molécules organiques de composés aromatiques obtenus après chauffage, des substances diterpénoïdes », indique Réjane Roure jointe par Sciences et Avenir.

Restes humains de « têtes coupées »  retrouvées sur le site archéologique du Cailar, dans le Gard. ©Fouille Programmée Le Cailar-UMR5140-ASM

Ce qui confirme, pour la première fois, les récits des historiens antiques décrivant il y a plus de 2000 ans que les Celtes:

« oignaient d’huile de cèdre [les têtes] et les exhibaient à leurs hôtes, refusant de les rendre même en échange de leur poids en or » !

Ces « butins » momifiés -après soustraction des parties molles (langues, cerveau), étaient ensuite sauvegardés dans des caisses transmises de générations en générations.

Guerriers celtes de Roquepertuse (Bouches-du-Rhône). ©L.Damelet / CNRS

« Par la conservation de la partie la plus symbolique de l’individu, ces comportements étaient sans doute une forme d’hommage au vaincu tout en représentant de façon très concrète, la valeur du guerrier vainqueur », ajoute Réjane Roure. 

D’abord révulsé par ce spectacle qu’il avait vu dans bien des endroits lors d’un voyage en Gaule, le savant grec Poseidonios, témoin oculaire, avait reconnu s’y être accoutumé par la suite « en le supportant avec sérénité » ! C’est aux Romains que l’on doit d’avoir mis un terme à cette pratique.

VIDEO: « Quand les Gaulois perdaient la tête : enquête archéologique sur les « têtes coupées » », réalisé par David Geoffroy, L. Pernet, L. Roure, Cours-jus Production

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Une forteresse engloutie par la mer Noire découverte au large de la Bulgarie


La mer Noire a engloutie une ile bulgare, l’île de Saint-Thomas qui pendant des siècles a forgé son histoire aussi loin que l’âge de fer. Avant le Moyen-Âge, ce fût la forteresse, puis plus tard un monastère …
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Une forteresse engloutie par la mer Noire découverte au large de la Bulgarie

 

Crédits : Musée d’histoire nationale de Sofia

par  Servan Le Janne

 

Pendant des siècles, l’île bulgare de Saint-Thomas, au sud du golfe de Bourgas, a été considérée comme un simple morceau de rocher couvert de cactus et de serpents. La découverte des ruines d’une petite église, en 1955, n’a guère changé son statut. Mais ses secrets extraordinaires ont finit par émerger à l’été 2018

 Au cours des fouilles archéologiques lancées en juin dernier, une forteresse thrace ancienne a été observée, sous l’eau, entre l’île et le continent. Des vestiges de différentes époques s’y côtoient, rapporte le site Archeology in Bulgaria, les plus vieux remontant à l’âge du fer.

Crédits : Musée d’histoire nationale de Sofia

« Il y a 100 ans, l’île a été photographiée depuis un avion et les photos ont montré les contours d’un petit monastère », retrace le responsable des explorations sous-marines, Tencho Tenev.

Il a pu être approché au milieu du siècle dernier sans susciter d’intérêt particulier. Car il ne s’agissait que de la partie émergée de l’iceberg : avant le Moyen-Âge, l’île de Saint-Thomas était une péninsule sur l’isthme de laquelle trônait en réalité une impressionnante forteresse. Dans ses douves reposent des fragments d’amphores datant du Ve siècle avant Jésus-Christ. Elles étaient probablement utilisées destinées à recevoir le sang versé lors des rituels sacrificiels pratiqués par les Thraces.

Crédits : Musée d’histoire nationale de Sofia

« Le lieu a été choisi pour une bonne raison », pointe Ivan Hristov, du Musée d’histoire nationale de Sofia. « Il se trouvait sur la route de Sozopol à Constantinople. »

Son importance a mis longtemps à décliner puisqu’il recèle les marques de populations byzantines (Ve – VIe siècle après Jésus-Christ). Sous le deuxième empire bulgare  (1185 – 1396/1422), un petit monastère y a aussi été érigé, avant d’être recouvert par la mer Noire.

Source : Archeology in Bulgaria

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Un mystérieux château vieux de 3 000 ans a été découvert au fond du plus grand lac de Turquie


Le but des plongeurs était d’essayer de trouver un animal étrange qui fait partie du folklore et mythologie de l’endroit. Ils n’ont pas trouvé cette créature, mais ils ont trouvé quand même un château très bien conserver dans cette eau qui daterait d’au moins 3 000 ans
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Un mystérieux château vieux de 3 000 ans a été découvert au fond du plus grand lac de Turquie

 

Un mystérieux château vieux de 3 000 ans a été découvert au fond du plus grand lac de Turquie

CAPTURE D’ÉCRAN NATIONAL GEOGRAPHIC

PAR ÉMILIE LAYSTARY

Les villes englouties ont toujours beaucoup fasciné les hommes. Cette récente découverte n’est pas sans alimenter un peu plus notre émerveillement pour les secrets que renferment les profondeurs des eaux.

Dans les eaux du lac de Van, profond de 451 mètres et situé à l’est de la Turquie, un château perdu a été retrouvé à plusieurs centaines de mètres de profondeur.

Selon les archéologues de l’université de Van Yüzüncü Yıl, ces incroyables ruines sous l’eau sont vieilles de 3 000 ans. Plutôt bien conservées grâce aux eaux alcalines du lac, elles ont été découvertes par hasard par une équipe de plongeurs venue élucider le mystère du monstre du lac de Van, cette créature lacustre qui alimente le folklore et la mythologie locale.

« La rumeur dit que le lac est habité par une étrange créature, mais des archéologues et personnels de musée nous ont dit qu’on ne trouverait rien de spécial », raconte Tahsin Ceylan, l’un des plongeurs qui n’a pas découvert de monstre mais une cité, à Daily Sabah.

Le château fait environ 1 km de long, avec des murs hauts de 3 ou 4 mètres. Les chercheurs estiment qu’il pourrait dater de l’âge de fer et avoir été construit par la civilisation urartéenne, entre le IXe et le VIe siècle avant J.-C. Au cours de l’histoire, le niveau de l’eau a beaucoup évolué.

 « Un certain nombre de civilisations se sont installées autour du lac de Van », fait remarquer Tahsin Ceylan. « Les populations avaient pour habitude de surnommer le lac ‘la haute mer’ et étaient convaincues qu’elle renfermait une multitude de secrets..

 

Ce sont ces mêmes secrets que les chercheurs d’aujourd’hui tentent de révéler.

 « Trouver ce château est un véritable miracle. Nous allons l’examiner un peu plus encore. Mais il est clair que cette découverte ouvre un nouveau champ à étudier, pour les archéologues et les historiens », se réjouit Tahsin Ceylan.

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Le Saviez-Vous ► Combien d’humains ont vécu sur Terre ?


Peut-on vraiment savoir comment d’humain ont vécu sur la Terre ? Des démographes ont choisi une méthode semi-scientifique, car il faut admettre qu’il manque beaucoup de donnés. L’estimation en 2011 était de 108 milliards, mais ces chiffres devraient être plus hauts surtout avec les découvertes de ces derniers mois qui font reculer l’apparition de l’homme sur Terre
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Combien d’humains ont vécu sur Terre ?

Question de la semaine : combien d'humains ont vécu sur Terre ?

Au début du 20e siècle, la population mondiale était d’environ 1,7 milliard, selon le PRB.

© LEEMAGE / AFP

En voilà une question difficile, à bien des égards. La première de toutes : quand faire débuter l’histoire de l’humanité ? Jusqu’au 7 juin 2017, l’on pensait que notre espèce, Homo sapiens, était née en Afrique de l’Est il y a environ 200.000 ans. Mais les découvertes du site de Jebel Irhoud au Maroc font désormais reculer de 100.000 ans les origines de notre espèce !

108 milliards d’êtres humains auraient foulé la Terre

Étonnamment, un centre de recherche fournit une estimation du nombre d’hommes et de femmes qui auraient vécu sur Terre : le « Population Reference Bureau » (PRB), basé à Washington, en charge de fournir des informations sur les tendances démographiques américaines et internationales et leurs implications. Selon les chercheurs du PRB, 108 milliards d’humains ont vécu sur la Terre. Mais ce nombre, dernièrement mis à jour en 2011, reste très approximatif, comme on peut facilement l’imaginer.

« L’on ne dispose d’absolument aucune donnée démographique pour 99% de l’existence de l’humanité sur la Terre », précise le PRB.

Alors comment les démographes ont-ils procédé ? Ils ont appliqué, selon leurs propres termes, une méthode « semi-scientifique », dans la mesure où il ont dû établir des suppositions sur les populations nées avant notre ère. Ils ont raisonné par « grandes périodes », en se basant sur les estimations officielles des taux de natalité (fournies par les Nations Unies, des études, etc.) et des hypothèses là où les données manquent, c’est-à-dire dans la plupart des cas.

Leur première estimation de la population remonte à 8 000 ans avant Jésus-Christ.

« À l’aube de l’agriculture, la population du monde se situe alors aux alentours de 5 millions », expliquent-ils.

Au cours de ces huit millénaires avant Jésus-Christ, le taux de croissance est très faible – de seulement 0,0512% par an – pour arriver à environ 300 millions en l’an 1 de notre ère.

« Selon toute vraisemblance, les populations humaines des différentes régions ont augmenté ou diminué suite aux famines, aux aléas des troupeaux d’animaux, aux hostilités et aux changements de conditions atmosphériques et climatiques », avancent les chercheurs.

Et à l’époque, la vie est de très courte durée : par exemple, en France, durant l’Âge de Fer (de 1.100 à 700 avant JC), l’espérance de vie à la naissance est en moyenne de… 10 à 12 ans ! 

La mortalité infantile est très élevée, « peut-être de 500 décès de nourrissons pour 1.000 naissances, voire davantage », estiment les démographes.

 Vers l’an 1 de l’ère chrétienne, le nombre total d’êtres humains vivant sur la planète est évalué à 300 millions. Vers 1650, la population mondiale augmente probablement jusqu’à 500 millions environ, ce qui ne représente pas une forte hausse depuis plus de 1.000 ans, entre autres parce qu’en Asie occidentale puis en Europe, la peste noire sévit. Enfin, vers 1800, la population mondiale dépasse le cap du milliard de personnes et continue de s’accroître depuis, atteignant un peu près de 7,5 milliards en 2017. Les estimations du PRB sont récapitulées dans le tableau ci-dessous.

6,5 % des personnes nées sur Terre seraient toujours en vie

Première grande limite de l’exercice : les démographes n’ont pas pris en compte les naissances antérieures à 50.000 avant notre ère, faute d’informations.

 Toutefois, selon eux, cela pourrait augmenter le nombre de naissances final, « mais probablement pas de beaucoup ».

La deuxième problématique majeure qu’ils ont rencontrés est l’absence de données sur le taux de natalité avant l’époque moderne, les obligeant donc à appliquer un même taux sur une longue période : 80 naissances pour 1.000 habitants par an jusqu’à la première année de l’ère chrétienne, 60 pour 1.000 de l’an 2 à 1750, puis au-dessus de 30 pour 1.000 à l’époque moderne, et encore plus bas dans les années récentes (ce taux était de 12 pour 1.000 en France en 2015). Une méthode qui pourrait sous-estimer le nombre de naissances total, supposent les démographes.

Selon le PRB, la population actuelle représente donc 6,5% de toute celle née dans l’histoire de l’humanité.

Ce qui « démonte une bonne fois pour toutes un mythe persistant depuis les années 1970, à savoir que 75 % de toutes les personnes nées sur la Terre depuis l’histoire de l’humanité étaient en vie à ce moment-là », ajoutent les démographes.

Cette statistique, qui semble très peu vraisemblable avec un peu de réflexion, « n’était pas si facile que cela à démonter, faute de données », font-ils remarquer.

C’est désormais chose faite.

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LAOS. Des sépultures de 2500 ans retrouvées dans la mystérieuse Plaine des Jarres


Difficile de faire des fouilles archéologiques sur des sites qui ont été ravagés par la guerre et dans un pays les plus bombardés de l’Histoire. Mais lentement, ils ont pu voir ce que contiennent les urnes qui ont été transporter sur une plaine en guise de sépultures
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LAOS. Des sépultures de 2500 ans retrouvées dans la mystérieuse Plaine des Jarres

Les fouilles archéologiques ont repris sur le célèbre site de la Plaine des Jarres, dans le nord du Laos. CREDIT: Australian National University

Les fouilles archéologiques ont repris sur le célèbre site de la Plaine des Jarres, dans le nord du Laos. CREDIT: Australian National University

Des vestiges humains ont été mis au jour dans la mythique Plaine des Jarres au Laos. Un des plus célèbres sites archéologiques du sud-est asiatique.

URNES. Des chercheurs de l’Université nationale australienne (ANU) viennent d’exhumer des sépultures datées de 2500 ans dans la mythique Plaine des Jarres au Laos. Cet ensemble de champs d’urnes de l’Age du Fer se trouve dans la province montagneuse du Xieng Khouang, à 250 km au nord-est de Vientiane, la capitale. Considéré comme un des gisements archéologiques majeurs de l’Asie du sud-est, ce site n’avait pu être véritablement étudié jusqu’à récemment en raison des nombreux conflits qui ont sévi dans la région ces dernières décennies (lire encadré). Un premier inventaire des champs d’urnes effectué sous l’égide de l’Unesco avait permis de localiser 52 sites en 2005 (lire Sciences et Avenir n°706).Aujourd’hui, 90 sites sont désormais répertoriés dans le cadre du projet archéologique australien dirigé par Douglas O’Reilly, avec l’appui du Conseil Australien de la Recherche, l’université de Monash (Australie) et le ministère de l’Information, de la Culture et du Tourisme laotien.

Dans les années 1930, des centaines de jarres taillées dans la pierre, hautes de 1m à 3m, ont été découvertes au sommet de collines dans le nord-est du Laos.

Ces nouvelles études vont permettre aux archéologues d’avoir une meilleure vision de ce qui a pu se passer dans ces plaines aux environs de 500 avant notre ère jusqu’à 600 après. A une époque –qu’il reste encore à préciser par de nouvelles datations–, les populations locales ont taillé d’énormes jarres dans des grottes, des carrières ou des blocs de granit affleurant, avant de les transporter au sommet des collines. Hautes d’un à trois mètres, elles pèsent chacune plusieurs tonnes.

« Ces jarres servaient probablement à contenir des morts, le temps de la décomposition des corps », explique Dougald O’Reilly, responsable du projet.

Une sépulture de 2500 ans inhumée en pleine terre, mise au jour pour la première fois dans la Plaine des Jarres, au Laos.

Aux pieds de certaines d’entre elles, les archéologues avaient déjà dégagé lors de sondages précédents des urnes en céramique, plus petites, enterrées à 30 cm de profondeur, autour desquelles avaient été recueillies des perles en cornaline et en coquillages, ainsi que des objets en bronze. Ces récipients cylindriques contenaient des ossements humains. Cette année, l’équipe australienne a surtout découvert une inhumation de 2500 ans en pleine terre, la première rencontrée à ce jour dans la plaine, confirmant le caractère funéraire de ces lieux.

C’est à une Française, Madeleine Colani, chercheur à l’EFEO (Ecole Française d’Extrême-Orient) que l’on doit, dans les années 1930, la découverte de ces mystérieux sites (Thong Hai Hin) qu’elle a détaillés dans son livre sur Les Mégalithes du Laos. Ces nouvelles recherches australiennes vont permettre de véritablement débuter leur étude à grande échelle, loin des légendes locales qui font de ces vases géants des récipients destinés à stocker l’alcool de riz du roi Buffle ou encore à collecter les eaux de pluie. Et peut-être permettre la reconnaissance de ce site archéologique majeur en Asie qui ne figure toujours pas sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

La Plaine des Jarres a longtemps été un des sites archéologiques les plus dangereux du monde, d’où le retard pris dans son étude. Un grand nombre d’UXO (Unexploded ordnance/engins non explosés), vestiges des guerres du 20e siècle, en truffaient le sol. Guerres coloniales d’abord, opérations de l’armée américaine et la CIA dès 1964 ensuite… Le Laos a eu le triste privilège d’être le pays le plus bombardé de l’histoire de la guerre du Vietnam : deux millions de tonnes de bombes y ont été déversées entre 1964 et 1973. Pendant la guerre secrète que s’y livrèrent les Américains contre les communistes du Pathet Lao et leurs alliées nord vietnamien, seize postes de DCA (défense aérienne) étaient dissimulés dans la Plaine des Jarre. En 2005, plus de 127 UXO avaient été retrouvés dans un seul de ces gisements archéologiques. Mais tout cela est désormais de l’histoire ancienne. L’ensemble des sites archéologiques ont été entièrement nettoyés et sont  aujourd’hui totalement sûrs.

 

Pendant la guerre secrète que se livrèrent les Américains et les communistes du Pathet Lao entre (1964-1973), au Laos, des postes de DCA (défense aérienne) étaient dissimulés au coeur du site archéologique de la Plaine des Jarres, comme l’indique ce tableau. ©Bernadette ARNAUD

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