Après un tragique acci­dent de voiture, il reçoit une greffe du visage histo­rique


Robert Chelsea a eu un accident de voiture causé par un chauffeur ivre. Il a été complètement défiguré. La première fois qu’on lui a proposé une greffe du visage, il a refusé et pour cause, le donneur était blanc. Puis un autre donneur, un afro-africain lui a été offert. Il est le 15e aux États-Unis à recevoir un greffe facial, mais le premier afro-américain à recevoir une transplantation complète du visage et aussi le plus vieux.
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Après un tragique acci­dent de voiture, il reçoit une greffe du visage histo­rique


Crédits : Time Maga­zine

par  Adrien Gingold

Il y a six ans, Robert Chel­sea a été complè­te­ment défi­guré et brûlé au troi­sième degré sur plus de la moitié de son corps suite à un tragique acci­dent de voiture. Cette semaine, il est retourné chez lui suite à une trans­plan­ta­tion faciale complète histo­rique, relate le maga­zine Time.

Après avoir eu des ennuis méca­niques avec sa voiture, Robert Chel­sea s’était garé en bordure de cette route de Los Angeles. Il a alors été violem­ment percuté par un chauf­fard ivre, puis brûlé par la voiture en feu. Ce n’est qu’en 2018 qu’on a proposé une trans­plan­ta­tion faciale à Robert Chel­sea, qui a décliné l’offre : il est afro-améri­cain, et on lui propo­sait la peau d’un donneur blanc.

Un an plus tard, les méde­cins ont enfin trouvé une méla­nine corres­pon­dant à celle de l’ac­ci­denté. Et en juillet dernier, Robert Chel­sea est ainsi devenu le premier patient noir à rece­voir une greffe faciale complète – mais aussi le plus vieux, à 68 ans. Selon l’éta­blis­se­ment, un autre patient noir avait reçu, en 2007, à Paris, une greffe partielle du visage.

Sa greffe aura néces­sité en tout une tren­taine d’opé­ra­tions, 16 heures et le travail de 45 méde­cins, infir­mières, anes­thé­sistes et cher­cheurs.

Après une longue conva­les­cence, Robert Chel­sea, très ému et éprouvé, a enfin pu rentrer chez lui :

« Que Dieu bénisse le donneur et sa famille qui ont choisi de faire don de ce précieux cadeau et de me donner une seconde chance. Les mots ne peuvent décrire comment je me sens. Je suis submergé de grati­tude. »

Robert Chel­sea espère que son expé­rience fera réflé­chir sur le don d’or­ganes, et notam­ment au sein de la commu­nauté afro-améri­caine. Robert Chel­sea est devenu le quin­zième patient à rece­voir une trans­plan­ta­tion faciale aux États-Unis.

Source : Time

https://www.ulyces.co/

Un ado afro-américain subit une humiliation raciste à l’école


Si je ne m’abuse pas, même États-Unis, il doit avoir une consigne de tolérance zéro pour l’intimidation à l’école. Il me semble que cela devrait être pour tout le monde. Non ? Ce jeune homme avait une coupe qui n’était pas vulgaire. C’est plus une mode qu’autre chose. Alors pourquoi un directeur adjoint et 2 personne de l’équipe pédagogique l’on marqué un feutre indélébile ? Si ce n’est pas de l’intimidation, alors c’est quoi ? Ils n’ont pas sûrement pas agi avec PÉDAGOGIE ! Pis, ils se disent des adultes .. Quel bon exemple qu’ils montrent au reste de l’école.
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Un ado afro-américain subit une humiliation raciste à l’école

PHOTO AFP

L’adolescent au coeur de la polémique est identifié par les initiales J. T.

(Washington) Des parents afro-américains au Texas ont porté plainte et accusé de racisme l’école de leur fils de 13 ans après que des responsables de l’établissement eurent recouvert au feutre noir un motif rendu apparent par sa récente coupe de cheveux.


AGENCE FRANCE-PRESSE

L’adolescent, identifié par les initiales J. T, s’était présenté en classe avec sa chevelure coupée court, ornée d’une fine ligne rasée laissant apparaître son cuir chevelu, selon une mode prisée par des rappeurs ou des sportifs. Le motif évoquait la lettre «M».

Jugeant que cet aspect contrevenait au code vestimentaire de l’établissement, le directeur-adjoint de l’école et deux autres membres de l’équipe pédagogique ont «noirci» au marqueur indélébile le dessin capillaire. 

Cet acte, remontant au 17 avril dernier à l’école secondaire Berry Miller Junior High a suscité des réactions outrées, amplifiées bien au-delà des frontières du Texas par la plainte déposée dimanche auprès de la justice fédérale.

La punition au feutre est une stigmatisation évoquant l’esclavagisme et la ségrégation raciale, des époques où la peau des Noirs était représentée plus foncée qu’elle ne l’était afin de «masquer leur humanité», ont dénoncé les parents dans leur assignation judiciaire.

Les autorités scolaires supervisant le collège, situé en banlieue de Houston, ont présenté leurs excuses à la famille et fait savoir qu’elles «désapprouvaient» la façon dont a été traité l’adolescent.

«Un responsable scolaire n’a pas pris les bonnes mesures disciplinaires en offrant à l’élève des options parmi lesquelles prévenir sa mère, une sanction ou recouvrir la zone chevelue rasée avec un marqueur. Cette dernière pratique n’est pas cautionnée par le district», ont-elles indiqué dans un communiqué publié sur Facebook.

Le responsable en question a été suspendu fin avril de ses fonctions. Le communiqué n’a pas précisé s’il s’agissait du directeur-adjoint qui, d’après la plainte et le site internet de l’école, a depuis été promu directeur de l’établissement.

Le scandale a éclaté dans la juridiction de Galveston, récemment théâtre d’une autre vive polémique : deux policiers y ont été photographiés escortant un Noir tenu par une corde alors qu’eux-mêmes montaient à cheval.

Le chef de la police locale s’est excusé face à l’indignation suscitée par cette image devenue virale, évoquant l’époque abhorrée des lynchages.

Les policiers en question ne seront toutefois pas poursuivis sur le plan pénal, ont annoncé dimanche les autorités locales.

https://www.lapresse.ca/

Interdiction d’interdire coupe afro, tresses et dreadlocks en Californie


Les noirs américains peuvent être discriminés à cause de leurs cheveux aux États-Unis. Ils n’ont pas le droit d’avoir des coupes afro, ou des dreadlocks, c’est pour moi, une interdiction incompréhensible. Il était donc le temps de redonner aux noirs ce droit de faire ce qu’ils veulent avec leurs cheveux sans qu’on leur interdise l’école, leur compétions sportives, un logement voir même un travail. Sauf que cela sera effectif qu’en janvier, je trouve que c’est long pour avoir un droit qui devrait être acquis.
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Interdiction d’interdire coupe afro, tresses et dreadlocks en Californie


Interdiction d'interdire coupe afro, tresses et dreadlocks en

PEATHEGEE INC VIA GETTY IMAGES

C’est le premier État américain à interdire «la discrimination raciale fondée sur les cheveux».

  • AFP

La Californie est devenue mercredi le premier Etat américain à interdire “la discrimination raciale fondée sur les cheveux” avec une loi qui autorise de fait le port de la coupe afro, des tresses ou des dreadlocks à l’école ou sur le lieu de travail.

Cette loi vise explicitement à protéger les Noirs américains qui sont parfois en butte à des règlements vexatoires. Elle a été adoptée à l’unanimité par les deux chambres californiennes et doit entrer en vigueur le 1er janvier prochain.

La loi a été rédigée et portée par la sénatrice démocrate de Los Angeles Holly Mitchell, elle-même noire et arborant fréquemment des micro-tresses.

“Cette loi protège le droit des Californiens noirs à porter leurs cheveux naturels, sans pression pour se conformer à des normes euro-centrées”, a expliqué l’élue.

“Pour nous, c’est un symbole de qui nous sommes. Quand je me faisais des dreadlocks voici quinze ans, je savais que c’était une déclaration à la fois sociale et politique adressée au monde extérieur”, a-t-elle expliqué.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a quant à lui évoqué ce lycéen contraint, en décembre dernier dans le New Jersey, par un arbitre de couper ses dreadlocks s’il voulait prendre part à une compétition de lutte, sous peine d’être déclaré forfait.

L’adolescent avait le choix entre “perdre une compétition sportive et perdre son identité”, a déploré M. Newsom.

“Ca se passe sur le lieu de travail, dans les écoles, pas seulement lors de compétitions sportives, chaque jour partout en Amérique, de manière voilée ou flagrante”, a ajouté le gouverneur mercredi en signant cette nouvelle loi.

Selon le texte, les cheveux “restent une cause répandue de discrimination raciale avec des conséquences économiques et sanitaires graves, spécialement pour les individus noirs”.

Ils ne pourront plus désormais être invoqués pour refuser un emploi, un logement, etc., pas plus que le sexe, la religion ou l’origine ethnique.

Les employeurs pourront toujours faire appliquer certains règlements liés à la sécurité ou à l’hygiène, comme le port d’un filet sur les cheveux, pourvu qu’ils ne soient pas discriminatoires et s’appliquent à tout le monde, soulignent les services du gouverneur dans un communiqué.

La ville de New York a adopté une législation similaire au début de l’année.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Une Américaine nommée Marijuana obtient un doctorat sur l’impact des prénoms


L’impact d’un prénom chez un enfant peut être une expérience difficile à l’âge scolaire, mais quand le prénom est vraiment insolite, autant que les autres enfants et des adultes font leurs commentaires, même s’ils sont d’une autre ethnie. Cette femme Marijuana Pepsi Vandyck, une afro-américaine a eu une enfance difficile, mais elle a pris cette situation à son avantage et porte fièrement son prénom sans pour autant encourager d’autres parents.
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Une Américaine nommée Marijuana obtient un doctorat sur l’impact des prénoms


Crédits : The Milwau­kee Jour­nal

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur Milwaukee Journal Sentinel

Son nom complet est Marijuana Pepsi Vandyck et elle a toujours refusé qu’on l’appelle Marie.


À 46 ans, Marijuana Pepsi Vandyck vient d’obtenir un doctorat sur un sujet qu’elle connaît intimement: l’impact des prénoms dans le cadre scolaire. Son histoire était déjà devenue virale en 2009, lorsqu’elle avait obtenu un master en éducation et expliqué à la presse qu’elle avait toujours refusé de changer de nom ou d’utiliser un surnom comme Marie. Elle pense que son prénom dur à porter lui a permis de développer une grande force de caractère et qu’il est donc en partie responsable de son succès, malgré une enfance difficile.

Aux États-Unis, les Afro-Américains des quartiers populaires ont parfois des noms atypiques et reconnaissables en tant que «noms noirs», comme Lakisha ou Jamal, et les personnes qui portent ces noms peuvent faire l’objet de discrimination. C’est sur ce thème que Marijuana Vandyck a fait son doctorat, qui est intitulé: «Prénoms noirs dans des écoles blanches: comportements des enseignants et perceptions des élèves». Pour ses recherches, Vandyck, qui dirige actuellement un programme de soutien aux étudiant.e.s défavorisé·es à Beloit College, a interviewé plusieurs élèves portant des noms inhabituels.

Un prénom unique

Ils et elles ont raconté que les profs leur posaient régulièrement des questions, ou faisaient des remarques sur leurs noms, une expérience que Marijuana connaît bien.

«Les gens en faisaient toute une histoire. Il n’y avait pas moyen d’y échapper», a-t-elle expliqué.

Marijuana n’a jamais rencontré d’autre personne portant le même nom, et elle a choisi un prénom plus classique pour son fils, Isaac.

Dans son travail auprès des étudiant·es, elle dit que son prénom est utile car il permet d’attirer l’attention sur son message. Par contre, lorsque des jeunes lui disent que Marijuana est un prénom sympa, elle leur conseille d’éviter de donner ce nom à leurs enfants.

Sur Linkedin, des producteurs de cannabis légal essayent régulièrement d’entrer en contact avec elle, mais même si elle est en faveur de la légalisation, Vandyck précise qu’elle n’a jamais fumé de joints.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► L’esclave noir devenu cowboy légendaire


Quand on pense cowboy, on recule dans le temps et on pense des Américains blancs. Pourtant, il y a eu aussi dans les provinces de l’ouest au Canada des cowboys, et d’autres ethnies pouvait aussi être des cowboys, comme l’histoire de John Ware, un Afro-Américain, un esclave affranchi devenu cowboy et il est venu s’installer au Canada pour avoir son propre ranch. Cela n’a pas toujours été facile, vue que le racisme a toujours existé
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L’esclave noir devenu cowboy légendaire

 

Il est né quelque part dans le sud des États-Unis, dominé, opprimé. Il est mort, en 1905, admiré par les Blancs. Nous vous faisons découvrir l’un des plus grands cowboys de l’Ouest canadien, John Ware.

Un texte de Laurence Martin

Au bout d’une route de campagne, presque cachée par les arbres, la pierre noire arbore une petite inscription : « John Ware a vécu ici. » On est au sud-est de Calgary, dans le Cowboy Country.

Lorsque John Ware arrive dans la région en 1882, l’Alberta n’existe pas encore. Sur les contreforts des montagnes Rocheuses, on retrouve des tentes, des fermes de bois ici et là. Quelques centaines d’habitants, tout au plus.

Ware, lui, vient de mener avec d’autres hommes un troupeau de 3000 bêtes du Montana jusqu’au nord de la frontière canado-américaine.

Il était très habile avec les chevaux. On disait de lui : il n’y a aucun cheval qu’il ne peut monter. Il savait toujours où nourrir, où abreuver le bétail. Personne ne l’aurait vu tomber d’un cheval. Il était très respecté. Cheryl Foggo, historienne afro-canadienne

John Ware se tient debout près d'une rivière avec deux chevaux.

John Ware avec ses chevaux, près de la rivière Red Deer, en 1901.  Photo : Collection du Musée Glenbow

Difficile de savoir où exactement John Ware apprend à devenir un si bon cavalier. Né esclave entre 1845 et 1850 – la date n’est pas confirmée –, il est affranchi en 1865, à la fin de la guerre de Sécession. Il travaille alors comme cowboy au Texas et en Idaho, notamment.

« Il est probable que même durant son esclavage, il ait habité un ranch. Il était trop doué pour avoir appris ces techniques de cavalerie tard dans sa vie », ajoute Cheryl Foggo, une historienne afro-canadienne qui prépare un documentaire sur John Ware.

Rester au Canada

John Ware ne retourne pas aux États-Unis après 1882. Il participe plutôt au développement du bétail dans les Prairies et réussit à se faire accepter dans une culture de ranchers souvent hostile aux Afro-Américains.

Ware établit son premier ranch en 1887. Cinq ans plus tard, il épouse Mildred Lewis, une Ontarienne dont la famille s’était récemment installée à Calgary.

John Ware et sa femme Mildred, en 1896, et 2 de leurs enfants.

John Ware et sa femme Mildred, en 1896.  Photo : Collection du Musée Glenbow

John Ware est exceptionnel parce que c’est un homme noir qui a réussi dans une société blanche. Adriana Davies, historienne

Au tournant du 20e siècle, d’autres Afro-Américains emboîtent le pas à John Ware et s’installent dans l’ouest. Entre 1897 et 1911, un millier d’hommes, de femmes et d’enfants noirs, originaires de l’Oklahoma, s’installent en Alberta et en Saskatchewan.

Photo de John Ware entouré d'hommes blancs.

John Ware, entouré de ranchers blancs, vers 1902-1903.  Photo : Collection du Musée Glenbow

Mais le racisme auquel ils font face est omniprésent.

« Les gouvernements des territoires de l’Ouest ne voulaient pas d’une entrée « trop poussée » des Noirs », raconte le professeur d’histoire à l’Université du Québec à Montréal Greg Robinson.

« Ils ont même obtenu du gouvernement canadien qu’ils interdisent l’immigration des Noirs », ajoute-t-il.

À cause de cette loi fédérale, mise en vigueur en 1910, peu d’Afro-Américains s’établissent au Canada au cours des décennies suivantes.

Un article de journal intitulé « Le Canada va ferme la porte aux "nègres" », paru au début du 20e siècle.

Un article de journal intitulé « Le Canada va ferme la porte aux « nègres » », paru au début du 20e siècle.  Photo : Collection du Musée Glenbow

Même John Ware, pourtant très respecté, subit aussi parfois du racisme. Selon l’historienne Cheryl Foggo, il aurait demandé par exemple aux autorités pourquoi il payait deux fois plus pour son terrain que ses voisins blancs.

Son histoire se termine tragiquement. Ironie du sort, le grand cavalier meurt écrasé par son cheval, en 1905.

Au-delà du cowboy blanc

L’histoire de John Ware est aussi celle de ceux qui la racontent. Avec son documentaire, produit par l’Office national du film et prévu pour la fin de 2018, l’Afro-Canadienne Cheryl Foggo veut rappeler la place centrale des Noirs dans le parcours ouest-canadien.

Quand on pense à un cowboy, on pense toujours à un Blanc, même s’il y en a eu beaucoup qui étaient noirs, hispaniques, autochtones. Cheryl Foggo, réalisatrice du documentaire « John Ware : Reclaimed »

Cheryl Foggo devant une crique au sud-est de Calgary.

Cheryl Foggo espère que son documentaire intitulé « John Ware : Reclaimed » et produit par l’ONF sortira à la fin de l’année 2018. On la voit ici devant une crique où John Ware allait parfois abreuver ses chevaux. Photo : Radio-Canada/Laurence Martin

Cheryl Foggo elle-même est souvent interrogée sur son appartenance albertaine. Et, pourtant, elle est née à Calgary, et sa famille est arrivée dans les Prairies en 1910 :

« Aujourd’hui encore, on me demande d’où je viens, dit-elle. C’est très frustrant. »

Pour elle, John Ware est la preuve parfaite qu’on peut être cowboy ou cowgirl et d’origine africaine. Qu’au fond, l’histoire des Noirs fait partie intégrante de l’histoire canadienne.

https://ici.radio-canada.ca/

Pourquoi les Noirs américains sont-ils plus touchés par Alzheimer que le reste de la population?


Les Afro-Américains seraient plus susceptibles d’être atteint de la maladie d’Alzheimer pour diverses raisons. Ils y auraient beaucoup plus d’inégalités raciales entre autre dans la pauvreté, chômage enfin tout ce que peuvent subir les noirs subissant donc plus de stress que n’importe quelle ethnies qui vivent aux États-Unis. Ce serait une preuve que les premières années de vie auraient une grande importance pour la santé mentale
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Pourquoi les Noirs américains sont-ils plus touchés par Alzheimer que le reste de la population?

 

Une femme afro-américaine regardant par la fenêtre. Rhoda Baer via Free Stock Photos CC License by

Une femme afro-américaine regardant par la fenêtre. Rhoda Baer via Free Stock Photos CC License by

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur The Washington Post

Plusieurs études récentes montrent que les inégalités sociales dont les Afro-Américains souffrent aux Etats-Unis peuvent avoir de graves conséquences sur leur santé mentale.

Au fil des années, les chercheurs ont démontré que les Afro-Américains étaient plus susceptibles que les autres groupes raciaux d’être atteints par la maladie d’Alzheimer aux États-Unis. Ces observations se basaient auparavant sur le fait qu’ils avaient en moyenne des taux d’obésité, de diabète, d’hypertension et de maladies cardiovasculaires plus élevés.

Mais quatre nouvelles études, présentées le 16 juillet à la conférence annuelle de l’Association d’Alzheimer à Londres et expliquées par le Washington Post, se sont focalisées sur les facteurs sociaux qui accroissent le risque d’être sujet à cette maladie chez les Afro-Américains, comme le divorce, la perte d’un proche, la pauvreté ou encore le chômage chronique.

Une population plus pauvre et plus stressée

Selon Megan Zuelsdorff, une épidémiologiste de l’École de médecine et de santé publique de l’Université du Wisconsin, c’est «l’environnement social qui contribue à ces disparités».

Avec son équipe, ils ont démontré que les Noirs étaient plus enclins que les Blancs à vivre des situations stressantes. En demandant à plus de 1.300 personnes si elles avaient vécu des choses difficiles à l’école, si leurs familles avaient souffert de problèmes financiers ou encore si leurs parents étaient alcooliques, les chercheurs ont découvert que les Afro-Américains interrogés avaient en moyenne vécu 60% d’évenements stressants de plus que les Blancs.

L’équipe de l’Université du Wisconsin a ensuite démontré que le stress diminuait les fonction cognitives et accélérait le vieillissement du cerveau, rendant ainsi plus vulnérable à la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont évalué que chez les personnes noires, la durée de vie du cerveau est en moyenne diminuée de 4 ans à cause du stress, contre 1 an et demi chez les personnes blanches. Une énorme disparité, qui s’explique par le fait que les Noirs vivent plus souvent des situations stressantes dues à leurs conditions de vies plus difficiles.

Des disparités géographiques

Une seconde étude de l’Université du Wisconsin a démontré que le fait de vivre dans un quartier pauvre et difficile était lié au déclin des fonctions cognitives et des biomarqueurs associés à la maladie d’Alzheimer. En cartographiant 34 millions de quartiers, les chercheurs ont créé un Index des Zones de Privation (Area Deprivation Index) en classant les quartiers étudiés du plus privilégié au moins privilégié.

Ils ont ensuite étudié les dossiers cliniques de plus de 1.500 personnes testées dans le cadre d’une étude sur la maladie d’Alzeimer dans le Wisconsin. Le résultat était clair: les personnes vivant dans les quartiers les plus pauvres étaient en moyenne celles qui avaient les moins bons résultats aux tests des fonctions cognitives et celles qui avaient une quantité de biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer disproportionnellement plus haute. Or, la proportion d’Afro-Américains vivant dans les quartiers pauvres est plus élevée que celle de n’importe quel autre groupe racial aux États-Unis.

Dans deux autres études menées par Kaiser Permanente –une organisation médicale américaine qui propose des soins et des assurances santé– et l’Université de Californie à San Francisco, des chercheurs ont réussi à montrer que le risque de démence était accru chez les personnes ayant grandi dans des Etats où le taux de mortalité infantile était plus élevé.

En se concentrant sur les dossiers médicaux de personnes blanches et noires nées entre 1919 et 1932, l’étude a démontré que le taux de démence chez les Afro-Américains nés dans un Etat où il y avait un fort taux de mortalité infantile était plus élevé de 40% par rapport à ceux qui vivaient dans des états où la mortalité infantile était relativement basse.

Pour Paola Gilsanz, chercheuse à l’Université de Californie ayant participé à cette étude, cela montre que la santé mentale doit être envisagée «sur le long terme»:

«Cela est une preuve de plus selon laquelle les premières années de la vie sont importantes pour la santé mentale. Les conditions de vie difficiles dont on peut souffrir étant petit expliquent partiellement les disparités raciales que l’on observe dans les cas d’Alzheimer.»

Pour tous ces chercheurs, ces études concordantes offrent non seulement des preuves que les inégalités raciales accroissent les risques de démence mais suggèrent qu’il est urgent d’agir directement auprès des populations concernées.

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#CrimingWhileWhite: quand des Américains blancs dénoncent une justice à deux vitesses


Aux États-Unis, le questionnement à savoir s’il existe une justice à deux niveaux, un pour les blancs, l’autre pour le reste des Américains semble être justifié. Sur des réseaux sociaux, des blancs dénoncent ces injustices, reste à savoir, si cela va faire bouger les choses
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#CrimingWhileWhite: quand des Américains blancs dénoncent une justice à deux vitesses

 

Les policiers américains agissent-ils différemment quand ils ont... (PHOTO LUCAS JACKSON, REUTERS)

Les policiers américains agissent-ils différemment quand ils ont affaire à une clientèle blanche? Si l’on en croit les témoignages sur #CrimingWhileWhite, on aurait tendance à penser que oui.

PHOTO LUCAS JACKSON, REUTERS

La Presse

Le mot-clic, que l’on peut traduire par «Commettre un crime en étant blanc» (où criming se veut la contraction de committing a crime) répertorie une série de confessions sur Twitter, où des Américains blancs y vont d’intrigantes révélations. Contrairement à leurs concitoyens afro-américains ou hispaniques, ils ne dénoncent pas l’harcèlement ou encore la violence qu’ils subissent de la part des policiers, mais bien l’impunité dont ils jouissent au pays de l’oncle Sam.

Dans la foulée des morts d’Eric Garner et de Michael Brown, le hashtag est devenu tendance (trendy) sur le site de microblogues. Mais si certains saluent l’«honnêteté» de ces criminels impunis qui vise à corroborer la dénonciation faite notamment par plusieurs Américains noirs quant à l’existence d’une justice raciste aux États-Unis, d’autre mettent en doute la pertinence de ce dévoilement de prétendus privilèges dont jouissent les Blancs quand ils ont à faire aux représentants des forces de l’ordre.

« A 13 ans, j’ai volé une voiture avec mes potes et on l’a conduite deux semaines avant de se faire choper. Un seul d’entre nous a été poursuivi : il était noir. »

« Arrêté pour conduite en état d’ivresse. Le flic me dépose au distributeur automatique, pour que je tire l’argent de ma caution. »

« Vol à l’étalage à 14 ans. Les flics me laissent partir parce que mes parents sont arrivés et qu’on “a l’air d’une gentille petite famille”. »

« Ai soufflé la fumée de mon joint au visage d’un flic en ouvrant ma porte, et lui a dit qu’il pouvait pas entrer sans un mandat. Il est parti. »

« Ai provoqué un accident grave et suis allé au tribunal sans ma carte d’assuré. Ai juré au juge que j’avais une assurance. Amende annulée. »

« Alors que je rentrais en voiture, après avoir acheté de la drogue, un flic me fait signe de m’arrêter et me dit que “j’étais dans un quartier chaud et que je ne devrais pas m’y aventurer seule”. »

« Shopping avec un pote noir à New York. Des vendeurs l’ont suivi tout le temps. Précision : il gagne cinq fois plus d’argent que moi. »

« La seule fois de ma vie où j’ai été arrêté et fouillé par un flic, c’était quand j’étais avec un ami noir. »

« Bataille de rue, six contre six. Les flics arrivent. On part tous en courant. Les flics poursuivent SEULEMENT mes potes noirs. »

« Comme ouvrir la porte de l’armoire… »

 

Sur Twitter, les réactions sont contrastées. Certains célèbrent l’ouverture d’un débat franc sur les privilèges dont jouissent les Blancs, sur le racisme institutionnalisé dans le pays. Un journaliste du Washington Post veut y voir « une version numérique des manifestations qui agitent le pays », après l’annonce des verdicts de Ferguson et de Staten Island.

D’autres se félicitent que ce hashtag rende enfin visible un phénomène difficile à prouver :

« C’est comme ouvrir la porte de l’armoire et débarquer dans le monde de Narnia. Un monde dont on m’a parlé mais que je n’avais jamais vu avant. »

Mais tout le monde n’est pas convaincu, en particulier au sein de la communauté noire américaine. Ainsi, la journaliste du New York Times Jenna Wortham s’indigne :

« A quoi rime tout ce #CrimingWhileWhite ? A qui profitent vraiment toutes ces façons d’affirmer et de rejouer les privilèges des Blancs ? »

Des vantardises déguisées

 

Pour certains, ces tweets censés dénoncer l’hypocrisie sont des vantardises déguisées.

« En terminale, j’ai appelé le commissariat et demandé qu’ils m’amènent au lycée. »

Ce sentiment semble d’ailleurs monter à mesure que les tweets #CrimingWhileWhite se multiplient. D’autres voient ces tweets comme des manques de respect, de tact, voire comme des provocations.

Un utilisateur résume ainsi le dilemme :

« Est-ce que #CrimingWhileWhite va contribuer à changer les choses pour nous ou est-ce que c’est juste un espace sans danger pour que s’exprime la culpabilité blanche (voire une provocation ?). »

Comme le résume une autre utilisatrice sur Twitter :

« J’espère juste que les gens de #CrimingWhileWhite parlent aussi de ces disparités offline. Super les mecs, vous buzzez sur Twitter, mais on a besoin d’action maintenant. »

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