Une anomalie dans l’ADN pourrait résoudre le mystère de Terre-Neuve


Un mystère à Terre-Neuve d’anomalie dans l’ADN mitochondrial chez des habitants de Terre-Neuve-et-Labrador pourrait un jour se résoudre. Un généalogiste croit que cela pourrait raconter l’histoire d’une des premières femmes venue d’Europe parmi les colons. Pour cela, la recherche sera quand même difficile étant donné qu’à cette lointaine époque, les femmes portaient le nom de leur mari et que les archives de cette colonisation de cette île n’était pas les plus précis
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Une anomalie dans l’ADN pourrait résoudre le mystère de Terre-Neuve

 

DESIGN CELLS VIA GETTY IMAGES

 

Elle pourrait révéler l’histoire inédite des premiers colons européens établis sur l’île.

  • Holly McKenzie-Sutter

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Un généalogiste de Terre-Neuve est tombé sur une étrange et mystérieuse anomalie d’ADN qui, selon lui, pourrait révéler l’histoire inédite des premiers colons européens établis sur l’île.

David Pike, professeur de mathématiques et généalogiste, explique qu’un rare profil d’ADN mitochondrial a attiré son attention il y a plus de dix ans déjà lorsqu’il a commencé à apparaître fréquemment dans les résultats de tests réalisés dans le cadre d’un projet de généalogie à Terre-Neuve-et-Labrador.

Ce profil appelé H5a5, ainsi qu’une autre mutation sans appellation, serait probablement d’origine européenne.

Il est apparu chez environ 10 pour cent des 264 habitants de la province ayant fourni un échantillon d’ADN mitochondrial pour le projet diffusé sur Internet.

En comparaison avec des milliers de résultats compilés dans d’autres pays, ce profil est pourtant extrêmement rare.

Seule une poignée de gens en Europe — moins de 10 individus — ont présenté ce profil spécifique et presque tous avaient des racines à Terre-Neuve-et-Labrador.

Selon David Pike, ces résultats suggèrent un possible «effet fondateur», selon lequel un trait biologique devient banal lorsqu’il est transmis par un petit groupe d’ancêtres colonisateurs.

La généalogie est souvent employée pour retracer les racines familiales d’un individu, mais le professeur Pike croit que ce mystère pourrait révéler le patrimoine d’une grande partie de la province.

Même si les individus ne portent pas eux-mêmes ce profil, ils peuvent tout de même en descendre.

«Vous parlez à des gens, ils ont tous leurs mystères généalogiques personnels, souligne l’expert. «Celui-ci est d’une plus grande envergure, on touche à la génétique des populations.»

La plus jeune province du Canada a accueilli certaines des premières explorations européennes de l’Amérique du Nord, mais il a fallu bien du temps pour que des Européens s’établissent de manière permanente sur l’île alors très isolée.

À la fin du Xe siècle, les Scandinaves ont établi une colonie temporaire à L’Anse aux Meadows. Puis, John Cabot est arrivé en 1497, suivi des explorateurs portugais et français.

Les premières colonies britanniques ont été fondées au début des années 1600, suivies de celles des Français. Ce n’est toutefois qu’à partir de 1760 que Terre-Neuve a pu compter sur une population permanente importante de colons, au moment de l’afflux de migrants anglais et irlandais dont les descendants constituent aujourd’hui la grande majorité de la population.

On pense généralement que les Autochtones de l’île, les Béothuks, se sont éteints en 1829, mais l’île conserve une présence continue de Mi’kmaq.

David Pike affirme que l’ADN mitochondrial qui a capté son attention est matrilinéaire. Il soupçonne que la source provient d’une femme qui aurait voyagé à Terre-Neuve au début du XVIIe siècle et qui aurait accouché de filles, qui à leur tour auraient transmis ce profil à leurs filles, etc.

L’identité et le pays d’origine de cette première femme pourraient révéler la présence d’une population de colons jusqu’alors inconnue. Du moins, elle permettrait de faire la lumière sur l’histoire d’une ancêtre devenue sans le savoir essentielle à l’essor de la population terre-neuvienne, estime le professeur Pike.

«Je pense que si nous pouvions localiser cette arrivée, le moment précis à Terre-Neuve-et-Labrador et peut-être même le lieu et l’heure du départ de cette femme, cela nous donnerait de nouvelles informations sur le peuplement de Terre-Neuve», a-t-il mentionné.

Traquer une personne à travers les siècles est une tâche difficile, mais cela devient encore plus difficile lorsqu’il s’agit d’une femme.

Les généalogistes étudient souvent les registres d’églises et autres documents de ce genre pour avoir une idée de qui a vécu où et quand, mais de nombreux registres à Terre-Neuve-et-Labrador ne remontent pas beaucoup plus tôt que les années 1800.

Les archives des premières colonies sont rares et les documents présentent souvent les femmes par le nom de leur mari.

Les noms de famille rendent encore plus compliquée la recherche d’une source de profil ADN mitochondrial puisque les Européennes et les premières immigrantes à Terre-Neuve prenaient historiquement le nom de leur mari.

Pike soutient que le mystère pourrait être résolu avec le temps, un peu de chance et un bassin plus large de participants intéressés par la démarche.

Si une personne correspondant à ce profil retrouvait ses racines familiales dans une région plus ancienne située à l’extérieur de Terre-Neuve, cette information pourrait conduire à davantage de recherches sur cette famille et peut-être dévoiler la pièce manquante du casse-tête.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

L’ADN de momies égyptiennes enfin analysé


Je trouve la génétique, une science surprenante et étonnante. Avec la nouvelle technologie, ils ont pu mieux comprendre l’histoire de la population égyptienne grâce à des momies datant de 1400 ans avant à 400 ans après Jésus
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L’ADN de momies égyptiennes enfin analysé

 

L'Égypte vue de l'espace.

L’Égypte vue de l’espace.   Photo : NASA

Les anciens Égyptiens partagent plus de leur patrimoine génétique avec les personnes qui vivaient à l’époque au Proche-Orient que celles qui vivaient en Afrique subsaharienne, alors que les Égyptiens d’aujourd’hui sont plus proches des Africains subsahariens, montre l’analyse génétique de dizaines de momies réalisée par une équipe internationale pilotée par des scientifiques allemands.

Un texte d’Alain Labelle

Les momies égyptiennes ont préservé à travers les millénaires plusieurs caractéristiques du défunt, comme les traits du visage, les signes de maladie, et même les tatouages.

Les scientifiques n’avaient cependant pas réussi à en extraire de l’ADN et en étaient venus à penser que leur matériel génétique avait été détruit par le climat chaud du désert et par la nature des produits chimiques utilisés lors du processus de momification.

Et quand certains affirmaient y être parvenus en 2010, des problèmes de méthodologie et de possibles contaminations des spécimens analysés soulevaient beaucoup de scepticisme dans la communauté scientifique sur la valeur des résultats.

Or, une équipe menée par le généticien allemand Johannes Krause, du Max Planck Institute, a réussi à séquencer le génome de momies datant de 1400 avant à 400 après Jésus-Christ en utilisant les dernières technologies de séquençage.

Le sarcophage de Tadja, dont la momie a été analysée dans la présente étude.

Le sarcophage de Tadja, dont la momie a été analysée dans la présente étude.   Photo : Sandra Steiss

D’hier à aujourd’hui

Dans leur étude, les chercheurs ont examiné la différenciation génétique et la continuité de la population sur une période de 1300 ans. Ils ont ensuite comparé ces résultats aux populations modernes.

Les 151 momies analysées au départ provenaient de deux collections allemandes et avaient pour origine le site archéologique d’Abousir, qui longe le Nil au centre de l’Égypte. L’ADN mitochondrial de 90 momies a été extrait et l’étude d’association pangénomique de trois individus a été réalisée, une première.

La trace d’Alexandre le Grand

L’équipe de chercheurs voulait entre autres déterminer si les populations anciennes de la période étudiée avaient été affectées sur le plan génétique par la conquête et la domination étrangères. Ils voulaient aussi comparer la génétique de ces populations aux populations égyptiennes modernes.

Nous voulions vérifier si les conquêtes d’Alexandre le Grand et d’autres puissances étrangères avaient laissé une empreinte génétique sur la population égyptienne ancienne. Verena Schuenemann, de l’Université de Tuebingen

Proche du Levant

Les résultats montrent donc une similitude avec les populations néolithiques du Levant, plus précisément de l’Anatolie (Turquie) et même de l’Europe.

La génétique de la communauté d’Abousir n’a subi aucun changement majeur au cours de la période de 1300 ans que nous avons étudiée, ce qui laisse à penser que la population est restée génétiquement relativement peu affectée par la conquête et la domination étrangères. Wolfgang Haak, Institut Max Planck

Les données montrent que les Égyptiens modernes partagent environ 8 % de plus de leur patrimoine génétique avec les populations d’Afrique subsaharienne que les Égyptiens anciens.

Cela montre donc une augmentation de la mixité génétique avec l’Afrique subsaharienne au cours des 1500 dernières années.

Les facteurs qui ont pu mener à cette réalité :

  • Une plus grande mobilité le long du Nil;
  • Une augmentation du commerce entre les deux groupes;
  • L’augmentation du commerce des esclaves;

Cette étude publiée dans la revue Nature Communications montre clairement qu’il est possible d’utiliser l’ADN ancien afin de préciser et de mieux définir notre compréhension de l’histoire des populations égyptiennes.

http://ici.radio-canada.ca/

Jack l’Eventreur traqué par l’ADN


Qui est Jack l’Éventreur? 4 suspects, mais aucun n’a jamais été accusé formellement. Depuis des lustres, des gens font leurs propres théories sur le présumé meurtrier, alors que d’autres détruisent leurs théories et en bout de ligne … on ne sait toujours pas qui était Jack l’Éventreur
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Jack l’Eventreur traqué par l’ADN

 

Jack l'éventreur. Affiche réalisée par Robert S Baker et Monty Berman en 1959. © RONALDGRANT/MARY EVANS/SIPA

Jack l’éventreur. Affiche réalisée par Robert S Baker et Monty Berman en 1959. © RONALDGRANT/MARY EVANS/SIPA

Par Hervé Ratel

Un nouveau livre-enquête affirme avoir identifié le célèbre tueur en série londonien grâce à des analyses ADN. Fin du mystère ou énième rebondissement dans cette affaire criminelle hors normes ?

En ce petit matin blême du 30 septembre 1888, la mort vient d’endeuiller par deux les ruelles malfamées du quartier de Whitechapel à Londres. Dérangé lors d’un premier meurtre perpétré contre Elizabeth Stride, le tueur a récidivé quelques dizaines de minutes plus tard dans un mouvement de frustration d’une violence inouïe. Cette quatrième victime sera l’avant-dernière imputée au tueur en série qui sévit depuis plusieurs mois et que la presse et Scotland Yard ont déjà surnommé « Jack l’Éventreur ». Près de la dépouille de la prostituée Catherine Eddowes, atrocement mutilée, un châle finement ouvragé.

A la recherche de l’ADN mitochondrial

Et si l’identité du tueur se cachait au sein de cette pièce à conviction jusqu’à présent ignorée par tous les criminologues et enquêteurs qui se sont penchés sur cette retentissante affaire ? S’il suffisait de fouiller au cœur des fibres pour y lire les derniers instants de sa propriétaire et y débusquer des indices, comme son sang ou, plus encore, des résidus du sperme de son bourreau, et donc son ADN ? C’est la conviction de Russel Edwards dans un ouvrage intitulé Naming Jack the Ripper (non traduit) paru il y a quelques mois. Cet antiquaire britannique assure être parvenu à mettre un nom sur le tueur de Whitechapel. Il a en effet acquis à une vente aux enchères le fameux châle. Puis il s’est adjoint, pour l’expertise, les services d’un généticien de l’université de Liverpool John-Moores, Jari Louhelainen. Au fil d’une enquête au long cours, les deux hommes assurent être parvenus à isoler et à caractériser l’ADN mitochondrial (ADNmt, voir encadré ci-dessous) contenu dans les cellules collectées sur le vêtement.

Verdict : l’assassin serait Aaron Kosminski, un barbier d’origine juive polonaise qui figurait déjà dans la liste des suspects établie par Scotland Yard.

© Infographie par Betty Laffon, Sciences et Avenir

Ce n’est pas la première fois que la génétique est convoquée au parloir de cette affaire criminelle. En 2002, l’auteure américaine de romans policiers Patricia Cornwell avait déboursé plusieurs millions de dollars pour mettre la main sur des lettres attribuées à Jack l’Eventreur et sur des écrits rédigés par celui que la romancière soupçonnait d’être le coupable, Walter Sickert (voir galerie de suspects ci-dessous). Elle fit ensuite mener à grands frais des tests pour analyser les traces d’ADN retrouvées sur ces documents… sans que les maigres résultats obtenus convainquent quiconque.

Principale critique : rien n’indique que les lettres signées Jack l’Eventreur aient bien été écrites par le tueur.

© Infographie : Betty Laffon – Photos : Getty Images, AFP

L’ADN mitochondrial, à manier avec précaution

Etablir un lien entre l’ADNmt de ces courriers et celui retrouvé dans la correspondance de Sickert ne désigne donc pas formellement le peintre comme l’assassin. Surtout, si l’ADNmt, transmis quasi uniquement par la mère se révèle très utile pour remonter une lignée maternelle, il est à manier avec des pincettes en criminologie. Il n’est en effet pas exclusif à une personne, mais partagé par un ensemble de personnes (« halogroupe ») contrairement à l’ADN présent dans le noyau des cellules. Son seul intérêt dans la recherche criminalistique est qu’il est présent en plusieurs centaines d’exemplaires dans chaque cellules et que les chances d’en retrouver en bon état sur un matériel biologique ancien sont plus élevées que pour l’ADN nucléaire, plus fragile.

Russel Edwards s’est quant à lui concentré sur la recherche de l’ADNmt de Catherine Eddowes pour confirmer l’authenticité du châle. Il assure ainsi dans son livre – avare en détails scientifiques – que les analyses ont permis d’établir une correspondance avec une descendante de la victime, Karen Miller. Bingo ! La correspondance entre les deux fragments d’ADN se base sur une mutation rare dans la population générale, la 314.1C.

« Elle n’est présente que chez un individu sur 290 000« , assure Russel Edwards.

Dès lors, si le châle a bien appartenu à la victime de Jack, la trace de sperme pourrait tout à fait être celle du tueur… Et les fins limiers d’affirmer ainsi avoir formellement identifié Aaron Kosminski, après comparaison de son ADNmt avec celui de l’un de ses descendants.

« Faux !« , assène sans détour Nina Marchi, doctorante en génétique des populations au musée de l’Homme à Paris.

La démonstration ne tient pas car elle est tout simplement basée… sur une erreur de nomenclature (lire encadré dans plus haut).

« Si la séquence 314.1C est si peu fréquente, c’est… qu’elle n’existe pas ! C’est la mutation 315.1C qu’il aurait fallu chercher ; qui, elle, est commune à plus de 98 % de la population et donc non discriminante ! »

 Si l’on ne peut pas prouver que le châle appartient bien à Catherine Eddowes, tout s’écroule ! Car, le sperme pourrait être celui de n’importe qui du même halogroupe, ce qui fait beaucoup de monde… Comment un généticien comme Jari Louhelainen a-t-il pu commettre une telle bévue ? Sans doute parce qu’il en va de la génétique comme de tous les domaines spécialisés : on peut être expert de la génétique du cancer – ce qui est le cas du chercheur – sans être au fait des subtilités de la génétique des populations. Surtout avec un matériel de base aussi revêche.

L’origine du châle est sujette à caution

« Beaucoup de gens ne veulent pas travailler sur de l’ADNmt car ils trouvent ça trop compliqué ! », avoue MArie-Gaëlle Le Pajolec, directrice générale de l’Igna (Institut génétique Nantes Atlantique). « Je ne crois pas non plus à cette théorie, confirme Sophie Herfort qui a elle-même publié un livre sur cette affaire (voir la galerie des suspects plus haut).D’autant qu’elle s’appuie sur un élément matériel, le fameux châle, dont l’origine est sujette à caution. »

Débusquée par le site Casebook.org, qui rassemble des passionnés de l’affaire, cette erreur entache toute l’enquête… Les auteurs assurent qu’ils répondront à la polémique dans une deuxième édition de leur livre à paraître avant la fin de l’année.

« Nous avons d’autres marqueurs que le 314/315 pour appuyer la théorie de Russel, nous promet Jari Louhelainen. Parce que notre livre était destiné au grand public, notre éditeur a malheureusement dû faire un choix. Et patientez également jusqu’à début 2016 avec la publication de notre travail dans une revue de criminologieForensic Science International. »

En attendant, Jack court toujours.

http://www.sciencesetavenir.fr/

La grand-mère de la vache a 10 500 ans


Grand-mère revient de loin, alors les descendants de l’auroch sauvage a suivi une liée pour devenir les vaches domestiques que nous connaissons .. mais Grand-père est-il natif du même endroit, serait-il lui aussi un auroch
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La grand-mère de la vache a 10 500 ans

 

La grand-mère de la vache a 10 500 ans

© Shutterstock

La totalité des bovins modernes descendent de 80 vaches domestiquées il y a 10 500 ans au Proche-Orient à partir de l’aurochs sauvage, affirme une étude internationale à laquelle le CNRS et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) ont participé.

 

Les chercheurs ont pour la première fois exploité l’ADN trouvé sur des ossements issus de sites archéologiques iraniens, appartenant à 15 bovins domestiques datant du néolithique jusqu’à l’Âge de fer.

«Afin de reconstituer l’histoire des lignées domestiques, les chercheurs ont utilisé les petites variations de séquence observées dans l’ADN des bovins archéologiques tout comme dans celui des vaches modernes» en les comparant, explique le CNRS dans un communiqué.

Les simulations informatiques «ont permis d’établir que les différences observées ne pouvaient résulter que d’un petit nombre initial de vaches, aux alentours de 80», ajoute le CNRS.

«C’est un effectif étonnamment petit lorsqu’on prend en considération l’étendue du Proche-Orient et la répétition probable des événements de domestication durant plusieurs siècles ou millénaires», reconnaît Jean-Denis Vigne, chercheur au CNRS, à l’origine de cette étude publiée dans la revue Molecular Biology and Evolution.

«Ce résultat correspond pourtant assez bien avec l’aire géographique assez réduite pour laquelle l’archéologie a mis en évidence des indices de domestication des bovins, comprise entre les hautes vallées de l’Euphrate et du Tigre. Si les bovins n’ont pas été domestiqués dans une aire géographique plus étendue, comme c’est probablement le cas de la chèvre, c’est peut-être parce que l’élevage des bovins est peu compatible avec le nomadisme, et que seulement une partie des groupes humains était sédentarisée à cette époque», estime-t-il.

On n’avait jusqu’à présent aucune idée du nombre d’animaux capturés pour la domestication, non seulement des bovins mais aussi des chèvres, des moutons et des cochons. L’étude démontre que la paléo-génétique peut aboutir là où butaient les techniques classiques d’archéologie, permettant une meilleure connaissance de chacune de ces espèces.

La trouvaille n’avait pourtant rien d’aisé. «Il est beaucoup plus difficile de trouver de l’ADN dans les régions chaudes, car la température est l’un des principaux facteurs de dégradation de l’ADN», explique Ruth Bollongino (CNRS/MNHN).

L’étude porte uniquement sur l’ADN mitochondrial, transmis exclusivement par la lignée maternelle et plus facile à exploiter, et ne renseigne donc pas sur les lointains «grands-pères» de nos vaches modernes.

http://fr.canoe.ca