Big One: inquiétante activité près de la faille de San Andreas


Depuis que je suis petite que j’entends parler de la faille de San Andreas, qu’un jour un gros tremblement de terre viendra changer la face de la côte Ouest des États-Unis, ce que les Américains appelle le BIG ONE.
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Big One: inquiétante activité près de la faille de San Andreas

 

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La faille de San Andreas.Photo Gentside

Depuis quelques jours, la Californie est en état d’alerte. L’État américain a en effet enregistré dans la semaine une activité sismique inhabituelle autour de la faille géologique de San Andreas. Des observations qui ne laissent rien présager de bon. 

Les géologues craignent en effet que cette faille, ou plus exactement ce système de failles, s’anime sous les contraintes tectoniques. Actuellement, celui-ci cumule plusieurs segments à  risque sur près de 1 300 kilomètres, le long de la jonction entre la plaque du Pacifique et celle de l’Amérique.

L’activité tectonique de la faille de San Andreas est sous haute surveillance. Ces cinq derniers jours, 200 mini-séismes, de magnitude 1,4 à  4,3 sur l’échelle de Richter, ont été enregistrés au niveau du Salton Sea, un lac salé californien, d’après le Los Angeles Times. 

UNE FAILLE PARALLÈLE NOUVELLEMENT DÉCOUVERTE

Le point se situe à deux heures environ de Los Angeles et à moins de 10 kilomètres du sud du système de failles. Mais les observations ne s’arrêtent pas là. Encore plus récemment, les chercheurs ont identifié une autre ligne de faille, parallèle à  la principale.

«Cela représente un nouveau danger pour la région avec des implications importantes pour les modèles de failles et par conséquent pour les prédictions sismiques», explique dans un rapport l’équipe de l’Institut d’océanographie Scripps et du Laboratoire de sismologie au Nevada.

La faille, nouvellement répertoriée sous le nom de «Trough Fault Salton» est passée durant tout ce temps inaperçue en raison de sa localisation, sous le lac Salton Sea. Pour l’identifier, les chercheurs ont dû sonder la couche de sédiments du plan d’eau à  l’aide de plusieurs instruments de pointe.

LE FANTÔME DU «BIG ONE»

L’activité sismique inhabituelle au niveau de cette faille parallèle à  San Andreas laisse craindre l’arrivée de ce que les chercheurs appellent le «Big One». Ce séisme de haute magnitude (supérieure à  une magnitude 7) sur l’échelle de Richter pourrait complètement dévaster la côte Ouest des États-Unis.

Le dernier grand tremblement de terre de ce genre remonte à 1906. D’une magnitude évaluée à  7,8, il a été provoqué par un mouvement le long de la partie nord de la faille de San Andreas et a fait plus de 3 000 morts avec des dégâts matériels se chiffrant à quelque 500 millions de dollars. Dans la partie sud de la faille, le dernier séisme remonte à  1857.

Autant dire que le Big One est particulièrement redouté dans la région. Selon les statistiques, le phénomène à  l’origine d’un tel séisme se produirait environ tous les 100 ans. D’ordinaire, le risque qu’un phénomène de magnitude supérieur à 7 se produise dans le sud de la Californie est de 1 sur 10 000, a expliqué Morgan Page, scientifique de l’Institut de géophysique américain repris par LiveScience.

Néanmoins, l’activité récente aurait fait passer le risque à entre 1 sur 300 et 1 sur 100, soit un risque 100 fois plus élevé, d’après l’USGS. Les spécialistes sont donc sur le qui-vive même si la situation ne leur est pas étrangère. 

UN «BIG ONE» RÉELLEMENT IMMINENT?

En effet, ce n’est pas la première fois que la faille de San Andreas montre de telles manifestations. En 2001 et 2009, d’autres activités sismiques inhabituelles avaient été enregistrées toujours dans la région au sud de la faille mais celles-ci n’ont eu aucune conséquence. Certains spécialistes ont ainsi voulu tempérer les inquiétudes.

«Des séismes peuvent être précédés par des essaims sismiques mais ce n’est pas systématique», souligne Jean-Paul Montagner, sismologue à  l’Institut de Physique du Globe de Paris repris par Sciences & Avenir.

Si la région est sous-tension depuis 160 ans (et le dernier séisme de 1857), l’impact de petites secousses sur la survenue d’une autre potentiellement plus forte est incertain.

«La quantité d’énergie libérée par de petits séismes est juste minuscule en terme d’énergie totale pour les séismes. Même si on ajoute tous les petits, ils ne comptent pas vraiment pour beaucoup », a commenté Morgan Page.

D’après l’USGS, un séisme de magnitude 7 par exemple libère un million d’énergie en plus qu’un séisme de magnitude 3.

Encore aujourd’hui, les séismes restent des phénomènes largement imprévisibles. Difficile donc d’évaluer avec exactitude l’imminence du Big One tant redouté. Bien que le niveau d’alerte soit redescendu depuis la détection des petits séismes, les spécialistes poursuivent leur surveillance et appellent surtout à  maintenir la vigilance.

«Nous vivons dans un pays à séismes et nous devrions être préparé à  tout moment», a conclu Morgan Page.

http://fr.canoe.ca/

La fracturation hydraulique liée aux tremblements de terre


Plusieurs personnes depuis le début sont contre l’exploitation du gaz de schiste mais avec les études et les tremblements de terre qui même s’ils ne sont pas destructeurs ont quand même augmenté et ce n’est pas dit qu’ils n’empirons pas si ces exploitations continuent
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La fracturation hydraulique liée aux tremblements de terre

 

Un puit de gaz de schiste.

Deux études distinctes, une américaine et l’autre britannique, confirment que la fracturation hydraulique peut provoquer des tremblements de terre.

La technique controversée est utilisée pour l’exploitation des gaz de schiste.

Il s’agit d’un processus au cours duquel de l’eau, du sable et des produits chimiques sont introduits sous pression dans le sous-sol afin de fracasser le roc et d’en extraire du gaz naturel.

Les compagnies énergétiques font de plus en plus souvent appel à cette technique au Canada, dans des zones où il y a déjà régulièrement de l’activité sismique et où les risques de tremblements de terre sont présents.

Le U.S. Geological Survey doit publier mercredi une étude qui note une augmentation remarquable des tremblements de terre dans la zone centrale des États-Unis depuis 2001. Selon cette étude, cette augmentation est presque certainement le résultat de la production gazière et pétrolière.

D’autre part, un rapport préparé par des consultants embauchés par le gouvernement britannique et publié mardi recommande que la fracturation hydraulique soit interrompue temporairement lorsqu’une secousse d’une magnitude de plus de 0,5 sur l’échelle de Richter est enregistrée.

La compagnie Cuadrilla Resources a stoppé ses activités de fracturation hydraulique dans le nord-est de l’Angleterre après des secousses atteignant 2,3 et 1,5 sur l’échelle de Richter en avril et en mai dernier.

Les responsables de cette compagnie pensent que les recommandations du rapport britannique sont raisonnables.

L’opposition au fractionnement hydraulique se fait de plus en plus sentir depuis la publication du documentaire « Gasland ».

Ce documentaire montre des résidents d’une petite ville du Colorado qui mettent le feu à l’eau qui sort de leur robinet de cuisine.

Les habitants de cet endroit accusent les activités pétrolières voisines de leur communauté d’avoir pollué leur eau potable.

http://www.radio-canada.ca

Une douzaine de séismes liés au gaz de schiste


Avec l’engouement qu’ont les gouvernements pour le gaz schiste, j’ai l’impression que la population a raison de s’en méfier. L’exploitation n’est pas sans risque et serait selon certaines circonstances responsable de certains tremblement de terre … selon une étude au USA
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Une douzaine de séismes liés au gaz de schiste

 

Les activités au puits de Youngstown avaient débuté trois mois avant le premier séisme, soulignent notamment les enquêteurs. Ils ont aussi remarqué que l’activité sismique se concentrait autour du trou de forage, et qu’une anomalie dans la roche précambrienne avait depuis été repérée à l’endroit où l’eau avait été injectée.

PHOTO: AMY SANCETTA, AP

Une douzaine de séismes dans le nord-est de l’Ohio ont fort probablement été provoqués par l’injection souterraine d’eaux usées lors du forage de gaz de schiste, a indiqué vendredi le gouvernement de l’État, en annonçant de nouvelles mesures pour serrer la vis aux gazières en matière de fracturation.

Les entreprises devront dorénavant soumettre des données géologiques plus complètes au moment de déposer leur requête pour forer un site.

Les gazières devront aussi assurer un suivi électronique de la composition chimique de toutes les eaux usées injectées sous pression dans le sol pour fracturer la roche en vue d’en extraire le gaz naturel.

Le ministère des Ressources naturelles de l’Ohio a adopté ces nouvelles règles à la lecture des conclusions du rapport sur le puits de Youngstown, des conclusions qui sont basées sur un «certain nombre de circonstances concomitantes».

Les activités au puits de Youngstown avaient débuté trois mois avant le premier séisme, soulignent notamment les enquêteurs. Ils ont aussi remarqué que l’activité sismique se concentrait autour du trou de forage, et qu’une anomalie dans la roche précambrienne avait depuis été repérée à l’endroit où l’eau avait été injectée.

«Les géologues estiment qu’il est très difficile de réunir toutes les conditions pour provoquer des activités sismiques. En fait, toutes les preuves laissent croire que lorsque l’emplacement du puits est adéquat, l’injection n’entraîne pas de séismes.»

Le sous-sol du nord-est de l’Ohio et des États limitrophes recèle la formation géologique de schiste dite «Marcellus», où sont emprisonnées d’importantes réserves de gaz naturel.

Les compagnies gazières y affluent pour forer des puits en utilisant la technique de fracturation hydraulique.

Ce processus prévoit la libération du gaz en injectant de l’eau dans le sol, mais cette eau doit être évacuée une fois que les compagnies l’ont utilisée.

Les centrales municipales de traitement des eaux usées ne sont pas équipées pour retirer certains des contaminants se trouvant dans ces eaux, notamment les éléments radioactifs.

L’une des solutions à ce problème consiste à réutiliser cette eau usée en l’injectant à nouveau dans le sol -une pratique courante, mais qui est interdite dans certains États.

Selon des experts, de récents séismes sont attribuables à l’exploration et à la production d’énergie, notamment le fait d’injecter d’énormes quantités d’eaux usées dans les puits.

Ainsi, les scientifiques montrent du doigt des séismes de magnitude de 3 à 4 -pas assez puissants pour causer des dommages- qui ont eu lieu récemment en Arkansas au Texas, en Californie, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse.

Et deux séismes de magnitude d’environ 5,0 qui avaient touché Denver dans les années 1960 étaient liés à l’injection d’eaux usées. L’emplacement inadéquat du puits de Youngstown s’explique en partie par les données géologiques incomplètes mises à la disposition des autorités réglementaires, souligne-t-on dans le rapport de l’État d’Ohio.

Les nouvelles règles prévoient notamment que toute la diagraphie géophysique devra dorénavant être soumise aux autorités, afin de déterminer les propriétés des roches adjacentes du puits, ce qui n’avait pas été fait à Youngstown.

L’État veut aussi interdire toute fracturation dans la roche précambrienne, et interrompre la fracturation dans cette formation rocheuse là où elle est actuellement pratiquée. L’industrie devra aussi se munir de systèmes efficaces de contrôle de la pression et du volume d’eau injectée, et de valves de fermeture automatique d’urgence.

L’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a transféré à l’Ohio en 1983 son autorité sur les procédés d’injections souterraines de puits, pourvu que l’État n’adopte pas de normes moins élevées que celles de Washington.

http://www.cyberpresse.ca