Acouphènes : 3 réflexes pour trouver l’apaisement


Depuis quelque temps, on parle de plus en plus de l’acouphène, un problème auditif qui parfois est difficile a soigné. 3  façons sont expliquées pour essayer de reprendre contrôle de ces sensations auditives, qui sont aussi appelées des bruits parasites
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Acouphènes : 3 réflexes pour trouver l’apaisement

 

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N’attendez-pas pour traiter vos acouphènes.  C’est le conseil de Philippe Barraqué, musicothérapeute spécialisé dans la prise en charge de ce phénomène. Consultez votre généraliste, qui vérifiera si les acouphènes ne sont pas le signe d’une hypertension ou liés à un problème vasculaire. Il pourra aussi vous orienter vers un médecin ORL afin de rechercher une éventuelle lésion de l’appareil auditif.

Toucher pour rééquilibrer l’oreille interne

Par exaspération, il peut vous arriver de vous boucher les oreilles, de les tapoter, de les masser pour en finir avec ces bruits qui rendent fou. Adoptez plutôt les bons gestes.

Comment faire ?

Essayez cet exercice de médecine chinoise nommé « le tambour céleste ». Il s’agit de boucher son oreille avec la paume d’une main, en plaquant les doigts à l’arrière du crâne. On place le majeur sur l’index et, par un roulement sec et bref, on fait claquer le majeur sur la tête. On répète l’exercice neuf fois, en inspirant et expirant. Cela produit un son qui résonne dans la tête.

Pourquoi ça marche ?

Cette vibration stimule les oreilles, débouche la trompe d’Eustache au niveau de l’oreille interne et rétablit une bonne transmission des vibrations sonores entre le tympan, les osselets et la cochlée.

L’exercice est à répéter quand les acouphènes deviennent très gênants. Une méthode tout aussi efficace pour récupérer après des acouphènes que pour les prévenir.

Ecouter pour dérogrammer les acouphènes

Quand on souffre d’acouphènes, on a tendance à fuir le bruit, à s’isoler ou, au contraire, à masquer le problème par d’autres bruits perturbateurs, comme la musique bien fort. Dans les deux cas, le problème empire.

Comment faire ?

Côté musique, optez pour le classique et de préférence pour des modes répétitifs. « Les Variations Goldberg », de Bach : un must ! Équipez-vous aussi d’un CD proposant un bruit de fond léger, s’apparentant par exemple au souffle du vent, mais comportant toutes les nuances que l’oreille peut percevoir. On parle alors de bruits blanc, rose, brown, violet, gris ou bleu utilisés dans les thérapies sonores.

Pour l’écouter la nuit sans gêner votre conjoint, offrez-vous un oreiller intégrant un haut-parleur qui se connecte sur
un lecteur MP3. Le son diffusé n’est perceptible que par celui qui pose sa tête dessus
(CD disponibles sur
www.stop-acouphenes.fr et oreillers surwww.audilo.com).

Pourquoi ça marche ?

En écoutant quotidiennement ces bruits thérapeutiques, il se produit un phénomène d’habituation au niveau du cortex auditif qui décode l’acouphène et le bruit blanc comme un son unique. La gêne s’en trouve réduite.

A long terme méditer pour soulager

La plupart des personnes qui souffrent d’acouphènes sont extrêmement tendues et stressées. À l’origine, bien sûr, mais plus encore après l’apparition de ce problème auditif. Cap sur la détente grâce à un exercice de méditation.

Comment faire ?

Au calme, pendant une quinzaine de minutes par jour, asseyez-vous en tailleur (ou toute autre posture que vous trouvez confortable). Gardez les yeux mi-clos et respirez en faisant pénétrer l’air dans l’abdomen. Concentrez-vous sur l’acouphène et imaginez que votre souffle vient l’envelopper au cours de l’inspiration. Sur l’expiration, visualisez que vous l’expulsez de votre corps.

Pourquoi ça marche ?

Par la méditation, vous soulagez les tensions qui sont en partie responsables des acouphènes. Et en modifiant votre état émotionnel, vous agissez sur le signal sonore lui-même produit par l’activité cérébrale. Peu à peu, vous ne vous focalisez plus sur les bruits indésirables. Accordez-vous plusieurs jours, voire plusieurs semaines pour percevoir les bénéfices de cette technique.

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ACOUPHÈNES : LA BONNE HYGIÈNE DE VIE POUR LES ÉVITER


Il parait que souffrir d’acouphène est assez terrible à vivre, surtout que ces bourdonnements sont continuels et probablement qu’il y a des moments pires que d’autres. Peut-être que ces conseils pourraient aider ceux qui en souffrent
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ACOUPHÈNES : LA BONNE HYGIÈNE DE VIE POUR LES ÉVITER

 

Vous avez peut-être remarqué que ce que vous mangez pouvait augmenter l’intensité des acouphènes.

Voici quelques conseils qui vous sont spécialement recommandés afin de réduire au maximum leurs nuisances.

Bien composer son assiette

Les bourdonnements et les sifflements peuvent redoubler avec certains aliments.

– Ne pas trop saler vos plats : si vous mangez trop de sel, vous risquez d’augmenter le flux sanguin au niveau des oreilles. Conséquence : une pression s’exerce sur l’appareil auditif et les bourdonnements s’accentuent.

– Evitez les graisses : si vos artères ne sont pas en bonne santé, vous risquez d’entendre encore plus d’acouphènes. Pour préserver votre système vasculaire, il vaut mieux avoir la main légère sur les aliments riches en cholestérol comme les viandes grasses, le beurre, les œufs, la charcuterie, le fromage…

– Alcool et café avec modération : alcool, tabac et cigarette ne sont pas vos amis ! En effet, ils viennent exciter le nerf auditif de l’oreille interne et augmentent l’acouphène

– Repérez d’éventuelles allergies : et si certains aliments aggravaient vos symptômes ? Les allergies alimentaires peuvent en effet causer des bourdonnements d’oreilles. En cas de doute, vous pouvez consulter un allergologue.

Faire de l’exercice

On sait que l’hypertension mais aussi l’artériosclérose – le vieillissement naturel des artères – peuvent être à l’origine des bourdonnements et sifflements. Faites régulièrement une activité physique améliorera votre circulation sanguine et aura donc une action préventive.

Bon à savoir

Outre l’alimentation, certains médicaments pris à hautes doses ou sur le long terme peuvent aussi générer des acouphènes. Par exemple, l’aspirine, certains anti-inflammatoires non stéroïdiens, les contraceptifs oraux, la quinine, certains diurétiques, etc.

Auteur : Claire Frayssinet

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L’ouïe, à l’ère des écouteurs


Cela fait un temps qu’on met des mises en garde contre les bruits fort dont ceux qui écoutent la musique avec des écouteurs .. Souvent le son est trop fort et occasionnera des problèmes dans les années futurs .. des problèmes que la musique n’aura de toute façon plus la même qualité ,, Est-ce que cela vaut vraiment la peine ???
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L’ouïe, à l’ère des écouteurs

 

Les experts recommandent une limite sécuritaire d'environ 75... (Illustration : Kevin Massé, La Presse)

Les experts recommandent une limite sécuritaire d’environ 75 décibels, que 60 % des adolescents dépassent tous les jours, selon une étude effectuée pour l’Institut national de santé publique du Québec en 2008.

ILLUSTRATION : KEVIN MASSÉ, LA PRESSE

VANESSA FONTAINE, COLLABORATION SPÉCIALE
La Presse

Alexandre Craig vit avec des acouphènes. Le tintement qu’il entend du matin au soir est parfois discret, parfois aussi strident que le sifflement d’une bouilloire, une condition qu’il qualifie lui-même de supplice:

«Tu vas vivre avec ce son-là en permanence, dit cet intervenant social de 27 ans. Le plus difficile, c’est de faire le deuil du silence.»

Comme plusieurs d’entre nous, il utilisait ses écouteurs constamment. Les premiers iPod sont apparus il y a un peu plus de dix ans et depuis, ils se sont infiltrés dans toutes les sphères de nos vies. On les utilise pour communiquer, écouter de la musique, des livres audio et des films, travailler, jouer, faire de l’exercice et apprendre. Ils figurent même sur la liste d’effets scolaires de certaines écoles, dès la première année du primaire.

Comme l’explique Julie Baril, audiologiste, «la différence, c’est la technologie. Quand moi j’étais plus jeune, j’avais un baladeur avec des piles. J’écoutais deux ou trois chansons des Backstreet Boys et je n’avais plus de piles, donc je faisais attention. Maintenant, on a des centaines de chansons, et c’est facile à charger, donc la plupart des gens finissent par écouter beaucoup plus de musique.»

Les experts recommandent une limite sécuritaire d’environ 75 décibels, que 60 % des adolescents dépassent tous les jours, selon une étude effectuée pour l’Institut national de santé publique du Québec en 2008.

Une loi en France impose d’ailleurs une limite de 100 décibels aux baladeurs. Aucune loi semblable n’existe ici, où le son des lecteurs numériques excède souvent les 120 décibels, soit un niveau comparable au moteur d’une tondeuse.

Les scientifiques continuent d’étudier les impacts du port des écouteurs, qui est après tout un phénomène relativement récent. De plus en plus, il est clair que les premières victimes de ce bruit constant sont nos oreilles. Le Regroupement québécois contre le bruit rapporte que le nombre d’appareils auditifs chez les 25 à 54 ans a augmenté de 44 % en 10 ans. Pendant la même période, les consultations pour des problèmes d’audition chez les 25 à 27 ans ont augmenté, elles, de 150 %.

Les problèmes auditifs sont encore plus marqués chez les jeunes, qui grandissent les écouteurs vissés aux oreilles et conservent leurs mauvaises habitudes une fois adultes. Un adolescent sur cinq est atteint d’une déficience auditive légère, selon le journal de l’Association médicale américaine. Cela signifie que ces jeunes ne peuvent percevoir ni les bruissements ni les chuchotements et ont de la difficulté à distinguer les consonnes comme les T et les K.

Le problème, selon Julie Baril, c’est que la perte auditive est extrêmement graduelle. «On ne remarque pas toujours la baisse tout de suite, particulièrement chez les jeunes. Souvent, on voit apparaître les premiers symptômes, comme l’hypersensibilité au bruit, mais la perte auditive apparaît un peu plus tard. C’est difficile de dire aux jeunes, n’écoutez pas de musique forte en ce moment, parce que dans cinq ou dix ans, vous allez avoir des difficultés d’écoute.»

Alexandre Craig, lui, utilisait ses écouteurs plusieurs fois par jour, tous les jours, à plein volume. Il remarquait que les acouphènes étaient de plus en fréquents et duraient de plus en plus longtemps. Et puis un jour, en 2007, le sifflement est réapparu, pour ne plus jamais disparaître. La surexposition au bruit avait pour lui plusieurs sources: passionné de musique, chanteur et guitariste dans deux groupes, il assistait à de nombreux concerts. Les écouteurs ont toutefois définitivement contribué à ses problèmes, selon lui.

«C’est sûr que je ressens une espèce de frustration, dit-il. Pourquoi on ne m’en a pas parlé avant? Pourquoi n’y a-t-il pas de sensibilisation, justement au niveau des écouteurs? C’est de plus en plus populaire, on voit tout le monde avec des gros «Beats by Dre» (marque d’écouteurs haut de gamme), mais personne ne parle des risques.»

Selon l’audiologiste et professeur à l’Université de Montréal Benoît Jutras, les acouphènes sont souvent un premier signe que quelque chose ne va pas. «Lorsqu’on entend un sifflement ou un bourdonnement, c’est comme une alerte, un cri d’alarme des oreilles qui nous disent avoir été exposées à un bruit fort. C’est une fatigue de l’oreille.»

Les ramifications des troubles auditifs sont nombreuses. Alexandre Craig, par exemple, ne peut dormir sans le bruit d’un ventilateur, qu’il met en marche afin d’atténuer le sifflement qu’il entend même la nuit. Lorsqu’il voyage, il doit amener un ventilateur avec lui. Au travail, il a souvent besoin d’une musique de fond pour être capable de se concentrer.

Julie Baril est d’ailleurs convaincue qu’il y a un lien entre la santé mentale et la santé auditive, et y a même consacré son doctorat.

«Un exemple facile: vos oreilles silent, vous avez de la difficulté à dormir, donc vous êtes plus stressé, ce qui mène à une dépression, illustre-t-elle. De ne pas pouvoir communiquer amène éventuellement l’isolement.»

Un isolement qui est de plus en plus remarqué dans les recherches portant sur les écouteurs. Dès l’invention du Walkman par Sony en 1979, les sociologues notaient son caractère antisocial. Écouter de la musique devient depuis un acte de plus en plus solitaire.

Porter des écouteurs en permanence peut aussi avoir un effet sur notre santé physique. Tout bruit constant, même si c’est de la musique, est un agent stressant qui peut occasionner des problèmes. Les travailleurs exposés au bruit sont plus à risque pour les maladies cardio-vasculaires, par exemple. De plus en plus d’études démontrent par ailleurs que le bruit environnant affecte la santé, le sommeil, la concentration et l’apprentissage.

André Durocher, inspecteur au Service de police de la Ville de Montréal, croit que les écouteurs affectent aussi notre sécurité.

«On n’a jamais été aussi branchés, mais en même temps aussi débranchés de notre environnement, dit-il. Ce que je fais maintenant, dès qu’il y a un accident qui implique un piéton, ma première question aux enquêteurs est toujours: Est-ce qu’il portait des écouteurs ou était en train de texter?» Il explique que personnellement, il n’aime pas porter d’écouteurs à l’extérieur.

«J’aime savoir ce qui se passe autour de moi. Cela étant dit, si vous tenez absolument à vous promener avec des écouteurs, soyez conscient de votre environnement et assurez-vous d’être capable d’entendre ce qui se passe.»

Aujourd’hui, Alexandre Craig utilise encore ses écouteurs, mais plus rarement, et à plus faible volume.

«C’est sûr que ça me manque, sentir l’espèce de pulsation de la musique, dit-il, mais je la retrouve avec la musique live».

L’important, selon Julie Baril, c’est d’être prudent. «Quand on parle de musique, on parle de plaisir, alors il ne faut pas dire aux gens de ne plus écouter de baladeur. Il faut tout simplement adapter son écoute à ses oreilles et s’arrêter dès que l’on remarque des symptômes de fatigue auditive.»

http://www.lapresse.ca