Le Saviez-Vous ► 11 bruits étranges de l’organisme et leur explication


Notre corps peut émettre toutes sortes de bruits parfois gênants. Ces sons peuvent provenir du système digestif, de la respiration, des articulations …
Nuage

11 bruits étranges de l’organisme et leur explication

Le ventre qui gargouille

Le ventre qui gargouille

Le gargouillis du ventre répertorie des bruits parfois gênants que l’on entend à peu près tous les jours, en général vers midi. Normal : à midi, on a faim, et quand on a le ventre qui gargouille, c’est que notre organisme se prépare à manger et à digérer les aliments.

Eh oui, les bruits de gargouillis sont en réalité la somme de deux activités parallèles qui ont lieu parce que notre tube digestif se prépare à travailler. D’une part, l’estomac qui produit un acide pour faciliter la digestion des aliments, et d’autre part, les muscles situés sur les parois de notre intestin qui se contractent pour acheminer la nourriture digérée en direction du côlon. Et tout ça, ça fait du bruit. Alors quand notre estomac ne contient que de l’air, forcément, le bruit est amplifié !

La flatulence

Qu’on le dénomme pet, vent, flatulence ou gaz, c’est un bruit toujours gênant quand notre organisme l’émet en public ! Mais il s’explique assez facilement : quand on ingère des aliments, l’estomac produit un acide pour les réduire en bouillie et les digérer plus facilement.

Or, certains aliments contiennent des composés que notre organisme n’arrive pas à digérer entièrement. Ils arrivent donc dans notre gros intestin partiellement digérés. Ce qui fait le bonheur des bactéries présentes dans l’intestin, qui s’en régalent. Sauf que lorsqu’elles mangent, les bactéries produisent du gaz. Et plus elles mangent, plus on stocke du gaz à l’intérieur de notre intestin. Et quand il y a trop de gaz qu’on ne peut plus retenir à l’intérieur, il faut bien qu’il s’évacue…

Le rot

Roter (ou éructer), c’est ce qui arrive quand on avale trop d’air trop vite par la bouche : notre tube digestif, mécontent de ce trop-plein de gaz, le renvoie directement par où il est venu ! De manière plus ou moins bruyante, en fonction de la vibration de notre orifice œsophagien. Il peut également s’agir de dioxyde de carbone en cas d’ingestion de boissons gazeuses.

Comme dans les sociétés occidentales le fait de roter est assez mal vu, si on veut limiter les éructations intempestives, il est conseillé de mastiquer la bouche fermée, de ne pas parler en mangeant, de limiter notre consommation de tabac et de chewing-gum. En somme, d’éviter tout ce qui nous fait avaler de l’air en excès !

Le hoquet

Le hoquet

Le hoquet, c’est un phénomène presque toujours bénin. Mais quand il tombe mal et qu’on ne parvient pas à s’en débarrasser, quelle plaie ! Le hoquet est un réflexe totalement involontaire, qui survient après un repas trop copieux, une quinte de toux, voire un fou rire…

Le hoquet et le bruit caractéristique (« hic ») qui l’accompagne résultent de deux phénomènes qui se produisent dans notre organisme. Le premier, c’est la contraction irrégulière et répétée de notre diaphragme, qui va créer une grosse arrivée d’air dans les poumons. Le second, c’est la fermeture de la glotte, qui bloque l’arrivée de l’air, et produit le fameux hic !

La toux

La plupart des gens associent toux et maladie. Mais en réalité, on peut tout à fait tousser sans être malade  : la toux est un réflexe naturel et sain, que notre organisme met en route pour débarrasser les bronches des éléments parasites qui viennent les encombrer.

En effet, pas besoin d’avoir un rhume ou une infection pour que des sécrétions se déposent sur nos bronches et viennent obstruer nos voies respiratoires. Il suffit d’attendre la nuit quand notre organisme est au repos. Voilà pourquoi de nombreuses personnes toussent légèrement le matin

Le bâillement

Le bâillement

Le bâillement est un phénomène qui se décompose en plusieurs étapes : d’abord, on inspire profondément, puis on ouvre la bouche, on ferme les yeux, on coupe rapidement notre respiration, et on expire. De manière plus ou moins bruyante et élégante, c’est selon.

Quoi qu’il en soit, personne n’est aujourd’hui en mesure d’affirmer qu’il détient LE pourquoi du bâillement. On a longtemps pensé que c’était pour apporter de l’oxygène à notre cerveau…Une théorie maintenant réfutée, et qui a laissé place à de nombreuses autres. Parmi elles, la plus courue du moment : si l’on bâille, ce serait en fait pour refroidir notre cerveau afin qu’il fonctionne mieux1.

Les articulations qui craquent

Faire craquer ses doigts, c’est un petit « jeu » que l’on a tous essayé de faire au moins une fois dans sa vie. Et si le petit bruit de craquement nous amuse quand on le fait volontairement, on rigole moins quand avec l’âge, nos articulations se mettent à craquer d’elles-mêmes !

Mais puisqu’on ne se casse absolument rien quand on se fait craquer les doigts, d’où provient le « crac » ? Eh bien contre toute attente, ce bruit provient… d’un gaz ! Quand on fait craquer une articulation, un creux se crée entre les deux parties de l’articulation. Un gaz vient alors y prendre place, avant d’être expulsé lorsque les deux parties se remettent en place. D’où le bruit !

La respiration sifflante

La respiration sifflante

Inspirer et expirer sont des gestes que nous faisons tous au quotidien sans nous en apercevoir. Mais quand notre respiration devient sifflante, c’est qu’il y a un problème quelque part…

Le sifflement lors la respiration (qui survient souvent lors de l’expiration) est le signe d’un dysfonctionnement au sein de notre organisme ; l’air qui est censé circuler normalement et sans problème dans le nez, le pharynx, le larynx la trachée et les bronches, a du mal à passer, en raison d’un rétrécissement au niveau de ces 5 voies. Et comme l’air circule moins bien, on est obligé de forcer un peu notre respiration dans des voies respiratoires obstruées, ce qui crée des sifflements.

Le ronflement

Le ronflement, quel exemple parfait d’un bruit involontaire mais très bruyant… et qui est à l’origine de maintes disputes de couples ! Le mécanisme du ronflement est en fait assez simple : lorsque l’on respire, l’air passe par notre nez et notre bouche puis dans la gorge pour arriver aux poumons. Mais quand on dort, les muscles et les muqueuses situées dans la gorge se détendent, et l’air qui passe dans notre organisme fait vibrer la langue, le voile du palais, les amygdales, etc.

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais ces vibrations peuvent être tellement sonores et intenses qu’elles réveillent parfois même le dormeur (en plus de son conjoint !). Le ronflement peut être aggravé par un surpoids, la prise d’alcool ou de médicaments avant le sommeil, et le fait de dormir sur le dos.

Les acouphènes

Les acouphènes

Pour bien comprendre ce qu’est un acouphène, il peut être intéressant de se pencher sur l’étymologie de ce mot. En effet, le terme « acouphène » nous vient du grec, et a été formé en juxtaposant les verbes « paraître » et « entendre ». Eh oui : quand on a un acouphène, on a l’impression d’entendre quelque chose !

Il peut s’agir d’un sifflement, d’un bourdonnement, d’un tintement, que l’on perçoit soit dans une oreille, soit dans les deux, voire à l’arrière du crâne. Même si en réalité, ce son ne provient de nulle part, et n’existe pas.

Dans l’écrasante majorité des cas, les acouphènes sont dits subjectifs : ils ne se manifestent que chez la personne qui en est atteinte. Même si les acouphènes sont souvent plus pénibles que graves, cette nuisance est difficile à appréhender, et donc à traiter.

L’éternuement

L'éternuement

Atchoum ! L’éternuement est un bruit de l’organisme parmi les plus cocasses, souvent incontrôlé, dont le son et l’intensité varient selon les individus. En réalité, lorsque l’on éternue, on expire de l’air par le nez et par la bouche, à une vitesse qui peut atteindre les 200 km/h1.

Mais pour quelles raisons nos muscles expirateurs (diaphragme et muscles intercostaux en tête) se mettent-ils à expulser de l’air hors de notre corps à une si grande vitesse ? Et bien parce qu’un intrus essaye de se glisser dans notre organisme via notre nez ! En effet lorsqu’un élément indésirable et irritant (poussière, grain de poivre, pollen, etc.) se glisse dans nos narines, il est stoppé par les muqueuses de notre nez. Et pour évacuer l’intrus hors de notre corps, le cerveau lui ordonne d’éternuer pour faire un coup de balai !

https://www.passeportsante.net/

    Le Saviez-Vous ► 10 signaux émis par notre corps et qui doivent être pris au sérieux.


    Notre corps est une machine très élaborée et comme n’importe quelle machine, quand il y a des anomalies, cela demande une attention et d’être à l’écoute de notre corps. Certains signaux ne sont que passagers alors que d’autres sont plus réguliers et cela pourrait être un avertissement pour aller consulter un médecin
    Nuage

     

    10 signaux émis par notre corps et qui doivent être pris au sérieux.

     

    Des cernes sous les yeux.

    © pixabay

    Les cernes peuvent apparaître lorsque vous ne dormez pas assez. Les médecins recommandent de dormir pas moins de 7-8 heures toutes les nuits. Elles peuvent cependant résulter de quelque chose de complètement différent, comme une anémie. C’est à dire lorsque le corps ne produit pas assez de globules rouges, ce qui provoque l’assombrissement de la peau située sous les yeux.

    Des changements de couleur de vos doigts.

    © commons.wikimedia

    Si vous remarquez que vos doigts changent souvent de couleurs, vous devriez savoir que la cause de ces modifications est sérieuse. C’est un signe du syndrome de Reynaud, une pathologie caractérisée par le fait que les basses températures provoquent des spasmes dans les vaisseaux sanguins, causant les modifications de couleurs de la peau de vos doigts.

    Une vision trouble.

    © depositphotos

    Si vos yeux sont souvent fatigués et que vous commencez à remarquer que vous êtes occasionnellement incapable de reconnaître des gens ou les panneaux routiers à une distance ne vous posant pas problème d’ordinaire, il y a des risques que vous développiez une myopie ou un astigmatisme. Vous devriez consulter un ophtalmologue.

    Des taches devant vos yeux.

    © ted

    Elles peuvent prendre diverses formes, il peut s’agir de points ou de bandes. Elles peuvent apparaître de manière soudaine et souvent en présence d’une lumière blanche lumineuse. Si vous en voyez régulièrement pendant plus d’une semaine, consultez un ophtalmologue. Cela peut être un signe avant-coureur de cataracte ou d’autres graves problèmes de vue.

    De la « musique » dans votre estomac.

    © eastnews

    Les grondements dans votre estomac sont causés par les processus à l’œuvre dans vos intestins. Si cela se produit seulement rarement, vous n’avez nulle raison de vous inquiéter. Mais si vous constatez que votre estomac produit des bruits de manière régulière ou si cela s’accompagne de douleurs, vous devriez immédiatement consulter un médecin.

    La peau qui pèle.

    © pixabay

    La peau qui pèle est un signe que votre corps manque de vitamines. Un régime équilibré peut permettre à votre peau de revenir rapidement à son état normal. Si le phénomène s’accompagne de démangeaisons, vous devriez consulter sans tarder un médecin. Il est possible qu’il s’agisse d’une infection fongique.

    Une perte partielle de l’odorat.

    © depositphotos

    La réduction de l’acuité de votre sens de l’odorat lorsque vous vieillissez résulte de dommages sur le système nerveux. Mais si vous êtes encore relativement jeune et que vous commencez à constater que vous perdez votre odorat, vous devriez immédiatement consulter un médecin. Cela peut être provoqué par un puissant rhume ou une autre infection virale.

    Les clignements de paupières.

    © depositphotos

    Des clignements prolongés des paupières peuvent indiquer que vos yeux ont été trop stimulés. Pour contrer cela, vous devriez vous laver les yeux à l’aide d’un coton imbibé d’eau froide. Si cela ne fonctionne pas et que les clignements persistent, vous devriez solliciter l’aide d’un neuropathologiste. Il est possible que cela soit le signe d’un grave problème au niveau de votre système nerveux.

    Des tintements dans les oreilles.

    © depositphotos

    L’acouphène est la sensation d’avoir un tintement ou un autre bruit lancinant dans les oreilles. De nombreuses personnes tentent de ne pas prêter attention à cette sensation, pensant que cela ne menace pas leur santé. Mais ce tintement permanent est fort probablement causé par une maladie.

    La cause la plus répandue de ce son lancinant dans vos oreilles reste toutefois le bruit fort et constant régnant dans certains types d’environnements professionnels.

    La luxation de l’épaule.

    © depositphotos

    Chez certaines personnes, les articulations des épaules sont lâches ou peuvent adopter un nombre inhabituel de positions. C’est un signe d’une articulation de l’épaule instable, une pathologie qui se caractérise par le fait que la boule de l’os de l’épaule sort de la cavité articulaire.

    Cela peut-être le cas chez les individus tout simplement nés avec des ligaments très flexibles, ou cela peut être causé par une blessure sportive. Cependant, dans ces deux cas, il s’agit d’une pathologie sérieuse qui peut entraîner des blessures et des luxations.

    http://bridoz.com

    Comme si vous aviez 85 ans


    Je trouve ce procédé intéressant, qui pourrait être expérimenté dans le domaine de la santé, et même ceux qui sont en contact de près et d loin avec des personnes âgées, sans parler que cela pourrait conscientiser les plus jeunes pour prendre des bonnes habitudes très tôt
    Nuage

     

    Comme si vous aviez 85 ans

     

    exosquelette-Genworth-ensemble

    PHOTO : GENWORTH

    Un texte d’Alain Label;e

    Que diriez-vous de vivre comme si vous aviez 85 ans pendant quelques instants? C’est en quelque sorte ce que propose l’expérience américaine Genworth R70i, qui a recours aux dernières innovations technologiques pour y arriver. L’objectif : permettre aux utilisateurs de rencontrer leur personne vieillissante afin de les faire réfléchir à la façon dont ils prennent soin de leurs corps, mais aussi à la façon dont ils traitent les personnes âgées autour d’eux.

    Pour ce faire, vous devrez vous vêtir d’une combinaison de simulation de l’âge. Il s’agit d’un exosquelette conçu par l’entreprise Genworth, qui a la capacité de faire ressentir aux utilisateurs les effets de la vieillesse sur leur propre corps.

    Il simule, entre autres :

    Des problèmes de vision à l’aide de caméras munies d’un système de vision de la réalité augmentée recréant les effets du glaucome, de la cataracte, de la dégénérescence maculaire et des corps flottants

    Genworth

    PHOTO : GENWORTH

    Une ouïe diminuée grâce à un casque et à des microphones simulant une perte auditive, des acouphènes, et l’aphasie.

    Genworth

    PHOTO : GENWORTH

    Des articulations affaiblies à l’aide de capteurs et de logiciels télécommandés qui limitent l’amplitude des mouvements.

    Genworth

    PHOTO : GENWORTH

    Des problèmes arthritiques et des pertes musculaires grâce à des commandes réglables qui modifient la dextérité et la capacité à accomplir des tâches quotidiennes.

    Genworth

    PHOTO : GENWORTH

    En outre, le gain de poids peut également être simulé et combiné avec des jointures affaiblies.

    Selon ses créateurs, l’expérience montre l’importance de la réflexion sur les besoins de soins de longue durée, mais ouvre aussi un dialogue sur le vieillissement  et permet de déclencher l’empathie des jeunes envers les personnes âgées, qui subissent ces pathologies au quotidien.

    La combinaison a quand même des limites. Elle ne peut simuler l’incontinence ni des maladies neurodégénératives comme l’alzheimer et le parkinson, souvent associées au vieillissement.

     

    http://ici.radio-canada.ca/

    Les conséquences du bruit, omniprésent dans notre environnement, sous-estimées


    Même si on ne peut vivre dans un silence complet, le bruit à notre époque est devenu un problème sérieux. Tellement qu’on camoufle le bruit par autre chose qui n’est guère mieux et qui peut en résulter à des troubles de santé
    Nuage

     

     

    Les conséquences du bruit, omniprésent dans notre environnement, sous-estimées

     

     

    En France, 12 à 13% de la population sont touchées par des problèmes d'audition. © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

    En France, 12 à 13% de la population sont touchées par des problèmes d’audition. © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

     

    Échec scolaire, difficultés de socialisation, carrière professionnelle contrariée, voire risque accru de démence : la perte auditive est un fléau à tous les âges, souligne l’association JNA à l’occasion de la 19e journée nationale de l’audition ce 10 mars.

    Que ce soit dans la rue, dans les transports en commun, au restaurant, au bureau ou à domicile, »nous sommes soumis à une pression sonore permanente », constate auprès de l’AFP le professeur Jean-Luc Puel, directeur de recherche de l’Inserm.

    D’ailleurs, un Français sur deux se sent agressé par le bruit au travail ou dans les transports, et neuf sur dix estiment que le bruit a des effets directs sur la santé, selon un sondage Ifop.

    « Autrefois le bruit ne rentrait pas dans la sphère privée »

    Le bruit est aujourd’hui perçu comme une nuisance, une « pollution sonore » parce que les pauses silencieuses sont devenues rares, voire inexistantes. »La grande différence est qu’autrefois le bruit ne rentrait pas dans la sphère privée », observe Sébastien Leroy, de JNA.

    Il n’est pas rare à présent que des jeunes vivent jour et nuit avec un casque sur la tête pour écouter de la musique, regarder des vidéos ou masquer le bruit des autres. En France, 10 % des enfants de moins de 2 ans s’endorment avec un casque audio…

    Or cette exposition permanente affecte non seulement l’ouïe mais encore la santé en général, insiste Pascal Foeillet, médecin ORL (voir infographie ci-dessous).

    « Le bruit a une action directe sur la zone la plus sensible : la partie auditive de l’oreille interne », explique-t-il, rappelant que les effets sont liés à l’intensité et à la durée de l’exposition. À partir de 85/87 décibels et une exposition variant de huit heures à quelques minutes selon l’intensité du bruit, « le système auditif souffre et, à long terme, des troubles auditifs ou des acouphènes vont s’installer ».

    © Simon MALFATTO, Philippe MOUCHE / AFP

    Des lésions irréversibles

    À titre d’exemples, dans une rue à fort trafic, le bruit est de l’ordre de 90 dB, dans une discothèque de 110 dB, proche du seuil de la douleur de 120 dB (voir l’échelle du bruit ci-dessous).

    Le Dr Foeillet ajoute que la « lésion s’installe de manière très insidieuse, sans forcément être perçue immédiatement ». Et, elle est irréversible. Dans les discothèques où le bruit peut atteindre les 110 décibels et plus, « des dégâts considérables peuvent intervenir en quelques minutes », insiste Martine Ohresser, médecin ORL.

    Le bruit a en outre des effets plus généraux sur la santé en agissant sur le système émotionnel.

    Des études ont ainsi montré que des personnes exposées au bruit quotidien comme celles habitant à proximité d’un aéroport présentaient plus fréquemment des maladies cardiovasculaires, des pressions artérielles plus élevées ou des troubles psychiques comme l’anxiété voire la dépression. Elles souffrent aussi davantage de troubles du sommeil. Dans les bureaux en « open space », le bruit généré par les conversations, les sonneries des téléphones, entraîne plus de fatigue, les salariés étant contraints d’être « hyper concentrés » pour rester efficaces. À l’école, le bruit se traduit par un déficit d’attention. 

    © Damien Hypolite / Sciences et Avenir

    En France, 12 à 13% de la population, soit 6 à 8 millions de personnes sont touchées par des problèmes d’audition, selon des données de la JNA. L’association estime que ces données sont probablement inférieures à la réalité faute notamment de dépistage efficace.

    « Les tests basiques sont insuffisants », déplore le professeur Hung Thaï Van, chef de service audiologie qui raconte la malheureuse expérience de ce jeune de 19 ans, en échec scolaire, à qui on a imposé six ans d’orthophonie alors qu’il souffrait de trouble auditif non diagnostiqué.

     Selon lui, « près de 40% des enfants en difficultés scolaires peuvent avoir un trouble central d’audition ».

    En 2015, l’Organisation mondiale de la santé avait averti que plus d’un milliard de jeunes dans le monde étaient menacés par des troubles auditifs parce qu’ils écoutent de la musique trop forte.

    Lise Loumé avec afp

    http://www.sciencesetavenir.fr/

    Espoir pour les gens qui souffrent d’acouphène et de douleur chronique


    Il y aurait quelque chose en commun entre l’acouphène et la douleur chronique et grâce à cette découverte des thérapies pourraient peut-être venir en aide à ceux qui en souffre
    Nuage

     

    Espoir pour les gens qui souffrent d’acouphène et de douleur chronique

     

    Les millions de gens qui souffrent d'acouphène ou de douleur chronique ont... (PHOTO DIGITAL VISION/THINKSTOCK)

    PHOTO DIGITAL VISION/THINKSTOCK

    La Presse Canadienne
    Montréal

     

    Les millions de gens qui souffrent d’acouphène ou de douleur chronique ont maintenant une lueur d’espoir, grâce à une découverte effectuée par des chercheurs américains et allemands. On ne dispose actuellement d’aucun traitement pour ces problèmes.

    L’acouphène (un bruit persistant perçu par l’oreille) peut survenir après que les oreilles aient été endommagées par un bruit fort, tandis que la douleur chronique peut découler d’une blessure guérie à l’extérieur mais toujours ressentie par le cerveau.

    Les scientifiques de l’Université Georgetown et de l’Université technique de Munich ont déterminé que les mêmes régions du cerveau jouent un rôle dans ces sensations anormales. Ces régions sont notamment responsables des perceptions sensorielles et de l’évaluation des sensations perçues.

    L’acouphène et la douleur chronique se produisent apparemment quand ces systèmes sont compromis et que le cerveau reçoit une information erronée.

    Cette découverte ouvre la porte à d’éventuelles thérapies, puisque ces systèmes dépendent de la transmission de dopamine et de sérotonine entre les neurones. Des médicaments qui modulent la dopamine pourraient donc être utiles.

    http://www.lapresse.ca/

    Le bruit, ce tueur près de chez vous


    Où est le silence, à moins d’aller en campagne, il est impossible de trouver le silence en ville. Le bruit est partout et comme si cela n’était pas assez, les gens se l’imposent à forte puissance directement dans les oreilles de quoi a devenir sourd
    Nuage

     

    Le bruit, ce tueur près de chez vous

     

    Le bruit, ce tueur près de chez vous

    Ce billet a d’abord été publié sur le blogue Hinnovic de l’Université de Montréal.

    Par Jérémy Bouchez.

    Il est pratiquement impossible d’y échapper. Corollaire des activités humaines, le bruit est partout dans nos vies, à un point tel que la pollution sonore est devenue un problème de santé publique.

    Nous baignons dans un océan sonore

    1 million d’années de vie en bonne santé perdus suite à la morbidité, à des invalidités ou à une mortalité prématurée. C’est, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS, 2011), la conséquence de la pollution sonore résultante de la circulation automobile en Europe. Le bruit des véhicules n’est bien sûr pas la seule source de nuisance sonore ayant des conséquences importantes sur notre santé et sur l’environnement. Dans les grandes villes, nous baignons littéralement dans un océan de sons agressifs : construction, systèmes de son des voitures, motoneiges, concerts extérieurs ou intérieurs, bruits de voisinage (tondeuses, coupes-haies, scies électriques, instruments de musique, système Hi-Fi ou systèmes de cinéma maison, etc.), aéroports, parcs industriels trop proches des habitations. Il ne faut pas oublier non plus la pollution sonore que certaines personnes s’infligent de façon volontaire avec les casques audio branchés sur leur baladeur MP3, téléphone intelligent, tablette ou ordinateur. Même si les fabricants mettent en garde les utilisateurs contre les impacts potentiellement irréversibles d’un volume trop élevé sur l’oreille interne, les spécialistes de l’audition tirent la sonnette d’alarme.

    Une récente étude de l’institut de sondage Ipsos en France révèle que «trois jeunes sur quatre auraient déjà été sujets à des troubles de l’audition» et la tendance est la même au Québec.

    Ainsi, dans un dossier du magazine Protégez-vous, Marie-Pierre Caouette (Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec) déclarait en 2011 «qu’au cours de la dernière décennie, la demande pour des appareils et des services audiologiques a plus que doublé chez les 25-29 ans».

    Pour les experts, nous sommes littéralement en train de préparer une génération de sourds et il s’agit clairement d’un problème de santé publique.

    Des impacts importants sur la santé

    Les impacts du bruit sur la santé sont nombreux : gêne, dépression, acouphènes, diminution de la qualité du sommeil, augmentation du stress, risques cardio-vasculaire, retard d’apprentissage et problèmes de santé mentale pour des élèves fréquentant des écoles proches de sources importantes de pollution sonore comme un aéroport, une ligne de chemin de fer ou encore une voie autoroutière. Il faut savoir qu’un bruit de 40 dB durant moins de 3 minutes, peut réveiller la majeure partie des gens durant la phase 2 du sommeil, une période transitoire qui précède celle de l’installation du sommeil profond. Or, 40 dB équivalent au niveau sonore régnant dans une bibliothèque ou au fonctionnement d’un lave-vaisselle! Considérant ceci, il est facile de comprendre les répercussions des bruits auxquels nous sommes confrontés durant une journée.

    Imaginez vivre à côté d’un aéroport important. Si vous êtes dans la trajectoire des pistes, vous serez soumis aux heures de pointe à un bruit pouvant atteindre 120 dB pouvant durer quelques fois 20 secondes et se répétant toutes les 2 minutes, voire toutes les minutes pour les gros aéroports. Malgré la réduction importante des bruits des moteurs d’avion depuis 30 ans, vivre à proximité d’un aéroport augmente de 2 à 3 % le risque d’être victime d’un accident vasculaire cérébral, en plus du risque d’augmentation de l’hypertension artérielle. C’est d’ailleurs pour sensibiliser les autorités municipales, provinciales et fédérales à la pollution sonore engendrée par l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau que des citoyens ont créé en 2012 le groupe Les Pollués de Montréal-Trudeau. Ces citoyens ont d’ailleurs effectué une levée de fond afin d’installer des sonomètres dans la trajectoire des avions et autour de l’aéroport. Il semblerait que le couvre-feu entre 23h00 et 7h00 du matin ne soit pas respecté.

    Cependant, la pollution issue du bruit n’est pas nécessairement le fait d’une intensité sonore élevée. En effet, tout le monde a déjà subi la gêne occasionnée par un bruit faible ou répétitif la nuit ou dans un environnement silencieux comme un chien qui aboie, un ventilateur de condenseur de climatisation l’été ou même le tic-tac d’une horloge pour certain. Ce type de désagrément sonore peut-être aussi, voire plus gênant que le bruit d’un camion passant de jour sur une grande avenue. Comme le mentionne cet article du site de l’émission La vie en vert, «on doit tenir compte de ce qui est ressenti : à partir du moment ou un bruit gêne, dérange ou perturbe le bien-être normal, on est en présence de pollution sonore.»

    Des solutions simples aux solutions plus complexes

    Alors que faire pour réduire le plus possible les impacts de ce problème de santé publique? Premièrement, nous sommes autant récepteurs qu’émetteurs de bruits. Il revient donc à chacun de prendre des décisions visant à limiter son impact sonore. Cela peut-être en isolant phonétiquement son propre logement (surtout faisable en tant que propriétaire) ou en portant attention aux habitudes de nos voisins. En effet, la réduction de notre propre pollution sonore commence par le respect d’autrui. Il est bon également de « savoir s’écouter » par les nuisances des autres. Si on porte plus attention aux bruits qui nous indisposent, on sera plus susceptibles de ne pas reproduire le même comportement, par exemple en baissant sensiblement le volume sonore de la musique en voiture, surtout l’été quand les fenêtres sont grandes ouvertes, tant celles du véhicule que celles des logements. On peut apprécier écouter de la musique, mais on n’a pas le droit de l’imposer aux autres.

    Interpeller nos élus

    Il ne faut pas négliger l’importance d’une législation visant à réduire la pollution sonore. Quand on peut faire face à une amende conséquente ou à un jugement pour non-respect d’un règlement ou d’une loi visant à diminuer la pollution sonore, on réfléchit à deux fois avant de mettre de côté son savoir-vivre. Au Québec, il existe des lois et règlements visant à protéger l’environnement contre les pollutions sonores notamment dans la loi sur la qualité de l’environnement. Toutefois, le Regroupement québécois contre le bruit dénonce le retard de la province en matière d’arsenal législatif en matière de lutte à la pollution sonore. Si vous estimez que vous êtes victime d’une pollution sonore, voici la page du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques qui vous explique les recours et démarches envisageables.

    Le rôle central des fabricants et concepteurs de produits en matière de design et d’innovation

    Les lois et règlements doivent aussi être renforcés du côté des fabricants. Nous n’arriverons pas à réduire la pollution sonore sans l’implication totale des fabricants et des concepteurs de produits. Soit le milieu industriel comprend l’importance d’innover et de créer des produits moins bruyants, soit il faut le contraindre à inclure la composante sonore dans tout projet industriel. Des efforts ont été faits dans certains domaines, comme celui du transport aérien. Les avions récents sont en moyenne 75 % moins bruyants qu’aux premiers temps de l’aviation à réaction, mais les riverains proches des aéroports sont toujours autant mécontents. En cause, l’augmentation constante du trafic aérien mondial. Finalement, la pollution sonore engendrée par le trafic automobile est un enjeu majeur. Dans ce secteur, les innovations nécessaires touchent autant à la conception des moteurs, au revêtement des routes, qu’aux dispositifs antibruit mis en place aux abords des routes et autoroutes. Au bout du compte, le fonctionnement du moteur (à explosion, rappelons-le!), l’écoulement de l’air et surtout le frottement des pneus sur le revêtement occasionnent un niveau sonore moyen de 80 dB en ville et d’avantage aux abords d’une autoroute. L’apaisement de la circulation routière passe par la diminution de la vitesse et de la quantité de véhicules se déplaçant, l’amélioration de la technologie du moteur (voire son abandon…) et la promotion de transports actifs.

    Alors que la population mondiale est de plus en urbaine, réduire les déplacements en voiture ou en camion permettrait de diminuer la pollution sonore tout comme la pollution atmosphérique, deux tueurs importants qui résultent de notre dépendance à l’automobile.

    http://www.sciencepresse.qc.ca

    Et si sa maladie était invisible ?


    Les maladies chroniques ne sont pas évidentes à gérer, et probablement plus quand elles ne sont pas visibles pour son entourage. Car ce qui est aussi frustrant, c’est quand la personne n’est pas cru, qu’on croit qu’elle fabule sur les douleurs, pour chercher l’attention, ou par paresse !!!
    Nuage

     

    Et si sa maladie était invisible ?

    Et si sa maladie était invisible?

    PAR LUCIE TURGEON  | PHOTO: SHUTTERSTOCK

     

    Certaines affections ne sont pas perceptibles pour le monde extérieur. Les personnes atteintes ont alors beaucoup plus de difficulté à faire reconnaître leur souffrance par leur entourage.

    Fibromyalgie, syndrome de la fatigue chronique, migraine, acouphènes… Nombreuses sont les affections qui ne présentent pas de «traces visibles» pour l’entourage, mais qui constituent un réel handicap pour les personnes qui en souffrent. Ces dernières se trouvent confrontées à l’incompréhension des autres, mais aussi à leurs préjugés.

    «Quand quelqu’un a une jambe amputée, tout le monde accepte son handicap, explique le psychiatre Brian Bexton. Mais quand il n’y a pas de preuve en dehors de ce que la personne nous raconte, c’est plus difficile de la comprendre et, surtout, de la croire, car elle n’a pas l’air souffrante.»

    Souffrir en silence

    Incompréhension, suspicion, préjugés et moqueries font partie de la réalité des personnes qui sont atteintes.

    «Comme leur problème n’est pas visible à l’œil nu, il est plus difficile pour ces personnes d’avoir le soutien, l’empathie et la reconnaissance de leur entourage, renchérit la psychologue Stéphanie Léonard. Or, ces facteurs contribuent à faire en sorte que les gens se sentent mieux.»

    L’incompréhension peut amener les malades à s’enfoncer davantage dans leur souffrance.

    «Ces personnes vont même avoir tendance à se remettre en question et à se demander si elles n’exagèrent pas», poursuit la Dre Léonard.

    Pourtant, ces affections sont réelles et ont des conséquences négatives dans la vie quotidienne de ces gens.

    «Il y a beaucoup d’éducation à faire pour faire connaître et accepter ces handicaps, d’où l’importance d’en parler», affirme le Dr Bexton.

    La fibromyalgie

    En 2008, Christine Cayouette a reçu un diagnostic de fibromyalgie, affection qui se caractérise principalement par la présence de nombreux points douloureux sur le corps ainsi que par un état de fatigue persistant. Elle sentait que quelque chose clochait depuis 2005.

    «Il m’a fallu plusieurs consultations médicales pour comprendre ce qui m’arrivait.»

    Cette affection est extrêmement difficile à diagnostiquer, parce qu’il n’existe pas d’analyse biochimique ni d’examen permettant de la reconnaître de manière certaine. De plus, les nombreux symptômes (douleur diffuse, fatigue, trouble du sommeil, raideurs matinales, maux de tête, troubles intestinaux) qui y sont associés et sa ressemblance avec d’autres affections (syndrome de la fatigue chronique, syndrome du côlon irritable, migraines) complexifient grandement  le diagnostic.

    Pas dans la tête

    «Avant de recevoir le diagnostic, je pensais que c’était dans ma tête», souligne Mme Cayouette.

    Elle a toutefois très vite réalisé que cette maladie, qui touche environ 3 % de la population, dont une majorité de femmes, est méconnue et mal comprise. Elle entend souvent des remarques du genre: «Fais un effort!» ou «Donne-toi  un coup de pied dans le derrière!».

    «On porte un double fardeau, car, en plus de la maladie, on affronte le jugement des autres.»

    Pour inverser la tendance, elle a décidé de faire connaître la fibromyalgie.

    «Ce n’est pas en nous taisant qu’on va aider les gens à mieux comprendre cette affection.»

    Elle recommande d’ailleurs  aux personnes aux prises avec la maladie de rencontrer d’autres gens vivant la  même chose pour obtenir de l’écoute et de la compréhension.


    Association québécoise de la fibromyalgie,
    aqf.ca

    Le syndrome de la fatigue chronique (SFC)

    En 2007, Claudine Prud’homme a appris qu’elle souffrait d’encéphalomyélite myalgique (EM), maladie mieux connue sous le nom de syndrome de la fatigue chronique (SFC). Au Québec, environ 1,4 % de la population, principalement des femmes âgées de 25 à 45 ans, est aux prises avec cette affection.

    «Au début, aucun des médecins consultés ne savait ce que j’avais.»

    Elle éprouvait une fatigue persistante, des douleurs musculaires généralisées, des difficultés à dormir et des problèmes de mémoire et de concentration.

    «Plus les semaines passaient, plus j’avais de la difficulté à exercer ma profession de vétérinaire.»

    On a fini par lui diagnostiquer une dépression, ce qui est souvent le cas pour les personnes atteintes de cette affection. Convaincue qu’elle ne souffrait pas de dépression, elle a fait ses propres recherches et a fini par soupçonner qu’elle était atteinte d’EM.

    Un mal silenceux

    Après des mois de détresse, elle a enfin reçu un diagnostic. Les médecins spécialistes ont mis un nom sur le mal qui la rongeait. Comme il n’existe pas de traitement curatif pour ce syndrome, elle a dû apprendre à vivre avec la maladie.

    «J’ai abandonné ma carrière et réduit au minimum mes activités sociales.»

    Le simple fait d’aller à l’épicerie la plonge dans un état d’épuisement total.

    «Au début, mon entourage ne comprenait pas ma maladie. Il a fallu que j’explique en détail en quoi elle consistait.»

    Aujourd’hui, sa famille et ses proches comprennent mieux, mais elle doit souvent leur rappeler ses limites.

    «Les gens surestiment ce que je suis capable de faire, car je n’ai pas l’air malade.»

    Elle s’estime toutefois privilégiée d’avoir le soutien de sa famille, ce qui n’est pas le cas de toutes les personnes atteintes d’EM.

    «Il y a des personnes qui perdent tout, leur famille, leur conjoint et leur travail, parce que les gens ne connaissent pas suffisamment la maladie.»  

    Association québécoise de l’encéphalomyélite myalgique (AQEM), aqem.org

    La migraine

    Migraineuse depuis l’enfance, Barbara Levine a vu ses maux de tête s’aggraver à la suite d’un accident de voiture.

    «Je suis passée de trois ou quatre migraines par mois à une à six par semaine.»

    Bien plus qu’un simple mal de tête, la migraine est une maladie invalidante qui se caractérise par des «crises» pouvant durer de 4 à 72 heures. Lors de ces crises, l’intensité de la douleur est tellement importante que la personne migraineuse est incapable de fonctionner normalement.

    «Toute ma vie tourne autour de la migraine!» 

    En effet, celle-ci doit souvent décommander une activité ou encore quitter subitement l’endroit où elle se trouve en raison d’une crise migraineuse, cette dernière étant impossible à prévoir.

    «Je ne peux rien planifier, et quand je dis oui, il se peut que je doive annuler à la dernière minute à cause d’une migraine.» 

    Vivre avec l’incompréhension des autres Mme Levine se heurte souvent à l’incompréhension des autres.

    «Les gens ne comprennent pas que ce n’est pas un mal de tête qu’on règle en prenant de l’acétaminophène. Le plus frustrant, c’est quand ils me disent quoi faire pour faire passer ma migraine, comme boire un verre d’eau!»

    La gravité de cette affection n’est pas reconnue par la population.

    «Chaque fois que j’ai un nouveau patron, je suis nerveuse, car je ne sais pas comment il va réagir par rapport à mes crises. Au travail, je suis sûre qu’il y a des gens qui pensent que c’est une excuse pour moins travailler.»

    Elle ressent d’ailleurs beaucoup de pression pour ne pas avoir de migraines.

    «J’ai peur de décevoir les gens, d’être étiquetée comme paresseuse ou inefficace.»

    Association québécoise de la douleur chronique, 1 855 DOULEUR ou douleurchronique.org

    Les acouphènes

    En 1998, à la suite d’une méningite, Marie-Claire Paul est demeurée sourde de l’oreille droite.

    «Depuis, j’ai des acouphènes dans mon oreille sourde.»

    On estime qu’environ 1 personne sur 10 est atteinte de cette affection. Les acouphènes sont des sons parasites qu’une personne entend, mais qui ne proviennent pas d’une source extérieure.

    «Au début, c’était très difficile à vivre, surtout que j’enseignais à des enfants de première année.»

    Le cerveau de ceux qui ont des acouphènes doit en effet travailler plus fort pour focaliser sur la personne qui leur parle.

     «De plus, comme je suis sourde d’une oreille, je ne reconnais pas la provenance des sons. Je pensais qu’un enfant me parlait à gauche alors qu’il était situé à droite!»

    Malentendus

    Non seulement Mme Paul a dû s’adapter à son handicap, mais il a fallu qu’elle affronte l’incompréhension et les préjugés.

    «Des gens croient qu’on est fou parce qu’on entend des bruits dans nos oreilles, mais c’est qu’ils ne connaissent pas les acouphènes. Il faut aussi que je leur rappelle que je n’entends pas bien en raison de ce problème.»

    Les gens ont tendance à l’oublier, étant donné que son handicap est complètement invisible.

    «Je dois toujours entendre un bruit de fond, pour pouvoir focaliser sur autre chose que ces bruits dans ma tête.»

    Rencontrer des personnes qui vivent le même problème l’a beaucoup aidée.

    «Cela m’a permis de comprendre que c’est possible de vivre avec ce handicap.»

    Acouphènes Québec, acouphenesquebec.org

    http://www.moietcie.ca