Notre survie est à risque : une preuve qui date d’il y a 66 millions d’années


Il y a eu des épisodes difficile pour la vie sur terre à cause des changements climatiques. Aujourd’hui, même si les causes sont différentes, nous sommes en plein dedans et il n’y a pas 56 solutions pour freiner les conséquences qui attendent les générations suivantes.
Nuage


Notre survie est à risque : une preuve qui date d’il y a 66 millions d’années


Patrick de Bellefeuille
Présentateur et expert en changements climatiques

Notre survie est à risque : une preuve qui date d’il y a 66 millions d’années.

Les scientifiques ont découvert les preuves que l’acidification des océans peut entraîner un effondrement massif des écosystèmes marins. On savait déjà que les océans voyaient leur pH se modifier par nos émissions de CO2 et que les risques pour les coraux étaient vraiment réels. Plusieurs spécialistes craignent qu’avec la disparition des coraux, qui abritent les plus petites espèces de poissons, la chaîne alimentaire soit grandement affectée.

Quand le passé tire la sonnette d’alarme

En analysant des petits coquillages emprisonnés depuis 66 millions d’années dans les sédiments des profondeurs des océans, les scientifiques ont pu déterminer que l’impact de la météorite, qui a rayé les dinosaures de la surface de la Terre, avait également acidifié les mers au point où 75 % de la vie marine avait disparu. Les causes de l’acidification d’aujourd’hui sont bien différentes de celles de l’ère du Mésozoïque. À cette époque, c’est la pulvérisation de roches contenant des sulfates et du carbone qui a acidifié les mers. Aujourd’hui, c’est la quantité de CO2 que nous émettons qui a le même effet sur le taux du pH des océans.

Une catastrophe annoncée, mais encore évitable

Cela nous permet de conclure que si nous continuons de laisser les océans se modifier de la sorte, les impacts peuvent devenir irréversibles. Lors de la disparition des dinosaures, les chercheurs ont estimé que le pH des océans avait chuté de 0,25 unité. Résultat ? L’effondrement des écosystèmes marins provoqué par la disparition du 3/4 des organismes vivants dans les mers. Ils ont également déterminé que si rien n’est fait pour diminuer nos émissions, le pH des océans chutera de 0,4 unité d’ici la fin du siècle. Ce qui est largement supérieur aux valeurs du Mésozoïque.

Selon Michael Heneman, chercheur au Centre de géoscience de Potsdam, « si 0,25 était assez pour précipiter une extinction si massive, on doit craindre une valeur de 0,4 et prendre le problème très au sérieux ».

Nos océans : grands producteurs d’oxygène

Non seulement la chaîne alimentaire sera grandement affectée, mais notre atmosphère aussi. Pour éliminer du CO2, les forêts sont un allié de taille. Mais, dans les océans, on retrouve des micro-organismes végétaux appelés phytoplancton. Leur mécanisme de photosynthèse produit de grandes quantités d’oxygène. On parle souvent des forêts comme étant le poumon de la Terre, c’est vrai, mais on oublie souvent que la photosynthèse du phytoplancton produit plus de 50 % de l’oxygène sur Terre, tout en se nourrissant de notre CO2.

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Les aires marines protégées atténuent les effets du changement climatique


Probablement que nous ne pouvons rien pour les changements climatiques, cependant, il est primordial d’agir pour protéger si ont peu au moins atténuer ou ralentir ces changements, si ce n’est pas pour nous, faisons-le pour nos enfants et petits enfants.
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Les aires marines protégées atténuent les effets du changement climatique

 

Les groupes de protection de l'environnement cherchent à... (ARCHIVES PC)

 

Les groupes de protection de l’environnement cherchent à étendre ces sanctuaires marins à au moins 10% de la superficie totale des océans d’ici 2020.

JEAN-LOUIS SANTINI, CÉLINE SERRAT
Agence France-Presse
Chicago et Paris

Les aires marines protégées peuvent contribuer à atténuer l’impact du changement climatique en aidant les écosystèmes et les populations à s’adapter aux effets les plus néfastes du réchauffement, conclut une équipe scientifique internationale.

Selon cette recherche – une synthèse de plus de 140 études -, publiée lundi dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), ces réserves naturelles peuvent minimiser l’acidification des océans, la montée du niveaux des eaux océaniques, la diminution de l’oxygène et l’intensité accrue des tempêtes et autres phénomènes météorologiques extrêmes ainsi qu’un bouleversement des espèces animales.

Ces aires protégées peuvent aussi accroître et préserver les capacités des océans à stocker le dioxyde de carbone (CO2) provenant des activités humaines, surtout dans les régions côtières où se trouvent des mangroves, des herbiers marins, des vasières ou des marais salants.

Ces écosystèmes stockent le carbone organique avec la photosynthèse.

En agissant comme un puits de carbone, les océans jouent un rôle clé dans la régulation du climat terrestre, soulignent ces chercheurs.

Actuellement, seulement 3,5% de la superficie des mers et océans sont protégées dont 1,6% de toute forme d’exploitation.

Bienfaits plus grands

Les groupes de protection de l’environnement cherchent à étendre ces sanctuaires marins à au moins 10% de la superficie totale des océans d’ici 2020, tandis que les délégués de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) se sont accordés lors de leur Congrès mondial en 2016, sur la nécessité d’étendre ces aires sanctuarisées à au moins 30% des océans d’ici 2030.

«De nombreuses études montrent que des réserves marines bien gérées peuvent protéger la faune et la flore sauvage et préserver des activités de pêche productives», relève le professeur Callum Roberts, un biologiste du département de l’environnement de l’Université d’York au Royaume Uni qui a mené cette recherche.

«Mais nous voulions aussi explorer ce corps de recherches dans la perspective du changement climatique et voir si ces bienfaits pourraient aussi contribuer à améliorer les choses ou à minimiser ses impacts», explique-t-il.

«Et nous avons rapidement vu que ces sanctuaires procuraient des effets protecteurs importants pour les écosystèmes et les populations contre l’impact du changement climatique rapide», ajoute le professeur Roberts.

De précédentes recherches ont montré que ces réserves marines peuvent promouvoir un rétablissement rapide des espèces sur-exploitées et des habitats dégradés tout en préservant les écosystèmes.

Ces bienfaits sont plus grands dans des réserves marines établies de longue date, bien gérées et offrant une protection totale contre des activités humaines comme la pêche et l’exploitation pétrolière et minière, soulignent ces scientifiques.

Stratégie peu coûteuse 

La capacité de ces sanctuaires marins à offrir de solides amortisseurs aux effets du changement climatique dépend probablement de ces caractéristiques, font-ils valoir.

Cela conforte l’argument selon lequel les Nations Unies devraient étendre leur objectif d’étendue des zones protégées des océans de 10 à 30%, ce qui nécessitera de nombreux autres sanctuaires marins et des zones protégées au-delà des juridictions nationales.

«Notre analyse montre que ces réserves marines représentent une stratégie low-tech et peu coûteuse d’adaptation au changement climatique et procurent de multiples autres bienfaits à l’échelle locale et mondiale tout en améliorant les perspectives pour l’environnement et les populations à  l’avenir», souligne Beth O’Leary, un chercheur à l’Université d’York.

«Ces aires marines protégées pourraient faire partie des engagements nationaux et internationaux d’atténuation du changement climatique», fait valoir Philippe Cury, un biologiste marin de l’Institut français de recherche pour le développement, un des co-auteurs de ces travaux.

Cette recherche sera l’objet d’une présentation à la conférence de l’ONU sur les océans qui s’ouvre lundi à New York.

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Le Saviez-Vous ► 4 informations scientifiques à savoir sur les baleines


Les baleines sont fascinantes autant par leur aspect physique, par la protection des baleineaux et par leurs formes de communications entre elles. Malheureusement, elles sont menacées par l’être humain et les changements climatiques
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4 informations scientifiques à savoir sur les baleines

 

Baleine

Les éthologues ne cessent de faire de nouvelles découvertes concernant les baleines.

© CRIAG PARRY/CATERS/SIPA

Retour sur les connaissances actuelles qui portent sur le comportement des baleines, ces géants marins aussi fascinants que menacés.

BALEINE. Depuis toujours, elles fascinent petits et grands. Animaux majestueux et mystérieux, les vraies baleines appartiennent à un sous-ordre de cétactés appelés mysticètes (contrairement à certaines espèces du sous-ordre odontocètes nommées baleines par abus de langage). Elles délivrent au compte-gouttes leurs secrets scientifiques. Chaque année apporte son lot de découvertes sur ces animaux qui dévoilent des comportements incroyablement complexes. Sciences et Avenir revient sur quelques uns d’entre eux, et sur quelques anecdotes scientifiques qui ont changé à jamais la vision que l’homme avait de ces cétacés.

Un animal proche des siens 

Les baleines sont des animaux qui ont le sens de la famille. Par exemple, chez les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) les mères s’occupent longuement de leur progéniture après les avoir portés entre 11 et 12 mois, ces cétacés étant des mammifères. Le « petit » (1 tonne sur la balance et 4,50 mètres de longueur, tout de même) est sevré vers 11 mois et ne devient complètement autonome qu’à l’âge de 4 ans. Mais avant cela, la mère l’allaite : lors de ce processus, le baleineau alterne entre les phases de succions et de respirations car il a besoin de reprendre son souffle à la surface régulièrement. Tant qu’il n’est pas autonome, la mère se montre particulièrement protectrice avec son petit.

SUPER-MAMAN. Ce comportement de défense s’étend parfois même à d’autres animaux : des chercheurs ont découvert en 2016 qu’une mère baleine à bosse est capable de s’attaquer à un orque pendant qu’il chasse… afin de secourir sa proie, qu’elle que soit l’espèce de celle-ci. Et ceci dans le seul but de dissuader l’épaulard de venir un jour chasser son baleineau, en faisant démonstration de ses capacités de défense. De son côté, le baleineau éprouve un fort attachement pour sa mère, comme le montre une vidéo parue en octobre 2016 dans laquelle un baleineau s’est acharné pendant 40 minutes à pousser sa mère, échouée malgré elle sur un banc de sable au large des côtes de Brisbane en Australie.

Pour en savoir plus :

VIDEO. Une baleine bleue allaite son petit

La baleine à bosse, cette justicière des océans

VIDEO. Un baleineau sauve sa mère piégée par un banc de sable

Un langage complexe

Les baleines utilisent des ultrasons pour communiquer, en tirant parti des conditions particulières de l’océan (profondeur, température et salinité de l’eau). Ainsi, certains sons émis à profondeur moyenne se retrouvent « piégés » dans un canal où les signaux se réfractent et peuvent se propager sur de longues distances. De quoi permettre à ces animaux d’envoyer un signal d’un continent à l’autre en quelques heures !

SALTO. Mais l’utilisation des ultrasons ne serait pas la seule méthode de communication de ces géants des mers. En effet, un comportement appelé breaching (qui se traduit par un saut de l’animal hors de l’eau pour ensuite retomber bruyamment), servirait aussi de moyen de communication.

Cette dernière méthode serait utilisée préférentiellement quand deux groupes sont séparés d’environ 4 kilomètres, ou si la météo est défavorable. Les baleines accompagnent parfois ces sauts de claquements des nageoires pectorales et de la queue. Ces mouvements sont plutôt observés lorsque des membres d’un groupe sont séparés, ou suite à l’apparition d’un nouvel individu. Ils auraient donc un rôle dans une communication rapprochée ou dans un échange à l’intérieur du groupe.

 

Figures artistiques pour tour de force

Ces animaux de plusieurs dizaines de tonnes ne sautent pas uniquement pour converser les uns avec les autres. Lorsque les baleines élèvent leur corps hors de l’eau puis effectuent une torsion pour retomber sur le ventre, les flancs ou le dos, c’est avant tout pour démontrer leur force. En effet, ce mouvement demande beaucoup de puissance au mammifère. Pour cette raison, les mâles utilisent ce comportement pour attirer les membres du sexe opposé ou afin de montrer un comportement agressif face à un rival. Les adultes peuvent également sauter pour se débarrasser des parasites cutanés, effrayer des proies ou les assommer, mais aussi pour se rafraîchir ou respirer quand les vagues sont trop fortes. Mais attention : toutes les espèces de baleines ne sautent pas. Selon les chercheurs, ce comportement est uniquement observable chez le rorqual à bosse, la baleine noire, le cachalot et le petit rorqual.

Des espèces menacées

Appréciées pour leur viande ou leur graisse, les baleines doivent faire face à de nombreuses menaces. Sous couvert de « pêche scientifique » (la recherche létale, c’est à dire sur des spécimens morts, est autorisée sur ces animaux), des pays tel que le Japon n’hésitent pas à chasser bon nombre de ces mammifères pour ensuite en consommer la chair.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE. Et malheureusement, comme beaucoup d’autres animaux,  ces cétacés pâtissent aussi de la hausse des températures, qui modifie leurs sources d’alimentation et leurs cycles migratoires. Ces derniers deviennent de plus en plus longs et épuisants à cause du réchauffement des eaux, qui désoriente les baleines et chamboule leur parcours. En outre, l’acidification des océans, également due au changement climatique, met en danger la reproduction de ces animaux.

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Sous la glace, la vie: un robot filme sous l’Antarctique


Le dioxyde de carbone acidifie les océans et dans les zones polaires cette acidification est plus rapide que dans les zones tropicales. En Antarctique, il y a pourtant une vie marine qui est bien productive et risquent donc de souffrir plus vite qu’ailleurs
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Sous la glace, la vie: un robot filme sous l’Antarctique

 


Les scientifiques cherchent à mieux comprendre l'impact de... (PHOTO VIA AFP)

Les scientifiques cherchent à mieux comprendre l’impact de l’acidification de l’océan Austral sur les espèces vivant sur le plancher océanique, sous l’effet des émissions croissantes de dioxyde de carbone.

PHOTO VIA AFP

Agence France-Presse
Sydney

 

Sous la glace, la vie: un robot sous-marin a capturé sous la banquise de l’Antarctique des images qui révèlent un monde coloré rempli d’éponges en forme de noix de coco, des vers semblables à des pissenlits ou des algues roses.

La Division australienne de l’Antarctique (AAD), qui dépend du ministère australien de l’Environnement, a attaché une caméra à un véhicule téléguidé qui est rentré dans l’eau via un petit trou percé dans la glace par les scientifiques.

Ce robot était chargé d’enregistrer les niveaux d’acidité, d’oxygène, la salinité et la température de l’eau.

«Quand on pense à l’environnement marin côtier de l’Antarctique, des espèces emblématiques comme les pingouins, les phoques et les baleines sont dans tous les esprits», a déclaré Glenn Johnstone, biologiste de l’AAD, dans un communiqué publié mercredi.

«Ces images révèlent un habitat qui est productif, coloré, dynamique et rempli d’une large variété de biodiversité, y compris des éponges, des araignées de mer, des oursins, des concombres de mer et des étoiles de mer», ajoute-t-il.

Ces espèces filmées à O’Brien Bay, près de la station de recherches de Casey, vivent dans des eaux à moins 1,5 degré Celsius toute l’année tandis que la couche de glace mesure 1,5 mètre pendant 10 mois de l’année.

«De temps en temps, un iceberg peut se déplacer et éradiquer une communauté malchanceuse, mais la plupart du temps, la glace protège (les espèces) des tempêtes qui font rage au-dessus, ce qui fournit un environnement relativement stable dans lequel la biodiversité peut s’épanouir», explique M. Johnstone.

Les scientifiques cherchent à mieux comprendre l’impact de l’acidification de l’océan Austral sur les espèces vivant sur le plancher océanique, sous l’effet des émissions croissantes de dioxyde de carbone.

Le directeur des recherches Johnny Stark explique qu’un quart des émissions de dioxyde de carbone partant dans l’atmosphère sont absorbées par les océans, ce qui augmente leur acidité.

«Le dioxyde de carbone est davantage soluble dans les eaux froides et les eaux polaires s’acidifient à un rythme deux fois plus élevé que dans les régions tropicales et tempérées», a déclaré M. Stark. «Nous nous attendons à ce que ces écosystèmes soient les premiers affectés par l’acidification de l’océan».

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Le Saviez-Vous ► En 1965, un rapport alertait déjà sur les dangers du réchauffement climatique


En 1965, le danger des changements climatiques n’était pas connu pour le commun des mortels et pourtant, déjà à cette époque, des scientifiques avaient sonné l’alarme.
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En 1965, un rapport alertait déjà sur les dangers du réchauffement climatique

 

La couverture du rapport «Restoring the Quality of Our Environment» | via Standord.edu

La couverture du rapport «Restoring the Quality of Our Environment» | via Standord.edu

Repéré par Robin Panfili

Un rapport scientifique remis au président Lyndon B. Johnson prônait une véritable prise de conscience écologique.

Alors que les pays du monde entier tentent de trouver un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de la COP21, il est utile de se souvenir que les inquiétudes autour du réchauffement climatique ne datent pas d’hier. Il y a cinquante ans, le 5 novembre 1965, un rapport alertait déjà le président américain Lyndon B. Johnson, des risques encourus rappelle le Guardian.

Le rapport, rédigé par des scientifiques spécialistes du climat (Roger Revelle, Wallace Broecker, Charles Keeling et Harmon Craig), montre que les effets du changement climatiques étaient déjà clairement identifiés en 1965.

«À l’échelle mondiale, les polluants ont modifié la teneur en dioxyde de carbone de l’air et la concentration de plomb dans les océans», peut-on lire dans l’introduction.

Les scientifiques pointaient également la responsabilité de l’homme dans les émissions de CO2 et en prévoyaient l’augmentation dans les décennies à venir.

Fonte des glaciers, montée des eaux

Au-delà de la hausse des températures, le rapport listait d’autres conséquences: la fonte des glaciers, la hausse du niveau des mers et de leur température, le danger de l’acidification des océans et de l’utilisation des hydrocarbures à cause de leur l’émission accrue de gaz carbonique dans l’atmosphère.

Mais les scientifiques ne se contentaient pas seulement d’alerter sur les dangers du changement climatique, ils suggéraient également des pistes pour lutter contre le phénomène, comme la géo-ingénierie, une technique qui consiste à contrôler le climat à l’aide de la physique et de la chimie.

Après la publication du rapport, le 8 février 1965, le président Johnson s’était exprimé devant le Congrès américain pour partager son inquiétude. Voici ce qu’il disait:

«Notre génération a altéré la composition de l’atmosphère à l’échelle globale […] en augmentant de façon régulière la concentration en dioxyde de carbone par l’utilisation des combustibles fossiles.» 

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Les poissons perdent leur instinct de survie quand les océans s’acidifient


L’acidification des océans sera dramatique pour beaucoup d’animaux marins, comme les mollusques, les crustacées, les coraux … Des poissons ne pourront s’adapter et se donneront sans le vouloir à leurs prédateurs. Cela aura de grandes répercussions autant dans les eaux que sur la terre
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Les poissons perdent leur instinct de survie quand les océans s’acidifient

 

Récifs coralliens où le CO2 est plus élevé, en raison d'une activité volcanique

Récifs coralliens où le CO2 est plus élevé, en raison d’une activité volcanique Photo :  Australian Institute of Marine Science/Katharina Fabricius

L’acidification des océans, causée par les changements climatiques, réduirait l’instinct de survie des poissons, allant même jusqu’à leur faire développer une attirance pour leurs prédateurs, selon une étude publiée lundi.

Des scientifiques australiens et américains ont mené des recherches au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans des récifs coralliens dotés d’eaux plus acides que la moyenne en raison d’une activité volcanique sous-marine.

Ils y ont observé un comportement à risque des petits poissons.

« Les poissons évitent en général l’odeur d’un prédateur, ce qui est logique », explique le professeur Philip Munday, de l’université australienne James Cook, à l’Agence France-Presse. Mais les poissons dans ces eaux acides « commencent à être attirés par cette odeur, ce qui est incroyable », poursuit-il.

« Ils nageaient par ailleurs plus loin de leur abri, ils étaient plus actifs […], accroissant ainsi le risque pour leur survie, car ils sont plus facilement repérables par un prédateur », ajoute le scientifique, dont les travaux paraissent dans la revue Nature Climate Change.

Environ 30 % du dioxyde de carbone (CO2) relâché dans l’atmosphère est absorbé par l’océan, ce qui accroît l’acidité des eaux. Les eaux étudiées dans le cadre de cette recherche ont un taux d’acidité comparable au taux prévu à la fin du siècle dans la plupart des mers du monde.

Bien qu’ils vivent dans ce milieu depuis leur naissance, les poissons semblent avoir échoué à s’adapter aux conditions d’acidité, selon le professeur Munday. « Ils ne semblent pas s’adapter pendant leur durée de vie », souligne le scientifique.

L’acidification est une menace pour plusieurs animaux marins. L’effet le plus direct s’exerce sur la croissance de ceux ayant un squelette et une carapace faite de carbonate de calcium, tels que les mollusques et crustacés, les coraux de grands fonds, le phytoplancton et le zooplancton.

Les recherches ont été menées par le centre de recherches sur les coraux de l’université James Cook, l’Institut australien de science marine, la National Geographic Society et l’Institut de technologie de Georgie.

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Des pluies acides ont accompagné la disparition des dinosaures


Des théories sur l’extinction des dinosaures sont mises à l’épreuve pour savoir quel scénario qui est le plus probable. C’est ce qui s’est fait dans un laboratoire pour savoir s’il était plausible que des pluies acides du a l’impact de météorite aurait été la cause …
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Des pluies acides ont accompagné la disparition des dinosaures

 

Des chercheurs japonais ont tenté de recréer dans... (Photo Kazuhiro NOGI, AFP)

Des chercheurs japonais ont tenté de recréer dans leur laboratoire les conditions qui prévalaient lors de la dernière crise d’extinction massive qu’a connue notre planète.

PHOTO KAZUHIRO NOGI, AFP

RICHARD INGHAM
Agence France-Presse

La météorite géante qui a frappé la Terre voici 65 millions d’années n’a pas seulement éradiqué les dinosaures et d’innombrables autres espèces terrestres, elle a aussi provoqué des pluies acides qui ont rendu invivable la surface des océans, selon une étude publiée dimanche.

Des chercheurs japonais ont tenté de recréer dans leur laboratoire les conditions qui prévalaient lors de la dernière crise d’extinction massive qu’a connue notre planète. Selon leurs conclusions, l’impact de la météorite de Chicxulub qui s’est abattue sur la péninsule du Yucatan, dans l’actuel Mexique, a instantanément vaporisé des roches riches en soufre, produisant un épais nuage de trioxyde de soufre (SO3).

Mélangé à la vapeur d’eau de l’atmosphère, ce gaz provoque des pluies d’acide sulfurique qui seraient tombées à la surface de la Terre en l’espace de quelques jours, acidifiant la couche supérieure des océans et tuant de nombreuses espèces marines.

«Des pluies très chargées en acide sulfurique et une intense acidification des océans par des vapeurs riches en SO3 ont sérieusement détérioré l’écosystème global et sont probablement responsables de l’extinction de nombreuses espèces», estime cette étude publiée dans la revue Nature Geoscience.

Autrement dit, seules les espèces marines capables de résister à ces eaux mortelles ou de se réfugier plus en profondeur auraient survécu, pour ensuite coloniser des mers vidées de leurs autres habitants.

Sur terre, la chute de la météorite de 10 km de diamètre aurait, selon le scénario le plus communément admis par les scientifiques, déchaîné un déluge de feu et soulevé une tempête de poussière à l’échelle mondiale.

De 60 % à 80 % des espèces existantes auraient disparu à la suite de cet événement, qui constitue pour les paléontologues la «limite Crétacé-Tertiaire» marquant le début d’une nouvelle ère géologique.

Un «hiver nucléaire»

Les dinosaures, petits ou grands, qui avaient régné sur terre pendant quelque 165 millions d’années disparurent, laissant toute la place nécessaire aux mammifères pour se développer.

Les raisons exactes de cette extinction massive restent au coeur d’un vif débat. La théorie dominante veut que la météorite ait créé un «hiver nucléaire», le voile de poussière empêchant une partie des rayons du Soleil d’atteindre la surface de la Terre, réduisant les températures et la couverture végétale dont se nourrissaient notamment les gros herbivores.

Une autre théorie évoque aussi le rôle des pluies acides, mais certains scientifiques la réfutent, estimant que l’impact de la météorite a dégagé du dioxyde de soufre (SO2), et non pas du SO3, et que le nuage aurait stagné en altitude au lieu de retomber sous forme de pluie.

En laboratoire, Sohsuke Ohno, du Centre de recherche en exploration planétaire de Chiba (Japon), et son équipe ont tenté de récréer, en miniature, les conditions de l’impact du Yucatan pour mieux comprendre les phénomènes qui ont pu jouer à l’époque.

Selon leurs expériences, menées sur la même roche soufrée que celle de l’impact de Chicxulub, le soufre se vaporise bel et bien directement en SO3 en cas d’impact à des vitesses similaires à celles d’une météorite frappant la Terre (13 à 25 km par seconde).

Mieux encore, les particules d’acide sulfurique en suspension dans l’atmosphère se seraient agglomérées aux débris, plus lourds, émis au point d’impact, se redéposant ensuite à la surface des terres et des océans en l’espace de seulement quelques jours.

L’acidification des eaux de surface expliquerait notamment l’extinction de nombreuses espèces de plancton de la grande famille des foraminifères, des organismes unicellulaires protégés par une enveloppe de carbonate de calcium, composant principal du calcaire et de la craie facilement dissous par l’acide.

Ce scénario des pluies acides permet aussi d’expliquer pourquoi les espèces aquatiques d’eau douce auraient moins souffert de cette crise d’extinction: grâce à la présence d’un autre minéral présent dans l’écorce terrestre, plus résistant à l’acide, et qui les aurait partiellement protégées.

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