Vague de chaleur printanière – Un printemps difficile pour les acériculteurs de l’Outaouais


C’est le printemps aujourd’hui,  mais avec hier et aujourd’hui, c’était plutôt une journée chaude d’été. Autant l’hiver a été spécial que le printemps en est tout autant. Ces chaleurs font plaisirs par contre certains y laisseront leur plumes au passage car le la fin de l’automne laissait prévoir une récolte d’eau d’érable extraordinaire .. le printemps efface pour plusieurs acériculteurs leur espoirs d’une bonne saison ..
Nuage

 

 

Vague de chaleur printanière – Un printemps difficile pour les acériculteurs de l’Outaouais

 

Vague de chaleur printanière - Un printemps difficile pour les acériculteurs de l'Outaouais

La chaleur inattendue a des effets variés sur des entreprises de la région.

Dans la Petite-Nation, c’est la première fois en vingt-cinq ans que l’acériculteur Raymond Beauchamp, voit un temps des sucres aussi court. Le temps doux qui se poursuit limite la production des érables. À sa cabane à sucre, après six jours d’évaporation, il n’y a que 116 gallons de sirop d’érable, contrairement à plus de 150 en saison normale.

La situation est d’autant plus préoccupante que Raymond Beauchamp venait d’acquérir un évaporateur. Il souhaitait en amortir l’achat avec une bonne production cette année de sirop d’érable. Il doit maintenant s’attendre à une baisse de revenus.

On est assez inquiet. Si ça termine comme on pense cette semaine, ça va être une année record, mais de façon négative.Raymond Beauchamp, acériculteur

Les terrasses ouvrent plus tôt

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. De nombreux clients ont profité du temps doux pour manger ou se prélasser aux terrasses du Marché By. Un bar laitier a même ouvert ses portes deux semaines plus tôt qu’à l’habitude.

Le mercure à Ottawa-Gatineau a grimpé jusqu’à 24 degrés Celsius, sans le facteur Humidex, fracassant le record de 2010 de 16 degrés. Le temps clément se maintiendra jusqu’à jeudi.

Le mercure descendra ensuite à 16 degrés, alors que la moyenne saisonnière est d’environ six degrés. Selon plusieurs météorologues, c’est du jamais vu depuis 65 ans

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De l’eau d’érable en février


Une température qui n’est pas coutume dans plusieurs régions du Québec et au sud de la province, cela semble être idéal pour se sucrer le bec avec les érables qui sont au point pour offrir leur sève et ainsi transformé par les acériculteurs en sirop et tire d’érable …Mais si les érablières commencent a ouvrir, il y a les vergers qui eux aussi semblent se réveillée et probablement dans nos cours nous verrons aussi des changements mais est-ce mieux ? Car la floraison hâtive enlèvera la subsistances aux oiseaux migrateurs, par exemple,  qui viennent justement pour profiter de cette manne .. mais trop tard !
Nuage

 

De l’eau d’érable en février

 

De l'eau d'érable en février

Crédit photo : Journal de Montréal

Par Émilie Dubreuil | Journal de Montréal

Le temps clément a fait couler les érables deux semaines plus tôt qu’à l’habitude

Mélanie Charbonneau a grandi sur une ­érablière. Les érables, elle connaît ça. Devant la première entaille de l’année, elle s’étonne de la prodigalité du premier érable entaillé.

« Ça coule beaucoup », s’exclame-t-elle devant ses enfants ravis.

Pour eux, l’arrivée précoce de l’eau d’érable est le signe qu’on pourra bientôt se sucrer le bec.

« On va manger de la tire ? » demande Alice, 3 ans, toute excitée.

Les enfants de la copropriétaire de l’érablière Charbonneau, au mont Saint-Grégoire, ne sont pas les seuls à faire cette association d’idées.

Le temps exceptionnellement doux de cette fin de février est bon pour les affaires des ­érablières du sud du Québec.

« Depuis quelques jours, le téléphone n’arrête pas de sonner. J’imagine que c’est le redoux qui donne envie aux gens de venir manger chez nous. C’est une bonne chose parce que la saison des sucres va commencer plus tôt. »

Une bonne chose, mais beaucoup de travail. En plus de préparer la cabane pour recevoir ses clients sept jours sur sept dans les deux ­prochains mois, les Charbonneau doivent ­entailler 3 000 arbres cette semaine.

Pas exceptionnel

Selon La Fédération des producteurs acéricoles du Québec qui compte 7 400 membres dans la province, une première récolte à la fin février n’a rien de si étonnant.

« On a déjà vu des arbres couler au mois de janvier, explique sa présidente, Anne-Marie Granger Godbout. Une première dégelée permet aux producteurs de lancer leur opération et de tester l’équipement. On sent l’enthousiasme chez nos membres. »

Cette semaine, Environnement Canada annonce dans le sud du Québec une température idéale pour la venue de l’eau d’érable. Soit, environ -5 ° C la nuit et cinq degrés Celsius le jour. L’eau recueillie hier et aujourd’hui ne sera pas transformée.

« La première sève n’est souvent pas assez bonne pour être bouillie », explique Mélanie Charbonneau.

Les saisons changent

Dans la région du mont Saint-Grégoire, il n’y a pas que les érablières qui subissent les sautes d’humeur climatiques. Les vergers voient leurs saisons changer depuis quelques années.

« Le réchauffement de la planète nous ­inquiète, mais on s’en accommode, on s’adapte, explique Mme Charbonneau. Nous possédons aussi un verger et, parfois, les pommes apparaissent dès le mois d’août. Comme il fait chaud en septembre, les gens viennent en sandales au verger. »

Les cabanes à sucre ouvriront dès cette fin de semaine. Cependant, ce n’est que dans ­certaines régions du sud du Québec que la ­température est assez clémente pour observer les arbres couler.

Les acériculteurs espèrent, par ailleurs, que le thermomètre ne va trop monter. S’il fait trop chaud trop longtemps, la sève pourrait être ­gâchée. Mais pour l’instant, tout va bien, ­l’année 2012 s’annonce exceptionnelle

Voyez la vidéo du temps des sucres précoces sur le site du Journal de Montréal.

http://www.journaldemontreal.com