Deux oiseaux plongent 1000 foyers dans le noir en s’ac­cou­plant sur un pylône élec­trique


Ce qui s’appelle des ébats explosifs. Malheureusement pour ce couple d’oiseau, ce fut fatal pour eux.
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Deux oiseaux plongent 1000 foyers dans le noir en s’ac­cou­plant sur un pylône élec­trique


Crédits : Glenda Grif­fith

par  Mathilda Caron

En Austra­lie, deux oiseaux ont provoqué une panne de courant géné­rale dans plus de 1000 foyers en s’ac­cou­plant sur un pylône élec­trique, rappor­tait le Daily Mail le mois dernier.

Le couple de kooka­bur­ras était perché au sommet d’un pylône élec­trique, dans le nord de la ville de Perth, quand ils ont touché l’in­fra­struc­ture élec­trique en vire­vol­tant pendant leurs ébats. Les témoins de la scène ont alors vu une explo­sion et deux flashs bleus, et tout le quar­tier a été plongé dans le noir.

Les habi­tants sont restés dans l’obs­cu­rité pendant plus d’une heure et demi avant que le courant ne soit réta­bli.

« Ce genre d’in­ci­dent n’ar­rive que très rare­ment », a expliqué Paul Entwistle, le porte-parole de la société d’élec­tri­cité Western Power.

Les deux tour­te­reaux sont morts sur le coup.

Source : The Daily Mail

https://www.ulyces.co/

Incursion dans le plus grand rassemblement de serpents jarretières du monde


Le village de Narcisse est une région propice pour les serpents jarretières ou appelé aussi couleuvre rayée. À chaque printemps, ils sortent de leur hibernation, d’abord les mâles, ensuite les femelles qui sont assaillies par les mâles dans le but d’accouplement. Pauvre elle ! Bien que cela attire les touristes, pour une fois, ils ont un impact positif pour ses petites bêtes. Les touristes éloignent les prédateurs.
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Incursion dans le plus grand rassemblement de serpents jarretières du monde

 

Une dizaine de couleuvres en mouvement.

Des couleuvres près de Narcisse, au Manitoba   Photo : CBC

Chaque printemps, près de 70 000 couleuvres rayées à flancs rouges sortent d’hibernation près des villages de Narcisse et d’Inwood, au Manitoba. La masse grouillante de couleuvres  s’engage dans des parades nuptiales, un spectacle qui attire des centaines de touristes et de curieux.

Un texte de Samuel Rancourt

À quelque 130 kilomètres au nord de Winnipeg, un chemin de terre battue mène à la zone de gestion de la faune de Narcisse, où le totem géant d’une couleuvre souhaite la bienvenue aux visiteurs. Quelques mètres plus loin se trouve un stationnement rempli de voitures cordées. En ce samedi matin de mai, des dizaines de familles se dirigent allègrement vers des sentiers où elles pourront observer, dans leur habitat naturel, la plus importante colonie de reptiles du monde.

Voyez le phénomène intrigant de reproduction des serpents jarretières à Narcisse :


À l’évidence, la popularité des lieux fait l’affaire des entrepreneurs du coin. Installée pour la journée à l’entrée des sentiers, une cantine mobile vend des hot-dogs aux touristes affamés. Même la station d’essence la plus proche écoule des chandails sur lesquels sont représentées des couleuvres, espérant trouver preneurs parmi les amateurs des ophidiens qui se déplacent par centaine tous les ans.

Précisons que Narcisse ne constitue pas qu’une attraction de renommée internationale, mais fait également office de site de recherche pour les scientifiques

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L'artiste franco-manitobaine Kelly Bado touche une couleuvre rayée.

L’artiste franco-manitobaine Kelly Bado visite les terriers de Narcisse pour la première fois. Photo : Radio-Canada/Dominique Gauthier

Selon Jacques Bourgeois, responsable du marketing et des communications au marais Oak Hammock, un centre d’interprétation spécialisé en milieux humides, l’attrait touristique du lieu, suscité en grande partie par la copulation des couleuvres, serait bénéfique aux reptiles

« Avoir tous ces gens ici fait peur aux prédateurs – par exemple les corneilles et les corbeaux – qui sont très friands du foie [des couleuvres]. »

Des rites d’accouplement inusités

M. Bourgeois explique que les mâles sortent les premiers de leurs lieux d’hibernation et attendent les femelles, qui émergent une par une ou en petits groupes. Ces dernières sont alors assaillies par les mâles, qu’elles attirent grâce à leurs phéromones.

Entre 50 à 100 mâles vont tenter de s’accoupler avec une femelle. Jacques Bourgeois, responsable du marketing et des communications au marais Oak Hammock

Ce comportement peut créer de véritables « boules d’accouplement », que les Manitobains surnomment « mating balls ».

Image représentant le rite d'accouplement des couleuvres rayées.

Le rite d’accouplement commence au moment où les couleuvres rayées émergent des gîtes d’hiver à Narcisse. Photo : Radio-Canada

Le professeur Ibrahima Diallo, de la Faculté des sciences à l’Université de Saint-Boniface, s’intéresse lui aussi à la reproduction des couleuvres rayées.

« Les mâles ne peuvent résister aux phéromones femelles, même après être restés plus de six mois sans manger, précise-t-il. Si nous imbibons un mouchoir de phéromones femelles, les mâles vont se jeter dessus! »

Certains mâles peuvent également émettre la phéromone sécrétée par les femelles afin d’éloigner les concurrents de celles-ci.

Les mâles atteignent une taille maximale d’environ 50 cm, tandis que les femelles mesurent en moyenne de 65 à 90 cm. La couleuvre rayée est un ovovipare, c’est-à-dire que les oeufs incubent et éclosent dans le ventre de la mère.

Seul un mâle parvient à s’accoupler avec la femelle. Celui-ci libère des phéromones qui font fuir les autres mâles, puis sécrète un bouchon de mucus, obstruant l’orifice cloacal de la femelle et l’empêchant de s’accoupler avec d’autres mâles pendant quelques jours.

La femelle peut alors se faufiler dans la broussaille pour aller dans les endroits où elle trouvera de la nourriture et un gîte, et où elle commencera sa gestation jusqu’à l’accouchement des serpenteaux. Ibrahima Diallo, professeur, Université de Saint-Boniface

Après avoir assuré la survie de leur espèce, les couleuvres chassent sur une région de 20 km en superficie, se nourrissant de petits mammifères dans les marais. Elles reviennent à leurs tanières à l’automne, lorsque les températures redeviennent plus fraîches.

Image d'une couleuvre rayée sur le bras d'un visiteur.

Les couleuvres rayées (Thamnophis sirtalis parietalis) ne sont pas venimeuses. Photo : Radio-Canada/Thibault Jourdan

Une géologie propice aux serpents

La région manitobaine d’Entre-les-lacs, où se situe le village de Narcisse, se compose de plusieurs marais et lacs peu profonds. L’eau y creuse des crevasses dans la roche calcaire, permettant aux couleuvres de s’y protéger du froid.

« Toute l’eau qui percole au travers du sol crée un bon système de cavernes, de crevasses, qui est idéal pour que les serpents puissent passer l’hiver sous la ligne de gel », précise Jacques Bourgeois.

Le nombre de terriers est toutefois limité sur le territoire, ce qui oblige les serpents jarretières à trouver refuge aux mêmes endroits lors des hivers manitobains, conférant ainsi à Narcisse le titre de capitale mondiale des couleuvres.

Avec des informations de l’équipe de recherche de l’Université d’État de l’Oregon, sous la direction du Dr Robert T. Mason.

https://ici.radio-canada.ca/

Les morsures aux fesses, la clé de la survie des wombats en Australie?


Les wombats à nez poilu du Sud et du Nord, ont des sérieux problème de survie,. Mieux comprendre le comportement sexuel pourrait aider à augmenter les troupes. Les femelles wombats à nez poilu du Sud arrachent des touffes de poils aux mâles quand elles sont prête à l’accouplement .. Ouch !
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Les morsures aux fesses, la clé de la survie des wombats en Australie?

 

Les morsures aux fesses, la clé de la survie des wombats en Australie?

Les morsures aux fesses, la clé de la survie des wombats en Australie? © dpa/AFP/Archives / Rolf Vennenbernd

Des chercheurs australiens ont découvert que les femelles wombats à nez poilu du Sud de l’immense pays avaient coutume de mordre les mâles à l’arrière-train pendant l’accouplement, ce qui pourrait augmenter les chances de survie de leurs cousins du Nord en danger critique d’extinction.

Les scientifiques de l’Université du Queensland ont étudié les pratiques d’accouplement du marsupial afin de renforcer les chances de réussite de la reproduction en captivité des wombats à nez poilu du Nord, une espèce quasiment disparue, l’une des plus rares du monde.

Ils se sont aperçus que les femelles devenaient plus agitées lorsqu’elles étaient prêtes à se reproduire et avaient tendance à mordre les mâles aux fesses pendant leur pic de fertilité.

« Il ne reste plus que 200 wombats à nez poilu du Nord. Être capable d’assurer la reproduction de ces animaux pourrait un jour permettre d’assurer la survie de l’espère », a expliqué Stephen Johnston, professeur à l’Université du Queensland.

« Il n’y a jamais eu de reproduction en captivité du wombat à nez poilu du Nord. L’espèce du Sud a également du mal à se reproduire en captivité avec régularité ».

Trois espèces de wombats vivent en Australie, le wombat commun ainsi que les nez poilus du Nord, qu’on trouve dans le Queensland, et du Sud, dont les populations sont estimées à des dizaines de milliers éparpillées dans certains États méridionaux. Dans certains endroits, les wombats du Sud sont considérés comme étant en danger, dans d’autres ils sont protégés.

Les principales menaces contre ces animaux sont les chiens, la maladie et la concurrence des kangourous pour les sources d’alimentation.

L’agressivité des marsupiaux — les marques d’affection des femelles se traduisent par l’arrachage de touffes de poils — complique leur suivi, ont ajouté les chercheurs.

L »étude publiée jeudi dans le Reproduction, Fertility and Development journal a permis de « réaliser un pas significatif en avant », a ajouté M. Johnston.

Le comportement amoureux des wombats peut « servir d’indicateur pour les éleveurs dans les zoos et espaces dédiés à la faune sauvages » et renforcer les programmes de reproduction, a-t-il conclu.

http://www.lepoint.fr/

L’amour au temps de la course aux armements


La vie sexuelle pour certains animaux, et insectes n’est pas sans mal, voir même traumatisante. Une espèce de coléoptère a évolué dans une sorte de course à l’armement dont la femelle subie des conséquences malheureuses en vivant moins longtemps après sa progéniture
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L’amour au temps de la course aux armements

 

Le pénis de la bruche du niébé mâle est recouvert d'épines.

Le pénis de la bruche du niébé mâle est recouvert d’épines.   Photo : Université d’Uppsala

Pas facile de s’accoupler pour une certaine espèce de coléoptères (qui englobe les scarabées, les coccinelles, les hannetons…) dont le pénis des mâles se barde d’épines de plus en plus longues et pointues et dont la paroi des parties génitales de la femelle s’épaissit pour réussir l’exercice de fécondation. Voici l’histoire d’une sexualité extrême.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Un texte d’Alain Labelle

L’espèce en question : la bruche du niébé ou Callosobruchus maculatus. Des chercheurs australiens l’ont étudiée pendant dix ans et ont réussi à mettre en évidence une véritable « course aux armements » sexuelle au sein de l’espèce.

Le phallus du mâle ressemble étrangement aux fléaux d’armes, ces boules en acier aux pointes acérées utilisées au Moyen Âge pour terrasser l’adversaire.

Quant aux femelles, elles n’en sortent pas indemnes : en effet, la paroi de leurs parties génitales s’est épaissie pour y faire face.

« L’accouplement traumatique est observé chez plusieurs autres espèces », explique Liam Dougherty de l’Université d’Australie-Occidentale à Crawley.

D’autres exemples

Un autre exemple, plus connu, est celui des punaises de lit. Le mâle perfore l’abdomen de la femelle avec son pénis en forme d’aiguille hypodermique pour directement déverser ses spermatozoïdes au bon endroit. Des piquants ornent également les pénis de nos cousins les chimpanzés, des chats ou des limaces de mer.

Pourquoi un animal développe-t-il de telles armes? La théorie dominante veut que les mâles équipés de pénis avec de longues épines aient une plus grande réussite en matière de fertilisation.

Ainsi, pour augmenter son succès reproductif, au cours des générations, la bruche du niébé a acquis des épines de plus en plus longues, comme le veut la sélection sexuelle décrite par Darwin.

Selon les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society B, ces accouplements dévastateurs ne sont pas immédiatement meurtriers. Cela ne serait pas à l’avantage du mâle, puisque la femelle doit pouvoir élever sa descendance. Mais, à terme, ils réduisent la durée de vie des femelles.

Ces dernières ne sont pas restées sans réaction face à cette évolution :

  • l’épaisseur moyenne de l’appareil génital de la femelle a augmenté pour éviter la perforation;
  • les femelles ont développé leur système immunitaire, les plaies sont moins nocives et peuvent être réparées plus rapidement.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont étudié 13 groupes de bruches du niébé élevées en laboratoire pendant plus de 10 ans. Les chercheurs ont ainsi pu voir défiler environ 100 générations.

La coévolution observée chez cette espèce aboutit à une course aux armements sexuelle, mais également à une baisse de la fertilité des femelles. Liam Dougherty, chercheur

Le chercheur rappelle que chez de nombreuses espèces, les intérêts évolutifs des mâles et des femelles peuvent être différents, un concept que les scientifiques appellent le conflit sexuel.

http://ici.radio-canada.ca/

Étonnant : les araignées auraient chacune leur personnalité


Elles ont beau être petites, enfin tout dépend de la perceptions que nous avons face aux araignées, elles ne sont pas tous fait dans le même moules. Elles ont une personnalité, du genre téméraire ou timide.
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Étonnant : les araignées auraient chacune leur personnalité

 

 

Par Nathalie Mayer, Futura

Publié le 23/03/2017

D’un point de vue neurophysiologique, les araignées sont des animaux plus basiques que les souris ou d’autres vertébrés. Faut-il pour autant en conclure que leurs comportements sont entièrement déterminés par leurs gènes ? Preuves à l’appui, les biologistes américains assurent que non…

Quelle est la première chose qui vient à l’esprit lorsqu’il est question d’araignées ? Sans doute pas que celles-ci puissent se montrer charmeuses. Pourtant, des chercheurs de l’université de Cincinnati(États-Unis) affirment, de multiples observations à l’appui, que ces créatures sont capables de développer une personnalité propre. Une personnalité construite plus sur l’expérience que sur leur patrimoine génétique. Une personnalité qui les mènera soit à se reproduire avec une belle femelle, soit à lui servir de dîner.

George Uetz est professeur en biologie à l’université de Cincinnati. Il a dédié sa carrière entière à l’étude des araignées et publié plus de 120 articles à ce sujet. Un authentique expert. Pourtant il assure n’avoir jamais imaginé qu’une telle variabilité de comportements puisse être observée chez des araignées d’une même famille. Cette famille, c’est celle des araignées loups.

Dans le laboratoire dirigé par George Uetz évoluent simultanément quelque 1.800 araignées. Un véritable cauchemar pour arachnophobe ! D’autant que celles-ci proviennent simplement de la forêt du Cincinnati Nature Center où elles pullulent.

 « Comme dans toutes les arrière-cours », remarque le biologiste.

Une fois ramassées à la lueur d’une lampe à Led qui fait scintiller leurs yeux, elles sont triées par espèce et par sexe.

Les chercheurs de l’université de Cincinnati espèrent faire de l’araignée loup un modèle qui servira à étudier les maladies et les questions environnementales au bénéfice de l’Homme. © Université de Cincinnati

Les chercheurs de l’université de Cincinnati espèrent faire de l’araignée loup un modèle qui servira à étudier les maladies et les questions environnementales au bénéfice de l’Homme. © Université de Cincinnati

La personnalité s’exprime au moment de l’accouplement

Dans une première étude, les chercheurs de l’université de Cincinnati se sont intéressés à la Gladicosa bellamyi. Ils ont observé que les femelles produisent des fils de soie chargés de phéromones. Ces indicateurs chimiques renseignent les mâles quant à l’état d’esprit des femelles. Une manière pour eux d’apprendre si une femelle en particulier est réceptive, si elle s’est déjà accouplée ou si elle a récemment dévoré un ou plusieurs mâles. Dans ce dernier cas, deux options s’offrent aux mâles. Certains choisissent de se cacher. D’autres préfèrent s’agiter jusqu’à brouiller les sens des femelles. Une première divergence dans la personnalité des araignées.

En étudiant à l’aide d’un vibromètre laser et d’une caméra vidéo, la parade nuptiale de la Schizocosa ocreata, les chercheurs de l’Université de Cincinnati en ont appris un peu plus. Notez avant tout que dans quelque 10 % des rencontres, les femelles dévorent les mâles avant même qu’ils n’aient eu le temps de passer à l’acte. Chaque tentation de séduction est donc assez risquée.

C’est le déhanché du mâle — une attitude sans équivoque qui vaut à la Schizocosa ocreata le surnom de twerk-araignée au sein du laboratoire de George Uetz — qui provoque des vibrations au sol et qui attire la femelle. Et plus les vibrations sont marquées, plus les chances de succès sont importantes pour le mâle. Lorsque la femelle s’approche et fait la révérence, la partie semble gagnée. Mais il peut s’agir d’une ruse visant à amadouer le mâle avant, pour la femelle, de passer à l’attaque. Un mâle trop charmeur et sûr de lui risquera de se faire dévorer. Un mâle plus prudent et timide pourra avoir la vie sauve, mais ne se reproduira peut-être jamais. 

« Et tous ces comportements sont appris par expérience », assure George Uetz.

Pour préciser encore un peu plus les choses, les chercheurs de l’université de Cincinnati sont allés jusqu’à créer des araignées chimériques à partir d’images et de vibrations enregistrées lors des expériences précédentes. Des araignées bien réelles ont alors été mises en présence de ces congénères virtuels et se sont laissées prendre au jeu. Une manière originale pour les biologistes américains de déterminer avec précision ce qui, du côté du sexe opposé, engendre une réponse pouvant mener à l’accouplement.

http://www.futura-sciences.com

Le mâle veuve noire préfère les jeunes femelles… pour survivre


Les veuves noires femelles font partie de celle qui dévorent leur compagnon après la copulation. Mais des mâles sont plus futés, ils vont s’accoupler avec des ados araignées pour éviter d’être mangés
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Le mâle veuve noire préfère les jeunes femelles… pour survivre

 

Une veuve noire femelle

Une veuve noire femelle   PHOTO : REUTERS/TIM WIMBORNE

Pour éviter de finir en repas après l’accouplement, le mâle veuve noire préfère tomber dans la toile d’une jeune araignée, encore incapable de le cannibaliser. Le monde des araignées est réputé pour son cannibalisme. Chez plusieurs espèces, les femelles mangent leur compagnon après la copulation.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE

Un texte d’Alain Labelle

Or, la chercheuse Maydiannne Andrade et ses collègues de l’Université de Toronto ont découvert que certaines veuves noires mâles ont trouvé un moyen de s’accoupler plusieurs fois sans être mangées.

Leur secret? Inséminer les femelles encore immatures.

Veuve noire mâle

Un mâle   PHOTO : ISTOCKPHOTO

Ce n’est pas parce qu’ils sont attirés par les adolescentes, mais parce que ces jeunes femelles ne les dévorent que rarement après l’accouplement, contrairement à leurs aînées.

Les mâles veuves noires sont capables de s’accoupler avec des femelles qui ne sont pas encore adultes. Maydiannne Andrade

Au cours des 2 ou 3 derniers jours précédant leur mue finale, les femelles ont pleinement développé leur organe d’entreposage du sperme appelé spermathèque, mais celles-ci sont encore couvertes par leur exosquelette juvénile.

Lors d’expériences en laboratoire et des observations dans la nature, les scientifiques ont découvert que certaines araignées mâles intrépides ont appris à utiliser leurs crochets pour perforer l’abdomen des femelles au bon endroit pour accéder à la spermathèque.

Ce comportement ne cause pas de tort à la femelle qui, de doute façon, change bientôt de carapace. Il ne semble pas non plus affecter le développement ni la fertilité des femelles juvéniles.

Les femelles conservent même le sperme jusqu’à leur maturité pour donner naissance à une progéniture. Environ 30% des femelles seraient fécondées avant leur maturité, estiment les biologistes dont les résultats sont publiés dans les Biology Letters de la Société royale britannique.

Cette stratégie d’accouplement non seulement permet la survie du mâle, mais lui permet de s’accoupler avec d’autres femelles, et ainsi passer ses gènes puisque, généralement, le premier mâle qui s’accouple avec une femelle a de meilleures chances de la féconder.

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Soigner ses plaies avec… de la bave de grenouille!


Non, ce n’est pas pour une potion digne des sorcières des contes de fées. Il s’agit vraiment une recherche qui semble prometteuse pour une meilleure cicatrisation de plaies, des brûlures et autres … Sauf que la bave récoltée est pendant un moment très particulier de la grenouille femelle et que le mieux est d’avoir les mêmes composantes en laboratoire
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Soigner ses plaies avec… de la bave de grenouille!

 

L'écume de la grenouille  Tungara peut aider une plaie à cicatriser

L’écume de la grenouille  Tungara peut aider une plaie à cicatriser

Photo : SIPA

ANTIBIOTIQUE – Brûlures, furoncles, panaris… des chercheurs ont montré que la sécrétion de la grenouille Tungara pouvait aider à cicatriser les plaies.

Ne vous fiez pas à ses airs de crapaud, cette grenouille pourrait bientôt vous soulager. Des chercheurs de l’Université de Strathclyde (Ecosse) ont découvert que les sécrétions des femelles lors de l’accouplement peuvent cicatriser des plaies comme les brûlures, les furoncles ou les panaris.

Les scientifiques viennent de présenter le résultat de leur recherche, lors de la conférence annuelle de microbiologie à Liverpool. Selon eux, cette trouvaille pourrait être une alternative aux antibiotiques.

Des cellules humaines viables après exposition

Les chercheurs ont analysé les sécrétions des femelles lors de l’accouplement des grenouilles Tungara. Sécrétions que les mâles battent ensuite avec leurs pattes postérieures pour réaliser un nid d’écume flottant. Ils ont notamment été intrigués par l’aspect répulsif du nid vis-à-vis des prédateurs et son rôle protecteur face aux maladies et aux contraintes environnementales.

En laboratoire, ils ont mis en contact l’écume de grenouille avec des cellules constituant la couche superficielle de la peau (kératinocytes) et la bactérie pathogène Staphylococus aureus, responsable de l’infection des plaies. Après 24 heures d’exposition, surprise! Les cellules étaient encore viables. Preuve que la bave de grenouille n’est pas toxique pour les cellules. Elle est également parvenue à empêcher la croissance de la bactérie pathogène.

« La bave de cette petite grenouille nous offre une nouvelle approche sur la façon de prévenir les infections des plaies et l’augmentation de la résistance aux antibiotiques », s’est réjoui Sarah Brozio, co-auteure des travaux.

L’alternative est intéressante pour soigner les brûlures graves qui s’infectent facilement. La prochaine étape est de récréer la substance de ces grenouilles en laboratoire. En effet, on imagine mal les médecins parcourir les étangs d’Amérique centrale pour collecter ce nouvel antibiotique.

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La photo virale d’un kangourou "en deuil" cache une réalité bien plus sordide


On voit souvent des photos d’animaux qui semble avoir des comportements humains tels que la compassion, la peine, etc. Les animaux agissent différemment des êtres humains et ne peuvent pas être vraiment comparé (du moins pas tous) aux émotions que l’on ressent. L’image du kangourou en deuil est un exemple
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La photo virale d’un kangourou « en deuil » cache une réalité bien plus sordide

Ce mâle n'est pas le protecteur de cette femelle agonisante, mais celui qui lui a causé des blessures mortelles. © Twitter

Ce mâle n’est pas le protecteur de cette femelle agonisante, mais celui qui lui a causé des blessures mortelles. © Twitter

Par Morgane Kergoat

L’image a ému les internautes qui y voyaient l’adieu déchirant d’un kangourou à sa compagne agonisante. Mais un spécialiste des kangourous est formel : la réalité est bien plus brutale.

POLÉMIQUE. Que fait ce kangourou tenant dans ses bras une femelle à l’agonie ? Pour Evan Switzer, le photographe qui a capturé cet instant rare dans le Queensland (Australie), il s’agit d’un mâle étreignant sa compagne mourante pour un dernier adieu, sous le regard bouleversé de son petit. C’est ce qu’il explique au journal britannique Daily Mail le 13 janvier 2016 :

« Le mâle voulait chasser les autres kangourous qui arrivaient tout autour – il agissait comme une sorte de protecteur envers la femelle. Le jeune avait l’air un peu confus, il se tenait près de sa mère puis s’éloignait en sautant et mâchait un peu d’herbe, avant de revenir auprès d’elle ».

Aussitôt, l’histoire de ce kangourou protecteur fait le tour d’internet, chacun s’émerveillant devant le comportement si humain de cet animal face à la mort… Peut-être trop humain pour être vrai.

Gare à l’anthropomorphisme

Les scientifiques ne partagent pas du tout l’interprétation du photographe.

Ainsi, le Dr Derek Spielman, maître de conférences en pathologie vétérinaire à l’université de Sydney, a déclaré au Guardian qu‘il n’avait « aucun doute » sur le comportement de ce kangourou géant (Macropus giganteus). Selon lui, loin d’être en deuil, le mâle était en fait en train de tenter de s’accoupler avec la femelle – et pourrait avoir causé les blessures ayant causé sa mort.

« La concurrence entre mâles pour l’accouplement avec les femelles peut être féroce et peut donner lieu à de sérieux combats, a-t-il précisé. Il peut aussi être responsable de harcèlement et d’abus graves, y compris physiques sur la cible féminine, en particulier quand elle ne répond pas ou tente d’échapper au mâle qui la courtise. Les mâles peuvent poursuivre ces femelles de façon persistante et très agressive, au point de les tuer. Cela n’est pas leur intention, mais malheureusement, peut être le résultat, donc interpréter les actions du mâle comme étant basées sur les soins pour le bien-être de la femelle ou du petit est une grossière incompréhension, tant et si bien que le mâle pourrait avoir effectivement causé la mort de la femelle. »

De même, le Dr Mark Eldridge, scientifique à l’Australian Museum, a dénoncé la mauvaise interprétation de la photo d’Evan Switzer dans son billet de blog :

« Ceci est un mâle essayant de faire se lever une femelle pour qu’il puisse s’accoupler avec elle ».

Loin d’être son protecteur, le kangourou mâle serait donc bel et bien un prétendant agressif responsable des blessures mortelles de la femelle.

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La plus romantique des pieuvres du Pacifique


Une pieuvre très différente des autres espèces. C’est surtout son comportement qui semble être spécial, car il ne cadre pas avec les autres espèces de poulpes
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La plus romantique des pieuvres du Pacifique

 

Octopus Chierchiae, dessinée par le chercheur l’ayant découvert en 1977 © Arcadio F. Rodaniche

Par Sarah Sermondadaz

C’est un véritable feuilleton-fleuve dans le petit monde de la biologie marine : le comportement de la grande pieuvre rayée du Pacifique, espèce particulièrement discrète, a enfin été décrit par une publication scientifique. Et ses pratiques sexuelles sont pour le moins surprenantes, en tout cas pour un poulpe.

RITUELS AMOUREUX. Un poulpe sentimental, voilà ce que la science a découvert. La plupart des pieuvres ont en effet des mœurs cannibales, de sorte que la femelle dévore souvent le mâle après l’accouplement, ou décède après avoir pondu… un comportement qui n’est étonnamment pas retrouvé chez cette espèce. Ce céphalopode est en tout cas fort timide, si bien qu’il faudra attendre 1991 pour qu’il soit mentionné pour la première fois dans un manuscrit scientifique. Las : sa description est si déroutante, que l’article ne passera pas les mailles de la relecture par les pairs.

Proche de plusieurs autres espèces de pieuvres, l’espèce n’a même pas encore de dénomination scientifique précise, puisque les spécialistes hésitent encore sur le genre taxonomique à lui attitrer. En attendant, ils l’appellent couramment LPSO (pour Larger Pacific Striped Octopus – grande pieuvre à rayures du Pacifique). Il faudra attendre 2013 (!) pour qu’une description de la créature soit enfin officiellement validée par la communauté scientifique. A cette occasion, 24 pieuvres ont été capturées pour être étudiées en captivité. Objectif : en savoir plus sur leur comportement. Les résultats, après des mois d’étude, ont été publiés début août 2015 dans Plos One. Et confortent les observations faites en milieu naturel par le chercheur Arcadio Rodaniche, dans le manuscrit refusé de 1991. A savoir que ces poulpes ont un comportement sexuel… des plus déroutants.

Le poulpe beau du quartier

Les grandes pieuvres à rayures du Pacifique sont très grégaires, phénomène inhabituel chez les poulpes. En effet, les pieuvres communes ne peuvent souvent pas être gardées en captivité dans un même aquarium, ce qui fut réalisé sans problème avec les spécimens capturés. Selon les plongeurs les ayant attrapées, il n’est d’ailleurs pas rare d’observer des regroupements d’individus persistant pendant plus de 2 ans, soit largement plus que la durée de vie d’une seule génération. L’hypothèse avancée par les chercheurs : leurs rayures leur permettrait de se reconnaître mutuellement, et d’ainsi rester groupées. Plus sociale, mais aussi moins barbare : contrairement à la plupart de ses cousins, les représentants de l’espèce ne s’entre-dévorent pas après les accouplements. Et les femelles ne décèdent pas immédiatement après avoir pondu leurs œufs. Quelques grammes de tendresse dans la violence d’un monde sous-marin impitoyable

Les couples se reproduisent même en face à face, du jamais vu chez ces céphalopodes. Puis partagent le même nid dans les bas-fonds, pendant plusieurs jours. Ils vont même jusqu’à s’adonner à une parade nuptiale complexe, où le mâle change subrepticement de couleur, comme le montre la vidéo

French kiss

Mais de tout le répertoire du Kamasutra de la pieuvre LPSO, c’est sa pratique du bouche-à-bouche qui a le plus interloqué les chercheurs. Pourquoi ? Cette posture est retrouvée chez d’autres céphalopodes ayant dix pattes (décapodes), notamment les calmars et les seiches. Chez certaines de ces espèces voisines, le mâle s’arrange au passage… pour nettoyer la zone buccale de la femelle du sperme de potentiels rivaux précédents. Bon appétit bien sûr. En effet, l’étude de Plos One rapporte que ces espèces déposent souvent leur sperme près de la bouche de leur partenaire, dans des petits sacs appelés spermatophores, la fécondation étant externe. Peut-être pratique, mais ni très charmant ou romantique.

Chez les octopodes comme ce poulpe, en tout cas, aucun avantage reproductif à une telle position n’est retrouvé, puisque la reproduction requiert la pénétration. Et c’est à un genre de corps à corps inhabituel chez les poulpes que le duo se livre. D’autant plus étrange selon les chercheurs, que les postures reprennent les codes… d’un comportement agressif chez les autres espèces de pieuvre. Faites l’amour, pas la guerre : LPSO serait-elle aux pieuvres ce que le bonobo est aux chimpanzés ? La prochaine étape, pour les chercheurs, sera de s’assurer de la survenue de comportements similaires dans la nature à ceux observés en captivité.

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Une araignée se liquéfie pour être mangée par ses petits


Une araignée que sa mort est programmée un peu avant la naissance de ses rejetons pour subvenir à leurs besoins, car ils ne peuvent chasser qu’après un certain temps, le temps de consommer leur maman
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Une araignée se liquéfie pour être mangée par ses petits

Sitôt fécondée, cette araignée de velours se prépare biologiquement pour être mangée par ses petits. Mor Salomon/ Israel Cohen Institute for Biological Control.

Sitôt fécondée, cette araignée de velours se prépare biologiquement pour être mangée par ses petits. Mor Salomon/ Israel Cohen Institute for Biological Control.

Par Rachel Mulot

Chez la mère araignée Stegodyphus lineatus, la dissolution des organes internes est programmée pour offrir aux bébés un déjeuner liquide, comme le montre une étude israélienne.

MATRIPHAGIE. Miam, slurp… C’est un extraordinaire « déjeuner liquide » que la mère araignée  Stegodyphus lineatus offre à ses bébés. Une bouillie riche en sucs maternels, mijotée pendant quelques semaines et formée de ses propres organes internes auto-dissous. Un bel exemple de cannibalisme appelé « matriphagie » (de matri – la mère – et de phage – qui mange), une stratégie évolutive radicale plutôt rare dans le monde animal.

Longues d’environ 16 mm, les Stegodyphus lineatus sont des araignées velues familières de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique du Nord. Elles appartiennent à la famille des Eresidae, toutes cannibales.

« On savait déjà que dans cette famille d’araignées, tous les petits mangeaient leurs génitrices, explique l’entomologue Mor Salomon de l’Institut israélien Cohen pour le contrôle biologique. Ce que nous venons de montrer (voir illustration ci-contre), c’est qu’avant même que les petits n’éclosent, les tissus abdominaux de la mère commencent à se déliter, de façon à pouvoir être ensuite ingurgités par les plus jeunes ». 

Avec des chercheurs des universités de Jérusalem et du Neguev, elle a publié dans the Journal of Arachnology des coupes histologiques détaillées de l’abdomen de plusieurs  araignées eurasiennes montrant, à plusieurs stades, la lente et quasi inéluctable dégradation des tissus.

Ci-contre : Coupes histologiques des tissus de l’abdomen de l’araignée Stegodyphus lineatus à plusieurs stades: maturité sexuelle, naissance des petits, puis cannibalisme. En violet, les tissus de  plus en plus liquéfiés (LT). ©Journal of arachnology

ACCOUPLEMENT. Tout commence avec le coït : c’est ce que montre l’examen comparé des organes internes des araignées vierges et des araignées fécondées.

 

« L’accouplement déclenche une production accrue d’enzymes digestives, qui permettent à l’araignée femelle d’ingérer plus de nutriments avant que ses petits n’émergent », explique la biologiste israélienne.

C’est le printemps, les proies abondent, les futures mères mangent à n’en plus pouvoir stockant ainsi des réserves pour plus tard. Mais ce même emballement enzymatique entraine, semble-t-il, peu à peu la dégradation des propres organes digestifs de la mère. Le phénomène d’auto-liquéfaction s’accélère ainsi pendant l’incubation des œufs.

« Toutefois, pendant que ses tissus se dissolvent, son cœur, ses intestins et surtout ses ovaires restent un temps fonctionnels », observe la chercheuse.

La mère araignée garde la capacité d’enfanter tant que sa couvée n’aura pas éclos de son cocon de soie et grandi une à deux semaines. Au cas où un prédateur ou un mâle infanticide détruirait ses petits.

« Mais au bout d’un certain temps après la naissance, le phénomène devient irréversible », note Mor Salomon.

SACRIFICE. Une fois les petits éclos, la mère araignée régurgite, pendant deux semaines, des fluides provenant de ce qu’elle a mangé et stocké pour les nourrir (voir notre photo). In fine, ses dernières réserves épuisées, son intérieur totalement liquéfié, elle offre son propre flanc à la dévoration. Les jeunes l’escaladent, percent son abdomen avec leurs tous nouveaux chélicères-sortes de pinces ou crochets. Il ne leur faut que deux ou trois heures pour extraire les derniers sucs maternels, ne laissant derrière eux qu’un exosquelette desséché.

« Pendant la régurgitation, la mère Stegodyphus lineatus perd 41% de son poids, les petits en dévorent ensuite 54% supplémentaires, calcule encore Mor Salomon. Bref 95% de la masse corporelle maternelle sert à nourrir les bébés« . 

MORT PROGRAMMEE. Et ils profitent, prenant trois fois leur poids entre le moment de leur émergence et celui leur dispersion! Notons que chez cette espèce d’araignée, les jeunes sont incapables de chasser à leur naissance et mourraient sans l’apport nutritionnel fourni par leur mère. La découverte de ces processus biologiquement induits et de cette lente transformation des tissus internes montre qu’il ne s’agit certainement pas d’un « sacrifice maternel », mais bien plutôt d’une sorte de mort cellulaire programmée.

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