30 ans après le drame, la faune renaît à Tchernobyl


Tchernobyl, quand on pense a cette ville, la plupart ont en tête la catastrophe nucléaire qui a fait évacuer tous les habitants de la zone contaminée par la radioactivité. Ces lieux ne sont donc plus habités par l’homme, mais la faune et la flore reprennent avec force le territoire
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30 ans après le drame, la faune renaît à Tchernobyl

 

La catastrophe de Tchernobyl qui a forcé tous... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

La catastrophe de Tchernobyl qui a forcé tous les habitants à évacuer la zone pour ne jamais y revenir, avait aussi contaminé une bonne partie de l’Europe, mais surtout l’Ukraine, la Russie et le Belarus, alors des républiques soviétiques.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Agence France-Presse
WASHINGTON

Près de trente ans après l’accident nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, la faune est florissante dans la zone d’exclusion désertée par les humains où élans, cerfs, chevreuils, sangliers et loups sont de nouveau abondants, indique une étude internationale.

L’étude montre que ces mammifères sont au moins aussi nombreux à l’intérieur du périmètre de 4200 km2 autour de la centrale, que dans les réserves naturelles environnantes non contaminées par la radioactivité.

Ce recensement, dont les résultats ont été publiés lundi dans la revue Current Biology, a été effectué par observations aériennes sur la vaste zone dévastée par un incendie suivi d’une explosion d’un des réacteurs en avril 1986.

Il montre ainsi que les loups y sont sept fois plus nombreux que dans les parcs proches de la région.

«Il est très probable que les populations de ces animaux à Tchernobyl sont beaucoup plus nombreuses aujourd’hui qu’elles ne l’étaient avant l’accident», estime Jim Smith de l’Université de Portsmouth au Royaume-Uni, un des co-auteurs de ces travaux.

«Cela ne signifie pas que la radioactivité est bonne pour la faune sauvage mais seulement que les effets des activités humaines comme l’agriculture, la chasse et l’exploitation forestière sont nettement pires», ajoute-t-il.

Les premières études après l’accident nucléaire avaient révélé des effets importants de l’irradiation dans la zone d’exclusion, dont une forte réduction des populations animales.

Cette dernière observation montre à quel point la nature est tenace et pourrait aussi fournir des éclairages importants pour mieux comprendre l’impact potentiel à long terme de la catastrophe de Fukushima au Japon en 2011.

Les observations par hélicoptère ont révélé un regain des élans, des chevreuils et des sangliers à Tchernobyl dans une période allant de un à dix ans après l’accident et ce au moment où les populations de ces mammifères déclinaient ailleurs dans l’ex-Union Soviétique, précisent les chercheurs.

La catastrophe de Tchernobyl qui a forcé tous les habitants à évacuer la zone pour ne jamais y revenir, avait aussi contaminé une bonne partie de l’Europe, mais surtout l’Ukraine, la Russie et le Belarus, alors des républiques soviétiques.

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Davantage de bébés filles à Fukushima après le séisme


La vie utérine n’est pas simple quand des événements catastrophiques se passent a l’extérieur du ventre de la mère. Il va même avoir un certain changement sur la quantité de bébés garçons qu’aux bébés filles.
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Davantage de bébés filles à Fukushima après le séisme

© Claro Cortes / Reuters/REUTERS

Les fœtus de filles s’adapteraient mieux aux répercussions du stress maternel.

En stressant les futures mères, l’accident nucléaire a engendré une sélection naturelle des fœtus en faveur des filles.

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’inquiétude a naturellement porté sur la hausse attendue des cancers de la thyroïde et les séquelles psychologiques chez les habitants de la région. Ce qui n’était pas prévu en revanche, c’est que la catastrophe aurait une incidence sur le sexe des bébés à naître. Une étude publiée ce mois-ci dans l’American Journal of Human Biology révèle en effet une baisse sensible du nombre de nouveau-nés de sexe masculin qui serait liée au traumatisme psychologique de la mère.

L’équipe du professeur Ralph Catalano de l’université de Berkeley estime que le nombre de garçons nouveau-nés attendus après la catastrophe aurait diminué de 2,2%. Cela correspond à 2828 grossesses déclarées avant le drame qui n’ont jamais abouti à une naissance. Les chercheurs montrent en outre que les risques de complications, comme les fausses couches, sont plus fréquents chez les femmes qui ont été exposées au traumatisme au cours des 24 premières semaines de grossesse. On dénombre ainsi 651 pertes de fœtus masculins sur la zone à proximité immédiate de Fukushima sur la période allant de mars à décembre 2011 (le séisme et l’accident nucléaire qui a suivi ont eu lieu le 11 mars 2011). Le déclin y a été constant, à l’inverse du reste du pays où, même si des fausses couches ont été recensées, elles ne semblent pas davantage toucher les garçons.

Sélection naturelle

Ces résultats trouvent plusieurs échos, notamment en Italie. Après le séisme de L’Aquila en 2009, qui avait causé la mort de plus de 300 personnes, des chercheurs italiens ont montré dans le Scientific World Journal que le stress avait réduit le nombre de garçons à la naissance. Quelques mois après le séisme, en 2010, ils faisaient état de 38,3% de naissances de garçons contre 61,3% de naissances de filles. Avant le tremblement de terre, les proportions étaient de 48,9% pour les garçons et 51% pour les filles.

Ces études accréditent l’idée selon laquelle le stress maternel serait fortement défavorable aux fœtus garçons. Le stress agirait en effet sur l’hormone gonadotrophine chorionique (hCG), dont le niveau est étudié pour déterminer l’état de santé du fœtus lorsqu’il n’est pas encore visible par échographie. Une première étude du Pr Catalano, parue en 2008 dans Evolutionary Applications , enregistrait une corrélation très forte entre un taux bas de hCG et les fausses couches chez les femmes attendant des garçons en période de stress – ici, la crise économique de 2008 qui a conduit à de très nombreux licenciements aux États-Unis.

Mais pourquoi les fœtus de garçons seraient-ils plus sensibles à ce phénomène que ceux des filles?

Deux chercheuses de l’université de New York précisent ce phénomène de sélection naturelle dans une nouvelle étude, publiée en 2011 dans Human Reproduction . Les fœtus des deux sexes ne réagiraient pas de la même manière lorsque leur mère se retrouve dans une situation particulièrement stressante.

Le garçon, qui grandit plus vite et requiert plus d’énergie, peut se retrouver face à une situation où sa mère n’est pas en mesure de la lui fournir, en partie à cause du stress. Le fœtus ne s’adapte pas et peut mourir prématurément. De la même manière, l’organisme de la mère, pour prévenir une fatigue plus importante, peut générer une fausse couche.

Les chercheuses montrent que les fœtus de sexe féminin, en revanche, réagissent mieux en ralentissant spontanément leur croissance et en diminuant leurs demandes énergétiques.

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Accident nucléaire à Fukushima : un « désastre créé par l’homme », selon un rapport


Un rapport sur l’accident nucléaire à Fukushima qui je pense est assez près de la réalité surtout qu’on a négligé avant le tsunami de faire des corrections sur des possibilités d’une telle catastrophes
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Accident nucléaire à Fukushima : un « désastre créé par l’homme », selon un rapport

 

L’accident nucléaire survenu à la centrale Fukushima-Daiichi constitue « un désastre créé par l’homme » et n’est pas seulement le fruit du séisme et du tsunami dévastateurs qui ont ravagé le nord-est du Japon le 11 mars 2011, a conclu jeudi une commission d’enquête mandatée par le gouvernement.

« Il est clair que cet accident est un désastre créé par l’homme. Les gouvernements passés et en place à ce moment-là, les autorités de régulation et Tokyo Electric Power (Tepco) ont failli à leur devoir de protéger la vie des gens et la société », a-t-elle écrit dans son rapport final de 641 pages.

Les experts relèvent notamment des failles dans la réponse apportée par l’ancien premier ministre japonais Naoto Kan, qui a d’ailleurs démissionné l’an dernier après avoir essuyé des critiques par rapport à sa gestion de la crise.

Après six mois d’enquête et d’entretiens avec plus de 1100 personnes, les experts concluent que les agences de régulation ont fait preuve de réticences à adopter les normes de sécurité internationales, qui auraient pu éviter ce désastre ayant fait quelque 20 000 morts et disparus.

La catastrophe avait aussi contraint 150 000 personnes à quitter leur maison, en plus de libérer des quantités importantes de substances radioactives à des kilomètres autour de la centrale.

Ce rapport survient le jour même où le réacteur numéro 3 de la centrale nucléaire d’Ohi, gérée par la société Kansai Electric Power, a été remis en fonction. Il avait été fermé à la suite de l’accident survenu à Fukushima pour des raisons de sécurité nationale.

Les 50 autres réacteurs du pays sont quant à eux toujours à l’arrêt pour subir des opérations de maintenance et des contrôles de sécurité. Les conclusions de la commission d’enquête pourraient maintenant avoir un impact sur le redémarrage de réacteurs nucléaires au Japon.

La série d’accidents nucléaires provoquée par le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon le 11 mars 2011 est considérée comme l’une des pires que l’histoire a connues.

Ce document présenté jeudi est la version définitive du rapport d’étape publié en décembre 2011, qui déjà, mettait en cause le manque de préparation et d’organisation du gouvernement japonais et de l’exploitant de la centrale Fukushima-Daiichi dans leur gestion de la crise nucléaire.

Selon les experts, le gouvernement aurait sous-estimé les risques de tsunami en tablant sur des vagues ne dépassant pas six mètres de hauteur. Lorsqu’elles ont frappé de plein fouet les côtes du nord-est du Japon, le 11 mars, elles mesuraient en fait plus du double à certains endroits.

Le rapport blâme également l’exploitant de la centrale nucléaire, Tepco, pour avoir mal évalué la probabilité d’un tsunami de cette envergure et pour ne pas avoir pris les dispositions nécessaires.

En 2008, Tepco avait simulé un tsunami de plus de 15 m de haut, dont les vagues atteignaient la centrale Fukushima. Aucune initiative n’a toutefois été prise par la suite, car ils ont jugé peu probable qu’une telle catastrophe ne survienne, précisent les experts.

Ces derniers déplorent une mauvaise communication, tant entre les techniciens qu’entre les autorités. Ces dernières ont d’ailleurs rapidement été blâmées pour avoir tardé à révéler la gravité de la situation et à évacuer les zones touchées.

Radio-Canada.ca avec AFP, Reuters et Al-Jazira

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