Du microplastique… même dans les airs


Il existe des appareils pour capter des microplastiques. Il en a partout dans l’océan, les cours d’eau, les montagnes,. Comment peuvent-ils se rendre dans les parcs naturels dans les montagnes ? Il semble que le vent soit un facteur important. Ils vont essayer de découvrir si d’autres facteurs comme les oiseaux, les nuages, pluie et neige sont aussi des éléments qui amènent ces microplastiques.
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Du microplastique… même dans les airs

 

En 2015, 310 millions de tonnes de plastique... (PHOTO FERDINAND OSTROP, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

En 2015, 310 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde.

PHOTO FERDINAND OSTROP, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

MATHIEU PERREAULT
La Presse

On a retrouvé du microplastique partout dans les rivières et les mers, jusqu’aux abysses océaniques. Des chercheurs européens viennent d’en détecter sur les sommets de la Terre. Ils y sont amenés par les vents.

Nos explications.

Au milieu des Pyrénées

Deonie et Steve Allen ont installé leurs pièges à microplastique au milieu des Pyrénées françaises, au sud de Toulouse, à 1425 mètres d’altitude. Le plus proche village, Vicdessos, se trouvait à 6 km de là, et la ville de Foix, qui compte 10 000 habitants, à 25 km.

« Nous avons retrouvé une quantité de microplastique beaucoup plus importante que ce qui pouvait être généré par les communautés des environs », explique Deonie Allen, qui travaille avec son mari comme biologiste au CNRS français et à l’Université de Strathclyde à Glasgow.

« Il y avait eu quelques études sur la présence de microplastique dans la pollution urbaine dans des villes en France et en Chine, mais personne n’avait pensé qu’ils pouvaient voyager sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres. Nous pensons avoir trouvé l’un des réservoirs manquants des microplastiques. Quand on fait le bilan du plastique, il nous manque certains réservoirs. Des chercheurs ont proposé le fond des océans, nous montrons que ce peut aussi être l’atmosphère et les hautes montagnes. » L’étude de Deonie et Steve Allen a été publiée au début d’avril dans la revue Nature Geoscience.

Comme la poussière du Sahara ?

Les microplastiques voyagent potentiellement sur des milliers de kilomètres, selon Steven Allen.

« Nous montrons un déplacement probable de 95 km, mais on sait que la poussière du Sahara peut voyager sur 3500 km. Les grains de poussière peuvent atteindre 450 microns, ce qui est plus gros que nos particules de microplastique, qui mesuraient entre 10 et 300 microns. »

Un micron est un millième de millimètre. La limite de 10 microns correspond à celle des instruments de mesure. D’où provenait le microplastique retrouvé au milieu de ce parc naturel de montagnes ?

« On l’ignore, c’était l’hiver et les vents sont très changeants dans cette région, dit M. Allen. On n’a pas pu non plus déterminer la source, les incinérateurs de déchets, la peinture des routes qui se transforme en poussière, les sacs de plastique, les engrais. La liste potentielle est longue. »

L’étude avance que le microplastique pourrait même venir de Toulouse ou de Saragosse, à plus de 200 km de la station météorologique.

Nuages et oiseaux

Quelle est la prochaine étape ?

« Nous devons tout d’abord déterminer la provenance de ces microplastiques et la manière dont ils voyagent dans l’atmosphère, dit Deonie Allen. Il faut examiner la situation à différents endroits dans le monde, distinguer le rôle du vent, des nuages, de la neige et de la pluie. Le vent semble important, mais il pourrait se passer des phénomènes importants dans les nuages, où existent des populations de bactéries. Sont-elles capables de se nourrir du plastique, comme les bactéries des océans ? Les oiseaux avalent-ils des microplastiques quand ils volent ? Les questions ne manquent pas. »

https://www.lapresse.ca/

Alien existe… en poisson


La science-fiction n’a rien inventé. S’ils pensent avoir créé un alien parfait, ils se trompent. La mer, dans ses profondeurs a des créatures toutes aussi impressionnantes .. Le black dragonfish est pour sa part un aspect venu d’ailleurs. C’est la femelle qui est plus spectaculaire par ses dents.
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Alien existe… en poisson

 

Le "black dragonfish" ou une restitution d'Alien dans l'océan.

Le « black dragonfish » ou une restitution d’Alien dans l’océan. © WWF

Dans la famille des bestioles effrayantes, je demande le « black dragonfish » ! Un poisson impossible à croiser pour le plus grand bonheur de tous, excepté peut-être pour les fans d’Alien.

INSOLITE.  L’océan grouille de bestioles plus ou moins effrayantes : requin-lézard, poisson à crocs, poisson vipère… et poisson alien.

Que les fans du film Alien se réjouissent, il existe et se nomme le « black dragonfish » ! Aussi connu sous le nom d’Idiacanthus atlanticus, ce poisson vit dans des eaux subtropicales à 2000m de profondeur. Comme les créatures vivant dans les abysses, il est capable de produire sa propre luminosité grâce à des photophores (organes électroluminescents), placés sous ses yeux. Contrairement aux autres espèces, il peut émettre aussi bien en rouge (voire infrarouge) qu’en bleu et percevoir sa propre lumière. Cet avantage oculaire lui permet de traquer sa proie, alors que la plupart des espèces de cet environ usent de leur lumière bleue pour attirer leur futur repas. En outre, ces créatures possèdent un dysmorphisme sexuel assez remarquable : la femelle mesure 40 cm de long et possède une belle rangée de dents à vous faire pâlir. Alors que le mâle semble tout à fait inoffensif avec sa taille de 5 cm et son absence de dentition. Sans compter qu’il n’a pas de système digestif. Bien que ces bêtes fassent peur à l’âge adulte, il en est tout autrement à l’état de larve. Leurs yeux sont totalement écartés de leur corps, et reposent sur de longues tiges, leur donnant ainsi un faux air de Jar Jar Binks dans Star Wars. 

 

© Carole Baldwin

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Du plastique retrouvé dans les entrailles de la Terre


La pollution plastique qui flotte sur la surface de l’eau est immense. Avec le temps, il se décompose et avec des bactéries qui s’y accrochent, le plastique coule dans les profondeurs de la mer. Ils ont trouvé du plastique dans le tube digestif des crevettes vivent dans la fosse océanique la plus profonde sur terre( 6 milles et 11 mille mètres de profondeurs). Il y a des substances polluantes qui sont interdites depuis quelques années, mais ces substances peuvent subsister pendant 2000.
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Du plastique retrouvé dans les entrailles de la Terre

 

Les particules microplastiques sont soit déversées directement dans les mers via les égouts et les rivières, soit se forment lorsque de gros morceaux de plastique s'écoulent.

Les particules microplastiques sont soit déversées directement dans les mers par les égouts et les rivières, soit se forment lorsque de gros morceaux de plastique se décomposent avec le temps.

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Des créatures évoluant dans les grandes profondeurs ont été retrouvées avec du plastique dans leurs intestins, révèle une étude publiée la revue Royal Society Open Science.

La pollution plastique se retrouve partout, même dans les zones plus isolées. Si la grande majorité des recherches sur la pollution par le plastique en milieu océanique s’est concentrée sur les eaux de surface, une récente étude, elle, s’est concentrée sur les profondeurs marines. Et les entrailles de la Terre ne semblent pas épargnées. Une équipe de chercheurs britanniques affirme en effet avoir découvert des cas d’ingestion de plastique chez de petites crevettes à l’intérieur de six des plus profondes fosses océaniques de la planète.

Nos poubelles dans les abysses

Dans la fosse des Mariannes – la fosse océanique la plus profonde de la planète – 100 % des crevettes étudiées, vivant entre 6 000 et 11 000 mètres de profondeur, présentaient des fibres plastiques dans leur tube digestif. Autres exemples avec la fosse du Pérou-Chili, dans le sud-est du Pacifique, la fosse du Japon, ou dans la fosse des Nouvelles-Hébrides. Sur les 90 créatures disséquées au total, 65 – soit plus de 72 % – contenaient au moins une microparticule de plastique dans leurs intestins.

« Une partie de moi s’attendait à trouver quelque chose, mais pas au point d’avoir 100 % des individus du lieu le plus profond du monde avec des fibres dans leurs entrailles. C’est énorme », explique à l’AFP Alan Jamieson, chercheur en écologie marine à l’Université britannique de Newcastle, et principal auteur de l’étude.

fosse mariannes

La fosse des Mariannes, qui pointe à plus de 11 000 mètres de profondeur. Crédits : Wikipédia

Des contaminants vieux de plusieurs années

Il ressort également de cette étude, après analyses des fibres – du nylon, principalement – que les liaisons atomiques de chaque particule n’étaient plus les mêmes comparées à un matériau neuf. Pour les chercheurs, cela suggère que ces morceaux de plastique ont été ingérés il y a plusieurs années. Ces microparticules se forment lorsque de plus gros morceaux de plastique se décomposent avec le temps en surface. À mesure que le temps passe, et que les bactéries s’y accrochent, ces particules deviennent alors de plus en plus lourdes et finissent par couler. Elles sont ensuite ingérées par des organismes évoluant en profondeur.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle pollution d’origine anthropique est constatée en grandes profondeurs. Une étude publiée en 2017 dans la revue Nature Ecology & Evolution avait en effet relevé des niveaux « extraordinaires » de pollution à 10 km de profondeur dans la fosse des Mariannes. Les chercheurs avaient notamment décelé la présence, en abondance, de PCB, des polluants industriels hautement toxiques. Ces substances polluantes sont pourtant interdites depuis de nombreuses années dans beaucoup de pays. Certaines de ces particules, en revanche, peuvent “tenir” dans la nature pendant plus de 2 000 ans.

Source

https://sciencepost.fr/

Un “monde perdu” grouillant de vie découvert au large de la Tasmanie


Un monde perdu au fond des abysses avec des montagnes, des chaines de montagnes sous-marines au Tasmanie Cette région semble être apprécié par des visiteurs marins qui semblent apprécier ce coin ainsi que des oiseaux
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Un “monde perdu” grouillant de vie découvert au large de la Tasmanie

 

Tasmanie

Crédits : iStock

par Brice Louvet

Une équipe de chercheurs annonce avoir découvert un véritable “monde perdu” grouillant de vie sous-marine au large des côtes de la Tasmanie. Certaines montagnes pourraient même s’élever jusqu’à 3 000 mètres au-dessus du plancher océanique.

On en sait davantage sur l’espace que sur nos propres océans, c’est bien connu. Le monde abyssal, en particulier, nous échappe en grande partie – mais les recherches se poursuivent. Par exemple, une équipe de l’Université nationale australienne a récemment tenté de cartographier le fond océanique à bord d’un navire exploité par CSIRO (Organisation de recherche scientifique et industrielle du Commonwealth), au large de la Tasmanie. Et la “pêche” fut bonne : l’expédition révèle en effet la présence d’une chaîne de montagnes sous-marines à environ 400 kilomètres à l’est de l’île. Certains monts, situés à 5 000 mètres de profondeur, pourraient même atteindre les 3 000 mètres de haut.

monde perdu Tasmanie Australie vie marine montagnes baleines

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Un “monde perdu” découvert sous l’eau, au large de la Tasmanie. Crédits : CSIRO

« Notre cartographie multifaisceaux a révélé pour la première fois une chaîne de monts sous-marins volcaniques dans les moindres détails, s’élevant d’une plaine abyssale à environ 5 000 mètres de profondeur, explique Tara Martin, principale auteure de l’étude. Les monts sous-marins varient en taille et en forme, certains ayant des sommets pointus tandis que d’autres ont de larges plateaux plats, parsemés de petites collines coniques qui auraient été formées par une activité volcanique ancienne. Ce paysage très diversifié est un tableau éblouissant de la vie marine ».

Car oui, la vie grouille en ces profondeurs : phytoplanctons et poissons servent de buffet pour de nombreux oiseaux et mammifères marins également observés dans la région.

« Alors que nous étions au-dessus de la chaîne de monts sous-marins, de nombreux rorquals à bosse ont visité le navire, écrit Eric Woehler, de BirdLife Tasmania. Nous avons estimé qu’au moins 28 baleines à bosse nous ont visités un jour, suivies d’un groupe de 60 à 80 globicéphales noirs le lendemain. Nous avons également vu un grand nombre d’oiseaux de mer dans la région, notamment quatre espèces d’albatros et quatre espèces de pétrels, poursuit-il. Ces monts sous-marins constituent clairement un point chaud biologique qui soutient la vie ».

Ces nouvelles observations importantes pourront permettre aux chercheurs de protéger ces environnements marins uniques et fréquentés. Deux autres expéditions sont d’ores et déjà prévues, l’une en novembre et l’autre en décembre. Il s’agira alors de collecter des échantillons de roches et de filmer directement les lieux avec des caméras haute résolution.

Source

https://sciencepost.fr/

Ces poissons fantomatiques découverts dans les abysses fondent à la surface de l’eau


Des poissons-limaces inconnu jusqu’à maintenant, ces poissons peuvent être rose, bleu ou violet et ils vivent dans les abîmes. Ils sont loin de ressembler aux poissons aux dents acérées ou aux formes bizarres des profondeurs de la mer. En plus, ils semblent être friands des carcasses qui git dans l’océan.
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Ces poissons fantomatiques découverts dans les abysses fondent à la surface de l’eau

 

Crédits : Newcastle University

par  Malaurie Chokoualé

 

Ces images en provenance directe des tranchées d’Atacama, le long des côtes du Pérou et du Chili – l’un des endroits les plus profonds de la planète –, ont permis d’observer trois nouvelles espèces de poissons-limaces inconnues jusqu’à présent (une rose, une bleue, une violette).

Dans un communiqué publié le 10 septembre, l’université de Newcastle présente en détails la montagne d’informations et de découvertes que cette équipe constituée de 40 scientifiques originaires de 17 pays a pu ramener à la surface.

Les poissons qu’ont découverts les chercheurs détonnaient avec l’image habituelle que l’on se fait des poissons des abysses, avec leur dents aiguisées et leur antenne à ampoule. Bien au contraire, ces petits poissons à l’air placide sont translucides et gélatineux, presque fantomatiques et dépourvus d’écailles. Au sommet de la chaîne alimentaire sur leur turf, ils se sont adaptés à vivre dans un environnement où règne une pression extrême, à plus de sept kilomètres sous la surface.

« Comme le montrent clairement les images, il y a beaucoup de proies d’invertébrés là-bas et les poissons-limaces sont les principaux prédateurs, car ils semblent très actifs et bien nourris », explique le Dr Thomas Linley, de l’université de Newcastle.

Crédits : Newcastle University

Observer ces poissons à environ 7 500 mètres de profondeur dans l’océan Pacifique n’est pas chose aisée. Les chercheurs ont dû utiliser deux atterrisseurs équipés de pièges (inoffensifs) et de caméras. La descente des machines dans les tranchées d’Atacama a duré pas moins de quatre heures. En outre, les scientifiques ont rapidement compris qu’ils ne pourraient probablement observer ces poissons-limaces que par écran interposé, car ceux-ci se sont si bien adaptés aux profondeurs que s’ils étaient remontés à la surface, ils ne tarderaient pas à se désintégrer.

« Sans la pression et le froid extrêmes nécessaires pour soutenir leurs corps, ils sont extrêmement fragiles et fondent rapidement lorsqu’ils sont amenés à la surface », explique le Dr Linley.

Les chercheurs ont toutefois réussi à capturer et remonter un spécimen de ces poissons-limaces, qui est actuellement étudié avec soin par une autre équipe internationale de chercheurs.

Source : Newcastle University

https://www.ulyces.co/

Le Saviez-Vous ► Top 10 des dernières espèces découvertes


    Entre 18.000 candidats potentiels, l’IISE dois trouver les 10 meilleurs découvertes de la dernière années écoulées et ils le font à chaque année d’ailleurs. Ces choix ne doivent pas être très évidents
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    Top 10 des dernières espèces découvertes

    Céline Deluzarche

    Journaliste

    Chaque année, des milliers d’animaux et plantes jusqu’ici inconnus sont mis au jour par les scientifiques de l’International Institute for Species Exploration (IISE).

    Au menu du palmarès 2018 des découvertes les plus importantes : un énorme arbre d’Amazonie, un curieux invertébré aux couleurs chatoyantes, un poisson des profondeurs ou un orang-outan déjà en grand danger.

    La biodiversité demeure encore largement méconnue sur Terre. Rien qu’en Amazonie, une nouvelle espèce est découverte tous les deux jours. C’est pour mettre à l’honneur ces nouveaux arrivés que le College of Environmental Science and Forestry (ESF) et l’International Institute for Species Exploration (IISE) dévoilent chaque année leur liste des 10 spécimens les plus emblématiques, découverts dans l’année écoulée. Mais si le jury a dû choisir entre 18.000 candidats potentiels, l’IISE rappelle que dans le même temps, 20.000 espèces disparaissent chaque année, certaines avant même d’avoir eu la chance de se faire connaître.

    Un amphipode bossu

    Nommé Epimeria quasimodo en référence au personnage de Victor Hugo à cause de son dos bossu, cet invertébré est l’une des 26 espèces d’amphipodes nouvellement découvertes dans les eaux glaciales de l’océan Antarctique. Ses couleurs éclatantes et sa structure morphologique étrange ont naturellement attiré l’attention des scientifiques.

    Epimeria quasimodo, un curieux arthropode des eaux glacées de l’Antarctique. © Cédric d’Udekem d’Acoz, Royal Belgian Institute of Natural Sciences

    Epimeria quasimodo, un curieux arthropode des eaux glacées de l’Antarctique. © Cédric d’Udekem d’Acoz, Royal Belgian Institute of Natural Sciences

    Un orang-outan déjà menacé

    En 2001, on avait séparé les orangs-outans de Sumatra (Pongo abelii) et de Bornéo (Pongo pygmaeus) en deux espèces distinctes. Cette année, de nouvelles analyses morphologiques, comportementales et génétiques ont conduit les chercheurs à sous-découper encore la population de Sumatra en une nouvelle espèce baptisée Pongo tapanuliensis. À peine mis au jour, ce grand singe est déjà classé en grand danger de disparition : il reste à peine 800 individus éparpillés dans des espaces fragmentés par la déforestation.

    Pongo tapanuliensis, une sous-espèce d’orang-outan de Sumatra. © Andrew Walmsley

    Pongo tapanuliensis, une sous-espèce d’orang-outan de Sumatra. © Andrew Walmsley

    Un arbre aux fruits géants

    Avec ses 40 mètres de haut, ses 60 tonnes et ses énormes fruits de 50 centimètres de long, on se demande comment le Dinizia jueirana-facao a pu passer inaperçu. En réalité, on pensait jusqu’ici qu’il n’existait qu’une seule espèce de Dinizia, un arbre de la famille des légumineuses, avant de s’apercevoir que celle-ci était différente. Hélas, ce magnifique végétal est déjà en danger : on n’en connaît que 25 individus, dont la moitié dans la réserve du nord du Brésil où il a été découvert.

    Il ne resterait plus que 25 spécimens de Dinizia jueirana-facao dans le monde. © Gwilym P. Lewis

    Il ne resterait plus que 25 spécimens de Dinizia jueirana-facao dans le monde. © Gwilym P. Lewis

    Un coléoptère qui joue les passagers clandestins

    Découvert au Costa Rica, Nymphister kronaueri est un minuscule coléoptère d’à peine 1,5 millimètre. Il vit exclusivement au milieu des colonies de fourmis nomades, Eciton mexicanum, et reste deux à trois semaines à un endroit pour se nourrir. Lorsque la colonie se déplace, il profite de sa ressemblance avec l’abdomen des fourmis pour s’y accrocher et se faire transporter gratuitement. 

    Nymphister kronaueri vit en harmonie avec les fourmis nomades. © D. Kronauer

    Nymphister kronaueri vit en harmonie avec les fourmis nomades. © D. Kronauer

    Le poisson des profondeurs extrêmes

    Capturé dans la fosse des Mariannes (Pacifique), Pseudoliparis swirei semble être le poisson qui vit le plus profondément dans les abysses, entre 7.000 mètres et 8.000 mètres. Un autre poisson a bien été observé à 8.143 mètres, mais il n’a jamais pu être retrouvé. De la famille des poissons-limaces, qui comprend environ 400 espèces, il est capable de résister à des pressions jusqu’à 1.000 fois supérieures à celle de la surface. Il doit son nom à un officier de la mission HMS Challenger, la première grande campagne océanographique mondiale à l’origine de la découverte de la fosse des Mariannes en 1875.

    Pseudoliparis swirei vit à plus de 7.000 mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes. © Mackenzie Gerringer, university of Washington, Schmidt Ocean Institute

    Pseudoliparis swirei vit à plus de 7.000 mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes. © Mackenzie Gerringer, university of Washington, Schmidt Ocean Institute

    Des « cheveux de Venus » sur le cratère d’un volcan

    Lorsque le volcan sous-marin Tagoro, dans les îles Canaries, est entré en éruption en 2011, il a entraîné une brutale hausse des températures et rejeté de grosses quantités de sulfure d’hydrogène et de gaz carbonique, détruisant une grande partie de l’écosystème. Trois ans plus tard, des chercheurs ont découvert qu’une bactérie filamenteuse, surnommée « cheveux de Venus » (Thiolava veneris pour le nom scientifique), colonisait la nouvelle couche autour du cratère. À 130 mètres de profondeur, elle forme un épais matelas recouvrant environ 2.000 mètres carrés.

    Avec ses longs filaments blancs, Thiolava veneris forme un épais matelas de 2.000 m2. © Miquel Canals, university of Barcelona

    Avec ses longs filaments blancs, Thiolava veneris forme un épais matelas de 2.000 m2. © Miquel Canals, university of Barcelona

    Une fleur mauve sans photosynthèse

    Alors que la plupart des végétaux sont autotrophes, c’est-à-dire qu’ils fabriquent eux-mêmes leur matière organique par la photosynthèse, Sciaphila sugimotoi est hétérotrophe : elle puise ses nutriments dans des champignons avec lesquels elle vit en symbiose. Sa découverte sur l’île d’Ishigaki, au Japon, constitue une réelle surprise car la flore japonaise est déjà très précisément documentée. Cinquante spécimens seulement de cette fleur de 10 centimètres de haut ont été dénombrés dans une forêt

    Sciaphila sugimotoi puise ses nutriments dans le champignon avec lequel elle vit en symbiose. © Takaomi Sugimoto

    Sciaphila sugimotoi puise ses nutriments dans le champignon avec lequel elle vit en symbiose. © Takaomi Sugimoto

    Un lion marsupial aux dents longues

    Wakaleo schouteni vivait il y a plus de 23 millions d’années dans les forêts du Queensland, en Australie. La découverte du fossile de ce féroce lion marsupial a permis d’établir son portrait. Pesant autour de 25 kg, le poids d’un chien husky sibérien, il passait une partie de son temps… dans les arbres et avait sans doute adopté un régime omnivore. Il s’agirait de la deuxième espèce de lion marsupial de l’Oligocène après Wakaleo pitikantensis, découvert en 1961.

    Une illustration du lion marsupial Wakaleo schouteni, qui vivait il y a 23 millions d’années. © Peter Schouten

    Une illustration du lion marsupial Wakaleo schouteni, qui vivait il y a 23 millions d’années. © Peter Schouten

    Un coléoptère cavernicole

    Habitant des cavernes, Xuedytes bellus s’est adapté à vivre dans l’obscurité totale : ce coléoptère a perdu ses ailes, ses yeux et sa pigmentation. Il a aussi subi une élongation de sa tête et de son thorax, et mesure neuf millimètres environ. Il a été découvert dans une grotte du sud de la Chine, dans la province du Guangxi. Cette région karstique est particulièrement riche en grottes dans lesquelles on recense une grande variété de carabidés : pas moins de 130 espèces réparties en 50 genres y ont été identifiées.

    Vivant dans l’obscurité totale, Xuedytes bellus a adapté sa morphologie à son environnement. © Sunbin Huang and Mingyi Tian

    Vivant dans l’obscurité totale, Xuedytes bellus a adapté sa morphologie à son environnement. © Sunbin Huang and Mingyi Tian

    Un eucaryote harponneur

    Découvert par hasard dans un aquarium de San Diego (Californie), cet eucaryote unicellulaire nommé Ancoracysta twista possède un génome particulièrement riche et une activité mitochondriale. Son flagelle en forme de fouet lui sert de harpon pour immobiliser ses proies et pour se propulser dans l’eau. Il doit son nom au mouvement qu’il fait en se déplaçant (twirlsignifiant tournoyer en anglais).

    Ancoracysta twista possède un énorme génome. © Denis V. Tiknonenkov

    Ancoracysta twista possède un énorme génome. © Denis V. Tiknonenkov

    https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Quel est le plus vieil animal sur Terre ?


Certains animaux ont une longévité plus grande que l’humain pouvant aller de plus de 100 voir même plusieurs milliers d’années. Chose étonnante, ceux-ci viennent tous dans des milieux aquatiques
Nuage

 

Quel est le plus vieil animal sur Terre ?

 

Xavier Demeersman
Journaliste


 

Qui, du règne animal, est le champion de la longévité ? Certainement pas l’Homme, dont le plus vieux représentant fut la célèbre Jeanne Calment, décédée à 122 ans. Plusieurs candidats sont en lice et tous, ou presque, évoluent dans un milieu aquatique.

Malheureusement menacé d’extinction, l’esturgeon (Acipenser sturio) est un poisson qui peut atteindre de grandes tailles et vivre plus de 100 ans. Le plus vieux spécimen connu, repéré en 2012 dans le Wisconsin, avait 125 ans.

 

l’hoplostète orange

Plus vieux encore, il y a l’hoplostète orange (Hoplostethus atlanticus), connu aussi sous le nom d’Empereur, un poisson des profondeurs marines (entre 900 et 1.800 m) pouvant peser jusqu’à 7 kg et abondamment pêché. Son espérance de vie peut dépasser 150 ans. Le plus âgé connu avait atteint 149 ans.

 

Panope du Pacifique

D’un âge équivalent, la panope du Pacifique (panopea abrupta) est un mollusque bivalve vivant dans le sable qui possède une coquille de 15 à 20 cm de long et un siphon d’un mètre. Le plus âgé connu allait sur ses 168 ans.

 

Lamellibrachia luymesi

Dans les abysses, Lamellibrachia luymesi, une espèce de vers tubulaires à la croissance lente, friande d’eau froide et surtout d’hydrocarbures, peut vivre jusqu’à 170 ans, selon les spécialistes.

oursin rouge géant

Toujours sous l’eau, l’oursin rouge géant (Strongylocentrotus franciscanus ou Mesocentrotus franciscanus), dont le diamètre approche les 20 cm, peut atteindre, pour certains cas trouvés dans les eaux froides du Pacifique, 200 ans.

baleine boréale

La baleine boréale peut vivre plus de 200 ans

Beaucoup plus grande, la baleine boréale (Balaena mysticetus) qui affectionne les eaux froides de l’Arctique peut aisément vivre plus de deux siècles. Dans les années 2000, un spécimen chassé a été estimé à quelque 211 ans. On a trouvé dans sa graisse un projectile datant de 1879. C’est donc le plus vieux mammifère connu vivant sur la Planète bleue.

moule perlière

Surexploitée et aujourd’hui en voie d’extinction faute de protection suffisante, la moule perlière (Margaritifera margaritifera) qui abondait autrefois dans les rivières d’eau douce du nord, a une espérance de vie supérieure à 200 ans. Certaines ont un âge qui a été estimé à plus de 250 ans.

La tortue géante Jonathan

Vivant sur terre et dans l’eau, les tortues géantes (Aldabrachelys gigantea) ont aussi une longévité impressionnante. Habitant sur l’île volcanique de Sainte-Hélène dans l’océan Atlantique sud, Jonathan, le plus âgé de son espèce a soufflé ses 183 bougies en janvier 2016. Il va très bien et conserve un bon appétit.

 

À gauche : Jonathan en 2016, âgé de 183 ans, nourri par le docteur Joe Hollins sur la pelouse de la maison du gouverneur ; à droite : Jonathan en 1900. Il était alors âgé de 67 ans. © British Veterinary Association, BNPS

À gauche : Jonathan en 2016, âgé de 183 ans, nourri par le docteur Joe Hollins sur la pelouse de la maison du gouverneur ; à droite : Jonathan en 1900. Il était alors âgé de 67 ans. © British Veterinary Association, BNPS

 

Ming la palourde, tuée par l’Homme à 507 ans

Turritopsis dohrnii

Nonobstant Turritopsis dohrnii, une petite méduse d’un centimètre de diamètre originaire de Méditerranée qui a la faculté de rajeunir en cas de manque de nourriture – ou autres stress -, la plus vieille créature connue sur Terre était Ming la palourde.

La palourde Ming était le plus vieil animal connu sur Terre. Au nombre de ses cernes, son âge a été estimé à 507 ans. Elle fut malencontreusement tuée par les scientifiques qui voulaient l’étudier en 2006. © Alan D Wanamaker Jr, Jan Heinemeier, James D Scourse, Christopher A Richardson, Paul G Butler, Jón Eiríksson, Karen Luise Knudsen

Cette quahorg nordique ou praire d’Islande (Arctica islandica) porte ce nom en référence à la dynastie Ming, qui régnait en Chine lorsqu’elle a vu le jour. Malheureusement, en 2006, elle fut tuée par les scientifiques qui l’ont ouverte pour l’étudier. Née en 1499, elle venait d’avoir 507 ans. Sans doute qu’il en existe d’autres, d’âge similaire, qui n’ont pas encore été découvertes.

 

Éponge Hexactinellida

Des éponges âgées de 23.000 ans ?

Le record absolu revient sans doute à plusieurs espèces d’éponges qui vivent en colonies, notamment Hexactinellida, datées de 15.000 ans et Scolymastra joubini, qui aurait 23.000 ans.

Autrement, il existe aussi des animaux qui ont la faculté de ressusciter tels les rotifères, après dessiccation, manque d’oxygène ou par congélation…

https://www.futura-sciences