Difficile de stopper la propagation d’images pédopornographiques sur le web


Je n’ai aucun respect pour les pédophiles et ceux qui regarde de la pornographie infantile, c’est pour moi des pourris et le mot est faible. Malheureusement, avec Internet, c’est une porte grande ouverte pour ces pédocriminels. Bien qu’il existe des technologies pour essayer d’arrêter ce fléaux sauf qu’ils fonctionnent de manières différentes ou le système de sécurité est quasi inexistant. Je pense que les grands du Web que ce soit Microsoft, Yahoo!, Google, les réseaux sociaux etc … doivent se mettre ensemble pour bloquer ces pervers.
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Difficile de stopper la propagation d’images pédopornographiques sur le web

Jeune fille assise seule dans le noir.

La plupart du contenu pédopornographique qui se trouve sur le web est en constante recirculation.

PHOTO : GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO / GIUDA90

Radio-Canada

Une enquête du New York Times révèle que les systèmes de détection de contenus pédopornographiques dont se servent les grandes entreprises technologiques laissent passer beaucoup d’images d’abus sexuels sur les personnes mineures.

Même si 45 millions de photos et vidéos ont été signalées et retirées du web l’an dernier, l’industrie a échoué à mettre en place des mesures agressives pour y mettre fin, notamment en raison des approches inconstantes, unilatérales et menées en secret des entreprises comme Google et Microsoft. 

La plupart du contenu pédopornographique qui se trouve sur le web est en constante circulation. C’est pour cette raison que le principal outil pour le détecter et le retirer des moteurs de recherche est le système PhotoDNA, développé en 2009 par Microsoft et le professeur Hany Farid, et qui compare automatiquement les photos mises en ligne à celles d’une base de données de photos illégales connues.

Le problème, c’est qu’au-delà du contenu de PhotoDNA, de nouvelles photos sont publiées tous les jours et que les entreprises technologiques se servent souvent de différents systèmes de détection de contenu. Facebook et Google ont par exemple deux technologies distinctes pour les vidéos, mais c’est impossible pour elles de partager leurs informations parce que ces technologies fonctionnent de deux manières totalement différentes.

Plusieurs plateformes, dont AOL, Snapchat et Yahoo, n’ont d’ailleurs aucune manière de vérifier le contenu vidéo qui passe par leurs serveurs et se limitent seulement à la détection de photos.

Politiques inconstantes

Les grands services de stockage en nuage ont tous différentes manières de scruter le contenu qui passe sur leurs serveurs. Dropbox, Google Drive et Microsoft OneDrive vérifient les documents seulement lorsqu’ils sont partagés et non quand ils sont téléversés, tandis qu’Amazon Drive et iCloud ne les vérifient pas du tout.

On apprend que certains criminels et criminelles partagent donc les accès à leurs comptes plutôt que les fichiers eux-mêmes pour contourner les mesures de sécurité.

Facebook fait un bien meilleur travail de détection de contenu illicite. Pour preuve, 90 % des images pédopornographiques signalées sur le web l’an dernier étaient hébergées sur sa plateforme. Le New York Times souligne par contre que le futur chiffrage des données de sa plateforme de messagerie, Messenger, rendra plus difficile la détection de contenu.

Le quotidien révélait dans une enquête menée au début de septembre que Messenger était la plateforme plus populaire pour la pédocriminalité : près des deux tiers des signalements reçus par les autorités en 2018 tiraient leur origine du service de messagerie. 

Bing, le moteur de recherche de choix

Le Times a également constaté que le moteur de recherche de Microsoft, Bing, était parsemé d’images pédophiles et suggérait même des mots-clés dans sa barre de recherche pour en obtenir davantage. Plusieurs d’entre elles faisaient partie de la base de données PhotoDNA.

C’est une découverte pour le moins surprenante, puisque Microsoft avait dit vouloir apporter des modifications à son système, après que le site TechCrunch ait rapporté la même chose en janvier.

Selon le Times, Bing est un outil fiable pour plusieurs pédocriminels. Les moteurs de recherche DuckDuckGo et Yahoo donnent d’ailleurs des résultats semblables puisqu’ils se servent du système de Microsoft.

Un porte-parole de l’entreprise a dit qu’elle a apporté certaines modifications à ses algorithmes après que le Times l’ait contactée dans le cadre de son enquête.

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Les dérives du yoga


Il y a plus de 90 000 professeurs de yoga canadien et américain qui sont certifiés et ce nombre est en constante croissance. Par manque de supervision, il y a beaucoup d’abus. Certains professeurs ne respectent pas les limites physiques de leurs élèves, d’autres sont de vrais escrocs, d’autres encore profite pour légitimée des attouchements sexuels envers les femmes. Car c’est surtout des femmes qui sont victimes de ces soi-disant yogis. Ces personne agissent comme les sectes en jouant sur les sentiments et la vulnérabilité
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Les dérives du yoga

 

Méconnaissance de l'anatomie, blessures plus fréquentes, enseignements parfois... (PHOTOMONTAGE LA PRESSE)

PHOTOMONTAGE LA PRESSE

MARIE-CLAUDE MALBOEUF
La Presse

Méconnaissance de l’anatomie, blessures plus fréquentes, enseignements parfois farfelus, inconduites sexuelles… L’engouement pour le yoga a fait exploser le nombre de studios à Montréal, mais ils ne sont pas tous sûrs, affirment des professeurs. Qui adorent la pratique et ses bienfaits, mais sont néanmoins inquiets pour le grand public.

Une expansion anarchique

Le jour où son ex-voisine – et élève occasionnelle – a atterri aux urgences, le professeur de yoga Julien Gagnon voyait se concrétiser ses pires craintes.

« Une prof de yoga lui avait dit de se faire un lavement au sel pour se purifier. Alors, elle l’a fait et s’est ouvert l’oesophage sur toute la longueur », rapporte l’étudiant en kinésiologie, propriétaire d’un autre studio, Asana Performance, destiné aux athlètes.

Julien Gagnon

« On présente toujours le côté « Calinours » du yoga, où tout est toujours beau. Mais il y a un revers à la médaille », dit-il.

Le futur kinésiologue n’est pas le seul à s’inquiéter. Plusieurs yogis d’expérience ne reconnaissent plus leur milieu, qui a connu une expansion fulgurante.

La formation d’aspirants professeurs de yoga n’est ni surveillée ni réglementée. Le contenu des cours non plus.

« On se retrouve avec plein de gens extrêmement sous-qualifiés qui prennent soin du corps des autres », s’inquiète Julien Gagnon, qui est danseur de formation.

Il suffit de 200 heures – dont 30 sur l’anatomie – pour obtenir une certification, dit-il.

 « On s’en fiche, des heures ! Il faudrait que la formation se compte en années ! »

La Presse a publié une enquête au sujet d’un ex-culturiste, qui a formé des professeurs de yoga pendant 10 ans dans le Plateau Mont-Royal. Aujourd’hui, plusieurs ex-élèves soutiennent avoir été exploitées psychologiquement, financièrement ou sexuellement pendant leur formation.

« C’est le symptôme spectaculaire de quelque chose de plus généralisé [le manque d’éthique et de surveillance], qui explique que quelqu’un comme ça ait pu travailler aussi longtemps sans être dérangé », affirme Marie-Daphné Roy, fondatrice du centre Yoga Bhavana, dans le quartier Villeray.

Acrobaties et blessures

Problèmes d’articulations, de dos, de tendons…

« Chaque année, de 20 à 30 personnes me consultent parce qu’elles se sont blessées au yoga, rapporte Julien Gagnon. La récupération peut prendre plusieurs mois. »

Comme n’importe quels autres sportifs – encore plus sujets aux accidents -, certains s’étaient fait mal par excès de zèle. Mais plusieurs autres avaient été mal conseillés, estime-t-il.

Deux novices ont été poussées à renverser leur corps sur leurs épaules, écrasées par cette lourde charge. Par la suite, la première « ne pouvait même plus tenir une pomme ou une orange », raconte M. Gagnon. La seconde s’était présentée au cours avec des hernies discales aux cervicales : « Cette posture aurait pu la laisser paralysée ! »

Les gens veulent parfois « entrer » dans des postures sans tenir compte de leurs limites, de leur colonne vertébrale, parce qu’on leur a promis que ça débloquerait leurs « chakras » et qu’ils « atteindraient l’extase », déplore le futur kinésiologue.

« Certains sont totalement ensorcelés. On a mis la religion de côté, alors ils cherchent de nouvelles valeurs. Mais on joue avec eux quand on se prend pour des gourous. C’est manquer d’éthique. »

La femme à l’oesophage déchiré par un lavement faisait partie d’une formation suivie chaque année par une centaine d’autres aspirants professeurs, précise Julien Gagnon.

« Trop de gens sont des cobayes ! Qu’est-ce qui va se passer dans 10 ans si tu compresses tes hanches, ton dos à répétition ? On ne le sait pas…

« Non seulement on peut endommager nos disques, mais on peut aussi endommager nos organes, car on est souvent en train de les projeter vers le bas. À la longue, ça peut finir par créer plus d’incontinence chez les femmes et plus de hernies chez les hommes », prédit-il.

De 2001 à 2014, le taux de blessures de yoga traitées dans les urgences a pratiquement doublé aux États-Unis, et a été multiplié par 8 chez les 65 ans et plus – bien qu’elles restent globalement rares, à 17 par 100 000 participants. Il s’agissait d’entorses et de foulures dans environ la moitié des cas.

« Il semble y avoir un potentiel manque d’éducation adéquate, même pour les instructeurs certifiés », avancent les chercheurs ayant analysé ces données1.

« Référés par des psychologues »

L’écrivain et professeur de yoga torontois Matthew Remski a déjà subi des ajustements brutaux « dans lesquels [sa] cuisse ou [son] épaule était poussée, déchirée ou manipulée, comme s’il s’agissait de dompter une sculpture en métal indisciplinée », écrit-il sur son site internet.

Son professeur était pourtant « hautement qualifié » – comme l’étaient les profs de plusieurs autres des quelque 200 yogis blessés qu’il a interrogés dans le cadre d’une enquête.

À l’origine, le yoga était une pratique spirituelle et la douleur était vue positivement, comme un signe de transformation, explique Matthew Remski. Mais aujourd’hui, c’est tout le contraire : on promet de soigner son corps grâce au yoga.

« Le yoga a plusieurs bienfaits prouvés scientifiquement », indique un guide publié en 2017 par l’École de médecine de l’Université Harvard.

Les impacts positifs énumérés concernent entre autres : l’endurance, la souplesse, l’équilibre, le sommeil, les systèmes immunitaire et nerveux, la mémoire et l’attention, la dépression et l’anxiété, le stress, la fatigue, la douleur et la consommation d’alcool ou de cigarettes…

« Les gens sont de plus en plus nombreux à s’initier au yoga dans l’espoir de soigner des blessures ou parce qu’ils ont été référés par des psychologues », constate Marie-Daphné Roy, qui enseigne le yoga depuis 20 ans et est aussi massothérapeute.

« C’est super ! Mais les professeurs de yoga ne sont pas forcément formés pour aider des blessés ou des gens en dépression. Ils peuvent parfois aider, mais certains pourraient tout aussi bien aggraver la situation sans s’en rendre compte… » Marie-Daphné Roy, massothérapeute et professeure de yoga

Au fil de sa carrière, elle a observé toutes sortes de petits dérapages :

« Ils surviennent quand des gens immatures se retrouvent en position de pouvoir, sans que personne ne leur ait jamais enseigné que des responsabilités viennent avec la relation prof-élève », ajoute Mme Roy.

« En yoga, on sent notre corps, on se sent connecté, et c’est facile de conclure que le professeur est la cause de ce bien-être jamais ressenti auparavant. Ça crée une grande fidélité. »

Un prof a eu des relations amoureuses avec au moins trois élèves, raconte Mme Roy. D’autres ont rendu des élèves dépendants, sans même chercher consciemment à le faire, précise-t-elle.

« La quête de mieux se connaître, d’être bien dans son corps, on peut vite transformer ça en dépendance. Le prof peut encourager les inscriptions de façon constante. Ça finit par avoir un impact sur le portefeuille. »

Que faire ?

Dans la foulée du mouvement #moiaussi, la plus grande association de professeurs de yoga en Amérique du Nord, Yoga Alliance, a ajouté sur son site une section intitulée « Ressources sur l’inconduite sexuelle », où l’on trouve sa politique sur le sujet.

« Mais c’est juste un guide, ça ne donne aucun recours au public », souligne Marie-Daphné Roy.

Elle suggère d’imposer un plancher de 10 ans d’expérience pour pouvoir entraîner les aspirants professeurs de yoga. Et qu’une instance quelconque sélectionne et encadre ces formateurs chevronnés.

Pour Matthew Remski, il est encore plus urgent de s’attaquer au « culte de la personnalité » dont bénéficient certains professeurs vedettes. « Les blessures les plus dommageables viennent de relations profs-élèves dysfonctionnelles », affirme l’écrivain, qui vient tout juste de publier un livre sur la dynamique sectaire dans le milieu du yoga.

C’est ce qui permet à quelques-uns d’imposer des « comportements abusifs » et des « méthodes discutables », estime-t-il.

Quelque 90 400 professeurs de yoga américains ou canadiens sont actuellement certifiés par la Yoga Alliance. Leur nombre augmente de plusieurs milliers chaque année.

Le nombre d’Américains qui pratiquent le yoga a atteint 36,7 millions en 2016. Une hausse de 80 % en quatre ans et de 817 % en 15 ans.

1. « Yoga-Related Injuries in the United States From 2001 to 2014 », Orthopaedic Journal of Sports Medicine

Ce qu’en pense la Canadian Yoga Alliance

« Nous sommes fortement en accord [avec les conclusions de l’étude américaine sur les blessures en yoga] pour dire que les normes nationales doivent être plus strictes au sujet de la sécurité », nous a indiqué par courriel la Canadian Yoga Alliance (CYA), qui regroupe près de 2000 professeurs de yoga canadiens.

« Certaines associations enregistrent des écoles n’ayant pas ou peu de critères de sélection de professeurs, ce qui produit des profs sans expérience ni formation préalable en yoga. Les problèmes commencent quand ils vont ensuite enseigner. Un marché de professeurs de yoga inexpérimentés provoque des blessures. »

Les écoles membres de la CYA doivent pour leur part sélectionner leurs professeurs en fonction de critères obligatoires, sous peine d’être radiées.

« Comme dans d’autres professions, il y a des pommes pourries », ajoute l’organisme dans son courriel. « Nous avons peut-être reçu trois ou quatre plaintes concernant des professeurs de yoga en près de deux décennies. Mais aucune plainte de nature sexuelle ni une seule demande d’assurance pour dommages corporels. »

Comment le piège se referme

Aux États-Unis, depuis 2012, plusieurs élèves ont accusé trois superstars du yoga de les avoir exploitées sexuellement. D’autres allégations concernent le fondateur d’Ashtanga Yoga, Pattabhi Jois (1916-2009). À partir de 2016, le professeur de yoga torontois Matthew Remski a commencé à recueillir les témoignages de certaines des femmes agressées par Jois, pour éventuellement en publier 16. Il raconte le tout dans un nouveau livre, qui permet de comprendre comment le piège se referme : Practice and All Is Coming – Abuse, Cult Dynamics, and Healing in Yoga and Beyond(« Entraîne-toi et tout suivra : abus, dynamique sectaire et guérison dans le yoga et au-delà »). Nous avons lu son ouvrage et l’avons interviewé. Compte rendu (adapté par souci de concision).

Qui peut devenir prisonnier d’un groupe de yoga toxique ?

Cela n’a rien à voir avec la personnalité de l’individu. Les désirs d’appartenance ou de trouver un sens sont très humains. Tout le monde passe par des périodes de vulnérabilité, vit des deuils, une séparation, la maladie… C’est ce qui nous rend plus vulnérables devant les promesses d’un groupe.

« Personne ne s’enrôle dans une secte, on retarde le moment de quitter une organisation qui nous a trahis », m’a dit une des victimes de Pattabhi Jois [son ancien maître, célèbre fondateur d’Ashtanga Yoga].

Pourquoi ne pas fuir dès les premiers signes inquiétants ?

La personne sent bien qu’il se passe quelque chose de mal, mais les autres membres la conditionnent à ignorer l’abus. Ils le dépeignent comme quelque chose de bénéfique spirituellement et peuvent même se montrer jaloux.

La prémisse voulant que le leader soit un maître spirituel favorise le déni. On répète à la victime qu’elle doit continuer à pratiquer le yoga pour comprendre ses gestes, qu’elle manque de courage si elle veut partir.

C’est une forme de « toilettage social ». Pattabhi Jois a pu commettre des crimes pendant des décennies parce que ses élèves disaient aux femmes que ses attouchements n’étaient « pas sexuels ».

Pourquoi ne pas fuir après une grave agression ?

Si une personne se fait fracturer la jambe, on ne la tiendra pas responsable de ne pas se mettre à courir pour fuir son agresseur. L’attaque a anéanti ses capacités.

Les relations abusives érodent tout autant la faculté d’agir. Maintenir une personne dans les émotions et l’isolement l’empêche d’exercer sa pensée critique.

La victime devient émotivement et financièrement dépendante de la structure. Ce qu’elle vit dans le groupe la reprogramme petit à petit et désorganise ses stratégies d’attachement.

Le maître est vu comme un père. Et, comme les enfants battus, la victime se sent obligée d’aller chercher des soins auprès de lui, même s’il lui fait du mal et si elle veut fuir.

Ces réflexes contradictoires la paralysent. Quand elle a peur, son esprit peut même s’éteindre, elle peut s’absenter d’elle-même. C’est une façon de survivre. Mais cet engourdissement peut être interprété à tort comme une expérience spirituelle.

Est-il possible d’intenter des poursuites ?

Il est difficile de prouver l’absence de consentement dans ce genre de situations, parce que la loi ne tient pas compte du fait que des gens semblent consentir, alors qu’ils sont en fait victimes d’une influence indue.

Les défenseurs de Pattabhi Jois disent que les femmes consentaient à être touchées puisqu’elles retournaient le voir. Mais c’est un « consentement » problématique, dans la mesure où la réponse à un traumatisme peut être de geler, de figer ou de chercher à apprivoiser [l’agresseur].

En réalité, il y a un contact sexuel non désiré puisqu’il y a un déséquilibre de pouvoir.

Quelles croyances sont nuisibles ?

Des maîtres de la croissance personnelle martèlent qu’avoir une « mentalité de victime » trahit un manque de caractère, qu’être « victime » est débilitant.

Le terme doit être déstigmatisé. Il a aussi un sens purement juridique, qui sert à désigner une personne contre laquelle un crime a été commis. Prétendre que l’impact du crime ne tient qu’à l’attitude de la victime est injuste et faux. Le crime est traumatisant, il a un impact sur le corps. Le trauma n’est pas une « mentalité ».

Reconnaître qu’il y a eu tromperie permet de replacer la responsabilité là où elle réside vraiment. Personne ne devrait être blâmé pour avoir été berné.

Pourquoi avoir écrit un livre sur le sujet ?

Pour réduire le risque que des gens entrent dans un groupe en souhaitant guérir ou être guidés et vivent tout autre chose. Connaître la dynamique des groupes toxiques – l’idéalisation, le transfert – nous rend moins vulnérables.

En donnant une voix aux femmes qui ont été victimes de Pattabhi Jois, j’espère aider des gens à reconnaître leur propre expérience. Un certain modèle de professeurs masculins et charismatiques suscite encore la fascination, ce qui peut conduire à la domination.

Toute l’industrie du yoga est aux prises avec un problème envahissant : l’absence de réglementation et de responsabilité.

Quatre cas de suspects

Des attouchements en plein cours

Des vedettes comme Sting, Madonna et Gwyneth Paltrow étaient fans de Pattabhi Jois, fondateur de la méthode de yoga Ashtanga, qu’il enseignait aux États-Unis et en Inde.

PHOTO WIKIMEDIA COMMONS

Des vedettes comme Sting, Madonna et Gwyneth Paltrow étaient fans de Pattabhi Jois, fondateur de la méthode de yoga Ashtanga, qu’il enseignait aux États-Unis et en Inde.

« Des femmes rapportent que [devant tous les autres élèves], il tâtait leur poitrine, se frottait sur elles en bougeant et les pénétrait de façon digitale, sous prétexte d' »ajuster » leur posture », écrit Matthew Remski dans un article publié dans The Walrus, après deux ans d’enquête.

Jois a d’abord été dénoncé sur Facebook – huit ans après sa mort – en 2017. Mais des vidéos corroborent en partie ce que les victimes rapportent.

Pénétrées à travers leurs vêtements

Manouso Manos a pénétré avec ses doigts des Américaines à travers leurs vêtements ou touché leur poitrine, sous prétexte d’« ajuster » leur posture.

PHOTO TIRÉE DE L’INTERNET

Il y a quelques jours, un prof vedette d’une très populaire branche de yoga a été radié… trois décennies après les premières plaintes le concernant. Le fondateur de l’école lui avait d’abord donné « une deuxième chance », ce qui avait provoqué la démission de professeurs indignés. Manouso Manos – qui a donné un atelier à Montréal en juillet – a pénétré avec ses doigts des Américaines à travers leurs vêtements ou touché leur poitrine, sous prétexte d’« ajuster » leur posture.

Leurs témoignages sont convaincants « hors de tout doute raisonnable », précise le rapport d’enquête indépendante mis en ligne la semaine dernière sur le site de l’association américaine de yoga Iyengar (IYNAUS).

Millionnaire en fuite

Bikram Choudhury – devenu millionnaire en popularisant la pratique du yoga dans des pièces surchauffées – a fui la Californie pour l’Asie lorsqu’un jury l’a condamné à verser 6,5 millions à une ex-employée.

PHOTO PIOTR REDLINSKI, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Bikram Choudhury – devenu millionnaire en popularisant la pratique du yoga dans des pièces surchauffées – a fui la Californie pour l’Asie lorsqu’un jury l’a condamné à verser 6,5 millions à une ex-employée. Elle avait été témoin et victime de ses agissements « graves, continus et offensants » à l’égard des femmes et des minorités. Plusieurs autres femmes le poursuivent pour harcèlement ou agression.

« Je les ai trouvées dans les déchets et leur ai donné vie », a-t-il dit en entrevue avec HBO, en 2016. « Pourquoi devrais-je harceler ? Les gens dépensent 1 million pour une goutte de mon sperme. »

Massages à plusieurs mains

Une autre superstar du yoga, John Friend, a eu des relations sexuelles avec des employées. Et lancé un groupe de « sorcières », qui se dénudaient pour lui donner des massages à plusieurs mains.

PHOTO JON HYDE, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Une autre superstar du yoga, John Friend, a eu des relations sexuelles avec des employées. Et lancé un groupe de « sorcières », qui se dénudaient pour lui donner des massages à plusieurs mains. Le scandale a été rapporté par de grands médias en 2012, après la diffusion de documents sur un site anonyme et la cueillette de témoignages. Une femme a dit au site Daily Beast que leur premier « rituel » avait eu lieu lors d’un séjour à Montréal, en 2008. Disant s’absenter pour « réfléchir » et suivre une thérapie, John Friend a quitté son entreprise, Anusara, pour en lancer ensuite une autre, Sridaiva.

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Ampleur inquiétante des abus sexuels dans le sport amateur depuis 20 ans


Des parents inscrivent des jeunes à un sport amateur, et font confiance aux entraîneurs. Malheureusement, plusieurs se sentent trompés, car des adultes a qui ils ont confié ont abusé sexuellement des jeunes et certains des entraîneurs ont même été accusé d’exploitations, fabrication ou possession de pornographie juvénile.
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Ampleur inquiétante des abus sexuels dans le sport amateur depuis 20 ans

 

Le hockey compte le plus grand nombre d'entraîneurs... (Photo archives La Presse)

Le hockey compte le plus grand nombre d’entraîneurs accusés avec 86 cas, dont 59 ont donné lieu à des condamnations.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

 

Agence France-Presse
Montréal

Plus de 200 entraîneurs de sport amateur au Canada ont été condamnés pour des délits sexuels contre des mineurs au cours des 20 dernières années, révèle dimanche une enquête de CBC/Radio-Canada.

Selon ce vaste coup de sonde portant sur la période 1998-2018, 340 entraîneurs de jeunes ont fait l’objet d’accusations de délits sexuels, qui ont donné lieu à 222 condamnations pour des abus contre plus de 600 jeunes de moins de 18 ans.

La chaîne ajoute que 34 cas supplémentaires font l’objet de procédures encore en cours.

Pour constituer sa base de données, CBC/Radio-Canada indique avoir épluché des milliers de dossiers judiciaires et visité de nombreux tribunaux dans l’ensemble du pays, ce qui a  permis à la chaîne de brosser un « portrait dérangeant de l’ampleur des délits sexuels commis par des entraîneurs ou des personnes en position de pouvoir dans le sport amateur canadien depuis 20 ans ».

Pour Sandra Kirby, ancienne sportive olympique, professeure de sociologie à l’université de Winnipeg et experte en matière d’abus sexuels dans le sport, les chiffres compilés par CBC/Radio-Canada pourraient n’être que la « partie émergée de l’iceberg » car tous les cas d’abus ne font pas l’objet de dénonciations.

Elle estime que les organisations sportives du pays ne peuvent ignorer ces résultats et qu’une « réforme massive » est nécessaire pour que tous les enfants s’adonnant à une activité sportive puissent le faire en toute sécurité.

Interrogée par CBC, Lorraine Lafrenière, dirigeante de l’association des entraîneurs du Canada, a de son côté jugé « déchirants » ces résultats, notant qu’ils montrent que les « parents ont un sentiment de sécurité trompeur lorsqu’ils laissent leurs enfants dans un club sportif ».

Selon CBC/Radio-Canada, les délits portent sur des abus sexuels, de l’exploitation sexuelle et la fabrication ou possession de pornographie juvénile.

Les condamnations concernent très majoritairement des hommes, 213 sur 222, mais les victimes sont autant des jeunes garçons que des jeunes filles.

Le hockey compte le plus grand nombre d’entraîneurs accusés avec 86 cas, dont 59 ont donné lieu à des condamnations.

Le soccer, qui compte le plus de pratiquants au Canada, arrive en seconde position avec 40 personnes accusées et 27 d’entre elles condamnées, mais tous les sports sont concernés, souligne l’enquête de CBC/Radio-Canada.

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Viols et douches avec des serpents: le calvaire des soldates nord-coréennes


Partout, au monde, les femmes engagées dans l’armée subissent du harcèlement sexuel, et même des viols. En Corée du Nord, les femmes sont obligées de s’enrôler pour 7 ans. Et ce qu’elles subissent sont très graves tel que harcèlement sexuel, viol, des mauvais traitements sans compter dans des conditions difficiles
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Viols et douches avec des serpents: le calvaire des soldates nord-coréennes

Mardi passé, Lee So Yeon a accordé une interview à la BBC où elle a raconté son calvaire. Exemple: l’armée nord-coréenne n’avait pas pris de dispositions pour les menstruations. © (capture d’écran).

Christophe Da Silva
Source: BBCa

Pendant plus de dix ans, Lee So Yeon a servi comme sergent dans l’armée nord-coréenne. Son calvaire, elle l’a raconté à la BBC.

« Il n’y avait pas d’eau chaude. Le commandant de la compagnie restait dans sa chambre après les heures de présence et violait les femmes soldats sous son commandement », se souvient la femme de 41 ans.

Lee So Yeon, qui a quitté l’armée nord-coréenne à 28 ans, a servi comme sergent dans une unité près de la frontière sud-coréenne. En 2008, l’ancienne soldate a fui vers la Corée du Sud. Elle a passé une année dans un camp de prisonniers après avoir été capturée à la frontière avec la Chine. La quadragénaire a réussi à s’échapper une nouvelle fois vers la Corée du Sud en traversant la rivière Tumen en 2009.

Un vrai calvaire

Son témoignage est précieux. Mardi passé, Lee So Yeon a accordé une interview à la BBC où elle a raconté son calvaire. Exemple: l’armée nord-coréenne n’avait pas pris de dispositions pour les menstruations.

« Une période de vulnérabilité pour les femmes »

« La période de famine a entraîné une période de vulnérabilité pour les femmes. Elles ont été nombreuses à y entrer et elles ont été soumises à de mauvais traitements », se souvient Lee So Yeon.

© photo news.

Pendant une décennie, Lee So Yeon a dormi sur la couchette du dessous d’un lit superposé, dans une pièce qu’elle partageait avec plus d’une vingtaine de femmes. Aucun espace privé. Juste une petite armoire pour stocker les uniformes.

« Il n’y avait pas d’eau chaude »

« Nous transpirions beaucoup. L’uniforme n’était pas en coton et ce n’était pas agréable. Le lavage des vêtements était aussi problématique. En tant que femme la chose la plus difficile à vivre c’était que nous ne pouvions pas nous doucher correctement. Il n’y avait pas d’eau chaude. L’eau arrivait directement d’un ruisseau. Il y avait parfois des grenouilles et des serpents », poursuit-elle dans des propos traduits par 20 Minutes.

Les abus sexuels faisaient également partie du quotidien de Lee So Yeon et de ses camarades.

Harcèlement sexuel

« Le commandant de la compagnie restait dans sa chambre après les heures de présence et violait les femmes soldats sous son commandement », conclut la femme de 41 ans.

En Corée du Nord, les soldates doivent servir au moins sept ans dans l’armée et les hommes 10 ans. C’est le service militaire le plus long sur la planète. Quasiment 40% des femmes âgées de 18 à 25 ans portent l’uniforme.

© ap.

http://www.7sur7.be/

Agressions sexuelles: l’art d’enseigner à dire NON


C’est un sujet qui me tient a coeur, car trop de femmes, d’enfants, et même des hommes subissent des abus sexuels et il est important d’en parler très jeunes avec les enfants sans pour autant être alarmiste et faire n’importe comment. Il faut aller selon l’âge et la maturité des enfants
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Agressions sexuelles: l’art d’enseigner à dire NON

 

Le sujet n'a jamais été autant d'actualité. Après Weinstein, puis Salvail et... (PHOTO THINKSTOCK)

PHOTO THINKSTOCK

 

SILVIA GALIPEAU
La Presse

Le sujet n’a jamais été autant d’actualité. Après Weinstein, puis Salvail et Rozon, le mouvement #MeToo est partout. Faut-il en parler avec nos enfants, et surtout, comment?

Il y a des sujets plus délicats que d’autres à aborder avec nos enfants. Pires encore que la sexualité, encore taboues dans certaines familles: les agressions sexuelles. Pourtant, tous les experts le confirment : prévention oblige, il faut absolument aborder la question. Socialement parlant, le sujet semble aussi urgent. Mais attention, pas n’importe comment.

Avec l’actualité des derniers jours, les prétextes pour aborder la question ne manquent pas. Tout particulièrement si votre enfant est sur Facebook (et on sait qu’ils le sont souvent très tôt). Il a probablement vu passer des statuts mystérieux avec les mots-clics #MeToo ou #MoiAussi. Et du coup s’est questionné.

«C’est une belle porte d’entrée pour en parler», souligne Sophie Bousquet, coordonnatrice des services cliniques à la Fondation Marie-Vincent (vouée à la prévention de la violence sexuelle ciblant les enfants), qui ne se dit toutefois pas surprise de l’ampleur du phénomène: 

«Les chiffres sont parlants. Et on sait depuis longtemps que les cas rapportés sont minimes.»

Selon elle, il faut ici d’abord sonder l’enfant: «Toi, qu’est-ce que tu comprends?» Un angle à privilégier pour tout ce qui a trait aux questions délicates en général, et à la sexualité en particulier.

Et si votre enfant vous questionne à son tour, oui, vous vous devez de répondre à ses interrogations. De manière claire et directe, selon son âge et sa maturité. Et surtout sans vous alarmer. C’est quoi, un abus sexuel?

«Un abus sexuel, c’est quand un grand, quelqu’un en situation de pouvoir, un boss, veut te toucher les organes génitaux, illustre la sexologue Jocelyne Robert. C’est ça. C’est clair, net et précis, et l’enfant comprend.»

La sexualité d’abord

Mais dans un monde idéal, avant ici d’aborder la délicate question de l’abus et de ses préventions, vous aurez abordé la sexualité depuis longtemps avec votre enfant. Les experts sont unanimes:

«Avant de parler d’agressions sexuelles, il faut avoir parlé de sexualité saine, reprend Sophie Bousquet. Il faut d’abord comprendre ce qui est sain, avant de commencer par ce qui ne l’est pas.»

Même son de cloche de la part de Jocelyne Robert, LA référence au Québec en matière d’éducation sexuelle.

«La meilleure prévention, c’est l’éducation à la sexualité. Si on sait ce qui est bon, on sait ce qui est moins bon.»

Elle concède que ça n’est pas nécessairement évident pour tout le monde.

«Le nombre d’adultes qui ont vécu des abus ou qui en ont été témoins est inimaginable…»

Concrètement

Alors, comment faire? Non, on ne s’assoit pas à table pour avoir une grande discussion avec nos enfants. On saisit plutôt les petites occasions. Et elles ne manquent pas. Avec un tout petit qu’on surprend à jouer au docteur, par exemple,

Jocelyne Robert suggère de réagir en ces termes: «Oui, c’est normal d’être curieux et excité», et de finir en disant: «Mais attention, jamais avec un grand!»

«Il faut qu’un enfant sache très tôt qu’un adulte n’a pas de droit sur lui!»

Avec un plus vieux, on peut être encore plus explicite:

 «Oui, la sexualité, c’est beau et bon, mais pas avec n’importe qui, et pas n’importe quand. À ton âge, jamais avec un grand.»

Chez les ados, toujours vulnérables (Jocelyne Robert souligne que certains jeunes, plus carencés affectivement, isolés ou en manque de valorisation, le sont plus particulièrement), on suggère des discussions franches et directes. Par exemple: si un adulte, un entraîneur ou un professeur s’intéresse trop à toi, te gâte, fais attention.

«Ça n’est peut-être pas dramatique, mais il y a peut-être lieu de se poser des questions», nuance la sexologue, qui ne veut pas non plus que les parents partent ici en peur, effrayant au passage leurs enfants. «Il ne faut pas en faire un plat, mais utiliser des mots clairs et limpides», insiste-t-elle.

Cohérence

À ce sujet, il est important que les parents soient cohérents. Si un adulte n’a pas de droit sur le corps d’un enfant, si on souhaite que nos enfants l’intègrent, pour qu’ils sachent, le cas échéant, comment dire non, cela a des implications. Cela veut aussi dire qu’ils ont le droit de refuser les bisous des grands-mères à Noël ou des câlins des grands-pères aux anniversaires. Et qu’on se doit de les respecter.

«Parce que sinon, les enfants vont finir par penser qu’ils doivent faire ce que les adultes veulent…»

Il faut aussi être clair: non, amour ne rime pas avec sexualité. Il ne suffit pas de s’aimer pour faire des bébés, illustre la sexologue.

«Si on associe amour et sexualité, les enfants finissent par croire que si ça vient de quelqu’un qu’ils aiment – et c’est ce qui arrive dans 90 % des cas -, c’est correct!»

Parenthèse: la sexologue conseille ici aux parents de vite mettre les choses au clair avec leurs enfants: non, fiston ne se mariera pas avec maman, ni fillette avec papa.

«Ça n’a rien d’effrayant, dit-elle. Ça aide les enfants à grandir.»

Et ça, oui, c’est le boulot des parents. Tout comme aborder tous ces sujets délicats.

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Te laisse pas faire ! par Jocelyne Robert

PHOTO TIRÉE DU WEB

Deux ressources à lire

Avec les plus jeunes

Te laisse pas faire!, Jocelyne Robert, Éditions de l’Homme 2005

Une référence dans toute la francophonie, ce classique de Jocelyne Robert s’adresse à la fois aux parents et aux enfants. Objectif: informer sans effrayer, et surtout prévenir. Pour ce faire, l’auteure propose une foule de mises en situation, à évaluer en famille, histoire de discuter des risques, des réactions possibles et des solutions. Un outil indispensable pour faire le tour de la question.

Avec les plus vieux

Luna la nuit, Ingrid Chabbert et Clémentine Pochon, Les enfants rouges 2017

Pour aborder le délicat sujet de la pédophilie, les auteures sont passées ici par la bande dessinée. Le texte est simple, les dessins sont à la limite naïfs. Ouvrage à la fois sombre, lourd, quoique pudique, ce n’est finalement qu’à la dernière page que le lecteur devine l’horreur. Une porte d’entrée originale et néanmoins efficace pour amorcer un dialogue avec les plus vieux.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Ces quintuplées sont devenues célèbres en 1934


En mai 1934, naquit les soeurs Dionne en Ontario au Canada. La particularité, ce sont 5 soeurs identiques. Déjà, que ce sont des naissances vraiment rares, alors imaginez à l’époque ce qu’on vivre ces enfants quand la mode était de faire l’exposition de tout ce qui est différent. Beaucoup, on fait de l’argent à leur dépendant
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Ces quintuplées sont devenues célèbres en 1934

 

© Youtube / bear908

Avoir des jumeaux ou des triplés est toujours spécial, mais donner naissance à des quintuplés est quasiment inimaginable.

Aujourd’hui encore, les grossesses multiples comportent des risques, donc encore plus dans les années 30.

Donc, quand une femme a accouché de 5 filles identiques, il y a 83 ans au Canada, personne ne s’attendait à ce qu’elles survivent.

Mais dès l’instant où les quintuplées Dionne ont fait leur entrée dans le monde, les sœurs sont entrées dans l’histoire.

 

© Youtube / bear908

Yvonne, Annette, Cécile, Emilie et Marie sont nées à la maison dans l’Ontario au Canada, le 28 mai 1934.

Leurs parents, Oliva-Edouard et Elzire Dionne étaient des fermiers et ils n’avaient ni l’eau courante ni l’électricité.

Un médecin du nom d’Allan Roy Dafoe a fait naitre les quintuplées avec l’aide de deux sages-femmes.

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Docteur Dafoe pensait donner naissance à des jumeaux, mais les sœurs Dionne allaient battre un record de naissance.

Les filles étaient les seules quintuplées connues pour être nées d’un seul ovule et elles étaient le premier groupe de quintuplés à survivre pendant l’enfance, mais plus encore, jusqu’à l’âge adulte.

Toutes ensemble, les sœurs pesaient au total seulement 6 kilos.

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En tout juste quelques jours, les quintuplées Dionne étaient devenues un phénomène mondial. Des félicitations et des cadeaux sont arrivés de toute part, mais également des propositions.

Les organisateurs d’une foire appelée la Chicago Century of Progress Exposition ont contacté les parents pour leur demander d’exposer les quintuplées.

Les parents des fillettes, qui avaient besoin d’argent, ont accepté.

Le gouvernement de l’Ontario n’était toutefois pas content de cette décision et a décidé d’intervenir. Ils ont déclaré les Dionne inaptes à s’occuper des filles et la garde leur a été retirée.

Ironiquement, toutefois, les Dionne ont eu le droit de garder leurs cinq autres enfants.

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Au final, Allan Roy Dafoe, le médecin qui avait fait naitre les filles, est devenu leur tuteur légal.

L’exploitation des filles a néanmoins continué, avec le soutien du gouvernement.

En réponse à l’intérêt du public, l’hôpital et Nurserie Dafoe a été construit en face de leur maison familiale.

Chaque jour, environ 6000 visiteurs venaient voir les sœurs Dionne qui étaient exhibées devant eux dans une galerie d’observation.

Les parents des quintuplées ont tenu une boutique de souvenirs dans leur maison, même s’ils étaient très peu en contact avec les filles.

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Une industrie a pris forme autour des sœurs Dionne et l’entourage fut baptisé « Quintland ».

Quintland a généré des millions de dollars à une époque où une grande partie du monde était en pleine Grande Dépression.

Les quintuplées Dionne étaient la plus grosse attraction touristique de l’époque, surpassant même le côté canadien des chutes du Niagara. L’intérêt d’Yvonne, Annette, Cécile, Emilie et Marie n’est pas certain dans cette affaire.

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Des images des quintuplées ont été utilisées dans des publicités pour des produits comme le sirop de maïs Karo et Quaker Oats et les filles ont été en vedette dans quatre films hollywoodiens et plusieurs documentaires.

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En 1943, après une longue bataille juridique, la garde des sœurs Dionne a été restituée à leurs parents.

Mais même si les filles étaient de retour chez elles, leurs vies étaient loin d’être meilleures.

À ce moment-là, elles avaient 9 frères et sœurs biologiques : trois grands frères, trois grandes sœurs et trois petits frères – et les autres enfants étaient jaloux et envieux d’elles.

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Des années plus tard, en 1995, les trois sœurs encore vivantes affirmèrent avoir été victimes d’abus sexuels de la part de leur père quand elles étaient adolescentes.

Donc, à 19 ans, Yvonne, Annette, Cécile, Emilie et Marie ont décidé de couper tout contact avec leurs parents.

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Même si les sœurs Dionne ont essayé de mener une vie normale après une enfance faite d’abus et d’exploitation, elles ont souffert de troubles mentaux et personnels au cours de leur vie.

Emilie est décédée à l’âge de 20 ans, le 6 aout 1954, des suites d’une crise d’épilepsie.

Le 27 février 1970, Marie est décédée suite à un caillot de sang au cerveau, à l’âge de 35 ans.

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En 1997, les trois sœurs toujours en vie ont décidé de poursuivre le gouvernement de l’Ontario pour les avoir exploitées pendant leur enfance.

Elles ont été dédommagées à hauteur de 2,8 millions de dollars et le gouvernement a reconnu ses erreurs.

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Aujourd’hui, Annette et Cécile sont les deux seules sœurs en vie.

Apprenez en plus sur la vie fascinante, effrayante et incroyable des quintuplées Dionne dans cette vidéo :

Parce que ces filles étaient si spéciales, elles ont souffert toute leur vie.

Aujourd’hui, c’est difficile d’imaginer toute l’attention et les abus auxquels elles ont été exposées – surtout avec la participation du gouvernement.

Espérons, toutefois, que leur histoire a donné une leçon au monde entier – que tous les enfants méritent le respect et que leurs intérêts devraient être prioritaires.

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Le Saviez-Vous ► Les pensionnats autochtones, le génocide culturel amérindien


Un résumé d’une assimilation des Amérindiens (qu’on nomme à tort indien) avec un témoignage d’une amérindienne en vidéo. Quand les européens sont venu en Nouvelle-France, c’est fut le début des ennuis pour les Premières Nations. Quand les colons se sont bien installés, des pensionnats ont été créer pour provoquer un génocide culturel chez les amérindiens. C’est le coté obscur de l’histoire Canadienne qu’il ne faut ne faut pas oublier .. Des enfants ont été séparé de leurs familles, violentés, abusé sexuellement par des missionnaires pour soit disant les civilisés à la culture blanche.
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Les pensionnats autochtones, le génocide culturel amérindien

RACONTÉ  PAR MARINE GASC

Au XIXe siècle, les Canadiens ont créer des pensionnats pour les enfants autochtones (pour les Amérindiens) afin de les civiliser. De fait, pendant plus d’un siècle (le dernier pensionnat a été fermé en1996), les enfants étaient battus, exploités, humiliés… Découvrez les pensionnats pour autochtones ou le génocide culturel au Canada.

« Acquérir les pratiques des Blancs » dans les pensionnats

Les pensionnats avaient une mission très simple, retirer les enfants natifs américains à leurs parents afin de limiter l’influence de la culture autochtone, de leur apprendre les pratiques et les coutumes et ainsi en faire de parfaits petits Blancs. Ça fait flipper un peu et pourtant je n’invente rien, ce sont les mots du Premier ministre John A. Macdonald en 1883 :

«  Les enfants indiens devraient être retirés le plus possible de l’influence de leurs parents, et la seule manière d’y arriver est de les placer dans des écoles industrielles où ils vont acquérir les habitudes et les pratiques des Blancs »

A l’époque on veut permettre aux enfants amérindiens d’avoir les mêmes chances de réussir leur vie que les Blancs. C’est plutôt cool, mais le faire en voulant gommer les différences culturelles, c’est moche. D’autant que les moyens mis en place ne permettent pas d’offrir des chances de réussite aux enfants, au mieux ils apprennent à lire et écrire, au pire ils sont humiliés du fait de leurs langues, de leurs coutumes ou de leur couleur de peau.

Entre 1880 et 1996, plus de 150 000 enfants ont été placés dans les pensionnats.

Qu’est-ce qu’un pensionnat ?

La politique d’assimilation des Amérindiens par le Canada a été mise officiellement en place en 1880, or, entre 1830 et 1880, il existe déjà des établissements pour éduquer et convertir les natifs américains afin de les intégrer à la société.

Des missionnaires catholiques en sont à l’origine « aime ton prochain, mais seulement s’il te ressemble! » En Nouvelle-France, ça ne convainc pas vraiment les parents amérindiens qui préfèrent garder leurs enfants auprès d’eux et il n’existe aucune loi et donc aucune institution pouvant les contraindre à mettre les gamins dans ces pensionnats. C’est ce qui va changer en 1876 avec la loi sur les Indiens :

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« Notre législation indienne repose sur le principe que les autochtones doivent rester dans un statut de tutelle et être traités comme des pupilles ou enfants de l’État […] L’intérêt des autochtones comme celui de l’État requiert que tous les efforts soient faits pour aider l’homme rouge à sortir de sa condition de tutelle et de dépendance et il est clairement de notre savoir et de notre devoir de le préparer, par l’éducation et tout autre moyen, à un plus haut degré de civilisation en l’encourageant à assumer les privilèges et les responsabilités d’une citoyenneté entière. »

Le gouvernement fédéral décide qu’il faut des dispositions liées à l’éducation des Amérindiens (entre autres…). Et là, ça marque mal car les peuples autochtones sont obligés de laisser les enfants (à partir de 6 ans) dans les pensionnats (non mixtes). Dans un premier temps, les chefs amérindiens ne sont pas contre, ils espèrent donner aux gamins la chance de s’adapter à la nouvelle société mais aussi d’avoir l’opportunité de ne pas se laisser dominer par les étrangers en connaissant leurs codes, leurs coutumes, leurs langues. D’un autre côté, le gouvernement espère rendre les peuples autochtones plus indépendants financièrement en les intégrant dans la société et le commerce car le gouvernement verse des fonds publics aux peuples autochtones, il s’agit d’une protection financière en échange de l’occupation des terres (et j’aime autant vous dire qu’ils ne sont pas gagnants les natifs Américains).

En 1883, trois pensionnats autochtones (encore appelés écoles industrielles) sont en marche, ils sont gérés par le gouvernement fédéral et l’Église (catholique, anglicane et presbytérienne). Au cours des cinquante années qui suivent, un véritable réseau de pensionnats se met en place (jusqu’à 80 établissements en 1930). Seules deux provinces refusent de mettre en place les pensionnats : le Nouveau-Brunswick et l’Ile-du-Prince-Edouard. En 1945, le gouvernement décide de couper certaines aides financières aux familles autochtones qui refusent de mettre leurs enfants dans les pensionnats… Et les familles sont nombreuses car les conditions de vie y sont terribles.

La vie dans un pensionnat

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Plus de 150 000 enfants âgés de plus de 6 ans ont intégré les pensionnats autochtones, plusieurs milliers en sont morts. Environ 3200. Du fait des conditions sanitaires indécentes, les épidémies font des ravages, notamment la tuberculose et la grippe, mais aussi la violence. De fait, le taux de mortalité est cinq fois plus élevé dans les écoles industrielles que dans tout le pays.

Dès leur arrivée, les enfants sont humiliés. On les déshabille et on les lave devant tout le monde. Déso du point Godwin mais ça se passe pareil dans l’entrée des camps de concentration. Dans certains pensionnats, des enfants sont même frottés au détergeant afin d’éclaircir leur peau. Sauf qu’en fait ça ne marche pas, ils ne sont pas sales, ils sont Amérindiens.

« Dès que nous sommes entrées dans le pensionnat, les abus ont commencé. Nous avons été déshabillées, amenées dans un dortoir. Nos cheveux ont été vaporisés. […] On nous a dit que nous étions des petites sauvages stupides, et qu’on devait nous éduquer. » – Élaine Durocher

Les journées sont toutes rythmées de la même façon. Le matin les élèves sont en classe, l’après-midi ils travaillent. Chaque jour, ils sont réveillés par une cloche, doivent se lever seuls et partir au réfectoire pour un déjeuner frugal ensuite les enfants enchaînent trois heures de classe. Les cours sont donnés en français et en anglais. Après le déjeuner ils partent travailler, à aucun moment de la journée les enfants n’ont le droit de parler leur langue sous peine d’être battus.

« Ils m’ont volé ma langue. Ils l’ont sortie droit de ma bouche. Je ne l’ai plus jamais parlée. Ma mère me demandait : « Pourquoi, pourquoi? Tu peux m’écouter. » Elle disait : « Je pourrais te l’apprendre. » J’ai refusé. Et quand elle m’a demandé pourquoi, j’ai répondu : « J’en ai assez d’avoir des claques sur la bouche. Je suis tannée. Je suis tannée, c’est tout. » » – Rose Dorothy Charlie

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Le gouvernement justifie le travail (relativement intense) par l’apprentissage pour une meilleure intégration dans le milieu du travail. Ben oui, les petits sauvages doivent apprendre à rester assis pour le travail. En réalité, le boulot des gamins sert à payer les frais liés à l’organisation des pensionnats. Vu que le gouvernement ne veut pas mettre de fric dans les écoles industrielles, il donne du boulot aux missionnaires de l’Église et réduit au maximum le budget alimentaire et matériel. Durant les week-ends et vacances scolaires, les enfants autochtones doivent rester aux pensionnats pour ne pas perdre les bonnes manières. Il n’y a pas de classe mais des activités religieuses Il faut attendre 1960 pour que les enfants puissent rentrer voir leur famille durant les vacances. La séparation avec les parents est très difficile, en plus de ça, les enfants sont victimes de nombreuses violences.

Des enfants brutalisés et abusés dans les pensionnats

Un rapport publié en 2015 fait un triste constat (après plus de 7 ans de travail) à propos du traitement réservé aux enfants. Malnutrition, abus sexuels, violences physiques et psychologiques… Les témoignages sont assez horribles. Outre la qualité médiocre des enseignements apportés par des personnes incompétentes (les missionnaires), la qualité de vie est mauvaise, les enfants n’ont pas de vêtements adaptés aux saisons, ils sont malnutris et sont soumis à de nombreuses maladies sans que des soins particuliers leurs soient accordés.

« J’ai toujours blâmé le pensionnat pour avoir tué mon frère. Il s’appelait Dalton. […] Ils m’ont autorisé à aller le voir une fois avant sa mort, et il ne m’a même pas reconnu. Il n’était qu’un petit garçon allongé dans un lit à l’infirmerie, en train de mourir. » – Ray Silver

La culture autochtone est complètement humiliée, leur langue maternelle est interdite même lorsqu’ils écrivent à leurs parents… De nombreux enfants ont été battus, parfois à mort. Il existe aussi des cas de violences sexuelles par le personnel des pensionnats autochtones…

« Puisque je ne pleurais pas après avoir été battue, elles devenaient furieuses, vous savez, les deux religieuses. Elles commençaient tout simplement à nous battre et elles perdaient le contrôle. Elles nous jetaient contre le mur, nous jetaient sur le plancher, nous frappaient à coups de pied, à coups de poing. » – Géraldine Bob

« J’ai vu la religieuse pousser cette fille en bas de l’escalier. Elle ne s’est jamais relevée, et on nous a éloignés de là, on nous a envoyés en bas. Je ne sais pas ce qui est arrivé, mais elle n’est pas revenue avant des mois. Et, quand elle est revenue, elle était un peu paralysée. » – Margaret Plamondon

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« Ils me couraient après, m’attrapaient et m’amenaient à ce pédophile pour qu’il puisse m’agresser, profiter de moi comme il le voulait. Et on vivait dans la peur permanente. » – Richard Hall

« On me sortait chaque soir. Et ça a continué jusqu’à ce que j’aie environ 12 ans. Il y avait plusieurs superviseurs, des hommes et une femme. Et c’était dans le dortoir, c’était dans leur chambre; c’était dans l’abri d’auto; c’était dans son auto à lui; c’était dans le gymnase; à l’arrière du véhicule… » – Frances

Le rapport pose un constat assez négatif… Depuis 2008, le Canada a présenté plusieurs fois des excuses aux autochtones, reconnaissant sa responsabilité dans le génocide culturel. Aujourd’hui encore, le premier ministre et le gouvernement tentent de réparer autant que possible les erreurs du passé…

Entrez la légende de la vidéo ici

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