Nos Abîmes


Nous sommes beaucoup portés vers l’extérieur, de ce qui parait et non de ce qui est l’origine de nos maux. Ce qui serait bien, si nous apprenons a mieux nous connaitre, de savoir vraiment ce que l’on veut dans ce qui est possible, nous pourrions sûrement mieux affronter ce qui est impossible
Nuage

Nos Abîmes

 

« L’homme doit prendre conscience de ses abîmes pour mieux les contourner. »

Gilles Archambault

Au revoir


On a beaucoup parler de terrorisme, de bombe, d’avion détournée pour se détruire en plein vol pendant nos discussion assez pour refléter dans nos mots le tristes sort des victimes et ceux qui restent. Ce poème est en deux partie, la victime et celui qui reste
Nuage

Au revoir

 

Viens, Viens vite, le téléphone indiscret
Communique un message simple en sonnet
J’ai envie de te voir avant de partir
Pour garder tes yeux au fond des souvenirs

Que reste t’il de la fleur et de l’arôme
Au profond des abîmes ou loge le cœur
Noyé dans l’artère des milles rancœurs
Sombrant dans l’odeur fétide qui embaume

Injustice ou volonté du créateur
Où serait-ce l’oeuvre d’un déprédateur
De voir après moisson le reste du chaume
Impressionner que la terre inculte chôme

J’endure cet accent triste, atrabilaire
Laissant l’âme dans un état grabataire 
Et pour me voir arraché comme une plante
Brutalement de sa terre verdoyante

Et par la suite dévorent mon cadavre
Ton souffle de toi, tu le sais est mon havre
En tout, mon bonheur, une joie délirante
Par contre, seul ton absence me tourmente

Viens, Viens vite, le téléphone indiscret
Communique un message simple en sonnet
J’ai envie de te voir avant de partir 
Envie de butiner ces beaux souvenirs

Envie de regarder ton visage si doux
Dieu me l’a-t-il envoyé, je ne sais d’où
L’Eden ? Où les cieux ? Où un des plus beaux lieux
J’ai envie de crier, pleurer, ah mon Dieu !

Envie de chanter ma courte ritournelle 
Avec toutes les belles images immortelles
Viens, viens vite, viens vite ici, je veux te voir
Te dire non pas adieu mais au revoir

Tout mon corps enveloppé dans les bras des fées
L’âme a voulu imiter l’amour d’Orphée
Dans son long péril, de l’enfer en enfer
Dans tous ses voyages pénétrant l’univers

Éperdu dans les ténèbres sans indices
Suppliant la déesse, où est Eurydice ?
Puis sans but, l’esprit ivre de dopamine
Tombe dans les mains du mal qui le domine

Elle était quelque part dans l’aéroport
Serrant très fort ses papiers comme si mon sort
Serait entre ses doigts frêles en porcelaine
Se cassant devant les échecs qui s’enchaînent

Dans ma main tremblante; je tenais des fleurs
Avec un gros chagrin, mes yeux en pleurs
Un peu distant, par respect ou bien peur d’elle
Restant figé pour endormir les querelles

Autour son frère, sa mère puis ses soeurs
Images de mille glaives ancrés au cœur
J’ai ressenti l’épine de l’amertume
Jusqu’au sang qui lentement se consume

Elle quittait entourées comme une prisonnière
Pour la reconduire vers une autre ornière
C’était la nuit la plus froide de décembre
Que cette indifférence a givré dans l’ombre

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
9 décembre 2004

Oh Mer !


Ce que je préfère quand j’écris c’est d’employer des éléments de la nature comme s’ils pouvaient nous répondre, car la nature a son propre langage pour nous faire réagir quand on la contemple
Nuage

Oh Mer !

J’allais venir à toi, Oh Mer !
Aux profondeurs de tes abîmes
Me libérer du goût amer
De mes entrailles qui s’abîment

Envoûtée par une expression
De l’intensité de ton coeur
T’offrir l’acmé de mes passions
Dans ton écrin de tout malheur

Tes vagues, ton ire me tanguent
Puis se dissipent sous mes pieds
Et ta fraîcheur qui me seringue
Pour me vider et me confier

Puis ensevelie d’un silence
Qui jalonne mon état d âme
Ma candeur naît la confiance
Croire en toi serait un grand drame

Les poètes m’ont pervertie
Sans une clairvoyance posthume
Mes douleurs cherchant l’amnistie
Dans tes ténèbres que j’exhume

Oh Mer !
Je ne viens plus me confesser
Ou ensemencer mes labours
Une méthode de me panser
Pour chasser loin tous mes vautours

Cœur brisé débourre ta peine
Tes poèmes aux rafles des vents
Ainsi écrire à perdre haleine
Cet amour, tu es seul fervent

Hélas, tu restes toujours sévère
Comme les belles courtisanes
Juste l’emblème de l’éphémère
Ainsi, rends mon cœur si profane

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
5 Juillet 2004

Non à l’ironie


Nous voulions soulignez ici ceux qui cherchent l’âme soeur mais ne trouve pas, malgré les premiers pas, malgré un air de promesse rien n’aboutit, nous voulions aussi souligner l’amitié, certains sont sincères d’autres pas .. alors fermons la porte aux éphémères a ceux qui jugent pour tout et pour rien et ouvrons la porte aux gens qui sont meilleurs
Nuage

 

Non à l’ironie

 

 

 

J’ai rêvé au grand amour
Mais jamais, il n’est venu
Me rencontré au carrefour
Parmi tous ces inconnus

J’ai osé le provoquer
Malgré les mauvais regards
De moi, on s’est bien moqué
Ils m’ont donné le cafard

J’ai erré de cœur en cœur
Solitude en solitude
Trouvé l’amitié en chœur
Dès lors avec certitude
J’ai pu trouvé des âmes sœurs
Échangé en toute quiétude

Puis le vent soudain se lève
Transportant les murmures
Des cachoteries se soulèvent
Des fausses rumeurs d’imposture

Moi qui ne veux pas blesser
Moi qui cherche la bonne entente
Moi qui ne veut offensé
Moi qui veut que la détente

Vous jugez par ignorance
Comme des ânes très entêtés
A semer votre médisance
Cueillir l’animosité

Pourquoi ne voir que le mal ?
Quand je veux seulement le bien
Oui, pourquoi me faire si mal ?
Quand doit dominer le bien

Vous fouillez dans mes abîmes
Disloquer les lettres des vers
Éplucher les synonymes
Narrer l’histoire à l’envers
Pour récolter tout votre dîme
De votre verbiage pervers

Par une haine ou jalousie 
Vous tombez dans les méandres
De ragots de fantaisies
N’est à mon cœur que des cendres
De votre baratin roussi

J’aimerais tant déchiffrer
Quand je vois mes nerfs se tordre 
Devant le mépris filtrer
De vos regards en désordre

Pourtant, vous cherchez la joie
Chez moi, vous la refusez
Pour conquérir votre voie
D’un simple coup d’oeil vous rusez

Je dois fermer ma fenêtre
Conserver ma poésie
Vivre seulement pour le bien-être
Loin de toute hypocrisie
Partageant avec des êtres
Dans mon ciel que j’ai choisi

Tous ceux qui veulent bien me suivre
Mes bras ouverts sans limites
Les autres mon cœur n’est que givre
De leurs pensées qui s’effritent
La belle parole, j’en suis ivre
Frère et soeur, je vous invite

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
25 Janvier 2004

Ah mon coeur


A force d’écrire sous l’inspiration des discussions sur MSN (je ne chatte plus depuis des années) Un ami me présentait ses textes, sans rime, et de longues phrases alors a deux nous avons donc écrits plusieurs poèmes .. Deux cultures, deux mondes et même deux langues différentes réunit pour écrire Il ne voulait pas cosigné mais a accepté que son prénom apparaisse
Nuage

Ah mon coeur

 

Toi, mon cœur, je te dédie ces rimes
Un parfum s’émane pour consoler
Dans les fentes profondes de tes abîmes
Pour revoir ton destin qui s’envole

La nuit est parsemée de remords
De ma vie présente et du passé
A qui dois-je accusé de tout tord
Si ce n’est que toi qui as rusé

Je t’ai relaté, mon cœur, milles fois
Ce bas monde, ne mérite plus tes larmes
Tu n’es que bois en cendre et sans foi
Tes rires étouffés deviennent sans charmes

Que diras-tu devant tous les anges ?
Quand la poussière réduira ton corps ?
Quand  Dieu entendra ces fausses louanges ?
Toi qui te croit invincible et fort

Regretteras-tu d’avoir aimé ?
L’aspect d’une personne qui t’a ruiné 
De toute ta vie, tu n’as qu’écumé
Envoûté de passions raffinées 

Imagines-toi que par ton orgueil
Tu ne goûteras plus les miels d’Eden
Ta vie gâchée, l’enfer en accueil
Réfléchi avant de perdre l’haleine

Sûrement, l’un de nous dois calmer l’autre
Avant le jour de résurrection
Pour une pause du plus sage des apôtres
Et se soustraire de l’humiliation

Le jour se lève et l’espoir renaît
Mon cœur, aide-moi à me relever
Pour changer mon destin imparfait
Que dans l’au-delà, je sois sauvé

Rachel Hubert (Nuage) et Saïd
13 Novembre 2003

Bonsoir tristesse


Nous sommes tous un jour ou l’autre anéanti par un événement qui s’infiltre pour éteindre certains espoirs, certains rêves, mais heureusement, la tristesse n’est pas éternelle
Nuage

Bonsoir tristesse

Bonsoir tristesse, moi qui pensais que tu m’avais oublié
Tu étais bien caché dans ton coin à attendre pour rejaillir
Sans préambule, te revoilà surgissant, pour me tourmenter
Attendant le moment propice de faire apparition pour me trahir

Je ne suis qu’un grain de poussière devant cette immensité
Cherchant sans façon, une place ou mon âme pourras croître
Le désespoir, tu veux me faire goûter pour que je sombre dans l’adversité
Je ne veux pas de toi dans mon coeur qui subit la vengeance de ton cloître

Tu m’as berner tout ce temps, croyant  ta disparition à tout jamais
Mais ton amusement est de jouer avec ma sensibilité, ma naïveté très révélatrice
Tu as anéanti des espoirs en quelques secondes m’emprisonnant dans tes harnais
Je refuse de me rendre et devenir captive, que dans tes mains tu seras la dominatrice

J’aspire pourtant à mes rêves qui eux ont regagner le fond des abîmes
Ta mélancolie les a chasser loin dans cette noirceur comme de vulgaires rebuts
Tu seras mon ennemie indéfiniment à qui je dois lutter sans être toujours ta victime
Mon combat sera jusqu’à épuisement, dérobant ces caprices qu’on m’a défendu

Si les lois sur terre ne peuvent t’expulser avec mes blessures et ma détresse
Une autre puissance viendra t’anéantir un jour ou l’autre pour me libérer
Ce moment la, tu seras à ton tour pigé, obligé d’inhumer tes faux titres de noblesses
Maintenant, la nuit s’achève, mes pleurs cessent, et je continu de croire à mes songes voilés

Rachel Hubert (Nuage)
14 Juin 2002