D’où vient notre manie d’attendre des enfants qu’ils se taisent en public?


On ne tolère pas chez l’autre enfant ce que l’on tolère chez le sien. C’est un fait ! Quand on voit un enfant agiter dans un lieu public, nous avons tendance à juger les parents, et pourtant nous avons tous vécu ce genre de moment. Cependant, à certains endroits, on évolue par rapport aux enfants. Par exemple : Quand ma mère est décédée, au salon funéraire, il y avait dans une salle des tables et une boite de jouets pour les petits. Ana-Jézabelle et Aurélie avaient a peu près 3 ans et elles ont amener les jouets où ma mère était exposée. Le Monsieur qui s’occupe du salon funéraire, les regarde et ajoute : La vie continue, c’est un beau symbole de voir les enfants jouer. Alors que dans un autre salon funéraire pour une autre personne, on demandait aux enfants d’être tranquille même s’ils étaient a l’écart.
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D’où vient notre manie d’attendre des enfants qu’ils se taisent en public?

Le temps où les enfants ne pouvaient ouvrir leur bouche que lorsqu'on s'adressait à eux est toujours latent. | Ocean Biggshott via Unsplash

Le temps où les enfants ne pouvaient ouvrir leur bouche que lorsqu’on s’adressait à eux est toujours latent. | Ocean Biggshott via Unsplash

Daphnée Leportois

En société, les plus jeunes se doivent d’être sages comme des images sous peine d’être regardés de travers.

«Un inconnu à une femme avec sa fille de 2 ans, qui joue calmement à sa place dans le TGV: “C’est pas une aire de jeu, ici. Les enfants dans le train, c’est dans l’escalier.”»

Les anecdotes comme celle-ci, relayée sur Twitter par le compte Mother F*cking Stories, ne manquent pas.

«À 3 ans, mon fils assistait à une cérémonie hommage qui durait deux heures. Il s’est fait disputer par une vieille femme parce qu’il faisait trop de bruit en buvant son biberon. Je cite: “Je n’ai jamais vu autant d’irrespect.” Il écoutait en silence depuis plus d’une heure…», renchérit @CherryHanami.

Forcément turbulents

On peut certes comprendre que des adultes trouvent désagréable d’être perturbé·es dans le déroulement de leur emploi du temps bien rodé pour cause de cris, braillements, pleurs ou mouvements intempestifs –c’est bien pour ça que les hôtels ou restaurants «sans enfants» prolifèrent. Après tout, d’autres individus leur imposent un choix, celui d’avoir des enfants ou, à tout le moins, d’être en leur compagnie sonore et tumultueuse.

Mais la situation va plus loin que des heurts dus à une cohabitation non souhaitée. Ce que ces quelques récits révèlent, c’est que partout en société, les enfants dérangent pour la seule et unique raison qu’ils sont des enfants; ils seraient forcément trop turbulents pour respecter les normes d’un espace public destiné en priorité aux grandes personnes.

«Depuis que je suis mère, je m’interroge […] sur cette société qui veut qu’on fasse des enfants, mais pas voyants, pas bruyants, pas… pas “enfantins”», formule Coline Charpentier, avant de raconter une scène du même acabit s’étant déroulée au sein de la basilique Saint-Denis, haut lieu touristique: une visiteuse, fâchée, y avait demandé à son fils âgé de 1 an «de parler moins fort et d’arrêter de marcher sans respect».

Voici venu le temps de l’enfant roi… du silence.

Pour l’anthropologue de l’enfance et de la jeunesse Julie Delalande, ce manque de tolérance envers les bambins souligne «les différentes facettes du regard sur l’enfant et le décalage entre la théorie et la pratique», entre le grand principe érigé en maître du bien-être de l’enfant, autorisé à s’exprimer et que l’on se doit d’écouter, et sa mise en application, loin d’être universelle et constante.

Héritage hiérarchique

C’est le deux poids, deux mesures de notre société individualiste, pointe la professeure de sciences de l’éducation à l’université Caen Normandie:

«On va tolérer son enfant en tant qu’individu roi (c’est-à-dire que l’on veut qu’il soit lui-même et que tout ce qu’il fait sera valorisé comme une manifestation de lui-même), mais pas les manifestations individuelles des autres enfants. On ne tolère pas chez l’autre enfant ce que l’on tolère chez le sien.»

La liberté de l’enfant fait alors figure d’exception. C’est bien la preuve que le temps où ils devaient tous se tenir à carreau n’est pas si reculé que ça et que ce modèle, que l’on pensait disparu avec les martinets, où les enfants ne pouvaient ouvrir leur bouche que lorsqu’on s’adressait à eux est en fait toujours latent.

«C’est un héritage. On retrouve une empreinte très forte de l’ancien modèle traditionnel, où la place de l’enfant était de rester à sa place et la marque de respect envers l’adulte était de se taire», indique Julie Delalande.

Ce legs un peu réac s’est maintenu parce que la relation hiérarchique entre adultes et enfants ne s’est pas évaporée, quand bien même une plus grande place est faite aux enfants. Ils ne sont toujours pas autonomes et leur statut les place donc sous l’autorité des adultes, rappelle la chercheuse. C’est la norme actuelle.

«C’est une marque de pouvoir sur l’enfant que de le faire taire.» Julie Delalande, anthropologue de l’enfance et de la jeunesse

De la même manière qu’on ne tolèrera pas dans l’espace public qu’un parent terrorise son enfant et lui demande une totale soumission, car cela serait faire preuve d’«autoritarisme» et d’«abus de pouvoir», ce qui est jugé en cas de tapage ou de remue-ménage juvénile, ce ne sont pas tant les enfants que la relation de pouvoir, perçue comme défectueuse, de leurs parents.

«C’est une marque de pouvoir sur l’enfant que de le faire taire», relève Julie Delalande, également coresponsable, au sein du laboratoire Cirnef, du thème de recherche «Enfants, jeunes et adultes en interactions et dialogue».

L’agitation enfantine sera ainsi appréhendée comme «la marque d’un adulte qui ne sait pas imposer son pouvoir sur l’enfant».

Élèves modèles

En faisant remarquer qu’un marmot fait tache par son comportement, on admoneste l’adulte responsable bien plus que l’enfant à l’origine de la perturbation indésirable, et on fait part de son évaluation teintée de mépris envers l’éducation qu’il a reçue. Au fond, c’est le supposé manque d’autorité parentale qui est tancé.

Si l’on considère qu’être un bon parent consiste à faire en sorte que son enfant sache «bien se tenir» en public, c’est juste que l’on suit le mouvement général

 «Le modèle de normes éducatives dominant est porté par l’école, le rôle premier de l’enfant étant celui d’élève, qui rapporte des bonnes notes, fait ses devoirs…», décrit la spécialiste.

En classe, on ne fait pas n’importe quoi: on lève le doigt, on reste assis. Au travers des textes officiels de l’Éducation nationale se dessine une formule éducative:

«On est passé d’un modèle de soumission à un modèle dans lequel l’enfant doit être entendu. Mais quand on lui donne la parole, c’est dans une forme conçue pour lui, un cadre institué prévu par l’enseignant, et derrière le programme, comme les moments “Quoi de neuf?” en maternelle ou les prises de parole des délégués de classe.»

«Le modèle de normes éducatives dominant est porté par l’école.» Julie Delalande, anthropologue de l’enfance et de la jeunesse

C’est ainsi que l’on parvient à faire coexister l’idée que les mômes ont droit à la parole, à être écoutés, à manifester leurs envies, leurs élans et leur joie de vivre et celle, en apparence antagoniste, qu’ils feraient mieux de se faire tout petits en société.

«L’autonomie qui leur est accordée dans l’espace public est toute relative», constate Julie Delalande.

Cela ne revient aucunement à vouloir en faire au plus tôt des adultes miniatures sachant tenir en place, mais au contraire à permettre à leurs aîné·es de conserver leur ascendant en plein règne de l’enfant roi.

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On dort moins bien les nuits de Pleine Lune


A savoir si la pleine lune affecte notre sommeil n’était pas le but de l’étude des scientifiques, mais en se posant la question, ils ont quand même regarder leur résultats et comparer le calendrier lunaire. Malgré que l’échantillon de cette étude est petit, il semble qu’en effet, la lune influence notre sommeil. Il faudrait des études d’un plus grand nombre de personnes pour venir attester ces faits, et d’essayer de comprendre le pourquoi, car pour le moment, aucune réponse ne semble vraiment y répondre.
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On dort moins bien les nuits de Pleine Lune


Par Janlou Chaput, Futura

La vieille croyance populaire aurait trouvé une vérification scientifique. De nombreux paramètres du sommeil seraient en effet perturbés les nuits de Pleine Lune. Des résultats inattendus pour les chercheurs suisses à l’origine de ce travail, puisque ce n’était pas leur but premier…

On associe à la Pleine Lune des pouvoirs presque mystiques. En effet, de nombreuses croyances populaires font état d’événements bizarres lorsque l’astre de la nuit brille de tout son éclat. Sans aller jusqu’à parler des loups-garous, on dit souvent qu’il y a davantage de délits commis sous la pleine lueur de la Lune, qu’il y a plus de naissances ou que l’on dort moins bien. De nombreuses études sont venues invalider ces affirmations. Mais une nouvelle recherche, réalisée après une discussion dans un bar, pourrait bien confirmer l’influence du cycle lunaire sur notre sommeil.

Le contexte : une idée née une nuit de Pleine Lune

Entre 2000 et 2003, Christian Cajochen et ses collègues de l’université de Bâle, en Suisse, ont mené une étude sur 33 volontaires de 20 à 74 ans afin de tester l’effet de l’âge sur de nombreux paramètres du sommeil. Plus tard, alors qu’ils discutaient ensemble autour d’un verre dans un bar une nuit de Pleine Lune, ils ont eu l’idée de se servir de leurs données pour réaliser une nouvelle étude : voir si le cycle de la Lune influence notre façon de dormir.

Ce travail, décrit plus bas, concluait que l’astre de la nuit influait réellement sur le sommeil. Des résultats auxquels les auteurs ne s’attendaient pas, puisque la majorité des articles de la littérature scientifique n’ont jamais établi un tel lien.

Dubitatif sur sa propre expérience, Christian Cajochen a préféré ne pas publier ses résultats, avant que des collègues d’autres universités le poussent à divulguer le contenu des recherches. Ce qu’il s’est enfin décidé à faire, dans la sérieuse revue Current Biology.

L’étude : le cycle lunaire influence le sommeil

En tout, les volontaires avaient passé 64 nuits à dormir dans une chambre isolée du monde extérieur, donc sans bruit et sans lumière, pour des conditions de sommeil pleinement contrôlées. Au lieu de se focaliser sur les âges comme dans un premier temps, ils ont placé chaque nuitée par rapport au calendrier lunaire, afin de déterminer l’écart par rapport à la Pleine Lune. Ils ont ainsi défini trois groupes : les nuits recouvrant les jours avec un ciel sans Lune, celles durant les périodes intermédiaires du cycle, et enfin celles autour des moments de Pleine Lune.

Qu’ont-ils observé ? L’électroencéphalogramme révèle que le sommeil profond, mis en avant par des tracés caractéristiques, a été raccourci de 30 % lorsque la Lune illuminait le ciel. Globalement, le sommeil est écourté de 20 minutes, tandis que la qualité est jugée moins bonne de 15 % par les participants qui, au moment de l’interrogatoire, ne savaient pas que les données seraient réutilisées pour faire le parallèle avec l’influence de la Pleine Lune.

Enfin, toujours pour cette même catégorie, les sécrétions de mélatonine, une hormone liée au sommeil et au rythme biologique, étaient nettement plus basses, nouveau critère attestant d’une perte de la qualité du sommeil. Alors que les taux avoisinaient les 4 pg/ml (picogramme par millilitre) lorsque l’astre de la nuit brillait de tous ses éclats, ils étaient doublés à l’autre bout du cycle, au moment de la Nouvelle Lune.

L’œil extérieur : un rythme biologique calé sur celui de la Lune

Cette étude, bien qu’entamée après une discussion dans un bar et menée à partir d’un petit échantillon, ne manque pas pour autant de pertinence scientifique. Le mode opératoire est, de l’avis des spécialistes, tout à fait cohérent avec les exigences scientifiques, en accord avec ce que les relecteurs de Current Biology ont décidé.

Désormais se pose la question du pourquoi. Pourquoi serions-nous affectés par la Lune ? Une chose est certaine : ce n’est pas la lumière qu’elle dégage qui nous empêche de nous reposer, car les participants ont dormi dans un noir complet. Est-ce que notre satellite pourrait agir sur nous comme il le fait pour les mers et les océans ? Non, car nous ne sommes que de bien petites créatures, et ses effets ne se font sentir que sur de gros volumes. Même les lacs ne connaissent pas de marées.

Alors, à l’instar d’animaux invertébrés pour lesquels on l’a montré, les chercheurs émettent l’hypothèse que nous pourrions être dotés d’une horloge biologique calée sur le cycle de la Lune. Le reliquat d’une époque où nos ancêtres vivaient plus en phase avec la luminosité naturelle ? Peut-être. Il faudra désormais le prouver à plus grande échelle, et éprouver les volontaires durant au moins une trentaine de jours consécutifs. L’idée de tester des ethnies vivant encore sans lumières artificielles fait également son chemin. Et seulement à ce moment-là, il pourrait être possible de conclure que nous sommes, en fait, tous des enfants de la Lune.

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Sans la médecine, notre longévité « naturelle » serait de… 38 ans


Les scientifiques ont trouvé une nouvelle méthode pour savoir la longévité d’un animal vertébré. Il semblerait que beaucoup d’animaux ont vu leur espérance de vie augmenter. Pour l’homme, étrangement, nous n’avons pas vraiment évolué en rapport à la longévité des hommes de Neandertal et Denisovan. Nous avons gagné que quelques mois avec notre 38 ans, Bien sûr, si on regarde la moyenne d’âge des gens, on voit bien que nous pouvons vivre plus vieux, mais ce n’est pas grâce à notre génétique, mais plutôt à la médecine, condition de vie etc ..
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Sans la médecine, notre longévité « naturelle » serait de… 38 ans

Céline Deluzarche


Journaliste

Des chercheurs ont mis au point une nouvelle méthode pour estimer la durée de vie d’une espèce vivante ou disparue à partir de son ADN. Le record appartient ainsi à la baleine boréale dont la longévité atteint 268 ans. Celle de l’Homme n’a, en revanche, pratiquement pas progressé depuis Neandertal. Heureusement, la génétique ne fait pas tout !

Les animaux ayant la plus grande longévité sont la praire d’Islande, un mollusque bivalve dont un spécimen de 507 ans a été retrouvé, et chez les vertébrés le requin du Groenland, avec un individu de 400 ans. Mais estimer la durée de vie d’une espèce est particulièrement compliqué. On se base souvent sur des cas exceptionnels qui ne sont pas représentatifs, et l’on observe des différences considérables au sein d’espèces même relativement proches. Alors qu’une souris vit en moyenne 4 ans, l’écureuil gris, un autre rongeur, vit 24 ans, soit huit fois plus longtemps.

Une horloge biologique cachée dans l’ADN

Une équipe du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) a établi une nouvelle méthode pour calculer l’âge maximal théorique de plusieurs animaux. Détaillée dans la revue Scientific Reports, elle se base sur la méthylation de l’ADN, une sorte d’horloge biologique.

« Lorsqu’on vieillit, nous subissons un déclin de nos fonctions biologiques », explique Benjamin Mayne, biologiste au CSIRO et principal auteur de l’étude.

Ce déclin est visible dans la densité d’îlots CpG, des zones de l’ADN non codantes qui sont des promoteurs de la méthylation de l’ADN. Ce processus épigénétique entraîne l’apparition de groupes méthyles dans certains gènes, ce qui conduit à des mutations délétères et la sénescence des cellules.

« Nous avons constaté que nous pouvions estimer la longévité des espèces en nous intéressant aux endroits où la méthylation de l’ADN se produisait sur 42 gènes particuliers », explique Benjamin Mayne dans un article de The Conversation.

La baleine boréale détient le record du monde de longévité animale parmi les vertébrés, avec 268 ans de durée de vie. © Benjamin Mayne, CSIRO

La baleine boréale détient le record du monde de longévité animale parmi les vertébrés, avec 268 ans de durée de vie. © Benjamin Mayne, CSIRO

    Les chercheurs ont ainsi calculé l’âge biologique de 252 espèces de vertébrés à partir de leur génome. Bonne nouvelle : avec cette méthode, la plupart des espèces voient leur durée de vie fortement augmenter. La baleine boréale détient le record mondial de la longévité, avec 268 ans, soit 57 de plus que le plus ancien spécimen connu, âgé de 211 ans. La tortue géante de Galápagos, dont le dernier spécimen est mort en 2012 à l’âge de 112 ans, aurait une longévité biologique de 120 ans. L’étude s’est aussi intéressée à des espèces disparues. Le mammouth laineux aurait ainsi eu une durée de vie de 60 ans, à peine moins que les 65 ans de l’éléphant africain actuel. Le pigeon migrateur, éteint en 1914, avait une longévité de 28 ans, soit la même que l’actuelle tourterelle des bois.

    L’homme moderne, l’exception qui confirme la règle

    Mais le plus étonnant, c’est le cas de l’humain. Les chercheurs ont ainsi établi que les Hommes de Neandertal et de Denisovan avaient une durée de vie biologique de 37,8 ans, soit quasiment la même que celle de l’Homme moderne qui est de 38 ans. Cette longévité paraît ridiculement courte : l’espérance de vie en France est de 85,4 ans pour les femmes et de 79,5 ans pour les hommes, et elle a plus que doublé au cours des 200 dernières années.

    « Mais il s’agit d’une exception liée au progrès de la médecine et des modes de vie », rétorque Benjamin Mayne.

    En d’autres termes, l’Homme a réussi à « forcer » l’horloge biologique de son génome par son intelligence et son adaptation. Songer que l’espèce humaine a une durée de vie inférieure à celle du chimpanzé (39,7 ans) a tout de même de quoi faire réfléchir.

    « Connaître la durée de vie d’une espèce est essentiel pour estimer le risque d’extinction, ou pour établir des quotas de pêche ou de prélèvement », explique Benjamin Mayne.

    La méthode est cependant applicable seulement aux vertébrés. On ne saura donc pas si la praire d’Islande de 507 ans est un cas à part ou pas.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une nouvelle méthode pour estimer la durée de vie des espèces a permis d’établir un nouveau palmarès de la longévité animale.

  • Elle se base sur la méthylation de l’ADN, un indicateur de l’horloge biologique.

  • La durée de vie de l’Homme moderne est ainsi estimée à 38 ans, soit à peine au-dessus que nos ancêtres de Neandertal.

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Fin du mystère des statues de l’île de Pâques ?


Les statues géantes de l’île de Pâque ont peut-être révélé un de leurs secrets. En analysant le sol et une carrière que les indigènes exploitaient, les scientifiques croient que la construction des moaï issus de cette carrière, auraient favorisés l’agriculture grâce au calcium et au phosphore.
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Fin du mystère des statues de l’île de Pâques ?


Nathalie Mayer
Journaliste

Le mystère des statues de l’île de Pâques intrigue. Au-delà de leur caractère sacré, pour la première fois, des chercheurs semblent avoir mis la main sur des preuves tangibles de l’existence d’un lien étroit entre l’exploitation de la carrière et la fertilité des sols.

Depuis des centaines d’années, les statues géantes de l’île de Pâques, les moaï, témoignent de l’ingéniosité humaine. Plusieurs théories ont été avancées pour expliquer leur construction. Et après cinq années de fouilles, des scientifiques de l’université de Californie à Los Angeles (États-Unis) pensent être en mesure de prouver l’une de ces théories. Les monolithes auraient été sculptés pour favoriser la fertilité des sols et l’agriculture. Et pas seulement d’un point de vue symbolique.

Les travaux des chercheurs se sont concentrés sur deux monolithes se trouvant dans la région intérieure de la carrière de Rano Raraku qui est à l’origine de 95 % des 1.000 moaï de l’île. Une analyse approfondie montre des traces d’aliments comme la banane, le taro et la patate douce. Une preuve, selon les chercheurs, que le lieu servait à la fois de carrière et de lieu de production agricole.

Les deux moaï que les chercheurs de l’université de Californie à Los Angeles (États-Unis) ont étudiés dans la carrière de Rano Raraku. © Easter Island Statue Project, Université de Californie

Les deux moaï que les chercheurs de l’université de Californie à Los Angeles (États-Unis) ont étudiés dans la carrière de Rano Raraku. © Easter Island Statue Project, Université de Californie

Extraire de la pierre pour doper l’agriculture

« Les sols de Rano Raraku sont probablement les plus riches de l’île. Associée à une source d’eau douce dans la carrière, il semble que la pratique de l’extraction elle-même ait contribué à stimuler la fertilité des sols et la production alimentaire dans la région », explique Sarah Sherwood, chercheuse à l’université du Sud (États-Unis).

« Les analyses chimiques ont montré des niveaux élevés d’éléments essentiels à la croissance des plantes et à l’obtention de rendements élevés. Du calcium et du phosphore , poursuit-elle. Ailleurs sur l’île, le sol est usé. Dans la carrière, le processus d’extraction génère un afflux constant de nutriments. »

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des chercheurs ont analysé dans le détail deux moaï de l’île de Pâques. Et la carrière de Rano Raraku d’où la plupart des statues géantes sont issues.

  • Leur conclusion : la construction des monolithes à favoriser la fertilité des sols et l’agriculture locale, et pas seulement d’un point de vue symbolique.

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Les oiseaux parasites auraient un code secret pour se reconnaître entre eux


C’est une bonne question ! Si un oiseau comme le vacher à tête brune pond ses oeufs dans des nids d’une autre espèce d’oiseau, comment le vacher en grandissant peut reconnaître son propre chant. Il semblerait qu’ils ont un code secret que les mâles apprends et que la femelle reconnaît. Ce chant n’a pas de variante qu’importe la saison ou le lieu géographique.
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Les oiseaux parasites auraient un code secret pour se reconnaître entre eux


Éléonore Solé
Rédactrice scientifique

Les vachers à tête brune pondent dans le nid des autres. Ce qui signifie que leurs oisillons grandissent élevés par une autre espèce… Mais alors comment peuvent-ils bien apprendre les codes de leur propre espèce ? Cela pourrait être possible grâce à un code secret nommé « appel de bavardage ».

Le vacher à tête brune pratique le parasitisme de couvée. Plus simplement, il pond dans le nid des autres. Sa progéniture est alors gracieusement incubée, puis nourrie par une autre espèce, peut-être un peu naïve. Au point d’alimenter le jeune intrus au détriment de ses frères et sœurs qui finissent parfois par mourir de faim. Les scientifiques, après avoir une fois de plus observé le peu de sens de la justice de Mère Nature, se sont posé une question : mais comment les vachers font-ils pour apprendre à être vache s’ils sont élevés par une autre espèce ? Une étude publiée dans Current Biology semble avoir résolu ce mystère.

L'appel au bavardage serait un moyen d'éviter les accouplements interespèces. © Steve Byland, Adobe Stock

L’appel au bavardage serait un moyen d’éviter les accouplements interespèces. © Steve Byland, Adobe Stock

Chatter call tu entendras, attentif à la suite tu seras

Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que les espèces d’oiseaux parasites utilisaient leur instinct pour reconnaître leur espèce. Mais un « code secret » pourrait donner un coup de pouce à cet instinct. Il permettrait aux oisillons de savoir à qui se fier pour leurs apprentissages. Le « chatter call », ou « appel de bavardage » en français, améliorerait l’apprentissage des chants chez le mâle, et induirait un profil neurogénomique de familiarité au chant chez la femelle. En clair, cela aiderait les mâles à apprendre à séduire, et les femelles à reconnaître ceux qui sont de leur espèce parmi leurs prétendants.

Selon la théorie testée ici, reconnaître le « chatter call » serait inné chez les vachers à tête brune. Ainsi, en associant cet appel au chant qu’il faut apprendre, les anciens signalent aux plus jeunes qu’ils doivent être très attentifs. D’ailleurs, pour être reconnaissable par tout jeune vacher, cet appel ne varie ni en fonction de la saison, ni en fonction de la zone géographique. 

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L’attaque chimique de ce coléoptère l’a sauvé d’une mort certaine


Je suis impressionné par le coléoptère bombardier et son moyen de défense. Les fourmis, on le sait sont des petites bêtes intelligentes et très organisées. Elles repèrent, s’organisent et attaquent comme les armées humaines. Elles sont efficaces dans leur stratégie, mais face à l’arme secrète du bombardier, elles doivent capituler ou mourir.
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L’attaque chimique de ce coléoptère l’a sauvé d’une mort certaine

Face à une armée de fourmis, ce coléoptère n’a plus qu’une solution pour s’en sortir : utiliser son arme secrète chimique.

Encerclé par une armée de fourmis maraudeuses, ce coléoptère bombardier aurait pu y laisser sa peau. Quasi invisibles, ces tueuses impitoyables peuplent la planète en milliards de millions. Celles qu’on trouve principalement en Afrique, Australie et Asie du Sud n’ont rien à envier aux armées les plus sophistiquées. Leurs raids ressemblent à s’y méprendre à ceux d’une armée humaine. Lorsqu’elles repèrent une proie, il est presque impossible pour cette dernière de s’échapper. Une unité spécialisée dans le repérage laisse une traînée odorante pour permettre au reste de leurs congénères de la retrouver. Elles l’entourent avant de la découper en petits morceaux. Aucun coléoptère ne résiste à la force de leurs mandibules.

Pourtant, face au coléoptère bombardier, elles vont être forcées de se replier.

UNE ARME PAS BANALE

Il est à peine plus gros qu’une pièce de deux euros, mais ne vous fiez pas à sa taille. Ce coléoptère dissimule un mécanisme redoutable pour tuer ses ennemis. Celui que l’on appelle, à tort, « scarabée bombardier » – il s’agit d’un carabe – est capable de mitrailler un jet chimique à 100 degrés à la vitesse d’Usain Bolt (10 m/s).

Au cœur de son abdomen, le coléoptère cache une arme secrète : deux glandes, composées d’un compartiment réservoir avec des réactifs chimiques et d’une chambre d’explosion, remplie d’enzymes. Lorsque le bombardier est attaqué, une valve s’active entre les deux réserves. Une goutte de la première est libérée dans la seconde. La pression augmente et provoque une explosion par la pointe de l’abdomen de l’animal. Les adversaires sont alors littéralement mitraillés par le liquide corrosif propulsé à grande vitesse. Ce mécanisme de « mise à feu » est répété jusqu’à 1000 fois par seconde. Les fourmis, au mieux battent en retraite, au pire trouvent la mort. 

PLUS FORT QU’UN CRAPAUD 

La technique du pheropsophus jessoensis est aussi redoutablement efficace dans des situations bien plus dangereuses. Des chercheurs de l’université de Kobe au Japon ont découvert que, lorsqu’il est avalé par un crapaud, le coléoptère projette le liquide dans l’estomac de son prédateur. Dans 43 % des cas, le crapaud finit par régurgiter l’insecte qui peut s’en sortir sans séquelle plus d’une heure après l’ingestion. Une attaque que ne sont pas près de digérer ses adversaires ! 

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La baleine boréale, mammifère à la plus grande longévité, pourrait vivre jusqu’à 268 ans


La plus vieille baleine boréale connu a 211 ans, cependant, les scientifiques pensent avoir trouvé le moyen de connaitre la durée de vie d’un animal, même d’un être humain grâce à l’ADN. Donc la baleine pourrait vivre en principe environ 268 ans. En plus de prédire la longévité des animaux d’aujourd’hui, ils peuvent aussi découvrir la longévité des animaux du passé.
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La baleine boréale, mammifère à la plus grande longévité, pourrait vivre jusqu’à 268 ans


La baleine boréale, mammifère à la plus grande longévité, pourrait vivre jusqu'à 268 ansLa baleine boréale est connue pour vivre plus de 200 ans.© Yuri Smityuk\TASS via Getty Images

Par Emeline Férard

Des chercheurs affirment avoir découvert un moyen de déterminer la durée de vie d’une espèce à partir de son ADN. Avec cette méthode, ils ont calculé que la baleine boréale qui détient le record de longévité chez les mammifères pourrait vivre bien plus longtemps qu’on ne pensait.

Quel animal décroche le titre de la plus grande longévité au monde ? La question est moins aisée qu’il n’y parait et pour cause. Pour y répondre, il faut non seulement dénicher des spécimens à l’âge record mais aussi être capable de déterminer ce dernier avec précision. Pas facile quand la durée de vie des animaux en question atteint quelques centaines d’années…

Aujourd’hui, des chercheurs australiens pensent avoir trouvé une nouvelle méthode pour déterminer la longévité des espèces. Le secret ? L’ADN. Selon leur étude publiée dans la revue Scientific Reports, cette nouvelle technique leur a permis de calculer l’âge maximal de plusieurs animaux. Et de découvrir que certains atteindraient une limite bien plus élevée qu’estimée jusqu’ici.

Parmi eux, la baleine boréale (Balaena mysticetus). Ce cétacé qui évolue dans les eaux arctiques et sub-arctiques détient le record du mammifère à la plus grande longévité. Jusqu’ici, l’âge du plus vieux spécimen connu était estimé à 211 ans. En étudiant son génome, les scientifiques sont toutefois arrivés à une longévité bien supérieure, 268 ans.

L’ADN, miroir de la longévité

L’âge qu’une espèce est capable d’atteindre n’est pas le fruit du hasard. Il est étroitement lié au déclin des fonctions biologiques qui est lui-même dicté en grande partie par notre génome. De précédentes recherches ont ainsi montré que la longévité était influencée par certains gènes mais aussi par certaines modifications intervenant au niveau de notre ADN.

Ces phénomènes ont pour effet de changer l’expression des gènes concernés et, par là-même, de jouer un rôle crucial dans l’âge et le vieillissement d’un organisme. C’est ainsi avec l’une de ces modifications appelées méthylation de l’ADN que les scientifiques du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) ont travaillé.

Ils ont étudié les génomes de 252 vertébrés et ont comparé ces données à une base répertoriant des longévités animales connues.

« En utilisant ceci, nous avons constaté que nous pouvions estimer la longévité des espèces en nous intéressant aux endroits où la méthylation de l’ADN se produisait sur 42 gènes particuliers », explique sur le site The Conversation, Benjamin Maine, biologiste qui a dirigé les recherches.

268 ans pour une baleine, 120 ans pour une tortue

En affinant leurs observations, les scientifiques seraient ainsi parvenus à mettre au point une méthode permettant de calculer la durée de vie d’une espèce à partir de son ADN et de sa méthylation.

« Jusqu’ici, il était difficile d’estimer l’âge maximal de la plupart des animaux sauvages, en particulier des espèces de mammifères marins et des poissons qui vivent longtemps », poursuit le spécialiste dans un communiqué.

Désormais, « si le génome d’une espèce est connu, nous pouvons estimer sa longévité« , se réjouit-il.

C’est à l’aide de cette technique qu’ils ont abouti à un âge maximal 57 ans supérieur pour la baleine boréale. De la même façon, ils ont calculé la durée de vie des tortues de l’île Pinta aux Galapagos à 120 ans. Soit un peu plus que le célèbre spécimen Lonesome George décédé à 112 ans en 2012.

Les chercheurs n’ont toutefois pas travaillé que sur des espèces actuellement en vie. Ils ont également déterminé que le mammouth laineux et le pigeon voyageur, tous deux éteints aujourd’hui, pouvaient sans doute vivre jusqu’à 60 et 28 ans respectivement. Enfin, l’équipe s’est intéressée à notre propre espèce et à certains membres éteints des Hominidés, l’homme de Denisova et Néandertal.

D’après les estimations, les trois ont montré une longévité similaire : 38 ans pour notre espèce et 37,8 pour les deux autres. Bien que cette proximité puisse surprendre, elle rejoint de précédentes recherches anthropologiques menées sur ces ancêtres. A titre de comparaison, l’un de nos plus propres parents, le chimpanzé afficherait lui un âge maximal de 39,7 ans.

« La durée de vie maximale des humains est un sujet controversé », reconnaissent les chercheurs dans leur rapport.

Si l’espérance de vie moyenne de notre espèce a plus que doublé au cours des 200 dernières années – elle est de 79 ans aujourd’hui -, ce serait ainsi essentiellement grâce aux progrès de la médecine et à nos changements de mode de vie.

Bien que la méthode présente certaines limites, relèvent les auteurs, elle pourrait ouvrir de nombreuses pistes pour étudier le phénomène du vieillissement. De même que pour en apprendre plus sur la biologie des espèces actuelles et éteintes ou mettre en place des mesures écologiques ou de conservation.

A ce jour, c’est le requin du Groenland qui détient le record de la plus grande longévité chez les vertébrés, avec des spécimens estimés à près de 400 ans.

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