Un petit Albertain atteint d’une maladie qui le pousse à se gratter sans arrêt


6 enfants au Canada et 50 000 à 100 000 à travers le monde souffre une maladie génétique rare, le cholestase intrahépatique familiale progressive. Il existe 6 types de cette maladie du foie Un des symptômes est la constante démangeaison. En Alberta un enfant a le type 2 et doit suivre un régime alimentaire strict et il pourra participer à un essai clinique pour diminuer ses démangeaisons.
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Un petit Albertain atteint d’une maladie qui le pousse à se gratter sans arrêt

Armando Perez est l'un des six cas connus de cholestase intrahépatique familiale progressive...

JASON FRANSON/LA PRESSE CANADIENNEArmando Perez est l’un des six cas connus de cholestase intrahépatique familiale progressive au Canada.

Il est l’un des six cas connus de cette maladie au Canada.

  • Colette Derworiz

  • La Presse Canadienne

EDMONTON — Armando Perez n’avait que trois mois lorsqu’il a commencé à avoir d’étranges démangeaisons.

Sa mère, Alexandra Perez, raconte que le petit se grattait tellement qu’il y avait des taches de sang sur ses draps et des croûtes sur ses bras et ses jambes.

Au début, elle a cru que son enfant avait une allergie.

«J’ai essayé différents détergents à lessive et différents savons pour le corps, mais il avait toujours ces démangeaisons», explique Mme Perez dans sa maison d’Edmonton, pendant que le garçon de deux ans et demi et sa petite soeur jouent au rez-de-chaussée avec leur grand-père.

«Puis il est devenu tout jaune. Là, je me suis dit que ce n’était pas normal.»

Elle a alors emmené son fils chez le médecin. Les tests sanguins ont révélé d’importantes anomalies. Le médecin a envoyé Armando chez un spécialiste et le garçon a séjourné pendant une semaine dans un hôpital pédiatrique pour subir d’autres tests.

Alexandra Perez et son mari, Walter, ont alors appris que leur fils souffrait de «cholestase intrahépatique familiale progressive», une maladie génétique du foie très rare qui touche un enfant sur 50 000 à 100 000 à travers le monde.

La docteure Cara Mack, pédiatre à l’Hôpital pour enfants du Colorado, affirme que de 40 à 80 cas de cette maladie sont diagnostiqués chaque année aux États-Unis. Il en existe six types différents.

Armando est atteint du type 2, provoqué par une mutation génétique qui diminue la sécrétion de bile.

La docteure Mack — qui n’est pas le médecin traitant du petit Armando — explique que tous les patients atteints du type 2 présentent des symptômes.

«En raison du fait que les acides biliaires restent coincés (…), cela endommage directement le foie», explique la Dre Mack. Cette anomalie entraîne la cicatrisation du foie, et éventuellement une cirrhose.

Cette maladie cause notamment des retards de croissance parce que les enfants atteints ne sont pas en mesure de décomposer les graisses ou d’absorber les vitamines A, D, E et K.

«Il y a des carences importantes en vitamines qui peuvent conduire, par exemple, à des saignements importants, dit-elle. Une personne qui manque de vitamine D peut avoir des os très fins et des fractures.»

Les fortes démangeaisons sont un autre symptôme majeur d’une atteinte au foie.

«Les acides biliaires sont bloqués à l’intérieur du foie. Ils retournent dans la circulation sanguine et s’accumulent dans le sang», explique la docteure Mack. Cela pousse les enfants atteints «à se gratter furieusement».

Les démangeaisons persistent jour et nuit, ce qui empêche les enfants de bien dormir. Cela peut même limiter leur appétit.

«Cela a un impact sur tous les aspects de leur vie.»

Seulement six cas connus au Canada

Alexandra Perez a été surprise d’apprendre que son fils avait une maladie génétique rare.

Son mari et elle sont tous deux porteurs du gène qui la cause, et ils ont 25% de risques de le transmettre à leurs enfants. Leurs deux autres enfants ne sont pas atteints.

À sa connaissance, Armando est le seul enfant porteur de cette maladie en Alberta.

 «Nous ne connaissons que cinq autres enfants au Canada, donc cela fait six enfants au total.»

Le petit Armando doit suivre un régime spécial avec un type de gras qu’il peut absorber. Il prend des suppléments de vitamines et plusieurs médicaments.

«Son état s’est amélioré et il n’a plus la jaunisse», dit-elle.

Mais le petit garçon joyeux continue de se gratter constamment.

Ses démangeaisons «sont tellement intenses et extrêmes, affirme Mme Perez. C’est constant, tout le temps, et ça vient de l’intérieur, donc ça ne peut pas être enlevé. Il se gratte tout le temps, tout le temps.»

Armando va bientôt participer à un essai clinique qui pourrait atténuer ses démangeaisons.

«Ça ne changera rien à la progression de la maladie, mais ça pourrait l’aider pour les démangeaisons, qui sont son principal problème», explique sa mère.

D’ici là, ses parents continueront de surveiller attentivement les signes de maladie: perte de poids, jaunisse, ventre gonflé.

L’enfant aura probablement besoin d’une greffe du foie avant l’âge de 10 ans.

«C’est difficile de le voir ainsi en sachant qu’on ne peut rien faire, souffle-t-elle. Il n’y a pas de remède.»

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Une nouvelle tendance pour redresser les dents inquiète les orthodontistes


Il y a certains produits que je ne voudrais même pas essayer d’acheter par Internet, même si cela pourrait être moins cher. Malheureusement, leurs publicités, on les voit partout …
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Une nouvelle tendance pour redresser les dents inquiète les orthodontistes

Les aligneurs transparents de Smile Direct Club


Alexandra Duval

L’Association des orthodontistes du Québec est préoccupée par une nouvelle cybertendance qui prend de l’ampleur dans la province : l’orthodontie à domicile. Cette pratique comporte son lot de risques, prévient l’Association, comme « la perte de gencives, de dents ou l’usure prématurée de la dentition ».

Pour une fraction du prix normalement réclamé en clinique, vous pouvez maintenant recevoir à la maison des aligneurs pour redresser vos dents.

Smile Direct Club offre notamment ce type de service. Cette entreprise américaine a maintenant pignon sur rue dans la province à Québec, à Laval et à Montréal.

La multinationale, qui compte plus de 300 Smile Club – des boutiques sourire – à travers le monde, multiplie ses publicités à la télévision, mais surtout sur différentes plateformes comme Facebook et Instagram.


Smile Direct Club promet de redresser vos dents avec des aligneurs transparents directement livrés chez vous pour 60 % moins cher.

Le consommateur a deux options : se présenter dans une boutique pour un scan de ses dents, ou encore prendre ses empreintes dentaires à la maison. Dans les deux cas, un professionnel évalue les résultats à distance.

Une boîte d’aligneurs est ensuite livrée chez le client pour moins de 3000 $ et le traitement commence.

Le suivi se fait par l’envoi de photos par Internet tous les 90 jours avec un dentiste ou orthodontiste attitré.

Inquiétudes

L’Association des orthodontistes du Québec s’inquiète de cette pratique à distance.

Ça nous inquiète, de voir que des produits orthodontiques sont vendus sur le marché où il n’y a pas de diagnostic bien fait, de plan de traitement élaboré et de suivi à long terme, dénonce le porte-parole André Ruest.

Tout traitement médical a son lot de risques, de complications ou d’effets secondaires et l’orthodontie n’y échappe pas. André Ruest, porte-parole de l’Association des orthodontistes du Québec

Il faut s’assurer que les déplacements des dents vont faire en sorte qu’il n’y aura pas de pertes de gencives. Certaines situations, si ce n’est pas bien contrôlé, peuvent même aller jusqu’à la perte de dents, alors c’est important de s’assurer du bon suivi, ajoute M. Ruest.

Smile Direct Club se défend

En entrevue téléphonique, le directeur des services cliniques chez Smile Direct Club, le docteur Jeffrey Sulitzer, assure que la méthode est sécuritaire et efficace.

Nous travaillons avec [trois] dentistes ou orthodontistes reconnus au Québec.

Le docteur peut communiquer avec le patient par courriel, texto ou clavardage. Le Dr Jeffrey Sulitzer

En cas de problème, Smile Direct Club ajoute qu’elle peut organiser un rendez-vous avec le professionnel attitré.

Les problèmes sont rares, car nous travaillons uniquement avec des patients qui ont des problèmes légers ou modérés, explique le Dr Jeffrey Sulitzer.

L’Association des orthodontistes du Québec affirme ne pas connaître l’identité des trois dentistes ou orthodontistes qui travaillent avec Smile Direct Club.

 On aimerait bien qu’il y ait un professionnel de la santé qui soit impliqué dans ce processus-là. À date, on n’a pas eu de confirmation, rétorque André Ruest.

Le porte-parole se demande par ailleurs si des patients québécois éprouvent des problèmes avec des marchands d’orthodontie à domicile comme Smile Direct Club. Ou encore avec d’autres entreprises, comme Smile Love ou Candid, qui vendent aussi des aligneurs sur Internet, mais qui n’ont pas de point de vente au Québec.

On est en train de contacter nos membres à savoir s’il y en a, c’est un phénomène qui est tellement récent. André Ruest, porte-parole de l’Association des orthodontistes du Québec

Des plaintes et des poursuites ailleurs

L’Association américaine des orthodontistes (AAO) a de son côté reçu des plaintes de dentistes dans de nombreux États américains pour ce genre de pratique.

Elle publie d’ailleurs sur son site Internet une alerte adressée consommateurs envers l’orthodontie à domicile.

Aux États-Unis, Smile Direct Club fait l’objet d’au moins un recours collectif et la Californie vient d’adopter une loi pour que ce type de traitement soit mieux encadré par un professionnel.

Ils veulent nous arrêter, nous empêcher de croître, parce qu’ils ont peur du changement, défend le directeur des services cliniques de Smile Direct Club, le Dr Jeffrey Sulitzer.

Au Canada, Smile Direct Club poursuit l’Association dentaire du Manitoba parce qu’elle a dénoncé leur produit.

Ces organisations devraient commencer à comprendre que c’est sécuritaire et efficace et devraient cesser de nous attaquer, ajoute le Dr Jeffrey Sulitzer.

Smile Direct Club affirme avoir redressé les dents des 750 000 personnes dans le monde depuis 5 ans. Les commentaires sur les différentes plateformes sur Internet sont mitigés.

L’entreprise compte maintenant 24 boutiques au pays.

Silence radio de l’Ordre des dentistes du Québec

L’Ordre des dentistes du Québec refuse pour sa part de se prononcer.

 Il n’est pas de l’intention de l’Ordre des dentistes de commenter pour le moment les services de la nature de ceux offerts par Smile Direct Club au public québécois.

Impossible non plus de savoir si l’Ordre a reçu des plaintes.

Nous ne sommes pas en mesure de confirmer ou non si une telle enquête est en cours présentement, en raison des règles de confidentialité qui régissent l’Ordre en matière d’enquête du syndic.

https://ici.radio-canada.ca

L’ADN ne détermine pas la santé des individus, selon une étude


La génétique nous informe de beaucoup de choses, mais il faut tenir compte aussi de l’environnement, de notre mode de vie, notre exposition à certains produits chimiques et bien d’autres facteurs peuvent avoir une grande influence sur notre santé. Ce qui voudrait dire que les maladies ne peuvent pas tous être prédit par notre génétique.
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L’ADN ne détermine pas la santé des individus, selon une étude

Une personne qui manipule une éprouvette contenant un liquide effectue un test d'ADN.

Une nouvelle étude montre que l’ADN ne serait pas aussi utile qu’on peut le penser pour déterminer les risques d’être atteint par certaines maladies.

PHOTO : ISTOCK


  • Laureen Laboret

    Une étude de l’Université de l’Alberta, publiée dans la revue PLOS One, démontre qu’il y a de 5 à 10 % de chances de voir des liens entre le patrimoine génétique d’un individu et les maladies dont il pourrait souffrir.

    Le Dr David Wishart, qui est professeur dans les facultés de sciences biologiques et de sciences informatiques, a cosigné cette étude. En se basant sur les résultats de son équipe de recherche, il affirme que, dans la plupart des cas, les gènes d’un individu interviennent dans une proportion inférieure à 5 % dans les risques de souffrir d’une maladie en particulier, notamment beaucoup de types de cancers, de formes de diabète ainsi que la maladie d’Alzheimer.

    Ces résultats entrent en contradiction avec la croyance généralisée, y compris dans le domaine médical, que le fait de se soumettre à un test génétique permet d’identifier, de façon précise, les risques d’être atteint de l’une de ces maladies.

    L’ADN ne détermine pas le destin et la mutation génétique commune est sans valeur pour prédire l’apparition de maladies. Dr David Wishart, coauteur de l’étude

    Cette étude est exceptionnelle, puisqu’elle est la plus grande méta-analyse jamais réalisée. Elle est basée sur les données recueillies au cours de deux décennies de recherches sur le lien possible entre les mutations génétiques les plus répandues, dites SNP (Single Nucleotide Polymorphism) et différentes maladies.

    Lier les maladies à d’autres facteurs

    Cette étude met aussi l’accent sur des exceptions notables telles que la maladie de Crohn, la maladie coeliaque et la dégénérescence maculaire (maladie de la rétine). Les risques d’être atteint de ces maladies sont liés au facteur génétique à hauteur de 40 à 50 %.

    Selon le Dr Wishart, malgré ces exceptions, l’étude souligne l’importance d’avoir en tête d’autres facteurs de risques.

    Il est de plus en plus clair que les risques d’avoir de nombreuses maladies sont plutôt liés au métabolisme des individus, à leur environnement, à leur mode de vie ou à leur exposition à divers types de nutriments, de substances chimiques, de bactéries ou de virus, explique-t-il.

    Le Dr Wishart et ses collègues affirment qu’étudier les métabolites (déchets organiques issus des matières vivantes), les produits chimiques, les protéines et le microbiome (ensemble des micro-organismes) permettrait, au contraire des gènes, d’avoir une vue d’ensemble des risques de développer certaines maladies de façon beaucoup plus exacte.

    Cette étude jette plus que jamais une lumière crue sur la nécessité de comprendre l’environnement ainsi que celle de maîtriser la qualité des aliments, de l’eau et de l’air.

    https://ici.radio-canada.ca/

    Ce Chinois qui a passé 30 ans la tête entre les jambes peut enfin se tenir debout


    Ce chinois souffrait d’une spondylarthrite ankylosante assez sévère et l’opération proposée était vraiment risqué. Après 30 ans avec cette maladie qui a empiré depuis 5 ans, il peut enfin se redresser.
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    Ce Chinois qui a passé 30 ans la tête entre les jambes peut enfin se tenir debout

    par  Servan Le Janne

    Atteint d’une spon­dy­lar­thrite anky­lo­sante recon­nue par la méde­cine à ses 18 ans, Li Hua a passé près de trois décen­nies avec le visage contre les cuisses.

    Ce quadra­gé­naire de la province du Hunan, dans le sud de la Chine, peut enfin se tenir debout grâce à une opéra­tion chirur­gi­cale, rappor­tait le Daily Mail lundi 16 décembre.

    Alors que la condi­tion de Li Hua empi­rait ces cinq dernières années, l’in­cur­va­tion de sa colonne verté­brale compliquant tout repas, les méde­cins ont décidé de tenter une opéra­tion périlleuse. Cette année, l’homme qui ne mesure que 90 cm est passé quatre fois sur le billard.

    « La seule solu­tion était de casser ses os section par section – fémur, vertèbre cervi­cale, vertèbre thora­cique – et remettre droit sa colonne verté­brale », décrit le profes­seur Tao Huiren, de l’hô­pi­tal de Shenz­hen. « C’était 20 à 30 fois plus risqué qu’une opéra­tion clas­sique et ses chances de deve­nir para­plé­gique était élevées. »

    En l’ab­sence de compli­ca­tion, Li Hua a fina­le­ment pu se tenir droit en étant aidé. Les méde­cins espèrent qu’il pourra marcher seul d’ici trois mois.

    Source : The Daily Mail

    https://www.ulyces.co/

    Non, tousser ne permet pas de survivre à une crise cardiaque


    Personnellement, je ne l’ai pas revu depuis un bout de temps ce fameux faux truc en cas de crise cardiaque, mais il semble qu’il refait encore et encore surface. Si vous le voyez, ne le partager surtout pas, car en cas de crise cardiaque, chaque minute compte, C’est le genre de truc qui eet plus dangereux qu’utiles
    Nuage

    Non, tousser ne permet pas de survivre à une crise cardiaque

    On voit une capture d'écran d'une publication Facebook sur les crises cardiaques avec le mot faux.

    Une publication sur Facebook prétend à tort que tousser pendant une crise cardiaque peut nous sauver la vie.

    PHOTO : CAPTURE D’ÉCRAN – FACEBOOK

    Ce conseil qui circule sur Internet depuis au moins 20 ans n’a aucune validité médicale et peut être dangereux.

    Bouchra Ouatik

    Publié à 4 h 03

    Une publication partagée plus de 18 000 fois sur Facebook ces dernières semaines avance que l’on peut s’administrer les premiers soins lors d’une crise cardiaque en toussant très fort.

    On y dresse le scénario suivant : une personne est seule chez elle lorsqu’elle commence à éprouver les premiers symptômes d’une crise cardiaque. On explique qu’elle ne pourrait peut-être pas se rendre à temps à l’hôpital. On prétend alors qu’une victime de crise cardiaque peut se sauver la vie en respirant profondément puis en toussant vigoureusement, de façon répétée, toutes les deux secondes. Selon l’auteur, les respirations profondes feraient entrer plus d’oxygène dans les poumons et la toux permettrait de maintenir la circulation sanguine et de rétablir le rythme cardiaque.

    On voit une publication Facebook sur les conseils à suivre en cas de crise cardiaque.

    Dans cette publication Facebook, on explique qu’il faut tousser et respirer profondément et rapidement pour survivre à une crise cardiaque. Ces conseils n’ont aucune validité médicale.

    PHOTO : CAPTURE D’ÉCRAN – FACEBOOK

    Des conseils faux et dangereux

    Selon le cardiologue montréalais Christopher Labos, cette publication est truffée de faussetés. C’est le cas de la réanimation cardiorespiratoire (RCR) à pratiquer sur soi-même.

    « Quand on fait de la RCR, c’est vraiment parce que le patient est inconscient et que son cœur est arrêté. […] Ce n’est pas logique du tout, parce que si on peut tousser, c’est parce qu’on est conscient et qu’on n’a pas besoin de la RCR. »

    Le Dr Labos, cardiologue et membre de L’organisation pour la science et la société de l’Université McGill, indique également que la respiration rapide, suggérée dans la publication, peut être dangereuse.

    « Si on respire rapidement, ça, c’est de l’hyperventilation. On n’augmente pas le niveau d’oxygène dans le sang. La seule chose qui va arriver, c’est que le niveau de dioxyde de carbone va baisser et on peut perdre connaissance », explique le Dr Labos. « La seule façon d’augmenter le niveau d’oxygène dans le sang, ajoute-t-il, c’est d’être relié à une bonbonne d’oxygène. »

    Le conseil de tousser à répétition n’a également aucune utilité lors d’une crise cardiaque.

    Si on est en train de faire un infarctus, qui est causé par un blocage dans le cœur, le seul fait de tousser ne va pas changer ça. Le Dr Christopher Labos

      « Un blocage dans une artère du cœur doit être débloqué, soit par des médicaments, soit par une angioplastie, avec un cathéter et des ballons », poursuit le cardiologue.

      Le Dr Labos rappelle que la première chose à faire lorsqu’on ressent les symptômes d’une crise cardiaque est d’appeler les services d’urgence. Il est également recommandé de croquer une aspirine(Nouvelle fenêtre) en attendant l’arrivée des secours, pour aider à dissoudre le caillot sanguin qui bloque l’artère, sauf en cas d’allergie à ce médicament.

      SYMPTÔMES D’UNE CRISE CARDIAQUE

    • Douleur ou inconfort à la poitrine

    • Inconfort dans le haut du corps

    • Sueurs

    • Nausée

    • Essoufflement

    • Étourdissements

      Source : Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada

      Une fausse nouvelle vieille de 20 ans

      Le site de vérifications de fausses nouvelles Snopes(Nouvelle fenêtre) avait déjà démenti une publication presque identique, en anglais, en juin 1999.

    C’est une mythologie qui persiste depuis les années 90. Ça suit l’évolution des chaînes de courriel aux publications Facebook et ça va probablement continuer à évoluer avec chaque nouvelle technologie qu’on développe. Le Dr Christopher Labos

    Il est possible que cette publication émane de la confusion entre crise cardiaque et arythmie cardiaque, c’est-à-dire une irrégularité de la fréquence cardiaque.

    Selon le Dr Labos, dans certains cas d’arythmie, une toux forcée peut aider à rétablir un rythme cardiaque régulier, mais cela est effectué sous supervision médicale

    « On stimule le nerf vagal qui fait que le cœur ralentit. On peut alors briser le circuit de cette arythmie. Mais ça, c’est vraiment une circonstance complètement différente du contexte dont on parle ici. »

    En 2003, le Dr Tadeusz Petelenz, un cardiologue polonais, avait suggéré d’enseigner cette technique au grand public en cas d’arythmie (Nouvelle fenêtre), mais cette approche avait été reçue avec scepticisme par la communauté médicale.

    https://ici.radio-canada.ca/

    Rhume et grippe : pourquoi vous ne pouvez pas les attraper en même temps


    Les virus Influenza (la grippe) et des rhinovirus (le rhume), ne s’aiment pas vraiment. Ce n’est pas le genre d’infections qui veulent régner ensemble. C’est soit l’un ou soit l’autre. Avoir la grippe et le rhume en même temps, n’est pas impossible, mais cela est très rare.
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    Rhume et grippe : pourquoi vous ne pouvez pas les attraper en même temps




    Julie Kern
    Rédactrice scientifique

    La grippe et le rhume sont les infections respiratoires les plus courantes en hiver. Des scientifiques ont découvert que les deux virus se font concurrence. Ainsi, être infecté par un virus de type influenza réduit le risque d’attraper d’autres infections respiratoires, comme le rhume provoqué par les rhinovirus.

    Chaque hiver, des millions de français n’y échappent pas, ils attrapent soit un bon rhume ou la grippe. Ces deux maladies sont causées par deux familles de virus : les rhinovirus pour le rhume et les influenzas pour la grippe. Bien qu’ils infectent les mêmes cellules de la muqueuse respiratoire à la même période, ces deux virus ne collaborent pas, au contraire ! Ils s’inhibent l’un l’autre de telle sorte que vous aurez moins de chance d’attraper un rhume en même temps qu’une grippe.

    Plus de 40.000 personnes avec une infection respiratoire ont fait l’objet d’une étude statistique publiée dans Pnas : 35 % d’entre eux étaient infectés par un des onze types de virus respiratoires testés mais seulement 8 % l’étaient par au moins deux virus à la fois ! Un résultat étonnant qui met en lumière les interactions parfois hostiles qui existent entre les virus.

    Deux virus en particulier ne sont pas faits pour s’entendre, il s’agit des virus Influenza et des rhinovirus. Tous les deux actifs en hiver, ils infectent les mêmes cellules de la muqueuse respiratoire pour provoquer écoulement nasal et autres symptômes désagréables.

    La prévalence des infections des virus Influenza A (en orange) et des infections des rhinovirus (en rouge) en fonction des années. Quand la prévalence des infections à Influenza augmente celle des infections à rhinovirus diminue. © Sema Nickbakhsh et al.

    La prévalence des infections des virus Influenza A (en orange) et des infections des rhinovirus (en rouge) en fonction des années. Quand la prévalence des infections à Influenza augmente celle des infections à rhinovirus diminue. © Sema Nickbakhsh et al.

    Rhume et grippe, une entente difficile

    Pourtant, vous ne pourrez pas être infecté par ces deux virus en même temps.

    « Un des résultats surprenants de notre étude est la diminution des cas d’infection par les rhinovirus, agent responsable du rhume, durant le pic épidémique de la grippe », indique le docteur Sema Nickbakhsh de l’Université de Glasgow et premier auteur de l’étude.


    Selon eux, quand le virus de la grippe attaque les cellules des voies respiratoires, l’immunité innée se met en marche. Il se déclenche alors une tempête d’interférons pour contrecarrer l’infection virale. Si, par hasard, un rhinovirus essayait lui aussi d’infecter les cellules, il serait terrassé par les interférons.

    « Nous étudions plusieurs scénarii possibles. Les virus peuvent entrer en compétition pour infecter les cellules du corps ou la réponse immunitaire complique l’infection d’un autre type de virus », explique-t-il. 

    Cela fonctionne aussi dans l’autre sens, si vous avez déjà été infecté par un rhinovirus, vous aurez moins de chance d’attraper la grippe par la suite.

    Ces recherches laissent entendre que l’incidence des infections grippales n’est pas seulement liée à la saison, à l’âge ou à la santé de l’hôte, mais aussi à l’incidence des autres infections virales. Mieux comprendre les interactions virus-virus pourrait améliorer nos prédictions d’épidémies saisonnières et nos stratégies pour les combattre.

    https://www.futura-sciences.com/

    Sous-alimentation et obésité, les deux visages de la malnutrition


    Que ce soit dans les pays en développement ou industrialisé, il y a ceux qui ne peuvent manger à leur faim ou ceux qui se nourrissent mal. Il est plus facile d’acheter de la malbouffe et malheureusement cela est souvent moins chers, mais les conséquences sont importantes.
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    Sous-alimentation et obésité, les deux visages de la malnutrition

    Un médecin avec un stéthoscope écoute le coeur d'un jeune garçon.

    Le double fardeau de la malnutrition pèse sur plus d’un tiers des pays à revenu faible ou moyen.

    PHOTO : ISTOCK

    Agence France-Presse

    Ne pas manger assez, mais aussi manger mal : de plus en plus de pays à faible et moyen revenu doivent faire face en même temps à la sous-alimentation et à l’obésité, s’alarme un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié lundi.

    Ce double fardeau de la malnutrition pèse sur plus d’un tiers des pays à revenu faible ou moyen (48 sur 126), alerte ce rapport en quatre volets publié dans la revue médicale britannique The Lancet.

    Son constat recoupe celui d’un autre rapport publié en octobre par l’UNICEF, et qui ne portait que sur les enfants.

    Nous faisons face à une nouvelle réalité en matière de nutrition. Il n’est plus pertinent d’associer pays pauvres avec sous-nutrition et pays riches avec obésité. Francesco Branca, auteur principal du rapport de l’OMS

    Ce changement est lié à la transition alimentaire rapide que connaissent ces pays. Tandis qu’une partie de leur population n’a toujours pas accès à un nombre de calories suffisant, une autre frange n’a plus ce problème, mais son alimentation n’est pas de bonne qualité.

    Cette transition est si rapide qu’un même individu peut connaître les deux problèmes au cours de sa vie, ce qui accroît d’autant plus les effets négatifs sur sa santé, avec notamment des risques accrus de maladies cardiovasculaires, note l’OMS.

    Plus de deux milliards d’adultes et d’enfants

    Selon des chiffres cités par le rapport, 2,3 milliards d’enfants et d’adultes dans le monde sont en surpoids ou obèses, et plus de 150 millions d’enfants ont un retard de croissance dû à leur alimentation.

    En outre, les mauvais régimes alimentaires sont responsables d’une mort d’adulte sur cinq (22 %) dans le monde.

    Toutes les formes de malnutrition ont un dénominateur commun : des systèmes alimentaires qui échouent à fournir à tout le monde une alimentation saine, sûre, durable et à un prix abordable. Dr Branca, directeur du département Nutrition pour la santé et le développement de l’OMS

    Les auteurs du rapport pointent les mutations qu’a connues le système alimentaire mondial. Partout sur la planète, on a désormais plus facilement accès aux aliments et boissons très transformés, riches en sucres, en graisses ou en sel.

    En cause, la disparition progressive des endroits où on vend des aliments frais, l’augmentation des supermarchés et le contrôle de la chaîne alimentaire par des multinationales dans de nombreux pays, avance l’un des auteurs, le Pr Barry Popkin, de l’Université de Caroline du Nord (États-Unis).

    Cela se combine avec une baisse de l’activité physique dans les pays en développement, due à l’amélioration du niveau de vie.

    Selon le rapport, ce double fardeau de la malnutrition concerne jusqu’à 35 % des ménages dans certains pays, avec des niveaux particulièrement élevés en Azerbaïdjan, au Guatemala, en Égypte, aux Comores ou à Sao Tomé-et-Principe.

    Et parfois, un même enfant peut être à la fois obèse et en retard de croissance, en raison d’une alimentation trop riche en calories, mais pauvre en nutriments. C’est par exemple le cas de la restauration rapide.

    Infléchir cette tendance nécessitera des changements sociétaux majeurs, conclut le rapport, qui prône de nouvelles politiques alimentaires ayant pour but principal une alimentation saine.

    https://ici.radio-canada.ca/

    Le vapotage lié à de multiples maladies chroniques des poumons


    Les morts qu’il y a eu aux États-Unis par des gens qui vapotaient la cigarette électronique ont été clairement relié à la recharge qui contenait du cannabis et de l’huile de vitamine E. Vapoter peut conduire à certaines maladies pulmonaires et les risques sont triplés si les gens vapote et fume. En principe substituer la vapoteuse par la cigarette est une bonne chose, mais il semble que cela soit rare d’être satisfait qu’avec la e-cigarette.
    Nuage

    Le vapotage lié à de multiples maladies chroniques des poumons

    PHOTO JOSE LUIS MAGANA, AGENCE FRANCE-PRESSE

    Lorsque les gens vapotent et fument en même temps, ce qui est fréquent, le risque est triplé.

    (Washington) Une étude ayant suivi 32 000 Américains pendant trois ans montre que les consommateurs de cigarettes électroniques augmentaient leur risque de souffrir des mêmes maladies pulmonaires chroniques que les fumeurs, selon des résultats publiés lundi.

    AGENCE FRANCE-PRESSE

    Aux États-Unis un lien entre le vapotage et une maladie fulgurante et grave ayant causé 52 décès (Evali) a été établi cette année, mais cette maladie est très spécifique à un type de recharges, souvent illicites et vendues sous le manteau, infusées au cannabis et contenant un ingrédient causant la toxicité, une huile de vitamine E.

    L’étude publiée lundi est plus large et statistique. Elle montre que les vapoteurs avaient 30 % de plus de risque de développer des maladies chroniques des poumons telles que la bronchite, l’asthme, l’emphysème ou la bronchopneumopathie chronique obstructive, par rapport aux personnes qui ne vapotent pas.

    Lorsque les gens vapotent et fument en même temps, ce qui est fréquent, le risque est triplé.

    « Nous avons conclu que les cigarettes électroniques étaient nocives en elles-mêmes, avec des effets qui se produisent indépendamment de la consommation de tabac conventionnel », dit l’un des auteurs, Stanton Glatz, professeur de médecine et directeur du centre de recherche sur le tabac de l’université de Californie à San Francisco.

    Il s’agit de la première étude à avoir suivi des vapoteurs dans le temps et à avoir montré un tel lien, selon les auteurs, qui publient leurs travaux dans la revue American Journal of Preventive Medicine.

    Les données proviennent de l’enquête Population Assessment of Tobacco and Health (PATH), qui a suivi 32 000 adultes américains de 2013 à 2016.

    Les résultats montrent que substituer la cigarette électronique au tabac normal réduit les risques… mais que cette substitution est en réalité très rare.

    « Très peu de gens le font », dit Stanton Glatz. « La plupart des fumeurs rajoutent la cigarette électronique et deviennent des utilisateurs des deux, ce qui augmente significativement leur risque de maladie des poumons au-dessus du risqué lié à la cigarette ».

    Le mécanisme biologique reste à éclaircir, mais des études ont été réalisées sur des souris, et ont mis notamment mis en évidence un effet nocif des vapeurs de cigarettes électroniques sur le système immunitaire, ce qui favoriserait les infections

    https://www.lapresse.ca/

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    Découverte majeure à Sainte-Justine au sujet d’une maladie cardiaque congénitale


    Le CHU de Sainte-Justine, un hôpital dédié aux enfants, ont pu mieux comprendre la cardiopathie valvulaire grâce à une famille dont deux enfants sur trois avaient une variation congénitale de la valve aortique. Cela serait un gène manquant et qui joue un rôle dans la formation et la maintenant de cette valve.
    Nuage


    Découverte majeure à Sainte-Justine au sujet d’une maladie cardiaque congénitale

    PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

    Cette découverte découle du suivi d’une famille au CHU Sainte-Justine ; deux des trois enfants de cette famille étaient atteints de cette variation congénitale, ce qui a permis d’identifier le gène responsable.

    (Montréal) Une équipe de recherche du CHU Sainte-Justine a découvert le gène responsable d’une maladie congénitale courante de la valve aortique dont l’origine n’avait jamais été expliquée auparavant.

    JEAN-BENOIT LEGAULT
    LA PRESSE CANADIENNE

    Les résultats de cette étude, qui a été réalisée en collaboration avec The Hebrew University Center, sont présentés lundi dans la revue Nature Genetics.

    2 % de la population présente une cardiopathie valvulaire. Malgré les nombreux indices du rôle de la génétique dans les maladies aortiques, seuls quelques gènes ont pu être identifiés jusqu’à présent.

    Ici, le gène ADAMTS19 est mis en cause dans une maladie de la valve aortique ciblant spécifiquement la valve bicuspide.

    « Les maladies de la valve aortique sont relativement fréquentes dans la population générale, mais c’est très rare que nous ayons des familles qui se prêtent à une analyse génétique, a expliqué le docteur Gregor Andelfinger, un cardiologue pédiatrique et chercheur au CHU Sainte-Justine. Dans notre étude, nous décrivons deux familles chez qui nous avons identifié le même défaut génétique, à savoir la perte d’un gène qui à date n’était pas connu comme jouant un rôle dans la formation et la maintenance […] de la valve aortique. »

    La valve aortique est l’une des valves « les plus importantes du cœur », a dit le docteur Andelfinger, puisque c’est là que passe le sang qui est pompé vers l’organisme par la partie gauche du cœur.

    Un mauvais fonctionnement de cette valve peut mener à une défaillance cardiaque ou à divers symptômes quand le patient deviendra moins tolérant à l’effort. Plusieurs d’entre eux auront éventuellement besoin d’une intervention chirurgicale.

    « Il y a [des patients] qui sont asymptomatiques, surtout plus jeunes, a indiqué le docteur Andelfinger. En général ce sont des maladies progressives qui vont tôt ou tard avoir une manifestation clinique. »

    Cette découverte découle du suivi d’une famille au CHU Sainte-Justine ; deux des trois enfants de cette famille étaient atteints de cette variation congénitale, ce qui a permis d’identifier le gène responsable.

    « Cette mutation-là perturbe […] la façon par laquelle les cellules interprètent le stress mécanique du flot sanguin, a dit le docteur Andelfinger. C’est un nouveau mécanisme génétique que nous avons réussi à identifier.

    « Potentiellement, la ramification la plus importante est que cette étude-là est un saut en avant dans notre compréhension des mécanismes de la maladie. Je pense que ça pourrait s’appliquer au moment où on pensera à faire de l’ingénierie biologique de remplacement valvulaire. Je pense que notre étude ouvre une nouvelle compréhension pour diriger la génération de valves biologiques artificielles. »

    On estime que près de 4000 chirurgies valvulaires sont effectuées au Canada chaque année, un chiffre en constante croissance avec le vieillissement de la population. Le fardeau économique est évalué à près d’un milliard de dollars par an, sans compter le poids de la souffrance pour les patients et leur entourage.

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    Un tout petit peu de sommeil en plus, de grands bénéfices pour la santé


    Bien que les adolescents et jeunes adultes ont besoin de sommeil, s’ils ne se couchent pas à des heures raisonnables, il sera difficile pour eux de dormir 43 minutes de plus, même s’il cela est bénéfique pour la tension artérielle.
    Nuage


    Un tout petit peu de sommeil en plus, de grands bénéfices pour la santé


    Bien dormir aide à rester de bonne humeur et cognitivement performant·e. | Pexels via Pixabay

    Bien dormir aide à rester de bonne humeur et cognitivement performant·e. | Pexels via Pixabay

    Repéré par Peggy Sastre

    Repéré sur Sleep Health, Université d’État de Pennsylvanie

    Et si vous essayiez de dormir quarante-trois minutes supplémentaires par nuit?

    Nous consacrons près d’un tiers de notre vie à dormir –et pour cause, le sommeil est essentiel à de nombreuses fonctions biologiques. Mais il y a des périodes moins propices que d’autres à de bonnes nuits réparatrices. Avec ses collègues, Anne-Marie Chang, spécialiste des effets sur la santé du manque de sommeil œuvrant à l’université d’État de Pennsylvanie, vient de se pencher sur l’une d’entre elles: l’arrivée à la fac.

    Leur étude, en passe d’être publiée dans la revue Sleep Health, rappelle qu’un manque de sommeil chronique est associé à des troubles de l’humeur (comme l’anxiété et la dépression), à des problèmes de concentration et à de mauvaises performances cognitives. Mais elle se veut plutôt rassurante. Elle montre qu’il ne suffit que d’un peu moins d’une heure de sommeil supplémentaire par nuit pour produire de vrais effets positifs sur la santé –et ce, très rapidement.

    Diminution de la tension artérielle

    En l’espèce, Chang et ses collègues ont suivi cinquante-trois étudiant·es pendant deux semaines. Après un premier passage au laboratoire pour mesurer leur taille, poids, tension artérielle et leur fréquence cardiaque, les participant·es ont reçu des accéléromètres à porter au poignet 24/24 heures pour enregistrer leurs mouvements et leur sommeil. La première semaine, l’équipe de recherche leur a demandé de ne rien changer à leurs habitudes.

    Au début de la seconde, le groupe est repassé au laboratoire pour de nouvelles mesures et, grâce aux données de leurs accéléromètres, les scientifiques ont pu leur dire quelle était leur durée moyenne de sommeil. Il leur a ensuite été demandé de dormir une heure supplémentaire par nuit et de revenir sept jours plus tard pour une ultime batterie de tests.

    «Nous avons vraiment été bluffés par les résultats sur la tension artérielle, commente Chang. Non seulement ils étaient statistiquement significatifs, mais ils étaient aussi tout à fait pertinents sur un plan clinique. Sept points de tension artérielle systolique en moins, c’est un sacré changement.»

    En moyenne, les sujets ont dormi quarante-trois minutes en plus –77% des participant·es ont augmenté leurs nuits de plus de quinze minutes et 66% de plus de trente minutes. Un petit ajout de sommeil qui s’est accompagné d’un gros bonus sanitaire: une moyenne de 7 points (ou millimètres de mercure) en moins sur leur tension artérielle systolique.

    Ces résultats rendent la chercheuse optimiste.

    «Le manque de sommeil est un véritable problème pour les étudiants, ajoute-t-elle. Mais je pense que cela peut avoir une portée plus large. J’espère que d’autres gens verront que le sommeil peut avoir un effet réel sur leur santé et qu’ils peuvent y faire quelque chose.»

    De fait, si les spécialistes recommandent entre sept et neuf heures de sommeil par nuit pour les jeunes adultes, 36% de cette population dorment moins de sept heures par nuit et 14% moins de six heures.

    http://www.slate.fr/e