Comment démasquer quelqu’un qui ment


Il y a des mensonges pour ne pas blesser, mais d’autres sont plus graves. ou vraiment inutile. Avec l’ère des fausses nouvelles doivent-on accepter ces mensonges ? Dans la vie de tous les jours, comment détecter un menteur. Même si nous avions un polygraphe, ou encore qu’on observe pour détecter le non-verbal ne sont pas sûr à 100%. Le mieux est écouté et poser des questions. Et pour les fois que j’ai essayé, cela fonctionne assez bien.
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Comment démasquer quelqu’un qui ment

Pinocchio par-ci, Pinocchio par-là | Alex Bikfalvi via Flickr CC License by

Pinocchio par-ci, Pinocchio par-là | Alex Bikfalvi via Flickr CC License by


Repéré par Léa Polverini


Commencez par ne plus vous fier aux roulements d’yeux.


Repéré sur The Guardian

Fin avril, le Washington Post annonçait que Donald Trump venait de passer la barre des 10.000 déclarations fausses et trompeuses depuis son accession au pouvoir. Un beau record pour celui qui a largement popularisé l’expression de «fake news», qui sature désormais le paysage médiatique. Le mensonge connaît aujourd’hui son heure de gloire, cependant que les «vérités» dites alternatives font florès.

Cela signifierait-il que nous vivons dans des sociétés où il est plus acceptable de mentir?

Pour Robert Feldman, professeur de psychologie à l’Université du Massachusetts et auteur de The Liar in Your Life, «les présidents –même ceux que vous n’aimez pas– sont des modèles, et si vous voyez quelqu’un avec beaucoup de prestige mentir constamment et s’en tirer, comme cela semble être aujourd’hui le cas, cela fournit un modèle de ce qui est acceptable».

Tous loucheur·ses?

Mais comment dès lors repérer ces menteurs et menteuses qui bourgeonnent autour de nous? La croyance populaire veut que le menteur ait l’air louche: son œil partirait du mauvais côté lorsqu’il inventerait une histoire, strabisme intempestif n’échappant pas aux regards les plus affûtés, qui auraient tôt fait de débusquer l’entourloupe. Pour peu que le bigleux malhabile s’invente une crédibilité à coups de «en vérité…» surjoués, il est déjà cuit. En réalité, ces critères sont à peu près aussi fiables qu’une recette de grand-mère mal recopiée.

«Quand nous nous engageons dans la détection passive de mensonges –en regardant les gens pour essayer de déterminer s’ils mentent ou non– la conclusion générale est que nous arrivons à un résultat de très piètre qualité. Nous avons environ 54% de chances d’avoir raison. Lancer une pièce vous donnerait 50% de précision», estime Gordon Wright, co-directeur de la section de psychologie de Goldsmiths’.

Les tests polygraphiques ou les détecteurs de mensonges ont un taux de précision d’environ 65% à 70%, et les expériences qui envisagent les mouvements complets du corps peuvent arriver jusqu’à 85%, mais il va sans dire que ces méthodes ne sont pas de rigueur dans la vie courante.

À cela, il faut encore ajouter le fait que menteurs et menteuses peuvent anticiper sur ces attentes, et infléchir leur comportement en fonction :

 «les menteurs regardent les gens plus intensément –ils jouent avec ces stéréotypes», précise Wright.

Que disent les intriguant·es?

Que faire lorsqu’on ne possède donc pas l’attirail d’une salle d’interrogatoire? Déjà, arrêter de s’en remettre au mythe du comportement non verbal. Ensuite, se concentrer sur ce que les gens disent, plutôt que sur la façon dont ils le disent.

Pour Pär-Anders Granhag, professeur de psychologie à l’Université de Göteborg, un bon moyen est de tester la «technique des questions imprévues», qui consiste à poser des questions auxquelles les menteurs ne se sont pas préparés.

«Les menteurs se préparent plus que ceux qui disent la vérité. Si vous ne posez que des questions qui ont été anticipées, vous jouez leur propre jeu. Ceux qui disent la vérité peuvent répondre à ces questions car ils puisent dans leur mémoire, tandis que les menteurs auront plus de difficultés, parce qu’ils ont préparé des réponses toutes faites aux questions prévues, mais ne se sont pas préparés à d’autres questions», explique-t-il.

Les personnes qui mentent sont également plus susceptibles de s’ajuster aux réactions de leur auditoire, puisqu’elles cherchent avant tout à le convaincre, ce qui n’est pas nécessairement le but de quelqu’un qui vous raconterait une vérité comme une autre.

«Elles voient si la personne les croit ou non, et si elles soupçonnent que non, elles peuvent changer leur histoire, ajouter plus de détails», relève Granhag.

Dans le jeu du mensonge, nous sommes également victimes de nos propres préjugés. Nous sommes plus prompts à croire quelque chose qui correspond à nos propres opinions, même si ce quelque chose est erroné ou de mauvaise foi. Les petits mensonges sont aussi ce qui scande notre quotidien:

«la plupart du temps, ils ont des conséquences très mineures et n’ont pas d’importance, mais ils servent à lubrifier les rouages de l’interaction sociale», souligne Feldman.

C’est ainsi que l’on se retrouve à complimenter tel et telle amie sur son pull affreux, le sourire étant plus socialement acceptable que l’ahurissement. Dans ces cas-là, mieux vaut s’en remettre au bon sens.

http://www.slate.fr/

Fumer du lait de crapeaud veni­meux pour­rait soigner la dépres­sion


Qui aurait cru qu’une sécrétion toxique d’une espèce de crapaud pourrait servir pour soigner le stress, l’anxiété et la dépression ?
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Fumer du lait de crapeaud veni­meux pour­rait soigner la dépres­sion


par  Mathilda Caron


D’après une nouvelle étude publiée dans le jour­nal Psycho­phar­ma­co­logy le 13 mai 2019, le lait d’un crapaud veni­meux pour­rait être la clé pour soigner la dépres­sion. 

Le crapaud du désert de Sonora, que les scien­ti­fiques connaissent sous le nom de Bufo alva­rius, a la parti­cu­la­rité d’avoir des sécré­tions toxiques pouvant tuer ses préda­teurs, mais aussi faire « planer » l’être humain.

Les cher­cheurs se sont penchés sur la 5-méthoxy-dimé­thyl­tryp­ta­mine (5-MeO-DMT), une substance présente dans ses sécré­tions qui s’avère être un puis­sant psycho­trope, cousine de la DMT. Ce « lait » psyché­dé­lique est d’ailleurs convoité par un nombre crois­sant de consom­ma­teurs de drogues, et il est classé comme stupé­fiant dans certains pays d’Amé­rique du Nord et du Sud.

Cela n’a pas empê­ché une équipe inter­na­tio­nale de cher­cheurs – issus des univer­si­tés de Maas­tricht, aux Pays-Bas, et de Prague, en Répu­blique tchèque – de se pencher sur ses pouvoirs médi­ci­naux. Après plusieurs semaines d’ex­pé­rience sur des cobayes victimes de troubles mentaux, les symp­tômes de stress, d’an­xiété ou de dépres­sions auraient dimi­nué, dès la première inha­la­tion, chez les personnes testées.

Source : Psycho­phar­ma­co­logy

https://www.ulyces.co/

La dépression post-partum se manifeste aussi chez le père


Quand on parle de dépression post-partum, on fait référence à la maman après un accouchement. Maintenant, on commence a reconnaitre la possibilité que les papas aussi peuvent souffrir de dépression post-partum. Souvent, les hommes vont avoir des symptômes similaires à la maman, mais aussi d’autres symptômes qui ne sont pas reconnu comme tel.
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La dépression post-partum se manifeste aussi chez le père


La dépression post-partum se manifeste aussi chez le

IMAGE TAKEN BY MAYTE TORRES VIA GETTY IMAGES

Le problème est plus répandu qu’on ne le croit.

  • La Presse Canadienne

La dépression post-partum se manifeste aussi chez le père, mais le problème demeure mal connu et risque de passer sous le radar, prévient une nouvelle étude britannique.

Des chercheurs de l’Université Anglia Ruskin rapportent dans le Journal of Mental Health que seulement 76 pour cent des quelque 400 participants à leur recherche ont réalisé que quelque chose clochait avec le papa après avoir pris connaissance de ses symptômes, contre 97 pour cent pour la maman.

De manière encore plus pointue, 90 pour cent des sujets ont reconnu que la maman souffrait d’une dépression post-partum, mais seulement 46 pour cent d’entre eux en sont venus à cette conclusion dans le cas du papa.Vingt et un pour cent des participants ont estimé que l’homme était simplement fatigué, contre un minime 0,5 pour cent pour la femme.

Le problème est pourtant plus répandu qu’on ne le croit.

«Environ 10 pour cent des papas auront une dépression avant que le bébé ait un an, a rappelé la pédopsychiatre Anabel Carmel, qui rejoindra prochainement l’équipe du CHU Sainte-Justine. Mais quand la maman a une dépression post-partum, le risque du papa augmente de 50 pour cent, selon certaines études.»

Il se pourrait toutefois très bien que ce 10 pour cent ne soit que la pointe de l’iceberg.

«En médecine (…) c’est clair qu’on trouve ce qu’on cherche, a souligné la docteure Carmel. La dépression post-partum chez le papa, c’est quelque chose qu’on commence à reconnaître, qui devient de plus en plus d’actualité, mais qui n’est pas nécessairement un phénomène reconnu pour lequel on fait un dépistage de manière commune.»

Plus connu chez la femme

La mère recevra des soins pendant toute sa grossesse et profitera donc un peu d’un suivi par défaut à ce sujet. Plusieurs questions seront posées au sujet de sa santé mentale, puisque les équipes d’obstétriques sont très sensibilisées au problème de la dépression post-partum chez la femme. Il n’en va pas de même pour le père.

«Dans les études, plusieurs pères mentionnent que leur présence est parfois ignorée quand ils sont aux rendez-vous, ou alors on ne posera pas de questions par rapport au papa en tant que tel, donc c’est facile de passer à côté», a dit la docteure Carmel.

Le père et la mère vivront la transition vers la parentalité de manière bien différente.

La mère a grandi avec le bébé et a vu son corps se transformer. Pour le père, la transition est beaucoup moins concrète. Il devra se forger une nouvelle identité et assumer un nouveau rôle masculin, avec plus ou moins de temps pour se préparer et plus ou moins d’expérience pour le faire.

«Parfois les papas peuvent vivre beaucoup d’impuissance dans cette transition-là, qui peut même être traumatique quand on pense à des grossesses qui sont compliquées, des accouchements qui sont compliqués, a expliqué la docteure Carmel. Ils peuvent être confrontés à leur impuissance, à leur ignorance, ils ont de la misère à communiquer leur vécu à l’équipe (…) ou même à leur partenaire. Ça transforme vraiment leur vie au niveau du couple, au niveau personnel, au niveau professionnel, et les attentes et la réalité ne se rejoignent pas toujours.»

Les symptômes de base de la dépression post-partum chez le père — comme un manque de motivation ou de plaisir — pourront être similaires à ceux de la mère.Mais chez le père, prévient la docteure Carmel, il pourra aussi y avoir des expressions particulières qui ne seront pas nécessairement reconnues comme étant des manifestations de la dépression.

«Dans les études, on voit que plusieurs pères expriment de la fatigue, beaucoup d’irritabilité, de colère… Il y a un risque plus élevé de consommation d’alcool, de drogue. Il peut aussi y avoir un certain évitement sur le plan affectif par le père», a-t-elle dit.

Les premiers mois avec un bébé ne sont souvent pas faciles et sont fréquemment marqués par un manque de sommeil et beaucoup de stress, et il faut en être conscient, a-t-elle ajouté.

«Un autre message important est de valoriser le rôle unique du papa et ne pas l’ignorer quand il est présent», a-t-elle lancé en conclusion.

https://quebec.huffingtonpost.ca

La méditation n’est pas bénéfique pour tout le monde


Sans que les scientifiques ne savent pas vraiment pourquoi il semble que la méditation ne soit pas pour tout le monde. Il semble que pour certains, cela peut augmenter le stress, par la peur et des émotions négatives. Les hommes serait légèrement plus enclins que les femmes à ressentir un impact désagréable et étrangement l’écart est plus grand chez les athées que les croyants.
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La méditation n’est pas bénéfique pour tout le monde

Les scientifiques ne savent pas pour l'instant quels types de méditation impacteraient négativement les adeptes ni dans quelle mesure. | Erik Brolin via Unsplash

Repéré par Hakim Mokadem

Les scientifiques ne savent pas pour l’instant quels types de méditation impacteraient négativement les adeptes ni dans quelle mesure. | Erik Brolin via Unsplash

Repéré sur Cosmos Magazine

Cette pratique peut faire ressortir peur et anxiété.

Régulièrement vantée pour ses bienfaits sur l’humeur et la qualité de vie, la méditation apporterait aussi son lot de désagréments. Selon une étude publiée dans le journal PLOS ONE, plusieurs adeptes réguliers de cette pratique mentale l’ont vécue comme «désagréable» et ont éprouvé des sentiments de peur, d’anxiété ou encore des émotions déformées.

Dirigés par une équipe de recherche de l’University College de Londres au Royaume-Uni, ces travaux scientifiques s’appuient sur un sondage en ligne auquel 1.232 personnes ont répondu. Parmi les questions posées, l’appréciation de l’expérience de méditation et si elle était vécue comme «désagréable», à travers des sentiments d’anxiété, de peur, des émotions déformées, une altération du sens que les personnes avaient d’elles-mêmes ou du monde.

Un sentiment négatif chez 25% des adeptes

Au moins un quart des participant·es de l’enquête qui méditent régulièrement ont déclaré avoir connu une expérience psychologique «particulièrement désagréable»liée à la méditation, y compris des sentiments de peur et des émotions déformées. Les hommes distancent un peu plus les femmes: ils ont été 28,5% contre 23% d’entre elles à avoir exprimé un avis négatif sur leur expérience personnelle de la pratique.

L’écart se creuse encore un peu plus avec les personnes athées: 30,6% d’entre elles ont mal vécu la pratique, contre 22% pour les croyant·es.

«Ces résultats soulignent l’importance d’élargir la compréhension publique et scientifique de la méditation au-delà d’une technique de promotion de la santé», indique Marco Schlosser, psychiatre et chercheur à l’University College de Londres.

Les scientifiques indiquent toutefois que les données n’apportent aucune indication sur le type exact d’expériences, ni sur leur gravité ou leur impact.

«Nous savons très peu de choses sur pourquoi, quand et comment de telles difficultés liées à la méditation peuvent survenir: des recherches supplémentaires sont maintenant nécessaires pour comprendre la nature de ces expériences», prévient l’auteur principal de l’étude.

http://www.slate.fr/

Forcer votre enfant à faire des bisous : bonne ou mauvaise idée ?


C’est fini le temps où on obligeait les enfants a donner des bisous ou des câlins à la visite. On laisse leur laisse le choix. La spontanéité donne des meilleurs bisous. Puis on apprend à l’enfant a respecter son corps.
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Forcer votre enfant à faire des bisous : bonne ou mauvaise idée ?


kravik93/shutterstock.com

Faire un bisou à papy ou à une copine de maman, est-ce une obligation ? Les tout-petits émettent parfois un refus catégorique. Si la politesse est impérative, pourquoi imposer, contre leur gré, un contact physique aux enfants dès le plus jeune âge ?

« Allez, fais un bisou ! » Lorsqu’un enfant de moins 5 ans refuse d’embrasser un proche, pour le saluer ou lui dire au revoir, les parents se sentent souvent obligés de l’y forcer. Pour ne pas vexer, froisser l’adulte ou parce qu’ils estiment que cela fait partie de la politesse.

 Or ce comportement est pour le moins « contreproductif », estime Vincent Joly, psychologue à Paris.

« Si votre enfant ne veut pas faire bisou, il ne le fait pas pour vous irriter. Il a certainement une vraie raison », souligne-t-il. « Peut-être est-il mal à l’aise, ou a-t-il peur ou est-il angoissé. »

Dans tous les cas, le forcer ne lui donnera pas davantage envie d’embrasser vos proches. Et cela augmentera peut-être encore son malaise.

« Laissez-lui donc le temps de décider par lui-même s’il fera ou non des bisous », poursuit-il.

Son corps, son droit de refuser

Demander la permission à un enfant avant de lui faire un câlin ou un bisou permet en outre de lui apprendre qu’il a le droit de refuser le contact physique. Vous respectez ainsi ses limites. De plus, il développe ainsi son sens de l’autonomie et apprend la notion de respect de son corps.

Un discours pas toujours cohérent…

Si l’enfant accepte d’embrasser certains proches et pas d’autres, peut-être y-a-t-il une raison.

« Il arrive que les parents demandent à l’enfant d’embrasser le cousin ou l’oncle qu’ils n’ont eux-mêmes pas très envie de voir », explique Vincent Joly. « Or les enfants ont parfois entendu ce que pensaient les parents et ressentent le manque de sincérité. »

Pour que l’enfant adhère avec la pratique du bisou pour saluer, Il faut que le message soit clair. 

« La famille oui, les amis non par exemple », poursuit-il. « Et il vaut mieux éviter trop d’hypocrisie sociale car les enfants ne parviennent pas à faire semblant », conclut-il.

Source : interview de Vincent Joly, psychologue à Paris, 25 avril 2019 – Naître et Grandir, consulté le 2

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Vincent Roche

https://destinationsante.com/

É.-U.: les suicides des mineurs en hausse après la série 13 Reasons Why


Certains professionnels croient que la série 13 Reasons Why aurait un impact néfaste chez les jeunes aux États-Unis. Il semble en effet qu’il y ait une hausse de suicide (entre 10 et 17 ans) dès la diffusion de cette série et surtout chez les garçons Quoiqu’ils n’ont pas prouvé un lien direct entre cette augmentation et la série
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É.-U.: les suicides des mineurs en hausse après la série 13 Reasons Why

 

 

Lorsque la série 13 Reasons Why, qui retrace l’histoire d’une adolescente mettant fin à ses jours, a été diffusée en 2017, beaucoup se sont inquiétés de l’impact sur les spectateurs : une étude vient de montrer une hausse « significative » des suicides chez les mineurs aux États-Unis dans les mois qui ont suivi.

Jeffrey Bridge et son équipe du Nationwide Children’s Hospital de l’Ohio ont analysé les statistiques officielles des suicides entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2017 (180 655 morts au total).

Selon leurs calculs, un pic de suicides a été enregistré chez les Américains âgés de 10 à 17 ans dès la diffusion de la série par Netflix en mars 2017. 

Le mois d’avril 2017 a même connu le plus fort taux de suicides dans cette catégorie de la population sur les cinq années prises en compte par l’étude, publiée dans le Journal de l’Académie américaine de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent.

Au total, les auteurs de l’étude estiment à « 195 le nombre de morts supplémentaires par suicide chez les jeunes âgés de 10 à 17 ans entre le 1er avril et le 31 décembre 2017, dans la foulée de la diffusion de la série », soit une hausse de près de 29 %.

Contrairement à leur hypothèse de départ, cette surmortalité a essentiellement touché les garçons.

Les chercheurs ne sont toutefois pas en mesure d’établir un lien de causalité entre le visionnage de la série télévisée et cette recrudescence de suicides, qu’ils n’ont d’ailleurs pas constatée dans les autres segments de la population (18-64 ans).

Et d’autres facteurs ont pu jouer un rôle dans cette augmentation, reconnaissent-ils.

Mais pour le Dr Bridge, « le suicide dépeint dans 13 Reasons Why est raconté de manière irréaliste et sensationnaliste » et la méthode employée par la victime, Hannah, est montrée de manière explicite avec des détails macabres, a-t-il déploré lors d’un entretien avec l’AFP.

« Cela peut être traumatisant pour ceux dont un proche s’est suicidé ou qui ont commis une tentative de suicide, et cela peut aussi dans certains cas fournir un exemple », a ajouté le chercheur, qui enseigne la pédiatrie et la psychiatrie à l’Université d’État de l’Ohio.

Une autre étude avait déjà mis en évidence un accroissement de 19 % des recherches sur l’internet concernant le suicide et les moyens de se suicider dans les 19 jours qui avaient suivi la diffusion de la série controversée. 

De nombreux professionnels de santé ou de l’éducation s’étaient émus de la diffusion de 13 Reasons Why, la jugeant potentiellement néfaste pour des populations vulnérables, comme les adolescents. 

Netflix, qui a reconduit la série pour une troisième saison, a indiqué à l’AFP être « en train d’analyser l’étude » du Nationwide Children’s Hospital pour être sûr de traiter le sujet « de manière responsable ».

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Ligne de prévention du suicide, partout au Québec : 1 866 APPELLE (277-3553)

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Inondations: quelques conseils pour prendre soin de votre santé mentale


Plusieurs villes du Québec, sont en mode inondation. C’est difficile pour plusieurs sinistrés. Beaucoup ont dû quitter leur maison en catastrophe. Certain, c’était la deuxième fois en 2 ans. Il y a des gens qui ont vraiment tout perdu, d’autres ont pu regagner leur demeure et ce fut la consternation de tous ces dégâts causés par l’eau. Il y a encore des secteurs que l’eau risques de monter encore .. Car ce n’est pas encore fini, mais la fin approche. En attendant, et même après, beaucoup auront besoin d’une aide morale et physique
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Inondations: quelques conseils pour prendre soin de votre santé mentale

 

NOIPORNPAN VIA GETTY IMAGES

«Se confier, c’est fondamental.»

 

Des milliers de Québécois sont en ce moment dans l’incertitude quant au sort de leur maison et de leurs effets personnels, en raison d’inondations.

De la peur, de la colère, de la tristesse… ce sont toutes «des réactions normales en réponse à une situation anormale», rappelle la directrice du Mouvement santé mentale du Québec, Renée Ouimet.

Voici quelques conseils pour prendre soin de votre santé mentale, si vous êtes durement touchés par cette crue printanière particulièrement pénible.

Le premier conseil (et le plus important) de Renée Ouimet, c’est de parler de ce qu’on vit.

 «Se confier, c’est fondamental», dit-elle.

Et même quand l’eau va redescendre, que les sinistrés pourront regagner leur maison, ce ne sera pas terminé.

«Avoir un réseau social, être bien entouré, c’est vraiment un élément de protection de la santé mentale, donc il faut rester liés», ajoute-t-elle.

S’établir une liste de priorités.

«Dans une période comme celle-là, on a l’impression que tout est une priorité. Et quand on voit toute une montagne de choses à faire, ça peut être épuisant; on ne voit pas le bout.»

Vaut mieux dresser un ordre des priorités et s’attaquer à une seule chose à la fois.

 

S’accorder des petits moments de répit.

«Trop souvent, en souffrance, on oublie de voir les petites choses qui nous font du bien, alors que c’est important», précise Mme Ouimet.

Ce pourrait être aussi simple que de prendre un verre avec un ami ou de jouer aux cartes avec les enfants, illustre-t-elle.

Surveiller attentivement les symptômes liés à l’adrénaline, s’ils ne s’estompent pas au bout de quelques semaines:

maux de tête, douleurs au dos ou à l’estomac, problèmes de sommeil, importante perte d’intérêt pour les activités professionnelles, sociales et familiales, sentiment de culpabilité ou d’échec, difficulté à se concentrer, difficulté à prendre des décisions, pensées suicidaires, sentiment d’alerte depuis des semaines, flash-back, rêves récurrents traumatisants. Si ces symptômes persistent et vous empêchent de fonctionner normalement, consultez un-e médecin, une personne intervenante psychosociale ou un groupe communautaire.

Connaître les ressources autour de soi pour aller chercher de l’aide, au besoin

«Les CISSS ont libéré des gens sur le terrain pour venir en aide à ceux qui en ont besoin, rappelle Renée Ouimet. Vous pouvez composer le 811 et demander quelle est l’aide offerte dans votre région.»

Êtes-vous dans une situation de crise? Besoin d’aide? Si vous êtes au Canada, trouvez des références web et des lignes téléphoniques ouvertes 24h par jour dans votre province en cliquant sur ce lien.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Se forcer à sourire rend-il plus heureux ?


Cet article me fait penser à ma mère. Elle travaillait au public et affichait toujours le sourire, même dans des périodes difficiles pour elle. Le sourire rend t’il heureux ? Dans une certaine mesure oui.
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Se forcer à sourire rend-il plus heureux ?

 

Nathalie Mayer
Journaliste

Le lien entre expression faciale et état d’esprit fait débat dans le milieu de la psychologie. Pourtant aujourd’hui, deux études distinctes semblent vouloir le confirmer. Afficher un sourire permettrait donc de vivre plus heureux ? Pas toujours….

Depuis notre plus jeune âge, nous apprenons à identifier les expressions sur les visages de ceux qui nous entourent afin d’en savoir un peu plus sur ce qu’ils ressentent. Car lorsque quelqu’un est heureux, il sourit naturellement. Mais l’inverse est-il vrai ? Nos expressions faciales peuvent-elles influer sur nos émotions ? C’est la question que se sont posée des chercheurs.

Rappelons qu’en 1988, une expérience — devenue depuis célèbre — avait montré que le fait de sourire avait une influence certaine sur notre humeur. Mais en 2016, pas moins de 17 équipes ont cherché à reproduire ces résultats. Sans succès.

Alors une équipe de l’université du Texas et de l’université du Tennessee (États-Unis) a compilé, dans une méta-analyse, près de 50 ans de données — soit 138 études sur plus de 11.000 participants dans le monde entier — pour éclairer les liens entre notre corps et nos ressentis. Leur conclusion : il existe bien une sorte de rétroaction faciale. En d’autres mots, sourire nous rend un peu plus heureux. Mais prendre une mine renfrognée fait également ressortir notre colère.

Des chercheurs ont relié le fait d’être contraint à montrer un visage souriant à ses clients — même lorsque l’on se sent d’humeur maussade — et un penchant pour une consommation excessive d’alcool. © JesseMcFly, Pixabay License

Des chercheurs ont relié le fait d’être contraint à montrer un visage souriant à ses clients — même lorsque l’on se sent d’humeur maussade — et un penchant pour une consommation excessive d’alcool. © JesseMcFly, Pixabay License

    Attention aux sourires forcés

    Une conclusion qu’il est toutefois bon de tempérer. Car les effets observés par les chercheurs restent faibles. Et une autre étude, menée celle-là par des chercheurs de l’université de Pennsylvanie (États-Unis) pointe du doigt un effet délétère du sourire forcé.

    Dans la restauration, par exemple, les employés sont parfois contraints de sourire face à leurs clients. Affichant ainsi un semblant d’émotion positive que les chercheurs ont relié à une consommation excessive d’alcool en fin de journée. Un peu comme si, en dissimulant leurs émotions négatives dans la journée, ces employés avaient atteint les limites de leurs capacités de maîtrise de soi et se trouvaient, le soir venu, incapables de trouver la force de résister à la tentation de l’alcool.

    Sourire à longueur de journée peut être fatigant.

    « Sourire dans le cadre du travail peut sembler très positif, mais le faire de manière plus ou moins contrainte, tout au long d’une journée, peut se révéler fatigant », explique Alicia Grandey, psychologue.

    D’autant plus lorsque l’on parle de personnes jeunes et inexpérimentées et qui occupent des emplois peu gratifiants. Les infirmières, en revanche, sont de celles qui peuvent forcer leur sourire sans avoir trop à en souffrir car elles créent ainsi du lien avec leur patient.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Depuis longtemps, les psychologues se demandent s’il existe une sorte de rétroaction faciale, si le fait de sourire peut nous rendre heureux.

  • Une méta-analyse aujourd’hui l’affirme, mais dans des proportions qui semblent rester mesurées.

  • Alors que dans le même temps, une autre étude fait le lien entre les sourires forcés au travail et une consommation excessive d’alcool.

https://www.futura-sciences.com/

Vous avez peur des araignées? Regardez «Spider-Man»


C’est une étude faite sur un petit groupe, mais les recherches vont se poursuivre pour lutter contre certaines phobies comme l’arachnophobie. Grâce à certains films de Marvel, comme Spider-Man, cela pourrait être un outil bénéfique pour réduire la peur des araignées.
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Vous avez peur des araignées? Regardez «Spider-Man»

 

Les personnes qui ont participé ont été divisées en quatre groupes de visionnage dont deux chargés de regarder des extraits liés à leurs phobies. | Max Kleinen via Unsplash

Les personnes qui ont participé ont été divisées en quatre groupes de visionnage dont deux chargés de regarder des extraits liés à leurs phobies. | Max Kleinen via Unsplash

Repéré par Hakim Mokadem

Une étude menée sur près de 400 personnes a permis de découvrir que certains films Marvel pourraient réduire des phobies.

Une étude publiée dans la revue Frontiers in Psychiatry a montré que regarder quelques minutes d’un des films de la saga Spider-Man et Ant-Man pourrait réduire l’arachnophobie.

Ces travaux, menés par des chercheurs des universités Bar-Ilan et d’Ariel en Israël, se sont appuyés sur la théorie selon laquelle l’exposition à des phobies spécifiques pourrait contrecarrer des peurs irrationnelles.

Sept secondes de film nécessaires

Les professeurs Menachem Ben-Ezra et Yaakov Hoffman ont diffusé des extraits de sept secondes tirés des films Spider-Man et Ant-Man auprès de 424 personnes. L’objectif était de déterminer les effets de ces productions sur les phobiques des araignées et des fourmis.

Les scientifiques ont ainsi découvert que la vue d’un court extrait d’un film contenant des images de ces animaux pouvait diminuer les phobies de 20%.

«Être exposé pendant sept secondes à une phobie spécifique à un insecte dans un contexte positif réduit le niveau des symptômes de la phobie», ont-ils écrit dans leur enquête.

Les films de super-héros seraient connus pour avoir des effets psychologiques globalement positifs et ces récents résultats scientifiques pourraient ouvrir une nouvelle voie dans la thérapie cognitive, estime le professeur Ben-Ezra. Son collègue Hoffman a même suggéré qu’utiliser des images de films ou de bandes dessinées pourrait être plus efficace que l’usage de la réalité réelle ou virtuelle pour traiter une phobie.

L’équipe a affirmé qu’elle poursuivrait ses recherches dans ce domaine et qu’elle examinerait ensuite les effets des films Marvel sur les personnes souffrant du syndrome de stress post-traumatique.

http://www.slate.fr/

L’intimidation a des conséquences mentales et économiques à long terme


Il faut prendre au sérieux l’intimidation chez les enfants, car ils peuvent trainer ce boulet pendant des années, voir toute leur vie. Quand on parle d’intimidation, intolérance zéro, il ne faut pas oublier que même nous entre adultes, si nous intimidons que ce soit des enfants ou des adultes, nous montrons l’exemple et les conséquences s’en suivent.
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L’intimidation a des conséquences mentales et économiques à long terme

 

RIDOFRANZ VIA GETTY IMAGES

L’intimidation rehaussait d’environ 35% le risque d’être au chômage à l’âge de 25 ans.

  • Jean-Benoit Legault

  • La Presse Canadienne

MONTRÉAL — L’intimidation subie à l’école a des conséquences mentales et économiques à long terme sur les jeunes victimes, prévient une nouvelle étude réalisée par des chercheurs britanniques et australiens.

Les victimes d’une intimidation violente et/ou constante subissent les pires conséquences.

Les chercheurs des universités Lancaster, de Wollongong et de Sydney ont révélé lors de la conférence annuelle de la Royal Economic Society que le fait d’avoir été intimidé à l’école gonflait de 40 pour cent le risque d’être victime d’une maladie mentale à l’âge de 25 ans.

De plus, l’intimidation rehaussait d’environ 35 pour cent le risque d’être au chômage à l’âge de 25 ans et réduisait d’environ 2 pour cent le salaire de ceux qui occupaient un emploi.

«C’était prévisible qu’il y aurait des conséquences, mais les pourcentages me surprennent», a admis Éric Morissette, un expert du phénomène de l’intimidation à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal.

«Ce n’est pas rien, c’est majeur», a-t-il ajouté concernant le risque de maladie mentale.

Les auteurs tirent ces conclusions de l’analyse des données confidentielles de quelque 7000 jeunes âgés de 14 à 16 ans au début de l’étude. Ces jeunes ont été rencontrés de façon régulière jusqu’à l’âge de 21 ans, puis à l’âge de 25 ans. Environ la moitié d’entre eux ont confié avoir été victimes d’intimidation à l’âge de 14 ou 16 ans.

Ils ont notamment rapporté avoir été insultés, exclus socialement, menacés de violence ou agressés.

«Ça confirme l’importance d’un climat scolaire et d’une école positive et bienveillante. L’école, et particulièrement l’école secondaire, peut être un facteur de protection pour éviter la détérioration de situations en lien avec la santé mentale, a dit Éric Morissette. C’est sûr qu’on peut avoir le réflexe de dire qu’il faut soigner, mais avant de soigner, qu’est-ce qu’on peut faire en prévention? Et ce sont l’école et les enseignants et la famille qui peuvent être des facteurs de prévention.»

En ce qui concerne l’emploi et le revenu, M. Morissette y voit les conséquences de l’intimidation sur le sentiment d’efficacité personnelle et l’estime de soi.

«Mon cerveau s’imprègne de ce dont j’ai été victime, a-t-il illustré. Et en vieillissant, il va y avoir eu un manque au niveau du développement de mes compétences sociales, et cela aura un impact sur ma capacité à avoir de bonnes relations, sur ma capacité à travailler en collaboration, ma capacité à m’adapter et à m’intégrer, la capacité d’être en résolution de problème, et surtout la capacité d’être résilient.»

Les victimes d’intimidation n’auraient donc pas eu la chance de développer les aptitudes — relationnelles, de résolution de problème et autres — dont elles ont besoin pour affronter le marché du travail, ce qui expliquerait pourquoi elles peinent apparemment autant à se trouver un boulot et pourquoi leurs emplois semblent moins bien rémunérés.

«La santé mentale est encore stigmatisée chez les adultes, a déploré M. Morissette. C’est un signe de faiblesse, donc je n’irai pas chercher l’aide nécessaire et je vais m’embourber. (…) Il faut que j’apprenne à affronter. Et si ça, je ne l’ai pas fait quand j’étais jeune, quand ça m’arrive à l’âge de 25-26 ans, je suis comme un enfant qui se retrouve dans la fosse aux lions.»

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