Faut-il retirer la malbouffe des pharmacies au Canada ?


Au Québec, les pharmacies sont comme des dépanneurs, à part les médicaments, ils vendent de tout, maquillage, cadeaux, objets de tout les jours, produits ménager, et encore bien des choses et aussi de la nourriture dont la malbouffe. Ma pharmacie est affilié a une épicerie et donc n’a pas trop le choix de ce qu’ils mettent sur les tablettes. Pourtant, il y a quelques années les pharmacies on cesser de vendre des cigarettes, ne pourraient-ils pas faire la même chose pour la malbouffe ?
Nuage

 

Faut-il retirer la malbouffe des pharmacies au Canada ?

 

Au Canada, il n’est pas rare de voir des rayons entiers de nourriture peu recommandable pour un préserver une bonne santé. Comment la malbouffe peut-elle encore avoir sa place dans des lieux dédiés à la santé ?

La malbouffe trop présente dans les pharmacies au Canada ?

Quand on rentre dans une pharmacie au Canada, une grande partie des lieux est consacrée à la nourriture. Pourtant, ces produits ne sont pas des aliments naturels, des compléments alimentaires ou des substituts de repas pour les personnes au régime. On parle alors de malbouffe : boissons gazeuses, chips, biscuits sucrés et bonbons en tout genre.

Me Bourassa-Forcier enseigne à l’université de Sherbrooke. Elle explique que de nombreux pharmaciens n’ont pas vraiment le choix d’accepter ou de refuser ces produits. Leur pharmacie est en fait associée à des grandes chaînes, qui exercent des pressions importantes sur le contenu de leurs rayons et ils ne peuvent exercer de pouvoir de décision.

Promouvoir la santé ou le commerce ? 

La double casquette des pharmaciens est paradoxale : comment peut-on à la fois promouvoir la santé du patient et le pousser à la consommation en lui proposant des produits néfastes pour sa santé ? Au Québec, 7 % de la nourriture est achetée dans les pharmacies. Le coût des soins pour les personnes touchées par des maladies engendrées par une mauvaise alimentation est faramineux et commence à interroger l’Ordre des pharmaciens.

« On avait un levier légal pour le tabac ; pour le sucre ou les autres aliments, nous n’en avons pas. On n’a pas de levier légal pour fouiller la boutique du pharmacien et lui interdire des choses, mais on peut très certainement l’encourager à réfléchir à ça », termine Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec.

Maylis Choné

http://www.passeportsante.net

Publicités

Changement


On a beau se plaindre de ce qui peut nous arriver, mais si on reste les bras croisés, une attitude défaitiste, rien n’arrangera les choses
Nuage

 

Changement

 

 

Les choses ne changent pas, tu changes ta façon de regarder, c’est tout.”

Elizabeth Gilbert

Erreur du boulot


Certaines de ces erreurs dans la construction ont déjà été vue alors que d’autres non. On se demande à quoi ils ont pensé pour faire ces travaux qui n’ont aucun sens pratique. Il y a des architectes, des travailleurs qui ont manquer de jugement
Nuage

 

Erreur du boulot

1. La commodité de ces fenêtres est que n’importe qui peut les ouvrir de l’extérieur.

image: pbs.twimg.com

2. L’art de couper la poire en deux.

image: scontent-sjc2-1.cdninstagram.com

3. « Attends, bouge pas, j’ai presque fini… »

image: www.idioci.pl

4. Je vais à l’étage sup…

image: pbs.twimg.com

5. Une entrée de garage comment on en rêve tous.

image: pbs.twimg.com

6. Tirer la chasse avec délicatesse est ici impératif!

image: pbs.twimg.com

7. Un nouveau plafonnier signé IKEA.

image: pbs.twimg.com

8. Pratique pour se laver les mains.

image: pbs.twimg.com

9. Je me lave les mains et je sors!

image: pbs.twimg.com

10. Ne convient pas aux urgences.

image: pbs.twimg.com

11. Douche fil-mur.

image: pbs.twimg.com

12. Fenêtre avec fenêtre double.

image: pbs.twimg.com

13. Tous ensemble avec passion.

image: pbs.twimg.com

14. Comment l’utiliser?

image: pbs.twimg.com

15. Une porte facile d’accès…

image: pbs.twimg.com

16. Euh, qu’est-ce que ça fait là??

image: pbs.twimg.com

17. Que quelqu’un règle cette situation.

image: pbs.twimg.com

18. Pauvres gosses.

image: pbs.twimg.com

19. Et heureusement que ça devrait être utilisé en cas d’urgence….

image: scontent-sjc2-1.cdninstagram.com

20. Y’a quelque chose qui tourne pas rond…

image: scontent-sjc2-1.cdninstagram.com

21. Balcon habitable.

image: scontent-sjc2-1.cdninstagram.com

22. Bon courage pour la recherche dans le noir.

image: scontent-sjc2-1.cdninstagram.com

23. Il fallait choisir entre la sortie ou l’air frais.

image: scontent-sjc2-1.cdninstagram.com

24. Un retrait d’argent en tout commodité.

image: www.awesomeinventions.com

25. Tetris de tiroirs.

image: mrhandymanheadwatersblog.files.wordpress.com

26. « Je n’entrerai jamais dans cette maison »… Pas de doute là dessus!

image: pbs.twimg.com

http://www.regardecettevideo.fr/

Le Saviez-Vous ► Les poissons dorment-ils ?


Le sommeil est important même pour les poissons même s’ils dorment différemment et non pas de paupières pour fermer les yeux. Il leur faut des astuces pour ne pas se faire surprendre par les prédateurs. Heureusement qu’ils ne rêvent pas, imaginez tous les cauchemars qu’ils pourraient faire avec des requins affamés
Nuage

 
Les poissons dorment-ils ?

 

Crédits : Pixabay

par Manon

Vous vous êtes sans doute déjà interrogés sur le sommeil de vos petits poissons rouges, tentant de les surprendre en plein rêve pour finalement les retrouver en train de nager paisiblement, les yeux toujours ouverts, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Pourtant, rassurez-vous, ils dorment également.

Le sommeil est une action vitale chez tous les animaux, tant pour les insectes que les mammifères, et les poissons ne font pas exception. Chez les êtres humains, une personne en train de dormir est facilement identifiable, cela se caractérise par une certaine immobilité, un corps relâché et des yeux fermés (toutefois gare aux crises de somnambulisme qui peuvent être trompeuses). Le sommeil chez les poissons étonne alors, existe-t-il ? Sous quelle forme ? Des scientifiques ont bel et bien confirmé son existence grâce à des mesures de leur rythme cardiaque et de l’activité électrique de leur cerveau, constatant que leur cœur bat moins vite et qu’ils consomment moins d’énergie pendant une période de quelques heures ; mais cela remet en question notre définition du sommeil.

Étonnés de ne jamais les observer paupières closes ? Si les poissons ne ferment pas les yeux, c’est qu’ils n’ont tout simplement pas de paupières et qu’ils n’en ont pas besoin. Effectivement, puisqu’ils vivent dans l’eau, leurs yeux ne risquent pas de se dessécher.

Plus particulier, les chercheurs ont relevé qu’en plus de ne pas fermer leurs yeux, les poissons ne rêvent pas. Aucun état analogue au sommeil paradoxal, où se produisent les rêves, n’a été repéré chez eux. On ne parlerait pas alors réellement de « sommeil » mais plutôt d’une « période d’inactivité et de repos ».

Cette période prend différentes formes chez les animaux aquatiques, chaque groupe animal a développé ses propres stratégies pour se reposer. Alors que certains continuent de nager pendant cette période de repos, comme quelques requins par exemple, obligés de maintenir un courant d’eau autour de leurs branchies pour récupérer l’oxygène contenu dans l’eau, d’autres sont plus statiques et choisissent de faire une sieste la nuit. Ce choix de sommeil nocturne les met alors directement en confrontation avec les prédateurs qui, à l’inverse, se reposent durant la journée. Pour se protéger de ces derniers, les poissons ont développé plusieurs astuces pour les moins surprenantes : la cachette au fond, sous le sable (comme les girelles ou certaines raies) ; le changement de couleur en guise de camouflage ; le développement de mucus de protection, spécifique au poisson-perroquet, pour un effet « sac de couchage » qui l’avertit en cas d’intrusion et masque un peu son odeur ; la mise en veille d’un hémisphère du cerveau pendant que l’autre dort (la grande astuce des mammifères marins).

Intrigants mais finalement pas si différents de nous, même si les poissons ne connaissent pas le sommeil profond que nous apprécions tant, ils se reposent malgré tout, à leur manière !

Sources : LevaisseauLemonde ; FuturaSciences ; Maxisciences ;

http://lesavaistu.fr/l

Des femmes asiatiques s’insèrent des clous dans le nez pour les rendre pointus


Qu’est qui ont encore inventé pour changer une partie du corps qu’on aime moins. Inséré des clous courbés pour avoir un nez différent à volonté n’est pas sans risques. Il est dommage que des femmes au péril de leur santé s’adonnent à ce genre de pratique
Nuage

 

Des femmes asiatiques s’insèrent des clous dans le nez pour les rendre pointus

Crédits : YouTube

Une drôle de tendance a surgi en Asie de l’Est chez certaines femmes, et commence à être l’objet de sévères inquiétudes : convaincues qu’avoir un nez plus pointu et plus net les rendra plus attirantes, ces femmes asiatiques ont recours à un « élévateur de nez ».

Le dispositif consiste en deux petits clous recourbés en silicone de deux ou trois centimètres de long, explique News.com.au, qu’elles introduisent dans leur narines pour varier à leur guise la forme de leur nez.

Une fois introduits dans la narine, les clous s’ajustent en angle droit. Un moyen pour elles d’éviter une coûteuse opération chirurgicale. Né en Corée du Sud il y a deux ans, le concept a été repris par de célèbres blogueuses beauté dans leurs vidéos YouTube, et s’est depuis propagé dans toute l’Asie de l’Est.

La description du produit vante un résultat en trente secondes et souligne les nombreux défauts de nez auxquels le Nose Lifter peut remédier :

 « Nez plats, nez bulbeux, nez crochus, nez tombants, nez tordus, narines dilatées, nez retroussés, bosses dorsales, bosses latérales, etc. »

Malgré la popularité du dispositif, des voix chez les médecins commencent à s’élever contre les dégâts qu’il pourrait causer au nez :

pour le Pr Richard Harvey, spécialiste en rhinologie, « cela met une pression sur la structure du cartilage nasal. Même si on le tolère un temps, son usage répété peut finir par provoquer un ulcère », prévient-il.

D’autres risques existent, tels que des infections bactériennes ou même l’inhalation des clous. L’an dernier à Taipei, une femme de 25 ans a failli y perdre son nez : le dispositif a brisé sa membrane, lui causant une lourde infection. En somme, sans doute est-il plus prudent de conserver votre cap, votre roc, votre perchoir à oiseaux, si disgracieux soit-il.

Crédits : Nose Lifter

Source : News.com.au

http://www.ulyces.co

Syndrome de glissement : ces vieux se laissent mourir


Syndrome du glissement, est un syndrome qui atteint les personnes âgées qui ont perdu le goût de vivre suite a un décès, secrets de familles, et autres, ils sont souvent en état de dépression. Alors que d’autres non et veulent avoir le droit de mourir sans avoir d’aide médicale pour survivre
Nuage

 

Syndrome de glissement : ces vieux se laissent mourir

 

Une grand-mère ( César.Gutiérrez (Flickr))

A la suite d’un traumatisme, des personnes âgées se laissent glisser vers la mort.

En médecine, les syndromes racontent des histoires. Leurs noms, quand ils ne sont pas ceux de leurs découvreurs, révèlent souvent des métaphores, des tentatives quasi poétiques de dompter une réalité rarement réjouissante.

Ainsi, quand une personne âgée se laisse mourir après un événement qui l’a bouleversée, on parle en psychiatrie et en gériatrie d’un « syndrome de glissement » dépressif ou réactionnel.

« Les vieux ne bougent plus »

Le concept – franco-français – a été décrit pour la première fois en 1956 par le gériatre Jean Carrié et cerné ensuite par plusieurs médecins, les docteurs Graux et Delomier en tête. Le premier insistant particulièrement sur le caractère « brutal et rapidement évolutif » du syndrome.

Le décès de la personne âgée survenant en général dans les quatre semaines qui suivent l’événement traumatique.

Hervé Merveille est psychiatre des personnes âgées à Limoges, au Centre hospitalier Esquirol. Il détaille :

« Le syndrome de glissement touche les personnes de plus de 65 ans. Parmi les facteurs de risque, on trouve en tête la perte du conjoint ou la perte d’un proche, qui se conjugue à une baisse de l’estime de soi. »

Il existe aussi d’autres éléments déclencheurs comme l’annonce d’un diagnostic, la vente d’un bien immobilier précieux pour l’histoire familiale du patient ou encore une intervention chirurgicale dont les suites sont mal vécues. Hervé Merveille poursuit :

« Ces pertes s’accumulent et entraînent divers symptômes parmi lesquels l’apathie, l’anhédonie [l’incapacité à ressentir des émotions positives, NDLR], l’aboulie (perte de l’envie), la baisse de la conation [de la volonté d’agir, NDLR], la clinophilie (le fait de rester au lit), l’anorexie et la bradyphémie (lenteur de l’expression).

C’est un homme paternaliste et autoritaire qui se décharne de ses qualités masculines, une épouse qui perd de son autorité au foyer. »

Comme dans la chanson de Jacques Brel :

« Les vieux ne bougent plus, leurs gestes ont trop de rides, leur monde est trop petit. Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit. »

Secrets de famille

Pour ce médecin, qui se rend régulièrement aux domiciles de ses patients ou au sein des Ehpad, c’est un lourd travail de recherche qui commence.

« Pour identifier l’origine du problème et l’élément déclencheur, il faut mener une enquête presque policière sur la biographie du patient. Prendre le temps de créer un lien de confiance, discuter avec sa famille, faire attention aux mots employés. »

Le syndrome de glissement s’installe dans le passé, les secrets de famille, les décès ou les deuils douloureux.

« On fait face parfois à des troubles de déambulation nocturne, des patients qui se lèvent la nuit pour chercher des choses dans des placards. Puis on se rend compte qu’un cousin éloigné de la famille vient de mourir, que personne de l’entourage du patient ne s’y est intéressé, mais que le patient a bien connu ce cousin.

C’est le moment où les gros secrets de famille explosent. Des événements très lourds, éteints ou mis de côté pendant des années, refont surface alors que la chaudière de la maison tombe en panne. »

La prise en charge du syndrome de glissement est aussi bien médicale que cognitive (kiné, aide à domicile), explique Hervé Merveille. La conséquence directe de cette souffrance, c’est le suicide.

« Contrairement aux jeunes, les personnes âgées ne se ratent pas. Il faut être vigilant et évaluer le potentiel suicidaire en se posant des questions : est-ce qu’il y a une arme à portée de main ? L’isolement du patient est-il critique ?, etc. »

La maison de retraite

Pour les personnes âgées hospitalisées ou qui vivent en maison de retraite, Hervé Merveille est plus pessimiste :

« Pour les personnes en Ehpad, le pronostic est très sombre. Le corps et l’esprit ne font qu’un et malheureusement, le corps réagit très mal à la dépression. Souvent, il y a une pathologie qui se déclenche à ce moment-là. Quand on n’a pas envie de vivre, le corps ne suit plus, d’où l’importance de faire venir les psychiatres et les psychologues dans les établissements de soins. »

Dans cet article où nous parlions de la culpabilité liée au placement d’un proche en maison de retraite, Marika évoquait « le glissement » de sa grand-mère Elise, arrivée en Ehpad à l’âge de 96 ans.

Elle était décédée un an et demi plus tard, après s’être rapidement enfermée dans la démence.

Cette ancienne infirmière, qui a régulièrement côtoyé des situations de fin de vie, analyse :

« Le glissement, c’est le moment où la personne lâche la vie. C’est une forme de résilience absolue et d’acceptation de la mort. »

« C’est leur moment »

Et dans le meilleur des cas, le « glissement » arrive sans événement traumatique, au moment où le sujet semble s’être résigné à la mort.

Natacha Ledjam, psychologue clinicienne qui a travaillé dix ans en Ehpad, explique :

« Il y a des gens qui, à un instant T, se disent que c’est leur moment. Qu’ils sont fatigués. Qu’ils ont fait ce qu’ils avaient à faire. Que ça n’a pas de sens pour eux de continuer à faire des activités, suivre des comportements normatifs soutenus par les institutions. Ils disent qu’ils ont fait leur temps, sans pour autant traverser une dépression. »

Dans « Nous voulons tous mourir dans la dignité », paru en mars 2013, la psychologue Marie de Hennezel cite l’écrivain Michel Landa :

« Le droit de mourir dignement dans la lucidité, la tendresse, sans autres affres que celles inhérentes à la séparation et au glissement hors de cette forme de vie, ce droit devient un impératif évident dès lors que la vie peut être prolongée jusqu’au dernier délabrement – et même au-delà. »

En 2014, lors d’un colloque sur la maladie d’Alzheimer, elle appelait à « respecter le syndrome de glissement chez la personne âgée », tout en expliquant que son propos ne concernait pas le glissement réactionnel :

Natacha Ledjam résume le malaise que les proches, certains soignants et une partie de la société ressentent alors face à cette résignation :

« Voir quelqu’un lâcher, ce n’est pas normal. Et même si les équipes soignantes sont de plus en plus formées aux soins palliatifs, elles ne réagissent pas de la même manière. Il y a des soignants qui – pour des raisons culturelles, religieuses ou de sensibilité – vont être pris d’une forme de panique à vouloir sortir la personne de son état.

D’autres qui vont mettre en place une relation d’écoute, presque tendre. Qui vont instinctivement se positionner dans les soins de confort. L’équipe adapte alors son approche au besoin premier de la personne, à savoir un environnement bienveillant. »

Le rôle de l’équipe médicale consiste alors à « faire la différence entre un syndrome de glissement dépressif et la position de la personne qui demande sereinement à ce qu’on ne la force pas à s’alimenter », comme le prône Marie de Hennezel. Elle cite alors le gériatre François Blanchard :

« Chez les uns, une tristesse affreuse, un désespoir, une souffrance morale. Chez les autres, le sentiment tranquille d’avoir fait son temps. La lampe n’a plus d’huile, on est au bout du rouleau. […] Le vieillard se laisse aller paisiblement. »

Qui conclut :

« Qui sommes-nous pour vouloir absolument trouver des raisons de vivre à la place des autres ? »

Henri Rouillier

https://tempsreel.nouvelobs.com

Trophées d’éléphants: face au tollé, Trump recule


Alors que l’administration avait autorisé l’entrée aux États-Unis des trophées de la chasse de loisir des éléphants provenant du Zimbabwe et de la Zambie, ce fut un raz-de-marée de protestation envers une espèce menacée de disparition. Cela a suffit pour faire marche arrière sur cette décision et c’est une victoire de l’opinion public pour les éléphants Dommage par contre qu’on ne peut pas faire la même chose pour les injustices flagrantes envers les êtres humains
Nuage

 

Trophées d’éléphants: face au tollé, Trump recule

 

Les associations de défense des animaux et de... (AFP)

Les associations de défense des animaux et de l’environnement aux États-Unis et à travers le monde étaient vent debout depuis jeudi contre la décision, qui revenait sur une interdiction imposée par la précédente administration de Barack Obama.

Agence France-Presse

Donald Trump a gelé vendredi soir l’autorisation d’importer des trophées d’éléphants tués au Zimbabwe et en Zambie, vingt-quatre heures seulement après l’annonce très controversée par son administration de réinstaurer ces permis.

Les associations de défense des animaux et de l’environnement aux États-Unis et à travers le monde étaient vent debout depuis jeudi contre la décision, qui revenait sur une interdiction imposée par la précédente administration de Barack Obama.

Le président Donald Trump a annoncé sur Twitter le «gel de la décision sur les trophées le temps qu'(il) vérifie les faits sur la conservation», promettant de donner «rapidement» des nouvelles sur la question en compagnie de son ministre des Ressources naturelles, Ryan Zinke.

Le milliardaire républicain semble avoir tenu compte du tollé quasi-unanime de la décision, qui rouvrait la possibilité pour les chasseurs américains de revenir aux États-Unis par exemple avec des pieds, des têtes, ou encore de très recherchées défenses d’ivoire d’éléphants.

L’U.S. Fish & Wildlife Service (USFWS), l’agence fédérale américaine chargée des questions de chasse et de pêche, a en effet annoncé jeudi qu’elle allait «émettre des permis autorisant l’importation des trophées d’éléphants chassés par loisir au Zimbabwe à partir du 21 janvier 2016 et jusqu’au 31 décembre 2018».

Cela était également valable pour la Zambie, selon son site internet.

L’administration du président républicain exploitait pour ce faire un aspect de la loi américaine sur les espèces en danger, qui stipule que l’importation de tels trophées peut être légale si preuve est apportée que la chasse bénéficie à la conservation plus large des espèces.

Brigitte Bardot contre Donald Trump

«La chasse pour le loisir, légale, bien encadrée, dans le cadre d’un programme, peut bénéficier à la conservation de certaines espèces en incitant les populations locales à conserver les espèces et en injectant l’argent dans la conservation», expliquait ainsi l’USFWS jeudi.

Dans une lettre adressée vendredi avant l’annonce du gel par le président républicain, dont les deux fils aînés Eric et Donald Jr sont connus pour être des amateurs de chasse en Afrique, Brigitte Bardot a dénoncé la décision.

«Aucun despote au monde ne peut prendre la responsabilité de faire disparaitre une espèce millénaire faisant partie du patrimoine mondial de l’humanité», a écrit l’ancienne actrice française qui a créé la Fondation Brigitte Bardot pour la protection des animaux.

«L’éléphant est un animal sacré, magique, unique, respecté, et protégé. En agissant de manière aussi indigne vous confirmez les rumeurs qui doutent de vos capacités présidentielles», a écrit la star de 83 ans, dénonçant «la décadente autorité mortifère à laquelle vous soumettez le règne animal et végétal dans son ensemble».

Selon l’organisation Great Elephant Census, le nombre de pachydermes a chuté de 30% entre 2007 et 2014 en Afrique, avec une baisse de 6% pour le Zimbabwe.

De nombreuses associations américaines avaient, à l’instar de The Elephant Project, déploré un «comportement répréhensible de l’administration Trump». «100 éléphants sont déjà tués chaque jour. Cela mènera à davantage de braconnage», avait souligné l’organisation.

Pour sa part, le centre américain pour la biodiversité avait déploré qu’en autorisant à faire entrer «des têtes, des pieds et des queues d’éléphants morts aux États-Unis», Donald Trump «légalise le fait de tuer des éléphants menacés».

http://www.lapresse.ca