Ce chat a les plus grands yeux que vous n’ayez jamais vus


C’est sa robe noire et ses courtes oreilles qui lui donne un air de peluche. Il ressemble effectivement aux petits animaux en peluche qui ont des grands yeux que vendent certains commerces.

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Ce chat a les plus grands yeux que vous n’ayez jamais vus


scottish fold noir

On dirait que ce chat a vu des choses d’un autre monde

Tingeling est un Scottish Fold noir qui a des yeux énormes et ronds comme des billes. Si cette race de chats a toujours des yeux bien grands, ronds et écartés, ceux de Tingeling semblent encore plus vifs, peut-être à cause du contraste qu’ils font avec son pelage noir. Avec ces yeux, il a toujours l’air étonné !

Tingeling vit à Oslo en Norvège avec son frère Tussling, un Persan tout aussi joueur que lui, avec qui il partage un compte Instagram qui a plus de 344 000 abonnés.

Greta, la maîtresse des deux chats, a même remarqué que Tingeling ressemblait à Krokmou, le dragon domestique du personnage principal du film Dragons. Il faut dire que la ressemblance est troublante :

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Le Saviez-Vous ► Déformation crânienne : pratiquée par les Incas, elle est aussi coutume universelle


La déformation du crâne a été pratiquée pendant des millénaires et faits étonnants, cette coutume a été remarquée dans diverses cultures à travers le monde. Aucun continent n’y a échappé.
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Déformation crânienne : pratiquée par les Incas, elle est aussi coutume universelle


Lithographie de John Collins (1839) d’après « Crania Americana » de Samuel Norton. Bibliothèque de Médecine de Paris


Author
Jérome Thomas
Chercheur, Université de Montpellier

Barbarie, torture, sauvagerie, telles sont les premiers mots qui viennent à l’esprit lorsque les déformations crâniennes sont évoquées.

En 1931, l’anthropologue anglais J. Dingwall a cette réflexion :  « Il est probable que cette curieuse coutume, pourtant généralisée, de déformer artificiellement le crâne est la moins comprise de toutes les mutilations ethniques qui ont été transmises depuis la lointaine antiquité ».

En effet, elles suscitent réprobation et horreur, dégoût et effarement et portent en elles les signes – supposés – de sociétés peu évoluées et surtout exotiques, éloignées de nos contrées européennes.

Crânes d’aliens

Au-delà d’une répulsion quasi épidermique, les déformations inspirent également de nombreux fantasmes et excitent l’imaginaire. Elles seraient la preuve de l’existence de races extraterrestres à l’intelligence supérieure qui auraient colonisé notre planète en de lointaines époques.

En 2012, un journal titrait « Des squelettes d’aliens ? » à propos de la découverte au Mexique de restes humains au crâne déformé. Au XIXe siècle, des anthropologues comme von Tschudi ont même contesté le caractère artificiel des déformations crâniennes.

Loin de ces clichés et de ce sensationnalisme, les manipulations de l’occiput offrent au contraire un vaste champ d’études sur le rapport au corps dans ses dimensions culturelles, sociales, ethniques, religieuses.

Agir sur la croissance de la tête afin d’en modifier de manière volontaire la forme est une coutume largement diffusée chez les humains.

Répartition des pratiques de modifications des crânes dans le monde. J.Thomas, Author provided

Une pratique ancienne et universelle

La déformation artificielle du crâne des nouveau-nés est une antique tradition universelle. De l’Europe aux Amériques en passant par l’Afrique, l’Asie, l’Océanie, aucune région n’échappa au modelage crânien.

Les plus anciennes traces de cette pratique remonteraient aux environ de 45000 av. J.-C. en Irak. Mais les chercheurs débattent toujours d’éventuelles déformations sur les fragments de crânes découverts.

Sur le continent américain, cette coutume accompagne le développement des communautés andines depuis au moins le VIe millénaire av. J.-C. et devient une pratique quasi généralisée. Sur une collection de 500 squelettes d’origine péruvienne conservés à Paris, seuls 60 ne présentent pas de déformation. Dans de nombreux sites fouillés en Mésoamérique, les individus au crâne déformé constituent plus de 90 % des cas observés. Au Mexique, le plus ancien crâne déformé découvert par les archéologues daterait de 8500-7000 av. J.-C.

En Amérique du Sud, les déformations crâniennes se seraient plus sûrement développées sur la côte pacifique vers 3500-3000 av. J.-C.

Différents types de crânes déformés dans la culture Paracas. Museo Nacional de Arqueología, Antropología e Historia del Perú de Lima, Author provided

Certaines sociétés en firent un usage remarquable. La culture Chinchorro (v. 7000 av. J.-C. à v. 1100 av. J.-C.), établie de l’extrême nord du Chili et au sud du Pérou, pratiqua une forme très prononcée de déformation à partir du IIIe millénaire. Plusieurs groupes ethniques adoptèrent ces coutumes dont les plus connues sont les cultures Paracas (600 av.-100 ap. J.-C.), Nazca (200 av.-600 ap. J.-C.) ou encore Tiwanaku (v.700-v.1200 ap. J.-C.) autour du lac Titicaca.

Ces pratiques restent toujours vivaces dans ces régions lorsque les Incas dominent une grande partie de la Cordillère à partir du milieu du XVᵉ siècle. Un certain nombre de communautés sous leur domination avaient depuis longtemps pour habitude de déformer artificiellement l’occiput des nourrissons, à l’instar de leurs vainqueurs.

En 1557, le philosophe italien Girolamo Cardano énumère les régions où elles se pratiquent toujours : Cuba, le Mexique, Cumana (Venezuela), Porto Velho (Brésil) et le Pérou. Dans les années 1550, le religieux Cieza de León mentionne qu’au nord de Cali, en Colombie, vit un peuple dont il décrit les têtes longues et larges et il ajoute qu’en maintes régions les enfants ont la tête déformée, ce qui réjouit leurs parents.

Les Espagnols furent fortement impressionnés par cette coutume qui leur semblait tellement étrange. En effet, au XVIe siècle, elle ne se pratiquait plus que de manière exceptionnelle et résiduelle dans quelques régions d’Europe du Nord..

Les Espagnols luttèrent férocement contre cette pratique. Ils subodorèrent plus qu’ils ne comprirent cette dimension religieuse des déformations. Lors du IIIe concile de Lima (1585), les autorités religieuses décident d’interdire plus fermement les déformations crâniennes et de les punir sévèrement : 20 coups de fouet si une personne se déforme la tête. Pourtant, elles perdurèrent longtemps.

Comment faisait-on chez les Incas ?

Plusieurs techniques sont mises en œuvre pour déformer les crânes. Elles sont universelles. Le crâne de l’enfant est très malléable et cette souplesse permet d’envisager un modelage avant que la forme définitive ne se mette en place. La voûte crânienne est remarquablement plastique et prête bien à ce genre de manipulations. Ce n’est pas avant l’âge de six ans que se produit l’ossification définitive. Les sutures de la voûte crânienne permettent une certaine mobilité entre les os et les forces de compression externes, planchettes ou bandelettes, déterminent cet accroissement des sutures qui subissent directement leurs effets.

Types d’appareillages utilisés par les Mayas pour déformer le crâne. J.T, Author provided

Les têtes étaient déformées selon plusieurs méthodes, l’aplatissement affectant soit le haut du crâne, soit les côtés. Les appareils déformateurs mis en œuvre sont de trois types : le berceau dans lequel la déformation est obtenue par la pression exercée sur la tête du nouveau-né couché et immobilisé dans un berceau de bois ; les planchettes où la tête est enserrée entre deux morceaux de bois disposées sur le front et la nuque, aplatissant ainsi le crâne d’avant en arrière. C’est l’aplatissement appelé « type tabulaire » ; enfin, des liens ou des bandeaux, souvent appelés chuco, où le crâne est comprimé dès la naissance à l’aide d’un bandage très serré. C’est le type « annulaire ou circulaire ». Cette dernière technique est la plus souvent décrite par les Espagnols dans ce qui fut l’Empire inca.

Déformer les crânes pour fixer l’âme au corps

Mais pourquoi les Incas déformaient-ils les crânes ?

Le modelage crânien permet de distinguer les peuples entre eux, imprime de manière indélébile dans le corps l’appartenance à un groupe, pare et embellit les individus, marque le statut social, renvoie vers la religion, la cosmologie, les croyances et les rites d’initiation.

Cependant, les chercheurs se sont essentiellement intéressés aux dimensions culturelles, sociales et ethniques de ces pratiques alors que la dimension religieuse s’avère fondamentale.

La tête représente le centre de la vie spirituelle de l’individu. C’est le siège de la force vitale et elle symbolise l’esprit. La force animique, c’est-à-dire une puissance bénéfique et spirituelle, présente dans la tête est perçue comme une puissance bénéfique qui procure force, autorité et vitalité à celui qui la détient et que l’on peut s’approprier à condition qu’elle soit contrôlée. La tête peut être associée à deux caractéristiques principales : elle représente métaphoriquement le cosmos et c’est écrin de l’âme.

Dans la cosmologie inca, il existe une opposition corporelle : devant/derrière – les Incas associent le devant du corps avec le passé et la clarté/et l’arrière avec le futur et l’obscurité – et une opposition haut/bas, la tête correspondant au monde supérieur, celui du corps idéal représenté par les corps célestes. Enfin, plusieurs principes spirituels entourent et animent le corps humain. L’un des plus importants est l’animu, terme emprunté à l’espagnol anima, « âme », qui est une « force animique », spirituelle et pas seulement humaine ».

L’animu est réparti dans tout le corps mais il peut être concentré dans certaines zones et substances corporelles : essentiellement la tête, le sang, le cœur. L’animu est une force vitale qui anime toute chose, que ce soient les êtres humains, les plantes, les animaux, les éléments du paysage. L’animu naît au niveau du plexus solaire, circule dans tout le corps et sort par la tête à la mort. Bien serrer la tête de l’enfant à naissance devient par conséquent une démarche impérieuse et vitale car l’âme est encore peu fixée au corps du nouveau-né ce qui peut provoquer cette perte de l’animu. En effet, la fontanelle n’est pas bien refermée chez le nourrisson.

Afin de fixer l’âme au corps, la mise en œuvre de moyens techniques, comme les déformations crâniennes, s’avère indispensable et impérieuse. Déformer la tête c’est durcir et fermer le corps, solidifier, remettre en ordre au moins une de ses ouvertures.

Dessins des différentes techniques employées pour déformer le crâne dans le Pérou et le Chili précolombien. J.T, Author provided

Aujourd’hui disparues, même si elles étaient encore pratiquées dans les Andes par les Chama, communauté établie au nord-est du Pérou, au milieu du XXe siècle, les déformations crâniennes témoignent d’une pratique universelle repérable dans tous les espaces sociaux.

Si dans nos sociétés contemporaines, les pratiques de modifications du corps sont perçues comme des marqueurs de la construction identitaire et l’affirmation d’un « moi souverain », il ne faut pas utiliser cette grille d’interprétation pour les civilisations plus anciennes et celles des Andes en particulier. Il manquerait un élément primordial pour les appréhender : leur dimension cosmologique et religieuse. Symboliquement, dans ces sociétés, la manipulation de l’occiput comme toute forme de parure corporelle tient un rôle primordial puisqu’elle distingue, orne et protège. Elle prémunit contre les mauvaises influences étrangères et défend des sortilèges le corps et ses parties les plus vulnérables. Manipuler la tête, partie la plus visible et la plus exposée du corps, est un signal fort. C’est un langage symbolique extrêmement important et les populations péruviennes n’y firent pas exception.

http://theconversation.com/

Une nouvelle araignée qui ronge la chair découverte au Mexique


Ce n’est vraiment pas le genre d’araignée qu’on aimerait rencontrer. Elle était inconnue des scientifiques, maintenant les présentations faites, on sait qu’elle peut mordre et son venin peut détruire des globules rouges et on ajoute la fièvre, nausée, fatigue et la guérison peut prendre un certain temps.

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Une nouvelle araignée qui ronge la chair découverte au Mexique

Une nouvelle araignée qui ronge la chair découverte au Mexique© Pixabay

Par Chloé Gurdjian –

Une nouvelle espèce d’araignée a été identifiée dans la vallée de Mexico. Une seule de ses morsures provoque d’importants dommages.

Voilà qui ne devrait pas rassurer les phobiques des araignées. Une nouvelle espèce a en effet été découverte dans l’état de Tlaxcala par des chercheurs de la National Autonomous University of Mexico (Unam), au Mexique. Ceux-ci pensaient au départ qu’il s’agissait de l’espèce Loxosceles misteca, mais, après des examens, ils se sont aperçu qu’ils avaient affaire à une nouvelle espèce. L’animal, baptisé Loxosceles tenochtitlan, s’avère très dangereux. Le Mexique est le pays qui compte le plus de Loxosceles puisque 40 des 140 espèces qui existent dans le monde sont originaires de ce pays.

Dotée d’un venin très puissant, une seule des morsures de cette araignée détruit les tissus, provoquant des lésions nécrotiques de la peau jusqu’à 40 cm. Le venin, transporté par la circulation sanguine, pourrait causer la destruction des globules rouges. Très douloureuse, la plaie peut également provoquer de la fièvre, des nausées, une grosse fatigue et des douleurs aux articulations. La blessure peut prendre plusieurs mois à guérir, laissant une cicatrice. Selon les scientifiques, la morsure serait plus dangereuse pour les enfants.

UNAM

Cette araignée venimeuse du Mexique a élu domicile dans les maisons, se cachant dans le mobilier, dans des trous ou dans les murs.

Mais si Loxosceles tenochtitlan fuit généralement l’homme, « elle est attirée par les déchets car elle peut se nourrir des insectes qui se trouvent autour, et les femelles sont deux fois plus toxiques que les mâles, expliquent les scientifiques. Ces araignées peuvent également être plus dangereuses pendant la saison des pluies, car les mâles recherchent des femelles la nuit et en raison de leur comportement erratique, ils peuvent finir par se cacher dans du tissu, des draps ou des chaussures ».

Alors, pour se protéger, les chercheurs n’ont qu’un conseil : garder les maisons propres et bien rangées

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Un mini sphinx découvert en Égypte


Heureusement qu’Obélix ne l’a pas vu avant il aurait voulu grimper sur le grand Sphinx de Gizeh et casser son nez .. Bon, ce n’est pas la vraie histoire de la perte du nez du grand Sphinx … Mais ce mini Sphinx a un joli petit nez et de très beau traits d’ailleurs.
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Un mini sphinx découvert en Égypte


Céline Deluzarche
Journaliste

Des archéologues ont découvert une petite statue de sphinx royal au cours de fouilles dans la nécropole de Tuna el Yebel, dans le centre de l’Égypte, informe le ministère des Antiquités égyptien sur Twitter.

La sculpture en calcaire, qui évoque le grand Sphinx de Gizeh, mesure 55 cm de long pour 35 cm de haut, soit à peu près cent fois plus petite que l’original, qui mesure 73,5 mètres de long et 20,22 mètres de haut. Mais ce sphinx miniature a lui gardé son nez !

Le directeur général des Antiquités de la Moyenne Égypte, Gamal El Samastawy, a souligné « les traits et les détails raffinés du visage [qui démontrent] le savoir-faire de sculpteurs de l’Égypte ancienne ».

Des poteries de différentes tailles, des amulettes en faïence bleue représentant le dieu Bes, et un pot en albâtre ont également été trouvés à côté du sphinx. Le site archéologique de Tuna el Yebel fait l’objet de fouilles approfondies depuis trois ans. Les chercheurs y ont mis au jour une véritable « vallée de momies » avec plusieurs cimetières et catacombes datant de l’époque ptolémaïque (300 ans avant J.C). Le site est aussi connu pour ses stèles frontalières du pharaon Akhenaton, qui marquaient la frontière nord-ouest d’Amarna, la capitale égyptienne pendant la période de l’atonisme (XIVe siècle av. JC).

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Sous-alimentation et obésité, les deux visages de la malnutrition


Que ce soit dans les pays en développement ou industrialisé, il y a ceux qui ne peuvent manger à leur faim ou ceux qui se nourrissent mal. Il est plus facile d’acheter de la malbouffe et malheureusement cela est souvent moins chers, mais les conséquences sont importantes.
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Sous-alimentation et obésité, les deux visages de la malnutrition

Un médecin avec un stéthoscope écoute le coeur d'un jeune garçon.

Le double fardeau de la malnutrition pèse sur plus d’un tiers des pays à revenu faible ou moyen.

PHOTO : ISTOCK

Agence France-Presse

Ne pas manger assez, mais aussi manger mal : de plus en plus de pays à faible et moyen revenu doivent faire face en même temps à la sous-alimentation et à l’obésité, s’alarme un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié lundi.

Ce double fardeau de la malnutrition pèse sur plus d’un tiers des pays à revenu faible ou moyen (48 sur 126), alerte ce rapport en quatre volets publié dans la revue médicale britannique The Lancet.

Son constat recoupe celui d’un autre rapport publié en octobre par l’UNICEF, et qui ne portait que sur les enfants.

Nous faisons face à une nouvelle réalité en matière de nutrition. Il n’est plus pertinent d’associer pays pauvres avec sous-nutrition et pays riches avec obésité. Francesco Branca, auteur principal du rapport de l’OMS

Ce changement est lié à la transition alimentaire rapide que connaissent ces pays. Tandis qu’une partie de leur population n’a toujours pas accès à un nombre de calories suffisant, une autre frange n’a plus ce problème, mais son alimentation n’est pas de bonne qualité.

Cette transition est si rapide qu’un même individu peut connaître les deux problèmes au cours de sa vie, ce qui accroît d’autant plus les effets négatifs sur sa santé, avec notamment des risques accrus de maladies cardiovasculaires, note l’OMS.

Plus de deux milliards d’adultes et d’enfants

Selon des chiffres cités par le rapport, 2,3 milliards d’enfants et d’adultes dans le monde sont en surpoids ou obèses, et plus de 150 millions d’enfants ont un retard de croissance dû à leur alimentation.

En outre, les mauvais régimes alimentaires sont responsables d’une mort d’adulte sur cinq (22 %) dans le monde.

Toutes les formes de malnutrition ont un dénominateur commun : des systèmes alimentaires qui échouent à fournir à tout le monde une alimentation saine, sûre, durable et à un prix abordable. Dr Branca, directeur du département Nutrition pour la santé et le développement de l’OMS

Les auteurs du rapport pointent les mutations qu’a connues le système alimentaire mondial. Partout sur la planète, on a désormais plus facilement accès aux aliments et boissons très transformés, riches en sucres, en graisses ou en sel.

En cause, la disparition progressive des endroits où on vend des aliments frais, l’augmentation des supermarchés et le contrôle de la chaîne alimentaire par des multinationales dans de nombreux pays, avance l’un des auteurs, le Pr Barry Popkin, de l’Université de Caroline du Nord (États-Unis).

Cela se combine avec une baisse de l’activité physique dans les pays en développement, due à l’amélioration du niveau de vie.

Selon le rapport, ce double fardeau de la malnutrition concerne jusqu’à 35 % des ménages dans certains pays, avec des niveaux particulièrement élevés en Azerbaïdjan, au Guatemala, en Égypte, aux Comores ou à Sao Tomé-et-Principe.

Et parfois, un même enfant peut être à la fois obèse et en retard de croissance, en raison d’une alimentation trop riche en calories, mais pauvre en nutriments. C’est par exemple le cas de la restauration rapide.

Infléchir cette tendance nécessitera des changements sociétaux majeurs, conclut le rapport, qui prône de nouvelles politiques alimentaires ayant pour but principal une alimentation saine.

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Les oiseaux parasites auraient un code secret pour se reconnaître entre eux


C’est une bonne question ! Si un oiseau comme le vacher à tête brune pond ses oeufs dans des nids d’une autre espèce d’oiseau, comment le vacher en grandissant peut reconnaître son propre chant. Il semblerait qu’ils ont un code secret que les mâles apprends et que la femelle reconnaît. Ce chant n’a pas de variante qu’importe la saison ou le lieu géographique.
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Les oiseaux parasites auraient un code secret pour se reconnaître entre eux


Éléonore Solé
Rédactrice scientifique

Les vachers à tête brune pondent dans le nid des autres. Ce qui signifie que leurs oisillons grandissent élevés par une autre espèce… Mais alors comment peuvent-ils bien apprendre les codes de leur propre espèce ? Cela pourrait être possible grâce à un code secret nommé « appel de bavardage ».

Le vacher à tête brune pratique le parasitisme de couvée. Plus simplement, il pond dans le nid des autres. Sa progéniture est alors gracieusement incubée, puis nourrie par une autre espèce, peut-être un peu naïve. Au point d’alimenter le jeune intrus au détriment de ses frères et sœurs qui finissent parfois par mourir de faim. Les scientifiques, après avoir une fois de plus observé le peu de sens de la justice de Mère Nature, se sont posé une question : mais comment les vachers font-ils pour apprendre à être vache s’ils sont élevés par une autre espèce ? Une étude publiée dans Current Biology semble avoir résolu ce mystère.

L'appel au bavardage serait un moyen d'éviter les accouplements interespèces. © Steve Byland, Adobe Stock

L’appel au bavardage serait un moyen d’éviter les accouplements interespèces. © Steve Byland, Adobe Stock

Chatter call tu entendras, attentif à la suite tu seras

Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que les espèces d’oiseaux parasites utilisaient leur instinct pour reconnaître leur espèce. Mais un « code secret » pourrait donner un coup de pouce à cet instinct. Il permettrait aux oisillons de savoir à qui se fier pour leurs apprentissages. Le « chatter call », ou « appel de bavardage » en français, améliorerait l’apprentissage des chants chez le mâle, et induirait un profil neurogénomique de familiarité au chant chez la femelle. En clair, cela aiderait les mâles à apprendre à séduire, et les femelles à reconnaître ceux qui sont de leur espèce parmi leurs prétendants.

Selon la théorie testée ici, reconnaître le « chatter call » serait inné chez les vachers à tête brune. Ainsi, en associant cet appel au chant qu’il faut apprendre, les anciens signalent aux plus jeunes qu’ils doivent être très attentifs. D’ailleurs, pour être reconnaissable par tout jeune vacher, cet appel ne varie ni en fonction de la saison, ni en fonction de la zone géographique. 

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