«More to me»: cette série de photos sur la trisomie 21 brise les mythes


Il fut un temps que les enfants atteints de syndrome de Down étaient plus cachés, aujourd’hui, on peut les voir un peu partout, car eux aussi peuvent aller à l’école, travailler, tomber en amour. Ils vivent les mêmes émotions que les autres. Ces photos veulent abolir les stéréotypes face à la trisomie 21
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«More to me»: cette série de photos sur la trisomie 21 brise les mythes

«More to me»: cette série de photos sur la trisomie 21 brise les

HILARY GAULD-CAMILLERI/ONE FOR THE WALL PHOTOGRAPHY

Un projet canadien met en lumière l’éventail des émotions ressenties par les personnes atteintes du syndrome de Down.

  • Par Connor Garel, HuffPost Canada

«En général, quand les gens voient quelqu’un qui a le syndrome de Down, c’est la première chose qu’ils remarquent», déclare Vanessa Richard, mère et coordonnatrice des médias sociaux à la Waterloo Regional Down Syndrome Society (WRDSS) en Ontario, à HuffPost Canada. «Souvent, c’est la seule chose qu’ils voient. Ils ne voient même pas la personne [en tant que telle].»

Il y a deux ans, le fils de Richard, Jamie, est né avec le syndrome de Down. Depuis, elle a été témoin de la facilité avec laquelle les gens se laissent piéger par les idées préconçues qui abondent au sujet du trouble du développement.

Elle a appris que les gens avaient une fausse perception de l’ampleur avec laquelle le syndrome affecte le potentiel et la vie d’une personne.

«Vraiment, c’est juste une partie d’eux-mêmes», a déclaré Richard au téléphone. «Ce n’est pas ce qu’ils sont (en tant que tels). Il y a tellement plus (que ça) dans leur vie.»

«More to me»: cette série de photos sur la trisomie 21 brise les

HILARY GAULD-CAMILLERI/ONE FOR THE WALL PHOTOGRAPHY

Ce problème de longue date – le refus ou l’incapacité de considérer une personne au-delà de son handicap – fait l’objet d’une nouvelle série de clichés de la photographe de Waterloo Hilary Gauld-Camilleri, propriétaire de One for the Wall Photography. Sa nouvelle campagne, «More to Me», vise à changer la façon avec laquelle les gens perçoivent le syndrome de Down.

La trisomie 21, ou syndrome de Down, est un trouble du développement généralement associé à des retards de croissance, à une déficience cognitive – de légère à modérée – et à des traits faciaux caractéristiques, comme un visage plus plat, par exemple. Il affecte une naissance sur 781 au Canada, rapporte la Canadian Down Syndrome Society (Société canadienne du syndrome de Down). La Semaine canadienne de la trisomie 21 se déroule du 1er au 7 novembre.

«L’idée, c’est de vous inciter à y regarder à deux fois et à voir au-delà des apparences», a déclaré Gauld-Camilleri à HuffPost Canada par téléphone. «Ils sont tellement plus que ce que vous voyez à la surface.»

«More to me»: cette série de photos sur la trisomie 21 brise les

HILARY GAULD-CAMILLERI/ONE FOR THE WALL PHOTOGRAPHY

Les images de Gauld-Camilleri peuvent sembler visuellement familières. Chaque photo de la série, qui accompagne la Semaine canadienne de la trisomie 21, évoque la manière avec laquelle un photographe peut prendre en photo une célébrité pour la couverture d’un magazine.

L’éclairage est nuancé, les expressions faciales sont variées et les poses, dynamiques – ce qu’on voit rarement dans l’imagerie associée habituellement aux personnes handicapées.

«Les enfants et les adultes atteints du syndrome de Down sont généralement photographiés dans un environnement lumineux et joyeux», a déclaré Gauld-Camilleri. «Il s’agissait ici de les au les montrer sous un jour que nous n’avons pas l’habitude de voir.»

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HILARY GAULD-CAMILLERI/ONE FOR THE WALL PHOTOGRAPHY

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HILARY GAULD-CAMILLERI/ONE FOR THE WALL PHOTOGRAPHY

À chaque nouvelle photo, Gauld-Camilleri a demandé aux familles de lui fournir un stéréotype qui, selon elles, existe toujours à propos des personnes atteintes du syndrome de Down. Plusieurs familles ont rapporté le même mythe: les personnes atteintes du syndrome de Down sont toujours heureuses.

En clair: elles ne le sont pas.

«Il est important pour nous de faire comprendre que les personnes atteintes du syndrome de Down ont toute une gamme d’émotions», a déclaré Gauld-Camilleri.

À travers ses clichés, elle voulait démontrer qu’elles ont aussi la capacité «de ressentir de la colère, de la tristesse, de la joie et de la peur, de la même manière que tout le monde».

Bien qu’aucun membre de la famille de la photographe ne soit atteint du syndrome de Down, elle contribue à dissiper les mythes et les stéréotypes pour les mères comme Richard.

«More to me»: cette série de photos sur la trisomie 21 brise les

HILARY GAULD-CAMILLERI/ONE FOR THE WALL PHOTOGRAPHY

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HILARY GAULD-CAMILLERI/ONE FOR THE WALL PHOTOGRAPHY

Lorsque Jamie a eu son diagnostic, Richard a immédiatement commencé à chercher des ressources qui pourraient l’aider. Elle voulait en savoir plus sur ce que signifiait le diagnostic et fut finalement dirigée vers Gauld-Camilleri. Celle-ci avait produit, quelques années auparavant, un calendrier complet qui présentait des portraits plein d’humanité de membres du WRDSS.

Quelque chose a changé pour Richard lorsqu’elle a vu les images du calendrier pour la première fois.

«C’est grâce à ce calendrier que j’ai vraiment pu voir de quoi avait véritablement l’air le syndrome de Down: tout à fait normal», a déclaré Richard.

«En tant que nouveau parent, c’était merveilleux de voir ça. Il y avait des photos d’enfants s’amusant dans la cour arrière avec leur famille, sur des balançoires, ou jouant au hockey dans la rue. On les voyait de plus près et ce n’était pas effrayant.»

«More to me»: cette série de photos sur la trisomie 21 brise les

HILARY GAULD-CAMILLERI/ONE FOR THE WALL PHOTOGRAPHY

Depuis, le projet de Gauld-Camilleri est devenu une puissante campagne de revendication. Chaque année, elle répond aux préoccupations des familles afin de faire avancer ce mouvement, qui vise à montrer les personnes atteintes du syndrome de Down dans toute leur complexité.

«Les personnes atteintes du syndrome de Down peuvent tout de même contribuer de manière fantastique à nos communautés. Elles peuvent aller à l’école, occuper des emplois à long terme, se marier, à l’université », a déclaré Richard. «Ils ne sont pas que leur trouble de développement. Cela ne prend pas le dessus sur tout. Nous voulons abolir cette fausse idée.»

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Le rire du Joker existe pour vrai


Le rire du Joker fait partie du personnage pour le film. Cependant, ce rire, qui semble parfois forcé ou qu’il se fait entendre dans un mauvais moment est vraiment un problème pour certaines personnes. Car oui, ce rire existe, il est reconnu sous le nom du syndrome pseudo-bulbaire qui peut aussi être sous forme de pleurs
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Le rire du Joker existe pour vrai

PHOTO FOURNIE PAR WARNER BROS

Joaquin Phoenix dans Joker

Le rire du Joker, excessif et qui s’étire démesurément dans le temps, n’est pas une invention des créateurs du personnage machiavélique. Il porte un nom : le syndrome pseudo-bulbaire. Et certaines personnes vivent au quotidien avec ce trouble.

MAUDE GOYER

COLLABORATION SPÉCIALE

Dans le film homonyme, le Joker, incarné par Joaquin Phoenix, rit à tout moment, sans raison apparente. En fait, il émet des sons ressemblant à un fou rire, tout à fait disproportionné par rapport à la situation, alors qu’il devrait exprimer autre chose : tristesse, déception, colère, impatience… Est-ce possible ? Oui, selon la Dre Geneviève Matte, neurologue et directrice de la clinique SLA et maladies du neurone moteur du CHUM. Elle ajoute un bémol :

« Habituellement, cela va dans le même sens que l’humeur », dit-elle. Ainsi, au lieu de rire de façon proportionnelle à ce qui se passe dans son environnement, la personne atteinte du syndrome pseudo-bulbaire ne « pourra se contrôler, sera incapable de réprimer le trop-plein et ce sera donc hors proportion », explique la Dre Matte.

Le syndrome pseudo-bulbaire est lié à une maladie neurologique existante ou passée, comme la sclérose en plaques, le parkinson, un traumatisme crânien, un accident vasculaire cérébral ou, dans la majorité des cas, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), communément appelée « maladie de Lou Gehrig ».

« Le syndrome pseudo-bulbaire survient lorsqu’il y a une disconnexion entre les lobes cérébraux et le tronc cérébral, dit le Dr François Evoy, neurologue au CHUS et président de l’Association des neurologues du Québec. Les premiers sont responsables des pensées, de la logique, de la raison, alors que le deuxième renferme les fonctions automatiques comme les réactions. »

Perte d’inhibition

Ce « bris de circuit », aussi appelé « affect pseudo-bulbaire », prive la personne d’inhibition : elle sait qu’elle est en perte de contrôle, mais ne peut rien y faire. À noter que cela peut se manifester sous forme de rires, comme dans le cas du personnage de vilain du Joker, mais aussi de pleurs.

« Les cas de pleurs pathologiques sont plus fréquents », précise le Dr Simon Ducharme, neuropsychiatre à l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal.

La prévalence de ce syndrome est entre 5 et 50 % chez les gens atteints d’une maladie neurologique.

Le Dr Evoy cite en exemple l’un de ses patients atteint de ce trouble qui conduisait une voiture adaptée et s’est mis à rire de façon incontrôlable lorsqu’il s’est fait arrêter par des policiers.

 « Cela lui est arrivé deux fois, raconte le spécialiste. J’ai dû lui préparer et lui remettre un papier expliquant [son état de santé]. Dans son cas, c’était la réaction à une situation de stress. »

La Dre Matte donne elle aussi un exemple afin d’illustrer ce qu’est le syndrome pseudo-bulbaire :

« Lors de funérailles, si le prêtre fait un lapsus un peu déplacé, il est normal de ressentir une petite émotion, indique-t-elle. On va rire un peu, mais on va vite reprendre son calme et revenir au moment présent. La personne atteinte du syndrome pseudo-bulbaire va avoir un fou rire hors de contrôle dans son expression et dans le temps. »

Autre caractéristique : le rire sera spasmodique.

« C’est un rire qui sort d’outre-tombe, sur un visage figé », souligne le Dr Evoy. Son collègue,

le Dr Ducharme, le décrit comme un rire « très vif et explosif ». Peut-il faire perdre le souffle, jusqu’à s’étouffer, comme dans le cas du Joker ?

« Oui, c’est possible », croit le Dr Ducharme.

Évidemment, cela peut être très handicapant.

Socialement, c’est incapacitant. Les gens vont avoir tendance à s’isoler pour éviter de se retrouver dans cette situation. Le Dr Simon Ducharme

Malaise, gêne, honte, culpabilité… Le taux de dépression est élevé chez les personnes atteintes de maladies neurologiques et cela ne fait pas exception dans le cas de l’affect pseudo-bulbaire.

« On le traite par une petite dose de médicament antidépresseur, révèle le Dr Ducharme. Les gens atteints ne peuvent s’en débarrasser, car les lésions sont présentes ou il s’agit d’une maladie dégénérative. »

Dans les deux cas, cela se corrige… mais ne se répare pas.

Selon le Dr François Evoy, le rire du Joker pourrait être aussi relié à une maladie psychiatrique.

« Des gens psychotiques, schizophréniques ou atteints du trouble du spectre de l’autisme, par exemple, pourraient présenter des rires dans des contextes inappropriés, avance-t-il, mais il s’agit de cas complètement différents. »

https://www.lapresse.ca/

Le morceau de mur qui énerve Trump


Les Berlinois ont envoyé un cadeau aux États-Unis une lettre écrite sur une partie du mur de Berlin pour les remercier d’avoir soutenus tout au long des années dans la destruction du mur, un monde sans mur. Il semble que Donald Trump n’en veuille pas, mais comme il est offert au pays, il est donc pour les citoyens américains …
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Le morceau de mur qui énerve Trump


Le mur en partance pour Washington | Die Offene Gesellschaft 

Le mur en partance pour Washington | Die Offene Gesellschaft

Repéré par Nina Pareja

Repéré sur Quartz

Cadeau des Berlinois.

Ce n’est pas un cadeau plaisant à offrir pour l’association Die offene gesellschaft –qu’on pourrait traduire par «une société ouverte»– qui se bat pour un monde sans mur. Leur action a pour but de dénoncer la construction d’un mur entre les États-Unis et le Mexique comme symbole de la politique anti-immigration de Donald Trump.

Sur l’imposant bloc de béton de 2,7 tonnes, un authentique morceau du mur de Berlin, on peut lire une lettre adressée au président et signée les «Citoyens de Berlin»:

«Pendant des années, les États-Unis ont joué un rôle majeur dans la destruction de ce mur, de John Kennedy à Ronald Reagan, les présidents américains se sont battus contre. Nous aimerions vous donner un des derniers morceaux du mur de Berlin pour commémorer la dévotion des États-Unis à construire un monde sans murs.»

Au début de la semaine, l’association avait informé la maison Blanche de ses intentions de livrer le morceau de mur pour le trentième anniversaire de sa chute et était restée sans réponse. Sur les réseaux sociaux, elle indique finalement que Trump n’a pas accepté son cadeau, le mur est donc exposé dans les rues de Washington.

Coût de l’opération?

Le magazine Quartz a pu échanger avec l’un des membres de l’association nommé Philip Husemann:

«Si le président accepte notre lettre, elle est sienne. Mais les cadeaux présidentiels appartiennent toujours aux États-Unis et non à un individu. Elle appartient donc au peuple. Nous espérons que cette lettre atterrisse dans un espace public pour que tous les citoyen.nes puissent la lire. Après tout, le message principal est un grand « merci » des Berlinois.es au peuple américain.»

Le cadeau aurait coûté à l’association quelques milliers d’euros répartis entre le prix d’achat du morceau de mur et son transport en avion à New-York puis en camion à Washington. Du même côté de l’Atlantique, le mur entre le Mexique et les États-Unis prend difficilement forme et aurait déjà coûté, selon Quartz, 10 milliards de dollars aux citoyens et citoyennes américaines.

http://www.slate.fr/

La schizophrénie détectable dans une simple mèche de cheveux ?


La schizophrénie est une maladie mentale qui rend la vie difficile pour les personnes qui en souffrent. Les symptômes ne sont pas toujours évident ce qui peut retarder les traitements. Les japonais ont réussi à trouver dans les cheveux un moyen pour diagnostiquer cette maladie et qui pourrait peut-être aider pour de nouveaux médicaments sans trop d’effets secondaires.
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La schizophrénie détectable dans une simple mèche de cheveux ?


Céline Deluzarche
Journaliste

Des chercheurs japonais ont montré que les personnes schizophrènes présentaient un taux anormalement élevé d’une enzyme produisant du sulfure d’hydrogène dans leurs follicules pileux. Au-delà d’établir un diagnostic fiable, cette découverte constitue une toute nouvelle piste pour le développement de nouveaux médicaments.

La schizophrénie, une maladie psychiatrique qui se manifeste par des délires, des hallucinations, un isolement social et une désorganisation de la pensée, concernerait 0,7 % de la population, soit environ 600.000 personnes en France. Du fait de symptômes variables et parfois difficilement identifiables, sa prise en charge reste souvent tardive, ce qui retarde le traitement. Une équipe de chercheurs japonais vient d’identifier un marqueur biologique de la maladie détectable dans une simple mèche de cheveux, qui pourrait permettre un diagnostic de la maladie.

Une mauvaise inhibition de la réaction de surprise

Masayuki Ide et ses collègues se sont intéressés à un test diagnostic connu de la schizophrénie. Le cerveau des personnes « normales » est protégé par un mécanisme appelé « inhibition liée à une pré-impulsion » (IPP). Cette pré-impulsion vient précéder le véritable choc et atténue la réaction de surprise. Chez les personnes atteintes de schizophrénie, l’IPP est très affaiblie, ce qui signifie que la réaction de surprise n’est pas atténuée.

La schizophrénie se caractérise par des hallucinations et une désorganisation de la pensée. © 3dsculptor, Adobe Stock

La schizophrénie se caractérise par des hallucinations et une désorganisation de la pensée. © 3dsculptor, Adobe Stock

Les scientifiques ont ensuite recherché les différences d’expression des protéines chez des souris avec une faible IPP et des souris avec une IPP élevée. Ils ont découvert que les souris à IPP faible avaient un niveau élevé de MPST, une enzyme produisant du sulfure d’hydrogène (H2S), ce qui entraîne des dépôts de sulfure plus importants dans leur cerveau. Afin de vérifier le lien de cause à effet, les chercheurs ont inhibé l’enzyme MPST chez des souris, et constaté que ces dernières présentaient un niveau d’IPP supérieur et un comportement « normal ». Les chercheurs ont également examiné le cerveau de patients schizophrènes décédés et constaté que le taux de MPST était corrélé à la gravité des symptômes de schizophrénie. Ils ont aussi analysé les follicules pileux de plus de 150 patients schizophrènes, ce qui a permis de confirmer que l’expression du gène de MPST est beaucoup plus élevée que chez des personnes non atteintes. Le taux de MPST dans les cheveux pourrait donc constituer un bon biomarqueur de la maladie, concluent les chercheurs, même si le test n’est pas 100 % spécifique.

Une réaction à un stress inflammatoire avant la naissance

Restait à élucider le rôle du sulfure d’hydrogène dans la survenue de la schizophrénie. De précédentes études ont montré que ce dernier aidait à réduire le stress oxydatif et la neuro-inflammation dans le corps. Il a également été constaté qu’un stress inflammatoire juste avant la naissance pouvait jouer un rôle dans la schizophrénie.

« Un stress inflammatoire dans le développement précoce du cerveau entraîne une production accrue de sulfure d’hydrogène comme réponse antioxydante, ce qui entraîne à son tour un ralentissement du métabolisme énergétique », suggèrent les chercheurs.

En d’autres termes, le cerveau chercherait à se « défendre » en activant le gène régulant la production de H2S. Le facteur génétique n’est toutefois pas seul en cause.

« La prochaine étape consistera à trouver quel facteur environnemental pourrait faire augmenter la production de MPST », indique l’étude, publiée dans la revue EMBO Molecular Medicine.

Une nouvelle piste pour des médicaments contre la schizophrénie

En attendant, la découverte de ce marqueur pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour le traitement de la schizophrénie. La plupart des médicaments actuels se concentrent sur le système de dopamine et de sérotonine dans le cerveau, avec la prescription d’antipsychotiques comme la clozapine, le rispéridone, l’olanzapine, ou l’aripiprazole. Mais ces médicaments ne sont pas toujours efficaces et induisent des effets secondaires. Les chercheurs japonais ont déjà effectué des premiers tests montrant que l’inhibition de la synthèse du sulfure d’hydrogène soulage les symptômes chez des souris atteintes schizophrénie. Des médicaments réduisant la production de sulfure d’hydrogène pourraient également être développés.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les souris schizophrènes présentent un taux élevé de MPST, une enzyme produisant du sulfure d’hydrogène (H2S).

  • Ce marqueur est également corrélé à la gravité des symptômes de schizophrénie chez l’humain.

  • La surproduction de sulfure d’hydrogène serait liée à des facteurs à la fois génétiques et environnementaux.

https://www.futura-sciences.com/

640.000 tonnes de matériel de pêche sont abandonnées en mer chaque année


L’océan a beau être gigantesque mais nous avons réussit à nuire a l’écosystème marin. Les filets de pêches, des cordes en tout genre, des gilets de sauvetages s’ajoutent aux débris de plastiques qui condamnent plusieurs animaux marins à la mort. Le problème est que les eaux internationales appartiennent à personnes alors comment condamner ces pollueurs ?
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640.000 tonnes de matériel de pêche sont abandonnées en mer chaque année

Les filets de pêche abandonnés constituent des pièges mortels pour les animaux marins. © aryfahmed, Adobe Stock

Les filets de pêche abandonnés constituent des pièges mortels pour les animaux marins. © aryfahmed, Adobe Stock


Céline Deluzarche
Journaliste

Chaque année, 640.000 tonnes de filets, lignes, gilets de sauvetage et autres cordes sont perdues ou abandonnées dans les océans par l’industrie de la pêche, révèle Greenpeace dans un rapport publié le 6 novembre.

 La plupart de ces débris en plastique viennent s’ajouter aux millions de tonnes de déchets rejetés chaque année en mer. Ces « équipements fantômes » représentent 10 % de la pollution plastique des océans et même 70 % des macrodéchets (plus de 20 cm) flottant à la surface.

Les filets et casiers dérivants constituent par ailleurs des pièges mortels pour les animaux marins (thons, tortues, phoques, dauphins, baleines…). Les déchets plastique sont aussi ingérés par les animaux qui s’étouffent avec. En mars, une baleine retrouvée morte avec 40 kg de plastique dans l’estomac sur une plage aux Philippines. Enfin, ces milliers de tonnes de plastique viennent s’échouer sur les côtes, mettant en danger les écosystèmes et les habitats de nombreuses espèces.

Greenpeace dénonce notamment l’absence de gouvernance internationale pour gérer cette question. 64 % des océans échappent à la souveraineté des pays ; il est du coup bien difficile d’interpeller et de condamner les fautifs. L’ONG demande un « traité mondial des océans » sous l’égide des Nations unies protégeant au moins 30 % des océans, y compris les eaux internationales.

https://www.futura-sciences.com

Les femmes vikings avaient une place aussi importante que les hommes


Des archéologues se sont penchés sur les ossements des Vikings. Il semble que les femmes fussent égales aux hommes d’après l’émail des dents et de la longueur du fémur. Elles auraient eu autant accès à la nourriture et aux autres ressources du temps.Ce qui n’était pas le cas des autres régions européennes
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Les femmes vikings avaient une place aussi importante que les hommes


femme viking

Thomas Boisson

Contrairement à la vision patriarcale et masculine que renvoie généralement la culture Viking, les femmes auraient eu une place importante dans celle-ci. La société viking a peut-être été un exemple d’égalité des sexes il y a un millénaire, alors que les femmes dans une grande partie de l’Europe n’étaient pas aussi valorisées que leurs homologues masculins.

Une nouvelle recherche soutient que ce point de vue précoce peut avoir contribué à la prospérité des pays scandinaves aujourd’hui.

Utilisant l’archéologie pour retracer l’égalité sanitaire et nutritionnelle des Scandinaves vivant entre le VIIIe et le XIe siècle, des archéologues décrivent dans la revue Economics & Human Biology la manière dont les hommes et les femmes de l’époque viking avaient connu une remarquable égalité, en particulier par rapport aux autres régions européennes privilégiant les hommes.

Des chercheurs de l’université de Tubingen ont analysé les dents et les squelettes de restes scandinaves datant de plusieurs milliers d’années afin de comparer la santé des hommes et des femmes à l’aide des données du projet Histoire globale de la santé en Europe, une base de données à l’échelle continentale comprenant des études sur le squelette humain de plus de 100 sites européens des 2000 dernières années.

Une égalité sanitaire et alimentaire entre femmes et hommes

Ils ont constaté que l’émail dans les dents, ainsi que les longueurs du fémur, étaient relativement égaux chez les hommes et les femmes. Si l’égalité faisait défaut, les archéologues soutiennent que les enfants sous-alimentés ou malades auraient présenté des dommages permanents de l’émail dentaire, une lésion connue sous le nom d’hypoplasie linéaire de l’émail.

Les valeurs relatives à la santé étaient plutôt similaires entre les deux sexes, ce qui signifie que les femmes et les hommes avaient un accès similaire à la nourriture et à d’autres ressources. Ces résultats ont été confirmés par une analyse de la longueur du fémur — les fémurs contiennent des informations sur la taille, et des plus longs peuvent indiquer une bonne santé et une alimentation suffisante.

« De telles femmes dans les pays nordiques ont peut-être mené aux mythes populaires sur les Valkyries : elles étaient fortes, en bonne santé et grandes » explique Jörg Baten, ajoutant que la vie urbaine était différente. Mais la situation dans les villes scandinaves était différente. « Les villes suédoises de Lund et Sigtuna – sur le site de l’actuel Stockholm – et à Trondheim en Norvège, avaient mis au point un système de classes au début du Moyen Âge. Les femmes n’y avaient pas la même égalité que leurs soeurs à la campagne ».

La place sociétale importante des femmes scandinaves

Les chercheurs soutiennent que l’égalité peut avoir été liée au type de travail effectué. La culture était en grande partie perçue comme une tâche masculine, car elle nécessitait « une plus grande force musculaire », mais l’élevage a permis aux femmes de contribuer aux revenus de la famille, améliorant ainsi leur place dans la société.

Les femmes scandinaves étaient généralement plus aisées que les femmes des autres régions européennes, en particulier des villes méditerranéennes et d’Europe orientale, et elles ont pu conserver leur place dans la société depuis 1000 ans, dans l’ère industrielle et au-delà. Les chercheurs soutiennent que c’est la raison pour laquelle la Norvège, le Danemark, la Suède et la Finlande occupent une place si importante aujourd’hui en termes d’éducation, de santé, de prospérité économique et d’espérance de vie.

Sources : Economics and Human Biology

https://trustmyscience.com/