Les fourmis peuvent nous aider à éviter les embouteillages


Une colonie de fourmis peut contenir beaucoup de membres. Quand elles s’affairent, elles ne se pilent pas sur les pattes. Des expériences ont été faites avec des fourmis sur des routes assez difficiles avec des ponts et des tunnels pour voir leur réaction quand il y a beaucoup de circulation. Contrairement à l’humain, elle évite les embouteillages, ce n’est pas moi et la route, mais nous et la route.
Nuage


Les fourmis peuvent nous aider à éviter les embouteillages

Les expériences ont été effectuées sur des fourmis argentines, aussi appelées fourmis de feu. Ici des fourmis noires. | Sandeep Handa via Pixabay

Les expériences ont été effectuées sur des fourmis argentines, aussi appelées fourmis de feu. Ici des fourmis noires. | Sandeep Handa via Pixabay

Repéré par Robin Tutenges

Repéré sur Arstechnica

S’inspirer de leur organisation, c’est faire un grand pas vers un trafic fluide.

La prochaine fois que vous serez bloqué·e dans la circulation, imaginez comment une fourmi agirait à votre place. Tout bien réfléchi, une fourmi ne se retrouverait jamais à votre place, car elle et ses congénères ne connaissent pas les embouteillages.

C’est en tout cas ce que suggère une étude publiée dans la revue eLife, qui démontre à quel point ces insectes arrivent à s’organiser pour optimiser leur trafic, même extrêmement dense, notamment en adaptant leur comportement face aux circonstances.

Flux constant

Pour percer le mystère de cette organisation sans faille, une équipe du Centre de recherches sur la cognition animale (CRCA) de l’université de Toulouse et de l’université de l’Arizona aux États-Unis a fait vivre à des fourmis argentines une expérience digne d’un bouchon sur l’A6 un vendredi soir de vacances.

Elle a réalisé et filmé près de 170 expériences dans lesquelles chaque colonie de 400 à 25.600 fourmis était reliée à une source de nourriture par des ponts. En jouant sur la largeur de ces chemins, allant de 5 mm à 20 mm, et sur la densité de la population, autrement dit le nombre d’insectes, les scientifiques ont pu observer l’organisation de leur trafic.

Malgré ces tunnels étroits, laissant passer seulement deux fourmis à certains endroits, les embouteillages ont rarement eu lieu. Les insectes arrivent à se déplacer sans se doubler ni se croiser pour former un flux constant.

Ce qui nous différencie des fourmis? Notre réaction face à l’augmentation du trafic.

Pour les voitures, quand le taux d’occupation de la route dépasse un certain seuil –40% exactement–, nous ralentissons progressivement, jusqu’à atteindre le point mort. C’est l’embouteillage.

Chez les fourmis, c’est tout l’inverse. Quand la densité de trafic augmente, le flux croît en même temps, jusqu’à atteindre 80% de taux d’occupation du pont. Une fois la capacité maximale atteinte sur la route, les petites bêtes changent de stratégie et s’autorégulent, pour le plus grand bonheur de la communauté.

Pas d’individualisme

Les fourmis font preuve d’un bon sens remarquable pour ne pas tomber dans le piège des embouteillages. Au lieu de foncer tête baissée dans un tunnel déjà occupé par une consœur, elles préfèrent ne pas s’engager sur la route, afin d’éviter toute interruption du trafic. Elles semblent être en mesure d’évaluer le surpeuplement d’un chemin et d’ajuster leur vitesse en conséquence.

«Les fourmis partagent un objectif commun: la survie de la colonie. Elles doivent donc coopérer pour optimiser le retour de nourriture, écrivent les scientifiques à l’origine de l’expérience. Les embouteillages sont omniprésents dans la société humaine, car les individus poursuivent leurs propres objectifs personnels.»

Le vrai problème serait donc notre individualisme, qui nous pousse, une fois derrière le volant, à faire abstraction de ce qui est profitable collectivement. C’est notamment l’une des raisons pour lesquelles élargir les autoroutes ne réduirait pas l’encombrement du trafic, relève une étude datant de 2008.

Alors, faut-il agir comme des fourmis? Nous le faisons déjà en partie: quand nous faisons face à la fermeture d’une rue, nous adaptons notre itinéraire pour trouver le chemin optimal, à l’instar des fourmis

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http://www.slate.fr/

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