L’écoterrorisme est-il un réel danger au Canada?


Que ce soit écoterrorisme, extrémisme écologique ou autre appellation, quand on détruit des bâtiments, de la machineries, je ne crois pas que cela puisse aider la cause de l’environnement. Oui, les gouvernements et les grandes entreprises sont lents pour agir et c’est par cette lenteur ou carrément l’inaction qui fait que nous sommes rendus avec un climat qui déraille a une rapidité inouïe. Mais si c’est par des actes violents, et de vandalisme cela n’aidera pas sûrement pas.
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L’écoterrorisme est-il un réel danger au Canada?

La cheminée d'une usine émet de la fumée.

De 1970 à 2012, huit cas d’« écoterrorisme » ont été répertoriés au Canada, selon un document du TSAS.

PHOTO : ISTOCK / STAREKASE

Une semaine après que la GRC a confirmé que le câble de la télécabine Sea to Sky, en Colombie-Britannique, a été coupé délibérément, des citoyens se demandent s’il s’agit d’un acte d’écoterrorisme. La nature de l’acte de vandalisme du téléphérique reste inconnue, mais deux questions demeurent : qu’est-ce que l’écoterrorisme et quelle est son ampleur au Canada?

Délaissant les banderoles et les porte-voix, certains groupes environnementaux ont recours à des techniques plus radicales pour se faire entendre.

Du sable dans les réservoirs d’essence de machinerie lourde, des clous dans les arbres ou le sabotage de laboratoire scientifique sont quelques-unes des méthodes qu’utilisent des militants écologiques plus extrémistes. Ces méthodes peu orthodoxes ont été citées par le professeur adjoint en criminologie Garth Davies, de l’Université Simon Fraser (SFU).

Il affirme que cette situation est liée à l’augmentation des frustrations vécues par les citoyens en raison de l’inaction des gouvernements envers les changements climatiques. Comme c’est le cas pour d’autres causes menant à l’extrémisme, des insatisfactions d’ordre politique peuvent motiver certaines personnes à se radicaliser afin de faire passer leur message.

Un terme relativement récent

Ayant fait son apparition à la fin des années 1970 pour qualifier une forme d’opposition à l’industrie forestière et minière, le terme écoterroriste devrait être utilisé avec modération, pense le professeur de la SFU. Il estime que l’expression extrémiste écologique est plus appropriée à la majorité des cas.

La question, dans ce champ d’expertise, est de trouver la ligne entre extrémisme et terrorisme. Les extrémistes environnementaux ne visent généralement pas directement les êtres humains, contrairement aux terroristes. Garth Davies, professeur associé en criminologie à la SFU

Même son de cloche du côté de Johanna Massé, l’une des membres de l’équipe de recherche sur le terrorisme et les extrémismes de l’Université Laval,à Québec.

La distinction se fait souvent sur la question de la violence [envers les humains], dit la chercheuse.L’extrémisme écologique passe principalement par la destruction matérielle.

Cela dit, pour le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (Cf2R) et auteur d’un livre sur le sujet, Éric Dénécé, les auteurs d’actes plus extrêmes peuvent être qualifiés d’écoterroristes.

Il faut rappeler qu’il y a de nombreuses organisations [de protection] animale ou écologistes radicales sur la liste noire des organisations terroristes aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Éric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement

    La visibilité que connaît la cause environnementale dans les médias et le manque de précision de l’analyse de certaines données en lien avec l’activité humaine devraient être pris en compte, car ils tendent à effrayer les gens, soutient le spécialiste.

    Les populations occidentales sont de plus en plus réactives, et le système dans lequel nous vivons fait en sorte que nous voulons tout, tout de suite. […] Le sentiment d’inaction devient absolument insupportable, avance M. Denécé.

    Bien sûr, ce qui se passe en Amazonie est absolument inadmissible [et] la torture sur les animaux [aussi] , affirme-il.

    Au Canada

    Johanna Massé explique que, au Canada, les actes d’extrémisme environnemental sont relativement marginaux. En près de 40 ans, il n’y aurait eu qu’une dizaine de poursuites pour des actes à dimension criminelle et écologique.

    Un document publié en 2014 par le Réseau canadien de recherche sur le terrorisme, la sécurité et la société (TSAS) dénombre huit cas d’écoterrorismeau Canada entre 1970 et 2012.

    Il y a très peu de groupes établis qui revendiquent des actes. L’un de ces groupes est le Front de libération des animaux du Canada, précise Mme Massé. Une des raisons de cette faible présence est que les groupes ne revendiquent pas nécessairement les actes qu’ils sont commis.

  • Une attaque en Colombie-Britannique

Le 30 mai 1982, une attaque menée par le groupe extrémiste The Squamish Five visait, avec des explosifs, une installation de BC Hydro de l’île de Vancouver. L’attaque avait causé des dommages considérables aux installations de la société et figure dans la liste des incidents liés à cette idéologie qui ont été signalés au Canada  (Source : TSAS(Nouvelle fenêtre))

Le gouvernement fédéral, lui, reste aux aguets. Dans son plan de lutte contre le terrorisme publié en 2012, Sécurité publique Canada consacre un passage aux actes extrémistes environnementaux, qui, dit-on, demeurent une réalité au pays, mais sans donner plus de détails.

Sécurité publique Canada a décliné notre demande d’entrevue, mais affirme ceci par courriel : Les organismes d’application de la loi, y compris la Gendarmerie royale canadienne (GRC), surveillent et répondent de manière constante à toutes les menaces possibles à la sécurité publique, indépendamment de leur idéologie.

Le professeur en science politique et écrivain Francis Dupuis-Déri se fait critique à l’égard des guides qui comparent l’extrémisme écologique à d’autres idéologies. Ces parallèles avec les mouvements radicaux religieux ou d’extrême droite sont ridicules , selon lui.

Cette comparaison permet d’amalgamer des choses qui, selon moi, d’un point de vue politique, n’ont absolument aucun rapport  explique M. Dupuis-Déri.

Si les autorités ont pour mandat de protéger la population, [il apparaît] clairement [que] ce qui menace la population […] ce sont ceux qui produisent cette pollution et non pas les mouvements écologistes. Francis Dupuis-Déri, professeur en science politique à l’UQAM et écrivain

Un appui inconstant

Le caractère unificateur de la cause environnementale peut catalyser l’appui aux mouvements qui tendent vers l’extrémisme, pense Garth Davies.

Nous arrivons à un point où les questions environnementales n’ont jamais eu la présence qu’elles ont actuellement dans le monde […] L’attention sur ces questions n’a jamais été aussi grande explique-t-il.

Le professeur ne néglige pas non plus l’impact qu’ont Internet et les réseaux sociaux dans la médiatisation des actes commis par ces extrémistes.

Les gens qui font de tels actes reçoivent plus d’appui qu’auparavant. Cela dit, ce soutien peut se retirer très vite s’ils commettent des actes violents. Garth Davies, professeur associé en criminologie à la SFU

Les écologistes, par principe, respectent la vie humaine, la vie animale et même, dans certains cas, la vie végétale , croit quant à lui Francis Dupuis-Déri. Il y a des milliers de scientifiques qui nous disent : « Ça va très très mal. » Cela peut engendrer un sentiment de peur qu’il appelle écoanxiété.

Les questions environnementales peuvent rassembler, mais elles doivent respecter les limites de l’acceptabilité sociale, conclut M. Davies.

Alexandre Milette-Gagnon

https://ici.radio-canada.ca/

Une araignée venimeuse s’est logée dans l’oreille d’une femme


Il est assez rare qu’une araignée décide d’aller faire un tour dans une oreille humaine. Cela ne doit vraiment pas être agréable. Une femme aux États-Unis a fait l’expérience. Heureusement pour elle, cet arachnide ne l’a pas piqué …. Une chance car elle était venimeuse.
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Une araignée venimeuse s’est logée dans l’oreille d’une femme

recluse brune

Une araignée recluse brune. | Shutterstock

Stéphanie Schmidt

Cette araignée, Loxosceles reclusa, plus connue sous le nom de « recluse brune », une variété venimeuse, tire son nom de sa tendance à se cacher dans des recoins cachés. Malgré tout, quand Susie Torres, de Kansas City, dans le Missouri (États-Unis), s’est rendue au cabinet de son médecin pour un « son strident » et persistant, elle ne s’attendait pas à ce qu’une de ces créatures à huit pattes se soit installée dans son oreille…

Dans le cabinet, lorsqu’une infirmière a scruté l’oreille de Torres…

« Elle est sortie en courant et a dit : ‘Je vais avoir besoin de deux autres personnes’ », a déclaré Torres. « Elle a ensuite ajouté : ‘Je pense que vous avez un animal à l’intérieur de votre oreille’ », a-t-elle ajouté.

L’araignée a probablement rampé dans l’oreille de Torres pendant qu’elle dormait. Heureusement, elle ne l’a jamais mordue. Une fois que les médecins ont retiré la recluse brune, Torres allait bien, mais elle ne veut plus jamais revivre une telle expérience.

Depuis l’incident, cette dernière ne dort plus qu’avec des boules de coton dans les oreilles.

« Je suis plutôt terrifiée par les araignées », a expliqué la femme.

Qui ne le serait pas en apprenant une telle nouvelle ? Et à présent, Torres à une réelle raison d’être secouée… L’araignée qui s’est logée dans son oreille n’était pas une simple araignée inoffensive : en effet, la recluse brune est l’une des araignées les plus venimeuses au monde, selon l’Encyclopaedia Britannica. En général, la morsure de cet arachnide n’est pas mortelle, mais elle peut causer de graves lésions tissulaires, selon l’Administration de la sécurité et de la santé au travail.

En effet, le venin de l’araignée contient une toxine qui tue littéralement les tissus de la peau, laissant parfois une plaie ouverte de la taille d’une main humaine.

Tandis que la majorité des morsures guérissent sans soins médicaux, toute personne mordue par une recluse brune devrait se rendre aux urgences, selon les National Institutes of Health.

Source : KSHB Kansas City

https://trustmyscience.com/

Une nouvelle espèce de mygale aux pattes bleutées découverte dans la forêt du Sri Lanka


Une nouvelle araignée découverte en 2015 est particulière. Sa couleur, un bleu brillant, qui fait de cette mygale unique. Les biologistes ne savent pas si elle est menacée, mais sachant que plusieurs espèces sont vendues a des collectionneurs ou même comme animal de compagnie, on peut craindre pour sa survie.
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Une nouvelle espèce de mygale aux pattes bleutées découverte dans la forêt du Sri Lanka


Une nouvelle espèce de mygale aux pattes bleutées découverte dans la forêt du Sri LankaLa nouvelle espèce de mygale, Chilobrachys jonitriantisvansicklei, identifiée au Sri Lanka.© Ranil Nanayakkara

Par Emeline Férard

Dans le sud-ouest du Sri Lanka, des chercheurs ont identifié une nouvelle espèce de mygale dont la femelle arbore des pattes d’un bleu brillant. C’est seulement la seconde mygale du genre Chilobrachys découverte dans un pays sud-asiatique.

Comme d’autres pays d’Asie, le Sri Lanka est réputé pour les nombreuses araignées qu’il abrite. Mais certaines continuent visiblement d’échapper à la science. Dans le district de Kalutara, au sud-ouest du pays, des chercheurs ont identifié une espèce de mygale restée jusqu’ici inconnue. Son nom : Chilobrachys jonitriantisvansicklei.

La mygale a été découverte en 2015 dans une parcelle de forêt étendue sur 347 hectares et entourée par des plantations alors que les scientifiques menaient une étude générale sur les araignées.

« Quand nous l’avons repérée, j’étais en admiration, j’en ai perdu mes mots », a confié au National Geographic, Ranil Nanayakkara, biologiste de l’Université de Kelaniya.

Et pour cause, avec ses quelque treize centimètres de long, le spécimen était loin d’être petit. Mais c’est surtout son aspect qui a étonné. Il arborait une couleur bleu-turquoise métallique au niveau de ses pattes ainsi qu’une teinte irisée au niveau de son dos et de son abdomen. Après avoir collecté plusieurs individus, les chercheurs ont mené une vaste étude pour en savoir plus sur l’arachnide.

Une couleur bleu unique

Publiés dans la revue British Tarantula Society Journal, leurs travaux suggèrent que l’espèce n’a encore jamais été décrite et appartient à un genre – Chilobrachys – dont on ne connaissait jusqu’ici qu’une seule espèce au Sri Lanka et en Asie du sud, C. nitelinus, identifiée il y a 126 ans. Les analyses menées indiquent également que la couleur bleu des araignées est relativement unique.

Parmi les 26 espèces de Chilobrachys répertoriées dans le reste de l’Asie, toutes affichent des teintes brunes, noires ou grises. Très loin des pattes vibrantes de C. jonitriantisvansicklei. Néanmoins, les observations ont permis de constater que seules les femelles de l’espèce arborent une telle caractéristique.

« Les mâles sont plus petits et d’une couleur brun mousseux », a confirmé Ranil Nanayakkara.

Un spécimen femelle de Chilobrachys jonitriantisvansicklei et ses pattes bleutées – Amila Prasanna Sumanapala

Des analyses génétiques doivent être menées pour confirmer avec certitude le statut nouveau de l’espèce et déterminer sa position sur l’arbre généalogique des araignées. Par ailleurs, on sait relativement peu de choses sur le mode de vie de cette mygale, simplement qu’elle vit dans des terriers tubulaires dont elle jaillit avec rapidité pour capturer les proies qui ont le malheur de passer à côté.

La conservation des araignées en question

On ignore si la population de C. jonitriantisvansicklei est rare ou même menacée. Toutefois, son aspect insolite pourrait représenter un danger pour sa survie, ont relevé les biologistes. Au Sri Lanka, très peu de recherches ont été menées sur les arachnides endémiques. Ceci a favorisé le trafic de faune sauvage et notamment la capture d’araignées destinées à servir d’animaux de compagnie.

Comme l’explique le site Mongabay, plusieurs espèces de mygales sri-lankaises sont aujourd’hui vendues à des collectionneurs à des prix compris entre 50 et 400 dollars (entre 45 et 360 euros). Une pratique connue des autorités et décrite comme un « problème persistant« . Le Sri Lanka dispose pourtant d’une législation suffisante pour y mettre fin mais la répression fait défaut pour décourager les trafiquants.

Avec la destruction de leur habitat, ce trafic constitue l’une des principales menaces qui pèsent sur les araignées sri-lankaises. Alors que se tient actuellement à Genève le sommet de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), cette découverte tombe ainsi à pic pour remettre la conservation des arachnides sur le devant de la scène.

« Les mygales comme l’espèce nouvellement identifiée ont besoin de davantage d’efforts de conservation », a jugé Amila Prasanna Sumanapala, chercheur à l’Université de Colombo et co-auteur de la récente étude.

 Sur les 593 espèces d’araignées décrites au Sri Lanka, 108 ont été découvertes au cours des deux dernières décennies.

https://www.geo.fr/

Esprit troublé


Il arrive souvent qu’il faille laisser le temps agir sur ce qui nous embête et que nous ne pouvons rien faire pour le moment.
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Esprit troublé



Si tu laisses reposer une eau boueuse, elle s’éclaircira. De même, si tu laisse reposer ton esprit troublé, la chose à faire t’apprendra clairement.


– Bouddha

Le Saviez-Vous ► 18 Objets Qui Ont Un Sens Caché


On utilise beaucoup d’objets qui ont certaines caractéristiques qui semble n’avoir aucun intérêt et pourtant, ils peuvent s’avérer bien utiles.
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18 Objets Qui Ont Un Sens Caché

Les choses que nous utilisons quotidiennement deviennent tellement partie intégrante de notre routine que nous remarquons rarement leurs caractéristiques les plus simples.

Cependant, si tu regardes attentivement, tu remarqueras peut-être que tes objets préférés ont été conçus pour faire beaucoup plus que tu ne le pensais. Par exemple, les petites brosses sur le côté d’un escalator ne servent pas à polir tes chaussures mais sont en fait une caractéristique de sécurité intéressante.



HORODATAGE

  • Brosses sur les côtés de l’escalator 0:32
  • « 57 » sur les bouteilles de Ketchup Heinz 1:00
  • Pompons sur les bonnets 1:23
  • Fentes des mètres 1:51
  • Rainures sur les cure-dents 2:19
  • Rainures sur les fonds de gobelets 2:47
  • Trous dans les languettes de canettes de soda 3:18
  • Petit point près de la caméra de l’iPhone 3:49
  • Trous sur les bidons d’essence 4:10
  • Trous dans les capuchons de stylo 4:35
  • Flacons à médicaments avec protection pour enfant 5:10
  • Trait sur « F » et « J” » 5:32 Trou dans le fond d’un cadenas 5:53
  • La flèche de la jauge à gaz 6:19
  • Carrés en tissu qui viennent avec des vêtements 6:42
  • Couvercles en plastique 7:13
  • Marges sur les cahiers 7:42
  • Trous latéraux dans tes baskets converses 8:12

Musique par Epidemic Sound  https://www.epidemicsound.com/

Un "élixir d’immortalité" découvert dans une tombe vieille de 2000 ans en Chine


Un élixir d’immortalité trouvé dans une tombe de la dynastie des Han occidentaux vieux de plus de 2000 ans. Cette sépulture aurait appartenu à une famille de l’élite. Si cet élixir a pu traverser l’immortalité, le boire aura donné de sérieux problème de santé.
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Un « élixir d’immortalité » découvert dans une tombe vieille de 2000 ans en Chine


Par Emeline Férard

Dans la province du Henan en Chine, des archéologues ont mis au jour une tombe vieille de 2.000 ans recelant un étrange liquide contenu dans un pot en bronze. Une analyse a révélé que la substance contient les ingrédients d’un « élixir d’immortalité » décrit dans d’anciens textes taoïstes.

L’étrange liquide aurait pu être du vin mais il s’est avéré être quelque chose de bien plus précieux. En Chine, dans la province du Henan, des archéologues ont fait une fascinante découverte en octobre dernier. Ils ont mis au jour une tombe vieille de 2.000 ans à proximité de la ville de Luoyang. La sépulture recouvre une surface de 210 mètres carrés et aurait appartenu à une famille noble.

D’après les spécialistes, elle remonterait à la dynastie des Han occidentaux entre 202 avant J.-C et l’an 8 après J.-C. Mais c’est surtout son contenu qui a attiré l’attention. La sépulture recelait un pot en bronze contenant environ 3,5 litres d’un mystérieux liquide jaunâtre. Au vu des arômes qui s’en dégageaient, les archéologues ont d’abord pensé qu’il s’agissait d’un alcool.

La composition d’un élixir de vie éternelle

« Cela sentait comme du vin », a expliqué à l’agence Xinhua, Shi Jiazhen, responsable de l’Institut d’archéologie et des reliques culturelles de la ville de Luoyang.

On sait aujourd’hui que les alcools confectionnés à base de riz ou de sorgho jouaient un rôle important au cours des cérémonies et sacrifices rituels, comme l’ont confirmé plusieurs découvertes remontant à la même époque.

Une analyse du liquide a toutefois rapidement contredit la théorie du vin. Elle a montré que la substance était essentiellement constituée de nitrate de potassium et d’un minéral appelé alunite. Des ingrédients qui correspondent à la composition d’un « élixir d’immortalité » documenté dans d’anciens textes taoïstes, d’après Pan Fusheng, archéologue à la tête du projet de fouilles.

Par le passé en Chine, la quête de l’immortalité était en effet loin d’être une simple fantaisie. En 2017, des découvertes archéologiques ont même montré que cette quête était devenue une obsession pour Qin Shi Huang, premier empereur de Chine et créateur de la célèbre armée de terre cuite. Il y a 2.200 ans, ce dernier aurait ainsi émis l’ordre de chercher une potion capable de lui donner la vie éternelle.

Néanmoins, les archéologues n’avaient encore jamais mis au jour d’élixir semblable.

« C’est la première fois que « des médecines d’immortalité » mythiques sont retrouvées en Chine », a affirmé Shi Jiazhen. « Le liquide est d’une valeur importante dans l’étude de la quête d’immortalité des Chinois de l’époque et de l’évolution de la civilisation chinoise ».

« Du matériel précieux pour l’étude de la vie des nobles »

On ignore si le liquide était destiné à être réellement consommé ou s’il était simplement placé dans la tombe à des fins rituelles. Comme le souligne le site Gizmodo, plus que l’immortalité, il aurait cependant pu provoquer des problèmes de santé. Car si le nitrate de potassium possède certaines vertus et utilités, à hautes doses, il peut entrainer plusieurs symptômes plus ou moins graves.

Outre l’élixir, de nombreux artéfacts ont été trouvés dans la tombe, notamment des pots en argile peints et une lampe en forme d’oie. Même après 2.000 ans, les restes préservés de son occupant s’y trouvaient également.

« La tombe fournit du matériel précieux pour l’étude de la vie des nobles des Han occidentaux ainsi que les rituels funéraires et les coutumes de l’époque »,

a conclu Pan Fusheng.

https://www.geo.fr/

Un commandement militaire de l’espace créé aux États-Unis


La science-fiction nous rattrape encore avec le lancement de Spacecom, pour assurer la domination des États-Unis contre la Chine et la Russie. L’espace pourrait bien être un nouveau terrain de guerre. Quel désastre encore qui pourrait nous tomber dessus ? Car Donald Trump a bien choisi ses mots. Être prêt en cas de guerre des étoiles.
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Un commandement militaire de l’espace créé aux États-Unis

PHOTO CAROLYN KASTER, ASSOCIATED PRESS

(Washington) Donald Trump veut être prêt en cas de guerre des étoiles : le président américain a lancé jeudi un commandement militaire de l’espace, qui sera chargé d’assurer la domination des États-Unis, menacée par la Chine et la Russie,  sur ce nouveau terrain de guerre.

CYRIL JULIEN
AGENCE FRANCE-PRESSE

« C’est un moment historique, un jour historique, qui reconnaît que l’espace est au centre de la sécurité nationale et de la défense de l’Amérique », a affirmé le président lors d’une cérémonie à Washington.

Ce commandement, baptisé « Spacecom », « s’assurera que la domination américaine dans l’espace ne soit jamais remise en question ou menacée, car nous savons que la meilleure façon d’empêcher les conflits, c’est de se préparer à la victoire », a-t-il ajouté.

PHOTO KEVIN LAMARQUE, REUTERS

Donald Trump et Mike Pence avec le drapeau de la nouvelle entité.

Pour M. Trump, il s’agit de combattre les ennemis des États-Unis qui s’attaquent aux « satellites américains qui sont si importants pour les opérations sur les terrains de guerre et pour notre style de vie ».

Le « Spacecom » devient le 11e commandement militaire du Pentagone, équivalent par exemple au Centcom, chargé des opérations militaires américaines au Moyen-Orient.

Après le Spacecom, M. Trump a confirmé la prochaine création d’une « Force de l’espace » qui deviendra une sixième branche de l’armée américaine, aux côtés de l’armée de Terre, l’US Navy, l’US Air Force, le corps des Marines et celui des garde-côtes.

La « Force » sera formée au sein de l’armée de l’Air, qui supervise depuis les années 50 les opérations militaires dans l’espace.

PHOTO LEAH MILLIS, REUTERS

Le secrétaire à la Défense Mark Esper et le général John Raymond.

La mission du Spacecom est multiple : dissuader, défendre, offrir une capacité efficace de combat spatial et former des combattants pour la guerre dans l’espace, selon le Pentagone.

« Rester en tête »

L’objectif est d’assurer sur ce nouveau terrain de combat la suprématie des États-Unis, menacée par la Chine et la Russie qui ont développé leurs capacités technologiques.

« Nous sommes les meilleurs du monde dans l’espace aujourd’hui, mais notre niveau de supériorité se réduit. Nous voulons avancer vite et rester en tête », a assuré le général John Raymond, qui dirigera le Spacecom, lors d’un point-presse avant l’annonce officielle.

Les menaces vont du brouillage des communications et des satellites GPS à la frappe d’un missile sol-air contre un satellite « comme l’a fait la Chine en 2007 », a affirmé ce général de l’armée de l’Air.

Le Spacecom travaillera avec les alliés traditionnels de Washington : le groupe des « Five Eyes » qui réunit les services de renseignement américain, néo-zélandais, britannique, canadien et australien, ainsi qu’avec l’Allemagne, le Japon et la France, qui a déjà annoncé la création prochaine d’un commandement dédié à l’espace.

« Historiquement, nous n’avions pas besoin d’alliés dans l’espace, qui était un domaine secondaire. C’est devenu très important aujourd’hui », a-t-il dit.

« L’espace ne sera pas notre talon d’Achille », a renchéri Steve Kitay, ministre adjoint de la Défense chargé des affaires spatiales.

Interrogé sur d’éventuelles recherches sur une vie extra-terrestre, M. Kitay a précisé que « le Spacecom et la Force de l’espace se focaliser (aie) nt sur la vie sur Terre ».

M. Trump s’était attribué en mars 2018 l’idée de cette Force spatiale, mais la Chambre des représentants avait voté un an plus tôt un texte prévoyant la création d’un « Corps de l’Espace ».

Le ministre de la Défense de l’époque, Jim Mattis s’y était opposé publiquement, jugeant une sixième branche militaire trop onéreuse et inutile. La cheffe de l’US Air Force, Heather Wilson, avait également fait part de son opposition à cette idée.

En outre, la future Force de l’espace risque de se heurter à l’opposition du Congrès qui doit approuver son financement, estimé à huit milliards de dollars par la Maison-Blanche.

https://www.lapresse.ca/