Donald Trump: «Je suis la personne la moins raciste au monde»


Est-ce que Donald Trump est raciste ? Probablement, enfin, c’est ce qu’il inspire malgré qu’il dît le contraire. De toute manière, il ne semble pas aimer grand monde. Il n’aime pas les femmes qui lui tient tête et tous ceux qui ne sont pas de son avis ou que cela ne lui apporte pas quelque chose pour lui. Il peut donner des éloges a une personne, puis le lendemain le traiter de tous les noms. Il donne des postes importants et les destituent s’ils ne font pas ce que Lui veut. De plus, pour une personne publique, il est d’une vulgarité sans nom.
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Donald Trump: «Je suis la personne la moins raciste au monde»

Donald Trump: «Je suis la personne la moins raciste au monde»Photo: Alex Brandon/APDonald Trump

Le président américain Donald Trump s’est défendu mardi des accusations de racisme à son encontre. Ces derniers jours, il a proféré des attaques contre un pasteur et un élu noirs et la ville de Baltimore.

«Je suis la personne la moins raciste au monde», a-t-il déclaré à des journalistes depuis les jardins de la Maison-Blanche.

«Aucun autre président n’a fait autant que moi pour les Afro-Américains», a-t-il avancé. Il a aussi souligné que le chômage des Noirs n’avait «jamais été aussi bas dans l’histoire» des États-Unis.

M. Trump s’en est pris violemment le week-end dernier à l’élu démocrate de Baltimore Elijah Cummings

Il qualifiait ainsi sa circonscription de lieu «dégoûtant infesté de rats», et d’«endroit très dangereux et sale» où «aucun être humain ne voudrait vivre».

Le président assure avoir reçu de nombreux appels de «la communauté afro-américaine» pour le «remercier de (son) implication» sur le sujet et le féliciter que «quelqu’un dise enfin la vérité».

Il a également accusé lundi le révérend Al Sharpton, figure du mouvement de défense des droits des Noirs, d’être un «escroc» qui «déteste les Blancs et les policiers».

«Je m’entendais bien avec Al Sharpton. Maintenant, c’est un raciste», a insisté mardi M. Trump.

Donald Trump avait déjà affirmé mi-juillet qu’il n’y avait pas «une once de racisme» en lui après avoir invité quatre élues démocrates issues de minorités à «retourner» dans leur pays d’origine.

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Au milieu du Pacifique, l’île Henderson, paradis perdu par le plastique


L’île Henderson, atoll désert du Pacifique est inscrite comme patrimoine mondial par UNESCO. Elle se situe entre la Nouvelle-Zélande et le Pérou. Étant isolée, elle est une richesse de diversité par sa faune marine ainsi que les oiseaux marins. Malheureusement, malgré tout, à cause des courants océaniques, des tonnes de plastiques viennent enlever son cachet particulier. Ces déchets plastiques viennent de partout dans le monde. Le plastique qui se dégrade est ingéré par les oiseaux et les tortues. Même si des gens ramassent le plus possible ces déchets, le problème n’est pas résolus tant qu’il n’y a pas de changement sur le plastique à usage unique.
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Au milieu du Pacifique, l’île Henderson, paradis perdu par le plastique

C'est pour son « écologie pratiquement intacte » que l'île Henderson, atoll... (PHOTO IAIN MCGREGOR, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

PHOTO IAIN MCGREGOR, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE


NEIL SANDS
Agence France-Presse
Wellington

C’est pour son « écologie pratiquement intacte » que l’île Henderson, atoll désert du Pacifique, fut inscrite en 1988 sur la liste du patrimoine mondial. Elle est aujourd’hui noyée sous un océan de déchets plastiques face auquel les scientifiques se disent démunis.

Rattachée à la colonie britannique de Pitcairn, l’île se trouve à mi-chemin entre la Nouvelle-Zélande et le Pérou, distants d’environ 5500 kilomètres. 

Mais en dépit de son isolement extrême, ce joyau a l’une des plus fortes concentrations de déchets plastiques au monde, en raison du jeu des courants océaniques.

« Nous y avons trouvé des débris provenant d’à peu près partout », explique Jennifer Lavers, une chercheuse basée en Australie qui a conduit le mois dernier une expédition sur l’île.

« Il y avait des bouteilles et des boîtes, toute sorte de matériel de pêche et les déchets provenaient, eh bien, de tous les pays que vous voulez, d’Allemagne, du Canada, des États-Unis, du Chili, d’Argentine, d’Équateur. »

« C’est vraiment un message, cela montre que chaque pays a une responsabilité dans la protection de l’environnement, jusque dans ces endroits reculés. »

Comme sur un tapis roulant

L’île Henderson se trouve au centre du gyre subtropical du Pacifique Sud, un gigantesque tourbillon océanique qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, descendant la côte australienne pour remonter ensuite le long de l’Amérique du Sud.

Ce gyre est une bénédiction pour l’atoll en ce qu’il contribue à ramener dans ses eaux les nutriments qui contribuent à la prolifération d’une riche faune marine et de colonies d’oiseaux marins.

Alors que les atolls coralliens sont typiquement pauvres en espèces, celui d’Henderson est d’une diversité telle qu’il fut inscrit en 1988 sur la liste du patrimoine mondial par l’UNESCO, pour sa « valeur universelle exceptionnelle ».

« En tant que l’une des dernières îles calcaires de grande taille à avoir conservé une écologie pratiquement intacte, l’île d’Henderson a préservé sa beauté exceptionnelle avec ses plages de sable blanc, ses falaises calcaires et sa riche végétation pratiquement intacte », indique encore l’UNESCO sur son site internet.

« Sa situation isolée permet d’y observer la dynamique de l’évolution insulaire et de la sélection naturelle. »

Voilà cependant des années que le gyre agit aussi comme un tapis roulant déversant en permanence quantité de plastiques piégés dans ce qui est nommé le vortex de déchets du Pacifique Sud.

C’est en 2015 que Mme Lavers y a réalisé sa première expédition, recensant 700 morceaux de plastique au mètre carré, soit une des concentrations les plus élevées au monde.

« Fermer le robinet »

Pour aggraver le problème, les vagues ont contribué à réduire la moitié de ces déchets en poussières presque invisibles et quasiment impossibles à ramasser, mais qui sont facilement ingérées par les oiseaux ou les tortues.

Le mois dernier, la scientifique a organisé sur l’île un ramassage de déchets, et six tonnes de plastique ont été collectées sur les plages en deux semaines de dur labeur.

Leur bateau ne pouvant approcher suffisamment près de la côte, ces déchets n’ont pu être emportés. Ils ont été rassemblés au-delà de la ligne de pleine mer en vue d’une récupération future.

Mme Lavers a cependant reconnu qu’il était « déchirant », après cet effort, d’assister en direct au souillage des plages par de nouveaux déchets.

« Nous avons pris notre déjeuner et observé en temps réel le rejet par l’océan de bouées, morceaux de cordage et autres déchets », raconte-t-elle.

Pour la chercheuse, qui envisage de nouvelles expéditions vers Henderson en 2020 et 2021, cela ne fait que souligner le fait que les nettoyages de plages ne sont pas une solution à long terme.

« Cela illustre la nécessité de fermer le robinet à la source », poursuit-elle, en demandant de plus grandes restrictions concernant les plastiques à usage unique.

« Il y a tellement de plastique dans les océans. Il faut faire tout ce que nous pouvons pour empêcher que davantage n’y soient rejetés. »

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Cette pierre gravée il y a 10.000 ans serait le plus ancien calendrier lunaire


Près de Rome, une pierre longiligne datant de 10 000 ans, portant 27 ou 28 des entailles sur ses trois côtés. Les archéologues croient qu’il était utilisé comme calendrier lunaire par les Homo sapiens. Cela démontrait encore une fois qu’ils étaient beaucoup plus intelligent que l’on croyait, il aurait eu probablement des notions en astronomie.
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Cette pierre gravée il y a 10.000 ans serait le plus ancien calendrier lunaire


Marie-Céline Ray
Journaliste

Découvert à Velletri, près de Rome en Italie, ce petit objet en pierre daterait du paléolithique supérieur. Une étude réalisée par un chercheur de l’université Sapienza montre qu’il porte des entailles au nombre de 27 ou 28, suggérant un lien avec le cycle lunaire.

Si vous ouvrez votre agenda sur la page de cette semaine, peut-être constaterez-vous que jeudi prochain commence un nouveau cycle de la Lune, en même temps qu’un nouveau mois de l’année. Mais comment faisaient les hommes préhistoriques pour se repérer dans leur calendrier et quelles connaissances avaient-ils des cycles lunaires ? Cette curieuse pierre trouvée en 2007 dans les collines Alban, au sud de Rome, apporte peut-être un élément de réponse.

L’objet allongé a intrigué les archéologues à cause de petites incisions linéaires qu’il porte sur trois de ses faces. Ces entailles orientées perpendiculairement par rapport aux bords du caillou formaient donc trois ensembles, l’un comprenant sept traits, l’autre neuf/dix et le dernier onze. Ces marques, espacées régulièrement sur chaque côté, utilisaient toute la longueur du caillou.

Le nombre total de ces marques, 27 ou 28, rappelle celui des jours d’un cycle lunaire, ce qui suggère un lien avec le cycle de la Lune. Pour en savoir un peu plus sur l’histoire de cet objet, différentes analyses microscopiques, à la fois au microscope optique et électronique, ont étéeffectuées. D‘après l’université Sapienza, les entailles auraient probablement été réalisées à la fin du pleistocène, il y a plus de 10.000 ans.







Le saviez-vous ?

Le pléistocènes, qui couvre la majeure partie de l’ère quaternaire, correspond aux quatre périodes glaciaires. Il est suivi par l’holocène, plus récent. Le paléolithique est la période de la préhistoire la plus ancienne, qui se caractérise par l’utilisation de la pierre taillée par l’Homme. Elle se termine vers -10.000 ans, avec le retrait de la glaciation et le début du mésolithique. Si le pleistocène et le paléolithique recouvrent des périodes proches, l’un fait référence à l’histoire géologique et l’autre à l’histoire humaine.


L’analyse pétrochimique de la pierre montre qu’il s’agit d’un calcaire marneux provenant d’un affleurement situé à une dizaine de kilomètres du lieu de sa découverte.

Un outil de pierre transformé en calendrier lunaire ?

Les études réalisées sur le petit objet ont permis de retracer la chronologie de son histoire.

Il aurait d’abord été utilisé pour modifier d’autres outils en pierre, « puis comme pilon pour broyer des pigments colorés tels que l’ocre rouge », explique le communiqué de l’université.

Cet objet longiligne pouvait servir de calendrier lunaire. © Altamura, Journal of Archaeological Science 2019, Sapienza Universita di Roma

Cet objet longiligne pouvait servir de calendrier lunaire. © Altamura, Journal of Archaeological Science 2019, Sapienza Universita di Roma

Pour Flavio Altamura, chercheur au département des antiquités à l’université Sapienza, « L’étude révèle que les entailles ont été réalisées au fil du temps en utilisant plusieurs types d’outil de taille, comme si elles avaient été utilisées pour le comptage et le calcul, ou pour stocker certaines informations sur une période de temps. »

 Dans l’article paru dans la revue Journal of Archaeological Science, l’archéologue explique que l’objet « affiche toutes les fonctionnalités théorisées dans la littérature pour la validation des calendriers lunaires. »

Cette pierre, bien que mystérieuse, témoigne des capacités cognitives et mathématiques d’Homo sapiens à cette époque et peut-être de ses connaissances sur les phases de la Lune. L’intérêt d’Homo sapiens pour l’astronomie a déjà été évoqué pour expliquer des figurations dessinées dans des grottes comme celle de Lascaux, et qui pourraient reproduire des constellations.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Un objet longiligne en pierre a été retrouvé près de Rome.

  • Sur trois de ses côtés, il porte des entailles au nombre de 27 ou 28.

  • Gravé il y a plus de 10.000 ans, ce petit objet pourrait servir de calendrier lunaire.

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Des aînés morts étouffés par leur grilled cheese


Quand on prend de l’âge, il se peut que la déglutition se fasse moins bien. Certains aliments deviennent donc dangereux. Il semble que pour le sandwich au fromage fondu, appelle aussi grilled cheese peut provoquer un étouffement entrainant la mort.
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Des aînés morts étouffés par leur grilled cheese

Au moins huit résidants de centres d'hébergement se... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

Au moins huit résidants de centres d’hébergement se sont étouffés à mort en mangeant un grilled cheese au cours des dernières années au Québec.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

Fondant, délicieux… et potentiellement dangereux. Au moins huit résidants de centres d’hébergement se sont étouffés à mort en mangeant un grilled cheese au cours des dernières années, poussant un coroner à demander au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) d’enquêter sur ce repas apparemment si inoffensif.

Dans la foulée de son rapport, une quarantaine d’établissements de santé de la Montérégie ont déjà restreint la distribution de ce mets.

Aînés, personnes ayant un handicap physique ou intellectuel : toutes les catégories de résidants sont représentées parmi les victimes. Une façon « épouvantable » de mourir, selon un spécialiste, qui frappe particulièrement les individus les plus vulnérables de la société.

Deux résidantes sont mortes de la même façon à quelques années d’intervalle au Centre d’hébergement Gertrude-Lafrance de Saint-Jean-sur-Richelieu. Le coroner André-H. Dandavino a été dépêché sur place les deux fois. C’est au cours de son enquête sur le plus récent de ces deux cas, dont le rapport a été produit le printemps dernier, qu’il s’est rendu compte qu’il pouvait s’agir d’un problème plus large.

« Le sandwich grillé au fromage semble problématique et à risque pour les personnes âgées. » –  Le coroner André-H. Dandavino

Dans l’espoir de sauver d’autres vies, le médecin a recommandé au ministère de la Santé d’évaluer « le risque associé au sandwich grillé au fromage, dans le contexte d’une réflexion globale sur la réduction des risques d’étouffement par des aliments chez les personnes en hébergement ».

Au ministère de la Santé, on semble vouloir ne pas se focaliser sur le grilled cheese, mais étudier de façon plus globale le problème des étouffements en résidence.

« Bien que le rapport du coroner Dandavino cible le risque associé au sandwich grillé au fromage qui serait en cause dans ce décès, le MSSS dirige davantage sa réflexion sur les mesures à mettre en place pour réduire les risques d’étouffement, de façon générale », a indiqué Marie-Claude Lacasse, porte-parole du Ministère.

« Notre hantise »

« Quand mes enfants et moi, on l’emmenait passer la fin de semaine à la maison, c’était toujours notre hantise qu’il s’étouffe », se rappelle Diane Chorel, de Batiscan.

Son conjoint, Fernand Caron, est mort en 2017 en mangeant un grilled cheese dans la résidence où il habitait. M. Caron, 71 ans, était paraplégique.

« À la longue, il a perdu l’élocution et la déglutition, a dit sa veuve. On aurait dit que sa mâchoire n’était pas assez forte pour croquer comme il faut dans la nourriture. »

Le diététiste Michel Sanscartier est un spécialiste des problèmes de déglutition chez les aînés. Selon lui, les sandwichs sont de façon générale la source de nombreux étouffements chez les patients québécois. Et parmi les sandwichs, le grilled cheese présente un problème particulier.

« Le grilled cheese est plus adhésif. Il va coller à l’intérieur des parois [de la bouche], plus que le sandwich aux oeufs, qui est beaucoup moins adhésif. »   Michel Sanscartier, diététiste

Concrètement, un étouffement se produit habituellement quand des aliments forment une boule dans la bouche qui en vient à bloquer le passage de l’air. Les aliments collants sont plus susceptibles de former une boule.

« Je trouve important qu’on se penche sur cette réalité, a-t-il dit. Mais il ne faudrait pas prendre que le grilled cheese, il faudrait prendre l’ensemble de l’oeuvre. »

Manque de diététistes

Stéphanie Chevalier, professeure associée à l’École de nutrition humaine de l’Université McGill, souligne elle aussi que le grilled cheese présente des risques particuliers parce qu’il est collant. Il le sera d’autant s’il est servi froid, par exemple à cause d’un délai pour le découper en morceaux, a-t-elle dit.

Pour la professeure Chevalier, la solution réside dans une meilleure évaluation de tous les résidants à leur arrivée en établissement, puis à des évaluations régulières à mesure que leur situation évolue.

Mais « il y a un manque flagrant de diététistes dans les résidences », a-t-elle déploré.

Les deux spécialistes s’entendent sur le fait que la solution n’est pas de bannir le grilled cheese dans toutes les résidences qui accueillent des aînés ou des personnes handicapées.

« Si on y va toujours avec le plus bas dénominateur commun et on coupe, [on enlève] un plaisir énorme pour plusieurs personnes âgées. Je trouverais ça dommage, a dit Michel Sanscartier. C’est un aliment qui est très apprécié, comme les frites, les hamburgers ou le pâté chinois. Ça a une connotation culturelle pour les personnes âgées, ils le reconnaissent. »

Accès restreint au grilled cheese

Au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre, dont dépend le Centre d’hébergement Gertrude-Lafrance, on a modifié les menus afin de restreindre l’accès aux grilled cheese.

L’organisation a « procédé à l’exclusion du sandwich grillé au fromage du menu de la texture molle », a indiqué Martine Lesage, responsable des communications. « Le sandwich pourra donc être offert selon la condition du résidant. »

Le CISSS a aussi « sensibilisé les nutritionnistes desservant la clientèle en CHSLD, en lien avec les données sur le niveau de risque pour les décès par suffocation que représentent les pains et les sandwichs, dont le sandwich grillé au fromage », a ajouté Mme Lesage.

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Cet arbre en apparence mort vampirise les ressources de ses voisins


    Est-ce que les vampires existent ? J’en doute, enfin peut-être chez une espèce de chauve-souris et sur un arbre en Nouvelle-Zélande. En fait, c’est une souche qui est en symbiose avec ses voisins. Cette souche n’a aucune activité comme la photosynthèse, mais elle survie en pompant grâce aux racines, les ressources des arbres voisins.
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    Cet arbre en apparence mort vampirise les ressources de ses voisins


    Céline Deluzarche


    Journaliste

    Une souche de kaori apparemment morte parvient pourtant à produire du tissu calleux en suçant la sève, durant la nuit, des arbres vivant alentour. Cette étrange symbiose racinaire pourrait amener à reconsidérer notre définition même de l’arbre.

    C’est un arbre mort au milieu d’une forêt en Nouvelle-Zélande. Il n’a plus de branches, plus de feuilles, et ne produit plus aucune photosynthèse. Cette souche de kaori (Agathis australis), un conifère géant pouvant mesurer jusqu’à 60 mètres de haut, continue cependant à avoir une activité en « vampirisant » les ressources de ses voisins grâce à ses racines.

    Une souche vampire qui suce la sève des arbres durant la nuit

    Cette souche zombie a attiré l’attention de deux chercheurs de l’université d’Auckland, qui ont constaté qu’elle continuait à suinter de la résine et présentait une excroissance de tissu calleux, laissant entendre que l’arbre n’était pas si mort que ça. Ils ont alors équipé la souche de capteurs pour mesurer le flux d’eau circulant dans le tronc, et ont découvert une drôle d’activité souterraine : durant la journée, lorsque les arbres alentour transpirent, la souche est totalement inerte. Mais la nuit venue, ou lors de jours très pluvieux, elle se réveille et la sève circule dans ses vaisseaux.

    N’ayant plus d’activité photosynthétique, la souche est normalement incapable de produire du carbone par elle-même. Mais elle a trouvé une astuce : greffer ses racines sur celles de ses voisins afin de pomper l’eau et les nutriments que ces derniers absorbent durant la journée. Ce genre de greffe est possible lorsque l’arbre détecte des racines biocompatibles à proximité, expliquent les chercheurs. Dans ce cas, ils estiment que la greffe est survenue avant la mort de l’arbre, mais ce n’est pas certain.

    Durant la journée, où les arbres vivants sont occupés à pomper les ressources grâce à la transpiration, la souche est inerte. La nuit et les jours de pluie, lorsque les arbres vivants se « reposent », elle pompe la sève grâce à ses racines greffées sur celles des arbres autour. © C.D, d'après Sebastian Leuzinger/iScience

    Durant la journée, où les arbres vivants sont occupés à pomper les ressources grâce à la transpiration, la souche est inerte. La nuit et les jours de pluie, lorsque les arbres vivants se « reposent », elle pompe la sève grâce à ses racines greffées sur celles des arbres autour. © C.D, d’après Sebastian Leuzinger/iScience

      Un réseau racinaire symbiotique

      De précédents cas d’interactions entre arbres vivants avaient déjà été rapportés. Mais c’est la première fois que l’on découvre un tel arbre « vampire ». Ce phénomène ressemble malgré tout à une véritable symbiose, ou des organismes différents s’associent au profit de chacun. Pour l’arbre mort, l’avantage est évident : il continue à bénéficier des ressources de ses voisins sans être capable de les fabriquer lui-même. Mais les arbres vivants pourraient eux tirer quelques avantages d’un tel réseau racinaire. En partageant les ressources à plusieurs, ils ont accès à plus d’eau et de nutriments. D’autre part, une plus grande surface des racines permet d’augmenter la stabilité du sol, ce qui freine l’érosion. À l’inverse, ce partage pourrait faciliter la propagation des pathogènes comme le Phytophthora agathidicida, un champignon tellurique qui ravage les kaoris.

      La forêt est-elle un unique superorganisme ?

      « Avec une unique observation de ce type, il est difficile de tirer des conclusions générales », admettent les chercheurs dans leur étude publiée le 25 juillet dans le journal iScience. « Mais si le partage entre les arbres est un phénomène commun, nous aurons à redéfinir la notion même de ce qu’est un arbre, avancent-ils. La forêt pourrait ainsi être considérée comme un « superorganisme » qui redistribue les ressources entre des individus génétiquement différents. »



      CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une souche d’arbre n’ayant plus aucune activité photosynthétique parvient à survivre en pompant les ressources captées par les arbres vivants à proximité.

  • Ses racines se sont greffées sur celles des autres, formant un réseau racinaire complexe.

  • On ignore encore les raisons de cette symbiose étrange, qui pourrait amener à redéfinir la notion même de l’arbre.

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Le Saviez-Vous ► 9 pays qui ont fermé la porte à McDonald’s


J’aime bien les termes Mcinterdit et Mcdistance pour parler des endroits qu’il n’existe aucun McDonald’s. Pour des raisons économiques ou politiques, certains pays ont volontairement choisi d’exclure cette multinationale. D’autres par contre, les McDo ne sont pas rentable. Quoiqu’il en soit, c’est une bonne chose pour ces pays qu’ils n’ont pas ce genre de malbouffe.
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9 pays qui ont fermé la porte à McDonald’s

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McInterditTY LIM / SHUTTERSTOCK

Meghan Jones

Contre toute attente, McDonald’s, le géant de la restauration rapide, n’est pas le bienvenu partout

McInterdit

Aux États-Unis, on trouve toujours un McDonald’s dans un rayon d’environ 150 km, quand ce n’est pas à quelques coins de rue. Il y en a plus de 1400 au Canada. D’où la surprise d’apprendre qu’il existe des pays qui n’en ont pas un seul. Dans le cas de ces nations, il semble que la situation économique ou politique soit parvenue à tenir la célèbre arche dorée à distance.

BermudesANDREW F KAZMIERSKI / SHUTTERSTOCK

Bermudes

Jusqu’en 1995, il n’y avait qu’un seul McDonald’s dans cet archipel de l’océan Atlantique. Et aujourd’hui, c’est le vide. Une loi des années 70 y interdisait toute chaîne de restauration rapide étrangère. McDonald’s avait réussi à la contourner en 1985 en s’installant dans une base aéronavale américaine. Cependant, en 1995, la base ainsi que son McDo ont été fermés. Selon mic.com, la franchise de McDonald’s a tenté de faire un retour en 1999, mais la loi a primé.

IranKANISORN PRINGTHONGFOO / SHUTTERSTOCK

Iran

Au cours des dernières années, les relations entre le Moyen-Orient et les États-Unis ont été très tendues, et les franchises occidentales comme McDonald’s en ont fait les frais. Il ne s’est ouvert aucun nouveau McDo en Iran depuis 1979. Toutefois, dans la perspective d’une nouvelle relance diplomatique entre les deux pays, on a parlé d’un possible retour de Ronald McDonald dans les lieux. Mais la création d’un substitut iranien nommé Mash Donald’s ne facilite pas la démarche.

MacédoineSAIKO3P / SHUTTERSTOCK

Macédoine

Ce petit pays européen situé dans les Balkans possédait exactement sept restaurants McDonald’s, dont la plupart dans la capitale, Skopje. Pourtant, en 2013, le responsable macédonien de McDonald’s a perdu sa licence, ce qui a entraîné la fermeture définitive de tous les restaurants dans ce pays. On a parlé d’une dispute entre les franchisés et la direction de McDonald’s/Europe.

YémenMOHANNAD KHATIB / SHUTTERSDTOCK

Yémen

Au départ, McDonald’s ne trouvait pas la situation économique du Yémen assez stable pour s’y installer à long terme. De plus, des groupes extrémistes avaient menacé McDonald’s d’une éventuelle riposte partisane en cas d’implantation de sa part. On comprend le problème…

Monténégro

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Monténégro

En 2003, McDonald’s a ouvert un petit restaurant dans cette petite république dans le but d’évaluer un possible marché. En dépit du grand succès de ses aliments emblématiques auprès de la population, le gouvernement s’est ligué avec les commerçants locaux pour bloquer son implantation. Et depuis, la franchise a gardé sa McDistance…

Corée du NordVIKTORIA GAMAN / SHUTTERSTOCK

Corée du Nord

Sans étonnement, cet état totalitaire s’oppose à toute forme de commerce américain incluant McDonald’s. Cependant, d’après le journal The Telegraph, des officiels du gouvernement nord-coréen auraient importé en douce des aliments de McDonald’s depuis la Corée du Sud pour leur propre consommation.

ZimbabweULRICH MUELLER / SHUTTERSTOCK

Zimbabwe

En 2000, McDonald’s était en plein processus d’implantation dans ce pays africain lorsque ce dernier s’est retrouvé en pleine débâcle économique (le Zimbabwe, pas McDo…) Le personnel de McDonald’s a rapidement quitté les lieux, et le Zimbabwe est resté sans McDo. La rumeur veut qu’il s’essaie à nouveau, même si McDonald’s International Franchising affirme n’avoir aucun projet en ce sens. Saviez-vous qu’il existe une capitale américaine où il n’y a pas de McDonald’s. (Oui, il n’y en a qu’une !) : Montpelier, Vermont.

BolivieSUNSINGER / SHUTTERSTOCK

Bolivie

McDonald’s n’a pas eu besoin de se faire interdire dans ce pays sud-américain pour fermer son dernier restaurant en 2002, à la suite d’un long conflit avec le gouvernement bolivien. Selon The Daily Meal, l’échec de McDonald’s vient du refus du peuple bolivien de dépendre d’une multinationale pour ses hamburgers.

Et le président bolivien actuel a déclaré que cette chaîne « n’était motivée que par ses gains et ses profits et pas du tout par la santé de la population ».

IslandeKEONGDAGREAT / SHUTTERSTOCK

Islande

Tout comme le Zimbabwe, l’Islande a subi une crise économique majeure qui a repoussé McDonald’s de ce pays insulaire. Mais à l’encontre du Zimbabwe, l’Islande avait déjà un McDonald’s dans sa capitale avant le krach financier de 2009. Il semble bien que le gouvernement n’ait pas encouragé les Joyeux Festins dès le départ, car l’Islande se caractérise par sa tendance pro santé. Malgré ceci, il se pourrait que l’Islande change de cap. En effet, McDonald’s aurait, selon Iceland Mag, un projet de développement en cours.

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Une agence de placement pour autistes prend racine au Québec


Un centre d’emploi pour autiste a pris son élan en Allemagne et depuis, il s’est implanter dans divers pays comme la France, les États-Unis, le Canada. Cela permet aux autistes d’avoir un emploi. Ces gens sont intelligents, et mêmes parfois plus que la norme et ils sont méticuleux même si le travail est répétitif.
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Une agence de placement pour autistes prend racine au Québec

L'informaticien David Condamines est l'un des travailleurs placés par... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

L’informaticien David Condamines est l’un des travailleurs placés par l’agence québécoise Auticonsult, spécialisée dans le placement d’autistes Asperger.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

TRISTAN PÉLOQUIN
La Presse

Ils ont souvent le regard fuyant et peinent à socialiser, mais ils sont aussi méticuleux et redoutables pour trouver des anomalies au milieu de données abstraites. L’agence québécoise Auticonsult, spécialisée dans le placement d’autistes Asperger, mise sur les qualités atypiques de ces personnes hors normes pour leur permettre de sortir de l’isolement.

David Condamines le reconnaît sans détour : son parcours postsecondaire a été difficile.

« Je me suis cassé les dents. Je n’étais pas prêt à ça. Je m’enfonçais dans mes difficultés d’adaptation », dit le jeune homme, qui a abandonné ses études pendant près de 10 ans avant de les terminer en avril dernier, à 32 ans, pour « venger l’échec ».

À l’exception de son débit saccadé et de son regard nerveux, comme s’il craignait toujours de dire quelque chose qui dérange, rien n’indique que l’informaticien est ce qu’on appelle un Asperger.

« Pour moi, la socialisation, ce n’est pas du tout évident. J’aime plus être dans ma bulle », admet-il.

Ce trait, typique des Asperger, est souvent ce qui les place dans une situation de rejet. Ils ont pour la plupart une intelligence normale, voire supérieure pour les tâches nécessitant des habiletés techniques ou logiques. Mais leurs capacités limitées à lire le langage non verbal et les émotions des autres provoquent souvent des conflits.

Résultat : de 10 à 25 % seulement des personnes Asperger occupent un emploi à temps complet au Canada, estime l’agence Auticonsult.

Fraîchement installée au Québec, la firme spécialisée dans le placement professionnel d’autistes est née en Allemagne, en 2011, et s’est déployée dans une quinzaine de pays, dont la France, le Royaume-Uni, la Suisse, les États-Unis et le Canada. Elle a jusqu’à maintenant réussi à placer plus de 200 autistes au travail, principalement dans des postes en informatique.

Avec l’aide d’un coach

Pour y arriver, elle jumelle les travailleurs autistes avec un coach, qui les aide à naviguer dans l’univers professionnel et participe au processus d’entrevue

« C’est un filet de sécurité, au cas où je trébuche, illustre David Condamines, qui a trouvé un emploi dans une entreprise d’optométrie de Longueuil en mai dernier grâce à Auticonsult. Nous avons travaillé sur la façon de me présenter. Depuis mon embauche, on se voit une fois par semaine, et on évalue mon niveau de stress dans l’entreprise. »

Le coach s’assure aussi que tous les employés comprennent que leur nouveau collègue est autiste et peut agir différemment.

« Comme les gens le savent, ils peuvent passer à autre chose et alors se concentrer uniquement sur la personne qu’ils ont en face d’eux », explique le coach André Bélanger, un psychoéducateur qui suit actuellement trois autistes en entreprise pour Auticonsult.

Les travailleurs Asperger ont la réputation d’être particulièrement méticuleux dans les tâches perçues comme ennuyeuses et répétitives par les autres employés.

« C’est un piège pour les Asperger d’essayer d’agir comme des neurotypiques [nom donné par les autistes aux personnes « normales »]. Leur différence est une plus-value. Ils ont une capacité d’attention hors du commun, et un souci du détail qui est très précieux dans le domaine de l’information », affirme M. Bélanger.

Des employeurs réticents

Les travailleurs autistes placés par Auticonsult demeurent des consultants pour l’agence, qui est leur véritable employeur. L’entreprise compte notamment Desjardins parmi ses clients et est actuellement engagée dans une démarche pour trouver d’autres employeurs potentiels désireux d’embaucher des personnes Asperger.

« Nous sommes en concurrence avec une trentaine d’autres agences de placement spécialisées en informatique. Personne ne nous dit non, mais peu d’employeurs disent oui. Ça demeure un défi de convaincre les entreprises de faire le saut », reconnaît Alain Bessette, directeur du développement de l’entreprise.

« Notre meilleur argument dans le contexte actuel de pénurie de main-d’oeuvre, c’est de leur souligner à quel point les Asperger sont loyaux quand ils se sentent bien traités, dit M. Bessette. Ils ne quitteront jamais un emploi où ils se sentent bien. Ça aussi, ça fait partie de leurs traits particuliers. »

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Arctique : 200 rennes morts de faim, le changement climatique pointé du doigt



Les conséquences des changements climatiques dans l’archipel norvégien à un effet direct sur les rennes. Ils sont plus nombreux à se réunir sur le même territoire et avec le gel et dégel, la nourriture est emprisonnée dans la glace, laissant le lichen d’une piètre qualité. Il y a donc beaucoup plus de rennes qui meurent de faim l’hiver dernier
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Arctique : 200 rennes morts de faim, le changement climatique pointé du doigt

L'écologiste Ashild Onvik Pedersen examine la carcasse d'un... (PHOTO AFP)

L’écologiste Ashild Onvik Pedersen examine la carcasse d’un renne découverte sur l’archipel norvégien du Svalbard dans l’Arctique.

PHOTO AFP

Agence France-Presse
Oslo

Quelque 200 rennes ont été retrouvés morts de faim sur l’archipel norvégien du Svalbard dans l’Arctique, un nombre inhabituellement élevé qui s’explique par les changements climatiques dans la région, a indiqué lundi l’Institut polaire norvégien.

Au cours de leur cartographie annuelle de la population de rennes sauvages sur ce groupe d’îles, situées à quelque 1200 km du pôle Nord, trois chercheurs de l’Institut polaire ont recensé cet été environ 200 cadavres de cervidés, morts de faim au cours de l’hiver passé.

Cheffe du projet de recensement, Åshild Ønvik Pedersen voit dans ce « très haut degré de mortalité » une conséquence du réchauffement climatique, deux fois plus rapide dans l’Arctique que dans le reste du monde selon les climatologues.

«Cette année, on a observé une mortalité très élevée des animaux et cela est dû à des pluies abondantes qui leur posent problème», a-t-elle expliqué. 

«Le changement climatique fait qu’il pleut beaucoup plus. La pluie tombe sur la neige et forme une couche de glace sur la toundra, ce qui fait que les conditions de pâture pour les animaux sont très mauvaises», a-t-elle ajouté.

Les rennes se nourrissent généralement de lichen et autres pousses végétales qu’ils dénichent l’hiver à travers la neige grâce à leurs sabots. Les alternances de gel et de redoux peuvent cependant former une ou plusieurs couches de glace impénétrables qui les privent de nourriture.

Que des animaux meurent de faim est courant, souligne Mme Ønvik Pedersen, mais un tel niveau de mortalité n’a été enregistré qu’une seule fois, à l’issue de l’hiver 2007-2008, depuis que la population des rennes du Svalbard a commencé à faire l’objet d’un suivi il y a 40 ans.

Cette mortalité élevée est aussi due à une nette augmentation sur l’archipel norvégien du nombre de rennes qui entrent ainsi en compétition pour les mêmes zones de pâture, a précisé la chercheuse.

Selon l’Institut polaire norvégien, le nombre de rennes au Svalbard, un territoire grand comme deux fois la Belgique, a doublé depuis les années 80 – là aussi en partie en raison du changement climatique et d’étés plus chauds – pour atteindre aujourd’hui environ 22 000 têtes.

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Bientôt des filtres pour dépolluer la mer fabriqués avec vos cheveux ?


Un coiffeur en France a eu l’idée de recycler les cheveux, il a été patient et son projet est en train d’aboutir. Son idée est d’utiliser les déchets capillaires comme filtre dépolluant, 1 kilo de cheveux peut absorber 8 litres de pétrole, puis après être lavé peut être réutilisé comme renforcement dans certains matériaux comme le béton. Il est aussi un excellent isolant thermique et phonique. Les cheveux peuvent aussi absorber des carburants et des crèmes solaires qui nuisent à l’environnement marin. Si son projet donne de bon résultats, cela intéressé d’autres coiffeurs à travers le monde.
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Bientôt des filtres pour dépolluer la mer fabriqués avec vos cheveux ?

Bientôt des filtres pour dépolluer la mer fabriqués avec vos cheveux ?© Pixabay

Par Juliette de Guyenro

L’association Coiffeurs Justes fondée en 2015 par Thierry Gras s’est engagée à rendre le cheveu écolo. Aujourd’hui, c’est 140 salons adhérents qui récupèrent les cheveux coupés et les stockent pour les recycler. L’association espère bientôt pouvoir fabriquer des filtres dépolluants avec les cheveux récoltés par les coiffeurs.

« La première fois que j’ai parlé de mon projet, on m’a regardé comme un hurluberlu. »

Thierry Gras est gérant d’un salon de coiffure à Saint-Zacharie quand il décide de créer en 2006 le label Hairdresser Fair pour promouvoir l’équité des tarifs homme-femme et le recyclage du cheveu. L’équité des tarifs est vite mise en place, mais le recyclage pose plus de difficultés. Aucune entreprise ne se charge alors des déchets capillaires des salons. Il décide donc de monter l’association Coiffeurs Justes en 2015. Son but : rendre le secteur de la coiffure écolo et trouver des solutions durables pour l’environnement. C’est le premier projet de ce type, et surtout le premier à aboutir. Il y a trois ans, il reçoit une subvention de 14 000 euros du programme européen LEADER +. Depuis, l’association grandit et le recyclage des cheveux prend de l’ampleur.

220 coupes nécessaires pour récolter 2 kilos

En France, entre 3 000 et 4 000 tonnes, soit 50 000 à 70 000m2 de cheveux sont ramassés chaque année dans les salons de coiffure.

« Quand je voyais tous les cheveux qu’on récupérait, je trouvais ça aberrant qu’on n’en fasse rien » raconte-t-il à GEO.fr. De plus, le traitement des cheveux par le coiffeur est facile et rapide. « Le cheveu est une matière première particulièrement simple à récolter. Aussi tôt qu’il est coupé, il est déjà propre et trié, il n’y a plus qu’à le ramasser par terre. »

Les cheveux coupés sont collectés sur le sol du salon et mis directement dans des sacs financés par les marques de produits comme Jacques Seban. Chaque sac est ensuite envoyé chez Thierry Gras qui les stocke dans un hangar en attendant de trouver des entreprises intéressées pour retraiter ces déchets. Un sac équivaut à 2kg de cheveux, soit 220 coupes et un coiffeur a besoin d’un mois en moyenne pour remplir un sac. Pour l’instant, c’est une tonne au total qui a été récoltée et qui attend d’être recyclée chez le fondateur de Coiffeurs Justes.

Le coût du recyclage supporté par les salons

Mais ce processus à un coût qui est pour l’instant pris en charge par les salons de coiffure. Selon Mondial Relay, l’envoi de 2 kg de cheveux, soit un sac de recyclage, coûterait 6 euros en moyenne. Une surcharge financière que les salons doivent assumer. Certains gérants ont trouvé des alternatives pour diminuer les frais, notamment l’éco-participation payée par les clients qui leur permet de contribuer financièrement au processus. D’autres encore ont installé des urnes dans lesquelles les clients peuvent mettre le montant qui leur convient dans le but d’aider le salon à traiter ses déchets.

Afin de développer son projet et trouver des solutions pour permettre aux salons de recycler à moindre coût, Thierry Gras rencontre parfois des élus et essaie de faire connaître son association. Et ça paie. En juin 2019, une rencontre avait été organisée avec la secrétaire d’Etat au ministère de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson. Malheureusement annulée, il ne désespère pas.

« Ce n’est que partie remise, on compte bien continuer les démarches. »

1 kilo de cheveux = 8 litres de pétrole pompés

Si Thierry Gras est aussi déterminé, c’est que le jeu en vaut la chandelle. En effet, le cheveu constitue une matière première particulièrement intéressante à recycler. Il possède de nombreuses qualités qui peuvent en faire un isolant ou un filtre dépolluant très efficace, notamment pour absorber les hydrocarbures. Le cheveu est tout d’abord lipophile, ce qui signifie qu’il absorbe le gras, mais aussi le pétrole.

« Avec un kilo de cheveux, on peut pomper jusqu’à 8 litres de pétrole » estime Thierry Gras.

En le recyclant, il serait donc possible de créer des filtres absorbants pour nettoyer les eaux des hydrocarbures. De plus, le cheveu peut être lavé et réutilisé dans d’autres buts, notamment le renforcement de certains matériels en plastique ou en béton : un cheveu peut supporter jusqu’à 100 grammes, ce qui en fait un matériau très solide.

Enfin, il constitue un isolant thermique et phonique efficace.

« Le cheveu est incompressible car cylindrique. Il n’est donc pas possible de l’écraser complètement et l’air reste présent quoiqu’il arrive. C’est pourquoi il peut servir de très bon isolant », explique Thierry Gras.

Des filtres dans les ports et sur les autoroutes

Il y a une semaine, Coiffeurs Justes a eu un retour positif de la part de l’organisme régional Filidéchets. Cette association a reçu une subvention de 30 000 euros pour développer un projet de filtres dépolluants dans les ports de France. Tissés sur la base de cheveux recyclés, ils permettraient d’absorber le pétrole et les différents carburants déversés par les bateaux dans la mer, mais aussi les huiles solaires qui créent une couche fine de filtres UV et entravent le processus de photosynthèse des plantes marines.

Sur l’autoroute aussi, ces filtres auront également un rôle à jouer. Placés à l’entrée des bassins d’orage routier créés par les entreprises pour collecter les eaux drainées chargées de polluants, ils serviront à nettoyer ces marécages artificiels situés en moyenne tous les deux kilomètres sur l’autoroute.

Pour le moment, le projet est en développement. La subvention de Filidéchets va notamment servir à développer les machines à tisser, acheter les containers de stockage et financer les études physico-chimiques sur le cheveu pour avoir plus d’informations sur la gestion des filtres. Elles permettront par exemple de savoir à quelle fréquence les filtres doivent être changés et à quel moment on peut estimer qu’ils arrivent à saturation. Ce qui est pour l’instant sûr, c’est que ces filtres seront fabriqués en France, et que les emplois seront offerts en priorité à des personnes en réinsertion professionnelle et sociale.

140 salons adhérents

Depuis sa création il y a plus de 3 ans, 140 salons adhérents ont rejoint l’association Coiffeurs Justes.

« Ça n’arrête pas, j’ai une dizaine d’appels par semaine pour me parler du projet », se réjouit Thierry Gras.

Des salons belges et suisses ont même appelé, un signe que l’initiative prend de l’ampleur au-delà des frontières.

Les grandes chaînes ont, elles, tardé à se joindre au projet, mais commencent finalement à s’y intéresser. Des rencontres sont en effet déjà prévues entre différents groupes et le fondateur Thierry Gras pour discuter de l’association.

Coiffeurs Justes compte bien surfer sur cet élan de popularité et profiter du Mondial de la coiffure du 14 au 16 septembre pour sensibiliser d’autres professionnels. Des sacs à cheveux seront disposés sur l’ensemble des stands et dans les loges pour faire connaître l’association et inciter les autres salons à se joindre à l’aventure

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https://www.geo.fr