Après 18 ans, ce sera bientôt la fin de l’avis de faire bouillir l’eau à Eabametoong


18 ans a bouillir l’eau pour qu’elle soit consommable dans un village des Premières Nations, il faut être drôlement patient. Mais cette patience à des limites..

Nuage


Après 18 ans, ce sera bientôt la fin de l’avis de faire bouillir l’eau à Eabametoong


Logo de la Première Nation Eabametoong.

La Première Nation d’Eabametoong, aussi connue sous le nom de Fort Hope, est une collectivité éloignée de près de 1600 résidents.

PHOTO : CBC


Le ministère des Services aux Autochtones du Canada a confirmé la mise en service cette semaine d’une usine de traitement de l’eau au village de la Première Nation d’Eabametoong, dans le Nord-Ouest de l’Ontario.

L’usine, pour laquelle le fédéral a versé plus de 12 millions de dollars, permettra de lever en août un avis concernant la qualité de l’eau potable en vigueur depuis environ 18 ans.

    Le processus officiel de mise en service, y compris tous les tests nécessaires, prend au moins deux semaines, explique un porte-parole du ministère.

    La Première Nation a déclaré plus tôt ce mois-ci l’état d’urgence en raison de niveaux élevés de trihalométhanes (THM) et d’acides haloacétiques (AHA) dans l’eau.

    Services aux Autochtones Canada (SAC) indique que la nouvelle usine réglera ce problème.

En 2016-2017, Services aux Autochtones Canada a fourni 139 000 $ pour l’achat et l’installation de trois appareils d’osmose inverse (OI) dans la collectivité, pour fournir de l’eau potable en attendant la construction de la nouvelle usine.

Les dirigeants d’Eabametoong ont aussi indiqué à la suite de la déclaration de l’état d’urgence que d’autres infrastructures, dont la principale station de pompage des eaux usées, avaient besoin d’être modernisées.

Impatience à Attawapiskat

À 400 km au nord-est d’Eabametoong, les résidents de la Première Nation d’Attawapiskat, qui réclament d’avoir eux aussi une nouvelle usine de traitement de l’eau, trouvent que le gouvernement n’agit pas assez rapidement.

Des fonctionnaires de SAC Services aux Autochtones Canada étaient dans la communauté mardi. Ils évaluent toutes les options pour trouver une nouvelle source d’eau potable.

Le ministère indique travailler avec la collectivité à l’élaboration d’un plan global de développement communautaire pour répondre aux besoins à long terme.

Selon un membre de la communauté, Danny Metatawabin, les fonctionnaires seront de retour mardi ou mercredi prochain, ce qui n’est pas assez rapide selon lui.

On dirait que le gouvernement n’est pas trop inquiet pour les membres des Premières Nations, a-t-il écrit.

Quelqu’un doit lancer un message au premier ministre [pour lui dire] que c’est totalement inacceptable. Des gestes concrets doivent être posés dès maintenant au lieu de dire des choses qui ne sont pas vraies. Danny Metatawabin, résident d’Attawapiskat

Sa conjointe Sylvia Koostachin-Metatawabin et l’ancienne chef Theresa Spence comptent poursuivre leur grève de la faim, entamée le 14 juillet, au moins jusqu’à la prochaine visite de représentants du ministère.

M. Metatawabin affirme que les deux femmes sont de plus en plus faibles et fatiguées. Nous le prendrons au jour le jour.

https://ici.radio-canada.ca/

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