Les ragots sont inter­dits par la loi dans cette ville des Philip­pines


Dans une ville des Philippines, il faut y penser deux fois avant de lancer des rumeurs sans fondement. Si une personne est prise sur le fait, elle paie une amende de 500 pesos (35 $ canadiens) et un travail dans la communauté. Il parait qu’après une infraction, il n’a pas eu de récidiviste. Imaginer Donald Trump (ou tout homme  politique ) !!! Il renflouerait les caisses de la ville à lui seul.
Nuage

 

Les ragots sont inter­dits par la loi dans cette ville des Philip­pines

 

Crédits : Dee

par  Nicolas Prouillac

Dans la ville de Bina­lo­nan, à envi­ron trois heures au nord de Manille, il est désor­mais inter­dit par la loi de faire circu­ler des rumeurs, rappor­tait le Wall Street Jour­nal le 25 avril dernier. Les habi­tants de cette petite loca­lité des Philip­pines risquent de payer une amende s’ils font courir des bruits dans un lieu public.

Dans le quar­tier de Moreno, où la loi est entrée en vigueur dès 2017, les délinquants pris sur le fait ont écopé d’une amende de 500 pesos et d’un après-midi de TIG, qu’ils ont passé à collec­ter des détri­tus dans les rues de la ville.

« Nous n’avons pas eu de réci­di­viste », se féli­cite le président du conseil muni­ci­pal Jove­lyn Manaois. « Personne ne veut passer pour une commère. »

Cette mesure radi­cale a été mise en place par le maire Ramon Guico III afin d’aug­men­ter la produc­ti­vité des habi­tants de la ville. À première vue, l’idée est contre-intui­tive, mais Guico s’ap­puie sur une théo­rie qu’il juge impa­rable. D’après lui, les gens se laissent aller à parta­ger des ragots (ou chis­mis, comme on dit aux Philip­pines) durant l’été, quand les tempé­ra­tures atteignent des cimes cani­cu­laires. Ils se réunissent alors à l’ombre et discutent de tout et de rien, et parfois disent n’im­porte quoi.

« Quelle perte de temps », a confié Manaois au WSJ. « On s’ima­gine pour­tant que les gens ont mieux à faire. »

Et par mieux à faire, il veut dire travailler. Le maire insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’en­tra­ver la liberté d’ex­pres­sion des habi­tants, mais bien d’em­pê­cher que des conflits naissent autour d’his­toires d’argent, de rela­tions ou de proprié­tés sur la base de fausses rumeurs.

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