Les États-Unis confrontés à la violence renouvelée des suprématistes blancs


Internet et les réseaux sociaux ont certes de bons côtés, mais aussi de très mauvais côtés. Il semble en effet que cela aide à faire renaitre plus fort la suprématie blanche. Ce sont des personnes arriérés et ils ne sont pas des êtres humains, mais des bêtes et encore, c’est d’insulter les animaux, mille excuses ! Il est temps d’évoluer ! En seulement un an, il y a plus de violences de l’extrême droite que les attaques djihadistes. On chiale après des émigrés, les qualifiant d’extrémistes, mais qui sont vraiment ceux qui font des actes terroristes aux États-Unis?
Nuage

 

Les États-Unis confrontés à la violence renouvelée des suprématistes blancs

 

Photo prise lors d'une vigile pour les victimes de la fusillade de Poway, en Californie.

SANDY HUFFAKER VIA GETTY IMAGES

Photo prise lors d’une vigile pour les victimes de la fusillade de Poway, en Californie.

Dernière attaque en date, un tireur a ouvert le feu samedi dans une synagogue

 

  • Charlotte Plantive

  • Agence France-Presse

Les suprématistes blancs représentent une menace croissante aux États-Unis où, nourris par une rhétorique raciste et antisémite facilement accessible sur internet, ils passent de plus en plus souvent à l’acte.

Dernière attaque en date, un tireur a ouvert le feu samedi dans une synagogue californienne, tuant une fidèle et faisant trois blessés. Si son fusil d’assaut ne s’était pas enrayé, le bilan aurait probablement été beaucoup plus lourd.

Son auteur, arrêté peu après, est un jeune Américain de 19 ans, John Earnest, inconnu jusque là des services de police. Une lettre à son nom, louant les attaques contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande (15 mars, 50 morts) et une synagogue de Pittsburgh (27 octobre 2018, 11 morts), a été mise en ligne peu avant la fusillade.

« C’est plus qu’une tirade haineuse », a relevé Rita Katz, directrice de SITE, un organisme qui surveille les mouvances extrémistes. « C’est un produit de l’idéologie du nationalisme blanc, qui utilise un jargon, des arguments et des références à internet bien spécifiques. »

« Cela prouve à nouveau à quel point cette rhétorique d’extrême droite est dangereuse et inspire la violence », a-t-elle ajouté dans une série de tweets.

De fait, l’observatoire des groupes extrémistes, Southern Poverty Law Center, recense 81 personnes tuées aux États-Unis depuis 2014 par des « individus influencés par la droite radicale » et assure que l’année 2018 a été « la plus meurtrière » avec une quarantaine de victimes.

Les juifs ont payé le prix fort des dernières attaques, mais cette haine vise aussi les Noirs, les musulmans, les immigrés, les femmes, les homosexuels, l’Etat fédéral… Dans son manifeste, John Earnest assure d’ailleurs qu’il a essayé d’incendier une mosquée à la fin du mois de mars.

«Théories du complot»

Au sein de l’extrême droite blanche, « il y a beaucoup de mouvances, de factions », relève pour l’AFP Daryl Johnson, spécialiste des violences extrémistes de la société de conseils DT Analytics. Au sein du Ku Klux Klan, note-t-il, « il y a des anti-juifs et des anti-Noirs ».

Mais quelle que soit leur cible de prédilection, ces groupuscules partagent une même peur de l’immigration et du multiculturalisme, accusés de diluer une identité blanche fantasmée.

Ces idées ne sont pas nouvelles aux États-Unis, où le médecin eugéniste Madison Grant a publié dès 1916 « Le Déclin de la grande race », mais comme dans le reste du monde occidental, elles ont repris de la vigueur grâce à internet.

Des forums de discussion comme GAB, Stormfront ou 8chan, ont permis le développement d’un corpus idéologique dans lequel les vieux stéréotypes antisémites jouent un rôle central.

« Il y a beaucoup de théories conspirationnistes qui lient les Juifs à la finance, aux médias, à Hollywood », souligne Daryl Johnson.

L’auteur de la tuerie de Pittsburgh avait fait la synthèse entre ces obsessions, en s’en prenant à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux à une association juive d’aide aux migrants HIAS.

 « HIAS aime amener des envahisseurs pour tuer les nôtres. Je ne peux pas rester assis et voir les miens se faire massacrer, j’y vais », écrivait-il juste avant l’attaque.

«Identité blanche»

Au-delà d’internet, le président Donald Trump a été accusé d’avoir encouragé les discours radicaux en reprenant à son compte l’idée d’une « invasion » de migrants et en refusant de condamner les manifestations d’extrême droite à Charlottesville en août 2017.

Dans un manifeste publié sur internet, l’auteur des attentats de Christchurch en Nouvelle-Zélande qualifie d’ailleurs le milliardaire républicain de « symbole de l’identité blanche renouvelée ».

Le président Trump a condamné samedi « avec force les maux de l’antisémitisme et de la haine ». Il a également « promis de faire la lumière sur beaucoup de choses qui se produisent dans ce pays », sans en dire plus.

La veille, le directeur de la police fédérale, Christopher Wray, avait assuré que ses services étaient « très actifs » face à la menace posée par les suprémacistes blancs.

« L’an dernier, nous avons procédé à davantage d’arrestations liées à du terrorisme intérieur » qu’au « terrorisme international », avait-il ajouté.

En 2017 et 2018, selon le centre d’analyse New America, les violences d’extrême droite ont fait plus de victimes aux États-Unis que les attaques djihadistes.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

L’Aus­tra­lie va tuer deux millions de chats avec des saucisses de kangou­rou empoi­son­nées


Je comprends le gros problème qu’à l’Australie avec une estimation de 6 millions de chats sauvages qui sont une espèce animale invasive. À chaque fois qu’une espèce s’introduit volontairement ou non dans ce pays, c’est un désastre monumental. Il devrait avoir une autre solution moins radicale avec la stérilisation des chats beaucoup moins cruel.
Nuage

 

L’Aus­tra­lie va tuer deux millions de chats avec des saucisses de kangou­rou empoi­son­nées

 

par  Nicolas Prouillac

Les terribles saucisses empoi­son­nées

L’Aus­tra­lie a un plan machia­vé­lique pour se débar­ras­ser des chats sauvages qui font une héca­tombe dans les rangs de sa faune native.

À héca­tombe, héca­tombe et demi : le gouver­ne­ment austra­lien prévoit de larguer des saucisses empoi­son­nées au-dessus des zones où sévissent les matous, pour en éradiquer au moins deux millions, rappor­tait CBS Newsle 26 avril.

Il faut d’abord savoir que plus de 80 % de la faune austra­lienne ne se retrouve nulle part ailleurs dans le monde. Et on ne parle pas seule­ment des kangou­rous et des koalas, car de très nombreuses espèces de rongeurs s’y épanouissent depuis des millé­naires. Hélas, depuis deux siècles et l’ar­ri­vée des colons britan­niques, ces petits animaux tombent comme des mouches sous les crocs de leurs chats, dont on estime aujourd’­hui qu’ils sont entre deux et six millions à vivre dans la nature sauvage.

Ceci étant dit, la réponse au problème du gouver­ne­ment austra­lien n’a pas peur de la radi­ca­lité. Il s’est ainsi juré d’éra­diquer deux millions de chats sauvages du pays d’ici 2020, à grand renfort de largages de saucisses empoi­son­nées. Les chats sont censés mourir un quart d’heure après inges­tion de la saucisse. Les saucisses mortelles sont faites de viande de kangou­rou, de graisse de volaille, d’herbes, d’épices et d’un poison appelé 1080, létal pour les animaux.

« Il faut qu’elles soient bonnes », a expliqué Shane Morse au New York Times. « Ce sera leur dernier repas. »

Natu­rel­le­ment, les défen­seurs des animaux austra­liens sont scan­da­li­sés par le projet, qu’ils quali­fient d’ « horri­ble­ment cruel ». Mais les largages auront bien lieu.

Source : CBS News

https://www.ulyces.co/

La sieste empêche-t-elle de dormir la nuit?


La sieste chez un adulte n’est pas nécessaire si nous dormons suffisamment la nuit. Cependant, elle peut devenir utile quand la nuit est moins bonne, pour recharger nos batteries. Les spécialistes sont tous d’accord pour un maximum de 30 minutes. De plus, le moment de faire la sieste est après diner.
Nuage

 

La sieste empêche-t-elle de dormir la nuit?

 

La sieste, oui, mais pas n’importe comment. | Anthony Mapp via Unsplash

La sieste, oui, mais pas n’importe comment. | Anthony Mapp via Unsplash

Alexandra Hansen et Lionel Cavicchioli

Examinons si la bonne réputation de la sieste est méritée.

Il n’est pas rare, durant la journée, de ressentir le besoin de s’allonger un peu sans raison particulière, même si la matinée n’a pas été particulièrement chargée ou si la nuit précédente a été bonne. Mais la sieste ruine-t-elle vraiment la qualité de la nuit qui lui succède, comme on peut le lire parfois?

Selon quatre des personnes expertes du sujet sur les cinq que nous avons interrogées, la sieste ne vous empêchera pas de dormir sur vos deux oreilles une fois la nuit venue.

Kathleen Maddison, spécialiste du sommeil

 

Sentir que l’on somnole peut, dans certains cas, être considéré comme un indice de l’existence de troubles du sommeil ou d’un problème de santé. Cependant, pour de nombreuses personnes les siestes peuvent avoir un rôle bénéfique. Elles réduisent en effet la sensation de somnolence et augmentent la vigilance. Elles améliorent aussi les performances dans divers domaines: temps de réaction, coordination, raisonnement logique, consolidation de la mémoire, reconnaissance des symboles, régulation de l’humeur et des émotions.

Il existe aussi des preuves suggérant que chez certaines personnes, les siestes diminuent la tension artérielle. Quelques mises en garde sont néanmoins de rigueur: pour commencer, si vous faites la sieste parce que vous avez besoins de récupérer de nuits de sommeil de mauvaise qualité, il faut en premier lieu s’attaquer aux causes. Afin de réduire le risque d’inertie de sommeil (lorsqu’on se réveille encore plus fatigué), la durée de la sieste doit être comprise entre 10 et 30 minutes. Il faut aussi éviter de se reposer tard dans la journée, car cela peut accroître la durée d’endormissement, au moment du coucher.

Michelle Olaithe, psychologue

 

Les siestes peuvent être très bénéfiques et, en partie, compenser les pertes de sommeil engendrées par le travail, les enfants ou les nuits endiablées. De courtes siestes peuvent améliorer la vigilance, l’humeur et la mémoire. Lorsque vous faites la sieste, optez pour une durée d’environ 10 à 30 minutes, cela vous empêchera d’atteindre la phase de sommeil profond et n’interférera pas avec vos routines de sommeil nocturne. Il est essentiel de veiller à préserver des nuits de sommeil de durée adéquate (ce qui signifie, pour la plupart des adultes, 7 à 9 heures de sommeil par cycle de 24 heures): elles permettent de conserver des fonctions immunitaires et cérébrales optimales, réduisant de ce fait les risques d’accidents de voiture ainsi que les risques de voir se développer toute une variété de problèmes de santé chroniques.

Le sommeil semble être de meilleure qualité pendant la nuit, ne laissez donc pas vos siestes interférer avec votre repos nocturne. Par ailleurs, une fatigue diurne excessive peut être l’indice d’un problème de sommeil ou de santé sous-jacent. En cas de doute, consultez votre médecin.

Faire la sieste est une pratique bien établie dans de nombreuses parties du monde: en vous allongeant, vous rejoignez 51% de nos semblables qui, ailleurs sur la planète, apprécient de piquer un petit roupillon diurne

Raymond Matthews, spécialiste du sommeil

 

Si une personne se pose la question de faire une sieste, la réponse adéquate la plupart du temps est: «Oui, va faire une sieste.» Les adultes n’envisagent généralement de dormir qu’en cas de fatigue, or le meilleur remède à la fatigue est… le sommeil. Faire une sieste implique deux conséquences. Tout d’abord, un roupillon diminue le besoin de sommeil. C’est une bonne chose si vous devez rester éveillé après votre sieste, mais cela peut être problématique si elle est trop proche de votre heure habituelle de coucher.

«Même une micro-sieste a le pouvoir de vous rendre la capacité de donner le meilleur de vous-même.»

Raymond Matthews, spécialiste du sommeil

Ensuite, si le temps de repos s’étend trop, vous pouvez vous réveiller groggy. Cette horrible sensation porte un nom: l’inertie de sommeil. Si vous avez besoin d’être performant dans la foulée immédiate du réveil, limitez-vous à 30 minutes. Même une micro-sieste a le pouvoir de vous rendre la capacité de donner le meilleur de vous-même. Toutefois, si vous ne ressentez aucune fatigue ou si vous ne remarquez pas de déficience cognitive, inutile de vous reposer. Les siestes ne sont pas essentielles à la vie quotidienne des adultes.

Shona Halson, physiologiste

 

De nombreuses personnes manquent de sommeil. Or une réduction chronique de la durée d’assoupissement se traduit par une diminution du bien-être physique et mental. Des recherches ont révélé que la privation de sommeil est associée à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité, de pertes de mémoire, d’anxiété et de dépression.

Recourir à la sieste pour compléter sa quantité de sommeil peut être un moyen efficace d’augmenter sa durée totale de sommeil sur 24 heures. Les avantages apportés par cette pratique sur l’amélioration de la performance, de l’efficacité, de l’humeur et de la vigilance ont été prouvés, et il s’agit d’un moyen de réduire la fatigue et les accidents. Idéalement, les siestes ne devraient pas être faites trop tard dans la journée ou durer trop longtemps, car elles peuvent nuire à la capacité d’endormissement le soir, ainsi qu’à la qualité du sommeil qui suit. Par ailleurs, si vous dormez suffisamment la nuit, vous n’aurez probablement pas besoin de vous reposer pendant la journée.

Jennifer Zaslona, spécialiste du sommeil

 

En tant qu’adultes, si nous dormons suffisamment et régulièrement la nuit, il ne devrait pas être nécessaire de faire des siestes pendant la journée. Se reposer régulièrement pendant plus d’une heure pourrait même avoir un impact négatif sur la santé. Néanmoins, les siestes peuvent parfois se révéler très utiles, surtout si vous êtes malade, si vous avez manqué de sommeil ou s’il a été de mauvaise qualité.

«Nous avons parfois sommeil après le déjeuner, surtout si nous n’avons pas assez dormi.» Jennifer Zaslona, spécialiste du sommeil

Ces situations sont plus susceptibles de concerner des personnes âgées ou des personnes qui travaillent à des heures irrégulières. Dans ces cas précis, de courtes siestes aideront à augmenter la vigilance. En début d’après-midi, notre horloge interne fait que notre vigilance est légèrement moins bonne. C’est la raison pour laquelle nous avons parfois sommeil après le déjeuner, surtout si nous n’avons pas assez dormi. C’est le bon moment pour essayer de faire une sieste, si on le souhaite. Il est important d’écouter son corps: si vous avez sommeil, c’est généralement parce que vous avez besoin de dormir davantage.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

http://www.slate.fr/

Comment lutter contre les déchets générés par les marathons?


Cela m’a toujours étonné que des évènements sportifs pussent amener les gens à faire moins attention à l’environnement. Le plastique est sur utilisé ainsi que les moyens pour se rendent en tant que spectateurs ou même en temps que sportifs. Sans compter que beaucoup vont faire un choix de malbouffe …
Nuage

 

Comment lutter contre les déchets générés par les marathons? 

 

En 2018, la pollution atmosphérique a chuté de 89% au cours du dernier marathon de Londres, en raison de la fermeture de routes. | Pietro Rampazzo via Unsplash

En 2018, la pollution atmosphérique a chuté de 89% au cours du dernier marathon de Londres, en raison de la fermeture de routes. | Pietro Rampazzo via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Repéré sur BBC

Épreuve sportive par excellence, les marathons sont aussi des événements terriblement néfastes pour l’environnement, générant à chaque édition plusieurs tonnes de déchets plastiques. 

Chaque année, plusieurs centaines de marathons sont courus à travers le monde. Et chaque année, les déchets s’accumulent sur le passage des participant·es, notamment des bouteilles d’eau en plastique jetées par les runners. Pour lutter contre cette pollution, de plus en plus de courses mettent en place des mesures afin de réduire leur impact environnemental, à l’image du marathon de Londres, dont la trente-neuvième édition aura lieu dimanche 28 avril 2019.

«Nous essayons de montrer la voie, déclare Hugh Brasner, directeur du marathon de Londres. Cette année, nous avons mis en place toute une série d’initiatives qui, à notre avis, entraîneront d’énormes changements de comportement dans l’avenir.»

Parmi ces mesures figurent entre autres l’envoi des consignes de courses par mail plutôt que sur papier, l’utilisation de gobelets recyclables sur certains points de ravitaillement et la distribution à 700 volontaires de ceintures d’hydratation, un genre de bananes dans lesquelles on glisse une ou plusieurs bouteilles d’eau, pour que des participant·es puissent tester cette méthode plus écologique: plus de bouteille entamée pour quelques gorgées puis jetées à quelques mètres des ravitaillements.

Une chute de 89% de la pollution de l’air

Pour Andrea Collins, chercheuse à l’université de Cardiff spécialisée dans l’impact des grands événements sur l’environnement, «la façon dont les gens se déplacent pour assister à un événement est l’un des principaux facteurs contribuant à l’importance de l’empreinte environnementale».

Utiliser les transports en commun ou le covoiturage est donc un bon moyen de réduire l’empreinte de ce type d’événement.

Andrea Collins assure toutefois que, dès lors qu’elles sont organisées de manière durable, ces grandes réunions sportives peuvent avoir un effet positif pour l’environnement

«Ces événements très médiatisés nous sensibilisent aux impacts environnementaux. Cela peut inspirer la population ou d’autres grandes courses, qui étudieront ce qui a été mis en place au marathon de Londres, pour voir ce qui fonctionne.»

Une étude de King’s College London avait également révélé que la pollution de l’air dans la capitale britannique a chuté de 89% au cours du dernier marathon de Londres en raison de la fermeture de routes.

L’équipe du marathon de Nantes, prévu lui aussi ce dimanche 28 avril 2019, entend également respecter l’environnement et sensibiliser le plus grand nombre.L’an dernier, l’organisation de l’évènement avait ainsi recyclé plus de 30 mètres cubes de déchets, sur les 80 récoltés.

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Sois heureux


Si des gens moins bien nantis arrivent à être heureux malgré tout, alors la richesse, les choses ne sont pas une source principale du bonheur
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Sois heureux

 

 

 

Sois heureux avec ce que tu as. Souviens-toi qu’il y a des personnes qui n’ont rien et qui arrivent toujours à sourire.

Inconnu

Inondation : Il est rare que je parle de moi sur mon blog …


Inondation : Il est rare que je parle de moi sur mon blog …


La rue St-Louis qu’emprunte mon autobus soir et matin, maintenant, l’eau est montée encore plus haute et il est impossible de passer par cette rue, alors on fait un grand détour.

Au Québec, nous sommes en mode inondation dans plusieurs villes. Un barrage n’a pas résisté et l’eau à monter a toutes vitesses, des gens ont du quitter leur maison en moins de 15 minutes. Beaucoup de personnes, de familles sont déplacées dans des centres d’aides.

De mon côté, je crois que cela fait 2 ou 3 semaines que des rues sont inondés et pire en 2017 et d’autres secteurs sont rajouter. Je reste a environ 10 minutes de marche de la rivière de l’Outaouais et pourtant, ce n’est pas cette rue qui longe la rivière qui a été inondée en premier, mais la rue avant eux à cause des bouches d’égout qui ont débordé. La rue St-Louis a moins de 5 minutes de marche, a été inondée de façon spectaculaire, plus qu’il y a 2 ans. Les gens on travailler d’arrache-pied pour installer des sacs de sable, mais bien des combats ont été perdus. Même l’armée Canadienne est présente dans plusieurs villes, ainsi qu’à Gatineau pour prêter main forte avec des bénévoles soit pour les sacs de sables, monter les digues ou aider les autorités pour l’évacuation par bateau ou hélicoptère.

L’eau s’est rendu dans ma rue, un peu plus loin présentement qu’il y a 2 ans, mais au moins le terrain est plus haut que la rue, et ma porte, car je suis au premier plancher et plus haute

On parle que l’eau peut encore monter d’ici mercredi. Et en plus dans le nord du Québec, dans ma région natale, il a encore neigé cette semaine. Nous sommes en fin avril !! La neige et la glace quand elle fond en plus des montagnes, descendent vers la rivière des Outaouais, donc tout ceux qui longe cette rivière sont à risque, En plus on annonce encore de la pluie pour mercredi …

Même si les villes interdisent la construction sur les terres inondables, cela n’a pas toujours été appliqué. Maintenant, il va falloir faire des choix .. Respecter les cours d’eau !

A 43 secondes de la vidéo, moi je reste a gauche, juste ou l’eau s’arrête

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Le Saviez-Vous ► Les 9 couleurs de robes officielles du chat


Officiellement, il y a 9 couleurs de robe pour les chats. Je savais que les chats tout blancs sont souvent sourds, mais je ne savais pas que les chats roux sont plus souvent des mâles.
Nuage

 

Les 9 couleurs de robes officielles du chat

 

chat roux jouet

Crédits : iStock

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Les chats sont des animaux connus pour posséder une grande variété de couleurs et de motifs sur leur pelage. Mais saviez-vous qu’il existe en réalité 9 couleurs de robes officielles ? Ces 9 couleurs sont des robes unies, sans motifs, aussi appelées solides. Par ailleurs, lorsque le poil du chat possède des rayures ou des taches, on parle de robe tabby.

1. Noir

Le pelage est d’un noir intense, sans reflets, et uni de la tête à la queue. De plus, les yeux sont dorés ou verts.

chat noir

Crédits : _Jasmin_/Pixabay

2. Blanc

Le pelage est d’un blanc uni et immaculé. Les yeux sont dorés, verts, bleus ou vairons. En revanche, la majorité des chats entièrement blancs sont malheureusement sourds.

chat blanc

Crédits : harvey117/Pixabay

3. Bleu

La couleur bleu est en réalité un gris clair tirant sur le lavande. Les yeux sont oranges ou verts.

chat bleu

Crédits : junko/Pixabay

4. Crème

La couleur est pastel et pâle, un mélange entre le blanc et le roux. Et les yeux sont oranges

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chat crème

Crédits : Timur85/Pixabay

5. Cinnamon

La robe cinnamon, ou cannelle, est d’un coloris brun-roux. En réalité, elle est très rare et se retrouve notamment chez les Oriental Shorthair.

chat cinnamon

Crédits : Chats rule/Wikimedia Commons

6. Chocolat

On parle de brun ou de chocolat pour cette robe, qui peut être aussi bien claire que foncée. En revanche, la teinte doit être unie sur tout le corps. Les yeux sont cuivres.

chat chocolat

Crédits : Dave Scelfo/Wikimedia Commons

7. Lilas

La robe lilas est aussi appelée lilac. En effet, la couleur est grise avec un reflet rosé. Les yeux sont cuivres.

chat lilas

Crédits :

8. Fauve

La robe fauve, ou faon, est d’une couleur beige pâle, voire caramel.

chat fauve

Crédits : Aufnahme von Joachim Berger-Uelsberg und Dr. Gabriele Uelsberg/Wikimedia Commons

9. Roux

La robe est d’un rouge ou orange profond. Presque tous les chats roux ont obligatoirement une robe tabby. Par ailleurs, ce sont bien souvent des mâles !

chat roux

Crédits : Pxhere

Source

https://animalaxy.fr/

Se forcer à sourire rend-il plus heureux ?


Cet article me fait penser à ma mère. Elle travaillait au public et affichait toujours le sourire, même dans des périodes difficiles pour elle. Le sourire rend t’il heureux ? Dans une certaine mesure oui.
Nuage

 

Se forcer à sourire rend-il plus heureux ?

 

Nathalie Mayer
Journaliste

Le lien entre expression faciale et état d’esprit fait débat dans le milieu de la psychologie. Pourtant aujourd’hui, deux études distinctes semblent vouloir le confirmer. Afficher un sourire permettrait donc de vivre plus heureux ? Pas toujours….

Depuis notre plus jeune âge, nous apprenons à identifier les expressions sur les visages de ceux qui nous entourent afin d’en savoir un peu plus sur ce qu’ils ressentent. Car lorsque quelqu’un est heureux, il sourit naturellement. Mais l’inverse est-il vrai ? Nos expressions faciales peuvent-elles influer sur nos émotions ? C’est la question que se sont posée des chercheurs.

Rappelons qu’en 1988, une expérience — devenue depuis célèbre — avait montré que le fait de sourire avait une influence certaine sur notre humeur. Mais en 2016, pas moins de 17 équipes ont cherché à reproduire ces résultats. Sans succès.

Alors une équipe de l’université du Texas et de l’université du Tennessee (États-Unis) a compilé, dans une méta-analyse, près de 50 ans de données — soit 138 études sur plus de 11.000 participants dans le monde entier — pour éclairer les liens entre notre corps et nos ressentis. Leur conclusion : il existe bien une sorte de rétroaction faciale. En d’autres mots, sourire nous rend un peu plus heureux. Mais prendre une mine renfrognée fait également ressortir notre colère.

Des chercheurs ont relié le fait d’être contraint à montrer un visage souriant à ses clients — même lorsque l’on se sent d’humeur maussade — et un penchant pour une consommation excessive d’alcool. © JesseMcFly, Pixabay License

Des chercheurs ont relié le fait d’être contraint à montrer un visage souriant à ses clients — même lorsque l’on se sent d’humeur maussade — et un penchant pour une consommation excessive d’alcool. © JesseMcFly, Pixabay License

    Attention aux sourires forcés

    Une conclusion qu’il est toutefois bon de tempérer. Car les effets observés par les chercheurs restent faibles. Et une autre étude, menée celle-là par des chercheurs de l’université de Pennsylvanie (États-Unis) pointe du doigt un effet délétère du sourire forcé.

    Dans la restauration, par exemple, les employés sont parfois contraints de sourire face à leurs clients. Affichant ainsi un semblant d’émotion positive que les chercheurs ont relié à une consommation excessive d’alcool en fin de journée. Un peu comme si, en dissimulant leurs émotions négatives dans la journée, ces employés avaient atteint les limites de leurs capacités de maîtrise de soi et se trouvaient, le soir venu, incapables de trouver la force de résister à la tentation de l’alcool.

    Sourire à longueur de journée peut être fatigant.

    « Sourire dans le cadre du travail peut sembler très positif, mais le faire de manière plus ou moins contrainte, tout au long d’une journée, peut se révéler fatigant », explique Alicia Grandey, psychologue.

    D’autant plus lorsque l’on parle de personnes jeunes et inexpérimentées et qui occupent des emplois peu gratifiants. Les infirmières, en revanche, sont de celles qui peuvent forcer leur sourire sans avoir trop à en souffrir car elles créent ainsi du lien avec leur patient.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Depuis longtemps, les psychologues se demandent s’il existe une sorte de rétroaction faciale, si le fait de sourire peut nous rendre heureux.

  • Une méta-analyse aujourd’hui l’affirme, mais dans des proportions qui semblent rester mesurées.

  • Alors que dans le même temps, une autre étude fait le lien entre les sourires forcés au travail et une consommation excessive d’alcool.

https://www.futura-sciences.com/

Les États-Unis ne s’opposent pas au viol comme arme de guerre par crainte «de promouvoir l’avortement»


Franchement, comment les Américains ont pu élire un président tel que Donald Trump ? Le viol et les violences sexuelles sont des actes odieux et peut-être plus comme arme de guerre. C’est inimaginable que le gouvernement américain n’appuie pas les autres pays cette résolution (même si on le sait, cette résolution sur papier, c’est bien différent que la réalité) ils ont peur que cela donne le feu vert pour l’avortement. Personnellement, je suis contre l’avortement, sauf dans certains cas comme le viol, mais je n’irais jamais dire à une femme quoi faire.
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Les États-Unis ne s’opposent pas au viol comme arme de guerre par crainte «de promouvoir l’avortement»

 

Donald Trump au Conseil de sécurité de l'ONU, le 26 septembre 2018 à New York. | Don Emmert / AFP

Donald Trump au Conseil de sécurité de l’ONU, le 26 septembre 2018 à New York. | Don Emmert / AFP

Robbie Grameret Colum Lynch— Traduit par Jean-Clément Nau

Des responsables de l’administration Trump ont brandi la menace d’un veto américain à une résolution de l’ONU.

Washington a fait pression sur l’Allemagne pour affaiblir une résolution sur les violences sexuelles en situation de conflit. Mardi 23 avril, le texte a ainsi été amputé d’une référence à la santé sexuelle et reproductive: selon des diplomates de l’ONU (et un câble interne du département d’État que nous avons pu consulter), plusieurs membres-clés de l’administration Trump estiment que ce passage banalisait les relations sexuelles et cautionnait l’avortement.

Texte amputé

Les États-Unis comptaient opposer leur veto à la résolution –ce qui en dit long sur la fracture croissante entre Washington et ses alliés européens, ainsi que sur l’isolement grandissant de l’Amérique au sein des institutions multilatérales sous la présidence de Donald Trump.

L’Allemagne a toutefois fini par accepter d’amputer le texte de ces références pour obtenir le vote américain. La résolution a été adoptée mardi soir avec treize voix pour et deux abstentions: la Russie et la Chine.

De hauts fonctionnaires de l’administration Trump ont avancé que le terme «santé sexuelle et reproductive» faisait référence à l’avortement, mais des gouvernements et des associations contestent cette interprétation.

Des négociations ont eu lieu en coulisses, après quoi plusieurs éléments centraux de la résolution ont été expurgés de la résolution, et notamment la mise en place d’un organe de surveillance onusien permettant de signaler ce type d’atrocités.

Les États-Unis ont continué à s’opposer à la résolution, même sans ce mécanisme, tant que les mots «santé sexuelle et reproductive» seraient présents dans le texte, toujours selon le câble confidentiel que nous avons consulté.

«Rien ne peut justifier notre inaction face aux personnes persécutées.» Déclaration des prix Nobel de la paix Nadia Murad et Denis Mukwege

Un veto américain aurait porté un coup sérieux à cette initiative de l’Allemagne, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité en ce mois d’avril 2019. La résolution était soutenue par un groupe diversifié: le ministre allemand des Affaires étrangères, les prix Nobel de la Paix Nadia Murad et Denis Mukwege, et l’avocate des droits humains Amal Clooney.

«Rien ne peut justifier notre inaction face aux personnes persécutées et face à celles qui risquent encore de subir ces terribles violences sexuelles en situation de conflit», ont souligné Mukwege et Murad dans une nouvelle déclaration commune.

Le mardi 23 avril au soir, les deux personnalités avaient pris la parole devant le Conseil de sécurité.

Colère contre l’Allemagne

Le câble interne du département d’État avait été envoyé le matin même à l’ambassade américaine de Berlin et à la mission américaine à l’ONU par le bureau du secrétaire d’État Mike Pompeo. Il en ressort clairement que l’insistance de l’Allemagne a mis en colère l’administration Trump.

Le câble demande aux diplomates américain·es de faire savoir au gouvernement allemand que Washington voterait contre la résolution sur la violence sexuelle dans les conflits si le texte n’était pas amendé pour répondre aux préoccupations américaines.

Le câble critique l’Allemagne, accusée d’avoir «expédié le processus de négociation en mettant en place un calendrier artificiel et raccourci qui n’a pas permis aux États membres –États-Unis compris– d’exprimer leurs positions nationales ou de débattre des questions complexes qui en découlent».

PassBlue, un site d’information indépendant consacré aux Nations unies et géré par des femmes, et le Guardianont été les premiers médias à rapporter que les États-Unis comptaient opposer leur veto à la mesure. Aucun n’avait jusqu’ici mentionné le câble interne du département d’État.

Le document assure que le projet de texte allemand, modifié quelques heures plus tard, dépassait les bornes:

les États-Unis «ont toujours été très clairs quant aux lignes rouges à ne pas dépasser, et ce depuis le début des négociations sur le projet [de résolution] de l’Allemagne. Parmi ces lignes figurent notamment: les incidences budgétaires liées à un nouveau mécanisme; les références à la Cour pénale internationale (CPI); et les références aux services de santé sexuelle et reproductive».

Le département d’État n’a pas donné suite à nos demandes d’entretiens.

Isolement des États-Unis

Des diplomates des Nations unies nous ont expliqué que la France et le Royaume-Uni avaient soutenu l’Allemagne, insistant eux aussi pour que les références à la «santé sexuelle et reproductive» figurent dans le texte.

La campagne de l’Allemagne illustre la détermination grandissante de Berlin au sein de l’ONU: elle apporte de plus en plus de modifications aux résolutions et semble vouloir combler le vide laissé par Washington, dont l’administration boude de plus en plus les organismes multilatéraux.

«De fait, l’Allemagne et ses alliés européens prennent les devants, montrent qu’ils défendent les valeurs et les principes multilatéraux, même sans le soutien des États-Unis», analyse Richard Gowan, responsables des questions européennes au sein du think tank Crisis Group. Si Washington avait opposé son veto «à la résolution, [ces pays seraient passés] pour la voix de la communauté internationale face à des États-Unis bien isolés».

«Les États-Unis tournent complètement le dos aux droits de l’homme et ils n’en font pas mystère.»

Tarah Demant, d’Amnesty International

La position de Washington a scandalisé certain·es spécialistes de l’égalité femmes-hommes, choqué·es de constater jusqu’où l’administration Trump était prête à aller pour enterrer la résolution. Selon des diplomates de l’ONU, Washington n’oppose que très rarement son veto au Conseil de sécurité des Nations unies sur un sujet comme celui-ci.

«Les États-Unis tournent complètement le dos aux droits de l’homme et […] ils n’en font pas mystère, regrette Tarah Demant, directrice du programme Genre, sexualité et identité chez Amnesty International. Ils font l’étalage brutal de leur mépris pour les droits humains, particulièrement ceux des femmes. Et ils sont prêts à tout, même aux mesures les plus extrêmes.»

Jessica Neuwirth, ancienne conseillère spéciale sur les violences sexuelles auprès du Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, a déclaré qu’il était «impensable et étrange de voir [les États-Unis] faire barrage, avec la Russie et la Chine, aux efforts de l’ONU, qui tente de lutter efficacement contre le viol dans les conflits et d’offrir des soins de santé sexuelle et reproductive aux victimes de violences sexuelles».

«Cette résolution concerne les filles [rohingya] systématiquement violées en Birmanie, les Yézidies réduites en esclavage par Daech, les jeunes femmes congolaises qui sont allées en masse chercher une aide médicale à l’hôpital de Panzi [où exerce le docteur Denis Mukwege, ndlr] et avaient désespérément besoin de services de santé capables de comprendre les violences sexuelles qu’elles avaient subies», a poursuivi Jessica Neuwirth, désormais à la tête du think thank féministe The Sisterhood Is Global Institute.

Lutte vidée de sens

Le câble du département d’État insiste sur le fait que les États-Unis «sont résolument engagés dans la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits et pour traduire les responsables en justice». Et de continuer: «Il reste beaucoup à faire pour prévenir ces crimes récurrents et pour aider les victimes: nous le comprenons, et nous sommes d’accord avec ce constat. Il s’agit là d’une question importante, et les États-Unis comptent bien apporter leur pierre à cet édifice à l’avenir.»

Le câble précise toutefois que «nous ne pouvons pas accepter la moindre référence, implicite ou explicite, à la “santé sexuelle et reproductive”», car «nous refusons de soutenir ou de promouvoir l’avortement» pour tout ce qui touche à la santé des femmes dans le monde. L’expression «santé sexuelle et reproductive» est pourtant acceptée et utilisée depuis des dizaines d’années par la plupart des institutions internationales.

Des groupes de défense des droits des femmes –entre autres organisations à but non lucratif– contestent l’idée selon laquelle ces références à la santé sexuelle et reproductive cautionneraient l’avortement et affirment que la communauté internationale ne peut lutter contre la violence sexuelle dans les conflits sans reconnaître toute l’importance de ces questions.

«Une lutte internationale contre le viol en tant qu’arme de guerre qui ne prendrait pas en compte le droit à la santé sexuelle et reproductive serait une fausse lutte, une lutte vide de sens», alerte Tarah Demant, d’Amnesty International.

Voilà deux ans que l’administration Trump tente d’expurger certains termes des résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies promouvant la santé sexuelle et reproductive. Mais elle n’a jamais obtenu assez de votes pour avoir gain de cause face à l’Assemblée générale, où les résolutions sont généralement adoptées par consensus.

http://www.slate.fr/

Du microplastique… même dans les airs


Il existe des appareils pour capter des microplastiques. Il en a partout dans l’océan, les cours d’eau, les montagnes,. Comment peuvent-ils se rendre dans les parcs naturels dans les montagnes ? Il semble que le vent soit un facteur important. Ils vont essayer de découvrir si d’autres facteurs comme les oiseaux, les nuages, pluie et neige sont aussi des éléments qui amènent ces microplastiques.
Nuage

 

Du microplastique… même dans les airs

 

En 2015, 310 millions de tonnes de plastique... (PHOTO FERDINAND OSTROP, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

En 2015, 310 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde.

PHOTO FERDINAND OSTROP, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

MATHIEU PERREAULT
La Presse

On a retrouvé du microplastique partout dans les rivières et les mers, jusqu’aux abysses océaniques. Des chercheurs européens viennent d’en détecter sur les sommets de la Terre. Ils y sont amenés par les vents.

Nos explications.

Au milieu des Pyrénées

Deonie et Steve Allen ont installé leurs pièges à microplastique au milieu des Pyrénées françaises, au sud de Toulouse, à 1425 mètres d’altitude. Le plus proche village, Vicdessos, se trouvait à 6 km de là, et la ville de Foix, qui compte 10 000 habitants, à 25 km.

« Nous avons retrouvé une quantité de microplastique beaucoup plus importante que ce qui pouvait être généré par les communautés des environs », explique Deonie Allen, qui travaille avec son mari comme biologiste au CNRS français et à l’Université de Strathclyde à Glasgow.

« Il y avait eu quelques études sur la présence de microplastique dans la pollution urbaine dans des villes en France et en Chine, mais personne n’avait pensé qu’ils pouvaient voyager sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres. Nous pensons avoir trouvé l’un des réservoirs manquants des microplastiques. Quand on fait le bilan du plastique, il nous manque certains réservoirs. Des chercheurs ont proposé le fond des océans, nous montrons que ce peut aussi être l’atmosphère et les hautes montagnes. » L’étude de Deonie et Steve Allen a été publiée au début d’avril dans la revue Nature Geoscience.

Comme la poussière du Sahara ?

Les microplastiques voyagent potentiellement sur des milliers de kilomètres, selon Steven Allen.

« Nous montrons un déplacement probable de 95 km, mais on sait que la poussière du Sahara peut voyager sur 3500 km. Les grains de poussière peuvent atteindre 450 microns, ce qui est plus gros que nos particules de microplastique, qui mesuraient entre 10 et 300 microns. »

Un micron est un millième de millimètre. La limite de 10 microns correspond à celle des instruments de mesure. D’où provenait le microplastique retrouvé au milieu de ce parc naturel de montagnes ?

« On l’ignore, c’était l’hiver et les vents sont très changeants dans cette région, dit M. Allen. On n’a pas pu non plus déterminer la source, les incinérateurs de déchets, la peinture des routes qui se transforme en poussière, les sacs de plastique, les engrais. La liste potentielle est longue. »

L’étude avance que le microplastique pourrait même venir de Toulouse ou de Saragosse, à plus de 200 km de la station météorologique.

Nuages et oiseaux

Quelle est la prochaine étape ?

« Nous devons tout d’abord déterminer la provenance de ces microplastiques et la manière dont ils voyagent dans l’atmosphère, dit Deonie Allen. Il faut examiner la situation à différents endroits dans le monde, distinguer le rôle du vent, des nuages, de la neige et de la pluie. Le vent semble important, mais il pourrait se passer des phénomènes importants dans les nuages, où existent des populations de bactéries. Sont-elles capables de se nourrir du plastique, comme les bactéries des océans ? Les oiseaux avalent-ils des microplastiques quand ils volent ? Les questions ne manquent pas. »

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