L’humanité


Nous qui croyons que nous avons l’intelligence suprême, pourtant, nous avons fait un désastre avec la nature … Oui, nous avons pris contrôle de la nature, mais a quel prix ?
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L’humanité

 

Je pense que l’humanité n’est pas nécessairement la favorite de la nature, que l’humanité peut très bien disparaître, que nous ne sommes pas une espèce sacrée, qu’il y a eu 10 millions d’espèces animales jusqu’ici, que neuf millions ont été éliminées…

Hubert Reeves

Le Saviez-Vous ► 5 animaux aux pratiques de toilettage étonnantes


Faire sa toilette est important et nécessaire. Nous ne sommes pas les seuls qui se nettoient, les animaux aussi. Quand on dit animal, on imagine immédiatement le chat, mais il y aussi d’autres animaux dont certains ont des méthodes beaucoup moins conventionnels que nous.
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5 animaux aux pratiques de toilettage étonnantes

 

capuchin monkeys

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Dans le monde animal, la toilette est une activité importante. Eh oui, il n’y a pas que les humains qui ont la notion de propreté ! Cependant, tandis que certains animaux vouent un véritable culte à l’hygiène, d’autres deviennent délibérément sales. Voici quelques-unes des pratiques de toilettage les plus folles du règne animal !

1. L’abeille

Malgré leur petite taille, les abeilles aussi ont une routine de toilettage. En effet, les abeilles butineuses, dont la mission est de récolter le nectar des fleurs, se couvrent, sans le vouloir, de pollen. Pour s’en débarrasser, elles utilisent donc tous leurs membres pour se nettoyer.

Mais ce qui est incroyable, c’est qu’elles effectuent leur toilette uniquement lorsqu’elles sont en vol ! Cela demande une adresse et une dextérité particulièrement impressionnantes…

abeille

Crédits : Skitterphoto/Pixabay

2. Le singe capucin

Certains animaux, comme les singes capucins, se salissent volontairement pour se protéger. Ainsi, ils n’hésitent pas à se frotter le corps avec des aliments à l’odeur particulièrement forte, comme des citrons verts ou des oignons, pour éloigner les parasites.

Cela permet également de mettre en évidence les zones de la peau difficiles à atteindre, indiquant ainsi aux autres singes les endroits où ils doivent concentrer leurs efforts. En effet, les singes capucins se toilettent entre eux, la toilette étant une activité extrêmement importante dans le groupe.

singe capucin

Crédits : Myagi/Pixabay

3. Le chat

La langue du chat a la particularité d’être râpeuse, ce qui est un véritable atout pour ce maniaque de la propreté. En effet, grâce aux petites épines rigides qui la composent, la langue de nos amis félins leur permet de nettoyer leur pelage en profondeur, de retirer les poils morts mais aussi de rafraîchir leur corps plus rapidement.

Ainsi, la toilette est une activité absolument essentielle pour le chat, et notamment pour sa survie. Pour cette raison, il passe un tiers de sa vie à se laver !

chat lèche toilette

Crédits : iStock

4. Le chien

Afin d’éliminer les saletés ou l’excès d’eau de son pelage, le chien a la capacité de se secouer. Son anatomie lui permet de recourir à ce réflexe pour rester propre. En effet, comme sa peau est lâche, elle peut bouger plus vite que son corps, ce qui permet une telle accélération. Cette pratique permet au chien de se débarrasser de 70 % de l’eau contenue dans sa fourrure en à peine quelques secondes.

Et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette pratique de toilettage n’est vraiment pas courante. En effet, il est l’un des seuls animaux à pouvoir le faire !

chien mouillé secoue

Crédits : iStock

5. La chrysope verte

La chrysope verte, aussi appelée demoiselle aux yeux d’or, est un insecte qui se nourrit de miellat et de pollen. Mais ses larves sont réputées pour s’attaquer aux pucerons. En effet, une larve de chrysope peut, au cours de son développement, se nourrir de pas moins de 500 pucerons !

Afin de pouvoir se régaler de pucerons à leur guise, les larves de chrysopes ont développé une technique de toilettage surprenante. En effet, elles recouvrent leur corps de carcasses de pucerons ainsi que d’autres matières organiques, comme le lichen, afin de pouvoir évoluer au milieu des fourmis sans être repérées.

Comme on le sait, les fourmis et les pucerons ont conclu un pacte depuis des millénaires : les pucerons fournissent du miellat aux fourmis afin de les nourrir et les fourmis défendent les pucerons contre les prédateurs. Les fourmis sont ainsi les seuls animaux, hormis l’être humain, à avoir des animaux de compagnie ! Ainsi, en infiltrant les colonies de fourmis, les larves de chrysopes sont assurées d’y trouver des pucerons…

larve chrysope verte

Crédits : Eric Steinert/Wikipédia

Source

https://animalaxy.fr//

Changer d’âge pour lutter contre l’âgisme?


Début de novembre 2018, j’ai présenté un article sur un Néerlandais qui voulait rajeunir de 20 ans légalement, car il ne sentait pas son âge biologique de 69 ans. Ce pauvre homme n’arrivait pas à trouver l’amour et pour se trouver du travail. Pour lui, c’est une discrimination. Franchement ! Est-ce qu’un bout de papier peut vraiment nous faire rajeunir ? Bien que plus on vieillit, plus il est difficile de se trouver un emploi, ce n’est pas en enlevant des années sur notre âge qui changera grand chose, mais plus la mentalité de la société qui doit changer.
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Changer d’âge pour lutter contre l’âgisme?

 

Un article publié dans la revue Journal of... (PHOTO LUCY NICHOLSON, ARCHIVES REUTERS)

Un article publié dans la revue Journal of Medical Ethics défend la pertinence de changer son âge légal, si trois critères précis sont ici remplis: se sentir plus jeune, être biologiquement plus jeune, et être victime d’âgisme.

PHOTO LUCY NICHOLSON, ARCHIVES REUTERS

 

SILVIA GALIPEAU
La Presse

Vous vous sentez clairement et sincèrement plus jeune que vous ne l’êtes? Votre corps biologique a des années de moins que votre corps chronologique? Et vous croyez que changer votre âge légal mettrait un terme à toute discrimination dont vous pourriez être victime? Alors oui, vous devriez légalement pouvoir le faire. Telle est la thèse à la fois farfelue et provocante d’un éthicien finlandais, qui vient de publier un article sur le sujet. Explication et analyse, en quatre temps.

Le contexte

On se souvient qu’en décembre, un tribunal néerlandais a refusé de modifier l’âge légal d’un homme de 69 ans, Emile Ratelband, lequel se disait « victime de discriminations », et revendiquait, en vertu d’un bilan de santé irréprochable (son médecin ayant certifié que biologiquement, son corps avait autour de 40-45 ans), qu’on le rajeunisse légalement de vingt ans. Pourquoi ?

Tant sur le marché de l’emploi que sur les sites de rencontre, l’homme affirmait être « abusé, lésé et discriminé par [son] âge », rapportait l’AFP.

La cour n’a toutefois pas jugé que l’argument était ici « valide ». Mais l’histoire, certes insolite, ne s’arrête pas là.

La thèse

Un bioéthicien de l’Université d’Oslo, en Norvège, Joona Räsänen, vient en effet de publier un article dans la revue Journal of Medical Ethics, dans lequel il défend au contraire la pertinence de changer son âge légal, si trois critères précis sont ici remplis : se sentir plus jeune, être biologiquement plus jeune, et être victime d’âgisme. Dans « A moral case for legal age change », il défend les arguments « moraux » d’un tel changement afin de lutter contre la discrimination, un problème bien réel, en prenant bien soin de se distancier de la question du droit de changer de sexe.

« Le but de cet article est de faire un argument indépendant, qui se défende, que l’on juge possible et permissible le changement de sexe ou pas », écrit-il.

Du changement individuel au changement de société

« Mais quelle est la solution : un changement individuel de statut sur un bout de papier ? se questionne Bryn Williams-Jones, directeur du programme de bioéthique à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. La solution, ce n’est pas le papier, c’est le changement social. »

 On ne réglera pas la question de la discrimination en accédant aux souhaits de certains individus à la pièce. Ce qu’il faut, c’est travailler en amont sur la société, pour qu’elle soit plus « accueillante » face aux personnes âgées :

« Nous avons besoin d’une société qui dit : les personnes âgées sont encore des membres importants de la société et qui les valorise », avance l’expert.

Une réflexion qui s’impose

Cela étant dit, pour faire ainsi bouger la société, encore faut-il poser ces questions, réfléchir, et débattre. Même s’il trouve la thèse du changement d’âge avancée ici « farfelue », Bryn Williams-Jones souligne qu’elle a le mérite de soulever des questionnements fort pertinents.

« Nous allons de plus en plus vers une société où l’on va vivre de plus en plus longtemps. Et cela exige que l’on change les cadres de référence envers les jeunes et les moins jeunes. »

Tout comme pour lutter contre les iniquités sociales, « on ne force pas les femmes à avoir des comportements d’homme, mais on lutte contre le sexisme », pour combattre l’âgisme, on ne va pas rajeunir les personnes âgées.

Il faut lutter contre la discrimination. Valoriser la diversité. Une anecdote entre mille : quand il a commencé à enseigner à l’université, Bryn Williams-Jones avait 35 ans. Son premier étudiant avait le double de son âge.

« Il était retraité et plus vieux que mon père ! Et il a terminé son doctorat à 68 ans ! C’est la liberté de l’époque dans laquelle on vit ! »

À méditer.

 

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Un homme soupçonné de braconnage tué par un éléphant et mangé par des lions


Braconner des animaux qui sont dans un parc national est interdit et cruel. Cela comporte aussi des risques pour eux. Un braconnier a goûté à sa propre médecine en se faisant piétiné par les éléphants et mangé par des lions.
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Un homme soupçonné de braconnage tué par un éléphant et mangé par des lions

 

(Photo

BRUCE WILLIAMS VIA GETTY IMAGES(Photo prétexte)

Dans le parc Kruger en Afrique du Sud, un homme soupçonné d’être un braconnier a été piétiné par des éléphants.

  • Par Claire Tervé, HuffPost France

ANIMAUX – Tout comme les braconniers, la nature peut être sans pitié. Il ne restait que le crâne humain et le pantalon d’un homme soupçonné de braconnage dans le parc national Kruger en Afrique du Sud. Il aurait été piétiné par un éléphant, puis mangé par des lions, selon plusieurs sources.

Ce dimanche 7 avril, plusieurs médias anglophones, dont la BBC, ont rapporté la mort brutale de cet homme, d’abord annoncée dans un communiqué du parc Kruger. Selon ce dernier, l’homme et plusieurs complices auraient pénétré sur les lieux pour braconner des rhinocéros le 2 avril. Le lendemain, la famille de la victime, ne la voyant pas revenir, a contacté les rangers du parc pour la trouver. Quatre hommes ont été arrêtés, mais le cinquième homme recherché manquait à l’appel.

Il aura fallu attendre jusqu’au jeudi 4 avril pour que la dépouille, ou ce qu’il en restait, soit retrouvée grâce aux recherches et aux indications des complices présumés. Ces derniers ont expliqué que l’homme avait été tué, piétiné par un éléphant.

« Au cours de cette perquisition … les restes d’un corps ont été découverts », a déclaré le parc national sud-africain dans un communiqué. « Les indications trouvées sur les lieux suggèrent qu’une meute de lions avait dévoré les restes, ne laissant qu’un crâne humain et un pantalon ».

Le parc national Kruger, l’une des plus grandes réserves de gibier d’Afrique, est réputé pour sa grande densité d’animaux sauvages, notamment les lions, les léopards, les rhinocéros et les éléphants.

Ce n’est pas la première fois qu’un homme est tué par les animaux sauvages dans cette configuration. En 2018, un braconnier avait également été mangé par des lions, ces derniers ne laissant que « la tête et quelques restes ».

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Curiosity observe deux éclipses de Soleil sur Mars


Sur Mars, le rover Curiosity continue d’envoyer des informations sur ses recherches sur Mars. Il a pu envoyer ce qu’on peut voir sur Mars lors d’éclipses solaires.
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Curiosity observe deux éclipses de Soleil sur Mars

 

 

Floriane BOYER,

Deimos passant devant le Soleil le 17 mars 2019, vue par la Mastcam de Curiosity. L’éclipse a duré plusieurs minutes. La séquence a été accélérée 10 fois. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

La fin du mois de mars a été riche en émotions pour notre rover martien préféré, Curiosity, qui a assisté à pas moins de deux éclipses de Soleil… et demi !

Les deux lunes de Mars, Deimos et Phobos, ont en effet joué les trouble-fêtes. La première est passée devant notre étoile à Sol 2350, soit le 17 mars. C’est la plus petite des deux et elle apparaît si minuscule qu’il faudrait plutôt parler de transit que d’éclipse, indique la Nasa dans un communiqué.

Neuf jours plus tard, à Sol 2359, soit le 26 mars, c’est au tour de Phobos de s’aventurer devant le Soleil. On peut parler cette fois d’éclipse annulaire, car cette lune, quoique que plus grosse que Deimos, ne parvient pas à occulter complètement le disque solaire.

Phobos passant devant le Soleil le 26 mars 2019, vue par la Mastcam de Curiosity. L'éclipse a duré 35 secondes. La séquence a été accélérée 10 fois. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

Phobos passant devant le Soleil le 26 mars 2019, vue par la Mastcam de Curiosity. L’éclipse a duré 35 secondes. La séquence a été accélérée 10 fois. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

Ces deux éclipses ont été capturées par la caméra Mastcam de Curiosity. Observer un grand nombre d’éclipses solaires permettra de mesurer avec davantage de précision l’orbite des lunes martiennes.

À Sol 2358, soit le 25 mars, un autre instrument de Curiosity, en l’occurrence sa paire de caméras Navigation Cameras (Navcams), a enregistré une « éclipse » un peu particulière puisqu’elle est survenue après le coucher du Soleil. En passant entre Mars et le Soleil alors que celui-ci avait déjà disparu sous l’horizon, la lune Phobos a fait brièvement baisser la lumière du Soleil couchant.

Phobos est passée devant le Soleil le 25 mars 2019, alors que celui-ci était déjà descendu sous l'horizon, assombrissant ainsi le ciel encore éclairé par les rayons du Soleil couchant. Les images ont été capturées par les caméras Navcams de Curiosity. Elles ont été accélérées 4 fois et le contraste a été augmenté. © Nasa/JPL-Caltech

Phobos est passée devant le Soleil le 25 mars 2019, alors que celui-ci était déjà descendu sous l’horizon, assombrissant ainsi le ciel encore éclairé par les rayons du Soleil couchant. Les images ont été capturées par les caméras Navcams de Curiosity. Elles ont été accélérées 4 fois et le contraste a été augmenté. © Nasa/JPL-Caltech

Un coucher de Soleil observé par la Mastcam de Curiosity à Sol 956, soit le 15 avril 2015. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

Un coucher de Soleil observé par la Mastcam de Curiosity à Sol 956, soit le 15 avril 2015. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

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Climat: quel rôle pour les consommateurs ?


On demande avec raison aux entreprises et aux gouvernements d’agir, car il y a urgence pour la planète. Mais nous en temps que consommateur nous avons aussi des responsabilités pour faire la différence. La façon de voyager, nos choix alimentaires, nos déplacements, il y a une multitude de choses que nous devons faire. Pas demain, mais maintenant.
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Climat: quel rôle pour les consommateurs ?

 

À qui revient la responsabilité de combattre les changements climatiques ? Aux... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

 

JEAN-BENOIT LEGAULT
La Presse Canadienne
Montréal

À qui revient la responsabilité de combattre les changements climatiques ? Aux gouvernements ? Aux entreprises ?

Oui, mais aussi aux consommateurs, préviennent les auteurs d’une vaste étude européenne publiée par Energy Research and Social Science.

À eux seuls, disent-ils, les ménages sont à l’origine de 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Avec quelques changements, les consommateurs seraient en mesure de contribuer à près de la moitié de la réduction nécessaire des émissions polluantes pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius, tel que prévu par l’Accord de Paris.

L’auteur principal de cette étude, le chercheur français Ghislain Dubois, a accordé une entrevue à La Presse canadienne.

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On demande souvent aux gouvernements et aux entreprises de régler les changements climatiques. On s’intéresse moins à ce que les individus peuvent faire.

C’est vrai qu’on dit souvent qu’il suffit de donner un prix du carbone, de mettre une taxe, ou de faire une loi sur les constructeurs automobiles, ou alors on dit que la technologie va régler les choses, par exemple pour améliorer les émissions des voitures, mais on ne pense pas du tout qu’il y a un levier très important du point de vue de la consommation. Des petits changements, comme une conduite plus souple qui émet moins de CO2, jusqu’à des changements plus drastiques, qui peuvent aller jusqu’à abandonner sa voiture […], on a un levier très fort.

Qu’avez-vous trouvé pendant votre enquête ?

Nous avons enquêté un peu moins de 400 ménages dans quatre pays (européens, NDLR), et ces ménages comprenaient très bien cette contrainte carbone quand elle leur était expliquée, et ils arrivaient à penser en termes de budget carbone : est-ce que je choisis de manger moins de viande rouge, mais je continue à prendre l’avion de temps en temps, est-ce que j’arrête l’avion, mais dans ce cas-là je peux continuer à utiliser ma voiture ? Ils avaient une vraie aisance […] à réfléchir comme ça. Deuxièmement, quand on demande aux gens […] ce qu’ils seraient prêts à faire si le monde devait réduire ses émissions de 50 %, spontanément ils font des choix qui arrivent jusqu’à 25 %.

Donc, si les consommateurs s’y mettaient, ils seraient en mesure d’avoir un impact considérable.

Ce sont deux facettes du même problème. On peut demander aux constructeurs automobiles de produire des voitures moins émettrices de CO2, mais du point de vue de la consommation, il faut que les consommateurs achètent ces voitures moins polluantes. Le ménage influence par son acte de consommation entre 50 % et 60 % des émissions de CO2, donc c’est un levier très important qui est complètement négligé par le GIEC, la Convention des Nations unies pour le changement climatique, etc. Le monde de la recherche est très dominé par l’économie […] et par la technologie pour capturer et stocker (le CO2), développer des énergies renouvelables […] alors que ce levier de mode de vie est peut-être plus rapidement actionnable que des techniques qu’on n’a pas encore.

Est-ce que les consommateurs sont pleinement conscients de l’impact qu’ils peuvent avoir, ou bien ont-ils un sentiment d’impuissance et ils s’en remettent aux gouvernements et aux entreprises ?

C’est un peu comme la corruption. Les gens dénoncent la corruption des hommes politiques, mais de leur côté ils travaillent au noir. On est dans le même bateau, c’est un problème commun qu’il faut résoudre, mais il y a un report de responsabilité les uns pour les autres […] mais il va falloir trouver d’autres leviers d’action, et un bon levier est notamment la consommation.

Est-ce qu’on pourrait dire que les consommateurs sont prêts à s’impliquer, mais qu’ils manquent de ressources pour le faire ?

Alors globalement, ils sont prêts à faire leur part, si les autres le font – ils disent qu’être tout seul à le faire, ce serait un peu vain – mais si c’est un effort collectif, ils sont prêts à le faire – mais, ce qui est un peu plus délicat, ils disent, « s’il y avait urgence, s’il fallait vraiment le faire ». On sait qu’il faut vraiment le faire, mais les gens ne se rendent pas compte aujourd’hui des impacts. Au fur et à mesure que les impacts deviendront de plus en plus visibles, les gens seront de plus en plus prêts à accepter des solutions. Le problème c’est qu’on voudrait qu’ils les acceptent tout de suite, pour éviter des impacts dramatiques dans 30 ou 40 ans. Et là il y a un « gap » entre la perception qu’ils ont de l’urgence des problèmes et leur volonté d’agir. C’est un peu le constat global.

Est-ce qu’il y a des secteurs dans lesquels les consommateurs semblent plus prêts à bouger ?

En ce qui concerne l’habitat, les gens sont prêts, mais on manque d’offres. Sur la viande rouge, qui est très émettrice de gaz à effet de serre, les mentalités sont assez prêtes pour des raisons de régime et de santé, mais dans des pays d’élevage comme la France et l’Argentine, (ce serait plus compliqué). Le sujet le plus difficile est le transport. Soit parce que les gens sont un peu coincés dans une mobilité subie, par exemple pour leurs trajets domicile-travail […]. Encore plus en Amérique du Nord, où les villes sont très étalées et très dépendantes de la voiture. […] C’est difficile de pousser les gens à prendre le transport en commun quand les villes ne sont pas faites pour ça. Le gros point de blocage est le transport aérien, nous n’en sommes vraiment qu’au début de la sensibilisation. Il y a une vraie schizophrénie : il y a des gens qui font des efforts dans tous les domaines […] mais qui ne sont pas prêts à renoncer à leurs voyages en avion.

Donc les consommateurs ne saisissent pas pleinement l’urgence de la situation ?

C’est ce que les psychologues appellent une dissonance cognitive. D’un côté on est de plus en plus conscients qu’il y a urgence, que le climat va se dégrader, que nos vies vont changer, donc qu’il y a urgence à agir. De l’autre, il y a une volonté de consommation qui est à la fois individuelle et collective […] et l’individu est très partagé entre les deux. L’information qu’on reçoit façonne […] notre façon de consommer. Un quotidien danois vient de repenser complètement sa rubrique voyage du week-end (pour arrêter) de faire la promotion de l’avion long-courrier et plutôt faire la promotion du tourisme de proximité. J’aimerais que des leaders d’opinion voyagent en train. […] J’aimerais que Brad Pitt voyage en train de temps en temps dans ses films (rires).

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L’Aus­tra­lie veut instal­ler des mines sur la Lune pour récu­pé­rer son eau


Personnellement, je ne vois pas cela d’un bon oeil. Je peux comprendre qu’on veut minimiser les coûts de l’exploration spatiale dans le but d’une possibilité d’une mission habitée vers Mars, mais quand l’humain commence à exploiter quelque chose pour extraire du ventre de la Terre, alors on peut s’attendre qu’il y ait sûrement des conséquences indésirables s’il fait la même chose sur la Lune.
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L’Aus­tra­lie veut instal­ler des mines sur la Lune pour récu­pé­rer son eau

 

Crédits : NASA/Ulyces

par  Laura Boudoux 

L’Agence spatiale austra­lienne (ASA) n’existe que depuis juillet 2018, mais prévoit déjà une mission pour miner la Lune d’ici cinq ans.

Elle veut en effet profi­ter de l’ex­per­tise du pays en matière d’ex­ploi­ta­tion minière afin de récu­pé­rer l’eau et les autres ressources de la Lune. L’Aus­tra­lie souhaite ainsi déve­lop­per l’au­to­ma­ti­sa­tion et faire tripler la crois­sance de ce secteur indus­triel, auquel seront alloués plus de 7,6 milliards d’eu­ros d’ici 2030, rapporte Bloom­berg.

« Nous assis­tons à une trans­for­ma­tion massive du secteur, due notam­ment à la minia­tu­ri­sa­tion des tech­no­lo­gies, à la réduc­tion des coûts de lance­ment et aux cycles d’in­no­va­tion plus rapides », explique Anthony Murfett, le  respon­sable adjoint de l’ASA. D’après lui, l’ASA compte deve­nir « l’une des agences spatiales les plus axées sur l’in­dus­trie au monde ».

Cela passera par l’ex­ploi­ta­tion minière de la Lune, l’eau qui s’y trouve pouvant poten­tiel­le­ment servir de carbu­rant pour fusées : en théo­rie, il est possible d’uti­li­ser l’élec­tri­cité pour divi­ser l’eau en atomes d’hy­dro­gène et d’oxy­gène, conver­tibles en carbu­rant. Ce projet ambi­tieux pour­rait donc servir de trem­plin à l’ASA pour mener des missions habi­tées en direc­tion de Mars.

« Mettre des objets prove­nant de la surface de la Terre en orbite coûte beau­coup d’argent. Si vous produi­sez de l’eau dans l’es­pace, pour moins d’argent que cela en coûte d’y arri­ver, vous avez un temps d’avance », assure Andrew Demps­ter, le direc­teur du Centre austra­lien de recherche en ingé­nie­rie spatiale à l’Uni­ver­sité de New South Wales.

L’ASA va cepen­dant devoir faire preuve de ressources, puisque le gouver­ne­ment ne lui a attri­bué que 26 millions d’eu­ros pour les 4 ans à venir, quand la NASA possède envi­ron 18 milliards d’eu­ros de budget annuel.

Sources : Bloom­berg

https://www.ulyces.co/