N’aie pas honte


J’aime cette citation ! Cela met en garde d’une certaine façon la surconsommation et de faire comme tout le monde.
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N’aie pas honte

 

 

N’aie pas honte à mettre les mêmes vêtements, à ne pas avoir le dernier portable ou à voyager avec une vieille voiture. La honte c’est faire semblant d’être quelqu’un que tu n’es pas.

José Mujica

Le Saviez-Vous ► Quand la grippe espagnole a eu raison de la Coupe Stanley


Je ne suis pas une fan du hockey, je ne suis donc les éliminations pour la Coupe Stanley, surtout pas avec les Canadiens qui depuis quelques années, ils ne sont pas comme autrefois. Je m’intéresse quand même à certains point de son histoire. Il y a eu deux fois que la Coupe Stanley n’a pas été décernée à cause d’un lock-out en 2004-2005, et à celle de 2019 et c’est elle qui est détaillée ici expliquant que c’est la grippe espagnole qui a eu raison du hockey
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Quand la grippe espagnole a eu raison de la Coupe Stanley

 

Il y a 100 ans, le monde était frappé par la terrible épidémie de grippe espagnole. Entre 1918 et 1920, on estime que la maladie a fait plus de morts que la Première Guerre mondiale. Le monde du sport n’est pas épargné. En 1919, pour la première fois, la coupe Stanley n’est pas attribuée, au grand dam du Canadien de Montréal.

Un texte de Robert Frosi

Retrouver une coupe Stanley qui n’a jamais pu être attribuée n’est pas une mission simple. Nous avons dû traverser un siècle d’histoire et, surtout, naviguer au cœur de l’une des plus terribles tragédies.

La grippe espagnole frappe le Québec à l’été 1918 et fera plus de 18 000 victimes dans la province. À l’époque, toutes les interprétations sur l’origine de la pandémie sont imaginées. À Montréal, par exemple, certains pensent que c’est un bateau en provenance de l’Inde qui a amené cette maladie qui fera plus de 3000 morts dans la métropole.

Pour en savoir plus, nous donnons rendez-vous à Magda Fahrni, professeure et directrice du département d’histoire à l’UQAM. Elle a longtemps étudié l’histoire de la grippe espagnole. C’est au Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal que nous allons la rencontrer. Comme nous, elle découvre pour la première fois ce lieu un peu méconnu. Quand on déambule dans le musée, on découvre l’histoire des infirmières du Québec. Devant le comptoir où l’on préparait les médicaments, la professeure commence à nous parler des origines de l’épidémie.

« On a longtemps cru que c’était les soldats canadiens qui revenaient du front qui l’avaient apportée avec eux, raconte Magda Fahrni. Aujourd’hui, on sait que la vague de 1918 a commencé en Angleterre et ensuite, elle a été transportée aux États-Unis par les soldats américains.

« Et ce sont les soldats américains et les civils qui l’ont répandue en Amérique du Nord et au Québec. L’éclosion a eu lieu à Victoriaville, puis à Montréal quelques semaines plus tard. La promiscuité dans laquelle vivaient les soldats sera une des causes de l’arrivée de la maladie au Canada. »

« Des collégiens venus des États-Unis nous auraient apporté le fléau de la grippe espagnole » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

« Des collégiens venus des États-Unis nous auraient apporté le fléau de la grippe espagnole » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Nous continuons notre visite au milieu des vitrines qui renferment d’énormes seringues, des stéthoscopes rudimentaires, et, en regardant des pots qui renfermaient toutes sortes de remèdes, Magda Fahrni rappelle :

« Le plus grand problème, c’est que la médecine était impuissante, car il n’y avait pas de médicaments, le vaccin n’existait pas. En plus, on faisait face à une pénurie de médecins et d’infirmières, qui étaient réquisitionnés sur le front. »

Un avertissement contre la grippe espagnole dans un journal montréalais de 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Un avertissement contre la grippe espagnole dans un journal montréalais de 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Devant un portrait des infirmières de l’époque, elle termine ses explications sur la rapidité avec laquelle la pandémie s’est répandue.

« On avait beaucoup d’institutions au Québec, des collèges, des orphelinats, des hôpitaux et donc, encore une fois, c’est la promiscuité qui a facilité la transmission. »

Finalement c’est comme ce qui s’est passé dans le vestiaire du Canadien de Montréal, lui demande-t-on.

« Sûrement, sûrement », répond-elle.

Avant de nous rencontrer, Mme Fahrni nous avait prévenus qu’elle ne connaissait pas vraiment l’épisode qui concernait la Coupe Stanley de 1919, mais nous tenions à ce qu’une spécialiste nous parle de l’ampleur de la tragédie.

Notre enquête nous mène ensuite dans les voûtes de Radio-Canada, où nous trouvons un document saisissant : un témoignage glaçant qui fait prendre conscience de l’immense gravité de la situation de l’époque.

Une publicité pour l'un des remèdes miracles contre la grippe espagnole qui s'affichait dans les journaux de l'époque Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Une publicité pour l’un des remèdes miracles contre la grippe espagnole qui s’affichait dans les journaux de l’époque Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

En 1918, le Dr Albert Cholette fait ses débuts en médecine. Il a décrit ce qu’il a vécu à l’émission radiophonique La vie quotidienne, animée par Lizette Gervais, en 1976.

« C’était une maladie terrible et nous n’avions rien pour la combattre. On n’avait pas d’antibiotiques, on n’avait pas de médicaments. On avait juste de l’aspirine et de l’huile de camphre. Il y aura même une pénurie de camphre, même si cette essence ne soignait pas vraiment la grippe espagnole. Ce qui compliquait notre travail, c’est que la maladie se transformait rapidement en une double pneumonie et les malades devenaient bleus. C’est pour cela qu’on l’avait surnommée « la maladie bleue ». »

« À l’époque, je pouvais voir 50 malades dans une journée. J’ai visité des familles où il y avait six malades, je revenais le lendemain, trois étaient morts. Il y avait une voiture qui ramassait les cadavres et on les enterrait à la hâte sans grande cérémonie. » – Albert Cholette

Un hôpital américain débordé en 1918 par l'épidémie de la grippe espagnole qui a fait 30 millions de morts partout sur la planète. Photo : Associated Press (archives)

Un hôpital américain débordé en 1918 par l’épidémie de la grippe espagnole qui a fait 30 millions de morts partout sur la planète. Photo : Associated Press (archives)

 

Les archives nationales

Nous nous dirigeons vers les archives nationales pour en savoir plus sur ce qui est arrivé aux joueurs du Canadien et sur cette fameuse Coupe Stanley de 1919.

Dans un immense bâtiment du quartier Rosemont-La Petite-Patrie nous attend, dans un silence de bibliothèque, l’une des archivistes des lieux. Nous espérions, alors, retrouver les traces du précieux trophée.

C’est avec une grande délicatesse que l’archiviste déplie chacun des journaux jaunis par le temps. Elle va tourner chaque page avec parcimonie. Les premiers articles sur la finale de la Coupe Stanley de 1919 apparaissent enfin. Quelques entrefilets à peine. La lutte, la boxe, la crosse sont les sports en vogue à l’époque.

Une archiviste déplie délicatement des journaux de 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Une archiviste déplie délicatement des journaux de 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Évidemment, les gros titres sont réservés à la fin de la guerre et, surtout, à l’épidémie de grippe espagnole. Au fil des pages, on découvre de nombreuses publicités vantant un sirop ou une crème miraculeuse. Certaines font même état d’une eau pure guérisseuse de la grippe espagnole.

Entre deux publicités, on découvre malgré tout que dans la Ligue de l’Est, il y avait trois équipes : Toronto, Ottawa et Montréal. La finale d’association commence entre Ottawa et Montréal en février 1919. Le Canadien remporte en cinq matchs sa série quatre de sept. L’attaquant vedette du CH, Newsy Lalonde, marquera à lui seul 11 buts dans la série.

Le Canadien à la conquête de la Coupe Stanley

La finale se joue contre les vainqueurs de l’Association du Pacifique, les Metropolitans de Seattle. Après six jours de voyage, les joueurs du Tricolore arrivent enfin dans la ville américaine. Le 19 mars 1919 commence le premier match de la finale de la Coupe Stanley. Sans doute fatigués par le voyage, les joueurs montréalais s’effondrent et les Metropolitans l’emportent 7-0.

Au deuxième match, le CH rebondit et gagne 4-2, grâce aux quatre buts de Newsy Lalonde. Mais Seattle, vainqueur de la Coupe en 1917, est tenace et remporte le troisième match 7-2. Dans le quatrième affrontement, les deux gardiens, Georges Vézina et Harry « Hap » Holmes, rivalisent de talent devant leur but. Et après les 20 minutes de prolongation, la partie est nulle. Devant les minces informations que nous recueillons dans les journaux, nous voulons en savoir plus et nous nous rendons au Centre Bell rencontrer l’archiviste du Canadien de Montréal, Carl Lavigne, un homme aussi volubile qu’élégant, costume et nœud de papillon assorti.

Nous entrons avec lui dans le salon des anciens, une sorte de temple de la renommée des joueurs du Canadien. Le gardien de la mémoire du Bleu-blanc-rouge commence alors son récit.

« Il faut rappeler que les joueurs à l’époque étaient de véritables guerriers, dit-il. On alignait 10 joueurs, mais seulement 6 jouaient les 60 minutes. Les joueurs étaient souvent blessés, mais refusaient l’infirmerie tant ils voulaient sauter sur la glace.

« Les matchs à l’époque étaient d’une rare violence et tous les coups étaient permis. L’équipement de l’époque était tellement rudimentaire qu’il n’était pas rare qu’un joueur finisse le match en se faisant recoudre sur plusieurs parties du corps. » – Carl Lavigne, archiviste du Canadien

Dans le salon des anciens, Carl Lavigne s’arrête devant la galerie des portraits des grands joueurs de l’histoire du Tricolore. Comme s’il nous présentait ses amis, il nous parle des grandes vedettes de 1918-1919. Et il commence par le capitaine Édouard Cyrille « Newsy » Lalonde, l’as compteur de l’époque.

« Lalonde venait du milieu de l’imprimerie, il travaillait pour un journal de Cornwall, d’où son sobriquet de Newsy. Il faut dire que le contrat de Lalonde avec le Canadien était de 2000 $ par année. Durant la série finale qui a été interrompue, il marquera 6 des 10 buts des siens.

« Lalonde, c’était la grande vedette de l’époque et, sans le savoir, il va contribuer aux grandes années du Canadien, car on va l’échanger aux Sheiks de Saskatoon en retour d’un jeune de 21 ans, Aurèle Joliat. L’arrivée de Joliat, qu’on va jumeler avec Howie Morenz, va contribuer à la victoire de trois Coupes Stanley. »

Puis il nous parle de l’étonnant Jack Laviolette.

« C’était une force de la nature. Imaginez qu’en 1918, il va avoir un grave accident de voiture et on va devoir lui amputer une partie de la jambe. Eh bien, il va revenir au jeu avec ce qu’on appelait à l’époque une jambe de bois! Il ne faut pas oublier que Laviolette était là depuis la naissance du club de hockey Canadien en 1909 déjà. »

La grippe gagne contre la Coupe Stanley

Intarissable, Carl Lavigne, qui voulait nous parler de Joe Malone et de Didier Pitre, reprend son récit sur la finale de la Coupe Stanley de 1919.

« Joe Hall atteint de pneumonie » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

« Joe Hall atteint de pneumonie » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

« Avant le cinquième match, le dur à cuire du Canadien, Joe « Bad » Hall est transporté d’urgence à l’Hôpital de Seattle, victime de la grippe espagnole. « Bad » Hall était ce joueur qui se caractérisait par sa fougue, voire sa violence. Il faut dire que Joe Hall jouait tous les matchs durant 60 minutes avec une telle intensité qu’on peut de se demander si son système immunitaire n’a pas eu raison de lui. »

Pendant que Joe « Bad » Hall agonise à l’hôpital, son équipe décroche une victoire de 4-3 en prolongation. La série est égale 2-2, rappelle l’archiviste du CH.

Dans le vestiaire du CH, la maladie s’est installée. Il y a plusieurs joueurs qui ne sont plus en mesure de jouer. Cinq seront d’ailleurs hospitalisés, si bien que le propriétaire de l’équipe, Georges Kennedy, demande la permission à l’équipe de Seattle d’utiliser des joueurs de Vancouver.

Les Metropolitans ont peur de ne pas remporter la Coupe. Leurs dirigeants s’opposent à l’idée de faire venir de nouveaux joueurs, plus frais. Finalement, les instances de la ligue tranchent : il n’y aura pas de Coupe Stanley. Le 30 mars 1919, la finale est annulée.

Une page du Devoir du 2 avril 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Une page du Devoir du 2 avril 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Joe Hall décède après six jours d’agonie. Le propriétaire du Canadien meurt deux ans plus tard. Il ne se remet jamais des séquelles de la grippe espagnole.

La Presse annonce la mort de Joe Hall le 7 avril 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

La Presse annonce la mort de Joe Hall le 7 avril 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Sa mort va permettre à un trio d’hommes d’affaires, dont Léo Dandurand, qui deviendra également propriétaire des Alouettes et des Royaux, de racheter l’équipe pour la somme de 11 000 $.

C’est la seule fois dans l’histoire que la finale est interrompue. Ce sera la seule fois que la coupe ne sera pas remise jusqu’au lock-out qui a forcé l’annulation de la saison 2004-2005. Devant la vitrine qui renferme les 24 coupes Stanley du Canadien, Carl Lavigne s’exclame avec un brin de nostalgie :

« Et dire qu’on était si proche d’une 25e! »

https://ici.radio-canada.ca/

Comment déceler les premiers signes d’autisme chez son enfant


Aujourd’hui, le 2 avril, c’est la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, mon humble participation est de partager cette lecture sur la manière de détecter dans un premier temps, les signes du spectre de l’autisme et par la suite les moyens de confirmer ou pas les soupçons s’il y a lieu et les moyens au Québec pour faire les démarches pour les enfants atteints. Malheureusement, il y a des listes d’attente qui n’aide pas …
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Comment déceler les premiers signes d’autisme chez son enfant

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Par Camille Laurin-Desjardins

Le taux de prévalence de l’autisme augmente d’environ 20% chaque année, au Québec

Il se peut que vous voyiez beaucoup de personnes habillées en bleu, aujourd’hui. C’est un moyen d’afficher sa solidarité envers les personnes autistes, en cette Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Cela fait 11 ans que l’ONU a décrété ainsi la journée du 2 avril, mais au Québec, cela fait 35 ans que le mois d’avril est le mois de sensibilisation à l’autisme.

Pourtant, il a fallu attendre 2003, lorsque Québec a déposé son premier plan d’action national sur le trouble du spectre de l’autisme, pour que les familles aient de véritables services dédiés au trouble du spectre de l’autisme. Et depuis, la province a développé une expertise en la matière, ainsi qu’un modèle d’intervention reconnu comme étant très efficace pour beaucoup de personnes autistes. La clé: déceler ce trouble le plus tôt possible, pour atténuer les symptômes et permettre à l’enfant de s’intégrer à sa communauté. Au Québec, les psychiatres peuvent faire un diagnostic d’autisme chez un enfant à partir de deux ans. Malheureusement, les listes d’attente pour y arriver s’allongent chaque année. Le HuffPost Québec a discuté avec la directrice générale de la Fédération québécoise de l’autisme, Jo-Ann Lauzon, pour aider les parents à reconnaître certains signes chez leur enfant.

Les premiers signes de l’autisme

Évidemment, il importe de rappeler que le spectre de l’autisme, comme son nom le dit, est large. Il se manifeste de façon différente chez les personnes autistes, tout dépendant du degré dont elles en sont atteintes. Ces manifestations ne sont pas nécessairement toutes présentes chez les enfants autistes, mais si vous remarquez quelques caractéristiques parmi les suivantes chez votre enfant âgé entre un et deux ans, il vaudrait peut-être mieux consulter un professionnel de la santé.

Votre enfant ne babille pas, ne pointe pas, ne cherche pas à imiter les autres.

Il ne répond pas à son nom, et on ne semble pas être capable d’attirer son attention, comme s’il était sourd.

Il établit rarement un contact visuel.

Il ne sourit pas, ou sourit peu.

Il ne montre pas les objets aux autres.

Il perd des habiletés langagières ou sociales qu’il avait déjà acquises dans le passé.

Les caractéristiques communes

Les personnes autistes ont à peu près toutes ces caractéristiques en commun, à l’enfance ou à l’âge adulte, bien qu’elles se manifestent différemment.

Difficulté à communiquer. La personne autiste a souvent des habiletés sociales plus ou moins déficientes.

Intérêts spécifiques. Une personne autiste a souvent un intérêt très marqué pour une activité ou un domaine en particulier.

Difficulté à gérer le changement. Une personne autiste peut vivre beaucoup d’anxiété par rapport à des changements dans sa routine.

Une hausse fulgurante

 

Le taux de prévalence de l’autisme croît de façon fulgurante partout dans le monde. Au Québec, il augmente d’environ 20% chaque année. C’est en partie une bonne nouvelle, puisque ça démontre que les personnes autistes sont mieux diagnostiquées… mais cela crée aussi des listes d’attente décourageantes pour toutes les catégories de services offerts au Québec, selon Jo-Ann Lauzon.

La directrice de la Fédération québécoise de l’autisme avoue que personne n’est capable d’expliquer cette hausse fulgurante, pour le moment. Certains parlent d’une substitution des diagnostics, puisque avant, on pouvait attribuer de façon erronée un diagnostic de déficience intellectuelle ou d’un trouble de santé mentale à une personne autiste, par exemple. Mais Jo-Ann Lauzon précise que cela ne semble pas être l’explication, puisque la prévalence de ces autres troubles n’a pas diminué.

Certaines autres personnes évoquent la possibilité de sur-diagnostic. Mais Mme Lauzon ne croit pas que des diagnostics soient faits à la légère. Beaucoup de chercheurs travaillent sur le sujet. Pour l’instant, il semble clair que des facteurs génétiques expliquent en partie l’autisme, mais également des facteurs environnementaux.

Ensuite, on fait quoi?

Si vous remarquez plusieurs de ces signes précédemment mentionnés chez votre enfant, il vous faudrait probablement l’avis d’un spécialiste, qui pourrait éventuellement mener à un diagnostic. Voici la marche à suivre.

La première chose à faire est de consulter le médecin de famille ou le pédiatre de votre enfant. S’il n’en a pas, vous pouvez vous diriger vers le CLSC de votre quartier.

Le médecin ou l’infirmière que vous aurez consulté vous redirigera ensuite vers un pédopsychiatre ou un centre de développement ou d’évaluation diagnostique, selon votre région.

Après avoir obtenu un diagnostic, votre enfant pourra ensuite recevoir des services au sein du régime public. Mais la liste d’attente est longue: entre six mois et deux ans, selon Jo-Ann Lauzon. Vous pouvez aussi décider de consulter un psychologue au privé, qui va procéder à l’évaluation de l’enfant, mais évidemment, cela engendrera des coûts substantiels, soit environ 1500$.

Après avoir reçu son diagnostic, votre enfant pourra commencer des ateliers de stimulation spécialisés qu’on appelle «intervention comportementale intrusive». Des psychoéducateurs font travailler l’enfant âgé entre 2 et 5 ans pour qu’il développe des comportements adéquats, pour faciliter son entrée à l’école et son intégration dans sa communauté. Toutefois, à cause des listes d’attente qui s’allongent continuellement, il arrive que des enfants atteignent l’âge de 5 ans sans avoir reçu de services. Certains parents choisissent de se tourner vers le privé, mais ce n’est vraiment pas à la portée de tous – cela coûte plusieurs dizaines de milliers de dollars.

«Il y a déjà une maman qui m’a dit qu’elle devrait ré-hypothéquer sa maison, alors que son deuxième enfant était lui aussi en attente d’un diagnostic», se désole Jo-Ann Lauzon.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Campagne de la SPCA contre le dégriffage des chats


Le dégriffage des chats est un acte cruel, c’est une amputation partielle des doigts des chats et peut apporter des douleurs inutiles. Plusieurs provinces au Canada ont interdit le dégriffage des chats, d’autres provinces suivront l’exemple et c’est sans compter que 30 pays dont la France et le Royaume-Uni l’ont aussi interdit, il serait temps que le Québec emboite le pas. On peut signer la pétition pour le Québec https://www.spca.com/degriffage/?fbclid=IwAR1Yq7aXz4a5jzvSiHOfGBqb1j-bb-4xAJnCXOLbT-RpzLSV8AAmm7wlfhA
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Campagne de la SPCA contre le dégriffage des chats

 

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La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux a lancé une pétition

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal invite la population à signer une pétition pour presser l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ) à interdire le dégriffage des chats.

Le texte accompagnant la pétition intitulée «Félin jusqu’au bout des griffes» soulève plusieurs arguments. Il rappelle d’abord que l’Association canadienne des médecins vétérinaires s’oppose fermement à l’ablation des griffes, considérant cette chirurgie inacceptable du point de vue éthique en raison de la douleur inutile et évitable qu’elle occasionne aux chats.

Une citation de l’Association ajoute que l’amputation partielle des doigts est non urgente et présente le potentiel de causer de la douleur chronique et des conséquences orthopédiques négatives à long terme.

Dans un communiqué publié mardi, l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec écrit que cette chirurgie peut amener son lot de complications et avoir des répercussions sur le bien-être de l’animal et qu’elle n’est pas médicalement nécessaire. Il se dit convaincu que cette intervention diminuera significativement pour devenir marginale au cours des prochaines années.

L’Ordre ajoute que des solutions alternatives telles que la coupe régulière des griffes, l’utilisation d’un griffoir et le renforcement positif doivent être considérées avant de procéder au dégriffage félin. L’organisme pense toutefois que l’éducation et la sensibilisation des propriétaires de chats sont des étapes fondamentales avant d’envisager l’interdiction d’une telle chirurgie.

Des ordres professionnels vétérinaires de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve-et-Labrador et de l’Île-du-Prince-Edouard interdisent la pratique alors que les ordres vétérinaires du Manitoba, de l’Alberta et du Nouveau-Brunswick seraient sur le point d’emboîter le pas.

La SPCA ajoute que le dégriffage est interdit depuis des années dans plus de 30 pays, dont la France et le Royaume-Uni.

Sur son site web, l’organisme montréalais propose lui aussi des solutions de rechange au dégriffage.

Les organisateurs de la pétition ont affiché un objectif de 10 000 signatures.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète, selon un rapport


Quand on voit les pays en pleine sécheresse, inondations, et toutes les catastrophes relier au climat, nous sommes conscient que le Canada aussi subit des changements dû aux réchauffements climatiques. Ce que nous sommes moins conscient, c’est qu’à cause la fonte des glaces et le manque de volonté de diminuer nos activités humaines qui ont des impacts beaucoup plus importants. En effet, le Canada se réchauffe plus vite qu’ailleurs dans le monde.
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Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète, selon un rapport

Radio-Canada

Le Canada se réchauffe, en moyenne, à un rythme deux fois plus élevé que le reste de la planète, et le nord du pays se réchauffe encore plus rapidement, selon un rapport d’Environnement Canada rendu public lundi.

Le document, intitulé Rapport sur les changements climatiques au Canada, indique que, depuis 1948, la température moyenne annuelle sur la terre ferme au Canada s’est réchauffée de 1,7 °C, les taux étant plus élevés dans le Nord, les Prairies et le nord de la Colombie-Britannique. Dans le nord du Canada, la température moyenne annuelle a augmenté de 2,3 °C.

En comparaison, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis, depuis 1948, les températures moyennes mondiales ont augmenté d’environ 0,8 °C.

En plus de ces hausses de température, le rapport souligne que le Canada connaît une augmentation des précipitations, en particulier l’hiver, ainsi que des conditions « extrêmes » pour les feux de forêt et les pénuries d’eau l’été.

Le rapport a été rédigé par des scientifiques des ministères de l’Environnement et du Changement climatique, des Pêches et Océans et des Ressources naturelles, avec la contribution d’experts universitaires.

Le document indique que, si le réchauffement au Canada est le résultat à la fois de l’activité humaine et des variations naturelles du climat, « le facteur humain est dominant », en particulier les émissions de gaz à effet de serre.

Inondations, risques de sécheresse

Le réchauffement climatique a déjà eu des conséquences importantes au Canada, selon le rapport.

Les observations des auteurs montrent que les précipitations annuelles ont augmenté partout au pays depuis 1948, avec des hausses plus importantes dans le nord du Canada et dans certaines parties du Manitoba, de l’Ontario, du nord du Québec et du Canada atlantique. Le réchauffement a également entraîné une réduction de la quantité de neige qui représente les précipitations totales dans le sud du Canada.

Bien que les inondations soient souvent le résultat d’une multitude de facteurs, des précipitations plus intenses feront augmenter les risques d’inondation en milieu urbain.

Le réchauffement intensifiera la gravité des vagues de chaleur et contribuera à accroître les risques de sécheresse et d’incendies de forêt.

Le rapport prévoit également une augmentation alarmante du niveau local de la mer presque partout le long des côtes de l’Atlantique, du Pacifique et de la côte de Beaufort dans l’Arctique. D’ici la fin du siècle, le niveau de l’eau pourrait avoir augmenté de 75 cm à 100 cm dans les provinces atlantiques.

Tarification du carbone

Le rapport du gouvernement devait être publié mardi à 13 h, heure de l’Est, soit le lendemain de l’entrée en vigueur du plan de tarification du carbone du gouvernement fédéral au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et en Saskatchewan. L’embargo a finalement été levé plus tôt, puisque certaines informations avaient déjà filtré dans les médias.

Les hauts fonctionnaires qui ont participé à la séance de breffage technique offerte aux journalistes en matinée ont insisté sur le fait que le rapport n’est pas une initiative politique et qu’ils planchent sur le document depuis quatre ans. Il s’agit d’un premier rapport d’une série destinée à renforcer les connaissances sur les conséquences des changements climatiques au pays.

« J’espère que les politiciens conservateurs prennent le temps de lire le rapport, parce que ça démontre combien on doit travailler sur les changements climatiques, que ce ne devrait pas être un enjeu politique et qu’on doit prendre des mesures qui fonctionnent, comme un prix sur la pollution », a soutenu la ministre de l’Environnement Catherine McKenna.

Ottawa a imposé une taxe sur le carburant dans ces provinces comme filet de sécurité, parce qu’elles n’ont pas leur propre système de tarification du carbone. Le premier ministre de l’Ontario Doug Ford s’est d’ailleurs engagé à utiliser « tous les outils » à sa disposition pour lutter contre cette taxe fédérale.

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Nourritures «sans grains»: bon pour nous, moins bon pour pitou


 

Qu’on suit des diète végan, végétarien, végétalien, sans gluten, c’est pour certains une obligation, mais pour d’autres, c’est un choix croyant que c’est mieux pour leur santé. Les animaux de compagnie ne sont pas des humains et doivent avoir une alimentation selon leur besoin. Enlever le gluten, la viande ou autre pour les chiens ou les chats, c’est cruel et cela aura des conséquences sur leur santé
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Nourritures «sans grains»: bon pour nous, moins bon pour pitou

 

Une étude récente a montré qu'il y avait... (PHOTO GETTY IMAGES)

Une étude récente a montré qu’il y avait un lien entre les nourritures «sans grains» et l’augmentation du nombre de cas de cardiomyopathie dilatée chez les chiens.

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STÉPHANIE VALLET
La Presse

Crues, sans gluten, avec oméga-3 et, parfois même, véganes. Les nourritures pour chien suivent à la loupe les tendances alimentaires humaines afin de susciter l’engouement. Mais ce qui est bon pour nous ne l’est pas forcément pour nos compagnons à quatre pattes.

C’est ce que fait comprendre une étude réalisée par des cardiologues américains qui souligne que les nourritures canines «sans céréales» seraient responsables d’une augmentation des cas de cardiomyopathie dilatée chez les chiens. Le Dr Sébastien Kfoury, médecin vétérinaire, répond aux questions de La Presse.

En décembre 2018, une étude montrant un lien entre les nourritures pour chiens «sans grains» et l’augmentation du nombre de cas de cardiomyopathie dilatée a été publiée dans le Journal of the American Veterinary Medical Association. L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux a également sonné l’alarme auprès de l’industrie. Pourquoi?

On nourrit notre animal de compagnie toujours avec la même chose. Si on mangeait toujours du poulet, du riz, du tofu et deux légumes, il y aurait des risques qu’il nous manque quelque chose dans notre alimentation au bout d’un moment. Les nourritures commerciales consommées par nos animaux, même si elles ont été formulées avec une recette qui a l’air adéquate sur papier, comportent un risque, au bout de quelques mois ou années, qu’une carence apparaisse.

Ça peut aussi être une combinaison de facteurs : la nourriture elle-même et les prédispositions génétiques de l’animal qui la mange. L’étude dont il est question montre notamment que des labradors qui avaient des dosages de taurine normaux ont développé une cardiomyopathie dilatée, une maladie où la masse musculaire du coeur se dilate et se déforme au point qu’il y a de l’arythmie, une hausse de tension, et où les animaux vont tomber en insuffisance cardiaque. Cette maladie est génétiquement connue chez certaines grandes races (grands danois, bergers allemands…). L’étude montre que des races non prédisposées à cette condition médicale ont de plus en plus développé la maladie au cours des dernières années alors qu’elles avaient des diètes à base de légumineuses ou de pois.

Comment expliquer la popularité de la nourriture sans grains pour les chiens?

La tendance aux recettes grain free est apparue depuis que les humains ont commencé à éliminer le gluten dans leur alimentation. Les gens se disent:

«Je le fais pour moi, alors pourquoi ne pas le faire pour mon chien?»

Mais le problème, c’est qu’on réfléchit comme si notre chien était un petit humain, car il est considéré comme un membre de la famille. Mais ça ne fait pas de lui un être vivant qui a les mêmes besoins et réalités nutritionnels que ses maîtres ! Sans se baser sur des faits scientifiques, certaines personnes influentes dans l’industrie alimentaire animale ont cru que les nourritures sans grains auraient moins d’impact à long terme sur la santé, car elles n’auraient pas les effets inflammatoires que les grains sont censés avoir chez les humains. Ce n’est pas scientifiquement prouvé pour nous, et encore moins pour les chiens.

Est-ce que ce phénomène s’expliquerait en partie par le fait que le régime alimentaire des chiens ressemble au nôtre?

Oui, tout à fait. Ils font partie des carnivores dans la classification des mammifères. Cependant, il a un régime plutôt omnivore. Dans un monde idéal, ils auraient une diète équilibrée, faite maison, pas à partir de croquettes, diversifiée et basée sur des recettes qui ont fait leurs preuves depuis longtemps avec des suppléments alimentaires.

Comment faire la part des choses pour choisir la nourriture de notre chien?

La plupart des diètes ne sont pas testées. Le test se fait par défaut à travers les années de consommation. On ignore encore après combien de temps la condition médicale va apparaître. Mais on sait qu’une diète sans grains la favorise. Il est aussi trop tôt pour dire quelle marque ou quel ingrédient sont précisément en cause.

Il existe des diètes testées en laboratoire sur des cohortes de chiens. Dans ce cas, il est toujours indiqué sur les sacs de nourriture «diète testée». Cette certification est plus sûre que les «diètes formulées» qu’on trouve en grande surface ou dans les magasins pour animaux. Mais les diètes testées le sont aussi sur une période de quelques mois. Il n’est donc pas certain à 100 % que, sur 10 ans, elles ne causent aucun problème. Mais c’est déjà mieux qu’une diète formulée.

Existe-t-il d’autres tendances alimentaires humaines qui sont discutables pour nos chiens?

Il y a eu la mode des nourritures crues pendant un moment. Il y en a de très bonnes, bien équilibrées, mais d’autres sont faites à la bonne franquette. Toutes les compagnies se sont mises à en faire, mais on a vu des cas de carences et d’anomalies dans la digestion, la croissance. Ce sont les mêmes problèmes que pour les diètes mal balancées, mais il y en avait pas mal dans les nourritures crues. Les gens utilisent aussi l’homéopathie ou des suppléments pour leurs animaux dans leur nourriture.

Le problème, c’est que beaucoup étaient à base d’alcool. Ça causait des problèmes, surtout chez les chats. Parfois, les gens pensent aussi que plus il y a de protéines, mieux c’est. Mais le problème, c’est que ça va favoriser l’obésité animale. Si on prend une nourriture équilibrée, il ne faut rien ajouter! 

D’ici quelque temps, il y aura aussi des diètes comprenant du CBD [l’un des principaux constituants chimiques du cannabis]. C’est comme les oméga-3. Pour avoir un résultat, il faut une certaine dose pour avoir un effet thérapeutique. Mais on est loin de ça dans les sacs de nourriture!

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