Ténacité


C’est souvent de faire le premier pas qui est difficile. On prévoit de faire des choses, mais quand il s’agit de commencer, nous sommes devenus soudainement paresseux pour certaines choses.
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Ténacité

 

 

Le plus difficile est de se décider à agir, le reste n’est que de la ténacité.

Amélia Earhart

Le Saviez-Vous ► 7 objets curieux inventés par l’Homme pour mesurer le temps qui passe


Quelle heure est-il ? On peut voir l’heure partout maintenant. Ce n’a pas été toujours le cas. Il a fallu comprendre les saisons, la course du soleil et de la lune et commencer a élaborer des moyens pour se repérer dans le temps.
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7 objets curieux inventés par l’Homme pour mesurer le temps qui passe

 

par Manon Rprs

La mesure du temps est une compétence acquise depuis les premières civilisations (égyptiennes et chinoises). Il est très vite devenu essentiel de trouver un rythme, de comprendre ce phénomène, pour organiser au mieux les institutions et, de manière générale, la vie en société.

Des cycles se sont d’abord révélés, avec l’évolution des saisons, le mouvement des ombres et le déplacement de la Lune. Le temps s’est ensuite formellement instauré comme une grandeur physique avec comme unité légale la seconde. Sans plus attendre, découvrez s’en davantage sur la mesure du temps et notamment sur les objets curieux qui ont été inventés depuis lors pour le décoder.

La mesure du temps est une préoccupation majeure depuis les prémisses de l’Antiquité, un fait essentiel pour comprendre et quelque peu maîtriser les évolutions périodiques qui se produisent autour de nous. L’Homme a rapidement remarqué la répétition des phénomènes qui se réalisaient sous ses yeux : des changements de saisons jusqu’aux mouvements de la Lune. Il a alors conçu des dispositifs de mesure du temps, qui se sont d’ailleurs précisés avec le temps. Si nos montres actuelles nous permettent de lire l’heure facilement, il n’en a évidemment pas toujours été ainsi. Des unités de mesure ont d’abord vu le jour, permettant de connaître l’heure de manière instantanée, et ce, peu importe où l’on se trouve.

Au tout début, l’Homme mesurait le temps en se guidant des étoiles, une façon de repérer le moment de la journée où il se trouvait. Puis il s’est mis à développer des calendriers qui définissaient les jours, les mois et les années. Chaque civilisation a d’ailleurs créé son propre calendrier : romain, grégorien, hébreu, musulman, hindou, inca… Des systèmes complexes qui nous ont amené à la création d’un système de mesure perçu comme universel pour diviser le temps entre le lever et le coucher du Soleil. Découvrez notre sélection d’objets les plus curieux inventés pour mesurer le temps :

1. Le cadran solaire

Vous avez très certainement entendu parler de ce système de mesure du temps considéré comme l’un des tout premiers élaboré par l’Homme. Il s’agissait de fixer un bâton à la verticale sur une table de mesure graduée et de se laisser guider par le Soleil. L’ombre réalisée sur la table (généralement plane) rejoignait une heure gravée dessus, qui évoluait régulièrement au cours de la journée.

Le premier cadran solaire, « le gnomon », aurait été confectionné au IIIe millénaire avant J.-C.. Les historiens se divisent pourtant sur l’origine première de ce système. Selon Marie-Christine de La Souchère, ce sont les Chinois qui les auraient utilisés dès 2 600 avant J.-C. tandis que selon Pierre-Yves Frei, les origines sont basées en Égypte où l’on aurait découvert le plus ancien cadran solaire datant de 1 500 ans avant J.-C.

Cependant, le cadran solaire a rapidement connu ses limites. Dépendant du Soleil, il ne permettait pas de connaître l’heure lorsque la nuit venait. De plus, la présence du Soleil évolue selon les saisons et rendait alors les heures bien flexibles.

cadran solaire

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Crédits : mcsc1995/Pixabay

2. Les clepsydres

Ce nom qui vous est peut-être inconnu signifie étymologiquement « voleuse d’eau ». Il s’agit d’un récipient percé rempli d’eau et la laissant ainsi s’écouler. Le récipient a été gradué à l’intérieur et permettait de mesurer le temps grâce à un flotteur. Un système astucieux qui aurait été créé en Égypte en 1530 avant J.-C. avant d’être récupéré par les Grecs puis par les Romains.

Ils furent d’ailleurs à l’origine du premier système de réveil, notamment utilisé dans les monastères pour déclencher les heures de prière. Elles connurent d’ailleurs de belles évolutions pour devenir de vraies horloges à eau au 18e siècle.

3. Le sablier

Selon la même logique de l’écoulement, on retrouve le sablier. Le premier d’entre eux daterait de l’an 1000. Il s’agit d’un système initialement confectionné pour limiter la durée des oratoires. Pour autant, il n’était pas très pratique, nécessitant d’être retourné régulièrement. Par ailleurs, il ne s’agissait pas de véritables grains de sable à l’intérieur, mais de coquilles d’œufs écrasées.

sablier

Crédits : annca/Pixabay

4. La bougie

En plus de nous permettre de nous éclairer depuis des lustres, la bougie graduée pouvait également donner une indication sur l’heure. Cette « chandelle horaire » a été créée vers 870 par Alfred Le Grand un roi anglo-saxon. Il a ainsi mesuré la vitesse de combustion d’une bougie. Celles-ci avaient été réalisées pour durer quatre heures. On note toutefois leur imprécision. Les Chinois aimaient également ce système, qu’ils remplacèrent par des bâtons d’encens.

bougie graduée

Crédits : webandi/Pixabay

5. Les horloges

Les débuts des horloges mécaniques remontent au 13e siècle. Les premières sont conçues avec un foliot, une tige supportant deux poids et ne permettant d’indiquer que les heures. Puis rapidement, les foliots se sont vus remplacer par des balanciers. L’amélioration nette s’est observée avec Christian Huygens, au 17e siècle, qui ajouta aux horloges un pendule pour les régulariser. Ce fut le début des pendules.

En 1920, le quartz fut choisi comme oscillateur sur les horloges. Les charges électriques qui fluctuent à sa surface au rythme des vibrations en font un matériau de choix, on parle d’effet piézo-électrique. Un véritable progrès à cette époque !

Puis vient l’horloge atomique en 1947. Certainement le système le plus précis que l’on connaisse, elle a été crée par un certain Harold Lyons. Elle a connu une évolution en 1967, devenant l’horloge atomique à jet de césium et définie depuis lors la seconde, l’unité du système international.

6. Le chronomètre

C’est en 1737 qu’apparaît le premier chronomètre, réalisé par John Harrison, un charpentier-horloger anglais. Celui-ci, conçu pour la marine, pesait tout de même 32,5 kilos. Puis, quelques années plus tard, en 1761, il réduisit son modèle pour lui donner la forme d’une montre.

chronomètre

Crédits : Free-Photos/Pixabay

7. Les montres

La chronologie nous amène tout naturellement vers les montres. Confectionnée par celui dont nous parlions précédemment, John Harrison. Et celle-ci évolua ensuite à partir du début du 20e siècle. En 1905 apparut la montre la plus plate du monde, puis elles se portèrent au poignet vers 1910. Arriva la montre électrique en 1952 puis la montre électronique seulement 7 ans plus tard. Ensuite, en 1968, la montre à quartz analogique, en 1990 la montre radioélectrique, en 1991 la montre parlante et en 1993, la montre à télécommande étant capable de recevoir des messages. On n’arrête pas le progrès !

Source

https://lesavaistu.fr

 

Un tribunal australien invoque le climat pour rejeter un projet de mine de charbon


Enfin, si le gouvernement ne bouge pas pour le climat, un tribunal en Australie rejeté un projet de mine de charbon. La cour a bien sûr s’est appuyé sur des études, mais aussi sur les répercussions sur le réchauffement climatique relié au charbon.
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Un tribunal australien invoque le climat pour rejeter un projet de mine de charbon

 

L'Australie est un des premiers producteurs de charbon... (Photo GREG WOOD, archives AGENCE FRANCE-PRESSE)

L’Australie est un des premiers producteurs de charbon au monde, et son premier exportateur, alimentant les centrales électriques de Chine, d’Inde, de Corée du Sud ou encore du Japon.

PHOTO GREG WOOD, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
Sydney

Un tribunal australien a rendu vendredi une décision potentiellement lourde de conséquences pour l’industrie minière en invoquant le réchauffement climatique et l’Accord de Paris pour rejeter un projet de mine de charbon.

Le tribunal des affaires foncières et environnementales de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, dans l’ouest de l’Australie, a estimé que le projet de mine de charbon à ciel ouvert de Rocky Hill, situé à Gloucester, à 220 km au nord de Sydney, intervenait « au mauvais endroit, au mauvais moment ».

La décision rendue par le juge Brian Preston se distingue en particulier par le fait qu’elle ne s’appuie pas seulement sur les études d’impact local du projet de la société Gloucester Resources, mais aussi sur les répercussions secondaires en termes de réchauffement climatique liées à l’utilisation du charbon.

« Au mauvais endroit parce qu’une mine de charbon à ciel ouvert dans ce paysage spectaculaire et culturel […] aura des impacts importants en termes visuel, social et en termes d’aménagements », peut-on lire dans la décision.

« Au mauvais moment parce que les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la mine de charbon et des produits du charbon accroîtront les concentrations mondiales de GES au moment où ce qui est nécessaire et urgent, pour atteindre les objectifs climatiques qui ont été agréés, est une baisse rapide et profonde des émissions de GES », écrit le juge.  

« Il faut éviter ces conséquences graves. Le projet doit être refusé », poursuit-il. « Toutes les ressources naturelles ne doivent pas nécessairement être exploitées. »

La décision invoque à de multiples reprises l’Accord de Paris sur le climat et la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, et des climatologues avaient été appelés à témoigner.

Ainsi le chercheur Will Steffen a-t-il rappelé au tribunal que la température moyenne de surface avait augmenté en Australie d’un degré au cours du dernier siècle. 

Les organisations environnementales avaient fait du dossier de la mine de Rocky Hill un « jugement de référence » pour le droit australien en espérant qu’il constituerait un précédent.

L’Australie est un des premiers producteurs de charbon au monde, et son premier exportateur, alimentant les centrales électriques de Chine, d’Inde, de Corée du Sud ou encore du Japon.

https://www.lapresse.ca/

Six ans de prison pour un vétérinaire qui cousait des sacs d’héroïne dans des chiots


N’importe quoi pour importer de la drogue. Un vétérinaire ne fait pas honneur à sa profession en mettant en danger des chiens et des chiots au service du cartel en Colombie pour passer la frontière américaine.
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Six ans de prison pour un vétérinaire qui cousait des sacs d’héroïne dans des chiots

 

Six ans de prison pour un vétérinaire qui cousait des sacs d’héroïne dans des chiots

U.S. Drug Enforcement Administration via AP

Un vétérinaire colombien a été condamné jeudi à purger une peine de six ans de prison, après avoir implanté «chirurgicalement» une quantité indéterminée d’héroïne liquide dans des chiots, pour servir des cartels de drogue en Colombie.

D’après l’Associated Press, Andres Lopez Elorez a d’abord loué une ferme dans la ville de Medellin. Il y a secrètement élevé plusieurs chiens pendant les mois qui ont suivi, en implantant des sacs d’héroïne liquide dans le corps de neuf d’entre eux.

Trois chiots seraient morts des suites de la chirurgie, après avoir attrapé un virus.

En janvier 2005, la police locale avait obtenu un mandat de perquisitionner la ferme du vétérinaire, et était parvenue à saisir quelque 17 sacs d’héroïne liquide.

M. Elorez avait par ailleurs plaidé coupable, en septembre dernier, d’avoir contribué à importer de l’héroïne en sol américain, et d’avoir utilisé à cette fin des chiots et des chiens comme des «passeurs de drogue».

Selon les informations obtenues par la Cour, deux chiots ont réussi à se sortir de leur fâcheuse position. L’un d’eux serait même devenu un chien détecteur de drogue pour la police en Colombie, alors que l’autre a été acheté puis adopté par un policier colombien lui-même.

Andres Lopez Elorez était considéré comme un fugitif depuis plusieurs années, jusqu’à ce qu’il soit arrêté par les forces de l’ordre espagnoles en 2015. Il avait été ensuite extradé aux États-Unis, en mai de l’année dernière.

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Les tardigrades seront probablement présents pour voir notre Soleil mourir


Les tardigrades ne sont pas tuables. Ils sont tellement résistant qu’ils peuvent survivre à des températures extrêmes pouvant aller à -272 ° à plus de 150 °C. Ils peuvent être sans nourriture, eau ni oxygène pendant plusieurs années et peuvent supporter le vide de l’espace comme la pression des profondeurs de la mer. Ils ont passé au travers des 5 extinctions de masse de l’histoire terrestre. Les scientifiques ont imaginé des scénarios  pour venir à bout de ces bestioles. L’évènement possible serait la destruction du soleil.
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Les tardigrades seront probablement présents pour voir notre Soleil mourir

 

tardigrade

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Un tardigrade. Crédits : Wikipédia.

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Dans environ 5 milliards d’années, notre Soleil mourra, cuisant la Terre dans un miasme de chaleur et de radiations. Les humains auront probablement déjà disparu depuis longtemps, mais au moins une forme de vie pourrait être toujours présente : le tardigrade.

Les tardigrades sont les formes de vie les plus robustes de la planète. Certaines espèces sont connues pour résister à des températures aussi basses que -272 °Cet aussi élevées que 150 °C. D’autres peuvent survivre de nombreuses années sans nourriture, sans eau ni oxygène. Certaines semblent même faire avec le vide de l’espace, quand d’autres supportent les pressions écrasantes des profondeurs de l’océan. Même si vous retrouverez la plupart de ces petits animaux dans les habitats humides, tels que la mousse qui orne les pierres des rivières, il ne fait aucun doute que les tardigrades impressionnent par leur incroyable résistance.

Et pour cause, la vie sur Terre a déjà subi cinq extinctions massives. Les tardigrades, cependant, les ont traversées sans aucun problème. En partant du principe que ces petites bestioles sont donc très bien armées pour survivre, des chercheurs des universités d’Oxford (Royaume-Uni) et de Harvard (États-Unis) se sont intéressés aux événements qui pourraient éventuellement en venir à bout. Pour ce faire, ils estiment que les océans terrestres devraient littéralement bouillir. Mais un événement peut-il réellement le permettre ?

Astéroïdes, supernova, sursauts gamma

Les chercheurs ont examiné plusieurs scénarios possibles. Première hypothèse : l’impact d’un astéroïde. Très peu probable, estiment-ils. Pour venir à bout des tardigrades, il faudrait en effet qu’une roche de la masse de Pluton vienne heurter la surface terrestre. À notre connaissance, aucun événement de ce type n’est programmé dans les prochains millions d’années. Il faut donc chercheur ailleurs. Et qu’en est-il d’une supernova ? Une étoile qui explose peut-elle affecter notre planète au point d’avoir la peau des tardigrades ?

Encore une fois, c’est très, très peu probable. Et ce pour une bonne raison : notre planète évolue dans un quartier plutôt “tranquille” de la Voie lactée. Les chercheurs ont ici fait quelques calculs : pour qu’une supernova souffle suffisamment de radiations pour éliminer la couche d’ozone protectrice de la Terre, il faudrait que l’étoile en question se positionne à moins de 0,14 année-lumière de notre planète. Or, Proxima Centauri – l’étoile la plus proche du Soleil – se trouve à 4,3 années-lumière. Elle n’est en plus pas près d’exploser. Mais quand bien même elle le ferait, elle n’affecterait pas suffisamment notre monde.

Bon, et les sursauts gamma, alors ? Ces radiations se produisent généralement lorsque deux étoiles à neutrons entrent en collision, ou encore lorsqu’une étoile massive, emportée par son élan, se retrouve happée par un trou noir. Les rafales qui s’en dégagent sont les plus énergiques de l’Univers, mais encore une fois, notre position nous avantage. Selon les chercheurs, de telles radiations emporteraient la Terre si nous étions positionnés à environ 40 années-lumière de la source. Or ce n’est pas le cas. Rien à craindre, donc.

La mort du Soleil

Finalement, seul un événement pourrait venir à bout de nos chers tardigrades : la mort du Soleil. Dans environ 4 à 5 milliards d’années, notre étoile commencera à se transformer en géante rouge, avant de mourir en s’effondrant sur elle-même. Son noyau commencera doucement à rétrécir, mais ses couches externes s’étendront peu à peu vers l’orbite martienne, engloutissant notre planète au passage. Nous serons alors morts depuis bien longtemps déjà, mais il ne fait aucun doute que les tardigrades sauront tenir le plus longtemps possible… Jusqu’à un certain point.

Et l’étude a forcément des implications en exobiologie. Des espèces aussi résistantes sur Terre laissent en effet à penser que d’autres formes de vie du même type pourraient éventuellement survivre, ailleurs, en milieu hostile.

« Alors que nous entrons dans une phase de l’astronomie où nous espérons pouvoir bientôt effectuer des spectroscopies à la recherche de signatures de vie sur des exoplanètes, nous devrions essayer d’évaluer à quel point la vie peut être résistante, note David Sloan, principal auteur de l’étude. À notre grande surprise, nous avons constaté que, même si certains événements étaient catastrophiques pour les humains, les tardigrades pourraient ne pas être affectés. Il semble donc que la vie, une fois qu’elle a pris racine, soit difficile à totalement éliminer ».

Source

https://sciencepost.fr/

L’Homme pousse les plus grands animaux de la Terre à l’extinction


Je suis surprise que la première menace de la mégafaune soit pour la viande. Alors que la mégafaune est les animaux ayant un poids, plus lourds que les autres.Il est clair quand même que ces animaux sont en danger et qu’ils risquent de disparaitre même si on veut les protéger, le braconnage fait quand même beaucoup de tort et certains pays ne respectent pas non plus certains accords internationaux envers des animaux à protéger
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L’Homme pousse les plus grands animaux de la Terre à l’extinction

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une récente étude publiée dans la revue Conservation Letters suggère qu’au moins 150 espèces de grands animaux terrestres sont menacées d’extinction totale. En cause : l’Homme, qui chasse pour la viande.

La mégafaune menacée

Le braconnage et la perte de l’habitat sont en cause, mais ils ne constituent pas la principale menace. Les plus grands animaux de la Terre, indispensables à son écosystème, sont victimes d’un phénomène moins rapporté : la consommation de leur viande, selon une récente étude

 « La récolte directe de viande ou de parties du corps pour la consommation humaine est le plus grand danger pour presque toutes les grandes espèces pour lesquelles des données de menace sont disponibles, rapporte William Ripple, de l’Oregon State University (États-Unis) et principal auteur de l’étude. Nos résultats suggèrent que nous sommes en train de manger la mégafaune jusqu’à l’extinction ».

Nous parlons ici de “mégafaune”. Ce terme est généralement employé pour désigner d’anciens grands animaux vivants sur terre il y a plusieurs milliers d’années. Comme le mammouth, ou le mégacéros, par exemple. Il s’applique ici à leurs contemporains. Plus précisément : à tout vertébré non éteint dépassant un certain seuil de poids. L’étude inclut ici les mammifères, les poissons à nageoires rayonnées et les poissons cartilagineux (comme les requins), toute espèce pesant plus de 100 kilogrammes. Pour les amphibiens sont compris les oiseaux et les reptiles, et toutes les espèces pesant plus de 40 kg sur la balance.

éléphants

Crédits : Pixabay.

59 % menacées d’extinction

Il reste au final 292 espèces connues, toujours en vie. Parmi elles figurent bien évidemment les éléphants, rhinocéros, baleines, alligators, et bien d’autres. Mais pour combien de temps sont-ils en vie ? En s’appuyant sur la liste rouge de l’UICN – qui évalue les risques d’extinction de plus de 60 000 espèces -, les chercheurs ont tenté de déterminer le niveau de menace auquel chacune de ces 292 espèces était actuellement confrontée. Et les résultats – sans surprise – ne sont pas bons. Près de 70 % d’entre elles présentent une diminution de leur population et 59 % sont menacées d’extinction totale.

Cet incroyable déclin des plus grandes créatures terrestres est jugé « très inhabituel » par les chercheurs. « Incomparable » même, au cours des 65 millions d’années d’évolution post-dinosaure.

 En cause ? L’Homme, qui est depuis une centaine d’années capable de tuer à distance raisonnable sans prendre trop de risques inconsidérés. Les dangers sont multiples, mais la plus grande menace, peut-on lire, reste la mise à mort pour leur viande.

« La consommation de viande était le motif le plus courant de chasse dans toutes les classes, à l’exception des reptiles, où la récolte des œufs était classée au-dessus », expliquent-ils. Parmi les autres menaces majeures figurent « le braconnage pour des fins médicinales, les prises accessoires non souhaitées dans les activités de pêche », ou encore le commerce de « peau et d’ailerons ».

Source

https://sciencepost.fr/

La fonte des glaces reliée aux conditions météo


La fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique va causer des changements drastiques dans le climat. Au Canada, il semble que 3 provinces seront  touchées plus que les autres soit : Québec, Ontario et Manitoba
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La fonte des glaces reliée aux conditions météo

 

BOB WEBER
La Presse canadienne

Le Groenland et l’Antarctique sont très éloignés, mais de récentes recherches laissent croire que la disparition croissante de leur calotte glaciaire aura un effet majeur – et sous-estimé – sur les conditions météorologiques extrêmes au Canada. Le Québec serait d’ailleurs l’une des trois provinces les plus affectées par ce phénomène.

« Nous sous-estimons l’impact des glaciers sur le système climatique », a déclaré Natalya Gomez, professeure à l’Université McGill et coauteure d’un article publié mercredi dans la revue scientifique Nature.

Les glaces couvrant l’Antarctique et le Groenland sont les deux plus grandes au monde. À elles deux, ces calottes contiennent près de 30 millions de kilomètres cubes de glace.

Le changement climatique a fait fondre les deux à un rythme croissant. Certains disent que la nappe occidentale de l’Antarctique a peut-être déjà dépassé un seuil irréversible.

Les scientifiques savent depuis longtemps que de tels volumes d’eau entrant dans les océans auront un impact non seulement sur le niveau de la mer, mais aussi sur les conditions météorologiques, en modifiant la force des courants océaniques qui déplacent des eaux plus chaudes ou plus froides autour du globe.

Mme Gomez a affirmé que les conséquences totales des pertes de glace des deux nappes, en plus du réchauffement produit par l’effet de serre, n’avaient jamais été estimées auparavant.

En supposant que le monde reste sur la voie d’un réchauffement de 2,6 à 4 degrés Celsius d’ici 2100, elle et ses collègues ont calculé l’impact des pertes sur les niveaux des océans ainsi que les températures de l’air et des mers dans le monde. Ils ont conclu que les changements les plus dramatiques concerneraient la variabilité météorologique.

« Vous pourriez avoir plus d’événements météorologiques extrêmes, a supposé Natalya Gomez. Le jour le plus chaud de l’année pourrait être plus chaud ou durer plus longtemps. Nous aurons peut-être davantage de jours très froids, de jours très orageux. (Il existe) un plus grand éventail de possibilités. »

Les conditions météorologiques extrêmes figurent parmi les effets les plus draconiens du changement climatique. C’est ce qui prépare le terrain à des événements catastrophiques tels que des inondations, des sécheresses ou des incendies de forêt.

Le Québec, l’Ontario et le Manitoba pourraient en subir les pires contrecoups. Le document suggère que la réduction des couches de glace fera presque doubler la variabilité des conditions météorologiques dans ces provinces entre le tournant du millénaire et la fin du siècle.

La professeure Gomez souligne que ces estimations de la variable liée à la perte de la couche de glace s’ajoutent à celles causées par d’autres aspects du réchauffement planétaire. Cela a des implications importantes pour quiconque tente de prévoir le climat à venir, selon elle.

« À l’heure actuelle, les politiques ne tiennent pas vraiment compte de l’impact global de cette eau de fonte sur le système climatique. C’est une preuve supplémentaire de la nécessité d’agir de toute urgence et de modifier les politiques pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. »

C’est un autre exemple que le fait d’altérer un aspect du système climatique de la planète se répercute de différentes manières à travers le monde, a-t-elle ajouté.

« C’est un peu contre-intuitif de penser à une banquise qui fond au pôle et qui va changer la variabilité à un endroit très éloigné de celui-ci, reconnaît l’experte de McGill. Mais le système climatique mondial est interrelié. »

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